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mardi 16 avril 2013

Que Papet administrateur d’ « Entreprises & Personnel » en plus de dga/dhr de France Télé, attaque en soi-disant diffamation le blog GCG pour les propos cyniques qu’il tient lui-même, il verra vite le résultat !

En janvier 2013, Papet dga/drh de France Télévisions qui est même temps membre du Conseil d’Administration de « Entreprises & Personnel », boîte qu’il fait travailler pour l’entreprise audiovisuelle sans y voir le moindre problème, le moindre conflit d’intérêt ou la moindre violation de la disposition d’exclusivité qui le lie à l’entreprise, donnait une nouvelle interview à Stratégies. 

Attention, les propos que tient l’intéressé sont particulièrement cyniques…âmes sensibles s’abstenir. 

Voici ce qu’il prétend au magazine: « En période de crise, la situation se complique pour les salariés en CDD, souvent les premiers touchés par les mesures d'économies. «A France Télévisions, la réduction de nos effectifs ne passera pas uniquement par une réduction de l'emploi non permanent, assure Patrice Papet. Les personnels en CDD ont souvent une longue expérience de collaboration avec l'entreprise et nous avons le devoir moral de les intégrer.» (dixit) 

Il y a un proverbe méditerranéen qui dit «Il faut suivre le menteur jusqu'au pas de sa porte»…

Le blog CGC a donc décidé d’opposer plusieurs articles sortis dans le Presse (voir en fin de post), tous dans la même tonalité, mettant en avant les saisines prud’homales qui ont explosé contre France Télévisions ces dernières années.

Dernier article en date, celui du Figaro intitulé : « France 3 : des employés attaquent pour recours abusif au CDD ».

Extrait :

« Cinq journalistes et un technicien, qui présentent entre 379 et 500 contrats courts signés, ont saisi le conseil des Prud'hommes de Montpellier. Ils réclament leur intégration à l'entreprise publique et le paiement de dommages-intérêts.

Ils réclament la requalification de leur contrat de travail en contrat à durée indéterminée (CDI), leur intégration à l'entreprise publique et le paiement de dommages-intérêts. Le tout pour des montants qu'ils évaluent, pour chacun, à plusieurs centaines de milliers d'euros.

Les employés, qui pour la plupart travaillent principalement à France 3 Sud, dénoncent le recours abusif au CDD par leur employeur; ils présentent entre 379 et 500 contrats signés, accumulés, pour certains, depuis vingt ans. «À plusieurs reprises, mes clients ont demandé à être intégrés, en CDI, plaide Me Luc Kirkyacharian, bâtonnier du barreau de Montpellier. De plus, depuis que leur action devant les Prud'hommes est connue, mes clients ont connu une baisse de leur activité, France Télévisions ne les sollicitant plus…»

Ce ne sont pas 5 ou 6 cas seulement sur les 11.000 emplois que compte France Télévisions…le nombre de salariés embauchés dans des conditions identiques se situe au moins entre 1.000 et 1.500 personnes.

Le Figaro reprend, en l’espèce, une très officielle publication « gouv.org » de ce mardi 16/04 :

http://www.chomage.gouv.org/2013/04/les-desintegres-de-france-tele.html?m=1

qui détaille le procédé largement généralisé à France Télé.

C’est environ 1 salarié sur 5 qui est en CDD à France Télé…

Le calcule est vite fait, avec une estimation moyenne autour de 100.000€ par procédure gagnée, 1/5 salarié sur 11.000 ETP ça fait un peu plus de 2.000 personnes à 100.000€ chacune…même en pondérant, ce seraient au minimum 10M€ (15M€ seraient plus probables) que FTV devrait régler.

Lisez aussi l’article de « La Tribune : « 206.000 euros: c'est le montant des dommages que France Télévisions versera à son ex-salarié aux 320 CDD »

Ou encore, le papier de « 20 Minutes » intitulé « France Télévisions doit 206.000 euros à son ex-salarié aux 320 CDD » suite à l’intervention de « Frédéric Chhum avocat » 

Patrice Papet en tant que dga/drh de FTV devrait peut-être en parler au membre du Conseil d’Administration de « Entreprises & Personnel » Papet Patrice, et lui demander s’ils ne veulent pas se charger d’un rapport sur le sujet que l’un commanderait à l’autre !!!!!!!

Des dirigeants publics irréprochables, exemplaires, faisant preuve d’étique et de transparence avez-vous dit Monsieur le Président de la République !!!!!

 


Pflimlin a eu beau nommer un « monsieur programmes », il continue d’accumuler les bides d’audiences et les plantages.

Jeudi dernier (11/04), « Le Grand Soir 3 » faisait une des audiences les plus catastrophiques de la chaîne avec seulement 2,7% d’audience en pda. 


Le programme hybride, choix des deux Thierry : Langlois à la direction de programmes de France 3 et Thuillier à l’info, ne cesse d’accumuler les mauvais résultats.

Hier soir, lundi 15 avril, c’était soirée sinistrée pour France 3 avec le énième flop de Thierry Langlois qui en choisissant de diffuser les 3 « numéros »à la suite (il s’était surement dit qu’un par semaine, ça ne pouvait pas marcher !) de “Le Chœur du villagen’a rassemblé que 4 % et des poussières en pda de curieux, un résultat bien inférieur à celui de l’ensemble des chaînes. 

Pierre Sled, le prédécesseur de Langlois n’avait semble-t-il pas voulu de ce programme ! Mais depuis que Pflimlin a viré ce dernier, quel succès d’audience Langlois pourrait-il bien revendiquer ??? "Midi en France" diffusé sur France 3 et présenté par Laurent Boyer???? Même pas…là encore c’est Sled qui l’a signé. 

Décidément, Pflimlin a eu beau nommer Patino en « monsieur programmes », il continue d’accumuler les bides d’audiences et les plantages.

Et s’il n’y avait que France 3 avec Langlois mais les plantages se succèdent à l’identique sur France 2 avec Vilamitjana aux manettes. 

 La liste que le blog CGC Média proposait de convoquer à entretien préalable en vue d’un licenciement pour faute [que reprend aujourd’hui le blog de Jean-Marc Morandini], suite notamment à l’arrêt du soap photo/vidéo germanique « Le Tourbillon de l’amour » signé par Pflimlin lui-même et qui a coûté aux contribuables français entre 4 ou 5M€ en période de crise, est loin d’être close.

Monsieur le Président de la République, donnez VITEà Olivier Schrameck, le président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, que vous avez nommé, la possibilité d’exercer« son droit d’inventaire » à France Télévisions tant sur les programmes que sur les finances, en faisant la seule chose qui puisse sauver la télé publique : la nomination dès la loi votée, d’un nouveau patron à sa tête.

lundi 15 avril 2013

Patino pris à son tour dans « Le tourbillon de l’amour », botte en touche ! Tous ceux de la chaîne de commandement qui ont failli dans cette opération, doivent être sanctionnés.


Le blog CGC qui découvrait vendredi dernier, l’article du Nouvel Obs du 11 avril intitulé: Rémy Pflimlin responsable du flop "le Tourbillon de l'amour"  prend connaissance des dernières déclarations hallucinantes de Bruno Patino « numéro 2 » de France Télé (numéro 1 aux programmes) se défaussant de l’incroyable bide de ce feuilleton allemand quotidien "Le tourbillon de l'amour" acheté par Pflimlin à Patrick Clément l’ex conseiller d’Elkabbach au plus fort de l’affaire des animateurs/producteurs.

La suite de ce feuilleton qui ne fait que commencer [pas celui venu d’Allemagne acquis par Pflimlin qui a lui-même "négocié, en direct, cet achat de 4 à 5 millions d’euros auprès du distributeur de programmes Patrick Clément." (dixit le Nouvel Obs)] va donc être,  sa déprogrammation.

Mais attention Patino n’y est pour rien !!!! Voila ce qu’il déclare notamment sur France info : "A un moment donné, les équipes de France 2 - et j'en étais d'accord - ont pensé que le jeu de Julien Courbet arrivait à son terme…. » !!!!

Les équipes de France 2 ????? Mais non, en réalité le responsable des programmes de France 2 depuis l’éviction brutale de Perrine Fontaine c’est Vilamitjana et lui seul !

Patino en s’exprimant ainsi, le charge…il ne s’agit pas de la « pensée collective des équipes de France 2 », absolument pas.

Celui qui est visé c’est bien Vilamitjana…celui qui avait  imaginé, un temps, envoyer Stéphane Bern sur France 5 pour faire venir Alexandra Sublet sur France 2 !!!! 

Après avoir donc essayé de se dédouaner, la suite du propos de Patino vaut son pesant de cacahuètes : « Il peut y avoir des erreurs d'appréciation sur tel ou tel programme. En l'occurrence, cela semble être le cas pour ce feuilleton allemand (...) Pour l'instant, le succès n'a pas l'air d'être au rendez-vous. Des décisions vont être prises. »

Des erreurs qui coûtent aux contribuables entre "4 et 5 millions d’euros" surtout en pleine période de crise, ça fait extrêmement désordre même si personne ne veut aujourd’hui, à commencer par Patino, les assumer !!!!

Patino peut bien raconter, après coup, que « ce type de programme met traditionnellement du temps à s'installer, que ses audiences ne sont pas à la hauteur des espérances, etc… » mais que pouvait-il bien espérer ?

Le niveau catastrophiquement bas où le roman-photo-vidéo germanique a commencé (le soap n’affiche pas plus de 300.000 téléspectateurs soit moins de 4% des ménagères) qui, de plus a une incidence sur l'access prime time, le dernier carrefour stratégique où France Télévisions peut encore commercialiser des écrans publicitaires, c’est une véritable faute.

Tous ceux de la chaîne de commandement qui ont failli dans cette opération où le non respect des procédures semble bien l’avoir emporté, doivent être sanctionnés.

Pflimlin, Patino et Vilamitjana, doivent au minimum être convoqués à un entretien préalable en vue de leur licenciement avec mise à pied conservatoire jusqu’à là, pour faute professionnelle grave qui coûte à l’entreprise la bagatelle de 4 à 5M€.

Évidemment, il ne peut pas y avoir 2 poids, deux mesures !!!! Perrine Fontaine ex directrice des programmes de France 2 serait publiquement virée pour rien mais pas les autres ?????

Quant à la « responsabilité collective » qu’évoque Patino, en indiquant  "Des décisions vont être prises", elle ne peut servir de paravent à personne et surtout pas au premier intéressé.

PS : Le blog CGC, qui ne manquera pas de s’intéresser aux conditions d’acquisition de ce programme, vous tiendra informé de ses développements.

Le malaise social à France Télé atteint des sommets mais Papet dga/drh continue l’esbroufe.

Tout cela dépasse l’entendement. Ce lundi 15 avril 2013, Papet réunit la fine fleur des directeurs et autres « managers » de France Télé pour une nouvelle présentation dont il est coutumier, aujourd’hui les résultats du questionnaire concernant l’enquête « SANTÉ  AU  TRAVAIL ».

Cette réunion où personne ne sait vraiment à quel titre il y participe, est parallèle à la campagne de propagande interne placardée dans les couloirs de France Télé destinée à persuader tout un chacun que la situation se serait améliorée!!

Les collaborateurs du Siège peuvent entre autre lire, sur les panneaux:

France télévisions est « Le reflet de la société française avec un devoir à l'antenne comme au sein de l'entreprise » [c’est sûrement pour cela que l’entreprise - contrairement à Radio France - n’a toujours pas obtenu le LABEL DIVERSITÉ !!!!!!!]

Ou encore, avec un thème par panneau des affirmations gratuites comme :

«  418 collaborateurs en situation de handicap travaillent à France télévisions au 31 décembre 2011 »

« France télévisions sous-titre 100 % des programmes nationaux de France 2, France 3 France 5 via MFP » [donc via la filiale qui est hors l’entreprise et qui est justement utilisée pour dégonfler le volume d’ETP à FTV !]

«  43 % de l'effectif de France télévisions sont des femmes »

 «  Au moins 120 alternants avec un objectif de recrutement pour 2012 d’une cinquantaine, sont issus des zones urbaines sensibles (ZUS) et/ou boursier… »

 « 20 % des collaborateurs de France télévisions ont  55 ans et plus » [ceux-là même dont FTV imagine se débarrasser avec son soi-disant PDVR (Plan de Départs Volontaires en Retraite) ou PDV qui n’est en réalité et juridiquement qu’un mix entre PSE et plan de licenciements économique collectif ]

etc…

Donc sans penser éventer l’exercice auquel Papet va se livrer : GLOBALEMENT TOUT VA BIEN à France TÉLÉVISIONS…

Combien de temps, la mystification va-t-elle encore durer ?

Vendredi dernier le blog CGC Média révélait que « Entreprise & Personnel » dont Papet est administrateur et qu’il a fait travailler à peine nommé, en lui commandant un rapport sur le sujet….et ce, en s’asseyant au passage sur les dispositions conventionnelles qui s’imposent pourtant à tout un chacun sur l’exclusivité de collaboration et les intérêts croisés !

Rapport, vous avez dit rapport !?!? Mais au fait quand ce rapport de « Entreprise & Personnel » Papet siège au Conseil d’Administration, payé par le contribuable, dont parle le Figaro, a-t-il été présenté aux instances de représentation du personnel à FTV (CCE, CE, CA ou encore CHSCT) et aux syndicats que ce dernier taxait de manque de sérénité pour ajouter à la tension ?????

Voila ce que disait d’ailleurs l’article du « Figaro » intitulé « Malaise social chez France Télévisions »  signé Paule Gonzales du 12/11/10 et dont elle a eu visiblement connaissance:

« Une commission d'enquête s'est réunie mercredi. Plusieurs rapports de la direction et des organisations professionnelles mettent en avant les risques psycho-sociaux dans l'entreprise. 

La pression monte à France Télévisions. Et la nouvelle direction n'est pas loin de déclarer l'état d'urgence. Plus que tout, l'état-major de Rémy Pflimlin a la hantise de voir la télévision publique atteinte d'un syndrome France Télécom. Et pour cause: au cours de ces derniers mois, l'entreprise a connu un cas de suicide d'un médecin du travail chez France 3 Alsace, la mort d'un salarié de RFO que ses confrères continuent de trouver suspecte, et plusieurs cas de personnes ayant attenté à leurs jours à RFO ou à France 3.

La situation est suffisamment grave pour que le social soit devenu la priorité de la nouvelle direction. Elle a mis en place une commission qui s'est réunie mercredi dernier et dont la mission est autant d'enquêter sur ces différents cas que de trouver des solutions à un malaise social qui fait courir «des dangers graves et imminents» aux salariés les plus fragiles de l'entreprise.

Un mois après son arrivée, Patrice Papet, le nouveau directeur des ressources humaines, a commandé un rapport au cabinet Entreprise & Personnel aux conclusions sans appel.

L'expert estime l'«état du corps social préoccupant» et le juge «fatigué physiquement et psychiquement». Il fait le «constat indéniable et unanime d'un sentiment de malaise». Ce constat vaut pour tous les échelons de l'entreprise, y compris les fonctions hiérarchiques les plus élevées puisque le rapport relève que «les managers eux-mêmes sont en difficulté». Les fonctions administratives seraient particulièrement atteintes. Ainsi le rapport dénonce «des RH de proximité débordés», un «sentiment d'impuissance», «trop de réunions, trop de messages». Le point central porte sur la nouvelle organisation mise en place au 1er janvier 2010. Le rapport affirme que c'est «une logique qui passe mal», et donne aux salariés le «sentiment d'un travail empêché».

Ce constat alarmant avait déjà été dressé dans un rapport commandé au cabinet Cedaet par les représentants des comités d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de France 2, France 3, RFO, et France 4 à l'occasion des premiers déménagements et de la mise en place du nouveau «fonctionnogramme» de l'entreprise. Datant du 6 septembre dernier, ce rapport dénonce «l'appauvrissement du contenu du travail», celui du «rôle professionnel», ou encore du «champ relationnel», «la réduction du champ des prérogatives au profit d'une logique de contrôle», ainsi que «la dilution des collectifs de travail et des collaborations». Des avertissements qui ont incité la direction à suspendre les mouvements de personnes et de se repencher sur l'organisation de l'entreprise et de ses besoins humains.

La fébrilité sociale est telle que mercredi dernier, Patrice Papet n'a pas hésité à reprocher aux organisations syndicales leurs tensions et à les inviter à plus de sérénité... »
Alors le numéro de claquettes du Papet donneur d’ordre de la société qu’il administre par ailleurs, devant  «les managers eux-mêmes en difficulté», ne convainc plus personne et surtout pas le personnel. 

Convaincra-t-il longtemps l’État actionnaire qui prône la plus grande transparence et l’exemplarité des dirigeants d’entreprises publiques ?????

vendredi 12 avril 2013

Le dga/drh de France Télévisions, Patrice Papet, doit tirer les conséquences des déclarations de François Hollande en démissionnant.


Le dga/drh de France Télévisions, Patrice Papet, doit tirer les conséquences des déclarations de François Hollande en démissionnant.

Le Président de la République dans un contexte particulièrement « lourd » vient d’annoncer qu’il prenait tout un tas de décisions visant à accroître la transparence de la vie publique, en ajoutant que ces mesures viseraient également les dirigeants d'entreprises publiques.

"Le principe n'est pas de mettre en cause les élus, ni les fonctionnaires, mais de se dire que dès lors qu'il y a des financements publics, des salaires qui sont payés sur des fonds publics, il faut la transparence : donc, elle s'adresse aux administrations, aux élus, mais aussi à tous les dirigeants d'entreprises publiques qui sont payés sur fonds publics".

Les dirigeants d’entreprises publiques doivent donc être plus que tout autres EXEMPLAIRES.

Le SNJ dans un communiqué du 10/04/13 (en bas de post) intitulé : « INTÉRÊTS CROISÉS À FRANCE TÉLÉVISIONS » écrivait, entre autres :

Le projet de texte que la direction de France Télévisions et les syndicats de l'entreprise continuent de négocier comporte un paragraphe sur les intérêts croisés. "Les salariés ne peuvent par eux-mêmes ou par personne interposée posséder des intérêts de nature à compromettre leur indépendance, dans une entreprise en relation d’affaires avec la société ou le groupe (ou susceptible de l’être en raison de son activité), ainsi que d’être lié par contrat avec une telle entreprise quelles que soient la forme et la nature juridique de ce contrat.
Tous les renseignements utiles sont fournis à l’employeur par les salariés pour permettre la vérification du respect de cette disposition, à la demande de l’employeur ou à l’initiative du salarié."

Dans sa rédaction actuelle cette disposition ne permettra pas de mettre un terme aux abus constatés depuis des années en ce domaine.

Le SNJ considère qu'il n'est pas acceptable qu'une poignée de personnes puisse enchaîner dans le déroulement de leurs carrières des postes de responsabilités au sein de France Télévisions et des fonctions de dirigeants de sociétés de productions bénéficiaires des commandes de France Télévisions. Cette consanguinité qui frappe également parfois les cabinets ministériels en charge de la tutelle de France Télévisions n'est plus tolérable.

Le SNJ propose de rendre ce "pantouflage" impossible. La direction affirme que la législation ne lui permet pas d'être plus exigeante en la matière.

Le SNJ refuse de baisser les bras devant ce scandale présenté comme une fatalité.
Il appartient à l'Etat, actionnaire unique de France Télévisions, d'imposer à une société. "

Comment ne pas être 100% d’accord avec cela !!!

Pour être le plus complet possible et apporter de l’eau au moulin du SNJ, le blog CGC Média se doit de préciser que même si ce texte est toujours en négociation après 30 mois de présence du duo Pfilmin/Papet, l’accord d’entreprise France Télévisions qui a force de loi et s’applique à l’ensemble des quelques 11.000 salariés de l’entreprise dispose déjà dans son article 18 (page 10 du texte également en bas de post) :

« Article 18 - Intérêts croisés
Il est interdit à tout salarié de posséder soi-même ou par personne interposée, dans une entreprise en relation d’affaires avec France Télévision S.A. ou les sociétés du groupe (ou susceptible de l’être en raison de son activité), des intérêts de nature à compromettre son indépendance, ainsi que d’être lié par contrat avec une telle entreprise, quelles que soient la forme et la nature juridiques de ce contrat. Tous les renseignements utiles sont fournis à l’employeur, par les salariés, pour permettre la vérification du respect de cette disposition. »

que vient compléter l’article 17 dudit document sur l’Exclusivité de collaboration

« L’exclusivité de collaboration a pour but de garantir à l’entreprise et aux salariés ’exécution effective et loyale des contrats de travail ainsi que de contribuer à la solidarité générale par un meilleur partage du travail. A cet effet, la collaboration des salariés relevant du présent texte est exclusive.
L’exclusivité de collaboration consiste en l’interdiction pour chaque salarié d’exercer une activité lucrative, salariée ou non, hors de l’entreprise qui l’emploie…..

Ces dispositions qui ont force de loi s’imposent à tous les salariés de France Télévisions…à Papet comme à tous les autres. Elles viennent en écho aux propos de François Hollande et de tant d’autres après lui: « Une entreprise publique comme France Télévisions doit avoir un comportement exemplaire »

Nous sommes bien d’accord.

Papet qui est le premier concerné, n’a d’autre choix que tirer les conséquences des déclarations de François Hollande, en démissionnant.

Le blog CGC Média a retrouvé dans ce cadre, l’article du Figaro signé Paule Gonzales, en date du 12/11/10 et intitulé « Malaise social chez France Télévisions » 
 
Extrait : « Une commission d'enquête s'est réunie mercredi. Plusieurs rapports de la direction et des organisations professionnelles mettent en avant les risques psycho-sociaux dans l'entreprise. La pression monte à France Télévisions. Et la nouvelle direction n'est pas loin de déclarer l'état d'urgence. Plus que tout, l'état-major de Rémy Pflimlin a la hantise de voir la télévision publique atteinte d'un syndrome France Télécom. Et pour cause: au cours de ces derniers mois, l'entreprise a connu un cas de suicide d'un médecin du travail chez France 3 Alsace, la mort d'un salarié de RFO que ses confrères continuent de trouver suspecte, et plusieurs cas de personnes ayant attenté à leurs jours à RFO ou à France 3.
La situation est suffisamment grave pour que le social soit devenu la priorité de la nouvelle direction. Elle a mis en place une commission qui s'est réunie mercredi dernier et dont la mission est autant d'enquêter sur ces différents cas que de trouver des solutions à un malaise social qui fait courir «des dangers graves et imminents» aux salariés les plus fragiles de l'entreprise. Un mois après son arrivée, Patrice Papet, le nouveau directeur des ressources humaines, a commandé un rapport au cabinet Entreprise & Personnel aux conclusions sans appel…. » (dont il est administrateur) 

Papet aurait dû relire et relire cent fois, mille fois ces 2 articles 17 et 18 avant de déclarer « n’être absolument pas troublé par le fait que certains dirigeants de France Télévisions soient présents dans les conseils d’administration de certaines de certaines associations qui travaillent pour France Télévisions »

Papet administrateur de « Entreprise & Personnel » qu’il a fait intervenir au sein de France Télévisions, n’y voit d’ailleurs – à son sens  – aucun problème. « Il y en aurait si les fonctions d’administrateurs étaient rémunérées...mais vu qu’il n’y là aucun jeton de présence » !!!! Ben voyons.

Ainsi donc, le fait qu’il n’y ait pas de jetons de présence excuserait le viol de ces 2 articles !!?? Non
 « L’Interdiction à tout salarié de posséder soi-même ou par personne interposée, dans une entreprise en relation d’affaires avec France Télévision S.A. ou les sociétés du groupe (ou susceptible de l’être en raison de son activité), des intérêts de nature à compromettre son indépendance, ainsi que d’être lié par contrat avec une telle entreprise, quelles que soient la forme et la nature juridiques de ce contrat » …doublée de « l’exclusivité la collaboration des salariés relevant du présent texte faisant interdiction pour chaque salarié d’exercer une activité salariée ou non, hors de l’entreprise qui l’emploie… », ne souffre aucune exception et sûrement pas celle du « jeton de présence » perçu au Conseil d’Administration.

Papet qui doit être le premier à s’appliquer à lui-même ces règles, n’a aucun donc aucun autre choix, au titre de l’exemplarité des dirigeants publics voulue par l’actionnaire, que de démissionner.



Vivement les vacances d'été...et la loi sur le retour à la nomination des patrons de l'audiovisuel public via le CSA

Comme l'indiquait le blog CGC Média dès le 9 avril dans un post intitulé "Changement des patrons à la tête des entreprises de l’Audiovisuel Public…c’est presque maintenant , le Congrès se réunira bien pour  une réforme constitutionnelle à l'été de cette année. 

Claude Bartolone Président de l’Assemblée Nationale, propose de le réunir le 29 juillet prochain.

Selon Le Parisien  :" Les parlementaires devraient repousser leur départ en vacances cette année...mardi soir lors d’un dîner avec les jeunes députés socialistes à l’Hotel de Lassay, Claude Bartolone a avancé la date du lundi 29 juillet pour réunir députés et sénateurs en Congrès à Versailles afin de voter la réforme constitutionnelle. 
A cette occasion, sénateurs et députes siègent en commun, placés par ordre alphabétique dans la salle des séances de l’aile midi du château de Versailles. Pour Bartolone, la lourdeur de l’agenda parlementaire ne laisse guère le choix. Le 26 juillet, tous les textes devraient avoir été votés. Et Versailles ne peut être occupé par les parlementaires qu’un lundi, le seul jour où le site touristique est fermé au public. A l'Élysée, on confirme le choix d’un lundi de juillet, mais la date du 29 n’est pas encore officialisée."

Dans le droit fil de cette annonce, "Challenges" par la plume de Jean-Baptiste Diebold écrit "Schrameck veut que le CSA reprenne le contrôle sur l’audiovisuel public"

Extrait: "Rompant avec l'ère Boyon, le président du conseil supérieur de l'audiovisuel, Olivier Schrameck, prévient qu'il va exercer une tutelle effective tant sur les programmes que sur les finances.


Olivier Schrameck,exerce son droit d’inventaire… à sa manière. Très policée. Le nouveau président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) estime que l’institution a été "un peu retrait" s’agissant de l’audiovisuel public sous la présidence de Michel Boyon, son prédécesseur. Cela va changer. Il souhaite que le CSA "ait explicitement un pouvoir sur le contrat d’objectifs et de moyens (le budget, ndlr) du secteur public et un rôle dans le contrôle de son application"... 

Présent à ses côtés lors d’un colloque du Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes, le député PS Pierre Assouline estime que les dirigeants de l’audiovisuel public devront être choisis par le CSA avant de voir leur nomination approuvée par le Parlement. "Par consensus, c’est-à-dire avec trois-cinquièmes de votes afin de s’assurer de leur compétence".