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mercredi 25 février 2015

PRÉAVIS DE GRÈVE DU 19 FÉVRIER SUSPENDU: LA DIRECTION ARRÊTE TOUT … ET REPART A ZÉRO…AVEC LES SALARIÉS.

Le pourquoi des choses:
PRÉAVIS DE GRÈVE DU 19 FÉVRIER SUSPENDU:

LA DIRECTION ARRÊTE TOUT

ET REPART A ZÉRO…AVEC LES SALARIÉS.



« Très bonne et courageuse décision, sinon c'était l'enlisement… un suicide collectif assuré…J'ai été très inquiet de voir les relations entre certains représentants syndicaux et la direction lors des réunions d'information par service…il y a un tel passif, dû probablement aux interminables négos, aux 60 et quelques procédures et autres entourloupes, que beaucoup s’interrogent sur ceux qui les représentent…c'est terrible, ils sont en train d'emmener tout le monde dans le mur….Il va falloir absolument retrouver un dialogue sain et constructif…Peut-être de son côté la direction devrait trouver quelqu'un d'expérience pour faire un état des lieux objectif et mettre de l'huile dans les rouages afin de trouver des solutions efficaces pour nous (et l'entreprise)….», voici quelques uns des mails concernant les mouvements de grève de ces derniers jours envoyés par nombre de  collègues concernés  qui correspondent exactement à ce qu’ils pensent.


La direction contre toute attente, a proposé un texte où elle « s’engage à ne mettre en œuvre aucune des nouvelles organisations de travail prévues tant que des réunions d’information et de travail préalables n’auront pas été organisées avec les collaborateurs concernés. »ce que nous demandions et qui correspondaient à nos revendications. (*)

Certains aujourd’hui, tentent d'expliquer que ce ne serait qu’un gel et pas un arrêt définitif ! A ceux-là nous disons, « mieux vaut tenir que courir au risque de s’essouffler »…Le jusqu’au-boutisme, le refus de dialoguer pour certains, étaient-ils la solution ? Nous pensons évidemment que non.

Une réunion d’une vingtaine de personnes dans une salle dédiée, un dimanche après-midi, qui décide et organise des préavis pour les deux semaines qui suivent, au nom des centaines de collaborateurs concernés, peut-elle engager la responsabilité de l’ensemble?  Nous ne le pensons pas…

Enfin, nous pensons que même si la direction a pourtant bien mérité ce foutoir et en est la principale responsable, il convient vu le contexte, de reprendre les choses à zéro, de se mettre à table pour rouvrir le dialogue ce que cette sortie de grève devrait permettre… en tout cas c’est le but.

Que la direction ne s’y trompe pas, si elle essaie de passer en force, contre les salariés, les préavis recommencerons.  

Les motivations de notre syndicat qui parle à l’unisson, sont en premier lieu : la défense de la production interne et le retour des salariés au cœur de l’entreprise.

PS: Si la direction ne respectait pas les termes du texte (ci-après) sur lequel elle s'est engagée, il est bien évident que le SNPCA-CGC en tirerait les conséquences et remobiliserait sans problème les salariés.

Paris le 20 février 2015.




(*) PROTOCOLE D’ACCORD CONCERNANT


LES PERSONNELS DES EMPRISES PARISIENNES DE FRANCE TÉLÉVISIONS


La direction a rencontré le SNPCA-CGC le 17 février 2015 dans le cadre du préavis déposé le 13 février 2015 pour une durée de 24 heures le 19 février 2015.


A l’issue de cette rencontre, la direction s’engage à ne mettre en œuvre aucune des nouvelles organisations de travail prévues tant que des réunions d’information et de travail préalables n’auront pas été organisées avec les collaborateurs concernés.


S’agissant de la « Fabrication Siège », ces réunions seront organisées de la manière suivante :


  • Une première réunion avec deux collaborateurs (un de chaque ex-pôle) issus de chaque service ainsi que des représentants de la direction des opérations et de la DRH en charge de la fabrication et des technologies. Elle aura pour objectif une présentation complète et détaillée des mesures d’évolution des dispositifs de fabrication des émissions à la fabrication siège sur la base du document présenté en CHSCT et en CE ;
  • Des réunions de service dont l’objectif sera de détailler et de discuter les déclinaisons de ces dispositions secteur par secteur.


Dans le cadre de ces différentes réunions, un point d’information sera fait aux collaborateurs sur l’état d’avancement des négociations relatives à l’avenant n°4 à l’accord collectif d’entreprise du 28 mai 2013 concernant le temps de travail des activités de fabrication.


Par ailleurs, une réunion spécifique sera organisée avec des professionnels des secteurs « OPS régie », « OPS reportage » et « mixage », des représentants de la direction de l’information, de la direction des opérations, de la DRH du siège et de la DRH en charge de la fabrication et des technologies. L’objectif de cette réunion sera, entre autres, d’aborder avec eux la place qu’elle entend donner à ces métiers ainsi que leur évolution pour les années à venir. Seront également traitées les spécificités de chaque métier comme par exemple la planification des salles de mixage.


Comme elle s’y était engagée, la direction proposera une réunion sur la problématique de la réinternalisation des émissions et des activités fin février / début mars.


Enfin, la direction présentera aux salariés, avant la fin du mois de juin, les hypothèses de plan de charge relatif aux activités des studios et régies du Siège ainsi qu’aux moyens de l’actualité pour la rentrée de septembre 2015.


La signature du présent protocole vaut levée immédiate du préavis de grève.


                                                                                               Paris, le 18 février 2015

mardi 24 février 2015

Pourquoi Fabien Namias reviendrait-il à France Télé qu’il a quitté, il n’y a même pas 3 ans ????


Pourquoi Fabien Namias reviendrait-il à France Télé qu’il a quitté, il n’y a même pas 3 ans ????

Le 3 février dernier, Denis Olivennes, président du directoire de Lagardère Active faisait  savoir dans une interview aux Echos qu'il ne serait pas candidat  pour succéder à Pflimlin à la tête de France Télé : "J'ai la chance de travailler en parfaite harmonie avec Arnaud Lagardère dans un groupe indépendant, efficace et rapide, avec des équipes que j'aime".

Et d’ajouter "être totalement occupé à remplir les objectifs fixés par son actionnaire, à savoir augmenter la rentabilité et la part du numérique dans le chiffre d'affaires de Lagardère Active…Ces défis sont fantastiques. Ils me mobilisent et me motivent à 1.000 %"

Juste une semaine plus tard, Sandrine Bajos pour le Parisien écrivait dans un article intitulé «Europe 1 va lancer sa chaîne de télé » : "Pour son son 60e anniversaire, « Europe 1 va se confronter aux chaînes d'info en continue en lançant « Europe 1 TV »... Mais Denis Olivennes refuse d'en dire plus pour le moment."

Voilà donc le pourquoi des choses !!!

Après que le CSA ait refusé d'accéder à la demande de LCI (comme Paris Première et Planète+) de passer sur la TNT gratuite, Europe 1 via une chaine d’info en continu « Europe 1 TV » entre dans la danse !!!!!

Pourquoi donc dans de telles conditions et face à un tel challenge, Fabien Namias reviendrait-il à France Télé et d’ailleurs avec quel président puisqu’Olivennes n’y va pas ???

Beaucoup se souviennent  encore des mots de Thierry Thuillier (France Télé) à l’époque, en  apprenant le départ de Fabien Namias alors chef du service politique de France 2 qui devenait en juillet 2012 patron de l'information d’Europe 1: "Fabien m'a fait part de son départ car il souhaitait donner un tournant à sa carrière professionnelle. Il a vraisemblablement accepté une offre qui lui était faite depuis longtemps [la direction de l’Info d’Europe 1, ndlr]…Fabien a acquis, au cours de cette campagne [l’élection présidentielle de 2012, ndlr] une notoriété et une assise qu'il nous a d'ailleurs bien rendues. Il en tire aujourd'hui les conséquences. Il n'y a pas eu le moindre rejet politique ou professionnel à son encontre".

Fabien Namias a encore beaucoup à montrer et à faire dans le groupe…

Ne répondait-il pas à la récente question d’un journaliste média « Vous signez votre meilleure saison depuis quatre ans sur les quatre dernières vagues. On imagine que vous êtes personnellement satisfait, vous qui êtes devenu DG de la station [Europe 1 ] en mars 2013 ? » : « C'est une satisfaction collective. Moi tout seul, je suis incapable qu'Europe 1 obtienne des résultats de cette nature. Il y a Denis Olivennes, Bruno Gaston (directeur délégué d'Europe 1, ndlr) et une équipe de 350 personnes qui bosse jour et nuit pour atteindre ces résultats. On a mis la radio sur un axe et on l'y maintient. On renoue avec l'image d'Europe 1 comme radio de qualité, moderne et qui bouscule. Ça, c'est l'ADN d'"Europe". Ça a marché cette saison. Après, pas de triomphalisme. Il ne faut pas se laisser aller. Nos concurrents ont du talent et vont se reprendre. La partie est loin d'être gagnée. La différence, c'est qu'Europe 1 est en bonne santé et ses concurrents sont malades…. ». 

Il a donc encore du pain sur la planche, Fabien Namias à Europe 1 comme il le dit…

Puis chacun sait que loyauté et fidélité sont des éléments essentiels pour Arnaud Lagardère, patron du groupe.

Certes « Le Canard enchaîné » du mercredi 10 décembre faisait état de « velléités » pour l’un et l’autre avec un possible jeu de chaises musicales (*ci-après) mais bon…. !
 



«Europe 1 qui va lancer sa chaîne de télé »voilà qui devrait motiver le fils de Robert Namias actuel président depuis novembre 2014 du directoire mais aussi directeur des rédactions du groupe Nice-Matin.

Quant à la récente proximité de ce dernier avec François Hollande "Pendant la campagne présidentielle de 2012" qu’avait révélée « l’Obs –Rue 89 », en septembre de la même année, dans un chapitre intitulé « Robert Namias et Pierre Lescure en conseillers officieux » ….reprenant l’enquête d’Aurore Gorius et Michaël Moreau « Les Gourous de la com’ » qui écrivaient « …La liste des personnalités présentes au grand média-training ne s’arrête pas là. …plus inattendu, Robert Namias, ancien directeur de l’information de TF1, connu pour sa proximité avec le couple Chirac et père de Fabien Namias, qui dirige alors le service politique de France 2. », ce sont les mauvaises langues qui prétendent qu’elle pourrait avoir une incidence !!!

Dégradation des conditions de travail et climat social sous haute tension...de Canal + à FTV rien ne va plus

Pas une tête ne doit dépasser...les syndicalistes qui ont encore aujourd'hui le courage de s'élever contre certaines  pratiques inadmissibles, de dénoncer la dégradation des conditions de travail ou   tenter de prévenir avant que de nombreux "burn-out" ne se transforment en drame, doivent être réduits au silence...

 

Ceux qui ne rentrent pas dans le rang sont "au mieux" sanctionnés voire bridés dans leur évolution de carrière lorsqu'ils ne sont pas tout simplement virés.

 

Avec ça, beaucoup feignent de s'étonner du peu de syndiqués dans notre pays (environ 7%)...CETTE BONNE BLAGUE !

 
Découvrez à ce sujet l'article  de « Politis » : "De Canal + à France Télévisions, un climat social tendu mobilise les personnels contre les baisses d’effectifs et la dégradation des conditions de travail"
 
« Politis » 
 
Une fois n’est pas coutume. Les téléspectateurs amateurs des émissions diffusées en clair sur Canal +, telles « la Nouvelle Édition », « le Grand Journal » ou le « Petit Journal » de Yann Barthès, seront déboussolés le 5 mars. Dans l’histoire de la chaîne cryptée, qui a fêté ses 30 ans en novembre dernier, c’est la deuxième fois qu’on observe un mouvement de grève.
Le précédent avait eu lieu en 2003, sous l’ère de Jean-Marie Messier, quand celui-ci avait viré Pierre Lescure. C’est dire si les personnels de Canal sont peu enclins à ce type de mouvement ; c’est dire si le malaise est grand. À la quasi-unanimité, à l’exception de l’Unsa, les syndicats (CFDT, CGC, CGT) entendent dénoncer la dégradation des conditions de travail et les réductions d’effectifs.
De fait, les émissions de Canal +, mais aussi celles de D8 et de D17, les centres d’appels du service clients et les services techniques devraient être perturbés ce jour-là.
 
Le groupe Canal + France, qui emploie environ 3 500 salariés, « a vu ses effectifs baisser d’une dizaine de personnes par mois. Et dans le centre de relations clients, qui emploie 750 personnes, 80 postes ont été supprimés ou non pourvus au cours des derniers dix-huit mois », soulignent les syndicats. En interne, on s’inquiète aussi de la diminution de l’activité en France par rapport à l’international, devenu le moteur de la croissance de Canal.
 
Depuis plusieurs années, ajoutent les syndicats, « la direction rogne sur les coûts.
 
C’est une véritable machine à broyer qui s’est progressivement installée avec une multiplication des licenciements et des ruptures conventionnelles, ce qui accroît la charge de travail pour ceux qui restent dans un contexte économique extrêmement incertain ». Une réalité qui touche l’ensemble du groupe, tous les secteurs de l’entreprise (distribution, technique, édition, Studio Canal, i-Télé), où la même rengaine, celle des économies, rythme le quotidien.
 
« Sans perspective autre que celle du lendemain, les salariés subissent sans toujours la comprendre une politique sociale contraignante, où l’absence de dialogue rime avec oukase et décisions abruptes. » Sur son blog, la CGC rappelle que ce début d’année 2015 a vu ces phénomènes s’accélérer :
« Partout, les patrons de business agissant sur ordre sont chargés de repérer les salariés dont le poste pourrait être supprimé, les missions restructurées, d’accompagner des collaborateurs vers la sortie. »
 
Les conséquences de cette politique sociale sont maintenant palpables « à tous les étages, poursuit la CGC. Mines déconfites, multiplication des absences, burn-out en progression inquiétante, malaise généralisé. Le drame n’est pas loin ».
 
Si le groupe doit se restructurer, s’adapter, concèdent les syndicats, « il doit réaliser sa mue dans le respect total de ses collaborateurs, hors d’une contrainte permanente insupportable ». La grève conduira-t-elle à cette « refondation sociale qu’une très large majorité appelle de ses vœux ? », s’interrogent les syndicats. Jusque-là, les salariés se sont heurtés à « l’incapacité d’une direction à écouter et à entendre ».

Pour ceux qui penseraient que plus belle est la vie sur le service public, rien n’est moins sûr.

En effet, à deux mois de la nomination d’un nouveau président à la tête de France Télévisions, le climat social est tendu. Depuis la fin janvier, les syndicats organisent des grèves quotidiennes contre le projet de réorganisation, baptisé « Info 2015 », visant à unifier les rédactions de France 2 et de France 3, et bouleversant les conditions de travail (avec nouveaux contrats et changements hiérarchiques).
 
Des grèves partiellement suivies qui perturbent les antennes, « mais pas assez pour que le téléspectateur s’en aperçoive », commentent les délégués de FO et du SNJ, qui craignent une réduction des effectifs et une uniformisation de l’info (après que la direction  a déjà imposé un plan de départs volontaires de plus de 360 personnes il y a un an).
 
Autre doléance : l’arrêt de l’externalisation de certaines émissions, réalisées chez des sous-traitants, avec là encore des conditions de travail dégradées pour mieux rogner sur les coûts."

Ardisson règle son compte à Carolis au micro d'Inter sur fond d'affaires.

Lundi 23 février, invité du rendez-vous quotidien de France Inter "L'instant M" présenté par Sonia Devillers, Thierry Ardisson l'animateur qui tient la case d'access-prime de Canal+ le samedi soir avec « Salut, les terriens ! », règle son compte à Carolis sur fond d'affaires!
 
A la question de la journaliste "Vous vous passez maintenant de snipers, vous n'avez plus le Laurent Baffie qui tirait à boulet rouge sur les invités, vous les vannez vous-même!"

Ardisson répond "Je suis obligé parce que quand je suis arrivé sur Canal après que j'ai été mis dehors par Carolis...." écoutez la suite en cliquant sur le lien (à 8'50" de l'entretien)
 

 

lundi 23 février 2015

Pour tordre le cou à certaines rumeurs !? Dreyfus, Quillot, Duroux, Beaux, Michelin....etc

Le 3 février dernier, « Les Échos » écrivaient dans un article intitulé «Le régulateur (le CSA) choisit mercredi en plénière la procédure qu’il suivra pour trouver un successeur à Rémy Pflimlin. » : « Pour l’instant, personne n’a encore fait acte de candidature, même si plusieurs personnes comme Christophe Beaux, le pdg la Monnaie de Paris, Didier Quillot, ex-dirigeant de Lagardère et d’Orange, ou Alexandre Michelin, ancien dirigeant de France 5, confirment étudier la question. Mais ils ne sont pas les seuls : les noms de Cyrille du Peloux, de Louis Dreyfus (Le Monde) ou encore de Delphine Ernotte (Orange) circulent également. Sans oublier ceux qui sont en haut de la liste des favoris, comme Emmanuel Hoog (AFP), Marie-Christine Saragosse (France Médias Monde) ou encore Rodolphe Belmer (Canal+). »

Depuis les choses ont évolué. Rodolphe Belmer que certains donnaient comme le grand favori de la course à France Télévisions, a twitté ce vendredi 13 : « A ceux qui gentiment s’interrogent, je n’ai été, ne suis, ni ne serai candidat à France Télé…suis très bien à Canal+/Vivendi »

Sans une seule seconde, se livrer à la moindre comparaison entre les uns et les autres, selon la version papier de « L’Express » : «  Sollicité par des Sages du CSA, Axel Duroux, ancien dirigeant de RTL et de TF1, actuellement chez Publicis, aurait d’ores et déjà décliné la proposition de concourir à cette élection. »
 

Toujours selon le magazine : « Louis Dreyfus l’actuel président du directoire du groupe « Le Monde » pourrait déclarer sa candidature à la présidence de France Télévisions courant mars, comme l’exige la procédure mise en place par le CSA pour une nomination à intervenir entre le 22 avril et le 24 mai et une prise de fonctions le 22 août 2015 ».
Procédure moins transparente que prévue qui offre la possibilité pour un(e) patron(e) qui voudrait bien quitter sa boîte mais qui ne voudrait pas que ça se sache…qui voudrait bien diriger France Télévision mais qui ne voudrait pas courir le risque de perdre sa place s’il n’était pas retenu…de candidater le plus « anonymement qui soit » avec une possible surprise du « chef » à la fin…Une espèce de coup en quelque sorte !!!!! 

Sauf que France Télé est en faillite et que le successeur de Pflimlin qui le découvrira surement très rapidement, ne peut servir un autre but que celui de sauver l’entreprise du naufrage.

La candidature de  Louis Dreyfus serait pour le moins étonnante au regard des propos et surtout ses raisons. Interrogé par Julien Arnaud dans le magazine des médias "Médiasphère" (LCI), quasiment à la même période l’année dernière concernant la société sœur de France Télé, il déclarait  "Je ne suis pas candidat à la présidence de Radio France. "J’ai la chance d’être à la tête d’un groupe de presse qui, à mon avis, est le plus intéressant de France. Et ce n’est pas au moment où l’on parle de construire des synergies et une nouvelle ambition éditoriale avec "le Nouvel Observateur" que je suis sur le départ".

Cette déclaration faisait suite à un article paru le 20 décembre 2013 dans "Les Echos" (décidément !!!) qui affirmait que Louis Dreyfus était intéressé par le poste. "Pour l’heure, il serait le seul candidat sérieux pour succéder à Jean-Luc Hees"
Il n’était pas candidat alors indiquant "avoir la chance d’être à la tête d’un groupe de presse, le plus intéressant de France"; rien n’ayant foncièrement changé, il n’y aurait aucune logique à ce qu’il soit moins «chanceux » aujourd’hui !
Une dernière rumeur ferait état d’Alexandre Michelin !!!!
Ce dernier proche d’Arnaud N’Gatcha (anciennement chargé de la Diversité sur France Télé qui l’a licencié il y a 2 ou 3 ans et recruté récemment à France Média Monde par Marie-Christine Saragosse) – Il est vrai qu’il est un peu sur le même registre; Alexandre Michelin  s’est débrouillé pour avoir la présidence de "La commission images de la diversité" et s’y être fait renouveler - serait dans les « starting-blocks».

Il serait donc peu important qu’il n’ait aucune connaissance dans la gestion d’une entreprise et/ou n’ai jamais été le « capitaine d’industrie » recherché.
Qu’a cinquante ans passés, il ne dirige actuellement qu’un sous-service de MSN consacré uniquement au « Sport » dans une lointaine filiale de Microsoft ?!
Allons donc !!!!

Il a certes dirigé l’antenne de Paris Première mais il en est rapidement parti. S’il a convaincu Canal Plus de le recruter, en 1997, il a quitté ce groupe six ans après. Quand en février 2004, il rejoignait France 5 donc France Télé pour diriger les programmes, en partait  à peine deux ans plus tard 2 ans pour rejoindre MSN.
Allons donc !!!! Redisons-le, ce ne serait pas très sérieux! Le CSA ne peut pas....

Le blog CGC Média lance donc une bouteille à la mer en espérant qu’elle atteigne son but «  Au secours. Entreprise en danger cherche Cadre expérimenté (quel que soit son âge, son sexe, la couleur de sa peau et la coupe de ses costumes), compétent et motivé prêt à prendre tous les risques pour donner un avenir à des milliers de salariés mais aussi et surtout une télévision publique de qualité aux Français. »

Frédéric Olivennes profite "rigoureusement" de lumineux ou de "Lumina" conseils....c'est selon !

Frédéric Olivennes profite "rigoureusement" de lumineux ou de "Lumina" conseils....c'est selon ! 

Que la lumière soit et la lumière fut… Grâce au dossier de 8 pages intitulé « Le Naufrage de France Télévisions » publié dans « Marianne » de la semaine dernière avec comme titre de couverture « Comment ils pillent la France », enfin un coup de projecteur sur Frédéric Olivennes et les contrats qu’il a passés avec Lumina : « Lumières » en latin….

Un coup de projecteur dont se serait bien passé le lieutenant com’ de Pflimlin qui ne décolère pas depuis cette publication.

Force est de constater que Frédéric Olivennes  n’a pas fait que des « économies » -loin s’en faut - notamment en "mission/conseil, accompagnement et animation de séminaire" !

Le magazine indique, entre autres : «Autres contrats dispendieux au regard des éléments commandés pour préparer « un séminaire du comité de direction élargi » qui s'est déroulé les 28 et 29 juin 2012, la direction de la communication a demandé à la consultante Emmanuelle Siary « un plan de communication externe de marketing image de France Télévisions » - soit un document final d'une vingtaine de pages et de « slides » pour rétroprojecteur que Marianne a pu consulter. Coût globale de l'opération 50.375 € payés en six fois entre juin et novembre 2012. ».

« Mariane » ne parle que de ce « dispendieux contrat pour séminaire élargi »  mais c’est plus du double pour les différents autres contrats, soit la modique somme selon nos informations, de 105.000 euros en « lumineux conseils » qu’Emmanuelle Siary la responsable de la bien nommée société « Lumina Conseil » qu’il présentait comme une « amie » aux collaborateurs de son secteur dans le cadre d'une réunion de service qu'il avait organisée en amont de ces « interventions ».

C'est fort l'amitié...et par amitié….elle va donc accumuler les chantiers.

Quelle part du chiffres d'affaires de "Lumina" société   "entreprise très récente car elle a été créée en mars 2013" presqu'un an après juin 2012 (ci-dessous) les contrats passés  avec  la Com de France Télé représentent-ils effectivement ?

Elle est là pour…plusieurs choses ?! Au fait elle est là pour quoi ? (voir en bas de post)

Selon les "éléments de langage et de communication", il semble que ce soit pour:

- Donner des orientations stratégiques ?.... Des orientations stratégiques par service que chaque manager aurait pu facilement développer avec l’accord de sa hiérarchie !

- Prévoir une nouvelle organisation ?…alors même que les représentants du personnel n’ont même jamais été informés de ces « réorganisations» et de ces études !

Après avoir pondu de beaux rapports « powerpoint » en couleur où Emmanuelle Siary  donne des préconisations sur les relations avec FTVEN [qui resteront sans suite]…notamment des formations sur la mutation des métiers avec le numérique  que la RH aurait pu initier et que les salariés réclament depuis longtemps…Dans ses documents il n’y a rien de nouveau pour les salariés.

Elle ne fait finalement que prendre alors une "photo" de l’existant avant de repartir distiller d'autres conseils vers d’autres cieux dans les lumières de la com’ !

Les salariés qui dépendent de Olivennes et qui sont comme l’écrit Marianne « à bout de nerfs » à l’instar du restant de l’entreprise, eux, restent dans l’ombre car ils n’ont pas leur mot à dire…Bien entendu, ils en ont vu passer d’autres et comptent  les jours avant l’explosion.

Alors que Frédéric Olivennes décide de plus payer les heures supplémentaires de ses salariés, impose le forfait-jours sans réelle base légale  avec comme mot d'ordre "faire des économies" et va même jusqu’à limiter les commandes de cartouches d’imprimantes… pour "Lumina Conseil", ça a dû être un vrai déchirement ! Sortir tant d'argent pour un tel résultat...!!!! 

Quant au PDV (Plan de Départs Volontaires),  Frédéric Olivennes  pour ce qui concerne  sa direction, a le taux de « postes fléchés » le plus élevé par rapport au nombre de salariés…tout cela se serait même fait sur un coin de table – ça, c’est pour l’anecdote, si tant est que ce soit « amusant » vu le contexte !!!!

Tous ces collaborateurs en interne, du studio...aux partenariats...au SRT / service téléspectateurs….alors qu'une partie de leur travail pourrait être fait par des prestataires ou transférée à FTVEN…. Quand même, c’est rageant !!!!!!!

Comme si cela ne suffisait pas pour les salariés du service téléspectateurs qui ont déjà vu passer l'affaire Bygmalion (¤) et découvert, encore dans « Marianne », le 11 juillet 2014, les déclarations de Monique Bry, retraitée d’EDF-GDF et élue  de Saint Quentin qui expliquait :  «À l’époque, j’avais des soucis financiers, c’est pour cette raison que Bastien m’a recrutée »…tout en précisant à Xavier Bertrand, le maire « Avoir travaillé pour eux dans le cadre d’un contrat avec France Télévisions pour lequel elle était censée répondre aux courriers des téléspectateurs » !!!!
(¤) Rappel :
Coût de la facturation par Bygmalion  (du contrat dit SRT) sous Carolis mis en examen par le juge Van Ruymbeke (*) et Pflimlin sous statut de témoin assisté (¤) qui expliquait "ne pas avoir pu interrompre brutalement certains contrats qui étaient essentiels à la vie de l'entreprise".

2008 (*) : 17.940€ TTC
2009 (*)   : 86.112€ TTC
2010 (6 mois sous Carolis*) : 46.644€ TTC
total sous Carolis: 150.696€ TTC 

2010 (6 mois sous Pflimlin ¤) : 46.644€ TTC
2011 (¤) : 86.112€ TTC
2012 (¤) : 86.112€ TTC
2013 (¤): 43.056€ TTC
total sous Pflimlin: 261.924€ TTC

Au global, ce sont 412.620€ de l'argent des contribuables partis dans ce contrat uniquement de "réponses aux téléspectateurs"  (alors même que le service existe en interne) !!!!! 

Que répondre également aux salariés du « Studio » qui n'ont jamais eu de retour sur ce rapport et n'ont obtenu finalement que quelques jours de formation et peu ou pas de matériel photo et vidéo supplémentaire ? 

Le blog CGC Média propose de laisser le mot de la fin à Frédéric Olivennes qui interrogé justement par le journaliste sur tous ces contrats concernant son secteur, répond se réfugiant derrière celui que Sarkozy a nommé à France Télé à l’été 2010 « Rémy Pflimlin n’a pas, en la matière, à rougir en terme de
rigueur ». 

Ah « rigueur » quand tu nous tiens !

Exemple de rendus "Lumina-conseil"   



 etc....