Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

lundi 4 février 2013

Pflimlin est cuit ! Sa poussiéreuse « feuille de route » qu'il remet à toutes les sauces, ne convainc plus.



Pflimlin est cuit ! Sa poussiéreuse « feuille de route » réactivée à chaque fois, ne convainc plus.

Vendredi 1er février, Claude Soula écrivait pour le Nouvel Obs un article intitulé « Les chats et la souris Pflimlin » qui débute ainsi : « La révolution de l’état-major de France Télévisions va-t-elle sauver son président du couperet de l'État  ? Pas sûr du tout…Car un drôle de jeu se trame entre la souris Pflimlin et les chats qui le surveillent au gouvernement, sans tendresse pour son bilan jusqu’ici, mais sans savoir comment le faire partir sans soulever une polémique inutile avec l’opposition… ».

De quelle « révolution de l’Etat-major de France Télévisions » s’agit-il ? Il n’y a, combien de fois faudra-t-il le redire quasiment aucun changement. Le fait d’avoir remplacé Emmanuelle Guilbart aux programmes de France Télévisions par Bruno Patino dont la Presse unanime explique qu’il n’y connait pas grand-chose – parce que c’est bien de cela dont il est uniquement question – est tout sauf « une révolution » !!!

Patino dont Claude Soula écrit encore pour le Nouvel Obs dans son article : « Le passé de Patino ( le Monde, Télérama, France culture) en faisait un chef possible pour Arte, mais plus surprenant pour France 2 et France 3, d’autant que sa réputation est d’avoir du mal à travailler en équipe. Il dirigeait dernièrement France 5 mais cela ne veut rien dire : c’est une chaine qui marche imperturbablement bien depuis que Jean Pierre Cottet l’a construite et Patino n’y avait rien changé en profondeur depuis son arrivée. »
Il y avait bien depuis l’été 2010, en plus du Secrétaire Général (Yves Rolland qui devient «  le relais » entre Pflimlin et TV5 dont France Télé est désormais actionnaire majoritaire), quatre directeur généraux délégués ou adjoints directement sous Pflimlin :
-        Ajdari à la gestion, aux finances et aux moyens (aux ressources donc)
-        Papet aux ressources humaines,
-       Thuillier à l’information, en charge des rédactions et des magazines
-   Guilbart aux programmes de France Télé (*)(* Guilbart ex DPVDPDPCSA, «directrice-des-programmes-qui-n'est-pas-directrice-des-programmes-mais-qui-veut-diriger-les-programmes-sans-désavouer-ce que-le-président-a-dit-au CSA.)

Parler d’une « révolution de l'état-major » alors qu’un seul nom change et qu’on prend les mêmes et qu’on recommence :
-        Ajdari aux ressources (qui prend en plus, le poste de Y. Rolland)
-        Papet aux ressources humaines,
-        Thuillier à l’information, en charge des rédactions et des magazines
-        Patino aux programmes de France Télé,

c’est probablement ce à quoi Pflimlin a voulu faire croire mais ça ne prend pas.

Dire que Pflimlin comme le révélait le blog CG Média, à la mi-mars, avait réuni un comité exécutif (*) d’urgence à France Télé concernant France 2 que rendait public le blog de la Fédération CGC Média et failli nommer « Emmanuelle Guilbart Guilbart pour remplacer Mosca à la tête de France 2» en laissant la « coordination » à Jean Réveillon jusqu’aux élections présidentielles !

Le reste n’est que fioritures et effets d’annonces, c’est tout. Pflimlin ne trompe plus personne avec ses pseudos « remaniements » mais surtout en grattant un peu « l’image » que certains commentateurs donnaient de lui, il n’a pas fallu longtemps pour constater qu’elle était erronée…Comme le dit Claude Soula dans son article du Nouvel Obs « Aujourd’hui, l’image a changé. D’abord parce le bilan de Presstalis s’est avéré au fil du temps catastrophique : Pflimlin n’avait rien redressé du tout et c’est Anne Marie Couderc qui a hérité du sale boulot qu’il n’avait pas terminé… »

Combien de fois, le blog CCG Média ne l’a-t-il écrit, notamment dans un article du 11 avril 2012 intitulé « France Télévisions en voie de Presstalisation ?! ».

Son interview surréaliste, aux Echos du 1er février 2013, a sûrement été la goutte d’eau de trop ! Il y détaillait pour Grégoire Poussielgue, sa soi-disant « feuille de route de seconde partie de mandat » en quelque sorte les grandes lignes de l’avenant au COM que la Ministre n’avait pas encore présenté !
L’article qui commence ainsi « Dans un message envoyé hier aux salariés du groupe, il a précisé sa feuille de route jusqu'en 2015, dernière année de son mandat. Ce message est diffusé moins d'une semaine après l'annonce du resserrement de la direction du groupe audiovisuel public autour de quatre hommes… », développe les objectifs que Pflimlin qualifie d'ambitieux qu’il se fixe: « la refonte des lignes éditoriales » des chaînes du groupe et « la réinvention de la télévision et de ses usages ».  Quel message ? Qui l’a vu ? Combien de personnes en étaient destinataires ? Cela reste un mystère.

« Plus qu'un simple message » dit l’article des Echos, « Rémy Pflimlin dessine là tout le contour futur du groupe, et tous les chantiers qu'il sera amené à mettre en place ».

Apparemment et selon nos informations, la démarche a très fortement agacé… c’est peu dire.

Hallucinant, après plus de deux ans et demi passés à France Télévisions, le voilà qui pour aller jusqu’en 2015 – l’entreprise, si rien n’est fait d’ici là ne sera qu’un champ de ruines – veut « la réinventer la télévision et ses usages » !!!! Quelle farce

Pour cela, il se lance des défis (rien que ça) !

- « Défi économique avec la baisse de ses ressources publiques et un effort budgétaire qu'il estime « sans précédent ». » taclant une nouvelle fois l’Etat (qui devrait quand même en avoir assez de cette victimisation outrancière de l’intéressé) en les assujettissant aussi aux « recettes publicitaires qui devront être conformes aux attentes » (celle qui avaient initialement été gonflées à hauteur de 425 M€ dans le COM) qui « obligent le groupe à économiser 150 millions d'euros sur ses charges s'il veut revenir à l'équilibre en 2015, soit 6% du total et à entreprendre pour ce faire un vaste plan d'économies ». C’est toujours la même rengaine : la faute aux autres mais pas à Pflimlin !!!!!

« Défi  concurrentiel avec l'arrivée de six nouvelles chaînes sur la TNT, qui porte le total des chaînes gratuites sur la TNT à 25 et l'émergence des géants américains dans l'industrie de contenus. ». La faute aux américains dont Pflimlin n »’achète aucun programme (cette bonne blague) et à leurs contenus mais aussi à Boyon…qu’avait-il besoin d’Ajouter 6 nouvelles chaînes à la TNT !!!!!

« Défi de l’information (« Info 2015 »), le  « beau défi » comme l’appelle Pflimlin,  placé sous la responsabilité de Thierry Thuillier avec fusion des rédactions »… sachant déjà que la rédaction de France 3 a d'ores et déjà voté contre une fusion avec son homologue de France 2. Tout ceci restant curieux, lorsqu’on sait par exemple que le Gouvernement a récemment stoppé une fusion à marche forcée des rédactions de RFI et France 24 à l’A.E.F !

« Défi structurel  aussi avec la nécessité de « réinventer ce qu'est un programme ». « Après la musique et la presse, la révolution numérique emporte la télévision. Pour exister, elle doit se réinventer ». Quel ramassis de clichés bidons pour  tenter de justifier le choix de Patino le poulain de Minc…selon Pflimlin donc « Pour exister, la télévision devrait se réinventer pour faire face à la révolution numérique qui l’emporte »…Autrement dit tout miser sur le « connecté », « l’interactif », « la mise en ligne », « l’écrit donc » puisque le Net serait le seul avenir…quelle foutaise.

Voilà encore ce qu’en dit Pflilmiln « Il est primordial que notre offre d'information en ligne soit enrichie et gagne en puissance et que l'effort sur le sport soit accentué. Une plateforme rénovée mettant en scène les contenus culturels devra également voir le jour et francetv éducation devra investir nos téléviseurs connectés »…Quel incroyable verbiage…A quand les cours par correspondance ?

Cerise sur le gâteau, la nouvelle offre pour la jeunesse qu’il évoque et qui devrait se traduire par la création de « chaînes interactives spécifiques à l'univers numérique ».
 
Il déclare cette fois-ci, en totale contradiction avec ce qu’il avait encore déclaré il y a quelques semaines « vouloir transformer France 4 en un canal jeunesse pendant la journée, en se séparant pour parvenir à cet objectif, de sa participation de 34% dans la chaîne Gulli, le groupe Lagardère Active détenant les 66% restants ».

Il se la raconte Pflimlin…il ne pourra pas opérer cette  « transformation » pour la simple et bonne raison que la clause de non concurrence à hauteur de 100M€ qui lie France Télé et Lagardère se retournera contre lui. Dans de telles conditions et après avoir claironné dans les médias que c’était quasiment fait (comme si l’Etat et l’instance qui en gère les participations n’avaient pas leur mot à dire) comment Pflimlin imagine faire pression sur Lagardère pour qu’il lui rachète ces 34 % ??? Et même si cela devait être le cas, ce ne serait probablement qu’aux alentours de 15M€, guère plus.

Pflimlin ne se rend même pas compte qu’en agissant ainsi et avec de tels propos, il compromet une telle hypothèse. Affligeant.

Il reste quelques sujets que Pflimlin évoque dont le blog CGC Média ne manquera pas d’en contester la cohérence. 

Le "tunnel info" de seconde partie de soirée sur France 3 qui devrait être mis à l'antenne le 18 mars ! Selon Pflimlin, cela contribuera « à renforcer l'offre régionale de France 3 en passant passer d'une logique de rédaction par chaîne à une logique de rédaction pour toutes les éditions et tous les supports ».

Qu’est-ce que cela veut dire?  Que Pflimlin voudrait en finir avec le 20h pour faire de ce Soir 3 rallongé de seconde partie de soirée, « un vivier rédactionnel pour toutes les éditions et tous les supports » comme il le dit ?  Dire que la loi sur la suppression de la pub après 20h était mise en place pour que le téléspectateur puisse regarder sa première partie de soirée vers 20h35, lui permettant de découvrir vers 22h30 une seconde partie de soirée pas trop tardive. Outre le fait qu’on en soit très loin aujourd’hui, le téléspectateur n’aura plus le choix sur France 3, en seconde partie de soirée, ce sera 1 heure d’info…et Pflimlin qui vous parle de « Défi  concurrentiel entre chaînes de la TNT ».

C’est sûr que BFM TV et ITélé, les 2 chaines d’info gratuites de la TNT qui proposent chacune tous les ¼ d’heure un rappel des titres et une édition à la suite, doivent en trembler ! 

Le gros morceau, celui qu’il ose encore mettre sur la table comme une trouvaille alors qu’il le ressert à toutes les sauces, c’est son "schéma de refondation vers quoi France Télévisions doit aller pour France 3..." avec lequel il prétend "repenser et refonder le réseau, en s'appuyant sur l'information de proximité et la couverture des évènements locaux, miser sur une offre numérique régionale, rationaliser et harmoniser la répartition des ressources sur le territoire et, dans une seconde étape, avec la création de chaînes régionales en partenariat avec les collectivités locales ou des acteurs privés locaux, qui pourraient être des groupes de presse à l'instar de Viastella en Corse ou le projet GSO (Grand Sud Ouest) 

Ce projet dont il ne voulait pas à l’origine mais qu’il essaie de s’approprier vainement aujourd’hui en le ressortant des cartons de Nicolas Sarkozy, a déjà été retoqué par les Tutelles donc l’État actionnaire. Il prend fallacieusement ce modèle sachant qu’il n’est transposable nulle part ailleurs comme l'a rappelé, à plusieurs reprises, le blog CGC Média, notamment dans un article du 14 juillet 2012: "Pflimlin imagine enfumer le gouvernement avec son soi-disant projet France 3 ressorti des cartons de Nicolas…"

En conclusion et pour mettre en œuvre cet invraisemblable scénario - le croirez-vous - Pflimlin entend se donner du temps…jusqu’à l’été 2015 !!!! Non. Si, il le dit dans l’interview qu’il donne et sur le fameux message : « sa feuille de route jusqu'en 2015, dernière année de son mandat. ». 

Traduit, cela veut dire, laissez-moi en place, regardez tout ce que j’ai encore à faire. Ben voyons !

Laissons le mot de la fin à Olivier Schrameck, actuel  président du CSA qui à la question d’Olivier De Lagarde sur France Info : « La loi sur l’audiovisuel prévue à l’automne prochain devrait vous redonner le pouvoir de nomination des présidents de chaînes de l’audiovisuel public…En clair, est-ce qu’il faudra qu’ils soient renommés ou est-ce qu’ils pourront terminer leur mandat ? Sur ce point de droit, vous, fin juriste comme vous l’êtes, vous n’avez pas une petite idée quand même ? Vous devez ou ne devrez pas renommer ces présidents ? » répond :  
« D’abord, la loi d’aujourd’hui est la loi d’aujourd’hui. Si les pouvoirs publics (le gouvernement, le Parlement) décident de modifier les modes de nomination et s’ils m’attribuent des responsabilités qui ont été celles du président du CSA, je les exercerai, évidemment et je ne trouverais pas illégitime que le Conseil supérieur de l’audiovisuel use des compétences qu’il a eues dans le passé et qui, je pense, ont été honorablement exercées. »

samedi 2 février 2013

Rémy Pflimlin grille Aurélie Filippetti en révélant avant elle les lignes de l’avenant au COM.

Avant que la Ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui avait apparemment prévu de s’exprimer sur l’émission de Thomas Hugues “Médias le magazine”, ce dimanche, sur les grandes orientations stratégiques de France Télévisons dans le cadre de l'avenant au COM,  Pflimlin lui grille la "politesse" et donne une interview à Grégoire Poussielgue publiée ce 1er février dans "Les Échos".

Aurélie Filippetti n’aura donc plus besoin de développer quoi que ce soit! Pflimlin vient de la faire.

La dernière fois c'était l'inverse, la Ministre qui s'était exprimée le première sur France Inter et Pflimlin, encore au micro de Thomas Hugues (décidément) mais cette fois-ci dans  l’émission de Yahoo diffusée sur le net «Il est libre Thomas » et qui avait déclaré : "Aurélie Filippetti, n’est pas directrice des programmes, elle le sait bien, elle n’exerce pas cette prérogative" .
 
Malgré les termes du communiqué publié, le 18 décembre dernier, par la Ministre après sa rencontre avec Pflimlin qui étaient pourtant  clairs concernant les discussions sur l'avenant au COM et donc la stratégie du groupe soit connue, Pflimlin s'exprime via les Échos dans un article intitulé : « France Télévisions » : Rémy Pflimlin dresse sa feuille de route pour la seconde partie de son mandat »

Pflimlin y décline là, tout le contour du futur COM en refaisant, au passage, le coup du début de l'année 2012 avec le retour de la feuille de route.

Il y a fort à penser que lorsque la Ministre découvrira l'article, elle n'apprécie guère. En réalité, ce que Pflimlin déroule devant le journaliste n'est autre que ce qu'il a déjà déroulé dès 2010 puis en janvier de l'année dernière...toujours les mêmes ficelles éculées qu'il ressort encore et encore pour faire croire à du neuf alors que tout est vieux et surtout irréalisable.

Le blog CGC vous propose de découvrir l'article des Échos qu'il décortiquera et analysera dans un tout prochain post pour en dénoncer  l’hypocrisie et les incohérence.

"A quelques semaines de la finalisation de son nouveau contrat d'objectifs et de moyens, le président de France Télévisions a listé les nombreux projets qu'il entend mettre en œuvre

Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, trace les lignes de la seconde partie de son mandat. Dans un message envoyé hier aux salariés du groupe, il a précisé sa feuille de route jusqu'en 2015, dernière année de son mandat. Ce message est diffusé moins d'une semaine après l'annonce du resserrement de la direction du groupe audiovisuel public autour de quatre hommes : Martin Ajdari pour les finances (également nommé secrétaire général), Bruno Patino pour les programmes et le numérique, Thierry Thuillier pour l'information et Patrice Papet pour les ressources humaines. 

Rémy Pflimlin se fixe deux objectifs qu'il qualifie d'ambitieux : « la refonte des lignes éditoriales » des chaînes du groupe et « la réinvention de la télévision et de ses usages ».
Se félicitant du travail déjà accompli (retard rattrapé dans le numérique, premières étapes significatives dans la construction de l'entreprise unique, audience stabilisée en 2012...), il détaille également les défis qui attendent le groupe pour cette année, qui s'annonce celle de tous les dangers pour France Télévisions. Défi économique avec la baisse de ses ressources publiques et un effort budgétaire qu'il estime « sans précédent ». La baisse des ressources publiques, et; si les recettes publicitaires sont conformes aux attentes, obligent le groupe à économiser 150 millions d'euros sur ses charges s'il veut revenir à l’équilibre en 2015, soit 6% du total. Un vaste plan d'économies va donc être mis en place. 

Le défi est aussi concurrentiel avec l'arrivée de six nouvelles chaînes sur la TNT, qui porte le total des chaînes gratuites sur la TNT à 25; et l'émergence des géants américains dans l'industrie de contenus. Le défi est aussi structurel avec la nécessité de « réinventer ce qu'est un programme ». « Après la musique et la presse, la révolution numérique emporte la télévision. Pour exister, elle doit se réinventer », estime t il.

Plusieurs axes de développement dans le numérique

Les grands axes de développement du groupe dans le numérique sont ainsi développés. « Il est primordial que notre offre d'information en ligne soit enrichie et gagne en puissance et que l'effort sur le sport soit accentué. Une plateforme rénovée mettant en scène les contenus culturels devra également voir le jour et Francetv éducation devra investir nos téléviseurs connectés », annonce Rémy Pflimlin.

Il évoque aussi une nouvelle offre pour la jeunesse qui se traduira, par la création de « chaînes interactives spécifiques à l'univers numérique ». Outre Ludo et les Zouzous, les marques du groupe à destination du jeune public, le président de France Télévisions confirme sa volonté de voir France 4 transformée en un canal jeunesse pendant la journée. Pour parvenir à cet objectif, le groupe devra toutefois se séparer de sa participation de 34% dans la chaîne Gulli, le groupe Lagardère Active détenant les 66% restants. Le soir, France 4 est appelée à demeurer une chaîne innovante, favorisant les nouveaux formats et les nouvelles écritures et surtout libérée des contraintes d'audience.

En ce qui concerne l'information, les grandes lignes de son projet sont tracées ; renforcer les éditions nationales de France 2 mais aussi de France 3, créer de nouveaux rendez vous (le Soir 3 rallongé sera mis à l'antenne le 18 mars) et, bien sûr, renforcer l'offre régionale de France 3. Une petite révolution dans le domaine de l'information : Rémy Pflimlin entend passer d'une « logique de rédaction par chaîne à une logique de rédaction pour toutes les éditions et tous les supports ». En clair, la mise en œuvre d'une rédaction unique commune à France 2 et France 3 et appelée à travailler pour les différentes éditions des deux chaînes. Ce dossier a été initié à la fin de l'été 2012 avec le projet « Info 2015 », placé sous la responsabilité de Thierry Thuillier. Là encore un « beau défi » comme le rappelle Rémy Pflimlin, mais un chantier qui s'annonce à haut risque. La rédaction de France 3 a d'ores et déjà voté contre une fusion avec son homologue de France 2. 

Pour chacune des chaînes, les lignes sont également tracées. Généraliste et navire amiral du groupe, « France 2 entre naturellement en concurrence avec les grandes chaînes privées »; rappelle Rémy Pflimlin. Elle n'a pas vocation à évoluer significativement. 

En revanche, le président de France Télévisions veut faire de France 3 une chaîne à « vocation pleinement régionale » qui ne se limite pas à « quelques décrochages ». Mais pour ce chantier concernant France3, le président de France Télévisions entend se donner du temps. Pas question de lancer un projet très sensible sur le plan social avant qu'il ne soit complètement finalisé avec l'autorité de tutelle, ce qui n'est pas encore le cas. « Pour y parvenir, il faut en effet laisser le temps de la conception fine de ce projet, du débat démocratique qu'il engendre, puis de la mise en œuvre. Il nous faudra appréhender par ailleurs ce qu'un tel schéma suppose de remise en cause des missions portées par son programme national pour en tirer les conséquences à l'échelle de l'offre de France Télévisions », précise Rémy Pflimlin dans son message. Plusieurs directions n'en sont pas moins tracées pour France 3 : repenser et refonder son réseau, s'appuyer sur l'information de proximité et la couverture des évènements locaux, miser sur une offre numérique régionale, rationaliser et harmoniser la répartition des ressources sur le territoire et, dans une seconde étape, arrêter la création de chaînes régionales en partenariat avec les collectivités locales ou des acteurs privés locaux, qui pourraient être des groupes de presse. L'exemple de Via Stella en Corse ou le projet GSO (Grand Sud Ouest) sont ce vers quoi France Télévisions veut aller pour France 3.

Plus qu'un simple message, Rémy Pflimlin dessine là tout le contour futur du groupe, et tous les chantiers qu'il sera amené à mettre en place."

vendredi 1 février 2013

La recette immangeable de Papet drh/dga de France Télé : « le beau bar à l’unilatéral »…


…. à déguster de préférence près des tribunaux…ou bien des cours de tennis !

Pourquoi les cours de tennis ? Parce que Murielle Beretti-Charles « préposée au dialogue de sourd » (la formule n’est pas de nous, il faut bien en convenir) a trouvé « les mots justes ». concernant « le projet de texte de mesures unilatérales » que Papet avait annoncé, le plus illégalement qui soit, vouloir mettre en application dès le 1er janvier 2013.
En effet, comme l’écrit la CFDT dans un récent tract: « En fin de séance [29/01/13], utilisant une des formules chocs dont elle a le brevet exclusif, Murielle Beretti-Charles a convenu « qu’il existait encore des trous dans la raquette »…

Pour les tribunaux, c’est plus évident… C’est là où la direction devrait se retrouver en référé et sur le fond pour violer en permanence les dispositions du Code du travail et autres jurisprudence.

Pour faire court et ne pas redire ce que nous disons et écrivons depuis des mois, nous allons rappeler à nouveau ce que prévoie la loi :

1°) Papet qui, après depuis 2 ans et demi de « discussions », n’est parvenu à aucun accord avec les syndicats sur un texte collectif, imagine continuer « la casse sociale organisée à marche forcée » avec Murielle Beretti-Charles sans répercussion judiciaire. Il se trompe dans les grandes largeurs et devrait relire les textes : Au cas où aucun accord de substitution ou d’adaptation [du texte mis en cause évidemment pas d’un autre] n’a pu être négocié, les salariés bénéficient alors du maintien des avantages individuels qu’ils ont acquis.  
C’est le cas à France Télévisions depuis le 9 octobre 2012… C'est-à-dire tout avantage dont le salarié a déjà bénéficié au jour de la dénonciation qu’il soit issu de la Convention Collective ou des accords d’entreprise et dont le droit était ouvert au jour de la dénonciation mais également  tout avantage acquis qui représente, un avantage dont le salarié a bénéficié individuellement  même si cet avantage peut concerner l’ensemble des salariés.

2°) L’employeur ne peut modifier unilatéralement le contrat de travail d’un salarié. Papet/Pflimlin prennent donc leurs désirs pour des réalités. En l’occurrence l’article L.1233-3 (modifié par la LOI n°2008-596 du 25 juin 2008 - art. 5 ) du Code du travail précise que : « Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification, refusée par le salarié, d'un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment à des difficultés économiques ou à des mutations technologiques. » 
Autrement dit, tout employeur qui veut modifier le contrat de travail du salarié et qui n’a pas mis en place un processus d’information/consultation de licenciement pour motif économique, verra la justice prononcer les "transpositions" nulles et non avenues.

3°) De surcroit, l’article L.1222-6 du Code du travail ajoute que : « Lorsque l'employeur envisage la modification d'un élément essentiel du contrat de travail pour l'un des motifs économiques énoncés à l'article L. 1233-3, il en fait la proposition au salarié par lettre recommandée avec avis de réception. La lettre de notification informe le salarié qu'il dispose d'un mois à compter de sa réception pour faire connaître son refus. A défaut de réponse dans le délai d'un mois, le salarié est réputé avoir accepté la modification proposée. Ainsi donc, le salarié qui refuserait sa « transposition » donc la modification de son contrat de travail, devrait pouvoir le faire en toute connaissance de cause, c’est-à-dire, dès  lors qu'il connaîtrait précisément  les modalités du plan de licenciement économique. Tant que ce dernier n’est pas abouti, il ne peut donc logiquement pas se prononcer.

4°) Il était donc totalement « farfelu » pour la direction de convoquer les syndicats,  le 29 janvier 2013, pour une réunion visant à la « Mise en conformité de l’accord de France Télévisions S.A. » !

Depuis la fusion-absorption (TUP de mars 2009) et la création de l’entreprise unique, les dispositions conventionnelles de l’entreprise absorbante à savoir France Télévisions sont de toute façon applicables à tous. L’accord de la holding France Télévisions S.A. qui, rappelons-le, concernait à l’origine moins de 200 personnes, appartenant pour la quasi-totalité au secteur administratif et des cadres de direction [tous les métiers de la production, de l’information ou des programmes n’y sont pas définis] cohabitait pendant leur durée de survie avec les Conventions Collectives.
Il est pour l’heure le seul à prévaloir faute d’accord de substitution.

Pour ne faire référence qu’à l’épineux problème du forfait-jours des cadres et accessoirement du CET (RFO n’en n’étant pas, à ce jour, bénéficiaire) que la direction voudrait mettre en œuvre, il est clair que l’accord de France Télévisions S.A. ne correspond, ni au cadre légal, ni à la jurisprudence de la Cour de Cassation, ni à la réglementation européenne pour l’application de ce forfait-jours… Un accord doit en effet préciser très clairement les catégories et métiers concernés et définir des garanties, ce qui n’est pas le cas du texte de France Télévisions SA.

La direction ne comprenant que les décisions de Justice, n’hésitant pas à dépenser l’argent des contribuables en procédures judiciaires qu’elle perd régulièrement – chacun se souvient de la  décision de la Cour d’Appel de Paris  qui au grand dam de l’entreprise avait validé les durées de survie des Conventions Collectives  – à part déclarer que les syndicats n’auraient pas été très coopératifs, explique que rien ne l’arrêtera.

Elle va voir à quoi elle s’expose.
Aujourd’hui, la direction viole déjà allègrement la loi en adressant des courriers d’abords aux CDD en situation précaire dont elle réduit d’ailleurs drastiquement le nombre et où il est notamment écrit : « Le(la) contractant(e)  est engagé(e) par la société pour exercer l’emploi de …..

A ce titre, il (elle) relève de la classification du groupe [de 1 à 11] du niveau de classification [1,2,3 A , B, C, D ] de placement [de 1 à 21] »… 
Tout ceci sans que le texte unilatéral de Papet soit le même que celui qui a été présenté aux syndicats, que ce texte n’ait fait l’objet d’aucune procédure obligatoire d’info/consult au CCE  et alors que les permanents (CDI), eux, sont traités différemment.

En effet, ces derniers peuvent lire sur leur fiche de paie qui vaut contrat de travail : « Vous relevez de l’Accord France Télévisions SA et autres accords France Télévisions alors que les grilles de classification de B-6 à B-25 restent inchangées et ne figurent bien évidement pas dans l’accord FTV SA.

La loi interdit toute discrimination entre deux catégories professionnelles au sein d’une même entreprise comme elle interdit en premier lieu la discrimination entre CDD et CDI.

Nous invitons tous les CDD qui sont concernés, à signer leur contrat (illégal donc). Ils auront ensuite la possibilité d’être déclarés CDI de facto par les Prud’hommes. Comme dit Papet dans une interview à Stratégies du 24/01/13 :« Les personnels en CCD ont souvent une longue expérience de collaboration avec l’entreprise, nous avons le  devoir moral de les intégrer » (*voir l'article fin de post) Comme vous dîtes !


Aux CDI qui recevraient une lettre de transposition, nous travaillons avec nos avocats sur une lettre type qui prendra acte de la réception de la proposition de la direction mais réservera leur réponse dans l’attente de connaître les modalités du plan de  licenciement économique que doit impérativement et concomitamment présenter l’entreprise.

Plimlin, Papet et consort n’envisagent tout de même pas refaire aux salariés de France Télé le coup du Code du Travail a minima après les 12 mois + 3 mois de préavis restant dès la mise en cause des Conventions – on a vu le résultat - avec ces contrats bidons unilatéraux qui n’ont aujourd’hui aucun fondement juridique et alors même que les salariés bénéficient des A.I.A Avantages Individuels Acquis 



« France Télévisions se moque de connaître le chiffre d’affaires de France télé Distribution » (sic)



« France Télévisions  se moque de connaître le chiffre d’affaires de France télé Distribution » (sic)

Décidément les relations entre Yann Chapellon et France Télévisons ne devraient pas s’améliorer et la nomination de Patino en remplacement d’Emmanuelle Guilbart, qui y changera quoi que ce soit.
« Bruno Patino, responsable de la stratégie numérique du groupe avec lequel Yann Chapellon travaille depuis une quinzaine d'années » comme l’intéressé le confirme, invité du « buzz média Orange/Le figaro », même nommé dans le « comité de présidence », ne pourra pas soutenir les propos de son copain de 15 ans !

Voici un extrait surréaliste du PV du C.E. de France Télévisons Distribution qui s'est tenu le 12 décembre 2012 avec les propos hallucinants de la direction, en réponse à la question des membres de l’instance qui s'inquiètent de la baisse du chiffre d'affaires. 

Le C.E.: « Quelle sera la tendance en décembre ? »

La direction: « Nous devrions atteindre les 8 millions d’euros espérés. Nous réagissons à ce retard en limitant les dépenses, en utilisant les ressources dont nous disposons et en résolvant les contentieux de la façon la plus bénéfique possible pour l’entreprise. »

Le C.E.: « La situation de la distribution reste préoccupante. ».

La direction: « Après les mouvements de personnel du début d’année, il faut attendre que les collaborateurs s’approprient leurs postes. Toutefois, cette année, nous battrons tous les records de prise de mandat. Nous dépasserons les 11 millions d’euros d’acquisition. Nous avons reconstruit un catalogue considérable.
Par ailleurs, la méthodologie de comptabilisation du chiffre d’affaires a changé. Par exemple, depuis deux ans, les ventes à National Geographic n’apparaissent plus dans les statistiques. Elles représentent un million d’euros. »

Le C.E.: « Cependant, cette méthodologie consiste à sécuriser le chiffre d’affaires et non pas à accumuler des années de retard et les impayés. Pour l’instant, les résultats Groupe montrent l’apport financier de FTD comme non-significatif. »

La direction: « Il ne faut pas créer une anxiété immotivée. Nos interlocuteurs à France Télévisions tiennent un discours positif. Ils se moquent de connaître notre chiffre d’affaires. Ils s’intéressent davantage à la façon dont nous accompagnons leurs programmes. La  Direction juridique de France Télévisions s’appuie sur l’expertise juridique de notre département. Cet apport est beaucoup plus important que la question du chiffre d’affaires. Nous sommes indispensables pour notre savoir-faire. »

Et dire que l'État actionnaire déclarait être extrêmement vigilant quant à la capacité de FTD à réaliser un niveau de chiffre d'affaires en accord avec  le budget voté tous les ans par le Conseil d'administration de FTD et celui de FTV dans le cadre des comptes consolidés.