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lundi 21 mars 2011

En quelle langue faut-il dire aux dirigeants de France Télévisions qu'on n'est pas à France Télécom?

Dans un tract intersyndical unanime, les salariés de France Télévisions en Polynésie dénoncent à l'unisson les déplorables méthodes mises en œuvre par la nouvelle équipe dirigeante à France Télévisions. C'est un ras-le-bol général qui se manifeste dans ce texte commençant à chaque chapitre par un "Non, je ne travaille pas pour France Télécom" et pointe l'autisme de la direction qui ne veut rien entendre "en quelle langue faut-il le dire pour être compris?"

La conclusion est sans appel
: "NON ! Je ne travaille pas à FranceTélécom ! Et je ne veux pas de cette façon de procéder !"

Ce qui se passe en Polynésie, c'est quasiment ce qui se passe malheureusement dans tous les établissements de France Télévisions qu'ils soient ultramarins ou bien sis en métropole. Cette calamiteuse réorganisation, met l'humain plus bas que terre alors qu'il devrait normalement être au cœur du dispositif et les salariés quel que soit leur lieu de travail géographique n'en veulent pas...Si la direction ne le comprend pas, qu'elle s'apprête à gérer das les semaines qui viennent une situation particulièrement explosive.

Voici le texte : (la version image en bas de post)

NON ! AITA ! NO ! NIET ! IIE ! LAA ! AWA !

EN QUELLE LANGUE FAUT-IL LE DIRE POUR ETRE COMPRIS ?

Non, je ne travaille pas pour France Télécom, mais des collègues subissent la pression d’une équipe managériale qui manque de formation, d’organisation, de respect pour nos métiers, pour les conventions collectives et les accords d’entreprise.

Non, je ne travaille pas pour France Télécom, mais certains de mes collègues ont subi des menaces ou sont entrés en conflit avec des cadres ou d’autres agents sans qu’aucune déclaration ferme et nette n’ait été faite par la direction.

Non, je ne travaille pas pour France Télécom, mais les demandes de rendements prennent aujourd’hui le dessus sur la qualité des émissions que nous proposons à notre public. Et surtout tuent à petit feu l’esprit du service public : le fondement de mon entreprise.

Non, je ne travaille pas pour France Télécom, mais la langue de mon pays n’est aujourd’hui réservée qu’à des émissions de moindre qualité diffusées à des horaires de basse écoute parce-que la direction en a décidé ainsi et qu’après tout une chaîne concurrente peut se faire le relais du Reo Ma’ohi.

Non, je ne travaille pas pour France Télécom, mais en rédaction au lieu de soutenir des équipes surchargées, l’encadrement a décidé de jouer le gendarme et de demander pourquoi certains collègues, (qui avaient travaillé d’arrache pied tout le week-end, vendredi toute la journée plus la soirée, samedi toute la journée plus la soirée), comment donc ces agents avaient osé arriver un peu en retard le dimanche matin !

Non, je ne travaille pas à France Télécom, mais on nous ment pour que l’on accepte de travailler plus sur le journal pour mieux tuer les magazines de la rédaction. Une pratique qui dont certains blogs locaux se font l’écho. Et qui selon eux serait une démarche voulue pour mieux en faire profiter « les amis » (sic).

Non, je ne travaille pas à France Télécom, mais je me pose des questions quand un cadre, par deux reprises, préfère prendre l’avion et partir en congé (sans même prévenir ses adjoints) plutôt que de régler les problèmes de son service ou d’assister à un Comité d’entreprise avec les représentants de la direction générale à Paris.

Non, je ne travaille pas à France Télécom, mais chaque jour, le personnel doit prendre sur lui pour compenser les problèmes de matériel et d’organisation.

Non, je ne travaille pas pour France Télécom, mais le manque de concertation nuit chaque jour à la bonne marche de mon entreprise.

Non, je ne travaille pas à France Télécom, mais à France Télévisions, en Polynésie.

Oui à France Télévisions…

Mais chaque jour je me dis…

Attendent-ils les mêmes conséquences que celles de France Télécom pour réagir ?

Faut-il vraiment en arriver là pour arriver à discuter ou être entendu ?

NON ! Je ne travaille pas à France Télécom !

Et je ne veux pas de cette façon de procéder !

Je suis un représentant du personnel, je suis un représentant syndical, je suis la voix des agents et salariés de POLYNESIE PREMIERE et je REFUSE que mes collègues et moi soyons traités comme les salariés de France Télécom l’ont été !

IA VAI ARA NOA TATOU





vendredi 18 mars 2011

Le SNPCA CGC portera plainte si France Télévisions continue malgré ses déclarations, de violer la loi en poussant à bout les salariés....

Le SNPCA CGC portera plainte si France Télévisions continue malgré ses déclarations, de violer la loi en poussant à bout les salariés à la mode France Télécom.

Mi février le SNPCA-CGC dénonçait dans un tract et un blog, les méthodes de « pressions psychologiques » indignes [il faut toujours appeler un chat, un CHAT] que met en œuvre la direction afin de pousser à bout les salariés.

La direction avait même cru devoir sortir un communiqué, VALIDANT AU PASSAGE LES RÉVÉLATIONS DU SYNDICAT, mais affirmant que ces pratiques qui faisaient même l’objet d’une formation managériale interne, n’avaient plus cours.

Voila ce qu’écrivait la direction : « … cette formation communément utilisée dans les entreprises pour aider à mieux comprendre les réactions observées pendant les phases d'un changement d’organisation et qui avait pour vocation d'accompagner la ligne managériale dans la transformation de l’entreprise, n’a été dispensée que jusqu'à l'été 2010»

La direction prétend que depuis 2010, ces méthodes ne seraient plus utilisées mais c’est CECI EST TOTALEMENT FAUX. La direction continue sa politique de l’arbitraire, de l’humiliation, du mépris du travail de chacun, du « jeunisme à outrance » pour mieux dégoûter les « seniors », de la mise à l’écart voire de la placardisation totale ou encore de la surcharge de travail visant à faire craquer. Elle continue à monter les collaborateurs d’une Antenne contre une autre.

C’est l’exemple de cette salariée, à qui personne n’a rien à reprocher et qui connaît bien son travail mais qui la cinquantaine, ne revient pas au directeur nouvellement nommé qui prône le « rajeunissement » des équipes ! Illégal au cas où il ne connaîtrait pas la législation. Cette salariée qui ce responsable ne recevra même pas [il n’a rien à lui dire] mais à qui l’on fait dire : « A partir de maintenant, tu n’es plus France 2, tu es France 3 [alors que juridiquement les sociétés n’existent plus depuis un an et que d’autre part dans le cadre de la fusion/absorption son contrat de travail reste inchangé]…tu ne vas plus faire ce que tu faisais, tu n’as pas la choix…tu signes ta lettre….et si tu refuses ce sera lourd de conséquences… ».

C’est lamentable, inadmissible et cela démontre une chose, c’est que la direction continue bel et bien ce qu’elle indique ne plus utiliser, à savoir le processus du deuil à la mode France Télécom jusqu’à ce que le salarié craque physiologiquement comme psychologiquement.

L'employeur doit pourtant légalement mettre en œuvre les mesures prévues à l'article L. 4121-1 du Code du travail sur le fondement des principes généraux de prévention suivants :

Éviter les risques ;

Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;

3° Combattre les risques à la source ;

4° Adapter le travail à l'homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé ;

5° Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ;

6° Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ;

7° Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants, notamment les risques liés au harcèlement moral, tel qu'il est défini à l'article L. 1152-1 ;

8° Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ;

9° Donner les instructions appropriées aux travailleurs.

La direction qui viole ainsi allègrement la loi, devrait s’intéresser aux alinéas 1, 3, 7 et 8 et plus particulièrement au 6ème alinéa, "Remplacer ceux qui sont dangereux…" et virer tous ceux dont les dents raient le 3ème sous-sol, ceux qui se prennent pour des p’tits chefs et qui appliquent au quotidien sur des collègues une politique de torture morale et mentale.

P.S: Prochainement nous publierons un dossier édifiant sur les pratiques de JLO Conseil choisi par la direction, justement pour évaluer ces risques psychosociaux et les prévenir !!!!!


La direction communique sur la chorale dans le hall de France Télévsions mais pas sur la composition du bureau du CE

Vendredi 18 mars 2011, toujours pas de fumée blanche du 8ème étage de la maison commune. Alors que l'élection du bureau du CE du Siège a eu lieu, il y a deux jours, la direction n'a toujours pas informé les salariés de l'entreprise.

En revanche, les salariés par note interne sont bien au courant du passage de la chorale dans le hall de la maison commune.

Seul un article de Satellifax dans la revue de presse en fait état. Le voici:

Avis de recherche à France Télévisions: Où sont passés Papet et Pflimlin ?

Avis de recherche à France Télévisions: Où sont passés Papet et Pflimlin ?

La dernière fois qu’ils ont été aperçus, c’était dans une des salles de projection de la maison où ils s’étaient retirés pour se lamenter tous deux des résultats électoraux au Siège de France Télévisions. Malgré leurs efforts, l’alliance cgt-fo n’était pas majoritaire au C.E. du pôle parisien qui représente à lui seul pas loin de la moitié des effectifs de l’entreprise.

Ils avaient eu beau compter et recompter le nombre d’élus pour les deux syndicats alliés, sur 25 sièges (titulaires), tous collèges confondus, en additionnant les voix de la cgt et fo dans l’instance, ils n’arrivaient qu’à 11 au maximum. Et 11 quelle que soit la façon dont ils ont pu tourner le problème, 11 ce n’est pas la majorité sur 25. Ils ont bien essayé, il y a quelques jours, de proposer la tenue d’un « nouveau CCE transitoire » où, en attendant la fin des élections dans toute l’entreprise, chacun des 3 pôles déjà élu aurait un élu titulaire et un élu suppléant (1 au lieu de 10 pour le pôle parisien, par exemple)…cette bonne blague! La cgt n’y était pas opposé [comme c’est étrange] mais ça n’a pas marché.

Non, décidément c’était plus qu’ils ne pouvaient supporter…c’était dit, ils ne verraient pas ça. Ils ne participeraient pas à la séance constitutive du Comité d’Etablissement que le pdg doit pourtant juridiquement et légalement convoquer. Ils n’y arriveraient pas ; entendre les suffrages à bulletins secrets (réclamés par fo), se porter vote après vote des 20 membres du CE (10 membres titulaires et 10 membres suppléants) qui siègeront au C.C.E. sur des élus CFDT, SNJ et SNPCA-CGC, c’était au-dessus de leurs forces.

Alors, ils ne participeraient pas à cette réunion du 16 mars. NON. Comme ils avaient cependant obligation de l’organiser, ils allaient devoir décider tous les deux, qui s’y collerait. Plouf, plouf, c’est pas toi, c’est pas moi, alors ce sera le dg chargé des finances [le dg chargé des ressources humaines dont c’est pourtant le job, il n’ira pas et le président encore moins].

Les premiers élus au CE du Siège de France Télévisions, ont donc vu l’homme des dossiers financiers dont ce n’est absolument pas la charge, présider cette séance. Malgré la déclaration de la cgt organisant sa victimisation, malgré le soutien de ses alliés fo et les demandes systématiques de votes à bulletins secrets, « l’envoyé spécial » de la présidence, a dû se rendre à l’évidence : le bureau CFDT, SNJ et SNPCA-CGC a été élu et les 20 membres du CE (10 membres titulaires et 10 membres suppléants) qui siègeront au C.C.E. sur des élus CFDT, SNJ et SNPCA-CGC.

A ce jour, la direction si prompte à sortir des communiqués le jour même de certaines publications du SNPCA-CGC ou encore de lui envoyer des courriers pour le suspendre sur demande expresse de la cgt, des moyens de communication interne, n’a toujours pas sorti la moindre ligne….Un problème de stylo ? non, bien sûr. La direction ne sait pas comment tourner sa rédaction pour minimiser la portée d’une telle situation et caresser quand même un peu dans le sens du poil ses alliés défaits.

PS : Dernière minute. On aurait des nouvelles de Papet. On apprend qu’il se rend en coup de vent à Toulouse pour y rencontrer la Rédaction...pas l’ensemble des salariés, non, la Rédaction seulement et plus précisément les journalistes. Quel scoop Papet a-t-il à donner aux journalistes de la rédaction toulousaine?

jeudi 17 mars 2011

Comment France Télévisions pousse les salariés à bout.

Comment France Télévisions pousse les salariés à bout.

Une cellule des risques psychosociaux à France Télévisions, quelle mystification ! A la Presse et aux média, France Télévisions communique sur sa mise en place, dans les faits il ne se passe strictement rien. Bien au contraire, la direction continue de maintenir sur l’ensemble des salariés une pression psychologique de tous les instants.

Lorsque le salarié poussé à bout, quotidiennement provoqué, talonné, se rebelle et refuse son sort, il se retrouve traqué, on l’épuise comme on épuise un animal avant l’estocade…allant dans certains cas, jusqu’à commettre l’irréparable.

Et la direction n’hésite pas à mentir systématiquement pour justifier l’injustifiable. Elle abreuve tout un chacun de son baratin habituel sur le dialogue social et le respect de chaque collaborateur mais en réalité, elle fait tout pour faire craquer le salarié dont l’avis ne compte absolument pas.

Un exemple très récent dans lequel une majorité de salariés devrait se retrouver.

Cette collaboratrice (ça marche aussi avec collaborateur), une vingtaine d'années d’ancienneté au moins, qui depuis plusieurs mois maintenant est sous médication, elle n'en revient toujours pas, elle dort très mal voire passe des nuits à ne pas dormir et est traitée, jour après jour comme une quantité négligeable.

Elle avait 2 responsables, elle en a maintenant 5 avec la réorganisation Pflimlo/Carolisienne.

Elle est sous contrat France 2 depuis son embauche, on lui indique maintenant qu’elle est à présent France 3…alors que la loi est claire :

- dans le cas d’une fusion ou d’une absorption, le contrat de travail transféré reste inchangé et n’est pas modifié (elle n'a rien à accepter)

- France 3 pas plus que France 2 n’existent pas juridiquement.

Son activité est considérablement modifiée, alors que le 4 janvier 2010, la direction avait écrit à chacun « vous continuez à faire ce que vous faisiez…» .

Enfin, elle ne pourrait pas refuser ces "modifications" sinon ce serait grave pour elle; cela pourrait être considéré comme une contestation de sa hiérarchie allant jusqu’au licenciement.

En plus d’être totalement FAUSSES ces pratiques inadmissibles que nous dénoncions dans un précédent blog et que via des fiches internes du style France Télécom, France Télévisions inculquait à ses « managers », s’apparentent à l’évidence à une forme de harcèlement. Ces pratiques doivent être dénoncées.

La personne qui subit cela au quotidien est à bout, elle a fait part de son désarroi et de sa souffrance au travail à son entourage mais également au Médical, elle se demande à quoi elle sert et finit par avoir des idées morbides. Elle a tiré la sonnette d’alarme; nous la tirons aujourd’hui pour elle mais plus généralement pour l’ensemble des salariés qui subissent en permanence.

Le SNPCA-CGC exige de la direction qu’elle stoppe la poursuite de cette perverse et inhumaine réorganisation et surtout qu’elle prenne en compte la souffrance d’une majorité de salariés que diverses expertises externes rendues ont mise en avant. Si tel n’est pas le cas, le syndicat prendra ses responsabilités et sera contraint de saisir la Justice pour manquements graves aux obligations sécuritaires de l’employeur.

mercredi 16 mars 2011

La cgt dénonce le « contexte syndical perturbé » et donne des leçons d’arithmétique.

La cgt dénonce le « contexte syndical perturbé » et donne des leçons d’arithmétique.

A la première séance du Comité d’Entreprise de France Télévisions Siège, la cgt déclare « représenter à elle seule près de 30% des salariés ». Puis elle vante « la reconnaissance du travail effectué par la cgt et ses élus auxquels les salariés ont renouvelé leur confiance » (dixit).

Après quoi la cgt a tenu à faire une déclaration : « la cgt fidèle à ses engagements, en dépit d’un contexte syndical perturbé est prête à travailler dans le cadre d’une large unité condition indispensable dans la situation dans laquelle se trouve l’entreprise tant du point de vue économique, que du point de vue de l’activité de production et de fabrication ».

La cgt s’est ensuite hissée en porte-étendard de la défense de l’intérêt collectif « La cgt pose comme condition indispensable, les rapports de force que NOUS serons [tous ensemble, tous ensemble, yep, yep…] collectivement capables de créer pour être à la hauteur prioritairement des négos de qualité concernant la nouvelle Convention Collective ».

Le SNJ a tenu après ce procès d’intention en règle de la cgt, à réaffirmer que « les organisations syndicales SNJ, CFDT et CGC qui avaient gagné la procédure d’Appel pour faire reconnaître les délais de survie des Conventions collectives représentaient, elles, plus de la moitié de l’entreprise et qu’elles sauraient [que la cgt se rassure] faire face à tout ce que leurs mandats implique ».

Le vote a donc eu lieu pour le poste de Secrétaire du CE. Le nombre d’élus votant était maximum, soit 25 membres du Comité à voter. FO a demandé un vote à bulletin secret.

Le candidat cgt qui se présentait Luc Deléglise, a obtenu 11 votes [le vote a beau être secret lorsqu’on additionne les voix de fo à celles de la cgt, on trouve sans surprise 11 voix]

L’autre candidat au poste de Secrétaire, élu de la liste commune CFDT-CGC Salim Larfa, a lui obtenu 14 suffrages [le vote a beau être secret lorsqu’on additionne les voix de la CFDT, du SNJ, de la CGC mais aussi celle de la CFTC on arrive à 14 voix…]

Salim Larfa est donc élu Secrétaire du CE France Télévisions Siège. Dans la foulée, le bureau CFDT, SNJ et CGC a été adopté intégralement.

N.B :

1°) Le SNPCA-CGC ne peut laisser dire comme le clame la cgt que « le contexte syndical serait perturbé » car, une fois encore, la démonstration est très claire, fo et la cgt sont ensemble et ne font plus mystère de leur alliance…et cela ne perturbe plus les autres syndicats qui s’y sont malheureusement habitués.

2°) Le SNPCA-CGC rappelle pour la cgt et fo qui voudraient faire prendre des vessies pour des lanternes aux salariés, que le lendemain du jugement de première instance, la cgt sortait un tract intitulé « jugement défavorable » indiquant au salariés qu’il ne restait que quelques semaines avant la fin. Que fin décembre 2009, la cgt rendait un avis-passeport à la réorganisation Carolis....d'où "la situation dans laquelle se trouve l’entreprise tant du point de vue économique, que du point de vue de l’activité de production et de fabrication" qu'ils dénoncent aujourd'hui.

Le SNPCA-CGC rappelle également qu’avant le jugement de la Cour d’Appel sur la survivance des Conventions Collectives, fo et le cgt prônaient la signature d’un accord de substitution qui aurait entraîné leur mort prématurée purement et simplement. Alors venir ensuite raconter dans des propos « moralisateurs » que la cgt « sera à la hauteur des négos de qualité concernant la nouvelle Convention Collective », c’est mieux que le 2ème effet Kiss-Cool.

Tessier s agite pour prendre la place d’Alain de Pouzilhac !

Tessier s agite pour prendre la place d’Alain de Pouzilhac !

Lu dans la lettre A : « l’ancien président de France Télévisions (1999-2005), Marc Tessier, qui s'ennuie un peu dans ses jobs actuels (Netgem, Video Futur) se verrait bien PDG d'AEF (France 24 et RFI). Alors que le chèque d'Ockrent bloque Tessier. Marc Tessier est le mieux placé pour prendre la tête de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF). Encore faut-il faire partir Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent. »

Alors que l'Inspection générale des finances (IGF) va enquêter sur les comptes de l'Audiovisuel Extérieur de la France - Matignon en a informé mardi le PDG de l'AEF - Tessier s’agite apparemment à nouveau pour reprendre une présidence télévisuelle.

Dans les dîners en ville, notamment aux dîners mensuels du « Siècle », l’«officine» de réflexion qui réunit chaque mercredi du mois non loin de l’Elysée à l’hôtel Crillon, «l’élite» des politiques, des journalistes et des industriels, il en parlerait.

Celui qui se dit le mieux placé pour prendre la tête de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) met en avant la proximité qu’il « aurait » avec l’entourage du chef de l’État, un peu comme la proximité de la place de la Concorde avec le Palais de l’Élysée.

A l’Élysée, on a quand même dû lire le mensuel Capital de septembre 2010 qui indiquait sur la désignation de Remy Pflimlin: "En coulisse, Marc Tessier l'ancien président de France Télévisions a plaidé la cause de l'Alsacien qu'il avait nommé à la tête de France 3. Le même Tessier est aujourd'hui très étroitement consulté par son poulain pour composer son organigramme"… A l’Élysée, on a du lire aussi "l'éviction de Marc Tessier de la présidence de France Télévisions, en juin 2005, le CSA sous l'influence de Dominique Baudis, refusant de reconduire Marc Tessier en dépit des injonctions de Dominique de Villepin, alors Premier ministre."etc…

Il est certain qu’Alain de Pouzilhac appréciera ! De toute façon, rien ne sera décidé avant le retour de la mission d’analyse de la situation financière du groupe et de ses filiales par l'Inspection générale des finances (IGF), ainsi qu'à l'examen des hypothèses et des perspectives qui ont conduit à l'élaboration du nouveau plan d'affaires".

Que Tessier ne se fasse quand même pas trop d’idées…il pourrait être déçu.

lundi 14 mars 2011

La Commission de Bruxelles traduit la France devant la Cour de justice européenne contre l'instauration de la taxe "télécoms" ....

La Commission de Bruxelles traduit la France devant la Cour de justice européenne contre l'instauration de la taxe "télécoms" supposée financer la suppression de la pub sur France Télévisions.

Il semble que la Commission de Bruxelles ai déposé un recours devant la Cour de justice européenne contre l'instauration par la France d'une taxe sur les opérateurs télécom (taxe de 0,9 % sur leur chiffre d'affaires, supposée compenser l'arrêt de la pub sur France Télévisions et estimée à 400 millions d'euros par an)

La Commission de Bruxelles indique que de jurisprudence constante, la taxation du secteur des télécoms est contraire au droit européen, lorsqu’elle n’est pas liées à la couverture des coûts de la réglementation du secteur. La France ne veut pas en entendre parler.

Bilan des opérations, la France si elle est condamnée (dans les 2 ou 3 ans à venir) devra rembourser des sommes considérables aux opérateurs : Orange, SFR, Bouygues Telecom, etc…Au bout du compte, en imaginant que le dossier traîne un peu et la décision ne soit rendu qu’après 2012 (les élections présidentielles étant entre temps passées par là) la France condamnée, ce sera alors,« le prochain gouvernement » qui devra rembourser les centaines de milliers d’euros voire le milliard passé.

Enfin lorsqu’on dit, « le prochain gouvernement » c’est une façon de parler car au bout du compte c’est toujours le contribuable qui paiera.

Tout ça sur fond de dégringolade vertigineuse des audiences sur la Deux comme sur la Trois (passées de quelques 42/45% d’audience il y a un vingtaine d’années à 23/24% aujourd’hui) et une réorganisation inhumaine qui traite les salariés comme de vulgaires pions.


vendredi 11 mars 2011

Le Canard enchaîné pose la question du conflit d'intérêts à France Télévisions....C'est grave

Le Canard enchaîné vient de publier une information qui a de quoi faire réagir: " la directrice déléguée au dialogue social de France Télés, Murielle Charles, est la femme du pédégé de la boîte de conseil en management Altédia (*), choisie voilà deux ans par France Télévisions pour œuvrer à la restructuration du groupe public".

Au moment où le Président de la République a réaffirmé publiquement « l’obligation d’exemplarité de l’État et a indiqué vouloir réprimer les conflits d'intérêts pouvant impliquer membres du gouvernement et de leur cabinet, des responsables d'entreprises et établissements publics », cela fait plutôt désordre.

Chacun a encore en mémoire les déboires d'
Eric Woerth ex ministre écarté lors du dernier remaniement, empêtré dans « l’affaire Bettencourt» avec notamment l'activité salariée de sa femme !

Si l'on considère la facture payée aux divers cabinets conseils intervenant pour France Télévisions (estimée à une dizaine de millions sur ces trois dernières années) , il est clair que tout cela ne pourra pas rester sans suite.

(*)


jeudi 10 mars 2011

Ali Baddou va remplacer Franz-Olivier Giesbert sur France 2 et le soleil de Canal+ brillera sur France Télévisions !

Ali Baddou va remplacer Franz-Olivier Giesbert sur France 2 et le soleil de Canal+ brillera sur France Télévisions !

Depuis plusieurs jours, les couloirs de Canal + bruissent des « confidentiels » de France Télévisions, sans pour autant provoquer d'émotion particulière : Ali Baddou va quitter Canal+ pour aller remplacer Giesbert.

Canal+ ne lèvera apparemment pas le petit doigt pour empêcher le transfert du chroniqueur du Grand Journal.

Emmanuelle Guilbart ancienne collaboratrice de CanalSat (qui a quitté le Groupe Lagardère sans susciter de regrets voire même un certain soulagement pour ses équipes qui subissaient ses crises autoritaires *) faute d'une culture sur la télévision, ne voit la lumière se lever que du côté de Canal+. Elle n’a que Canal + à la bouche…son intention, transférer un maximum de collaborateurs vers la télé publique.

Comme beaucoup d'anciens du groupe Canal+, elle paraît bien souffrir du syndrome narcissique qui semble frapper quelques collaborateurs de ce groupe; ce syndrome qui en pousse beaucoup à penser qu’ils sont la fine fleur de la création française et qu'en dehors d'eux il n'y a pas de talents.

Ainsi Farrugia que chaque salarié de France Télévisons croise depuis plusieurs semaines dans le hall de la maison commune et qui hante les couloirs du 8éme étage, sert de mentor à la directrice qui a le titre le plus long de toute l'histoire de la télévision: « directrice-des-programmes-qui-n'est-pas-directrice-des-programmes-mais-qui-veut-diriger-les-programmes-sans-désavouer-ce-que-le-président-a-dit-auCSA [sigle : DPVDPDPCSA] ).

Cette dernière souhaite confier à Dominique Farrugia la tranche de prime time avec « N'oubliez pas les paroles » que Naguy anime depuis quatre saisons et les jolies audiences qu’on lui connaît et qui va devoir tirer sa révérence sur France 2.

Enfin l’arrivée de Karl Zéro sur le service public fuite également…on parle aussi d'Ariane Massenet....et après qui d'autres?

On se calme. Canal+ doit sa réussite commerciale au talent de Rousselet accompagné de Pierre Lescure et de Alain de Greff avec en grande partie à la programmation du foot et du porno. Depuis Canal + besogne dans le sillon commercial tracé par ses aînés et où madame la DPDPVDPDPCSA à Canal + a plus appris à faire du commerce que de la télévision publique.

On se calme encore. Il n’est pas inutile de rappeler encore que le service public de télévision a produit depuis 60 ans les plus grandes œuvres de la télévision, formé les plus grands professionnels de la télévision et offre à travers ses 40.000 heures de programmes annuels l'essentiel de la culture à la télévision.

Au lieu de chercher systématiquement les talents à promouvoir dans les rangs du privé, crypté de préférence, et éviter de se précipiter vers Canal + comme d'autres vont chez Toys "R" Us pour acheter Barbie et Ken, Emmanuelle Guilbart ferait mieux de chercher en interne...mais c’est visiblement au dessus de ses forces.

(*) demandez, entre autres, au directeur des programmes de MCM qu'elle a dégagé après 15 ans de service sur un claquement de doigts, un vendredi soir à 18 heures.

La grogne des Opérateurs de Prise de Vues dans les régions !

La grogne des Opérateurs de Prise de Vues dans les régions !

Laissés pour compte par l’entreprise, victimes d’une modernisation silencieuse dont ils n’ont eu aucune retombée les opérateurs de prise de vues des antennes de proximité (ex France 3 et RFO) manifestent depuis plusieurs mois une grogne légitime.

Le SNPCA-CGC soutient les revendications légitimes de ces femmes et de ces hommes dont le regard est essentiel à la fabrication émissions.

Pour une juste considération par l’entreprise :

Ces dernières années ont vu pour les OPV la diminution de leurs missions et un désintérêt croissant de l’entreprise à leur égard. Ainsi les OPV travaillant dans les antennes de proximité ont vu leur participation aux magazines, journaux et diverses émissions s’amenuiser au profit d’autres filières dans l’entreprise. Autrefois professionnels reconnus, ils sont aujourd’hui cantonnés aux plateaux et occupent à l’occasion, à la demande de la direction, des rôles bien trop supplétifs sur les autres produits antenne.

Le SNPCA-CGC exige que la direction redonne aux OPV des antennes de proximité une véritable activité en leur accordant une priorité d’emploi, concernant notamment les magazines ou les émissions régionales hors info.

Pour un déroulement de carrière et une rémunération en phase avec leur métier :

L’entreprise doit de nouveau marquer son intérêt pour cette profession. Aussi le SNPCA-CGC demande la mise en place d’une nouvelle dynamique d’évolution de carrière permettant aux OPV d’accéder comme d’autres professions à la qualification d’expert au bout de trois ans.

Les OPV doivent, sur la base du volontariat, avoir la possibilité d’évoluer comme les autres professions. Aussi le SNPCA-CGC soutient leur accès à la filière JRI ou autre et demande à la direction la mise en place d’un cursus standardisé et accessible le permettant.

De la même manière le SNPCA-CGC qui note l’absence totale des OPV dans la filière management demande à France Télévisions la mise en place d’un recrutement spécifique et un accès aux OPV dans le vivier.

Comme toutes les professions les OPV ont vu leur cadre de travail se transformer sous la pression des évolutions technologiques mises en place par la direction, par exemple la robotisation des caméras.

Si le SNPCA-CGC a bien constaté pour l’entreprise le gain en terme de masse salariale par l’économie de postes de travail, en revanche pour les OPV: rien du tout !

Le SNPCA-CGC demande donc une revalorisation salariale correspondant à un niveau rétroactivement au 1e Janvier 2010 pour tous les OPV.

Pour les OPV sollicités par leur direction pour faire des remplacements, sur la base du volontariat, dans les antennes de proximité autres que la leur, le SNPCA-CGC demande donc un niveau.

Afin de faire part de leurs revendications, le SNPCA-CGC demande rendez-vous à la direction avec une délégation d’OPV.