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mardi 14 octobre 2014

Pflimlin va-t-il atterrir à Nice Matin grâce à Chapellon ?

Pflimlin va-t-il atterrir à Nice Matin ? 


Vendredi dernier, le blog CGC Média révélait dans un article intitulé « Chapellon mis en place à FTD par Pflimlin, roule pour Nice Matin bien qu’étant toujours salarié du groupe France Télévisions !!!! » que l’intéressé nommé « Directeur de la diversification et du développement des recettes de France Télévisions en novembre 2010 » justement par celui que Sarkozy nommait à France télé quelques semaines plus tôt , défendait le dossier soutenu par Bernard Tapie« les salariés deviendraient les actionnaires majoritaires et délègueraient la gestion à un directoire dont le président pressenti est Yann Chappelon, actuel pédégé de France Télévisions Distribution !!!!! » (* dixit  l’AFP en bas de post) 

Outre le fait que les propos de Chapellon, son portrait devant le journal et son CV dans un dossier inséré dans l’édition weekend de Nice Matin sur papier blanc (inhabituel pour le quotidien qui devait passer ce lundi 13 octobre devant le Tribunal de Commerce pour être fixé sur son avenir) en aient fait bondir plus d’un, la question  est sur toutes les lèvres et dans tous les esprits : « Comment le monsieur Pflimlin à la diversification et au développement des recettes de FTV qui dispose, à l’évidence, d’une obligation contractuelle d’exclusivité et de loyauté vis-à-vis de son employeur (en l’occurrence l’État) peut-il rouler pour une autre boîte que celle où il se  trouve ???????


Dans pareil cas, le salarié lambda qui travaillent pour France Télé se ferait prendre à rouler  pour une autre entreprise que la sienne, recevrait immédiatement une mise à pied conservatoire et serait licencié dans les jours qui suivent. 


Comment cela devient-il possible pour Chapellon ? A moins que ce ne soit avec le plein accord de Pflimlin et en toute connaissance de cause, que son « dégé aux recettes » s’engage aux côté de Bernard Tapie pour Nice Matin ?!


Et si Chapellon était en mission commandée, envoyé comme une sorte d’éclaireur pour voir dans quelles conditions Pflimlin issu de la PQR (Presse Quotidienne Régionale) pourrait y retourner ?! 


Tout le mode ne se souvient peut-être pas de l’article qu’avait écrit le blog CGC Média le 19/12/13 « France Télévisions veut rendre l’État responsable de l’externalisation de l’activité de la Régie Publicitaire mais aussi de son déficit abyssal ! » dans lequel il était écrit entre autres « Les administrateurs de France Télé après que les élus unanimes du CCE aient rejeté, le 17 décembre 2013, le projet de budget 2014….vont devoir  Pire, devoir « également prendre acte » d’un contrat signé avec Corse Matin du groupe Nice Matin sur « la privatisation partielle de la Régie Publicitaire » que France télévisions demandait simplement aux administrateurs « d’acter » –  rien que ça –  via un projet de délibération dont voici le libellé :



« Projet de délibération



Le conseil autorise, sur ces bases, la signature d’un avenant au contrat de régie entre France Télévisions et France Télévisions Publicité aux termes duquel Via Stella sera intégrée au périmètre du contrat de régie moyennant un taux de régie dérogatoire de 40% (au lieu de 15% pour les autres services).

Le Conseil prend acte du projet de sous-régie qui lui a été exposé. »






Autrement dit, France Télévisions a donc contracté avec Corse Matin, filiale du groupe  Nice Matin appartenant à Bernard Tapie et Philippe Hersant, « une Convention de sous-régie entre FTP et CORSE MATIN » avec 3 clauses de commercialisation qui porterait principalement sur les éléments suivants :



-  convention exclusive, à l’exception des opérations d’échanges et des clients captifs de FTP, portant uniquement sur les espaces publicitaires et de parrainage en TV, la  commercialisation du site Internet de VIA STELLA pouvant être intégrée, sous réserve de contraintes techniques et d’un accord des parties.

- durée d’une année, non renouvelable par tacite reconduction, avec clause de rendez-vous au bout de 9 mois.

- taux de sous-régie de 30% du chiffre d’affaires net réalisé.



Le blog ajoutait « Dans cette "convention de sous-régie entre FTP et CORSE MATIN", Pflimlin  a le culot d'expliquer que ce choix a té fait c'est parce que FTP n'aurait pas d'équipe commerciale en Corse ! Comment fait la régie depuis tant d'années pour vendre France 3 Corse ?

Et puis quel contrat !!!!! "Monsieur Corse matin" je vous fais une super offre, je baisse mes prétention habituelles de 100 % ...d'habitude j'accepte que ma régie ne prélève que 15 % sur les recettes mais là parce que c'est vous,   je baisse mes recettes de 30 % et pour que ma Régie ne râle pas, je les baisse encore de 10%!!!!! Hallucinant.

Pflimlin, Saada, Ajdari (ex argentier de FTV), etc....sont vraiment de drôles de négociateurs!!! Ils se posent là  lorsqu'il s'agit de taper sur les commerciaux de la Régie et s'en donnent à cœur joie jusqu'à limoger ceux qui ne sont pas dans la "mouvance" mais question rentabilité auraient bien des leçons à prendre.



A moins qu'il n'y ait derrière cette "prise d'acte" un tout autre scénario ?! Refourguer les équipe de la Régie qui se paupérise petit à petit mais qui garderait 10 % des recettes obtenues par les sous-traitants en faisant, le cas échéant, quelques cadeaux à la PQR (on ne sait jamais ce que réserve l'avenir!)


Manque de bol, cette méthode diminue les recettes globales du groupe de 25 %!  Le compte est bon: 15 % de taux de Régie aujourd'hui pour une Régie régionale et demain 40% au lieu de 15 %....Soit 25 % qui s'envolent.

Personne n’imagine que l’État actionnaire puisse valider une telle privatisation fut-elle partielle de Régie Pub plus que moribonde depuis l’éviction de Santini et son remplacement par Saada... »

La « Convention de sous-régie entre FTP et CORSE MATIN » passée hier, entre France Télévisions et Corse Matin, filiale du groupe Nice-Matin appartenant à Bernard Tapie et Philippe Hersant,  les prises de position aujourd’hui de Chapellon un des hommes du président pour prendre dans le projet soutenu par  Bernard Tapie la présidence du directoire de Nice Matin, ne sont-ils pas des signes avant-coureur d’un retour de Pflimlin à la PQR ?

Si tel était le cas, les salariés de Nice Matin auraient bien du souci à se faire car faut-il le rappeler après avoir laissé Presstalis (ex NMPP) en situation de quasi faillite pour rejoindre à l’été 2010 nommé par Sarko France Télé qu’il s’apprête à laisser dans une situation à l’identique, Pflimlin via Chapellon pourrait bien reproduire un schéma similaire "sous le soleil".



L’adage populaire ne dit-il pas « jamais 2 sans 3 » ?!

(*) L'avenir de Nice-Matin sous la loupe du tribunal de commerce

AFP
Par Catherine MARCIANO du 13/10/14


L'entrée du siège du groupe Nice-Matin à Nice, le 20 décembre 2012
Les quatre candidats à la reprise du groupe Nice-Matin font leur grand oral lundi devant le tribunal de commerce de Nice, qui devrait s'accorder au moins une semaine pour analyser la viabilité financière et le coût social des offres.

A l'approche de cette échéance, deux candidats se détachent en se livrant une guerre ouverte: les salariés et le groupe belge Rossel adossé à deux riches investisseurs. 

Les salariés, qui ont monté une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), ont fortement médiatisé leur candidature depuis août en levant près de 500.000 euros via des dons et une vente aux enchères. Environ 400 salariés ont accepté de verser une partie de leur 13ème mois, permettant de lever 1 million d'euros (sans atteindre les 3 millions espérés). 

La SCIC a bouclé un plan de financement comprenant en outre sept millions de crédits ou d'aides, néanmoins en attente de confirmation. 
Enfin, les salariés entendent céder de précieux actifs -une participation de 50% dans Corse-Matin et les murs d'agences locales - pour récupérer de "4 millions à 11 millions d'euros". L'homme d'affaires Bernard Tapie a déclaré être intéressé par Corse-Matin et de l'immobilier (contre 8 millions d'euros) mais n'apparaît pas formellement dans le dossier transmis au tribunal.
Nice-Matin est en effet assis sur un appétissant patrimoine immobilier estimé à 25 millions d'euros, puissant levier pour négocier des prêts ou financer le rachat.

Outre son immense siège niçois de 24.300 m2 assorti de terrains, il est propriétaire de ses agences dans dix villes de la Côte d'Azur dont Cannes, Saint-Tropez, Saint-Raphaël et Monaco.

Face aux salariés, le groupe de presse belge Rossel (Le Soir, La Voix du Nord, L'Union), associé au spécialiste du BTP monégasque Marzocco et à l'homme d'affaires franco-libanais Iskandar Safa, mettent dans la balance 30 millions d'euros de fonds, plus 20 millions d'investissements sur trois ans. En cas de cession, un jour, du patrimoine, "les recettes seraient utilisées au développement de Nice-Matin", assure un responsable du groupe Safa. 

"Il serait abusif de profiter de la faiblesse actuelle de Nice-Matin pour financer une reprise périlleuse en cédant des actifs au lieu d'apporter des fonds propres", prévient le trio, dans une lettre ouverte envoyée en fin de semaine aux salariés.

Dans son avis au tribunal, le comité d'entreprise reconnaît le "professionnalisme" du trio mais dénonce "une lourde purge sociale opportuniste".

Rossel a revu à la baisse le nombre de départs (376 soit 37% des effectifs de 1.099) et propose de consacrer 15 millions d'euros au plan social pour offrir des compensations au delà des obligations légales. 

Il argue que les coûts d'impression et de distribution sont "deux fois supérieurs à ceux constatés dans de nombreux autres quotidiens régionaux".

Les salariés défendent eux un "projet social d'intérêt général", prônant 159 départs exclusivement volontaires (14,5% des effectifs), entraînant 14 millions d'euros d'économies.
Un total de 130 autres salariés partiront naturellement dans les quatre ans, notent-ils

Les salariés deviendraient les actionnaires majoritaires et délègueraient la gestion à un directoire (dont le président pressenti est Yann Chappelon, actuel pdg de France Télévisions Distribution). 

Deux autres offres, montées dans la discrétion, seront défendues lundi devant le tribunal.

Georges Ghosn, ex-propriétaire de La Tribune et de France-Soir, promet d'apporter 11 millions de capitaux (en vendant notamment quatre agences) et avance un plan d'investissement de 13 millions sur cinq ans. Sa société suisse table sur 239 licenciements.

Enfin, Xavier Ellie, président de la Société normande d'information et de communication (éditrice de Paris Normandie, du Havre Libre et du Havre Presse), n'apporte presque pas de fonds externes et prône 287 départs. 

Il se sépare d'emblée de tout l'immobilier, vendu par le tribunal pour financer le volet social. "Je fais un métier dans la presse, les autres font une opération immobilière", assène-t-il, en réclamant aussi les 3 millions d'euros d'abonnements payés à l'avance par les lecteurs. 

Sa proposition de société par action à participation ouvrière, "une solution française", est accueillie avec une certaine bienveillance par les syndicats."
 

dimanche 12 octobre 2014

Yann Chapellon, le monsieur Pflimlin de la diversification des recettes à France Télé et à Nice Matin en même temps !?

Yann Chapellon, le monsieur Pflimlin de la diversification des recettes à France Télé et à Nice Matin en même temps !?
Vendredi, le blog CGC Média s’interrogeait dans un article intitulé « Chapellon mis en place à FTD par Pflimlin, roule pour Nice Matin bien qu’étant toujours salarié du groupe France Télévisions !!!!! » sur l’entreprise pour laquelle travaillait ce monsieur ???
Les premiers mots qui venaient à l’esprit pour décrire la situation de ce monsieur qui se présente toujours comme l’actuel pdg de France Télévisions Distribution, était ceux-là : « Surréaliste…le bateau France Télévisions coule – si ce n’est pas déjà fait ! –  et Yann Chapellon qui n’a fait que faire s’écrouler année après année  le chiffre d’affaire (*) de FTD France Télévisions Distribution depuis Pflimlin l’y a placé, roule mais surtout conseille les salariés de Nice Matin. »

Aujourd’hui, le terme surréaliste n’est peut-être même pas suffisant….le lecteur avec ce qui suit notamment l’article paru ce weekend avec un Chapellon tout sourire posant devant Nice Matin va probablement se croire dans la quatrième dimension.

Chapellon la "pointure/conseil"  puisque c’est comme cela qu’il est présenté dans l’argumentaire de la SCIC  pour le rachat de Nice Matin, qui ne peut évidemment pas rester un jour de plus à la tête de la filiale de France Télévisions ni même salarié du groupe public financé par les contribuables français, explique dans comment Nice Matin doit être géré.
« Notre projet est notamment basé sur la reconquête des territoires, la préparation d'une nouvelle formule numérique et papier avec la création de nouveaux formats de lecture, le rapprochement de notre rédaction avec le lecteur et le lancement d'initiative citoyenne, la sécurisation et le développement de nouvelles sources de revenus. »

Chapellon y parle de bien de son entreprise et attention dans un encart supplément exceptionnel du journal sur papier blanc alors  que le reste est d'habitude sur papier de moins bonne qualité et un peu plus jaune : « Notre projet… notre Rédaction… »
La quatrième dimension, on vous le dit !!!!! Les salariés de France Télé en plein plans de licenciement collectif « 340 suppressions de postes » mais aussi ceux de Nice Matin ou encore de FTD apprécieront, à moins que ce ne soit ces « payeurs de contribuables qui vont prendre 3€ d’augmentation de leur redevance très bientôt ».

Les salariés de France Télé, eux, ils vont être surpris sur le  CV de Chapellon de voir inscrit ses fonctions au sein du groupe « Directeur de la diversification et du développement des recettes de France Télévisions de novembre 2010 jusqu'à aujourd'hui. » !!!!
Alors même qu’il a quasiment divisé par 2 les recettes de FTD justement en se situant à 1000 lieues de ses objectifs quand il déclarait début 2013 mis en place par Pflimlin au «Buzz Média Orange-Le Figaro»,  Les recettes propres devront prendre une place de plus en plus importantes.  L'objectif à 2015 est que les diversifications représentent plus de 5% du budget de France Télévisions, soit un peu plus de 130 millions d'euros, ce qui nous mettra en ligne avec nos camarades de la ZDF, la télévision publique allemande″, il ose se présenter comme le conseil des salariés de Nice Matin !
France Télévisions est en situation de quasi faillite (si ce n’est pas déjà le cas !) avec des pertes cumulées (-135M€) qui s’approchaient, il y a un peu plus d’un an, de la moitié du capital de l’entreprise (347M€) et qui les aura largement dépassé fin 2014….certains analystes annoncent même qu’en réalité ce chiffre de 347M€ pourrait être dépassé en 2015 laissant un seule alternative à l’entreprise la recapitalisation plutôt que la liquidation, et le « Directeur de la diversification et du développement des recettes de France Télévisions » va donner des conseil de gestion à Nice Matin !!!!!


On marche sur la tête…ce n’est pas « au-delà des clivages » (comme Chapellon le dit dans ses propos) mais bien « au-delà du réel »

C’est d’ailleurs avec ce genre de « phrases » : « Dans cette période de désintermédiation poussée, c’est le rôle même du média que nous devons réinventer » que Chapellon espère embobiner  !!!! 
Voici du reste l’intégralité de sa « profession de foi niçoise»…. attention ceux souffrant de la peur du vide, s’abstenir ! : « Il n'y a pas de fatalité au déclin de la presse locale. Dans un territoire en pleine mutation, ou les tensions politiques et sociales sont palpables, un média local puissant capable de tisser du lien, de faire vibrer l'appartenance au-delà des clivages, de manière indépendante est une donnée clé. Il s'agit non seulement d'un enjeu démocratique mais aussi de redéfinir la relation entre des citoyens, des habitants et leurs représentants. Dans cette période de désintermédiation poussée, c’est le rôle même du média que nous devons réinventer.
C'est un long chemin qu'il nous faut parcourir très vite. Si nous ne le faisons pas, d'autres le feront avant nous. Il n'existe pas de potion magique. Mais notre projet est notamment basé sur la reconquête des territoires la préparation d'une nouvelle formule numérique et papier avec la création de nouveaux formats de lecture, le rapprochement de notre rédaction avec le lecteur et le lancement d'initiative citoyenne, la sécurisation et le développement de nouvelles sources de revenus. ».
C’est peut-être ce qu’on appelle aussi dans la quatrième dimension des salades niçoises…allez savoir !?

vendredi 10 octobre 2014

Chapellon mis en place à FTD par Pflimlin, roule pour Nice Matin bien qu’étant toujours salarié du groupe France Télévisions !!!!!

Chapellon mis en place à FTD par Pflimlin, roule pour Nice Matin bien qu’étant toujours  est toujours salarié du groupe France Télévisions !!!!!
Surréaliste…le bateau France Télévisions coule – si ce n’est pas déjà fait ! –  et Yann Chapellon qui n’a fait que faire s’écrouler année après année  le chiffre d’affaire (*) de FTD France Télévisions Distribution depuis Pflimlin l’y a placé, roule mais surtout conseille les salariés de Nice Matin.


(*) Le 18 janvier 2013, le blog CGC dans un article intitulé « La désastreuse histoire du petit Chapellon dans l’rouge à France Télé », rappelait la dégringolade systématique depuis l’arrivée du « Patino boy » Yann Chapellon « Le chiffre d’affaires est passé de 47,353 M€ de chiffre d’affaires en 2010 à 43,484 M€ en 2011 pour se situer aux alentours de 35M€  ce que Yann Chapellon appelle « bien fonctionner » …. 
Chacun se souvient encore de ce que l’intéressé, invité du «Buzz Média Orange-Le Figaro», déclarait au début de l’année 2013  Les recettes propres devront prendre une place de plus en plus importantes.  L'objectif à 2015 est que les diversifications représentent plus de 5% du budget de France Télévisions, soit un peu plus de 130 millions d'euros, ce qui nous mettra en ligne avec nos camarades de la ZDF, la télévision publique allemande″ 
Et voilà qu’aujourd’hui Chapellon sous contrat France Télé conseille les salariés de Nice Matin et s’allie à Bernard Tapie pour reprendre le titre de Presse.
Invraisemblable !!!!! Comment un des dirigeants du groupe de télé publique toujours salarié donc payé avec l’argent du contribuable, peut-il s’engager dans un tel projet et surtout intervenir en qualité de conseil sans avoir préalablement démissionner ?????
France Télévisions supprime 340 postes dans le cadre d’un plan de licenciements collectif.  Chapellon qui depuis sa nomination par Pflimlin, lui-même nommé par Sarkozy à l’été 2010, a déjà viré une douzaine de collaborateurs se vante  à présent d’avoir 2 jobs : pédégé d’une filiale de France Télé et  conseil d’une SCIC.  
Quel est-il ce projet « piloté par une pointure : Yann Chapellon »  (dixit dans le texte) ?
Il s’agit du rachat de « Nice-Matin », actuellement en redressement judiciaire.  Alors que le représentant du tribunal de commerce qui gère le dossier devait présenter jeudi dernier les offres finales de reprise obligatoirement déposées avant minuit, la veille, mercredi dernier donc on apprenait que Bernard Tapie qui renonçait à faire une offre par le biais de son quotidien marseillais « La Provence », avait finalement décidé de se mettre à nouveau du côté des salariés en les aidant au financement de leur projet.
Pour contrer le projet du groupe belge Rossel, propriétaire du « Soir » et, en France, de « La Voix du Nord », allié à Marzocco et Iskandar Safa, qui a faisait savoir, le même jour au soir qu’il n’envisageait plus que la suppression de 380 postes sur 1.128 salariés, au lieu de 428 initialement, Bernard Tapie s’est soudainement rapproché des salariés de « Nice-Matin » avec un projet de SCIC dans lequel il s’engage à leur apporterait  à titre personnel 8 millions d’euros.
Reste apparemment deux autre candidats au rachat : l’éditeur de «Paris-Normandie», Xavier Ellie, et Georges Ghosn, ex-propriétaire de «France-Soir» et de «La Tribune».
Tapie  indique ne revendiquer aucune participation au capital de la SCIC. (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) 
Yann Chapellon, toujours pédégé  de France Télévisions Distribution, sollicité pour conseiller la SCIC  (par qui ?) de préciser que Bernard Tapie ne ferait que garantir le financement des salariés.

Le blog CGC Média a réussi à se procurer l’argumentaire de la SCIC conseillée donc par Chapellon, a même découvert la présentation faite de l'intéressé partie intégrante de la "cette dream-team qui devrait être pilotée par une pointure : Yann Chapellon, actuel DG de France Télévisions, bâtisseur du Monde.fr et relanceur de la formule papier de Télérama. 
 

P.S:  La "pointure/conseil"  ne peut pas rester un jour de plus à la tête de la filiale de France Télévisions ni même salarié du groupe public financé par les contribuables français.

jeudi 9 octobre 2014

Décidément le trio Pflimlin/Patino/Thuillier n’en finit pas de plomber l’ambiance avant de partir.

Décidément le trio Pflimlin/Patino/Thuillier n’en finit pas de plomber l’ambiance avant de partir.  

Dans quelques semaines, le trio Pflimlin/Patino/Thuillier qui va devoir enfin laisser la place, n’en finit pas de tirer le groupe public vers le bas.
 
Sur fond de licenciement collectif à France Télévisions (340 postes supprimés), celui que Nicolas Sarkozy nommait à l’été 2010, son « numérobis » chargé des programmes et son directeur de la Rédaction aussi en charge des programmes de France 2, ont décidé de claquer un fric monstre en transportant au 1er étage de la tour Eiffel, la énième émission confiée à Pierre-AntoineCapton – encore et toujours lui – via sa boite de prod« Troisième Œil Productions », « le talk-show haut de gamme d'Alessandra Sublet » (c’est lui comme la chaîne qui le disent).
 
Il faudrait peut-être dire aux intéressés que ce n’est pas parce qu’on loue le premier étage de la tour Eiffel en y installant 160 m2 de un décor qui se démonte entre deux tournages, des caméras 4K et des invités qui arrivent en bateau par la Seine... qu’il n’est pas possible de tomber bien bas.

Ce mercredi 8 octobre, Nicolas Bedos était donc l’invité de la deuxième édition de « Un soir à la tour Eiffel ».  L’humoriste  y promouvait  la sortie d’un livre, “Les serments déchirés” où il raconterait son histoire d’amour de plusieurs mois avec une certaine… Valérie Trierweiler !

 
Ce n’est qu’après deux heures passées pour Alexandra Sublet et le comédien à égrainer les « anecdotes », qu’en fin d’émission, la supercherie a été révélée. En vérité, il n'y a ni livre, ni relation.

Un gros canular de deux heures avec la complicité de la production de l’émission et de Alessandra Sublet qui, elle, parle d’«une grosse connerie» où Nicolas Bedos a raconté une liaison (imaginaire, donc) avec Valérie Trierweiler alors qu'elle était encore Première Dame, que la chaîne assume et que « le trio de programmateurs » revendique même en indiquant « Nicolas Bedos est un humoriste, on lui donne la parole pour respecter sa liberté de ton et de sujet, la seule condition est de prévenir les téléspectateurs, ce qui fut fait. »
Nicolas Bedos a également précisé « qu’ avec le rédacteur en chef d’Un soir à la Tour Eiffel la moindre fuite potentielle pouvant émaner de la chaîne, de la production, du public présent, avait été traquée pendant l'enregistrement. La séquence, nécessitant d’ailleurs de la part de de l’animatrice, plusieurs répétitions en loge pour réussir à tenir le rôle. ». Selon lui, sa matinée aurait été marquée par un appel du Président lui-même….Un coup de fil d’abord tendu puis “sympathique et drôle” que l’Elysée n’a pas confirmé.

C’est probablement ça « l’impertinence et le ton décalé du service public » que Pflimlin et ses lieutenants mettent en avant !!!!

Il semble pourtant que le CSA n’ait pas exactement eu la même analyse, notamment après les milliers de commentaires sur internet.

Les Sages de l’instance ont ainsi décidé d'“examiner” l’affaire lors d’une réunion plénière dans les jours à venir.

mercredi 8 octobre 2014

Après Bygmalion à France Télé....Big communication. La Boucle est Boucly !

Alors même que le "Canard enchaîné" de ce mercredi 8 octobre 2014, publie en pleine page de couverture un article intitulé "Sarkozy joue les Bygmarioles...Cerné par une foule d'affaires, il fait le comique dans les meetings", c'est la page 3 du journal satirique qui a attiré l'attention du blog CGC Média.


Il y a là un quart de page intitulé "Sur la piste des big amis de Bygmalion à la télé" qui ne manque pas de laisser le lecteur pantois.

Il y est question d'un proche de Millot, Pierre-Antoine Boucly - producteur multi casquettes - qui avec sa boîte "Big Communication" (ça ne s'invente pas!) a signé toutes une série de contrats avec France Télé, plus particulièrement FTS (France Télévisions Services) alosrs que son pote Millot était au commande et MFP (Multimédia France Production) la filière prod de France Télé dont Ajdari était encore il y a peu le pédégé.

Le palmipède écrit "A cette époque-là, Millot n'a pas encore fondé Bygmalion et est le numéro 3 de France Télé" (derrière le tandem Carolis/Duhamel, ndlr )
 
Il y a d'abord "un premier lot de prestations pour 59.700€  pour du "conseil stratégique et opérationnel";
puis l'année suivante "92.500€ pour des enquêtes téléphoniques et de la compilation de données chiffrées" ;
et encore "une commande avec MFP pour réaliser un audit interne 40.000€"

Le Canard de s'étrangler "La plaisanterie ne fait que commencer" en égrainant la suite des commandes passées, notamment celle, tenez-vous bien, à Bygmalion pour 50.000€ lorsque Boucly devient le pédégé de MFP".

L'hebdomadaire de conclure "Au total, Big communication aura ainsi touché sans mise en concurrence, 270.000€ entre 2007 et 2012....(*) "


(*) Carolis  : août 2005- août 2010
     Pflimlin : août 2010 - bientôt la quille !

Pflimlin et les hommes de l’ombre…

Le 1er octobre dernier France 2 diffusait deux épisodes de la saison 2 de la série "Les Hommes de l'ombre" deux ans et demi après la saison 1. Rien à voir avec la réalité – l’actualité, serait plus approprié – pour cette série dont l’action se passe dans les coulisses de l’Élysée, martèle France Télévisions… Pourtant les  téléspectateurs vont y retrouver cette usine menacée de fermeture à Dorange (qui rime avec Florange), un journal d'investigation nommé Médiamag, un président accusé de ne pas incarner la fonction mais par-dessus-tout la boîte de conseil en communication Pygmalion.

Le producteur Emmanuel Daucet revendique ces similitudes "A partir du moment où on veut faire une série qui est un reflet du monde dans lequel on vit, et qui a l'ambition de parler de l'inconscient politique français, c'est très important qu'on parle du Parti socialiste, de l'UMP, et sans que ce soit des clins d'œil qu'on parle de Pygmalion, référence explicite à Bygmalion, ou de Mediamag, référence explicite à Mediapart".
Ça c’est pour Pflimlin prêt à jurer la tête sur le billot qu'il ne savait pas…! (*)


(*) Pour les besoin de l'écriture, le blog CGC Média a préféré remplacer l'expression "jurer sur la tête de Millot" par "jurer la tête sur le billot" comme les scénaristes des hommes de l'ombre ont choisi "Pygmalion" au lieu de "Bygmalion".

Et d’ajouter même "Dan Franck et moi-même savions de quoi il s'agissait", "on ne savait pas tout mais on savait en partie cette collusion entre les hommes politiques et les boîtes de communication sans bien sûr, savoir  quelle ampleur cela prendrait avec l'affaire est sortie deux ans plus tard". 

L’idée était de montrer "la manière dont se déroule une campagne, la manière dont on fait appel à des conseillers en communication, ces boîtes comme Pygmalion qui faisaient feu de tout bois et se servaient de cette étiquette pour engranger les contrats, faire de l'argent, sans aucune conscience politiquel'ancien complice de Simon Kapita (un des héros de la série dès la saison 1, appelé à la rescousse à l’Élysée dans la saison 2), Ludovic Desmeuze, c'est un affairiste, il n'a aucune conviction politique, il veut faire du fric, gagner du pouvoir, c'est un peu ce qu'il s'est passé avec l'affaire Bygmalion, en ça on était un peu en avance", renchérit-il.


Marie Guilmineau l’une des scénaristes enfonce le clou «Les ressemblances avec l'actualité sont "assumées"» : "L'actualité nous a prouvé que nous avions même anticipé, nous avons même été surpris d'avoir eu tellement raison…".

Bing, bing, bing et rebing ! 

Difficile donc de penser que Pflimlin n’était  au courant de rien et ne verrait aucun lien avec l'actualité !!! 

Le plus incroyable, c’est qu’au sein de France Télévisions qui diffuse la série, plusieurs dirigeants sont aujourd’hui mis en cause dans l'affaire Bygmalion.

Patrick de Carolis par exemple mis en examen en avril pour « favoritisme » par le juge Renaud Van Ruymbeke dans l’instruction qu’il mène suite aux  divers contrats signés avec la société, alors que le même Bastien Millot était auparavant directeur délégué de la stratégie de France Télévisions auprès de Carolis (son bras droit). 

Également mis en examen, Camille Pascal, ex Secrétaire Général du groupe public mais aussi plume et conseiller audiovisuel de Nicolas Sarkozy à l’Élysée  ainsi que Millot et la société Bygmalion dont Guy Alvès est le cofondateur… 

Trois dirigeants de France Télévisions sont toujours placés par le juge Renaud Van Ruymbeke sous statut de « témoin assisté ».

Martin Ajdari, ex argentier de France Télé sous Pflimlin et actuel directeur de cabinet de Fleur Pellerin ;
Damien Cuier, ex dégé et argentier de FTV sous Carolis
et Pflimlin lui-même nommé à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy et toujours en place 

Tout ça au moment même où Bastien Millot doublement mis en examen déclare à l’Express en exclusivité n'avoir rien vu, rien su, rien entendu des "errements" de la présidentielle 2012, contrairement à ce qu'affirment ses anciens collaborateurs... tout en précisant tout de même – pour quelqu’un qui ne sait rien, c’est assez étonnant ! -  « C’est bien le candidat lui-même [Nicolas Sarkozy donc, ndlr] qui signe le compte de campagne à la fin, avec une responsabilité légale et financière. Il est donc difficile d’imaginer qu’il l’ait signé sans regarder. (…) Tout le monde peut comprendre que 44 meetings organisés dans la précipitation, cela coûte bien plus cher que les quatre meetings initialement prévus. Quand on choisit de faire 44 meetings et que l’on décide de fournir les images clefs en main aux chaines de télévision, qu’on exige de faire travailler tel réalisateur de télé payé des milliers d’euros, tel aménagement scénique, telle maquilleuse, qu’on réclame trois énormes meetings — Villepinte, Concorde, Trocadéro — et qu’on fait venir les militants par trains et cars entiers, le candidat ne peut pas totalement ignorer que la calculatrice tourne (…) Parmi les responsables de la campagne du président sortant, certains dont son expert-comptable avaient lancé par écrit des alertes. L’emballement des dépenses suscitait visiblement de l’inquiétude…». 






mardi 7 octobre 2014

Pflimlin n'a plus rien à faire à France Télé...la valse des millions ça suffit !

Ce lundi 6 octobre 2014, France Culture a mis en ligne un nouvel article signé Abdelhak El Idrissi "Bygmalion / France Télévisions : ce qu'a dit le PDG au juge" (*)
Le journaliste revient sur la convocation le 3 juillet dernier par le juge Renaud Van Ruymbeke de Pflimlin toujours placé sous statut de témoin assisté.

Le journaliste y souligne diverses contradictions... preuves à l'appui précisant également "avoir contacté Rémy Pflimlin et lui avoir proposé à plusieurs reprises de répondre aux questions de France Culture questions mais qui n'a pas souhaité s'exprimer." 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir cet article où Pflimlin indique "Avoir prolongé plusieurs contrats dans différents secteurs pour que l’entreprise continue à tourner...C’est pourquoi nous avons prolongé pour un an, le temps de nous organiser, le contrat de conseil stratégique avec BM Consulting alors qu'il a fallu deux ans pour que, peu à peu, ces contrats soient remis en appel d’offres...".


Le problème c'est qu'il n'y a jamais eu de contrat avec BM Consulting avant l'arrivée de Pflimlin nommé à France Télé par Nicolas Sarkozy à l'été 2010 ....quant aux autres, il avaient été stoppés en septembre 2009 par Camille Pascal comme le prouve le courrier de Camille Pascal ex Secrétaire Général de FTV que publie  France Culture....Comment prétendre avoir prorogé des contrats qui ont été stoppés près d'un an auparavant ?????

(*) "En juillet dernier, face au juge, Rémy Pflimlin, placé sous le statut de témoin assisté, a expliqué comment et pourquoi après son arrivée à la tête du groupe, des contrats étaient toujours signés avec Bygmalion, souvent sans appel d’offres. France Culture a eu accès au compte-rendu de cette audition.

Nous avons contacté Rémy Pflimlin et nous lui avons proposé à plusieurs reprises de répondre à nos questions, mais il n'a pas souhaité s'exprimer.

 

Au sujet de l’affaire Bygmalion / France Télévisions, Rémy Pflimlin ne s’est exprimé qu’à une seule occasion, sous la forme d’une interview accordée au journal "Le Monde" en juin 2014. Mais le 3 juillet dernier, c’est au juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke, chargé de l’affaire, que l’actuel PDG de France Télévisions a dû répondre.

Après s'être intéressé aux contrats passés sous la présidence de Patrick de Carolis, le juge a mené des auditions concernant les contrats signés après l'arrivée de Rémy Pflimlin en septembre 2010. Dans cette affaire, trois personnes physiques sont mises en examen :

Patrick de Carolis, ancien PDG  
& Camille Pascal, ancien secrétaire général du groupe pour favoritisme.
Bastien Millot, co-fondateur de la société Bygmalion pour recel de favoritisme

Le juge avait d'ailleurs convoqué les trois mis en examen pour une confrontation le 27 mai 2014.

[Bygmalion est mise en examen en tant que société donc personne morale, ndlr]

Lors de son audition, Rémy Pflimlin a pu décrire ses liens avec Bastien Millot, ancien cadre de la télévision publique et fondateur de la société Bygmalion, soupçonnée d’avoir profité de plus de deux millions d’euros de contrats avec le groupe public depuis 2008, la plupart du temps sans appel d’offres préalables. 

Rémy Pflimlin précise qu’il a reçu Bastien Millot « fin septembre 2010, un mois après la prise de [ses] fonctions ».

Le patron de France Télévisions explique n’avoir aucun lien avec Bastien Millot :
« Je ne connaissais pas les dirigeants de Bygmalion, mais je savais évidemment que Bastien Millot avait été directeur de la communication de France Télévisions. De plus, il était une personnalité des médias ».


Bastien Millot a été engagé comme directeur général délégué à la communication le 1er septembre 2005 par Patrick de Carolis, le PDG de l’époque.

Devant le juge, Rémy Pflimlin raconte comment il a géré la question des contrats entre Bygmalion et France Télévisions, alors que Bastien Millot était encore officiellement salarié de la télévision publique : « J’ai découvert les prestations qu’il fournissait à l’entreprise et le fait qu’il était toujours dans nos effectifs (…). J’ai considéré qu’il y avait là une incompatibilité. J’ai donc demandé à Patrice Papet, DRH, de régler ce cas (…). Il fallait qu’il démissionne pour continuer à travailler avec France Télévisions ».
Bastien Millot démissionne le 1er octobre 2010. Le même jour, il signe trois contrats avec France Télévisions, dont un porte sur de « l'accompagnement stratégique ». (Lire ci-dessous)

Accompagnement stratégique


« Il existait un contrat Bygmalion pour le conseil stratégique en communication et en lobbying. En arrivant, j’ai souhaité redonner une personnalité à chaque chaîne en termes de programmes et d’image. C’est la raison pour laquelle, pendant la première année, nous nous sommes concentrés sur les questions d’organisation sans avoir une direction de la communication externe... »

Les « conseils stratégiques » ont démarré fin 2008, sous la présidence Carolis. Cette prestation est alors la première confiée à Bygmalion, sous la responsabilité de Bastien Millot. Elle est facturée 19.674,2 euros TTC par mois en novembre et décembre. A partir de janvier 2009, la prestation est « réduite » à 17.940 euros TTC jusqu’en avril 2010, date à laquelle France Télévisions cesse de recourir aux « conseils stratégiques ».

« ...C’est pourquoi nous avons prolongé pour un an, le temps de nous organiser, le contrat de conseil stratégique avec BM Consulting. En effet, Bastien Millot disposait de l’expérience ayant été directeur de la communication de France Télévisions et bénéficiant de connexions externes et d’une excellente connaissance du monde des médias. Au bout d’un an, nous n’avons pas reconduit ce contrat car la communication interne était mise en place ».
A son arrivée en septembre 2010, Rémy Pflimlin explique avoir « prolongé pour un an (…) le contrat de conseil stratégique avec BM Consulting ». Effectivement, la prestation souscrite est la même qu'auparavant et est facturée pour le même montant.
Cette prestation a été initiée et stoppée sous la présidence Carolis : de novembre 2008 à avril 2010. Six mois ce sont donc écoulés avant que l'actuelle direction ne décide de recourir de nouveau à la prestation.

Ensuite, cette prestation ne faisait pas l’objet d’un contrat annuel à l'époque de Patrick de Carolis, mais d’un bon de commande mensuel. Ce service « à la pièce », comme nous l’a confirmé un ancien cadre de l’entreprise, pouvait théoriquement prendre fin à n’importe quel moment.

Enfin, il y a le choix du prestataire : Rémy Pflimlin décide de signer le contrat avec l'entreprise BM Consulting et non plus Bygmalion. Pourtant, on retrouve la même personne derrière les deux sociétés : Bastien Millot. En effet, ce dernier est le cofondateur de Bygmalion, mais il est également l'actionnaire unique de BM Consulting. Dans les deux cas, c'est donc le même Bastien Millot qui a fourni les fameux conseils stratégiques aux deux PDG de France Télévisions, au titre de sa « connaissance de l'entreprise ».

Veille internet, réponse aux courriers des téléspectateurs

« Mes équipes considéraient les contrats veille-internet, e-réputation et réponse aux téléspectateurs comme utiles et ces prestations seront donc "prolongés" (à partir d’octobre 2010, ndlr) » sous la forme de « contrats d’un an sans clause de reconduction tacite ».

A l’arrivée de Rémy Pflimlin à la présidence de France Télévisions, seules deux prestations font l’objet de contrats annuels : l’un pour la réponse « personnalisée » aux courriers des téléspectateurs et l’autre pour  la veille internet et la surveillance de la réputation en ligne de l’entreprise. Mais la nouvelle équipe dirigeante a la liberté de dénoncer ces contrats sans aucun préjudice financier.

En effet, environ un an avant la fin du mandat de Patrick de Carolis, le secrétaire général de France Télévisions Camille Pascal, mise en examen pour favoritisme dans cette affaire, envoie un courrier à Guy Alvès, président de Bygmalion. Dans cette lettre datée du 30 septembre 2009, il écrit :

« En raison de l'échéance du mandat du Président de France télévisions courant 2010, je souhaite que les contrats puissent, à la demande de France télévisions, être interrompus avec un préavis de deux mois, sans que cela ne puisse faire l'objet d'un quelconque recours ou d'une indemnité au bénéfice de Bygmalion. Si vous acceptez cette disposition, je vous remercie de bien vouloir me retourner une copie du présent courrier avec la mention manuscrite ‘bon pour accord’ et revêtu de votre signature.»


La nouvelle direction de France Télévisions fera le choix le 1er octobre 2010 de continuer à travailler avec Bygmalion. Martin Ajdari, alors directeur général délégué chargé de la gestion des finances, renouvelle les deux contrats, et en signe un troisième (accompagnement stratégique). Le contrat concernant la réponse aux courriers des téléspectateurs prendra fin le 30 septembre 2013 et la veille internet et l’e-réputation en fin d’année 2012.

Rémy Pflimlin a expliqué au juge pourquoi il avait poursuivi ces deux contrats avec Bygmalion : « Je venais d’arriver à la tête de France Télévisions. Il fallait continuer à faire tourner l’entreprise et je m’attachais par priorité à réviser, si nécessaire, les contrats les plus importants, notamment les contrats de consultants en organisation liés à la fusion des sociétés et à la restructuration du Groupe. C’était la priorité. Par exemple, le contrat BAIN [le cabinet de conseil Bain était chargé de réfléchir au remaniement de l’organigramme, ndlr] représentait de mémoire, plusieurs millions d’euros [11,3 millions d’euros, ndlr]. Les autres contrats, on les a prolongés dans différents secteurs pour que l’entreprise continue à tourner. Il a fallu deux ans pour que, peu à peu, les contrats soient remis en appel d’offres ».

De novembre 2008 à septembre 2013, sous les deux dernières présidences, France Télévisions et ses filiales ont payé plus de deux millions d'euros dans le cadre de contrats avec des entreprises de Bastien Millot (Bygmalion et BM Consulting)....

Presque 2,5 millions d'euros comme le révélait Charlie Hebdo récemment (découvrez l'intégralité de l'article en cliquant ici)