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jeudi 12 décembre 2013

France Télé communique sur de soi-disant « records de fréquentation des sites web » et ses soi-disant « performances en ligne jamais obtenues » mais vire le directeur commercial de la régie pub !!!!!!



France Télé communique sur de soi-disant « records de fréquentation des sites web » et ses soi-disant « performances en ligne jamais obtenues » mais vire le directeur commercial de la régie pub !!!!!!

Dans un communiqué digne des plus invraisemblables propagandes de l’époque du « rideau de fer », France Télévisions qui ne sait décidément plus quoi raconter pour balader son monde, continue sa politique de désinformation à outrance.

« Le groupe affirme avoir multiplié ses scores par deux en deux ans ». Invérifiable évidemment !  

Et le texte se poursuit : « Son offre d'information France TVinfo a elle aussi atteint un niveau record avec 25,4 millions de visites soit plus du double de l'année dernière (+117 %), dont 30 % en mobilité. Au total, elle a accumulé 5,5 millions de visiteurs uniques »….


Et donc France Télévisions qui déclare « 44 millions de visites au total sur Internet (+ 29 % en un an) et 17 millions de visites sur mobile et tablette (140 % en un an) au mois de novembre » vire le directeur commercial de la régie publicitaire, Olivier Douffiagues !?

Quelle pitoyable mise en scène… Intox totale bien évidemment.

Toutes les données sont fusionnées dans une entité France Télévisions Numérique pour ne pas mettre en avant les échecs de l'un ou de l'autre et pour faire en sorte que le poids total soit plus important ! Noyé dans une masse virtuelle, ç a se voit moins, pensent certains !!!

Cela serait, en soi positif, si la transparence continue existait en parallèle sur chaque service, ce qui n'est bien entendu pas le cas. Sauf sur les sites où  il y a de la publicité….Ils sont donc mesurables afin d’être « commercialisés » et ainsi facturés au réel.

Pour information Patino qui se vante de tellement de choses ces derniers temps,  a interdit la publicité sur FTV info et les sites de culture.

Les fait sont là il n'y a pas de pub pas par manque de vente mais pour les raisons précitées.

A la lumière de cet éclairage, on comprend mieux que Patino ait choisi d’organiser des « déports d'audience »,  mise a jour après mise a jour, des sites de France TV vers FTVinfo (l'info de France 2, celle de France 3, etc..)

L’effet premier est d’affaiblir les sites « mères » qui ne sont pas du fait de Patino et de les agglomérer à son « bébé » qui ne marche évidemment pas pour le gonfler et communiquer sur des audiences en progression !! …et ainsi pouvoir prétendre « avoir fait plus d'audience » alors qu’il est aisé de constater que les sites de base chutent, eux, en audience.

Le montage est ainsi fait pour que Patino puisse se vanter de performances de façade mais qui ne bénéficient bien entendu d’aucune « monétisation ».

Rien ne sert de crier plus fort que les autres et de qualifier tel ou tel de véritable incompétent  après a chaque réunion sur de soi-disant « mauvais résultats commerciaux » alors que le système mis en place est celui qui non seulement les interdits et les empêche.

A quoi bon sert de faire de l'audience et de dépenser beaucoup d'argent si on en refuse toute monétisation.

Attention qui dit pub dit mesure publique transparence !! Certains feraient dès lors moins les malins.

Une dernière question au « numéricien » Patino : Et la télé dans tout ça,  il en fait quand ? 






Thierry Thuillier, le successeur de Vilamitjana à la direction des programmes sur France 2, en lice pour plusieurs prix !



Thierry Thuillier, le successeur de Vilamitjana à la direction des programmes sur France 2, en lice pour plusieurs prix !



Le quotidien rappelle qu’en juin 2013, le prix avait été attribué à Gérard Longuet pour sa phrase : «Hollande est pour le mariage pour tous…sauf pour lui.» 

En vue de l'édition 2014, une première sélection a donc été dévoilée, ce mardi, avant celles de fin mars et fin juin.

Parmi les sélectionnés figure Nadine Morano, ex-ministre chargée de l'Apprentissage et  candidate UMP aux élections européennes avec une superbe lapalissade «On a une recrudescence de violence... par exemple le vol des portables à l'arraché. Ça n'existait pas avant que les portables existent.»
 
Le blog CGC Média vient de découvrir une autre pépite du genre et compte bien la proposer pour le prochain « tri».

Elle est signée Thierry Thuillier successeur de Vilamitjana à la direction des programmes sur France 2, et fait suite à l’arrêt de l’émission de Sophia Aram voulue par Patino qui sera remplacée donc par Laurent Ruquier après le 20 décembre.
Au cours de l’annonce à la Presse de ce changement, Thierry Thuillier qui est revenu naturellement sur l’échec de « Jusqu’ici Tout Va Bien » en désavouant au passage les choix de Patino et Vilamitjana, a déclaré «l’émission ne s’est peut-être pas assez distinguée d’autres talk-shows à cet horaire très difficile. Ce qui marche bien, ce sont les formats portés par des figures connues de la chaîne

Autrement dit, qu’est-ce qu’on est allé prendre une inconnue (contrairement aux figures connues...l'intéressée appréciera! ) sur la chaîne puisqu’on sait pertinemment que  ça ne marche pas ?????

Le blog CGC Média,  en plus du prix de l’Humour, propose également Thierry Thuillier pour plusieurs autres récompenses : les prix «de bonne camaraderie », «d’esprit d’équipe », «de délicatesse » et « de courtoisie ».

France Télé, quasiment un demi milliard dans les dents ! Jusqu'où va descendre la télé publique et jusqu'à quand ???

Le 14 novembre dernier, le blog CGC Média publiait un article intitulé " France Télévisions devrait encore emprunter pour au moins payer les salaires de cette fin d’année 2013…Insolvabilité ?" 

Le blog CGC Média indiquait que les caisses de France Télévisions étaient vides et que Pflimlin et ses lieutenants qui les avaient vidées en étaient réduits à emprunter.
Le blog CGC Média rappelait que « Pflimlin avait quasiment siphonné la trésorerie du groupe France Télévisions qui était, encore il y a un an, de quelques +200M€ pour la faire passer très fortement dans le rouge avec – 53M€ en 2011, des niveaux abyssaux avec quelques -125 M€ en 2012 pouvant atteindre  - 251 M€ en 2013. »
Entre temps les 31 millions gelés par Bercy devaient être débloqués et partis aussi vite que crédités dans les conditions ubuesques du double voire triple versement des alaires de novembre révélé par le blog CGC Média.

Le blog CGC Média soulignait aussi l’ampleur des dégâts avec un déficit cumulé pour France Télévisons dépassant vraisemblablement les 300M€. 

A tel point que 15 jours avant la fin de l'année et quelques jours avant la séance du Conseil d'administration du 20 décembre 2013, France  Télé en est encore à mettre à l'ordre du jour "re reprévision pour 2013" .

Pas étonnant lorsqu'on sait à présent que France Télé n'a déposé (aux greffes) ses comptes 2012 ( légalement ce doit être juin au plus tard) que le 22 octobre dernier.

Coïncidence ou pas, l’État vient de changer 3 de ses administrateurs au Conseil en 2013.
Partant : Vincent Bouvier, Claude Lepage, Éric Garandeau,
Entrant : Jean Dominique Comolli, Frédérique Bredin et Thomas Degos


A ce manque invraisemblable de trésorerie, s’ajoutait la situation budgétaire de France Télévisions (lourdes pertes à prévoir pour 2013) décrite par le rapporteur à l'Assemblée sur le budget de l'audiovisuel public Stéphane Travert (PS) comme "un motif de sérieuse préoccupation" du fait notamment d'un manque à gagner sur la publicité qui pourrait atteindre 20 millions d'euros en 2013

Il ne devrait pas s'agir  seulement de 20 millions mais de plusieurs dizaines de millions en moins...Quant à 2014, les caisse de la régie risque de rester désespérément sèches.

Le responsable Daniel Saada nommé, à 66 ans,  voila à un an par Pflimlin sur l'air de "il va booster la régie", qui pour masquer son échec, vient encore de virer un des piliers de la régie,  Olivier Douffiagues son directeur Commercial dont il doit probablement penser qu'il va pouvoir servir de fusible !!!!

C'est Saada comme Pflimlin et consort qui auraient déjà dû démissionner pour leur échec  flagrant.

Il n'en sera rien. Les annonceurs désertent France Télévisions et le font savoir tous azimuts et en hauts lieux à l'extérieur. L'éviction de Olivier Douffiagues qu'ils appréciaient tous, est la goutte d'eau qui fait déborder leur vase.

Ils n'engageront pas un centime sur France Télé dont la politique n'est plus lisible mais inexistante! 

Jusqu'où va descendre la télé publique et jusqu'à quand ???

Ce pourraient donc être en plus des 300 millions de déficits cumulés, jusqu'à 200 millions de moins sur les recettes pub et les pseudo prévisions de Pflimlin dans le COM  (340M€-2013, 350M€-2014, 360M€-2015), quasiment un demi milliard que le groupe France Télé prendrait dans les dents et que le contribuable tout ou tard devra régler!!!

Saada le double effet qui s’coule… Il vire ses collaborateurs aussi vite qu’il perd les annonceurs !

Saada le double effet qui s’coule… Il vire ses collaborateurs aussi vite qu’il perd les annonceurs !

A la régie pub de France Télé, l’hécatombe continue. Le slogan est d'ailleurs assez juste et devrait lui plaire…"Saada c’est le double effet qui s’coule : Il vire ses collaborateurs aussi vite qu’il perd les annonceurs !"

Le 15 février 2013, le blog CGC Média écrivait un article intitulé « Effondrement abyssal des recettes publicitaires de France Télévisions…entre -150M€ et -250M€, de 3 à 5 fois le « décrochage » annoncé par Pflimlin ! ».

Il y était question de la chute vertigineuse des recettes publicitaires dont chacun sait combien elle est aujourd’hui réelle par rapport aux 450M€ que Pflimlin avait inscrits au COM 2011-2015.

Ce que la lucide et pragmatique députée PS de Haute Garonne Martine Martinel qualifiait dans son rapport de « trajectoire hypocrite et insincère ».

Le 14 mars le blog CGC récidivait avec un nouveau papier  « France Télévisions: la chienlit prend de l’ampleur sur fond de guerres de tranchées et évictions en tous genres pour ne pas dire plan de départs déguisé ! »

Nous écrivions « Depuis le licenciement, le 24 juillet 2012, de Philippe Santini ex Directeur général de France Télévisions Publicité en place depuis 1997, viré pour nommer à sa place, Daniel Saada ex responsable de TF1 dans sa 66ème année – rien ne va. »

Le blog CGC Média y racontait l’anecdote d’un Daniel Saada qui lançait à 200 et quelques annonceurs ils étaient encore nombreux il y a, à peine un an !  - conviés à France Télévisions dans le cadre de la présentation d’une coproduction : « Content de vous accueillir ici à TF1  avec toute l’équipe… » [sa « maison d’avant »]

C’était aussi l’occasion de décrire l’état de déconfiture dans lequel se trouvait le groupe que ce soit au niveau organisationnel mais surtout au niveau financier.

C’était surtout la possibilité de corriger un quelque peu inexact paru sur le net “Valse à France Télévisions(*) ....qui donnait, le licenciement d’Olivier Douffiague, le directeur commercial de France Télévisions Publicité comme acquis après celui de Philippe Santini, Jean-Christophe Chrétien et Christophe Scherer ex Directeur des systèmes d’information de France Télévisions Publicité qui faisait en quelque sorte office de numéro  2 de la régie pub sous Santini viré par Pflimlin/Saada.

(*) Voici l’article poussé dehors comme Jean-Christophe Chrétien, ex directeur de l'international (à qui il donne 24 ans de maison, ce qui n’est pas exact) ou encore comme Christophe Scherer donc, ex patron de l'informatique (dix-neuf ans d'ancienneté, ça c’est vrai) qui s'estimant victime d'un harcèlement attaque France Télévisions (ça c’est vrai aussi). 

Si les trois derniers avaient été vidés manu militari, le blog CGC indiquait que le directeur commercial de la régie pub était, à l'époque, encore en place.

Ce n’est plus le cas à l’heure où, ce 12 décembre, le blog CGC Média publie ce post.

Olivier Douffiague, le directeur commercial de France Télévisions Publicité a lui aussi été viré par Saada ; le même Saada dont le chiffre d’affaire depuis son arrivée se situe environ à 100M€.

Chiffre d’affaire qui ne cesse de décroitre mais que Pflimlin a pourtant faussement annoncé en constante progression aux parlementaires qui l’auditionnaient : 340M€ en 2013, 350M€ en 2014 et 360M€ en 2015....

Et surtout n'allez pas croire que les commerciaux ou encore leur directeur n'auraient pas bien fait leur boulot...bien au contraire, ils l'ont fait et même très bien, ils ont fait des prouesses pour que certains annonceurs n'aillent pas voir ailleurs....ils n'ont eu que des bâtons dans les roues.

Chacun se souvient encore de l'épisode du dossier du "Loto" perdu - géré en direct par le duo Pflimlin/Saada - parti sur TF1 (12 M€) et encore au 6 septembre de cette année, de cette décision sans queue ni tête du même tandem,  d'avancer le dernier écran pub d'avant 20h de 19h55 à 19h47!!!!

Le licenciement du directeur commercial de France Télévisions Publicité, Olivier Douffiague, devrait donc sonner le glas des recettes additionnelles à celles de la redevance à commencer par 2014 

En effet, le moins que l’on puisse dire, c’est que les annonceurs ne se bousculent pas – loin s’en faut –  pour acheter des passages pubs sur les chaines de France Télé !!

mercredi 11 décembre 2013

Copé trouve Pfimlin incapable de réformer France Télévisions et conclut à la suppression d’une chaine du groupe public !

Copé trouve Pfimlin incapable de réformer France Télévisions et conclut à la suppression d’une chaine du groupe public !
 
Dans une interview donnée au quotidien « Les Echos », publiée sur leur site internet le 9 décembre, Jean-François Copé qui avait été chargé par Nicolas Sarkozy -  faut-il le rappeler - de la « commission » éponyme visant à constituer l’incontrôlable usine à gaz qu’est devenue l’entreprise unique France Télévisions depuis mars 2009, s’interroge sur le groupe et son périmètre ! 
 
Il faut quand même oser !

Pourquoi ? Tout simplement  parce que  le syndicat qui révélait que « Carolis et son équipe qui avaient embauché le cabinet d’avocats « GIDE, LOYRETTE et NOUEL » qui rémunérait alors Jean-François Copé pour proposer « le modèle de gouvernance » à France Télévisions dans le cadre de l’entreprise commune »,  jugeait « ce mélange des genres, mettant à l’évidence en lumière plusieurs manquements, contraire à la déontologie et à l’éthique des magistrats et des avocats qui font qu’on ne peut être « JUGE ET PARTIE ».
Déclarer publiquement «ll faut en finir avec un groupe France Télévisions qui a toujours le même nombre de chaînes de télévision, 11.000 salariés et qui n’a fait aucune réforme pour se moderniser. » alors qu’on a soi-même décidé de l’entreprise unique par voie de T.U.P. (Transmission universelle de patrimoine), du nombre de chaines et de la gouvernance, c’est surréaliste.
Quant à la conclusion, elle dépasse tout entendement. Attention âmes sensibles et esprits cartésiens s’abstenir !
« France Télévisions n’a fait aucune réforme pour se moderniser [donc Pflimlin…eh oui ! Elle ne se bouge pas toute seule l’entreprise ; depuis 3 ans, elle a légalement un nom et un prénom Rémy. ndlr] ne faudrait-il pas supprimer un des chaînes de télévision publiques ? ».
Cela aurait à peu près autant de sens que de s’interroger « j’ai un problème de reprise avec ma voiture dans les côtes, ne faudrait-il pas supprimer l’une des roues » ????
Ce n’est pas « l’une des chaines du groupe qu’il faut supprimer » mais celui qui depuis son arrivée est la cause de cette invraisemblable pétaudière, celui  n’a rien fait comme le dit Copé « pour réformer et moderniser France Télévisions ».  

Et tout de même un dernier petit conseil à Copé avant de clore cet article: Qu'il change de voiture !

France Télévisions - Spécial Patrick Juvet : « Où sont les femmes ? »



En octobre dernier, Sylvie Tolmont députée PS et membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, était nommée rapporteure pour avis, sur le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes. 

« Bien que le gouvernement ait déjà fait avancer les droits des femmes au travers de divers textes tels que la loi du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes reste à conquérir tant dans le domaine professionnel et institutionnel que dans la sphère privée », a alors indiqué la députée de la quatrième  circonscription de la Sarthe.

Et d’ajouter « Ce projet de loi marque la naissance d’une troisième génération des droits des femmes et s’articule autour de 4 grandes priorités : l’égalité au travail et dans la famille, la lutte contre la précarité sociale des femmes, la lutte contre les violences faites aux femmes et la généralisation de la parité. »

Il semble bien que son rapport soit finalisé et sur le point d’être rendu et débattu.

Sur l’une des quatre grandes priorités qu’avançait la parlementaire de Gauche dans ses propos, à savoir « l’égalité réelle entre les femmes et les hommes reste à conquérir tant dans le domaine professionnel et institutionnel », le blog CGC Média attend avec impatience un éventuel volet sur la télé publique et plus particulièrement sur France Télévisions.

Inévitablement, Sylvie Tolmont aura « cliqué » sur le lien « La Direction Générale » du site France Télévisions et y aura découvert avec stupeur que sur les 16 noms qui figurent (*), à part celui de Marie-Laure Augry-Gautier, en réalité Médiatrice des rédactions de France 3 (rattachée directement à la Présidence, c’est à ce titre qu’y figurent les médiateurs) aucune femme n’est présente.

(*)

A France Télévisions, le couplet « égalité entre les femmes et les hommes » personne ne le connait et chacun vous dira qu’il est de toute façon absent des paroles de la chanson de Juvet « Dites-moi où sont les femmes? les femmes, les  femmes, les  femmes, les  femmes…Où sont les femmes ? »

mardi 10 décembre 2013

Comment la direction de France Télé s’apprête à flouer les élus au CCE du 17/12/13 !



Comment la direction de France Télé s’apprête à flouer les élus au CCE du 17/12/13 !

Le 27 novembre dernier, les organisations syndicales acceptaient de suspendre le préavis de grève prévu pour le lendemain, la direction signant un accord de sortie de grève formalisant « la suspension de la procédure de consultation des IRP concernant le plan de départ volontaire jusqu’à la fin de l’année 2013 ».

Ce projet d’accord sera donc soumis aux élus lors du prochain C.C.E. des 17 et 18 décembre prochain. 

Les syndicats qui demandaient le retrait du plan ont probablement cru que la suspension de celui-ci signifiait que la séance du 15 octobre 2013 qui ne s’était pas tenue (l’ensemble des élus quittant la salle) ne constituait pas un point de départ au processus d’information/consultation imposé par le législateur.

Il n’en est rien évidemment. La direction de France Télé écrit d’ailleurs dans le document qu’elle présente comme un « projet d’accord » :

Le 15 octobre 2013, le CCE a été réuni par la direction afin d'être informé et consulté
. sur les raisons économiques conduisant à une adaptation de l’organisation de France Télévisions et ses modalités d’application, au titre de l’article L2323-15 du code du travail (Livre II) et
. sur le projet de Plan de Départs Volontaires accompagnant l’évolution de l’organisation envisagée à France Télévisions au titre de l’article L1233-30 du code du travail (Livre I)

Cette première réunion a fixé le point de départ du délai de quatre mois visé à l'article L1233-30 du Code du Travail.

Une négociation sur un projet plus global a été proposée aux organisations syndicales le 13 juin 2013. Celle-ci portait sur :

. la GPEC gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et l’accompagnement de la mobilité,
. l’emploi non permanent et la réduction de la précarité,
. l’accès à l’emploi des jeunes, l’alternance et le contrat intergénérationnel,
.les évolutions des pratiques professionnelles et la reconnaissance des compétences complémentaires
. la gestion des effectifs et le plan de départs volontaires.
….

La direction en rigole encore, dans les étages supérieurs, de la pilule qu’elle a faite avaler aux syndicats.

En effet, la direction écrit noir sur blanc « Cette première réunion a fixé le point de départ du délai de quatre mois visé à l'article L1233-30 du Code du Travail. »



Pourquoi parler de ce point de départ ? Parce qu’il constitue pour les élus la seule possibilité de nommer et mandater un cabinet d’expertise indépendant  qui analysera le soi-disant plan de départs volontaires…une tel mandatement ne pouvant intervenir en cours de processus !

Sur le cynisme et l’hypocrisie des entreprises, il y aurait beaucoup à écrire. Pourtant concernant ces soi-disant PDV, un article est à lire en priorité sur le sujet ; il est intitulé «Plan de départs volontaires : un dispositif ambigu »

Il commence ainsi « Progrès pour les uns, hypocrisie pour les autres : l’appel au volontariat, très en vogue dans les vagues de licenciements actuelles, est à double tranchant pour les salariés. Outre le doute qu’il induit et les pressions parfois subies pour partir, il exclue quasiment toute possibilité de recours devant les prud’hommes. »
 
Et de poser, très dubitatif, la question en y apportant une forme de réponse: « Le volontariat serait-il une nouvelle alternative au plan social ? Si la formule n’est pas nouvelle, elle se répand dans les entreprises qui restructurent en cette période de crise. »

« La politique du volontariat peut recouvrir le meilleur comme le pire. Certaines entreprises l’utilisent bien, en y associant les syndicats y compris dans une commission de suivi, mais d’autres accumulent les plans de départs volontaires comme un outil de régulation économique, accompagnés simplement de primes plus ou plus attractives ». (Ce sera le 3ème à France Télé, 1 premier sous Carolis 2009-2010, un second basculé pour partie sous Pflimlin 2011-2012 et donc un troisième purement Pflimlin visant à éponger le millier de recrutements opéré depuis son arrivée !) 

« L’appel au volontariat serait un moyen d’éviter la violence des licenciements désignés et serait médiatiquement et socialement, plus responsable en période de crise », ben voyons !

Et de développer : « En réalité, le pseudo « départ volontaire » revêt  tout un tas d’effet pervers. À commencer par son vide juridique, puisque sauf à être inclus dans un accord GPEC (ce que met en œuvre le plus opportunément qui soit, France Télé)  cette modalité de licenciement économique n’est pas encadrée par  la loi. 


Résultat : personne n’est logé à la même enseigne. « Les plans de départ volontaires sont organisés de façon empirique dans les entreprises. Ils ne comportent pas d’obligation de reclassement, de critères d’ordre comme les charges familiales ou de mesures d’accompagnement des personnes licenciées comme dans un plan de sauvegarde de l’emploi ».


À l’inverse d’un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi), l’entreprise n’est pas non plus tenue d’en négocier les modalités avec les syndicats, ce qui rend difficile d’en contrôler la régularité. »


« Volontaire », tu parles !!!! Le véritable problème de fond reste d’évaluer la véracité du volontariat. A France Télévisions la tendance est clairement à la pression « incitative » pour ne pas dire plus afin de « contraindre » les salariés à se porter volontaires.

Il y a ceux qui sont réellement volontaires au départ parce qu’ils estiment que leur carrière dans l’entreprise n’évoluera plus (au regard de l’état catastrophique dans lequel elle se trouve) et que vu leur âge, ils peuvent partir en toute connaissance de cause…C’est en général ceux que n’a pas prévu de faire partir l’entreprise, les poussant plutôt à faire valoir leur droits à retraite.

Et puis, il y a ceux qui ne sont absolument pas volontaires mais à qui l’entreprise indique qu’étant sur la liste, ils n’ont guère le choix leur poste est supprimé. 

A France Télévisions la quasi totalité des chauffeurs de direction (Le groupe externalisera l’activité augmentant ses frais généraux), la quasi totalité des sous-titreurs ou encore l’intégralité des journalistes de l’AITV pour ne citer qu’eux …mais il y en a tant d’autres !

« Le volontariat est une notion extrêmement ambiguë. Cela génère une peur irrationnelle chez les salariés, qui préfèrent partir à défaut plutôt que d’être licencié plus tard lors d’un plan social, sans prime du tout », voilà ce qu'écrit Jean-Claude Aguerre, psychanalyste spécialisé dans la souffrance au travail. 

Partir avec un chèque c’est une chose, rebondir derrière en est une autre. Certains volontaires dont chacun peut aisément imaginer qu’à force de pression et du climat de stress permanent, ils auront fini par craquer, mesurent mal qu’ils auront du mal à retrouver un emploi.

Projet, vous avez dit projet ? 

La plupart des guichets de départs sont assortis d’une condition : « le salarié désireux de partir doit avoir un projet professionnel ou personnel ». En pratique cependant, sauf si l’entreprise a instauré des antennes emploi ou des bilans de carrière, la réalité de ce projet n’est guère contrôlée.

Certains responsables au sein des entreprises, DRH, RH, Chefs de Service, peuvent vous dire  « Ne partez surtout pas si c’est juste histoire de rembourser un crédit ou éponger des dettes mais seulement si vous avez un réel projet. »

Quel projet ? C’était quasiment mission impossible dans les délais impartis.

Quant à ceux qui ont cherché un « projet en catastrophe » juste pour faire partie du Plan, nombre d’entre eux ont carrément été retoqués par Pôle-emploi.

Sur la centaine de départs volontaires que comptait le récent PDV d’une entreprise de Presse, une trentaine des soi-disant « projets » au départ, se sont justement vus retoquer par Pôle-emploi….donc pas d’indemnités de chômage !

Le plan de départ volontaires à France Télé, a tout l’air un plan social qui ne dit pas son nom.
Sa justification économique est plus que douteuse….il suffit de jeter un coup d’œil sur les bases de données du groupe et ses appellations chiffrées :

Emplois vacants : 647 sur 9521 emplois occupés + vacants  

Emplois avec noms et  Emplois sans nom : 118

Emplois validés et emplois en cours de validation : près de 9.000

Emplois définis et emplois non définis : du même ordre !!!!!

Qu’est-ce que tout cela veut dire et quels sont les critères économiquement objectifs qui ont conduit au choix de 361 d’entre eux ??

En tout cas s’ils ne sont pas économiques, ils sont pour le moins discriminatoires

Rappelons que les départs volontaires ne s’appliquent pas à  ceux qui n’ont pas 5 ans d’entreprise, c’est-à-dire la quasi-totalité des recrutements effectués sous Pflimlin !

lundi 9 décembre 2013

Vers « Les Docks » chante Aznavour…Patino met la barre encore plus haut en 2013 et y programme sa fiesta anniversaire pour les deux ans de FTVinfo.

Vers « Les Docks » chante Aznavour…Patino met la barre encore plus haut en 2013 et y programme sa fiesta anniversaire pour les deux ans de FTVinfo.
Voilà à peine plus d’un an, le 14 novembre 2011, Patino le numérobis de Pflimlin, officialisait en la présence du numéro un, le lancement de la plate-forme d’information de France Télé : FTVinfo (FTVi).
Alors que Patino n’est pas dans le tout dernier classement des cent personnalités qui font le web, pas plus que son « site » n’y était, il a décidé cette année, dans le cadre du  Salon « Le Web », qui se tiendra du 10 au 12 Décembre aux Docks à la Plaine Saint-Denis de faire la fête pour les deux ans de FTVinfo.
800 personnes au minimum devraient être invitées à cet anniversaire géant.
Découvrez l’article auto promotionnel sur le site «francetv.fr » : « France Télévisions présente la « Smart City » au Salon Le Web 13 du 10 au 12 Décembre 2013 »
« Les équipes de France Télévisions Editions Numériques vous surprendront encore davantage cette année ayant décidé de mettre la barre encore plus haute qu’en 2012, tant par le décor du stand que vous pouvez déjà imaginer très futuriste, que par les démonstrations et les technologies innovantes que vous pourrez y découvrir.
Que sera notre univers numérique en 2025, quels seront les usages et dans quel environnement évoluerons-nous ? [France Télé 2025…mais c’est le « programme » qu’il était allé présenter à Olivier Schrameck à peine nommé président du CSA, en compagnie de Pflimlin et Thuillier, ndlr !]
La « Smart City » est la thématique retenue par les équipes de la Prospective et des Innovations Technologiques de France Télévisions qui ont imaginé une ville entièrement connectée en 2025. L’intérêt de France Télévisions étant aussi de profiter de cet événement pour échanger et partager les visions respectives sur l’évolution des technologies numériques dans les années à venir.
Pour ce faire, ce ne sont pas moins de 10 partenaires qui sont associés à ce projet ambitieux, pour lequel les protagonistes sont actuellement en mode « production » pour vous faire découvrir par ailleurs quelques exclusivités mondiales. »…
Mazette, des « exclusivités mondiales », France Télé ne se refuse rien !
Il faut dire qu’avec un budget sanctuarisé par Pflimlin de près de 60M€, il  y a de quoi faire.
« Jean-Luc Hees, lui, n’avait pas vraiment cru aux théories de Bruno Patino sur le basculement numérique à opérer. » écrivait le 25 novembre 2011, l’agence de Presse de idées « Les Influences »...qui l'en blâmerait ?
Heureusement, il y a Pflimlin...Pflimlin!
Le PDG de Radio France, la radio que Patino dit avoir dans son ADN, n’avait donc été, ni convaincu par ses envolées prophétiques lorsqu’il déclarait "C’est ici qu’il faut être pour voir venir la vague numérique", ni par ses propos de celui qui « envisage les nouveaux chantiers de l’immatériel » en voyant « les grands médias, comme un deuil à digérer »… et qui écrit "Il faut concevoir désormais de vivre avec des publics de plus en plus fragmentés. Le comportement moyen n’existe plus. Aucun secteur informationnel et culturel, les exemples frappants étant le cinéma et la musique, n’est parvenu à éclore sans erreurs ni tâtonnements, et en ne proposant pas des solutions très diverses."
C’est sûr, en décembre avec France Télé, Patino et Pflimlin ça va décoiffer au Docks (enfin peut-être pas tout le monde !)  

dimanche 8 décembre 2013

Un peu d’Humanité que diable…il se pourrait à force que les contribuables voient rouge !

Un peu d’Humanité que diable…il se pourrait à force que les contribuables voient rouge !
Dans un article publié ce 5 décembre par « L'Expansion.com » intitulé « Le gouvernement tire un trait sur les dettes du quotidien L'Humanité », le titre de Presse révèle qu’ «Un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2013 efface une créance de 4 millions d'euros, correspondant à un prêt du Fonds de développement économique et social. »
« L'Expansion.com » d’ajouter "L'Humanité a eu son cadeau de Noël un peu en avance cette année. Un amendement du Gouvernement au projet de loi de finances rectificative pour 2013 propose de lui accorder l'effacement d'une dette de plus de 4 millions d'euros, plus les intérêts, contractée sous forme de prêt du Fonds de développement économique et social.
L'amendement explique que "L'Humanité ne peut faire face au remboursement de sa dette contractée auprès de l'État (...), parce que ses résultats financiers sont très faibles et qu'elle ne possède plus d'actifs". "Par conséquent, il est nécessaire d'abandonner cette créance".
Et de conclure « L'Humanité est le journal le plus subventionné sur la période 2009-2011 si l'on rapporte les montants des aides perçues à sa diffusion (0,48 euro par exemplaire), indique la Cour des Comptes. Il a touché 6,8 millions d'euros par an en moyenne. »
Décidément le contribuable français n’en finira jamais de payer…il n’est pas inutile de rappeler qu’en juillet 2010, le blog CGC Média publiait un post intitulé « L’État met la main à la poche à hauteur de 11 millions d’euros pour sauver de la faillite Presstalis que dirige Remy Pflimlin depuis juillet 2006 » qui débutait ainsi: « Il faut sauver le "soldat Pflimlin"....11 millions des deniers des contribuables et une recapitalisation in extremis! ».
Le regretté Thierry Le Luron aurait sûrement conclu une telle info avec sa célèbre formule "cégété l’argent par les fenêtres" !

"94M€ versés au lieu de 47M€ à 8.000 salarié de France Télé"

"94M€ versés au lieu de 47M€ à 8.000 salarié de France Télé"
 
 
En effet, le quotidien écrit ce jour dans une info qu’il donne sur les 3,4 milliards d'euros de primes de la PAC versés en trop la semaine dernière à 350.000 agriculteurs, comme le rapporte « Le Journal du dimanche », par le Crédit agricole touché par un énorme problème informatique.
 
Le quotidien écrit également « Par ailleurs, le 27 novembre, « le même type d'incident avait déjà eu lieu »« Un prestataire du Crédit agricole d'Ile de France a viré en double les salaires de 8.000 salariés de France Télévisions. Au total, 94 millions d'euros ont été versés au lieu de 47 millions ».
 
Et d’ajouter « Le Crédit agricole qui indique avoir résolu le bug en quelques jours et  rappelle au passage qu'il « traite quotidiennement des millions d'opérations similaires dans de bonnes conditions » a tenu à démentir « tout lien entre les deux incidents rapportés » !

Eh oui, il ne faudrait pas confondre PAF avec PAC !