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mercredi 22 mai 2013

"Trahi, blacklisté, interdit de séjour ..." le patron de JEM Production, à LA MEMOIRE COURTE, cartonne Pflimlin et ses équipes dans un brulot intitulé « L’INTERDIT ».


"Trahi, blacklisté, interdit de séjour ..." le patron de JEM Production, à LA MÉMOIRE COURTE,cartonne Pflimlin et ses équipes dans un brulot intitulé «L’INTERDIT» tout en tirant des plans sur la comète !

Il y a un an Jacques Kirsner le patron de JEM Production déclarait à Écran Total: "Le PDG de France Télévisions doit rester en place pour dix ans". (voir le blog CGC Média du 24/04/12)

Lorsque le journaliste lui demandait "Quel est votre point de vue sur France Télévisions que nombre de producteurs critiquent", Jacques Kirsner répondait : "Il faut faire très attention à la mode qui consiste à tirer sur les dirigeants de France Télévisions. Selon moi le prochain président de la République [François Hollande donc, ndlr] doit prendre l’engagement de la stabilité du service publique. Je comprends que l’on change la loi sur l’audiovisuel, mais cela n’implique pas que l’on change le PDG de France Télévisions. Seule la stabilité permet de concevoir et de mettre en œuvre une politique. Cette stabilité suppose deux mandats, soit dix ans pour le PDG. Être partisan de cette stabilité n’implique aucun conservatisme. Au contraire, c’est la condition d’un vrai changement. Je dis ça alors que j’ai des échanges souvent animé avec Rémy Pflimlin. Mais c’est la vie, il faut distinguer l’essentiel de l’accessoire."

Quant à la question sur "son jugement sur la politique de Pflmilin", Jacques Kirsner ajoutait: "D’abord, il faut le féliciter d’avoir détricoté un système centralisé qui mettait en danger la liberté de création. C’est un acquis..."



Rien ne va plus aujourd’hui (en tout cas c’est ce qui semble!!!!!!). 
Dans un brulot intitulé «  L’INTERDIT » (* que le blog CGC Média vous propose de découvrir en en exclusivité en bas de post)  il étrille Pflimlin et ses équipes mais encense son numéro 2, en misant comme beaucoup dans les diners en ville, sur le fait qu’il sera demain numéro 1 : « Bruno Patino est intelligent et talentueux. En témoigne son remarquable essai « La condition numérique » qui parle de la condition humaine. Il m’a assuré qu’il ne tolérerait pas qu’un producteur soit "blacklisté"…» !!!!!

Lui qui dénonçait dans son documentaire-pamphlet "Les Nouveaux Chiens de garde ", "la connivence entre les médias et les puissances d'argent mais aussi la pensée unique" en prônant l’indépendance des média publics, le voila qui un an plus tard, s’en prend violemment au tandem Pflimlin/Langlois et ses équipes en prenant bien soin d’épargner celui qu’il voit surement comme le « dauphin » : « France Télévisions va mal. Tout le monde le sait, tout le monde le dit, mais qui souhaite son redressement ? Il faudrait rassembler les énergies, les diversités, les points de vue contradictoires pour recréer "du sens", de l’énergie positive, de l’enthousiasme. On fait le contraire. Les mesures administratives et la vacuité l’emportent.

Lui qui fait et défait les Présidents de France Télévisions - il écrit : « Il y a près de deux ans le chef de l’État Nicolas Sarkozy me demandait mon avis sur la nomination du futur Président de France Télévisions. Il penchait pour un jeune homme incarnation du libéralisme. Je m’y opposais en défendant la candidature de Rémy Pflimlin avec lequel je n’avais pas de liens particuliers. La discussion fut rude comme c’était souvent le cas avec l’ex-Président, mais il y eut discussion, avec moi et avec d’autres. Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy m’annonçait qu’il avait décidé de nommer Rémy Pflimlin. En me raccompagnant il me glissait dans un sourire : "Il te trahira à la première occasion".» - balance sur Pflimlin et demande en filigrane à l’État ("chacun")  d’agir pour le remplacer: « Trop c’est trop. Le seuil de tolérance a été franchi. Que chacun prenne ses responsabilités. 

Il n’y a même pas besoin de passer par le CSA…l’avis de ses membres et de son Président Olivier Schrameck, nommé le 9 janvier dernier ...ne sera donc pas nécessaire puisque le numéro 2 devrait passer numéro 1 !!!

Jacques Kirsner pourrait bien être déçu. Le CSA, ses membres et son Président Olivier Schrameck, ne sont pas instance à se laisser dicter leurs choix et encore moins une chambre d'enregistrement. Ceux qui pensent un peu vite que Patino sera le prochain président de France Télévisions devraient en être pour leurs frais.

Il a la mémoire courte Jacques Kirsner. Il ne doit plus souvenir entre autres de l'article publié par « Le Canard enchaîné » du 26 mars 2012 qui révélait que France Télévisions avait versé un demi-million d’euros de l’argent public à un producteur en dédommagement d’une émission qui ne verra jamais le jour !!!!

Et quel producteur ! Le même Jacques Kirsner (Jem Productions) qui produisait donc :"Les Nouveaux Chiens de garde", documentaire "pamphlet contre la connivence entre les médias et les puissances d'argent…" et canarde aujourd'hui Pflimlin.

Rappel de l’article du « Canard enchaîné: « France 3 ne s’en est pas vantée, mais elle a payée très cher l’annulation du projet de série « Cuba Rumba » commandée à Jacques Kirsner (Jem Productions) dont les huit épisodes devaient être tournés à Cuba cette année.
Moyennement emballé (et par souci d’économies…) [chacun pourra apprécier ici, toute l’ironie du Canard !], le nouveau directeur des programmes Thierry Langlois, avait mis fin à l’aventure cet automne. Laquelle s’est soldée par un coquet dédommagement pour Kirsner : 500.00 euros avant même de sortir une caméra.
Au service financier de France 3, c’est la salsa ! »

Le blog CGC Média intitulé "500.000€…800.000€…1Million d’euros, Combien Pflimlin a-t-il accepté de verser pour rien? "(24/04/12) s'interrogeait d'ailleurs sur la concomitance d'une  "Dénonciation de la connivence entre les puissances d'argent et les médias " par Jacques Kirsner avec ce que l'intéressé appelle dans sa tribune  " une partie des frais remboursée"...après  l'arrêt brutal par Thierry Langlois sur France 3 qui stoppait la série sur laquelle JEM travaillait depuis un an "Cuba Rumba..." !!!!

Et qui a donné l'autorisation d'un tel versement de telles sommes ?????

* Voici le texte "de Jacques Kirsner " : " L'INTERDIT"










Que Jacques Kirsner vienne grossir le nombre de ceux qui considèrent que Pflimlin ne peut plus rester à la tête de France Télé, soit...mais qu'il passe la brosse à reluire au numéro 2 comme s'il ne faisait pas partie de l'équipe en place, en déclarant "Bruno Patino est intelligent et talentueux..", à qui il dit faire confiance, c'est un peu gros.



mardi 21 mai 2013

L’affaire Kiefer de harcèlement moral à France Télévisions dans les mains du Premier Ministre sur fond de suicides.


L’affaire Kiefer de harcèlement moral à France Télévisions dans les mains du Premier Ministre sur fond de suicides.

Le 19 avril dernier, Thierry Kiefer journaliste et ancien cadre de France  Télévisions, portait à la connaissance du Premier Ministre, la nouvelle condamnation de l’entreprise publique dans une affaire de harcèlement moral communément baptisée l’« affaire KIEFER » et qui dure maintenant depuis près de 13 ans. (Découvrir son courrier en bas de post)

En effet, le 14 mars dernier, le Conseil de Prud’hommes de Lyon a jugé « nul » son licenciement décidé par France Télévisions en septembre 2010 et a condamné l’entreprise publique qui n’a pas fait appel, à lui verser plus de 100.000 euros, notamment « à titre de dommages-intérêts ».

Thierry Kiefer dédie sa troisième « victoire » en Justice à son ancien médecin du travail à France 3 Alsace, le Dr Marie-Magdeleine GRESSÉ, qui s’est suicidée en octobre 2010 pour dénoncer le harcèlement moral dont elle se sentait victime.

Thierry Kiefer interpelle le Premier Ministre sur les responsabilités des dirigeants de France Télévisions dans un contexte anxiogène extrême et l’appelle à l’action « S’il subsistait, Monsieur le Premier ministre, des doutes dans votre esprit sur le fait que dans une affaire de harcèlement moral, on puisse encore s’autoriser, en 2013, de tels comportements dans une entreprise publique, j’espère bien ici les avoir dissipés. Comme j’espère vivement qu’il n’en faudra pas davantage pour vous convaincre qu’il faut agir.
Agir, parce qu’en dépit de ce qui a déjà été accompli, notamment après la vague de suicides à France Télécom, il reste à l’évidence encore beaucoup à faire, en France, s’agissant du harcèlement moral, en matière de prise de conscience, de reconnaissance des victimes, de sanction des auteurs et de prise de mesures spécifiques.»

Il propose que les responsables en soient personnellement rendus comptables et que les auteurs soient régulièrement sanctionnés afin de réduire les errements : « Ma conviction, Monsieur le Premier ministre, est qu’il y aurait eu moins d’« errements » délictuels, dans « l’affaire KIEFER », si leurs auteurs avaient été régulièrement sanctionnés.
Et qu’il y aurait, tout simplement, moins de condamnations de France Télévisions, si leurs responsables en étaient personnellement rendus comptables. »

Il propose que dans une entreprise publique comme France Télévisions :

1- « tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement moral » ne soit plus simplement « passible » de sanctions disciplinaires, comme actuellement, mais automatiquement sanctionné.

2- et que toute condamnation de l’entreprise pour harcèlement moral soit automatiquement assortie d’une sanction pécuniaire des auteurs, sanction dont les harceleurs ne sont, pour l’heure, même pas « passibles »

Thierry Kiefer précise également que « La particularité de cette condamnation, c’est d’être la troisième pour France Télévisions, dans la même affaire, après une condamnation en 2003 pour le licenciement abusif de mon épouse, alors Cadre à France 3 elle aussi (KIEFER c/ FRANCE 3, Prud’hommes de Lyon, 17 juillet 2003) et après une condamnation me concernant directement, en 2005, pour exécution déloyale du contrat de travail et « harcèlement moral de gestion » (KIEFER c/ FRANCE 3, Prud'hommes de Lyon, 6 octobre 2005)… »

Pour autant France Télévisions bien qu’étant condamnée, refuse de reconnaître quelque faute que ce soit : « Si la société France Télévisions a accepté cette décision dans un souci d’apaisement, écrivent ainsi les juges, elle n’a pas pour autant réglé (sic) la difficulté en refusant d’entamer un dialogue avec Monsieur KIEFER sur les errements passés et n’a pas, ainsi que cela résulte de ses écritures, reconnu qu’elle était réellement en tort et que Monsieur KIEFER avait été harcelé », poursuit Thierry Kiefer.

Enfin, Thierry Kiefer dénonce encore de « coupables « errements » et un bilan qui n’a eu de cesse de s’alourdir pour France Télévisions avec :

- Trois condamnations.

- Une affaire qui a en partie ruiné la carrière et la santé de deux salariés contre lesquels, rappelons-le tout de même, France Télévisions n’a jamais réussi, en 13 ans de procédures, à formuler un seul grief jugé sérieux.

- Et une addition qui s’élève désormais à… 433.974, 64 euros ! 433 974, 64 euros, rien qu’en condamnations de Justice. 433.974, 64 euros auxquels il convient donc, a priori, d’ajouter les quelques centaines de milliers d’euros d’indemnités versées, durant plusieurs années, par l’assurance maladie et l’assurance chômage.

Bref, une gabegie financière et un gâchis humain, largement détaillés au fil des trois jugements successifs, mais dont personne, aucun des responsables, n’a, jusqu’à preuve du contraire, jamais eu à rendre compte. En 13 ans, dans « l’affaire KIEFER », il y a ainsi bien eu quelques jolies promotions, parfois même, à l’occasion, de flatteuses décorations officielles, mais il n’y a jamais eu la moindre sanction. »

Il a bien raison Thierry Kiefer car au bout du compte c’est le contribuable qui paie et tout le monde semble s’en foutre. Saisir le Premier Ministre sur ce dossier est donc une évidence…

Trois condamnations pour une même entreprise, c'est du jamais vu....et France Télévisions continue d'affirmer « n’avoir commis aucune faute au préjudice de Monsieur KIEFER »; il faut oser.

Thierry Kiefer pourrait très bien demander au Premier Ministre de dire comment une telle récidive punie normalement par la Justice, peut perdurer !!!! 

Voici son courrier 

Monsieur Jean-Marc AYRAULT
Premier Ministre
Hôtel de Matignon
57, Rue de Varenne
75007 PARIS

Lyon, le 19 avril 2013




Copie : Madame Aurélie FILIPPETTI, Ministre de la Culture et de la Communication

Monsieur Jean-Charles AUBERNON, Contrôleur général de France Télévisions (CGEFI)

Monsieur Pierre-Alain MUET, député du Rhône 

Objet : demande de renforcement des sanctions du harcèlement moral à France Télévisions




Monsieur le Premier ministre,



Je suis journaliste, ancien cadre de France  Télévisions, et je me permets de vous solliciter suite à une nouvelle condamnation de cette entreprise publique, dans une affaire de harcèlement moral qui dure maintenant depuis près de 13 ans et qui a communément été baptisée, de mon nom, l’« affaire KIEFER ».

Le 14 mars dernier, en effet, le Conseil de Prud’hommes de Lyon a jugé « nul » mon licenciement, décidé par France Télévisions en septembre 2010, et condamné l’entreprise publique, qui n’a pas fait appel, à me verser plus de 100.000 euros, notamment « à titre de dommages-intérêts ». 

La particularité de cette condamnation, c’est d’être la troisième pour France Télévisions, dans la même affaire, après une condamnation en 2003 pour le licenciement abusif de mon épouse, alors Cadre à France 3 elle aussi (KIEFER c/ FRANCE 3, Prud’hommes de Lyon, 17 juillet 2003), et après une condamnation me concernant directement, en 2005, pour exécution déloyale du contrat de travail et « harcèlement moral de gestion » (KIEFER c/ FRANCE 3, Prud'hommes de Lyon, 6 octobre 2005). Une condamnation, inédite pour cette entreprise publique, que certains des cinq syndicats (CGT, CFDT, SNJ, FO, CFTC) associés à la procédure avaient à l’époque qualifiée de « crash judiciaire » sanctionnant la « gestion inhumaine » de l’équipe PFLIMLIN...

La particularité de l’affaire, c’est qu’aucun de ses protagonistes n’a, à ma connaissance, jamais été inquiété à ce jour, ni donc vraiment stoppé dans son élan.

Le dossier montre ainsi, par exemple, qu’en 2005, France Télévisions n’a pas fait appel de sa condamnation pour harcèlement moral, officiellement par «souci d’apaisement». Mais il montre aussi, et surtout, qu’en réalité, l’heure n’a pas tout à fait été à la « réhabilitation » qui m’avait alors été promise. 

« Si la société France Télévisions a accepté cette décision dans un souci d’apaisement, écrivent ainsi les juges, elle n’a pas pour autant réglé (sic) la difficulté en refusant d’entamer un dialogue avec Monsieur KIEFER sur les errements passés et n’a pas, ainsi que cela résulte de ses écritures, reconnu qu’elle était réellement en tort et que Monsieur KIEFER avait été harcelé ». 

En clair, aucune prise de conscience, aucune reconnaissance pour les victimes, aucune sanction des auteurs, aucune prise de mesures spécifiques.

Résultat : de coupables « errements » qui ont pu m’affecter cinq années supplémentaires à France Télévisions. Résultat : un bilan qui n’a eu de cesse de s’alourdir pour France Télévisions : 

- Trois condamnations.
- Une affaire qui a en partie ruiné la carrière et la santé de deux salariés contre lesquels, rappelons-le tout de même, France Télévisions n’a jamais réussi, en 13 ans de procédures, à formuler un seul grief jugé sérieux.
- Et une addition qui s’élève désormais à… 433. 974, 64 euros ! 433 974, 64 euros, rien qu’en condamnations de Justice. 433 974, 64 euros auxquels il convient donc, a priori, d’ajouter les quelques centaines de milliers d’euros d’indemnités versées, durant plusieurs années, par l’assurance maladie et l’assurance chômage.

Bref, une gabegie financière et un gâchis humain, largement détaillés au fil des trois jugements successifs, mais dont personne, aucun des responsables, n’a, jusqu’à preuve du contraire, jamais eu à rendre compte. En 13 ans, dans « l’affaire KIEFER », il y a ainsi bien eu quelques jolies promotions, parfois même, à l’occasion, de flatteuses décorations officielles, mais il n’y a jamais eu la moindre sanction.

Pas même un tout petit blâme…

J’ignore, Monsieur le Premier Ministre, si les dirigeants de France Télévisions dont les noms parcourent mon dossier seront un jour amenés à vous fournir, à vous ou aux Ministères de Tutelle, des explications sur leur gestion de « l’affaire KIEFER ». 

Ce que je sais, en revanche, c’est qu’il n’est pas interdit, surtout dans le contexte actuel, d’essayer d’en tirer les quelques enseignements que les faits, et la Justice, autorisent déjà.

C’est pourquoi j’ai décidé de me tourner vers vous, et de venir vous suggérer (ce n’est bien sûr qu’une humble suggestion) de faire modifier l’article L1152-5 du Code du travail, de manière à ce que, dans une entreprise publique comme France Télévisions:

1- « tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement moral » ne soit plus simplement « passible » de sanctions disciplinaires, comme actuellement, mais automatiquement sanctionné.
2- et que toute condamnation de l’entreprise pour harcèlement moral soit automatiquement assortie d’une sanction pécuniaire des auteurs, sanction dont les harceleurs ne sont, pour l’heure, même pas « passibles » 

Ma conviction, Monsieur le Premier ministre, est qu’il y aurait eu moins d’« errements » délictuels, dans « l’affaire KIEFER », si leurs auteurs avaient été régulièrement sanctionnés.

Et qu’il y aurait, tout simplement, moins de condamnations de France Télévisions, si leurs responsables en étaient personnellement rendus comptables.

Mon ambition, Monsieur le Premier ministre, est que mon affaire ne soit pas totalement inutile.

Et qu’elle puisse tout autant servir à promouvoir de bonnes pratiques au travail, ce qui a été l’une de mes principales préoccupations durant toute ma carrière professionnelle, qu’à combattre les mauvaises, ce que j’ai été conduit à faire, fin 2000 à France 3 Alsace, dans une entreprise publique où il me semblait que le devoir d’exemplarité le commandait.

Une « anecdote », pour conclure.

Fin 2011, la Sécurité sociale a déclaré d’origine professionnelle les séquelles que m’ont laissées toutes ces années de bataille. Nous l’avons donc saisie, en avril suivant, d’une demande de reconnaissance de la « faute inexcusable » de France Télévisions dans cette maladie professionnelle. Une réunion de conciliation devait avoir lieu fin mars dernier, mais elle n’a jamais pu se tenir.

Quelques jours auparavant, en effet, la Direction déléguée au Dialogue social a fait savoir qu’elle « [n’entendait] pas concilier » dans ce volet du dossier, parce que France Télévisions « [considérait] n’avoir commis aucune faute au préjudice de Monsieur KIEFER » (lire le courrier joint).



Et voilà donc comment cette entreprise publique a pu se retrouver engagée sur la voie d’un 4e procès dans « l’affaire KIEFER »

S’il subsistait, Monsieur le Premier ministre, des doutes dans votre esprit sur le fait que dans une affaire de harcèlement moral, on puisse encore s’autoriser, en 2013, de tels comportements dans une entreprise publique, j’espère bien ici les avoir dissipés. Comme j’espère vivement qu’il n’en faudra pas davantage pour vous convaincre qu’il faut agir.

Agir, parce qu’en dépit de ce qui a déjà été accompli, notamment après la vague de suicides à France Télécom, il reste à l’évidence encore beaucoup à faire, en France, s’agissant du harcèlement moral, en matière de prise de conscience, de reconnaissance des victimes, de sanction des auteurs et de prise de mesures spécifiques.

Pour l’heure, j’aimerais en finir en dédiant ma troisième « victoire » en justice à mon ancien médecin du travail à France 3 Alsace, le Dr Marie-Magdeleine GRESSÉ, qui s’est suicidée en octobre 2010 pour dénoncer le harcèlement moral dont elle se sentait victime.

Dans l’attente des suites que vous voudrez bien donner à ma requête, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de mes salutations distinguées.

Thierry KIEFER 

Pièce jointe :

- courrier du 4 mars 2013, adressé par la Direction déléguée au Dialogue social de France Télévisions à la Direction de la Sécurité sociale





mercredi 15 mai 2013

La démission de Pflimlin est la seule solution...qu'il la donne et que le CSA joue son rôle.

Comme le blog CGC Média l'indiquait dès le 13 mai, il y a donc deux jours dans un article intitulé "Le CSA nommeratrès vite après la promulgation de la loi, les nouveaux dirigeants des sociétésde l’Audiovisuel Public…" la démission de Pflimlin est bien dans l'air !

L'Express ( * version papier à découvrir en fin de post) du jeudi 16 mai 2013, le confirme avec un article intitulé: "Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, songerait à démissionner".  

Voila ce que le blog CGC Média: "Il n'est est pas pensable, qu’un pdg d’une entreprise publique qui doit montrer l’exemple ne pas lui-même, dès la loi votée, toutes les conséquences en remettant immédiatement sa démission.

Cela n’aurait bien entendu pas de sens et personne ne comprendrait du reste qu’un pdg quel qu’il soit dont la désignation directe par Nicolas Sarkozy a fait monter plus d’un député au créneau dans l’hémicycle et qui devient du coup hors la loi puisse perdurer après le vote des nouvelles prérogatives de l’instance. 

Quoi de plus naturel…c’est entendu Pflimlin n’est pas Ayrault mais pour « cet homme de valeurs » pour qui la tradition républicaine a un sens, il ne peut en être autrement

Pflimlin bénéficie somme toute, d'un "petit répit" car le projet de loi qui devait être présenté en Conseil des Ministres, ce mercredi 15 mai, visant à  «restituer au CSA la première de ses prérogatives : celle de désigner les dirigeants de l'audiovisuel public» ne l'a apparemment pas été.  (voir l'ordre du jour ci-après)

(*) Selon les informations de Renaud Revel dans L'Express " Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, songerait à démissionner avant la fin de son mandat, " las d'avaler des couleuvres et de subir les oukases d'Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, et de Bercy".


L'article précise également que "le groupe n'a toujours pas signé sa feuille de route pour les années à venir avec l’État " et de se demander si  Pflimlin acceptera "d'endosser seul cet échec, en laissant derrière lui un bilan qui ne pourra être que calamiteux?". 

Et d'enfoncer le clou  en indiquant qu'il est "prêt aux coups d'éclat pour éviter le piège qui lui est tendu"....Ce dernier se souviendrait d'ailleurs très bien de la mésaventure de son prédécesseur Philippe Guilhaume qui, "harcelé par Catherine Tasca, alors ministre déléguée à la Communication" a démissionné en décembre 1990, "après qu'on lui eut coupé les vivres et mené une guérilla de chaque instant."

lundi 13 mai 2013

Le CSA nommera très vite après la promulgation de la loi, les nouveaux dirigeants des sociétés de l’Audiovisuel Public…


Le CSA nommera très vite après la promulgation de la loi, les nouveaux dirigeants des sociétés de l’Audiovisuel Public… 

« Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques, je laisserai ça à des instances indépendantes. » voici mot pour mot, ce qu’avait déclaré François Hollande lors du débat de l'entre-deux tours aux élections présidentielles de 2012. Cette annonce claire et sans ambiguïté correspond à la proposition 51.1 du programme de François Hollande qui en compte 60 au total. 

Le 16 avril dernier, Aurélie Filipetti annonçait dans les Echos l'examen en Conseil des ministres d'une loi réformant le mode de nomination des entreprises de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, Audiovisuel extérieur de la France) pour mi-mai. Cette loi - «pas une petite loi puisque loi de renforcement de l'indépendance de l'audiovisuel qui restitue au CSA la première de ses prérogatives : celle de désigner les dirigeants de l'audiovisuel public» (dixit la  Ministre de la Culture) – devrait donc être ENFIN y être présentée, probablement le 15 ou le 22 mai. Le projet sera préalablement transmis au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et au Conseil d’État pour avis….Il semble que pour le premier cela soit en cours.

La loi qui redonnera au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel le pouvoir de choisir les patrons des entreprises de l’audiovisuel public, devrait être adoptée après les vacances d’été et promulguée dans la foulée. Il est plus que temps vu l’état catastrophique à tous niveaux dans lequel se trouve France Télévisions !...et il ne peut pas en être autrement. 

Certains députés ont fait savoir que pour s’assurer que la loi s’appliquerait bien dès sa promulgation, ils proposeraient et feraient adopter un amendement indiquant sa prise d’effet immédiate. 

C’est tout à leur honneur et il s’agit là d’une mesure de pur bon sens…sinon à quoi servirait donc le CSA même resserré le cas échéant (*) ?????

(*) Il semble que dans le e premier volet de la réforme, le CSA voit le nombre de ses membres passer de neuf à sept, « le président de la République ne nommant plus que le président de l’institution au lieu de 3 membres actuellement (ce qui vient d’être fait avec la désignation d’ Olivier Schrameck, le 9 janvier dernier), pour les six autres membres, trois seront choisis par le président du Sénat, trois par celui de l’Assemblée qui devront recevoir l’avis conforme des commissions des Affaires culturelles à la majorité des trois cinquièmes». 

Il serait évidemment paradoxal de déclarer « cette loi de renforcement de l'indépendance de l'audiovisuel qui restitue au CSA la première de ses prérogatives : celle de désigner les dirigeants de l'audiovisuel public avec des modalités de nominations qui garantissent son indépendance »  pour l’en priver tout de suite après en ajoutant « On ne fait pas une loi pour faire tomber les mandats actuels…». 

Cela n’aurait bien entendu pas de sens et personne ne comprendrait du reste qu’un pdg quel qu’il soit dont la désignation directe par Nicolas Sarkozy a fait monter plus d’un député au créneau dans l’hémicycle et qui devient du coup hors la loi puisse perdurer après le vote des nouvelles prérogatives de l’instance.

Il n’est pas plus pensable, qu’un pdg d’une entreprise publique qui doit montrer l’exemple n’en tire pas lui-même dès la loi votée toutes les conséquences en remettant immédiatement sa démission.

C’est en l’occurrence ce qu’avait fait Jean-Marc Ayrault Premier Ministre de François Hollande alors élu chef de l’État, en remettant conformément à la tradition républicaine au lendemain d'élections législatives, sa démission et celle du gouvernement au président de la République, qui l'a évidemment acceptée. 

Quoi de plus naturel…c’est entendu Pflimlin n’est pas Ayrault mais pour « cet homme de valeurs » pour qui la tradition républicaine a un sens, il ne peut en être autrement.  

Juste après chacun pourra lire la reprise d’un communiqué de la Présidence ou quelques dépêches du style « Le président de la République a confié au CSA le soin de choisir un nouveau patron à France Télévisions»…là le CSA jouera tout son rôle et ne restera pas là à regarder des mois voire des années, la télé publique continuer à se dégrader sans pouvoir rien y faire !

C’est tout ce qu’on peut souhaiter de rapide et de salutaire à cette télé publique en chute libre qui n’en finit pas de sombrer en provoquant le plus grand désarroi chez les femmes et les hommes qui la font au quotidien et n’en peuvent plus de la voir s’enfoncer ces dernières années jour après jour.