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mardi 9 décembre 2014

Un comité des salaires à France Télé (*) Pourquoi et pour quoi faire ?... Arnaque et boycott !

C'est en substance les questions que ce sont posées, hier, certains syndicalistes qui sont bien en peine d'assurer correctement la représentation des salariés vu le peu d’éléments dont ils disposent et n'hésitent plus à qualifier de tartuferie ou de mascarade ce type de réunions. 
 
Le boycott serait-il la plus simple des solutions ??
 
Le blog CGC Média vous propose de découvrir, en substance, la déclaration du SNPCA-CGC faite en séance concernant justement les Comités des salaires 2014.
Un comité des salaires* à France Télé, pourquoi ? Pour quoi faire ?..
 
Une Chambre d'enregistrement ?... De quoi ? De quoi exactement :
 
- D’une reconnaissances d’un parcours professionnel, humain ?
- D’une évolution de carrière ? (En lien avec un investissement personnel dans un Collectif en lien avec des formations adaptées, nécessaires, bénéfiques pour le salarié comme pour l’entreprise ?)
- D’une reconnaissance d'une évolution dans l'entreprise ?
- D’une sanction suite à des erreurs stratégiques ? De comportement ?
 
Si c’est tout cela, le Comité des Salaires, alors, où sont celles et ceux qui gèrent le travail effectif des salariés (les chefs de service !) pour les entendre eux (!) évoquer la situation de chacun, de leur investissement, de leur professionnalisme, de leur comportement, de leur humanité dans le collectif ? Ou pas ?...
 
Et bien non, que nenni ! Pas de chefs, pas de responsables de service dans ce Comité des salaires. Uniquement la DRH (la Direction des Ressources Humaines) qui fait ce qu'elle veut en la matière ! Résultat : opacité totale sur la gestion des salariés.
 
Quand les Organisations syndicales attirent l'attention sur telle ou telle situation, sur tel ou tel salarié, la porte de la DRH est de plus en plus fermée ! Un comble !!!
 
Les élus interpellent une direction et celle-ci ne prend même plus la peine de répondre !!! Invraisemblable ! Une DRH qui est censée justement INCARNER le dialogue, le respect, l'équité, la reconnaissance, la fraternité dans l'entreprise ! Au lieu de cela, les salariés sont fliqués, montés les uns contre les autres...
 
Certains au sein de la DRH souhaitent développer une charte du respect dans l'entreprise : le SNPCA-CGC l'a dit et écrit clairement : il la soutiendra à 100 % !!!
 
Mais qu’est-ce que le respect dans l’entreprise ? Celui de ne même pas répondre aux élus et aux organisations syndicales? Quel crédit les salariés peuvent-ils en conséquence accorder à cela ?
 
Une fois de plus, quid de ce comité des salaires : Ne serait-ce, une fois encore, qu'une chambre d'enregistrement...de quoi d'ailleurs ?
 
Une réunion pour que chaque syndicat vienne soutenir ses ouailles à quelques semaines des élections ? Pour que les Organisations Syndicales se gaussent auprès des uns et des autres d'avoir "parler pour elle ou lui" histoire de l’influencer et d’obtenir sa voix ?
 
C’est justement ce modèle là, précisément, clientéliste, que vous avez dénoncé à l’époque lors des négociations sur le devenir de la nouvelle organisation sociale de l’entreprise... Un clientélisme au détriment du professionnalisme et de l’investissement personnel au sein de chaque entité du groupe...
 
Dès lors - redisons-le - quel SENS donner à ce comité des salaires ? La direction s’était pourtant répandue en expliquant que cette nouvelle organisation sociale (accord du 23 mai 2013) devait être plus professionnelle, plus efficace et plus juste au service des salariés... On en mesure aujourd’hui les effets...! On peut comparer et jauger la manière managériale de gérer la situation salariale de chacun des personnels. Concrètement, c'est le contraire : l’opacité la plus totale !...
 
Le paritarisme d’hier avait ses limites mais le modèle d'aujourd'hui est pire. Les nouveaux accords devaient apporter du mieux-disant social... Ce n’est pas ce qui ressort de ce Comité des salaires !
 
Quant aux documents fournis par la DRH, ils contiennent de bien trop nombreuses erreurs, surtout pour tous ces salariés qui ont connu une ou plusieurs mobilités dans l’entreprise (volontaire ou pas!): un comble !!! Ce sont d’ailleurs, eux, les plus lésés en matière de suivi RH et de salaires.
 
“Bougez, bougez !”, qu’ils disent...mais au final !!!!!
 
Les salariés, justement, combien ont répondu à l’invitation de la DRH à donner leur accord pour évoquer leur situation ?... A titre d'exemple: 20 % à peine pour l’établissement de Malakoff...
 
Par conséquent, 80 % DES SALARIES NE SONT PAS PRIS EN COMPTE !!!!!
 
Quid des problèmes des retraites des salariés ? Des années ont disparu des listes de la CNAV et de chez AUDIENS... Toujours pas de réponse de la DRH !
 
Dès lors, le SNPCA-CGC qui n'a pas validé ce procédé qu’il juge totalement arbitraire et à la tête du client, refuse de s’associer à ce simulacre d'exercice, à ce déni de démocratie d’entreprise que cette direction a présenté comme un soi-disant "mieux social" !  
 
* Une particularité (page 20 de l'accord collectif) qui concerne les établissements DP (Délégués du Personnel) à plus de 1000 salariés (en fait uniquement l'établissement DP Maison France Télévisions).
 
Dans les établissements (au sens DP) de plus de 1000 salariés, il est institué cinq comités selon le découpage par famille professionnelle ci-après :
 
- Programmes

- Production - Fabrication -Technologies

- Communication - Marketing - Études

- Gestion d'entreprise et Immobilier et Moyens Généraux

- Journalistes
 
3 DP (sur 25 titulaires et 25 suppléants) peuvent assister au comité des salaires "programme"
1 seul DP (toujours sur 25 titulaires et 25 suppléants) peut assister au comité des salaires "Communication - Marketing - Études"
8 DP peuvent assister au comité des salaires "Production Fabrication Technologies"
7 DP peuvent assister au comité des salaires "Gestion d'entreprise et IMG"
6 DP peuvent assister au comité des salaires "Journalistes"

Quand Marc Chauvelot de la cgt France Télé, faisait le paon en juin dernier au Figaro !


Quand Marc Chauvelot de la cgt France Télé, faisait le paon en juin dernier au Figaro ! 

Dans une interview hallucinante que donnait Marc Chauvelot de la cgt à Caroline Sallé dans un article que publiait « Le Figaro » le 24 juin dernier intitulé « France Télévisions : le plan de départs volontaires devrait faire le plein », l’intéressé déclarait concernant le Plan de licenciement collectif (dit PDV) : « Compte tenu de la surreprésentation des seniors et de la détérioration des conditions de travail, ce plan va avoir du succès… ». 

Autrement dit, pour Chauvelot les quasi "sexagénaires" ne devraient pas s'accrocher tant les conditions de travail sont détériorées !!!! Certains "hauts dirigeants" de France Télé devraient en tirer les conséquences.

Il faut quand même oser !  Ces propos étaient, du reste mis en parallèle avec ceux de Papet le dga/drh de France Télé concernant les  postulants qui ne se sont pas fait attendre : « Concernant le volet des retraites, nous avons reçu en quinze jours plus de 150 lettres de demandes». 

Chauvelot n’a donc pas hésité à faire le paon pour le titre de presse (plutôt pas classé à « gauche ») en ajoutant pour aller dans le sens de la direction: « On serait même plus près des 200 demandes avec «un coup d'accélérateur d'ici au 30 juin». (soit 6 jours après l’interview) 

Le syndicaliste parachuté sur Paris depuis le pôle Nord-Est,  d’abonder les propos de Papet qui renchérissait « Au total, 220 salariés se sont déjà manifestés [fin juin 2014 donc, ndlr] Nous ne sommes pas inquiets, nous aurons vraisemblablement plus de candidats que de postes ouverts».

Le Figaro d’en conclure « Si tel était le cas, d'un point de vue légal, la direction ne pourra néanmoins pas aller au-delà des 340 postes inscrits dans le plan » [et vive la concordance des temps !!!!] et d’enfoncer le clou « Conséquence: la direction pourrait se retrouver à devoir gérer un sentiment de frustration parmi les salariés souhaitant quitter l'entreprise sans pour autant être éligibles au plan… » 

Et « le sentiment de frustration » des salariés dont le poste est supprimé mais qui ne sont pas candidats au départ parce qu’ils n’ont pas de projet personnel de création d’entreprise ou parce qu’ils ne sont pas éligibles à le retraite, Le Figaro, Chauvelot et Papet, ils y ont pensé !? 

En revanche, silence sur les nombreux membres de la direction qui bénéficient des indemnités de départ du PDV.  

lundi 8 décembre 2014

Comment Patino avec de tels propos, peut-il continuer à travailler en télé payé qui plus est par le contribuable et comment Pflimlin peut-il le couvrir à ce point ???


« Le journalisme industriel est en train de disparaître au profit d’un autre type de journalisme » [Vice News, en l'occurrence pour le "Gonzo journalisme et ses gonzo reporters"]  voila ce que vient de déclarer Patino à Sciences Po où il sévit dans une présentation intitulée "La concurrence sans limite" [une formule prédestinée!!!]

Voir la dépêche AFP (* en-bas de post) sur laquelle s’appuie Patino, Pflimlin et Thuillier dans leur dernier « chantier » avant leur départ, présenté à la hussarde aux élus dans un document interne (avant dernière page) …enfin pas si interne que ça puisque sous le vocable « Propriétés du document », on trouve le nom de Thibaut Cournarie manager d’un cabinet extérieur chez « KEA et Partners » (c’est ballot !) :                  
(*) « MONTRÉAL,  30 oct 2014 (AFP) - Le groupe américain Vice  Media  a annoncé jeudi le lancement en 2015 au Canada de sa première chaîne de télévision, à  destination des 18-34 ans, en  partenariat avec l'un des acteurs principaux des télécoms, Rogers communications…. »

De l’enfumage à grande échelle sur l’air de « je m’écoute parler et je me trouve formidable »


Les journalistes de France Télé : France 2, France 3, France Ô…apprécieront, au moment même où le trio Pflimlin/Patino/Thuillier - à quelques semaines de l’inéluctable remplacement de Pflimlin par le CSA - décident de mettre à l’ordre du jour d’un  prochain CCE (point 7), les 16 et 17 décembre  2014, le projet de fusion des Rédactions « Info 2015 » pour un passage en force.

Par exemple, en plus de la « création d’une chaîne numérique d’infos » (largement évoqué par le blog CGC Média), dans le projet « Info 2015 » les services « Culture » pourraient disparaître des Rédactions au profit de ce dont Patino s’est vanté sans jamais en avoir été à l’origine « Culturebox » (Voir l’article du blog CGC Média qui résume bien les choses « France Télévisions : la tartufferie numérique ou la technique du trou! ». 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir en exclusivité un des « pitch » d’ «Info 2015 » qui se doublera, faut-il le préciser d’ « un projet immobilier spécifique et adapté à ces principes présenté aux instances dans le respect des procédures légales » page 96) …attention, c’est du lourd :

(°) « De par son caractère véritablement cross-média (écrit, live, vidéo, etc.), Culturebox constitue un creuset d’innovation pour la future organisation de l’Information Nationale de France Télévisions. En alliant les compétences numériques aux compétences TV au service d’un projet de développement commun et ambitieux, Culturebox pourrait préfigurer ce qui constituera demain un modèle de réponse aux nouveaux modes de consommation de l’information»…. 

On vous avait prévenu, c’est du lourd voire même du très lourd. 

Pour être encore plus précis, le blog CGC Média vous offre un extrait du texte  -page 35 du projet  - « qui constituera demain un modèle de réponse aux nouveaux modes de consommation de l’information» :

« Ce schéma proposé a été conçu pour servir le projet éditorial de l’Information Nationale, favoriser la coopération entre les équipes en rassemblant ou rapprochant les savoir-faire, les expertises et les expériences. 

Pour cela, il est proposé de créer :

Une Direction de la Rédaction ayant sous sa responsabilité: 

- Les éditions numériques et les éditions TV qui seraient regroupées afin de favoriser leur coopération et leur singularité au service d’un projet éditorial commun. Cela permettrait également d’élargir le champ d’activité des journalistes sur des formats originaux, de nouveaux formats numériques en leur permettant de participer temporairement à des équipes dédiées à ces éditions. A terme, elles pourraient être dotées/ complétées de profils comme des assistant(e)s présentateurs, des chargés numériques, etc.

- Les Responsables d’édition France 3 seraient redéployés au sein des éditions. 

- L’édition numérique Culturebox regrouperait l’ensemble des activités culturelles de l’information et proposerait une offre innovante et ambitieuse éditorialement. A la fois service pour les éditions antenne et édition pour le numérique, cette entité permettrait d’assurer une exposition/ un traitement optimal de l’expertise culturelle sur l’ensemble des supports et faciliterait l’accès à la culture pour le plus grand nombre. Ce regroupement des expertises dans le domaine culturel permettrait également de s’organiser efficacement pour atteindre l’un des objectifs stratégiques de France Télévisions qui est de faire de Culturebox une porte d’entrée prestigieuse de l’actualité culturelle, une offre thématique pour tous les écrans … » 

Autrement dit et pour faire toujours référence au projet Pflimlin/Patino/Thillier (¤ page 65, cette fois-ci) : la « Culture » indigne d’un Service dédié mais pire, juste bonne à passer sur Internet et plus sur les chaînes du groupe.

¤ « Le redéploiement de ces 9 journalistes [ceux des services concernés, ndlr] se justifie par l’ambition d’augmenter le nombre de thématiques traitées, de diversifier et d’augmenter la production de contenus (objectif de passer de 25 à 40 URL/jour) sur les supports Culturebox. [Quel rapport avec la Télé ????? Bientôt les URL (adresses web)  vont se substituer aux téléspectateurs et les audiences au nombre de connections Internet !!! ndlr] 

Dans le même temps, les ressources nécessaires à la production des sujets culture pour les JT seraient garanties.

Le renforcement de l’encadrement se justifie par l’augmentation de la taille de l’équipe Culturebox et par l’accroissement du périmètre d’activités, puisque les équipes de Culturebox auraient à travailler sur tous les supports (TV, numérique). Cela permettrait la présence d’un cadre de Culturebox pour proposer des sujets culture lors des conférences de rédaction TV.

Les modes de coordination entre Culturebox et les éditions TV évolueraient comme suit :

• Présence d’un représentant de Culturebox dans les conférences de prévisions

• Présence d’un représentant de Culturebox dans les conférences de rédaction TV



Les journalistes seraient mobilisés pour la production de sujets à destination des antennes en fonction des propositions de Culturebox aux éditions, des besoins des éditions et dans le respect des cahiers des charges.

Culturebox deviendrait ainsi à la fois :

• Le service Culture de l’Information Nationale de France Télévisions

• L’équipe éditoriale dédiée de l’édition Culturebox (Web, applis, etc.) 

Voila sûrement ce que Patino appelle « « Le journalisme d’un autre type »…celui qui doit supplanter « Le journalisme industriel » (dixit Patino).

Il y a quand même de quoi être consterné. La prestation de Patino a Sciences Po, n’a d’ailleurs pas manqué de faire réagir, sur les réseaux sociaux (lui qui les aime tant) avec des tweets - on peut le penser – de contribuables qui s’interrogent comme celui des « Échos Blogs Médias »: « Bruno Patino payé par France Télé est-il en congés ou sur les heures de son employeur ? » mais également au sein du groupe dans lequel Pflimlin lui-même nommé par Sarkozy, l’a nommé « numéro 2 » !!!!




A France Télé justement, c’est l’incrédulité qui domine. Ce cadre de direction qui s’en étrangle « Nous, bien que cadres autonomes, si on est absent 2 ou 3 heures pour un problème de dernière minute, l’employeur prend sur nos congés, nos récup ou nos RTT… Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, c’est le moins qu’on puisse dire et imaginez un peu qu’on aille travailler ailleurs ?! » 

Comme si cela ne suffisait pas et pour les amateurs de sensations fortes ambiance huiles essentielles, épices douces, pierre chaude, musique zen, etc…– attention restez assis, ça va décoiffer – le blog CGC Média vous offre le café, le pousse café et l’addition (salée pour les salariés de France télé, ça va sans dire) :

Pour les huiles essentielles, la pierre chaude et la musique zen, vous avez « Harmonie » et pour les épices douces  « Papripact » (respectivement pages 97 et 116 du projet Info 2015) : 

« L’évaluation des conséquences du projet pour les collaborateurs concernés par la phase 1 s’est appuyée sur la méthode Harmonie, méthode de conduite et d’accompagnement de projet spécifique à France Télévisions mise en place par la Direction de l’Organisation et de l’Accompagnement des Projets (DOAP). Afin de définir les besoins d’accompagnement, cette méthode prévoit une mesure des conséquences qui permet d’évaluer l’ampleur des changements pour chaque population de collaborateurs….(Page 97) » 

« Sur le plan des risques physiques et psychosociaux (RPS), une analyse des activités futures serait menée qui permettrait d’identifier ces risques afin de les consigner dans le document unique DUERP et d’élaborer le plan de prévention et d’amélioration associé PAPRIPACT.

Dans ce plan PAPRIPACT, la santé au travail doit être particulièrement prise en compte du fait de l’importance du changement et de l’accompagnement nécessaire des salariés dans cette période…(Page 116) » 

Dire qu’au moment où le pré-rapport du CSA sortait, le bruit tonitruant de la démission de Pflimlin avait retenti depuis Bruxelles où il se trouvait mais que l’insistance d’une mini cellule de crise à Paris avec seulement 3 de ses lieutenants, avait suffit à dissiper !

L’entreprise en situation de quasi faillite comme Presstalis au moment où Pflimlin l’a quittée, n’a pas besoin d’une telle débauche de « simulacres » qui voudraient faire croire que « ça bougerait » mais qui ne visent finalement qu’à  plomber la venue du successeur sur fond de terre brûlée.

La dépêche AFP intégrale:

"Vice  Media  lance un studio et une chaîne de télévision au Canada
            

MONTRÉAL,  30 oct 2014 (AFP) - Le groupe américain Vice  Media  a annoncé jeudi le lancement en 2015 au Canada de sa première chaîne de télévision, à destination des 18-34 ans, en partenariat avec l'un des acteurs principaux des télécoms, Rogers communications.

Fondé il y a 20 ans à Montréal, avant de déménager à New York, Vice "revient dans sa patrie d'origine pour construire à partir de rien un nouveau média ultra-moderne complètement intégré horizontalement et verticalement", a déclaré son fondateur et PDG Shane Smith.

Vice Canada, une co-entreprise au capital de 100 millions de dollars entre Rogers et Vice  Media , constitue "l'expérience la plus ambitieuse jamais entreprise" par l'ancien magazine punk, désormais valorisé 2,5 milliards de dollars, a dit M. Smith en conférence de presse.

Après être passé de l'imprimé à internet, Vice va disposer de sa première chaîne de télévision à part entière, Vice TV Network, une chaîne consacrée à l'actualité canadienne qui sera distribuée sur le réseau câblé de Rogers, en plus d'être accessible sur mobiles et internet.

Cette "sainte trinité, mobile, internet et télévision" constitue "le futur des médias" et cette expérience "va être scrutée ailleurs", a assuré M. Smith.

Un studio de production multimédia "dans les règles de l'art" sera également lancé à Toronto au début de l'année prochaine. Il permettra de réaliser des reportages, des documentaires, de la fiction, ou encore des émissions de cuisine, sport ou technologie.

Une application dédiée pour les mobiles, Vice Plus, sera en outre lancée depuis le Canada.


Enfant terrible des médias numériques choyé de la génération "millénium", Vice  Media  a lancé la semaine dernière la version en français de son site d'information Vice News, qui dispose également désormais d'une émission quotidienne sur France 4.

Magazine vidéo, internet et papier, très présent sur les "terrains chauds", Vice s'est fait connaître d'un large public grâce à deux événements: en 2013, il a été à l'origine du voyage de l'ancien "bad boy" du basket-ball américain Dennis Rodman en Corée du Nord pour y rencontrer le dictateur Kim Jong-Un. Cet été, Vice News s'est également illustré par un reportage inédit auprès des combattants de l'organisation Etat islamique en Syrie.

Le groupe Vice  Media  revendique 4.000 collaborateurs dans 36 bureaux à travers le monde.

sab/mbr/sam"


dimanche 7 décembre 2014

Rodolphe Belmer (Canal+) dans la short-list du CSA? Lui dit qu'il n'est pas candidat!

Rodolphe Belmer (Canal+)  dans la short-list du CSA? Lui dit qu'il n'est pas candidat!
Rodolphe Belmer a balayé, ce week-end, les critiques concernant les audiences actuelles du "Grand Journal" dont il s’est déclaré satisfait alors qu’elles sont tout de même en dessous de celles engrangées sous Michel Denisot (en une saison, il manque 400.000 téléspectateurs pour 1,5 point de part d'audience en moins) : "La polémique autour du "Grand Journal", c'est beaucoup de bruit pour rien. Je considère que les audiences sont satisfaisantes… Avec 6 % de part d'audience, l'émission est au-dessus de sa moyenne historique qui s'établit à 5,5 %. Certes, dans un passé récent, nos audiences étaient meilleures, mais c'était uniquement dû au passage à vide de l'access de France 2; depuis le retour de Nagui, l'access de France Télévisions a fait que nous sommes revenus à notre niveau normatif d'audience".
Le directeur général de Canal+ a  tenu à préciser "Le contrat est rempli" avant de réaffirmer  sa "confiance" à Renaud Le Van Kim, le producteur du "Grand Journal" et à son présentateur Antoine de Caunes, considérant  "que le choix de ce dernier  a été positif et a permis de ramener de la bonne humeur dans l'émission… ne prévoyant d’ailleurs pas de modification substantielle dans la formule d'ici à la fin de la saison".
Rodolphe Belmer a également tenu à dissiper toute idée de concurrence entre "Touche pas à mon poste" sur D8 (autre chaîne TNT du groupe) et "Le Grand Journal", axant son propos sur la complémentarité des deux dans une logique évidente de groupe : "Je suis très satisfait de Cyril Hanouna et de son équipe. Avec "Touche pas à mon poste" sur D8, le 'Grand Journal' de Canal + et iTélé qui a de bonnes audiences, le groupe Canal + a considérablement renforcé sa part de marché en avant-soirée. Désormais, nos trois antennes rassemblent près de 3 millions de téléspectateurs et pèsent 12,5 % de part d'audience, voire même de 15 % à 20 % sur les cibles commerciales. Ce qui est très bon pour notre régie publicitaire".
Interrogé donc sur son avenir personnel au sein du groupe Canal+, Rodolphe Belmer a indiqué ne pas être candidat à la présidence de  France Télévisions, malgré la rumeur.
Beaucoup l’y verraient pourtant bien et tirent, ce faisant, déjà des plans sur la comète malgré ses démentis sur les bruits de départ le concernant après sa nomination par Vincent Bolloré à la tête de Vivendi, la maison mère de Canal+.

jeudi 4 décembre 2014

Pflimlin défie Schrameck et le CSA avant de quitter France Télé sur fond de savonnage de planche pour le suivant.

Pflimlin défie Schrameck et le CSA avant de quitter France Télé sur fond de savonnage de planche pour le suivant.

Invraisemblableà quelques jours du processus de désignation du remplaçant de Pflimlin par le CSA une fois intervenue la nomination de 2 ses nouveaux membres à la mi-janvier 2015, l’un nommé par le Sénat, l’autre par l’Assemblée Nationale (l’instance passant de 9 à 8 après le départ de 3 sortants), Pflimlin qui laisse l’entreprise dans une situation de quasi faillite, multiplie les provocs Dernière en date, la « création d’une chaîne info numérique » !!!!!!! 

Les membres du CCE (Comité Central d'Entreprise) de France Télé qui auraient dû avoir la primeur de l'annonce à la séance du 17 décembre prochain, mais comme de coutume, ils l’apprennent aujourd’hui par média interposés.

Pflimlin souhaite intégrer cet ultime bras de fer avec le CSA mais aussi avec les institutions représentatives du personnel dans une procédure « accélérée » d’Info/consultation qui sera présentée comme une étape « additionnelle » au plan « Info 2015 », vaste réorganisation des services dédiés à l'information visant à rapprocher (pour ne pas dire fondre ou fusionner) les différentes rédactions de France Télévisions.  
La direction compte sûrement sur certains syndicats « amis » pour faire faire avaler la pilule ! 

De quoi s’agit-il ? Rien de moins que de contourner le CSA !  

Depuis le lancement des chaînes de la TNT dans les années 2000, Tessier, Carolis et maintenant Pflimlin n’ont cessé de défendre la nécessité d’une chaîne d'information en continu pour le groupe avec, le cas échéant, un positionnement justement sur la TNT. Une demande à laquelle le CSA n’a jamais accédé.

Pflimlin avec cette nouvelle déclaration intempestive aurait donc décidé de contourner ce refus, en faisant de cette soi-disant nouvelle « chaîne d’info » (en réalité, simple application principalement disponible pour tablettes ou smartphones, lancée fin 2011, via Internet) une des chaînes du Web !!!! 

Ben voyons…et pour ce faire, il continue d’enfumer la galerie avec les illusoires « succès d’audiences » de  «FranceTVinfo » que le tandem Pflimlin/Patino ose qualifier de « symbole de la transformation numérique de France Télévisions » !!!  Rien que ça…foutaises.

Pflimlin, son numéro deux et consort, s’évertuent à faire croire pour donner le change à de « fabuleux succès grandissant d’audience » sur le web et en replay qui conduiraient à des recettes pub en hausse ! Tu parles. Et d’aligner des chiffres en guise d’argument !  Ceux soi-disant fournis par Médiamétrie filiale du groupe où France Télévisions détient près d’un quart des parts,  qui donneraient en octobre « une fréquentation de quelques 6,5 millions de visiteurs » uniques plaçant le « site » dans les premiers d’un classement de sites d'information !!!! 
Il faut oser. 

Médiamétrie filiale de France Télévisions donc où dans le cadre d’une sous-filiale « Digitime »  (filiale Mediametrie – Netgem…vous savez Netgem où Tessier après avoir été remplacé par Carolis en 2005 en est devenu le pdg et qui occupe aujourd’hui les fonctions de Conseiller auprès de l’actuel président) qui compte « 7 membres » dont une salarié de France Télé précédemment «  Chargée d'études et de clientèle DIGITIME la filiale Médiamétrie / Netgem » ! 

De qui se moque-t-on ? Propagande que tout cela. 

Encore dernièrement, avec l’incroyable exercice d’autosatisfaction donnée au « Digital World Summit » par Éric Scherrer (qui qualifiait Netflix de "néo barbare") et Laurent Frisch (les deux potes numériques de Patino, ce dernier quittant d’ailleurs le groupe pour Radio France où dans quelques mois, un projet de « plateforme publique numérique d’infos » en commun avec France Télé pourrait bien [pourquoi pas] refaire son apparition avec le concept de son « copain » en maitre d’œuvre !!!!!).

Quelle mascarade. 

L’une des questions, sinon la question essentielle, reste tout de même : Avec quel argent ? 
Considérant les dizaines et dizaines millions de l’argent des contribuables engloutis dans cette stratégie mégalo-numérique qui n’a pas arrangé la situation financière -  au contraire - de la télé publique à bout de souffle. 

Jusqu’à quand les pouvoirs publics mais aussi l’instance de régulation, vont-ils tolérer un tel embobinage et de tels manœuvres qui n’ont pour objectifs que de « charger la barque » du suivant en imaginant peut-être qu’à force de la plomber, il devrait assumer le naufrage programmé de France Télé ?! 

Ça suffit…redisons-le. Il convient de mettre un terme immédiatement à cette politique de la terre brûlée sur l’air de « après moi le déluge »… il en va de la survie de France Télé et de la possibilité pour le remplaçant de Pflimlin de s’y atteler en imprimant ses marques.

mercredi 3 décembre 2014

L'émbarrassant "collègue" alsacien de fo dénonce 'l'indignité du service public' avant de se rétracter.



L'émbarrassant "collègue" alsacien de fo dénonce "l'indignité du service public" avant de se rétracter.

Eric Vial le délégué central fo à France Télé, battu dès le premier tour des dernières élections municipales où il se présentait à Brumath en qualité de journaliste qu’il n’est pas puisqu’il apparaît dans la liste des « autres personnels non-journalistes » dans le cadre de l’accord de transposition des emplois que son syndicat a signé, refait parler de lui. 

Après donc les foudres de ses « concitoyens », le pseudo journaliste-autodéclaré essuie, cette fois-ci, les foudres du SNJ et de la CFDT dans un tract intitulé « C’est pas le collègue qu’il vous F.O. ! » (ci-après) pour les propos qu’il a tenus sur Facebook le 27 novembre dernier avant de les retirer.

L’intéressé a visiblement cru bon de déblatérer sur les réseaux sociaux s’agissant de ses collègues mais aussi sur France 3 Alsace suite à un sujet du « JT soir » ….et de crier à la désinformation:« Télévision régionale : comment se tirer une balle dans le pied ? J’ai le cœur serré quand je constate la désinformation et la volonté évidente du saccage par inculture  » 

L’alsacien « donneur de leçons » au pseudo séparatiste sur tweeter «Arioviste » (Arioviste était le chef d'une coalition germanique des Suèves qui tenta de s'installer dans l'est de la Gaule entre 75 et 58 av. J.C. Bien qu'il fût un Germain de pure souche, il parlait le celtique et portait un nom celtique. Ariovistos signifie: "qui voit au loin". Ce nom a dû lui être donné par les combattants celtes de sa coalition.) a « courageusement » décidé de les enlever en toute hâte !

Il FO quand même oser.

Le tract le voici:


"C’est pas le collègue qu’il vous F.O !

« Télévision  régionale : comment se  tirer  une balle dans le  pied ? ® J’ai  le cœur serré quand je constate la  désinformation et la volonté évidente du saccage par inculture ? » 

  C’est par ce message Facebook posté le 27 novembre 2014 dans la soirée (retiré depuis par son auteur…), qu’un responsable syndical de France Télévisions, représentant dans de nombreuses instances les salariés de l’entreprise, réagit publiquement après le JT de France 3 Alsace du 27 novembre 2014.


  Invité sur le plateau, le Président de la Région Alsace s’offusque du traitement de la réforme des Régions. Il le qualifie d’ « indigne du service public ».

  Nos  collègues,  ce  soir  là,  n’ont  fait  que  leur  travail :  un  vrai  reportage  du service public, validé par la hiérarchie. Construit, argumenté, informatif, reflétant les différentes opinions sur le sujet. Un présentateur pertinent et qui ne se laisse pas intimider.

  Désinformation ? Saccage ? Inculture ?

Des mots qui discréditent nos collègues, salissent le journalisme et le service public. C’est ce même salarié, élu au C.E du pôle Nord Est, qui nous appelle tous à se « serrer les coudes » pour faire face aux moments difficiles à venir.

Avec une telle solidarité, nous finirons tous cul-de-jatte.

Strasbourg, le 28 novembre 2014"



mardi 2 décembre 2014

Où donc Pflimlin et consort ont-ils conduit France Ô, France 4 et plus largement la télé publique?

Pflimlin continue la déconstruction de l'entreprise avant la désignation de son successeur par le CSA dans les semaines qui viennent.

Que restera-t-il du passage Pflimlin et de ses lieutenants?

Probablement rien....sinon un énorme gâchis et une catastrophe industrielle sans précédent qui place France Télé dans une situation de quasi faillite proche de  celle dans laquelle il laissait Pressallis avant d'être nommé par Sarkozy à l'été 2010 à la tête de France Télévisions. 

Hier le blog CGC Média publiait un extrait du discours prononcé à l'Hôtel de ville de Paris par le Chef de l'État concernant France Ô et qui lançait "Nous devons faire en sorte que France Ô redevienne véritablement une chaine ultramarine avec son identité."   

Rappelez-vous de l'article du 15 octobre 2012 du blog CGC Média "L’entourloupe de Pflimlin sur Lagardère...dans le plus grand secret (!!!), le trioAjdari/Guilbart/Vion chargé de transformer France Ô en chaîne Jeunesse du groupe France Télé"  qui  a été le premier à poser la question "Pflimlin va sûrement avoir du mal à expliquer en quoi « BOB L’ÉPONGE» constitue une visibilité de la diversité culturelle ultramarine !!!!! 

Comment alors que Pflimlin, Ajdari, Vion et Emmanuelle Guilbart transfuge de Lagardère venue à FTV en déclarant le rachat de Gulli comme acquis (chacun a vu le résultat, c'est FTV qui a finalement bradé ses parts dans Gulli pour 2,5M€) imaginaient dès 2012 transformer France Ô en chaîne jeunesse, pourrait-il en être autrement aujourd'hui? 

Et puisque côté identité et audiences, ce n'est pas vraiment ça, Pflimlin refait le coup  du baromètre qualité !!!! 

Dernière en date...Dominique FOSSÉ, adjoint au directeur en charge des rédactions de France Ô de l'AITV a écrit un mail au personnel (décidément les courriers aux salariés, en ce moment, ça   !!!!) pour indiquer que Rémi Festa nommé en 2011 directeur de la prospective et du conseil éditorial pour les antennes 1ère en Outre-mer alors qu'il avait été  jusqu'à là directeur des études du groupe France Télévisions, était chargé d'une d'une nouvelle "étude qualitative" avec "une phase interne de brain storming et d'entretiens individuels de téléspectateurs nourrissant une réflexion collective autour de groupes créatifs".... 

Waouu!!! Que les personnels se disent que pour la première fois, on s'intéresse à leur travail, soit !....mais quelles garanties sont données sur le rendu de "l'étude" élaborée par ledit cabinet ??? 

Le blog CGC Média vous propos de découvrir le mail en question: 

Bonjour, 

Les directions des antennes et des rédactions souhaitaient, dans la continuité des mesures d'audiences lancées en septembre dernier sur France Ô, engager une étude qualitative sur l'information.

Rémi Festa, en charge des audiences sur France Ô et les 1ères, a donc préparé cette étude : 
" Nous avons souhaité engager une étude qualitative, exploratoire et créative, visant à identifier les forces et les faiblesses des journaux du midi et du soir, les attentes des téléspectateurs potentiels, cibles théoriques et cibles effectives, et les axes d'évolution des journaux, contenus, positionnement et ligne éditoriale.

Ce chantier d’étude a été confié au cabinet d’études EAEQ dirigé par Walter Detomasi qui réalise depuis longtemps des études qualitatives pour des chaînes de TV et pour France Télévisions en particulier.

La méthodologie d’étude repose sur : 

-  Des entretiens individuels avec des téléspectateurs issus de l'Outre-mer, des téléspectateurs proches de l'Outre-mer bien que métropolitains et d'origine métropolitaine, des téléspectateurs du moins occasionnels et fragmentaires du journal, et des téléspectateurs fréquentant au moins occasionnellement France Ô. 

-  Des groupes créatifs, focalisés sur une démarche prospective faisant appel à l'imagination, la culture de l'information et la créativité. Ils réuniront des téléspectateurs dont le métier, la formation ou la fonction exigent une attitude créative. 

-   Une phase interne de brain storming et de réflexion collective. Pour cette dernière phase de l’étude il est prévu d’interroger séparément les cadres et dirigeants, et les autres membres des rédactions. Les réunions seront animées par le consultant Walter Detomasi, qui préservera la liberté d’expression et garantira une certaine confidentialité aux collaborateurs. Ces  réunions d’échange et de mise en commun de 4h environ pourraient se dérouler le soir, au mois de décembre, dans les locaux de la société EAEQ, à Paris, près de République."

R.Festa 

Si vous souhaitez faire partie de ces groupes de travail (une dizaine de personnes par groupe), merci de me l'indiquer par retour de mail. Les réunions devraient se tenir la première quinzaine de décembre. 

Dominique FOSSÉ
Adjoint au directeur en charge
des rédactions de france Ô et aitv
+33 1 55 22 72 07 – +33 6 87 71 58 60"

lundi 1 décembre 2014

François Hollande tacle Pflimlin et fixe pour son successeur le cap de France Ô.

François Hollande tacle Pflimlin et fixe pour son successeur le cap de France Ô.  

A l’occasion du dîner annuel du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer qui a s’est tenu à l’Hôtel de ville de Paris le 21 novembre dernier, en réponse à Victorin Lurel qui avait déclaré "Nous tenons à France Ô. Elle doit être pérennisée et réorientée", le Chef de l’État a déclaré "France Ô est une chaine qui est dédiée aux Outre-mer. En tout cas, c'était sa vocation pour que nos compatriotes de l'Hexagone puissent mieux comprendre les Outre-mer, pour que les différents territoires puissent communiquer entre eux et pour que l'on puisse aussi offrir une information aux ultramarins. Or, le constat est qu'il y a, à peu près, 15 % disons 20% des programmes qui sont véritablement ultramarins. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel s'en est ému et je pense que, sans coût supplémentaire, nous devons faire en sorte que France Ô redevienne véritablement une chaine ultramarine avec son identité." 

« France Ô doit donc redevenir ce qu’elle n’est plus » [depuis la nomination de Pflimlin à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy donc, ndlr] 

A la table de France Télévisions, la plupart des convives s’en étranglant, se sont levés et ont quitté la salle, emboîtant le pas à Gilles Camouilly, le directeur de la chaîne qui avait dès son arrivée pris la décision de supprimer toute référence à l’Outre-mer, la chaîne publique devenant la chaîne du "métissage", "des diversités" et "de toutes les cultures "....D'où le constat de François Hollande à ce dîner qui se résume en une formule: À force de vouloir être la télévision de tout le monde, France Ô n’est plus la télévision de personne! 

Aussi, pourquoi la direction du groupe a-t-elle choisi de faire mesurer l'audience de sa chaîne du canal 19 de la TNT pour s'étonner ensuite de ses faibles "résultats" comme le relevait le blog CGC Média, début octobre dans son article intitulé "France Ô: la chaîne low-cost de France Télévisions" !?

Pourquoi également et dans quel but Fabrice Lacroix, le remplaçant d'Ajdari, dans l'interview qu'il a donné à France Inter est-il allé déclarer "Si  la ressource budgétaire qui nous est promise pour l’instant en 2015 venait encore à diminuer et bien, nous aurions  une discussion avec notre actionnaire pour savoir ce qu'on fait de notre périmètre d’activité de nos missions" ! 

Pflimlin après les déclarations du Président de la République imagine-t-il écrire aux salariés du groupe un de ces indigestes énièmes mails  dont ils ont plus que ras-le-bol  comme il l'a fait après la mise en ligne du pré-rapport du CSA ou encore dernièrement après la publication d'un article de l'Express qui lui est visiblement resté en travers de la gorge ?