Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

lundi 26 mars 2012

Mosca souffrant ! Pflimlin en souffrance…qui à la tête de France 2 avant la présidentielle ?

Dimanche 25 mars, le blog CGC Média publiait un article intitulé : « Emmanuelle Guilbart ne désarme pas…Pflimlin mettrait Mosca sur France 4 et elle prendrait sa place sur France 2 !!! »

Ce nouveau post faisait suite aux diverses autres publications toujours sur le blog qui se sont enchaînées depuis le 13 mars 2012 à 13h34, où nous révélions en exclusivité que « Jean Réveillon pourrait prendre la place de Bertrand Mosca aux abonnés absents sur France 2 » (lire le papier : « Bertrand Mosca n’aura pas résisté longtemps à la tête de France 2…il ne passera pas le Réveillon ! » )

Notre blog étant très lu et les choses allant très très vite, il semble que la « nomination » d’Emmanuelle Guilbart ne soit plus d’actualité…certains proches de Pflimlin lui expliquant la levée de boucliers que cela pourrait être.

C’est la panique…Pflimlin qui fait tout pour ne pas perdre la face depuis qu’il a viré, il y a six mois, Claude-Yves Robin pour mettre Bertrand Mosca à sa place, la tête de France 2, cherche candidat désespérément avant l’élection présidentielle.

Quand on pense que Pflimlin a communiqué tous azimuts en expliquant que « Mosca était souffrant »franchement, il ne fait pas bon être malade dans les étages supérieurs à France Télévisions!

Alors qui ?...Philippe Vilamitjana «directeur délégué des programmes, chargé des relations avec les chaînes, de l’évènementiel et de la coordination des flux» piafferait d’impatience…mais Pflimlin même s’il est « désespéré » à l’idée de trouver vite une solution, n’ira sûrement pas jusqu’à là !

Il a certainement dû lire, il y a quelques mois, les indiscrets du «Canard enchaîné» du mercredi 19 octobre, où le journal satirique indiquait que Camille Pascal ex Secrétaire Général de France Télévisions et actuel conseiller à l’Elysée pour l’audiovisuel « militait pour le coller dans les pattes de Pflimlin en tant que numéro 2… ». A moins que Rémy Pflimlin n’ait lu, le lendemain, le post publié, là encore, par le blog CGC Média et intitulé « Entre programmations, déprogrammations et dépréciations, Philippe Vilamitjana s’il pense pouvoir embobiner les personnels, ne pourra duper l’Etat actionnaire ! »

Combien de temps ce cirque va-t-il encore durer ?

Combien de nouvelles révélations faudra-t-il pour que Pflimlin assume ses multiples échecs ?

Combien d’affaires et de scandales devront voir le jour à France Télévisions pour que l’on parle enfin d’erreur de casting ?

Où en sont les négociations à France Télé du futur texte collectif devant prendre la suite des dispositions conventionnelles en vigueur depuis 1984 …

Où en sont les négociations à France Télé du futur texte collectif devant prendre la suite des dispositions conventionnelles en vigueur depuis 1984 …

Tout d’abord le nouveau protocole de prorogation de l’ensemble des accords signés dans les ex sociétés (les chaînes) de France Télévisions avant la loi sur la fusion/absorption, le 16 février dernier a eu pour effet de permettre que les discussions sur le texte à venir se poursuivent jusqu’au 8 octobre prochain, sans le poids d’une « épée de Damoclès » en permanence, au-dessus de la tête !

Le relevé de conclusions également signé en même temps et contre lequel la cgt imaginait à tort et sans aucun fondement légal, faire jouer un droit d’opposition, n’est comme son nom l’indique, qu’une photographie de l’instant T qui prend acte des « avancées » sans les figer pour autant.

Ce texte n’est en rien, le texte définitif – même si la direction lors de la dernière réunion, a indiqué « ne guère pouvoir aller au-delà et de toute façon devoir obtenir du "contrôle d’Etat" le feu vert pour sa mise en application (ne pouvant logiquement pas intervenir avant fin 2012) » !!!

Certes certaines dispositions sont encore loin d’être « satisfaisantes », certaines font même l’unanimité contre elles mais nous ne sommes qu’en mars !

Que la direction considère la réunion du 21 mars dernier comme une « séance de relecture » permettant d’intégrer quelques derniers ajustements, c’est son point de vue et loin d’être la réalité !

Que la direction estime qu’ « elle a déjà fait beaucoup pour les journalistes et qu’il faudrait peut-être accélérer sur les PTA voire lâcher du mou sinon il n’est pas certains qu’elle ne revienne pas sur certaines propositions… », elle peut toujours le dire, c’est la direction !!! Quelle croit que cela va peser sur les négociateurs et leur détermination à obtenir la meilleure couverture pour les salariés, elle se trompe.

Rappelons d’ailleurs que de nombreux chapitres du texte doivent renvoyer à des annexes qui ne sont pas encore négociées même pas encore écrites !

- Sur les récupérations et heures supplémentaires,

La direction a finalement accepté le droit à récupération sur l’ensemble du contingent légal prévu par la loi soit 220 heures par an [au départ elle souhaitait qu’à compter de la 51ème heure supplémentaire seule l’option du paiement soit ouverte aux salariés] ; cependant, elle maintient qu’au-delà de la 80ème heure, la date de récupération serait à l’initiative de l’employeur comme ce qui existe en matière de RTT… S’arc-bouter sur une telle demande alors que l’employeur a toujours le droit de refuser des dates de prise de récup données par le salarié pour raison de service, c’est assez bizarre ! Il est donc assez probable que sur ce point, la direction évolue encore.

En ce qui concerne les droits à récupération des journalistes en « décompte horaire », ce point sera examiné dans le cadre des débats liés au forfait-jours.

D’ores et déjà, une chose est claire, l’ensemble des négociateurs, a demandé unanimement que soit retirée du texte le projet de la direction d’imposer 35H sur 5 jours [ce qui annulerait de facto l’attribution de la moindre RTT] sous prétexte que « Les chefs de service devraient choisir le régime horaire de leurs collaborateurs afin d’en assurer le bon fonctionnement»…Les chefs de service vont-ils aussi décider quand les enfants doivent aller à l’école, quand les rendez-vous chez le médecin devront avoir lieu et de quelle couleur votre cravate ou votre jupe devraient être ?

Cela serait bien évidemment un casus belli si la direction persistait.

Quant au nombre de jours RTT qui seraient attribués au total qu’il s’agisse des personnels administratifs, techniques, de production et journalistes, il devra être déterminé équitablement quelque soit la catégorie professionnels d’appartenance.

- Sur la modulation…trois pistes évoquées:

1°) La suppression pure et simple de la modulation comme certains la demandent...La direction n’y paraît pas favorable mais allez savoir pourquoi ?!

2°) La généralisation de la modulation...Si la direction la souhaitait à l’origine, là aussi sans trop savoir sa « pertinence » dans une entreprise qui travaille 7j/7, 24h/24 et 365j/365 [là aussi, une telle généralisation – nous sommes totalement contre sonnait la fin des heures supplémentaires et/ou encore privait les salariés de RTT], mais elle a finalement renoncé…C’est le bon sens.

3°) Le strict maintien de l’existant sans aucune extension à l’ensemble de l’entreprise... mais c’est là où le bât blesse, la direction semble bien ne pas savoir précisément qui est concerné et selon quelles dispositions ou modalités…

Ce qui nous ramène au premier alinéa. Dans de telles circonstances qu’est-ce qui empêche la suppression pure et simple de la modulation ? Au demeurant, c'est vers le strict maintien de l’existant sans aucune extension à l’ensemble de l’entreprise que l'on s'achemine.

- Sur le forfait jour ou le choix du travail aux heures,

Les discussions sont loin d’être closes…Elles ne peuvent se résumer à ceux qui seraient tentés de rester aux heures qui seraient ensuite victimes de toutes les pressions (à l’instar des salariés des services « achats, jeunesse et études », qui de France 2, qui de France3 ont toujours refusé de signer un nouveau contrat France Télévisions) et aux autres ceux qui auraient choisi « l’autonomie »….Il faudra que les termes de cette « autonomie » soient précis et particulièrement bien encadrés.

Quelque soit le choix du salarié, ce qui compte c’est la confiance et non la suspicion permanente que certains entretiennent à dessein !

La CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC qui ont défendus ensemble en Appel les Conventions Collectives [que certains étaient prêts à faire voler en éclat avec un texte de substitution au rabais] et qui ont obtenus gain de cause, ne sont bien évidemment pas prêts à barder la couverture sociale des personnels…sinon pourquoi auraient-ils saisi la Justice ?

Nous l’avons dit, les réunions se poursuivent et n’aboutiront à la signature d’un texte que lorsque celui-ci sera le meilleur.

Pflimlin dit en coulisses vouloir s’attaquer au service des sports de France Télévisions.

Pflimlin dit en coulisses vouloir s’attaquer au service des sports de France Télévisions.

Face à la réduction du nombre de sports bénéficiant de retransmissions sur France Télévisions dont certains parlementaires et politiques se sont émus auprès de Rémy Pflimlin, ce dernier qui ne doit rien à personne et surtout pas à Nicolas Sarkozy (propos hallucinants qu’a tenus Pflimlin au Figaro économie, le jeudi 26 janvier 2012) a décidé de s’atteler à la tâche. Même si les rapports justement transmis aux parlementaires et autres représentants extérieurs font croire le contraire en jouant sur les chiffres et les termes utilisés, le nombre des disciplines retransmises s'est dramatiquement réduit. C'est pourtant ce qui faisait la marque et l'audience du service public !

Les relations avec le CNOSF (Comité national olympique et sportif français), organisme couvrant l'ensemble des fédérations, se sont également fortement dégradées depuis plusieurs années. De plus, certaines fédérations sportives reprochent à France télévisions, à mot couverts, une entente illicite avec Canal +. Si cela été vrai, ce serait grave pour le service public.

Il n’y a pas que ce petit monde qui se préoccupe de cet état de fait. Nombre de journalistes du secteur, eux aussi, voient aussi l'émission de référence du sport français « Stade 2 » tombée dans les abimes de l'audience avec par exemple 8,7 % le 19 février 2012.

Le mécontentement de ces journalistes sportifs depuis plusieurs années, avait atteint une ampleur jamais vue en fin d'année 2011 avec le boycott des conférences de rédaction. Les 2 motions de défiance votées en 3 ans dénoncent pêle-mêle : un flou stratégique, les incohérences du management, le clientélisme pouvant aller jusqu’au conflit d'intérêt, etc…lorsqu’il n’est pas, en prime, question de pressions inadmissibles sur quelques uns comme réponse à ce malaise, pouvant être apparentées à de l'intimidation, du style « tu devrais faire attention, c'est nous qui décidons qui va aller aux J: O. ! », «je pense que tu ne vas pas faire le Tour de France! », etc…

Autre reproche également, celui du traitement de certains collaborateurs que mettait en lumière, dès 2008, un rapport du club Averroès remis au Premier ministre dénonçant des « mises sur la touche » (et il ne s’agit pas ici de football) pour ne pas dire plus ou encore des propos insupportables et inadmissibles… La « franche camaraderie » quoi ?!

La présidence qui n’avait eu, jusqu’à là, aucune réaction – du jamais vu – dirait donc en coulisses, vouloir à présent agir. Pflimlin qui a dû avoir une révélation, estime qu’il n’est plus possible de faire l’impasse…il ne suffit pas de dire « que tout va bien » dans la Presse ou sur les ondes radio pour que cela soit vrai !

Si cela était, pourquoi alors, la conférence de rédaction de décembre 2011 a-t-elle été de nouveau été boycottée par la majorité des rédacteurs?

Pflimlin qui claironne partout qu’il tient les charges et fait des économies – c’est surement pour cela qu’il vient de faire appel aux services du Cabinet Rise Conseil (encore un consultant extérieur) chargé notamment de réorganisations, de plans d'actions opérationnels, de refonte des processus et autres programmes d'amélioration de la performance – et qui se porte garant de la bonne gestion de l'argent public, aurait donc choisi de s’occuper du problème qu’il s’agisse de l’aspect social ou financier ! Il faut dire, à ce sujet, que l'ensemble des coûts n'a cessé d'augmenter ces dernières années, que ce soit pour les droits comme pour la production.

Dès lors, il devra se demander pourquoi France Télé « soutient » financièrement TF1 en achetant une partie des matchs de la Coupe du monde de Football 2010 et du championnat du monde de rugby 2011. Des diffusions à un coût prohibitif pour des matchs qualifiés de « second plan »… Un bénéfice quasi nul en termes d'image : être la 3ème roue du carrosse après TF1 « meilleurs matchs + équipe de France » et Canal + « ensemble des matches + magazine », est loin d’être un résultat probant !

Quel impact d’ailleurs, ces dépenses représentant des dizaines et des dizaines de millions d'euros, ont-elles eu sur l'ensemble du budget vis-à-vis des autres programmes de France Télévisions ? Tout le monde se souvient, en 2007, que « France Télévisions Sports » avait acheté les droits d'un magazine de football quelques 30 M€ qui, en moins d’un an, s’était révélé une catastrophe industrielle avec des audiences calamiteuses face au coût excessif !

Rémy Pflimlin peut bien annoncer maintenant, vouloir changer la « façon d’arbitrer »…pas sûr, en fonction du contexte, qu’il ne soit invité à aller jouer la 3ème mi-temps ailleurs !

dimanche 25 mars 2012

Emmanuelle Guilbart ne désarme pas…Pflimlin mettrait Mosca sur France 4 et elle prendrait sa place sur France 2 !!!

Emmanuelle Guilbart ne désarme pas…Pflimlin mettrait Mosca sur France 4 et elle prendrait sa place sur France 2 !!!

Le 13 mars 2012 à 13h34, le blog de la Fédération de la CGC Médias publiait un article intitulé annonçait en exclusivité : « Bertrand Mosca n’aura pas résisté longtemps à la tête de France 2…il ne passera pas le Réveillon ! » . Le blog expliquait alors que « Jean Réveillon pourrait prendre la place de Bertrand Mosca aux abonnés absents. »

Le vendredi suivant, là encore la CGC Médias révélait encore qu’un comité directeur était réuni en urgence pour voir quelles mesures il convenait de prendre, face à une telle situation. Mais finalement rien ne sera réellement décidé avant le week-end. Lundi dernier, confirmant ainsi les infos données par la CGC, nouveau COMEX et nouvel article sur le blog intitulé « Emmanuelle Guilbart nommée en COMEX (*) à la tête de France 2...Jean Réveillon assurerait la « coordination » jusqu’aux élections ! »

Dans une interview à Télé 2 Semaines Jean Réveillon confirmait, là encore, les infos de la CGC Médias.

Emmanuelle Guilbart qui se vante dans tout Paris, de faire aboutir en tant qu’ex collaboratrice de Lagardère, le rachat des parts majoritaires que détient le Groupe dans Gulli par France télévisions, ne désarme pas.

Cette ancienne collaboratrice de CanalSat et de Lagardère donc, que personne dans les deux entités ne regrette, voudrait absolument inscrire sur son CV le poste de Mosca.

C’est en l’occurrence, l’aveu du total échec de Pflimlin sur toute la ligne, depuis sa nomination directement par le Président de la République à l’été 2010.

Emmanuelle Guilbart s’agite et échafaude tous les scénarii possibles…Elle aurait convaincu Pflimlin, ce week-end, de finalement la nommer sur France 2 et de basculer, ce faisant, Mosca sur France 4.

Quant à Ceux qui ont insisté auprès de Rémy Pflimlin pour l’éviction de Claude-Yves Robin et la nomination de Mosca pour le remplacer, on ne les entend plus….Les Marc Tessier, Dominique Ambiel, Franck Soloveicik ami de Yves Rolland le Secrétaire Général de France Télé ou encore Jacques Kirsner (producteur dont nous devrions reparler très vite), sont aux abonnés absents !!!!

Tout cela confine au plus grand ridicule et il conviendrait d’en rire si 11.000 femmes et hommes n’étaient avec ces pitoyables manœuvres, pris dans la tourmente.

Mais puisque tout le monde s’en fout, à quoi bon réagir ?!

Et si « Le Point » du 22 mars s’y met, en annonçant qu’à une soi-disant question posée à François Hollande : "allez-vous conserver Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions si vous êtes élu ?" ce dernier aurait indiqué à celui à qui il aurait répondu "Je ne vois pas comment je peux faire autrement.", alors tout est dit !!!!!!!

Comment le prochain président de la République pourrait-t-il, une fois encore, considérer le dossier audiovisuel comme non prioritaire, juger le remplacement de son responsable comme « secondaire » (pour ne pas prêter le flanc aux critiques ridicules et infondées de « chasse aux sorcières ») et faire que la télé publique à présent dans le caniveau, ne soit plus qu’une entreprise sinistrée et irrécupérable !

vendredi 23 mars 2012

Lettre piégée à France Télévisions.

Hier soir, jeudi 22 mars, à France Télévisions un petit vent de panique a soufflé au siège de la maison commune après que le responsable de la sécurité ait ouvert une lettre piégée apparemment destinée à une journaliste/présentatrice de « La Deux ».

Ce courrier qui n’avait semble-t-il pas encore été distribué – les divers déménagements en seraient la cause – a dû «interpeller » le responsable de la sécurité pour qu’il décidât de l’ouvrir. A peine l’avait-il fait qu’il s’est retrouvé brûlé aux mains…heureusement superficiellement selon nos informations.

Après quoi, officiers de police et autres enquêteurs scientifiques chargés de recueillir tous les indices possibles et de connaître le contexte, se sont succédé sur les lieux.

En attendant les résultats de ces investigations, nous souhaitons pour l’intéressé, que tout cela ne soit qu’un mauvais souvenir.

mercredi 21 mars 2012

Le prix de la diversité à France Télévisions, un prix SANS PROVISIONS..

Le prix de la diversité à France Télévisions, un prix SANS PROVISIONS.

Pas étonnant que France Télévisions n’ait pas obtenu le « Label Diversité »…et ne soit pas prêt de l’obtenir.

Depuis le 28 juin 2011 que les lauréats du « prix FTV de la diversité » ont été désignés. Le Comité de la diversité, créé par le prédécesseur de Pflimlin, devait être un organe indépendant du groupe du service public axé sur la question ethno-culturelle, à la fois sur les politiques de ressources humaines du groupe télé (embauche de techniciens et de journalistes issus de la diversité) que sur le contenu des programmes. ”. Le premier de ces prix était à l’origine de 20.000 euros (cela aurait dû être un tout petit peu plus en 2011 mais…) puis les suivants 15.000 euros et 10.000 euros.

Quid aujourd’hui de ce « concept » ? Les quatre auteurs récompensés par ce prix de la diversité n’avaient apparemment toujours pas reçu, en fin d’année dernière, le montant de leur prix afin de réaliser leurs projets…ce serait toujours le cas !

Voila comment France Télé fait cas de la « Diversité » …alors imaginez un peu, en interne, comment certains salariés peuvent être traités.

La « diversité » à FTV c’est totalement abstrait…c’est un simple effet d’annonce comme un prétexte, un alibi sans que rien ne soit fait pour changer quoi que ce soit. Le seul prix que France Télévisions est finalement prêt à consentir en la matière, c’est LE PRIX DU SILENCE.

Lisez, ce qu’en disait Arnaud Ngatcha, alors délégué général du comité permanent de la diversité de France Télé, au Figaro en février 2010 au moment de la création de ce « prix » : “Le Prix France Télévisions de la diversité vise à palier la pénurie d’auteurs issus de la diversité qui ont des difficultés à d’adresser aux décideurs”.

Arnaud Ngatcha d’ajouter : C’est une vraie politique de groupe : on agit sur le long terme (…) avec l’idée d’avoir à la fin des fictions que l’on verra sur les antennes de France Télévisions (même si le groupe n’a pas d’obligation envers les projets primés, ndlr), de détecter les talents à venir…l’objectif étant d’« ouvrir des portes » pour des auteurs qui « n’ont pas de réseaux »… ”. Là, c’est le pompon !

Quant au Communiqué de presse de FTV : Créés à l’initiative du Comité permanent de la diversité, les “ « prix FTV de la diversité » ouverts aux personnes majeures ayant déjà écrit ou réalisé une œuvre de fiction (court métrage, fiction télévisuelle, long métrage…), que celle-ci ait été ou non commercialisée, a pour ambition de récompenser des œuvres de fiction télévisuelles de 90’ sur le thème de la diversité., il laisse pantois lorsqu’on connaît la suite.

Depuis juin 2011 donc, les quatre auteurs récompensés par le « prix de la diversité de France Télévisions » n’ont toujours pas reçu le montant de leur prix afin de réaliser leurs projets.

C’est le constat consternant du producteur de l’un de ces projets, Pascal Verroust, dirigeant d’ADR Productions, qui tire la sonnette d’alarme dans les colonnes du Film Français : Cela fait des mois que ça dure et nous n’avons toujours pas d’interlocuteur chez France Télévisions. Personne dans les chaînes n’a pris le temps de lire ces textes d’une soixantaine de pages. On a l’impression que ces prix ont été décidés par l’équipe précédente et qu’ils embarrassent les dirigeants actuels, qui ne savent pas quoi en faire”.

Du côté de France Télévisions, le leitmotiv est « on regrette le temps perdu et on appelle les producteurs à se rapprocher des différentes unités de fiction du groupe pour leur proposer les projets” »….D’autant plus cynique et curieux, lorsqu’on sait qu’aucun conseiller des programmes n’a d’ailleurs été désigné.

Le chien qui se mort la queue.

Nous indiquions dans un précédent post intitulé : « Pflimlin revient à nouveau sur ses engagements, France Télévisions dans l’incapacité d’absorber les 420 millions d'euros pour la création. » que depuis la signature du COM (Contrat d'Objectifs et de Moyens), avec l’Etat Pflimlin qui promettait – juré, craché – qu’à partir de 2012, le groupe allait dépenser au moins 420 millions d'euros dans la création [les œuvres patrimoniales incluant la fiction, le documentaire de création, l'animation et le spectacle vivant], n’était pas en mesure de tenir de tels engagements.

Pensez-donc…comment France Télé pourrait-elle « absorber » le coût total de ces prix ?

Nous transmettons au moment où nous le publions, cet article au Président de l'association France Télés Diversités ainsi qu’aux Services de Dominique Baudis Défenseur des droits…Il est probable qu’ils devraient apprécier Cette vraie politique de groupe qui consiste à faire des annonces, à promettre et à décerner des prix sans provisions”.

lundi 19 mars 2012

Emmanuelle Guilbart nommée en COMEX (*) à la tête de France 2...Jean Réveillon assurerait la « coordination » jusqu’aux élections !

Emmanuelle Guilbart nommée en COMEX (*) à la tête de France 2...Jean Réveillon assurerait la « coordination » jusqu’aux élections !

Emmanuelle Guilbart ancienne collaboratrice de CanalSat qui, au moment de quitter le Groupe, se disait partante pour « la Fox » afin de mieux faire monter « la sauce » et ainsi être embauchée par le Groupe Lagardère, devrait se voir confirmer ce 19 mars 2012 à la tête de France 2 !

Son départ de Lagardère n’avait pas suscité de regrets voire même un certain soulagement pour les équipes qui subissaient, entre autres, ses crises autoritaires Elle n’avait alors, faute d'une culture sur la télévision, que Canal + à la bouche…elle ne faisait d'ailleurs pas mystère, il y a peu, de son intention de transférer un maximum de collaborateurs vers la télé publique.

Après le comité exécutif (*) d’urgence à France Télé concernant France 2 que rendait public le blog de la Fédération CGC Média où nous écrivions : « Emmanuelle Guilbart Guilbart tiendrait la corde pour remplacer Mosca mais Réveillon n’est pas hors course ! », un nouveau COMEX s’est tenu ce lundi.

Emmanuelle Guilbart fait tout pour prendre le poste et laisser la « coordination » à Jean Réveillon jusqu’aux élections (présidentielles bien évidemment)!

Au fait, de quel bilan peut bien se prévaloir Emmanuelle Guilbart à la direction des programmes de France Télévisions? Celle qui disait dans une interview il y a quelques mois être: "Satisfaite pleinement et entièrement d'une vraie qualité des programmes (de FTV)...loin du diktat des des audiences mais fort la performance des antennes de France Télévisions, dont la mesure avec notre baromètre qualitatif, va d'ailleurs évoluer à la rentrée pour devenir un vrai outil de marché: un outil totalement scientifique, une référence fiable et crédible." !

Elle n'est peut-être pas responsable de la chute des audiences depuis ces derniers 18 mois ?!

Après l’annonce faite par Pflimlin, lui-même, d’assurer l'intérim suite à « l'arrêt inattendu » de Bertrand Mosca qu’il a nommé sur France 2 voila 6 mois et qui serait empêché « pour raisons de santé » alors que France Télé indique que « personne n'est capable de dire s'il reprendra ses fonctions….certains allant même jusqu’à annoncer comme «probable » l'hypothèse d'un non-retour, cela confine au ridicule.

De toute façon que ce soit Guilbart, Reveillon, Pflimlin ou n’importe qui d’autres, cela démontre –si besoin était- la désorganisation sans nom qui règne à France Télé.

Jean Réveillon le toujours conseiller spécial du pdg au moment où nous écrivons, devra à n’en pas douter expliquer ce que Pflimlin entend par : « assurer la coordination » jusqu’aux élections !

PS: Au fait combien le départ de Claude-Yves Robin aura coûté aux contribuables ? Deux ans, deux ans et demi de salaire, trois ans..qui dit mieux ?

« PFLIMLIN M’A TUER»…ou la sourde agonie de la télé publique

« PFLIMLIN M’A TUER»…ou la sourde agonie de la télé publique

Voila l’inscription que l’on retrouvera bientôt présente sur les restes de France Télévisions.

Il n’est pas possible, aujourd’hui, qu’il reste un candidat à l’élection présidentielle, un parlementaire, un politique, un décideur, etc…pour croire encore les propagandes mensongères de la direction de France Télévisions affirmant que « le climat social à France télévisions serait apaisé » et justifiant cette totale contre-vérité avec des pseudos « constats » «sur la baisse de la conflictualité et des arrêts maladie » pour lesquelles la direction est bien incapable de livrer la moindre information comparée, entre autres, dans les bilans sociaux.

C’est un SOS que lance aujourd’hui la CGC Média face à ce qui est en train de se perpétrer à France Télévisions.

Le Code pénal qualifie de délit ou de crime la « non assistance à personne en danger » mais la « non assistance à entreprise en danger » où travaillent finalement des milliers de femmes et d’hommes donc de « personnes » comment la qualifier ?

Depuis le départ de Carolis et l’arrivée de Pflimlin à la place, il n’est plus possible de croiser quelqu’un à France Télévisions qui ne s’interroge sur la nomination de Pflimlin par Nicolas Sarkozy jusqu’aux plus hauts niveaux de « responsabilités »…

« Il a été mis là à dessein pour couler l’entreprise » confie ce cadre dirigeant comme le dit d’ailleurs aujourd’hui l’ensemble des collaborateurs du groupe qui n’ont jamais vécu une telle situation…« On n’a jamais vu un tel bordel » se désespère un autre.

Les rapports se sont multipliés :

- sur la souffrance vécue au quotidien par le personnel de France Télévisions,

- sur le climat anxiogène qui règne en permanence,

- sur la désorganisation sans pareil où personne ne sait plus qui fait quoi,

- sur l’image dégradée de la télé publique,

- sur la chute vertigineuse des audiences, etc...

Preuve de la décentralisation [style « administration des ex républiques soviétiques »] : des décisions, des fiches d’engagements programmes qui sont signées par au moins 5 personnes avant le « chef d’établissement » de chaque chaine [car c’est en réalité le terme le plus juste aujourd’hui] et par 5 après.

L’usine à gaz mise en place par Carolis et critiquée tous azimuts, à l’intérieur comme à l’extérieur, globalement par la Cour des comptes, l’inspection général des finances comme les politiques et autres parlementaires, avec un fonctionnement abracadabrant, s’est poursuivie pour ne pas dire s’est accélérée sous Pflimlin et ses troupes.

Pour avoir un aperçu, voila comment les engagements peuvent être remis en cause.

Par

- Bénédicte MASSIET, Directrice de production du groupe

- Christian VION, Directeur des Moyens des antennes

- Emmanuelle GUILBART, « Directrice des programmes du groupe

- Martin AJDARI, DGA chargé des finances

- Rémy PFLIMLIN

- en passant entre les mains d Yves ROLLAND le Secrétaire Général qui les voit mais sans être vraiment dans le "boucle".

Autrement dit, il faut compter au moins 10 jours pour un engagement urgent.

Les « directeurs de chaîne » (« chefs d’établissements » donc) ne voient que les contrats qu’ils signent (soit ceux inférieurs a 2 M€.)…Les modalités contractuelles et les budgets ne passent,, en l’occurrence, plus par eux…ils sont devenus de facto, redisons-le, des chefs d établissement sans responsabilité.

Rappelons qu'une plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée par la CGC à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506) pour laquelle le procureur de la République Nicolas Baietto a donc demandé une enquête préliminaire, confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), est en cours.

En ce qui concerne maintenant les embauches (environ 400 sous Patrice PAPET, DGA chargé des Ressources Humaines), les « directeurs de chaines » expriment les demandes de salaires et de recrutement, mais ne voient pas les contrats qui peuvent contenir des modalités qu’ils ignorent. Souvent ils apprennent les dispositions contractuelles par le collaborateur lui même (quand il a un contrat). C’est de fait la DRH sous couvert du DGA/DRH qui embauche !

Pas plus, les « directeurs de chaines » n’ont-ils les états budgétaires autres que les engagements de programmes : Rien sur la masse salariale, les frais généraux, les dépenses de communication, les investissements, etc...

Pas d’états budgétaires, pas d’états comptables, pas de bilans, etc…

Voila ce qu’a notamment consacré la réforme de l’Audiovisuel sur la soi-disant « réorganisation » en entreprise unique [désorganisation sans nom]…Vaste fumisterie lorsqu’on sait que quand les sociétés étaient indépendantes elles devaient répondre à ces obligations légales auxquelles même le privé est assujetti et que les mandataires sociaux engageaient leur responsabilité juridique devant les conseils d’administrations.

Le remplacement de Carolis par Pflimlin n’a bien évidemment rien changé, au contraire. Il n’a fait qu’empirer une situation dégradée à l’extrême qui conduit l’entreprise à sa perte.

Ne rien faire serait criminelPenser que l’Audiovisuel public ne serait pas un dossier prioritaire alors que plus de 11.000 femmes et hommes souffrent au quotidien…Imaginer attendre un peu, pensant qu’on a un peu de temps et patienter 10/12 ou 13 mois le temps d’une nouvelle réforme et d’une nouvelle nomination, ne conduira qu’à une catastrophe annoncée.

La télé publique mérite mieux que cela…Ne pas se porter à son secours, c’est se rendre coupable de « non assistance à entreprise en danger » et redisons-le, la condamner ainsi que les milliers de collaborateurs qui y travaillent.