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mardi 15 octobre 2013

Pflimlin déclare la guerre aux institutions représentatives du personnel qu’il accuse « d’immobilisme »…la riposte sera à la hauteur de l’attaque.



Pflimlin déclare la guerre aux institutions représentatives du personnel qu’il accuse « d’immobilisme »…la riposte sera à la hauteur de l’attaque.

Pflimlin isolé…Pflimlin désavoué…Pflimlin arcbouté sur des considérations d’un autre âge…Pflimlin qui acculé engage une partie de bras de fer …Pflimlin qui déclare la guerre aux  partenaires sociaux qu’il entend ringardiser.

Dans un communiqué de propagande interne auquel Pflimlin a habitué les salariés de France Télévisons, ce dernier dont le PDV (Plan de Départs Volontaires) n’a pu être présenté ce matin en séance du CCE qu’il avait convoqué unilatéralement, s’en prend aux élus en les accusant d’immobilisme « Dans un contexte économique dégradé, l’immobilisme ne peut être une option. »

Seulement voilà, le contexte économique qui l’a dégradé? Pflimlin et ses troupes !

Qui a notamment recruté plus d’un millier de collaborateurs depuis son arrivée (*) à des postes très souvent de direction et aux intitulés « abracadabrantesques » ?
Qui a fait de l’opacité un principe maison?
Qui a basculé de 19h57 à 19h47, le 6 septembre dernier le dernier   écran publicitaire » d’avant 20h faisant fuit les annonceurs et perdre de 5 à 7 millions d’euros en un mois?
Qui a nommé Patino, Vilamitjana et consort qui n’ont cessé depuis d’enchaîner échecs sur échecs plombant dramatiquement les audiences et faisant perdre là aussi des dizaines de millions de recettes publicitaires?
Et la liste serait longue…

Pflimlin a quand même un certain culot d’écrire « Il n'a jamais été passé sous silence la nécessité d’une maîtrise rigoureuse des effectifs (*) à compter du moment où un plan d'économies sans précédent s'est avéré indispensable. Les instances représentatives du personnel en ont été informées dès la fin de l’été 2012, alors que les premières discussions budgétaires avec l’actionnaire étaient engagées. »

Si l’entreprise est dans cet état de décomposition avancée depuis 3 ans, ce n’est tout de même pas de la faute salariés.

Venir ensuite écrire le plus fallacieusement qui soit, que « Ce 15 octobre 2013, la première étape de l’information-consultation sur le projet de plan de départs volontaires a eu lieu devant le CCE » c’est de la pure provocation, à moins que ce ne soit de l’inconscience !

La réalité est tout autre. Pflimlin peut bien raconter à quelques naïfs qui pourraient encore le croire (nous n’en connaissons pas) que « Cette séance du CCE extraordinaire convoqué pour recueillir l’avis des élus sur l’avenant au Contrat d’objectifs et de moyens (COM) conclu avec l’Etat et présenter le projet de plan de départs volontaires résultant de l’équilibre économique de cet avenant, marque l’ouverture de la procédure d’information-consultation » il n’en est rien.

Les élus unanimes ont demandé le retrait du projet de plan de départs et dénoncé l’autisme de la direction qui a refusé la moindre négociation. Pflimlin se retranchant derrière la loi Sapin de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013 !

Les syndicats qui ont lu à tour de rôle leur déclaration en séance avant que Pflimlin ne la déclare close quelques minutes plus tard, se sont réunis cet après midi et ont décidé :
de ne plus se présenter aux diverses réunions des instances représentatives et de toute  réunion dite de négociation que pour exiger le retrait du plan
du principe d’un mouvement de grève global face aux agressions répétées de la direction et de Pflimlin.

Le baratin récurrent de Pflimlin sur fond de logorrhée catarrheuse « les défis d’un environnement concurrentiel en profonde mutation que doit relever France Télévisions, ainsi que ceux de la fragmentation des usages, tout en continuant à proposer une offre éditoriale de plus en plus exigeante face à celle des chaînes commerciales. » ne fait plus illusion.

Pflimlin a déclenché la guerre aux salariés, il va la perdre.

Vilamitjana dont le départ n’est toujours pas officiel, a-t-il encore son mot à dire ?

Vilamitjana dont le départ n’est toujours pas officiel, a-t-il encore son mot à dire ?

En pleine tourmente suite aux échecs en cascade que Vialamitjana collectionne depuis sa nomination par Pflimlin - tout dernièrement « JITVB » que tout le monde qualifie de « catastrophe industrielle » - c’était en fin de semaine dernière, quasiment chose faite.
Selon nos dernières informations, son homologue de « La Trois » Thierry Langlois aurait finalement décliné. C’est la panique à la direction de France Télévisions.
Quant à Vilamaitjana totalement discrédité, après l’arrivée de Xavier Couture comme le révélait le blog CGC Média mais aussi « Le Canard enchaîné », en tant que «conseiller»  de l’émission sans concept et visiblement sans conducteur, présentée par Sophia Aram et produite par Gérard Pont de Morgane Productions, a-t-il encore son mot à dire ?
Il aurait proposé deux nouveaux chroniqueurs après le départ  fracassant de Jean-Pierre Coffe : Catherine Rambert qui a collaboré à de nombreux journaux et magazines comme France-Soir, Quo, etc  mais également Gérard Millerce dernier n’ayant pas plus à Xavier Couture qui s'est aurait piqué une grosse colère pour s'y opposer. 
 
Aujourd’hui, à l’intérieur comme à l’extérieur, chacun se demande combien de temps cela va encore duré. Il n’y a plus de capitaine au navire. C’est la débandade totale.
 
Pflimlin aurait même piqué une crise après l’article de « Ojim.fr » (l’observatoire des journalistes et de l’information médiatique) intitulé « Duel en perspective pour la présidence de Radio France » qui débute ainsi « Deux candidats visent la présidence de Radio France, dont le renouvellement devrait être décidé par François Hollande en février prochain : Jean-Luc Hees, actuel président nommé en mai 2009 par Nicolas Sarkozy, et Bruno Patino, le directeur général de France Télévisions délégué aux programmes, aux antennes et au développement numérique.

Ce dernier bénéficie du soutien de l'économiste Alain Minc, qui a activé ses réseaux pour soutenir ce candidat, en particulier auprès du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel). »

Il a exigé de Patino qui part semble-t-il à New York pour la semaine, qu’il clarifie ses intentions. Il est dans le groupe ou bien il est en dehors.
 
 Ambiance!
 
Nous somme le 15 octobre 2013 et Pflimlin, Patino, Vilamitjana (et quelques autres qui doivent avoir très chaud) n’ont toujours pas remis leur démission !

lundi 14 octobre 2013

Le seul départ volontaire que les salariés de France Télévisions sont prêts à accepter, c’est celui de Pflimlin.

Le seul départ volontaire que les salariés de France Télévisions sont prêts à accepter, c’est celui de Pflimlin.

Ce 15 octobre 2013, Pflimlin a mis convoqué unilatéralement un Comité Central d’Entreprise sur son soi-disant  PDV « Plan de Départs Volontaires ».

Volontaires…qu’ils disent ! Quelle foutaise. La pression inadmissible mise ces derniers temps sur certains salariés par leur responsable de secteur, laisse peu de doutes sur le caractère volontaire du départ.

Le blog CGC Média publiera très prochainement le mail édifiant d’un haut directeur qui écrit à un de ses subalternes, au sujet d’un salarié qui n’a aucune intention de partir « Je l’ai reçu à plusieurs reprises...c'est un bon client ! [qu'est ce que cela veut dire?]... Je lui ai confirmé que je n’accèderai pas à ses demandes… Il a 59 ans (bientôt 60) et  le PDV serait la solution idéale, quitte à augmenter un peu avant qu’il ne parte, son traitement histoire de le décider…J’ai à son sujet un dossier conséquent…etc… »

Alors Pflimlin n’espère tout de même pas lancer, dès ce mardi, le compte à rebours de 4 mois afin « d’ouvrir » comme il l’a encore confirmé à la Presse, ce jour, le guichet de départs du 25 février au 30 juin prochain. Il ne pense tout de même pas  que les élus vont valider dès demain ce plan de réorganisation interne qui ne repose sur rien !

Déjà le 27 août dernier, lors de sa pseudo conférence de rentrée qui n’en était pas une, Pflimlin avait annoncé en totale entrave (délit pénal) aux journalistes présents au Palais de Tokyo que le PDV toucherait 600 postes.

Le nombre de postes concernés par ce plan dit « ciblé » serait, à présent, inférieur à ce chiffre lancé aux média par Pfimlin à l’été. Pour cause, le nombre de CDD non renouvelés (saisissant d’ailleurs les Prud’hommes les uns derrière les autres) a explosé.

A ce stade, il est utile de préciser par exemple qu'en 2009, un  Tribunal de Grande Instance avait suspendu suspend un PDV (plan de réorganisation de l'activité)  qui prévoyait des départs volontaires estimant que "la délimitation trop précise des catégories de salariés susceptibles de se porter candidats" selon les juges, "avait abouti à la « quasi-désignation de volontaires »".

Dans un document interne, Pflimlin qui prend probablement ses désirs pour des réalités, précise que ce sont  361 salariés de plus de cinq ans d’ancienneté seraient touchés et bénéficieraient (pour les volontaires) des indemnités de licenciement conventionnelles plafonnées à 24 mois pour les personnels techniques et administratifs.

Le millier de collaborateurs que Pflimlin a recruté depuis son arrivée (ces trois dernières années), très souvent à haut niveau et avec des titres ronflants, rendant l’organigramme incompréhensible et l’organisation digne de l’armée mexicaine, n’est donc pas concerné !

Toutefois cela tombe bien, avec les 5 ans de mandat qu’il a déjà effectué sous la présidence de Tessier, il répond donc bien, lui, au critère d’ancienneté.

C’est donc encore sur les « petits » que Pflimlin va taper. «Tailler dans le muscle » comme disent beaucoup de salariés pour « laisser finalement le gras du bide » !

Ce que ne dit pas Pflimlin, c’est que si les salariés ayant totalisé le nombre de trimestre nécessaires et atteint l’âge pourront sans problème faire valoir leurs droits à la retraite, ceux qui ne sont pas éligibles à ces conditions et qui partiraient leur poste supprimé avec les indemnités de licenciement, pourraient se retrouvant pourtant sans emploi ne pas percevoir d’indemnités chômage.

En effet, si un PDV (plan de départs volontaires) établi sur une justification économique ouvre bien droit au versement d’indemnités chômage, lorsque ce plan est basé sur une réorganisation  de l’entreprise (ce qui est le cas dans l’intitulé même du document France Télé) le salarié dans ce cas n’y aurait pas droit !

Enfin, il convient de de préciser que France télévisions a refusé en préalable à la procédure collective de suppression de postes,  d'engager une négociation loyale avec les partenaires sociaux sur la mise en œuvre du projet comme sur ses conséquences sociales alors même que le législateur dans ses textes parle de « négociation loyale ».
 
Tout ceci ne prête pas franchement à l’optimisme !

Les français vont-ils continuer à payer longtemps les « frasques » catastrophiques de Pflimlin et consort à France Télévisions ? Pflimlin négocierait-il une redistribution de la redevance au détriment de Radio France, Arte ou/et de l’ex AEF ?

Les français vont-ils continuer à payer longtemps les « frasques » catastrophiques de Pflimlin et consort à France Télévisions ? Pflimlin négocierait-il une redistribution de la redevance au détriment de Radio France, Arte ou/et de l’ex AEF ?

 Faillite morale, faillite d’audiences, faillite organisationnelle et de gouvernance et par-dessus tout, surtout situation financière déplorable depuis 2011 avec des comptes pour France Télévisions SA systématiquement dans le rouge et un résultat d’exploitation année après année où le déficit ne cesse de se creuser.

Ce trou, le blog CGC Médias qui publiait voilà un an, quasiment jour pour jour, un article intitulé « Les contribuables vont payer, une nouvelle fois, la mauvaise gestion de Pflimlin comme le prouve un document confidentiel France Télé transmis aux Tutelles» l’estimait après les - 42,3 M€ (sur le papier!) pour 2012 à  quelques -100M€ pour 2013.


Selon nos informations France Télévisions négocierait actuellement une augmentation de redevance pour 2014 de 6,1%. 

Cette augmentation porterait la redevance perçue par France Télévisons en 2014 à  2,331 milliards d’euros…ce qui équivaudrait à une augmentation de 134 millions d’euros pour France Télévisions.

Cette augmentation pourrait en quelque sorte venir compenser la perte abyssale des recettes publicitaires prévue pour 2014.

En effet, les recettes publicitaires du groupe  France Télévisions pourraient encore chuter de près de 100 M€ en 2014  par rapport à l’avenant au COM  (et de -200 M€ par rapport au COM signé par Pflimlin à son arrivée en 2010) pour ne s’établir qu’aux environs de 244 millions d’euros.

Rappelons que Pflimlin avait fait signer à l’État un COM avec des recettes publicitaires chiffrées à 450M€ (sans que Philippe Santini alors patron de la régie, viré depuis, n’ait été consulté) qui n’ont cessé de chuter pour atteindre depuis l’arrivée de Daniel Saada des bas-fonds et ne se situer, fin 2013, qu’autour de 300M€.

Relire à ce sujet l’excellent rapport parlementaire de Martine Martinel députée PS décrivant « un COM 2011-2015 bâti sur une trajectoire insincère et hypocrite ».

Pour mémoire en 2011 :  


 Rémy Pflimlin et Martin Ajdari son financier, tenteraient-ils désespérément de combler le trou béant laissé par des recettes publicitaires manquantes, par de l’argent frais provenant de la redevance.
 
Selon nos estimations et les chiffres qui nous ont été communiqués, l’État pourrait définir le budget 2014 du groupe public de la sorte :
 
Redevance  hors taxes :    2,331  milliards d’euros (+134M€ / + 6,1%) 
 
Concours publics          :       239 M€ (-17 M€ / -6,6%)
 
Recettes Publicitaires   :       244 M€  (-100 M€ / -29%)
 
Total                              :     2,814 milliards d’euros (+17 M€ / + 1%)

Cette répartition prendrait en compte l’effondrement prévu en 2014 sur la pub et réduirait ainsi sensiblement le montant de la subvention de l’État.

Pour mémoire, France Télévisions avait déjà obtenu l’année dernière, une augmentation de 5,2 % de redevance (+109M€)

La question qui se pose à présent est : comment donner 134 M€ de plus (soit + 6%) en 2014 à France Télé alors que la redevance ne devrait globalement augmenter que de 2€ par foyer (soit moins de 2%) ?  

Si les 2€ d’augmentation votés devaient être totalement affectés à France Télévisions, le produit se situerait seulement à quelques 50M€…ce qui ne permettrait pas à France Télévisions d’atteindre les 134M€ escomptés.

Il ne reste donc pas beaucoup de possibilités :
 
- L’État qui envisageait d’élargir l’assiette de la redevance en espérant récolter les 84M€ manquants, en taxant par exemple de nouveaux foyers (tablettes, PC, résidences secondaires, etc…) a dû abandonner comme l'a récemment déclaré le Président de la République.

- L’État n’aurait plus d'autre solution que de répartir différemment le montant de la collecte actuelle (3,5 milliards d’euros) au profit de France Télé et au détriment de Radio France, Arte ou/et de l’ex AEF. (France Média Monde)

Combien de temps l’actionnaire va-t-il prendre accepter de dépenser les deniers des contribuables comme il l’avait déjà fait pour recapitaliser Presstalis que Pflimlin laissait à l’été 2010 en situation de quasi faillite pour combler une fois encore le scénario catastrophe que Pflimlin reconduit aujourd'hui à France Télévisions?   

Retrouvez nos récents articles publiés dès 2012 :  

et ceux de 2013 :


 

 

                               

dimanche 13 octobre 2013

Audiences catastrophiques à France Télé : la chute libre continue et Pflimlin/Patino n’ont toujours pas donné leur démission.


Audiences catastrophiques à France Télé : la chute libre continue et Pflimlin/Patino n’ont toujours pas donné leur démission.

Depuis que Pflimlin a été nommé à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy à la tête de France Télévisions, les audiences des chaînes du groupe n’ont cessé de dégringoler.

Pflimlin qui avait commencé son mandat par un retour à la verticalité des antennes, en renommant pour ce faire des patrons de chaîne qu’il virait soudainement moins de deux ans plus tard, en arrive aujourd’hui à se féliciter lorsque émission dépasse les 8% d’audience.

Dire qu’en janvier dernier il nommait comme numéro 2 Patino supposé « rebooster » les  programmes du groupe…chacun peut à présent constater l’échec sur toute la ligne. Quant à Pierre Sled ex directeur des programmes de France 3 que Pflimlin licenciait pour le remplacer par Thierry Langlois l’ex collaborateur de Carolis ou encore Perrine Fontaine ex directrice des programmes de France 2 que Pflimlin virait pour lui substituer Vilamitjana, ils doivent inévitablement se dire qu’avec des résultats bien souvent au-delà de 10, ils ont été sacrifiés  pour rien !  

Jeudi 10 octobre pour ne prendre que 3 exemples d’émissions que le tandem Pflimlin/Patino avait pourtant largement mis en avant, les scores d’audiences ont été calamiteux.

Tout d’abord, l’émission d’acces prime time sur France 2 de Sophia Aram « Jusqu’ici tout va bien » [supposée être une « locomotive »] ne réunissait plus que 424.000 téléspectateurs.

« La Quotidienne » sur France 5 s’écroulait avec seulement 67.000 téléspectateurs (la marge d’erreur)

« Alcaline » la nouvelle émission musicale diffusée trois jeudis soir par mois après « Des paroles et des actes »  que Vilamitjana (encore lui) a mise à l’antenne au lieu du « Taratata » de Nagui, n’était suivie que par 260.000 téléspectateurs uniquement!

En trois ans de Pflimlin, la télévision publique n’a cessé de se ramasser…Est-il encore question aujourd’hui d'une télé publique ou ne s’agit-il pas plutôt d’une télé sans public ?!

Ce week-end, le blog de Jean-Marc Morandini révélait en exclusivité que « La direction de France Télévisions hier [vendredi donc] avait piqué un gros coup de colère en apprenant qu'un animateur de la chaine avait tenté de monter "un coup d'état" contre les actuels responsables du groupe...par un dîner hyper confidentiel, devant se tenir dans un grand restaurant parisien, mercredi prochain, avec les principaux animateurs de France Télévisions réunis à l'initiative de l'un d'entre eux »…pour évoquer entre autres « la situation des chaines et échanger sur la compétence des responsables de Philippe Vilamitjana à Bruno Patino et Rémy Pflimlin. » (dixit)

Sans pourtant révéler le nom de l’animateur, le blog indiquait qu’ « une majorité des animateurs avaient d'ailleurs refusé de s’y rendre ».  

Peu importe que ce diner n’ait finalement pas lieu et que le nom de l’animateur reste pour l’heure inconnu ; il n’a finalement fait que s’interroger presque tout haut sur ce que tout le monde pense aujourd’hui, à commencer par les contribuables/payeurs qui ne comprennent toujours pas pourquoi, leur redevance a augmenté de 6€ en 2013 et qu’elle s’apprête encore à augmenter en 2014 !

Le Président de la République doit siffler la fin de partie et tenter de sauver ce qui peut encore l’être !

samedi 12 octobre 2013

Saada le pdg de la régie France Télé Publicité perd ses nerfs aussi vite qu’il perd son chiffre d’affaire et ses clients.

Saada le pdg de la régie France Télé Publicité perd ses nerfs aussi vite qu’il perd son chiffre d’affaire et ses clients.
Le 29 août dernier, le blog CGC Média dans un article intitulé « France Télé Publicité post Santini, une première bougie d’anniversaire à 100 millions d’euros pour Daniel Saada. » , révélait l’ampleur des dégâts un an à peine après sa  nomination par Pflimlin à la tête de la régie publicitaire.
Le chiffre d’affaires réalisé par Daniel Saada en 2013 était, à l’été, loin, très loin des 425M€ réalisés pour l’année n-1 par Philippe Santini son prédécesseur viré par Pflimlin…Plus de 100 millions d’euros en moins, soit environ 320M€.
Pas plus tard qu’hier, le blog CGC Média était amené, une nouvelle fois, à revoir ce chiffre de 320M€ encore à la baisse pour le situer seulement aux alentours de 300M€ seulement, dans un nouvel article intitulé « "Jusqu’ici tout va bien"  l’émission qui "coûte un bras" aux contribuables, devrait déclencher une série de démissions en chaîne à France Télévisions. »
C’est un échec sur toute la ligne…toute une succession d’erreurs qui a conduit la les annonceurs à fuir la régie publicitaire et à déserter les écrans pubs des chaîne du groupe France Télévisions…pour ne citer que les plus récentes, les scores d’audiences désastreux de l’émission de Sophia Aram (pertes estimés de 20 à 40M€ de recettes en moins) mais surtout l’invraisemblable décision depuis le 6 septembre, d’avancer 19h47 là où il n’y a quasiment personne devant son poste de télé, les écrans pub qui étaient diffusés jusqu’à là, vers 19h57 juste avant le 20h ! (pertes estimées en 1 mois, rien que pour cela, entre -5M€ et -10M€ de recettes en moins).
Dans un autre article sur le sujet « Les annonceurs publicitaires attendront l'arrivée d'une nouvelle équipe à France Télé avant de réinvestir! » , le blog CGC rendait public, à l’instar du « Parisien », l’effondrement du prix des écrans pub d’avant JITVB sur France 2 "Les 30 secondes avant l’émission sont désormais facturées 1.500 euros au lieu de 3.400, et celle d’après 4.900 contre 7.000 euros".
Voilà qui ne plait forcément pas au toujours patron de la régie; lui sur qui Pflimlin écrivait dès son arrivée « Durant 20 ans, Daniel Saada a servi le groupe Publicis et hissé ses activités médias à la troisième place du marché français, en leur faisant notamment prendre avec succès le virage du numérique [le fameux "virage numérique" de la fameuse conf. de rentrée du 27/08]…avant d’ajouter « Daniel Saada mettra  désormais son  exceptionnelle connaissance du secteur au service de France Télévisions » afin de  « booster » le chiffre d’affaires de la régie ! 
Pflimlin et Saada ont tous deux une drôle de conception du mot booster !!!! Le premier qui est même allé affirmer aux sénateurs à la mi-septembre dans le cadre de l'avenant au COM qu'il entendait signer avec l'Etat, que les recettes publicitaires :
seraient de 340M€ pour 2013 

passeraient à 350M€ en 2014

pour finir à 360M€ en 2015

Foutaises. Alors même qu'il sait par des notes reçues de le régie, avant l'été et encore il y a peu, que le chiffre pour 2013 pourraient à présent ne même pas  atteindre les 300M€ ! 
L’actionnaire prévenu ne peut tout de même pas aller valider ces chiffres erronés, en apposant sa signature sur un texte qui engage les deniers des contribuables !!!!!
Il voit rouge Saada…il ne supporte pas que quelqu’un puisse même prétendre qu’il se soit bien planté. La chape de plomb qui s’était abattu sur toutes ces données n’auraient jamais dû se fissurer…le silence devait total pour en pas dire l’omerta devait être la seule option.
Alors il va taper fort. Il faut des responsables à « Diffusion d'informations internes vers l'extérieur »…parce que c’est comme cela qu’il les appelle Saada dans une note interne que le blog CGC s’est procuré (à lire en fin de post) « des informations internes» !
Il ne les nie donc pas ces informations….De son propre aveu donc, dans un communiqué à l’évidence destiné à apeurer et qui rappelle à certains « le bloc de l’Est », il va même jusqu’à écrire « ces fuites » ou encore « la diffusion, à l'extérieur de l'entreprise, d'informations à usage strictement interne ».
Et de mouiller les salariés de la régie qu’il menace de sanctions au cas où « un contrôle interne révélerait des comportements fautifs »…en les prévenant « l'entreprise se réserve la possibilité d'exercer des contrôles sur l'utilisation des ressources informatiques et moyens de communication, dans le respect du droit à la vie privée de chacun ».
Ben voyons. Parce qu’il pense encore Saada que ce seraient des collaborateurs de la régie pub  qui livreraient « des informations à usage strictement interne » (comme il écrit). Quelle naïveté ! Collaborateurs qui seront ainsi fliqués sur leur téléphone comme sur leur ordinateur et dont il ose prétendre, le plus fallacieusement qui soit dans sa note, qu’ils auraient « été profondément choqué de l'exploitation qui est faite de ces « fuites » ayant pour but de déstabiliser l'entreprise » !!!!!
Tu parles!

- Ce qui les choque ces collaborateurs aujourd’hui, c’est le fait que Saada n’assume pas son échec et ne démissionne pas…
 
- Ce qui peut à juste titre les choquer, c’est ce texte qui instaure le flicage et la surveillance à outrance dans l’entreprise…
 
- Ce qui les aura à l’évidence choqué, c’est cette loi du silence que Saada a voulu faire régner, ce manque absolu de transparence sur la réalité des chiffres très éloignés de ceux fournis par Pflimlin et sa garde rapprochée aux Tutelles, aux parlementaires et à l’actionnaire…

 A quand un partenariat avec Pyongyang la capitale de la Corée du    Nord ?  

(voici le fameux communiqué)

Diffusion d'informations internes vers l'extérieur.

Au cours des derniers mois, France Télévisions Publicité à été, en plusieurs occasions, confrontée à la communication, à l'extérieur de l'entreprise, d'informations internes.

Ces « fuites » ayant profondément choqué les collaborateurs et l'exploitation qui en est faite ayant pour but de déstabiliser l'entreprise, la Direction souhaite rappeler qu'en vertu de l'article 26 du Règlement intérieur « tout salarié doit respecter une discrétion absolue en ce qui concerne les informations et renseignement dont il a connaissance du fait de l'exercice de ses fonctions(...) Il est interdit de divulguer à qui que ce soit des renseignements ou informations concernant la société ».

Ainsi, la diffusion, à l'extérieur de l'entreprise, d'informations à usage strictement interne relèvent d'un comportement fautif susceptible être sanctionné.

Dans ce contexte, la Direction souhaite rappeler ces règles élémentaires de bonne conduite à l'ensemble des collaborateurs d'entreprise.

Par ailleurs, face à de telles situations la Charte Informatique annexé au Règlement Intérieur énonce que « l'entreprise se réserve la possibilité d'exercer des contrôles sur l'utilisation des ressources informatiques et moyens de communication, dans le respect du droit à la vie privée de chacun ».

En conséquence, elle peut être amenée à procéder ponctuellement un contrôle interne dans le cas ou des comportements fautifs ont été révélés.

La présente note a donné lieu à une information préalable au Comité d'Entreprise.