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mercredi 24 juin 2015

Des auditions sous serment vont très vite mettre à jour les implications des un(e)s et des autres dans le pocessus de désignation pour la présidence de France Télévisions

Deux recours au Conseil d'État, trois plaintes, celle de Didier Quillot qui s'ajoute à celles déposées au Pénal avec constitution de partie civile du SNPCA-CGC et de la CFDT...un premier dossier de 12 pages signé Médiapart puis 7 pages dans le "M" du Monde et des dizaines d'articles et de révélations sur cette sortie de chapeau que Schrameck a organisée et voici que l'Express dans sa rubrique "Immédias" intitulée "CSA: le Sénat en embuscade"   enfonce le clou.
 
Après Sylvie Pierre-Brossolette, c'est aujourd'hui Nathalie Sonnac qui fait l'objet des "attentions du magazine.
 
" Est-ce que Nathalie Sonnac, autre membre du CSA, désigné par Claude Bartolone, a été à l’origine d’un contact qui a eu lieu entre cette même Delphine Ernotte et la contrôleuse d’État de France Télévisions, Françoise Miquel, laquelle aurait éclairé la candidate sur les dédales budgétaires de France Télés? "
 
Rappelons  les liens et la proximité existant entre Nathalie Sonnac et Françoise Miquel qu'avait révélés le blog CGC Média dans un très récent article "Comment Françoise Miquel, la contrôleuse financière pour France Télévisions rattachée à Bercy a-t-elle rencontrée et aidée Delphine Ernotte ? "

Extrait des déclarations devant les parlementaires de Nathalie Sonnac avant sa nomination au CSA « Durant ces deux dernières années, j’ai créé au sein de mon université une chaire d’enseignement et de recherche consacrée à l’audiovisuel et au numérique et ai fondé avec Christophe Nobileau, président du groupe de production Telfrance et Françoise Miquel, chef de la mission Audiovisuel public au contrôle général économique et financier, un groupe de réflexion sur cette thématique…. »
 
Françoise Miquel, encore et toujours qui donnait des cours à Assas où Nathalie Sonnac avait sa "co-penseuse" (think-tank) avait justement créée sa chaire (comme le prouve plusieurs documents)  

Enorme problème tout de même , celle qui publiait, il y a peu, aux "Presses de la Renaissance" : "Une femme dans les coulisses du pouvoir", ne pouvait pas vu ses impératives obligations de réserves, d'impartialité et de confidentialité  rencontrer, informer et encore mois aider qui que ce soit parmi la trentaine des "candidats" à la présidence de France Télévisions.





 Et voila que le Sénat s'en mêle....les jours qui viennent vont être particulièrement chaud, a annoncé la météo. 
Le blog CGC Média vous propose de découvrir l'article de l'Express en rappelant à ses lecteurs les propos du cofondateur de Médiapart dans l'émission d'Ardisson "Salut les terriens": "Les preuves nous les avons..."

"Une poignée de sénateurs, emmenés par l’UDI Catherine Morin-Desailly, s’apprêtent à ouvrir le feu sur le CSA dont ils souhaitent auditionner prochainement les membres. Objectif : tenter de faire la lumière sur les conditions de la nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions, une procédure qui continue à faire couler beaucoup d’encre et qui fait l’objet d’une série de plaintes déposées par deux syndicats du groupe public, ainsi que par l’un des candidats déchu, Didier Quillot.

Dressée sur ses ergots cette commission sénatoriale veut notamment savoir si certains des membres de cette instance de régulation auraient failli à leur devoir d’impartialité en soutenant, en cornaquant, Delphine Ernotte dans les semaines qui ont précédé son audition au CSA.
 
Est-ce que Sylvie-Pierre Brossolette, par exemple, s’est entremise afin d’organiser une rencontre entre cette candidate, (cadre dirigeante d’Orange ) et l’industriel François Pinault, (intime de François Hollande), comme une très forte rumeur le laisse à penser : une allégation que l’ancienne journaliste politique de l’Express et du Point s’évertue à démentir.
 
Autre question : Est-ce que Nathalie Sonnac, autre membre du CSA, désigné par Claude Bartolone, a été à l’origine d’un contact qui a eu lieu entre cette même Delphine Ernotte et la contrôleuse d’Etat de France Télévisions, Françoise Miquel, laquelle aurait éclairé la candidate sur les dédales budgétaires de France Télés? Nathalie Sonnac, de son côté, conteste vigoureusement cette version des faits et récuse à son tour ces soupçons.

Poisseux, le climat qui entoure cette affaire n’en finit pas de polluer les premiers pas d’une pédégère, dont la prise de fonction officielle approche à grands pas. Une fois les auditions du Sénat achevées, ladite commission aura face à elle deux cas de figure: refermer cette séquence et laisser Delphine Ernotte voguer en paix. Ou saisir le Conseil d’Etat et demander l’invalidation de cette désignation: une initiative qui reviendrait à déclencher l’arme nucléaire. En début de semaine, Nicolas Sarkozy, qui suit le dossier, a demandé à l’un de ses voltigeurs de lui faire un topo complet. NKM de son côté s’informe également. Si bien que cette affaire, circonscrite jusqu’ici à la sphère médiatique, prend jour après jour un tour politique."

Le livre qui devrait précipiter le départ d'Olivier Schrameck du CSA...

Olivier Schrameck pensait sûrement qu'accorder l'agrément de l'instance qu'il préside pour que son ami Pascal Houzelot puisse vendre "Numéro 23" pour près de 90M€ la fréquence publique TNT qu'il avait obtenu 2 ans et demi plus tôt,  serait une formalité!!!!

Il se trompait à l'évidence.

Sa proximité avec Pascal Houzelot ne peut avoir aujourd'hui comme  qu'une seule conséquence : sa démission du CSA.
 
Rappelons que "Malgré plusieurs courriers et autres notes explicites des services juridiques du CSA sur l’existence d’un pacte d’actionnaire datant de janvier 2014 entre le groupe de télévision UTH, contrôlé par Alicher Ousmanov  oligarque russe (dont une partie des avoirs est à Chypre), qui a acquis 15% du capital et investit au bas mot une dizaine de millions d’euros dans la chaine de Pascal Houzelot,  Olivier Schrameck l'ami de ce dernier rien n’a été fait pendant en 17 mois pour régulariser quoi que ce soit !"

 
 
Quant à la théorie du complot dont il abreuve les média en ce moment le visant, lui, personnellement, elle ne tient évidemment pas la route est tout aussi pathétique que ridicule.

Car aujourd'hui mercredi 24 juin, sort le livre (premier tome) de Didier Maïsto intitulé « La TNT, un scandale d’État » - Le tome 2 qui sortira dans quelques semaines sera l'occasion de nouvelles et invraisemblables  - sa lecture devrait rester en travers de la gorge du président presque sortant du CSA.

 
 
 
 

mardi 23 juin 2015

L’alliance pro-direction « cgt/fo » à France Télévisions déroule le tapis rouge à Delphine Ernotte et à son directeur de cabinet.


L’alliance pro-direction « cgt/fo » à France Télévisions déroule le tapis rouge à Delphine Ernotte dont le tandem assure la communication. 

Il y a des moments dans la vie, où chacun en arrive à se dire « trop c’est trop ». C’est le cas. 

Pflimlin n’est pas encore parti, que le bloc "cgt/fo" déroule le tapis rouge à celle qui devrait lui souffler le poste le 23 août prochain et qu’un CSA totalement divisé a sorti du chapeau le 23 avril dernier, dans les conditions que la Presse a dénoncé unanimement.

Rémy qui ? Il n’y en a que pour « la présidente de France Télévisions » (dixit fo) !



Dans deux tracts que l’alliance cgt/fo vient d’adresser à l’ensemble des salariés, l’un intitulé « rencontre de la cgt avec madame Ernotte » (22 juin), l’autre « Delphine Ernotte-Cunci la présidente de France Télévisions, reçoit force ouvrière » (18 juin), c’est à qui s’enorgueillira d’avoir été reçu !



Elle n’a pas besoin de directeur de communication, elle a ce qu’il faut.



Les deux documents que le blog CGC Média publie en bas de post, hallucinantes de déférence, commencent tous deux de la même façon :
« Delphine Ernotte-Cunci, la présidente de France Télévisions vient de recevoir une délégation Force Ouvrière France Télévisions. C’est la première  organisation syndicale qu’elle reçoit. Ce premier échange d’une heure et demie a permis de confronter nos idées sur l’avenir de l’entreprise. Elle était accompagnée par Stéphane Sitbon-Gomez son directeur de cabinet. » (fo)

« Le 17 juin, la cgt a rencontré Mme Delphine Ernotte-Cunci, future PDG de France Télévisions pour un entretien informel d’environ une heure et demie. C’est la première  organisation syndicale qu’elle reçoit. Elle était accompagnée de M. Stéphane Sitbon-Gomez, son directeur de cabinet. » (cgt)

L’info est d’importance. « La présidente de France Télévisions » pour les uns, « La future PDG de France Télévisions » était dans les deux cas « accompagnée par Stéphane Sitbon-Gomez son directeur de cabinet. »



Voilà qui n’est pas sans poser plusieurs problèmes juridiques de tailleen tout cas visiblement pas pour le bloc syndical « cgt/fo ».

Reprenons tout d’abord l’article de « Libération » publié le 22 mai dernier signé Lilian Alemagna et Laure Bretton «France Télévisions : Stéphane Sitbon-Gomez sur fond vert »….


Extraits :


« L’ex-conseiller de Cécile Duflot est propulsé, à 27 ans, bras droit de la nouvelle patronne des chaînes publiques. Difficile de le faire sortir de l’ombre. «Le sujet, c’est Ernotte, pas moi, insiste Stéphane Sitbon-Gomez dans un ping-pong de SMS destiné à le faire parler de lui, en vain. C’est elle la patronne. Moi, je fais mon boulot et je reste un assistant.»


Sauf que, loin de faire des photocopies et des cafés, ce même pas trentenaire se trouve bombardé directeur de cabinet de la future présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte. Et que, membre d’Europe Ecologie-les Verts depuis près de quinze ans, il était surtout connu jusqu’à cette semaine pour être dans l’ombre d’une autre «patronne», l’ex-ministre du Logement Cécile Duflot….


En quittant l’hôtel de Castries, où Cécile Duflot l’avait nommé conseiller spécial (après l’avoir rebaptisé «Petit Yop» parce que «le calcium, ça fait grandir»), il refuse donc de devenir son assistant parlementaire pour aller pointer à Pôle Emploi et redevenir co-secrétaire de section EE-LV dans le XXe arrondissement. »


Pour sa part, « L’Express » dans son récent dossier « Stéphane Sitbon, une éminence pas très cathodique » écrivait  « Stéphane Sitbon participe une dernière fois le 12 mai, à une réunion interne d'Europe Ecologie-les Verts, à la mairie du IIe arrondissement de Paris, consacrée à la constitution des listes pour les régionales. Il était temps pour lui de sortir de la politique et de ses arrière-cuisines : huit jours plus tard [20 mai 2015 donc, ndlr], sa nomination est officialisée. » 



1°) De quand à quand Stéphane Sitbon-Gomez a-t-il pointé à Pôle emploi ?



Jusqu’à quand a-t-il été indemnisé à partir de son salaire de « conseiller spécial » estimé à plus de 10.000€/mois ?



2°)  Qui rémunère aujourd’hui le directeur de cabinet Stéphane Sitbon-Gomez présent à toutes les réunions de « sa patronne » [comme le prouvent les écrits du bloc cgt/fo] ?



3°)  De quel type de contrat de travail bénéficie-t-il actuellement et avec quel intitulé ? Celui de directeur de cabinet ? La question est loin d’être anodine car il semble que Pflimlin toujours pdg de France Télé ne lui ait établi aucun contrat !



4°)  Le poste de directeur de cabinet n’existant pas dans l’organigramme de France Télévisions et sa création n’ayant fait l’objet d’aucune consultation des instances représentatives de France Télévisions, comment aujourd’hui qualifier le lien de subordination juridique qui le lie à sa « patronne » comme à l’entreprise ?



Toutes ces questions dont ne s’embarrasse pas le bloc « cgt/fo », la CGC Média les pose. Elle n’est visiblement pas toute seule.



« Les pointilleux se demandent qui rétribue le nouveau dirigeant du groupe : Delphine Ernotte ne prenant officiellement ses fonctions que le 22 août, elle n'est pas censée pouvoir embaucher avant cette date. »  écrivait l’Express toujours dans son dossier consacré à l’intéressé «Stéphane Sitbon, une éminence pas très cathodique »



Le syndicat de l’audiovisuel les a transmis à ses avocats et décidera, en fonction de leur retour dans les jours qui viennent, de la suite judiciaire qu’il donne à tout ceci….



Il convient de rappeler les peines encourues en cas de délit de travail dissimulé

Le travail dissimulé

Constitue ce délit, la dissimulation intentionnelle :

- d’une activité exercée à titre indépendant, dans un but lucratif et en violation des obligations commerciales, fiscales ou sociales (non immatriculation au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, absence de déclaration auprès de l’URSSAF, de la MSA et/ou auprès de l’administration fiscale, etc. 

- de tout ou partie d’un emploi salarié (absence de déclaration préalable à l’embauche, absence de bulletin de paie ou mention sur le bulletin de paie d’un nombre d’heures de travail inférieur à celui réellement effectué, sauf si cette mention résulte de l’application d’une convention ou d’un accord d’annualisation du temps de travail). Constituent également ce délit, les faux statuts : faux travailleurs indépendants, faux stagiaires, bénévoles, faux gérant mandataire… 

Les sanctions pénales :



« Pour une personne physique…

Emprisonnement de 3 ans et amende de 45 000 €….Le fait de méconnaître les interdictions définies aux 1° et 3° de l’article en commettant les faits en bande organisée est puni de dix ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende. Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées à l’article L. 8224-3 du code du travail.



Pour une personne morale…

Amende de 225.000€ Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux 1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal (2) »


Jean-Marie Cavada ex pdg de Radio France s'élève publiquement contre l'opacité dont a fait pruve le CSA concerant la nommination à la présidence de France Télé

Jean-Marie Cavada,  ex-président de Radio France, aujourd'hui député européen s'est dit vendredi dernier au micro de France Info inquiet pour l'avenir de France Télévisions: "Visiblement, il y a eu de l'opacité", a-t-il expliqué au sujet de la nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions.
 
Voici les propos qu'il a tnenus à la question du journaliste "Vous étiez homme de télévision, ancien PDG de Radio France. Quel est votre regard sur la nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions?"
Jean-Marie Cavada: "France Télévisions est une maison en difficultés; ça ne se voit pas trop mais ça se sent.
1) D'abord un endettement assez important.
2) Comme tout le monde, le combat des audience est vraiment difficile.
3) C'est une entreprise qui a besoin de profondes réformes notamment pour France 3 mais aussi pour d'autres....
Là, je sais que les conditions de la nomination font quand même un débat typiquement franchouillard et vraiment je suis inquiet.
Je pense que la suspicion qui pèse sur les décisions du CSA, ne rendra service ni au CSA, ni à Hollande, ni à France Télévisions et j'espère qu'il n'y aura pas de ricochet sur Radio France."
 
Le journaliste de le relancer "On a dit qu'il y avait un peu d'opacité sur cette nomination!?"
 
"Pas un peu. Visiblement, il y a des plaintes qui ont été déposées (*) et je ne serais pas surpris qu'elles soient en cours d'instruction très rapidement.
D'autre part, si l'instruction amenait à découvrir que ça a manqué de grandeur, de neutralité et de hauteur de vue...eh bien, c'est l'institution qui serait secouée.
 
Voilà un pays qui est assez malade de ses institutions et ça ce n'est pas une bonne nouvelle".
 
 
(*) "Après la plainte déposée par Didier Quillot, candidat évincé, le syndicat CGC des médias a annoncé le 9 juin le dépôt d'une plainte à Paris et d'un recours devant le Conseil d'État.  Le syndicat invoque "l'absence de motivation réelle de la décision de nomination" et "l'absence de fondement de cette nomination". Le lendemain, la CFDT de France Télévisions a fait de même.

Harry Roselmack ne remplacera pas Pujadas au 20H de France 2....

Harry Roselmack ne remplacera pas Pujadas au 20H de France 2.
 
Il semble bien que le journaliste ait refusé les propositions de rejoindre France Télévisions après les vacances d'été.
 
En revanche Michel Field aurait, lui, déjà annoncé à plusieurs collaborateurs de TF1 son départ pour France 5.  Pierre Block de Friberg, directeur de l'antenne et des programmes qui représente pour l'heure la chaîne serait donc "prié d'aller voir ailleurs" !

lundi 22 juin 2015

François Tron bientôt numéro 2 à France Télé ?

François TRON, actuel directeur des antennes de la RTBF, Radio Télévision Belge Francophone, ex conseiller du président de France Télévisions  de 1998 à 2001 pour l’harmonisation des programmes et le cinéma puis directeur délégué à la stratégie des programmes et directeur des études du groupe, il serait nommé numéro 2 de France Télévisions en août prochain. 

"En 2011, l'intéressé, à qui l'on avait proposé de revenir à Paris pour occuper un poste à France Télévisions, avait préféré rester en "exil". Sage décision" écrivait l'Express qui ajoutait "Ancien cadre dirigeant de France 2, François Tron jette un regard critique sur l'audiovisuel public de l'Hexagone....petit pavé dans la mare qui n'a pas échappé à ses anciens amis, patrons de chaîne et professionnels du secteur: en surchauffe, le grelot de son portable peut en témoigner. Dysfonctionnements, pesanteurs, perte d'identité, panne de créativité... ".

François TRON aurait donc visiblement changé d'avis.

"Celui qui porte ces propos, tenus dans Lexpress.fr, sait de quoi il parle et d'où il parle" concluait le magazine reprenant les déclarations de l'intéressé "Je reste convaincu que le mode de nomination adopté par la France n'est pas l'idéal, le lien direct avec le pouvoir politique ne correspond pas à deux valeurs consubstantielles à un média public: l'indépendance et la neutralité.".....

C'était il y a quatre ans et il semble bien que les mots "indépendance et neutralité" dans le contexte que chacun connait aujourd'hui, prennent ici une résonance toute particulière !!

Dire que Schrameck avait imaginé accorder l'agrément du CSA pour la vente de "Numéro 23"

Dire que Schrameck avait imaginé accorder l'agrément du CSA pour la vente de "Numéro 23"!

Avec le livre de Didier Maïsto intitulé « La TNT, un scandale d’État » qui sort le 24 juin et dont le blog CGC Média vous propose de découvrir le communiqué de Presse (* ci-après) qui l'annonce, Schrameck avant de quitter son poste n'a plus qu'une chose à faire en trois temps:

1°) Retirer la fréquence publique attribuée gratuitement à "Numéro 23" pour manquements aux engagements pris dans la Convention signée avec le CSA.

2°) Refuser par conséquent, d'accorder l'agrément pour la vente de la fréquence ainsi revenue dans le giron public.

3°) Lancer un nouvel appel à candidature pour ré-attribution de la fréquence.

Libre alors à Pascal Houzelot de s'arranger avec son investisseur russe pour tenter de refourguer sa chaîne ! 
(*Communiqué de Presse)
 




L’alliance pro-direction « cgt/fo » à France Télévisions fait des remous.


L’alliance pro-direction « cgt/fo » à France Télévisions fait des remous.

Jusqu’à présent, les responsables fo de France Télé comme ceux de la cgt expliquaient à leurs adhérents – ceux qui y croyaient encore –  qu’il n’y avait pas d’alliance entre les deux et qu’il n’y en aurait pas…que leurs visions des choses divergeaient.

Tu parles ! 


L’alliance cgt/fo dépose bien une liste commune dans le premier collège pour le deuxième tour des élections professionnelles à France Télé. 

Alors que dans les faits l’alliance est consommée depuis belle lurette, nombre d’adhérents et de militants cgt qui ont cru aux « promesses », découvrent pour le deuxième tour des élections professionnelles à France Télé qu’ils ont été menés en bateau.

Ils découvrent que sans en soumettre l’idée à leur base respective, la cgt et fo se sont arrangés quasiment sans rien dire à personne afin de se « pacser » pour l’occasion.

Il faut dire que les adhérents et les militants de la cgt n’en sont pas, ces derniers temps, à leur première surprise. Ils ont en effet découvert, incrédules, que Marc Chauvelot de la cgt parachuté au « dialogue social » depuis sa région rémoise au Siège de FTV, (*) avait dû confirmer dans un communiqué suite aux révélations du site « Atlantico»,  sa rencontre secrète avec Delphine Ernotte.


Ils ont découvert également qu’Eric Vial de fo, avait défendu son "camarade cégétiste" en CCE -  éructant au passage contre « des journalistes peu scrupuleux » qui ont unanimement dénoncé l’opacité de la procédure de désignation  lors d’une hallucinante déclaration où il confirmait une rencontre identique (¤).

(¤) "….Demain ce sera le site « Mediapart » ou un autre qui révélera in extenso des entretiens de l'audition de « la nouvelle présidente du CSA » mettant directement en cause parfois des camarades d’autres syndicats comme ceux de la cgt alors qu’au fond qui y a-t-il de choquant à ce que des syndicats  rencontrent des candidats au poste de PDG de France Télévisions....."D'ailleurs nous espérons ne pas révéler un scoop en disant que nous à fo France Télévisions, nous avons également rencontré certains autres candidats à leur demande, rencontré certains hauts-fonctionnaires du CSA à leur demande et qu'il arrive heureusement régulièrement que les Tutelles nous consultent…." 

Du reste, fo alliée de la cgt n’écrivait-elle pas le 18 juin dans un tract envoyé aux salariés du groupe "Delphine Ernotte-Cunci vient de recevoir une délégation Force Ouvrière France Télévisions. C’est la première  organisation syndicale qu’elle reçoit. Elle était accompagnée par Stéphane Sitbon-Gomez son directeur de cabinet."


Le monobloc « cgt-fo » ne passe décidément pas auprès de beaucoup de monde…les « petits arrangements entre amis » ont provoqué une véritable réaction épidermique qui pourrait bien se transformer rapidement en réaction en chaîne.

Boyon charge Schrameck que son corps d'origine vient de sanctionner et Françoise Miquel craint le pire...

Depuis le très récent article du blog CGC Média intitulé "Comment Françoise Miquel, la contrôleuse financière pour France Télévisions rattachée à Bercy a-t-elle rencontrée et aidée Delphine Ernotte ? ", celle que "Le Canard enchaîné" qui avait révélé l'étude pour un "dégraissage" massif à France Télé, surnomme "La pétroleuse de Bercy "n'est pas dans son assiette, c'est le moins qu'on puisse dire.
Au moment où "Le Parisien" (voir l'article en fin de post), ce 20 juin, titre dans sa rubrique "Loisirs et Spectacles": " Zizanie au CSA" qui débute ainsi "La crise au Conseil supérieur de l'audiovisuel, critiqué pour plusieurs décisions, révèle des tensions en interne....", Françoise Miquel va donc devoir expliquer le pourquoi du comment de l'impensable rendez-vous!
Surtout dans le cadre des deux recours et des trois plaintes déposées l'une par Didier Quillot l'un des 33 "candidats", les deux autres avec constitution de partie civile introduites par le SNPCA-CGC et la CFDT ayant pour effet la nomination d'un juge d'instruction.
Rendez-vous que "BFM Business" relatait d'ailleurs ainsi, le 24 avril dernier dans son article « histoire secrète d’une nomination »  «...Notre candidate va aussi voir Vincent Meslet, directeur éditorial d'Arte après avoir effectué toute sa carrière à France Télévisions. Mais ce professionnel réputé préférera se rallier à une autre candidate, Nathalie Collin. Contacté, l'intéressé confirme juste avoir répondu aux questions de "certains candidats", et dit n'avoir "aucune intention" de rejoindre l'équipe Ernotte.  
Enfin, la tournée de Delphine Ernotte aurait aussi inclus la contrôleuse financière de France Télévisions Françoise Miquel, le producteur Thomas Anargyros, et même le ministre de l'économie Emmanuel Macron (contactés, aucun d'eux n'a répondu). » 
Françoise Miquel proche, très proche, de Nathalie Sonnac que le président de l'Assemblée Nationale nommait au CSA, va devoir s'expliquer car  il faut le redire, non seulement les deux femmes ont créé "un groupe de réflexion consacré à l’audiovisuel et au numérique" mais surtout "Françoise Miquel, encore et toujours, donne des cours à Assas où Nathalie Sonnac a justement créé sa chaire" (comme le montrent clairement des plannings universitaires) .
Françoise Miquel, haut fonctionnaire, savait pertinemment qu'un tel rendez-vous était inconcevable...elle savait qu'en y prenant part, elle violait ses obligations de réserve mais surtout qu'elle privilégiait de facto la candidate à qui elle "accordait ses   faveurs". (dixit le Canard)
Le titre du livre qu'elle publiait, il y a peu, aux "Presses de la Renaissance" : "Une femme dans les coulisses du pouvoir", prend ici une résonance toute particulière dans un tel contexte !
Voici l'article du Parisien signé Caroline Bonacossa et Carine Didier avec Philippe Martinat:
" Le paquebot CSA prend-il l’eau ?
Ballotté par la grève historique à Radio France un an après avoir désigné Mathieu Gallet à sa tête, secoué par les accusations d'opacité lors de la nomination de la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte, le Conseil supérieur de l'audiovisuel vient d'essuyer un coup dur: l'annulation par le Conseil d'État pour vice de procédure, de son refus de faire passer en gratuit les chaînes LCI et Paris Première. Un désaveu pour une institution dans le président Olivier Schrameck, issu du Conseil d'État, ne cesse de répéter son attachement au respect des lois.

Une bourde de procédure qui fait tâche. Le CSA est prié de réétudier la demande des deux chaînes payantes pour passer sur la TNT gratuite. Motif : il avait publié les études d'impact économique requises en même temps que ses décisions de refus le 29 juillet 2014 et non avant. Erreur de débutant ? « C'est assez cocasse pour une institution bardée de juristes à tous les étages », analyse un observateur. « Une fine lame juridique contré par le Conseil d'État sur la forme voilà qui fait désordre », renchérit une sommité de l'audiovisuel.
Dans la tour Mirabeau, à Paris ce revers fait l'effet d'une mini bombe. On ne s'attendait pas à une décision de rejet et encore moins sur ce fondement, reconnaît-on auprès d'Olivier Schrameck. L'institution n'est pas en position de force, s'inquiète pour sa part l'un des sages. Après un tel camouflet, on va y regarder à deux fois avant de décider.
Une opacité décriée. Les critiques se multiplient sur d'autres fronts. Si le choix de Mathieu Gallet pour diriger Radio France a surpris, l'élection de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions n'en finit pas de faire des vagues depuis fin avril. Pointée du doigt, l'éviction de candidats jugés sérieux. Sans parler de la liste des 33 postulants, jamais publiée, et de l'absence des auditions publiques des finalistes. Voire de suspicions, de pressions avant le vote décisif.
Plaintes et recours en annulation auprès du Conseil d'État s’accumulent. « Le délibéré du CSA n'a manqué à aucun de ses devoirs fondamentaux » s’est défendu  Olivier Schrameck devant les députés. « Il faut que le législateur change les textes pour que la désignation des responsables de l’audiovisuel soit plus transparente »,insiste-t-on autant au sein de son cabinet. « Avec une procédure aussi sophistiquée qu'un cérémonial chinois, il est difficile de justifier que les auditions ne soit pas publique même au nom d'une ancienne décision du conseil constitutionnel » avance pour sa part Michel Boyon ex président du CSA.
Un collège à couteaux tirés.
L'affaire accentue les dissensions parmi les huit sages. « L'ambiance est tendue. Le collège est coupé en deux, ce qui rend les prises de décision plus difficile. Et Olivier Schrameck est dur avec les services » insiste un initié. Un connaisseur va plus loin : « Les sages manques d'envergure et Schrameck n'a peut-être pas pris la mesure du secteur. Il lui faut plus de psychologie. »
Une planche de salut. La revente au groupe Next Radio (RMC, BFM) pour plus de 88 millions d'euros de la chaîne « Numéro 23 » octroyée gratuitement par le CSA à Pascal Houzelot choque. Le dossier sur le bureau des sages. En interne, certains parlent d'«enrichissement sur le dos du bien public ». La décision du gendarme de l'audiovisuel sera scrutée commentée de très près."



vendredi 19 juin 2015

Pflimlin recycle avant de partir....

Jeudi 18 juin, Renaud Revel dans sa rubrique "Immédias" dans l'Express ,s'interrogeait "Qui dirige France Télés? Rémy Pflimlin!"
 
S'il révèle que "Michel Field aurait notamment approché pour se voir proposer la direction de France 5...l'intéressé restant pour l’heure en retrait", son papier montre la panique qui règne et se ressent en interne tous azimuts.
 
Alors que deux recours ont été déposées devant le Conseil d'État ainsi que trois plaintes au pénal dont celles du SNPCA-CGC et de la CFDT avec constitution de partie civile induisant l'ouverture d'une instruction judiciaire s'agissant des nombreuses irrégularités relevées par la presse qualifiant unanimement la procédure de désignation à France Télé mise en place par Olivier Schrameck de  "scandaleuse mascarade", le constat est là: les "candidats aux différents postes dits à responsabilité, ne se bousculent évidemment pas.
 
Elles se bousculent d'autant moins que les plaignants réclament des mesures conservatoires visant à ne rien mettre en place tant que la Justice ne se sera pas complètement prononcée sur, entre autres, "l'intervention" de plusieurs membres du CSA en faveur d'un candidat au détriment de tous les autres dont Didier Quillot qui a lui aussi déposé plainte.
 
En tout cas depuis le départ de Thuillier pour les Sports de Canal +, Pflimlin ne sait plus où donner de la tête avec les Thuillier's boys and girls...
 
Eric Monier que Thuillier avait nommé comme patron de l'info à France 2 donné il y a peu sur le départ, aurait finalement du mal à concrétiser son atterrissage extérieur...Pflimlin pourrait avant de partir le nommer comme "responsable du service pool reportages...("info- géné, étranger...) service dirigé pour l'heure  par Etienne Leehnardt qui lui prendrait la t^te d'un, probablement celle du 20h....
 
David Pujadas ferait en sorte pour qu'une proche  Mathilde Pasinetti soit nommée à l'édition du 13h...aux côtés d'Olivier Karow  qui irait, lui aussi, au 13h...
 
Alain Lardière, le directeur des reportages et des moyens de l'information des rédactions nationales de France télévisions, atterrirait lui sur Francetv info...

Tout ça avant la période estivale ! Magique.
 

David Kessler mouille Pigasse…à qui le tour pour l’ex-conseiller de François Hollande ?

David Kessler mouille Pigasse…à qui le tour pour l’ex-conseiller de François Hollande ?
 
Il semble ces dernières semaines que David Kessler l’ex-conseiller Media/Culture,  de François Hollande à l’Élysée, soit en passe de devenir champion de France du rétro pédalage.
Ce haut fonctionnaire - Conseiller d’État qui avait travaillé à Matignon du temps où Lionel Jospin était Premier ministre et Olivier Schrameck son directeur de cabinet, ne se souvient pas être intervenu pour que ce dernier soit nommé au CSA.
 
David Kessler, aujourd’hui en poste chez Orange,  ne se souvient pas avoir même croisé son ex-collègue, celle que quatre des huit sages du CSA poussaient dès l’annonce des modifications par Olivier Schrameck des conditions de « sélection » - si le mot a encore un sens – des « candidats » à la présidence de  France Télévisions.
 
Ses coups de téléphone comme celui qu’il admet à Sylvie Pierre-Brossolette en plein « processus » – là aussi, si le mot a encore un sens – c’est simplement pour prendre des nouvelles.
Sa proximité avec Olivier Schrameck et son ami Pascal Houzelot, c’est du domaine du privé.
Enfin, son intervention, le 8 mars 2012 devant le CSA (encore à l’époque sous présidence Boyon) aux côtés du revendeur de « Numéro 23 », David Kessler expliquait hier au Monde qu’en vérité, « il avait agi au grand jour en tant que représentant de Matthieu Pigasse, lequel envisageait de devenir actionnaire de Numéro 23 aux côtés d’autres investisseurs minoritaires, dont Xavier Niel, le patron de Free ».
 
Un énième rétro pédalage en totale contradiction avec ce qu’il avait défendu le jour de l’audition.
 
C’est assez cocasse pour l’ex collaborateur de François Hollande d’avoir si peu de « références » dans un secteur où il était pourtant chargé de le conseiller !...Finalement, c’est même comme si les obligations qu’il avait pour celui qui le nommait à l’Élysée, c’était loin…très loin.

Pour un éclairage supplémentaire concernant ce que nombre de spécialistes du secteur qualifient de « scandale d’État », le blog CGC Media vous propose de découvrir un  nouvel épisode du feuilleton lancé sur » Lyon Capitale » et signé Didier Maïsto: « David Kessler mouille Pigasse… qui parle d’“erreur” »
 
Extrait:
 
A"lors que l’amendement sur la taxe des 20% de la sénatrice (UDI) Catherine Morin-Desailly avait été retiré de la loi Macron, puis réintroduit hier in extremis par le Gouvernement, le principal soutien du projet, David Kessler, présent au CSA le 8 mars 2012 pour défendre aux côtés de Pascal Houzelot ce qui s’appelait encore TVous la Télédiversité, est aujourd’hui beaucoup moins disert et enthousiaste. Et parle de sa présence comme d’une mission commandée pour son ex-patron Matthieu Pigasse.
 
En mars 2012, David Kessler, aujourd’hui en poste chez Orange, officiait encore à la direction des Inrockuptibles et du site Huffington Post France (dont Matthieu Pigasse est l’actionnaire). Il rejoindra quelques jours plus tard François Hollande à l’Élysée en tant que conseiller médias/culture, sept mois avant la diffusion de la chaîne. Conseiller d’État, il avait déjà travaillé dans un cabinet, puisqu’il était à Matignon du temps où Lionel Jospin était Premier ministre.
 
Lors de l’audition du 8 mars 2012, David Kessler débordait du même enthousiasme que Pascal Houzelot, enthousiasme qui n’était cependant pas partagé par les conseillers du CSA, c’est un euphémisme. Sans même le son, il suffit de voir leur mine déconfite et leur air agacé pour immédiatement s’en convaincre (excepté Michel Boyon, riant comme à son habitude de ses propres traits d’esprit). Il faut dire que tout était réglé d’avance par l’Élysée et que lesdits conseillers (à l’exception de Rachid Arhab et d’Alain Méar, qui voteront contre) avaient dû jouer une sorte de pièce de théâtre assez grotesque, il faut en convenir.
 
David Kessler n’avait pourtant pas ménagé sa peine. Ce projet tout à fait mirobolant et prétendument attendu par un large public était, selon lui, “une ouverture au monde, aux cultures et à cette exigence de curiosité qui fait que nous sortons de l’Hexagone pour essayer de regarder tous ces mouvements qui se produisent ailleurs”. En outre, il soulignait “la diversité sociétale (…) qui se traduit par le fait qu’il y a toute une série (…) d’actions qui sont mises en œuvre et sur lesquelles nous avons le sentiment que la télévision d’aujourd’hui n’est pas suffisamment attentive”. Enfin, David Kessler évoquait “la diversité culturelle qui renvoie à cette ouverture au monde, c’est la diversité des musiques, c’est la diversité du cinéma, c’est la diversité des pratiques culturelles, qui est une réalité à laquelle là aussi nous avons le sentiment parfois qu’il y a un manque”.
 
Loin de Blier et de Lynch
 
Le “manque” évoqué aura in fine été comblé par des émissions de téléréalité américaines hyper bas de gamme, axées sur des concours de tatouage et de maquillage, et il ne fut hélas jamais question du Tenue de soirée d’un Bertrand Blier – la “vision” de la diversité de M. Houzelot se limitant à un Elephant Man dans un magasin de porcelaine, c’est-à-dire sans le talent ni le génie créatif d’un David Lynch.
 
M. Kessler expliquait hier au Monde qu’en vérité il avait agi au grand jour en tant que représentant de Matthieu Pigasse, lequel envisageait de devenir actionnaire de Numéro 23 aux côtés d’autres investisseurs minoritaires, dont Xavier Niel, le patron de Free. Ce n’est pourtant pas du tout ce qu’il défendait le jour de l’audition, où il fut question de mutualisation de contenus avec les Inrocks, mutualisation dont les contours étaient d’ailleurs assez vagues – ni lui ni M. Houzelot n’ayant été capables d’apporter le moindre élément concret aux différentes questions des conseillers du CSA, se limitant à des éléments “symboliques”, selon l’expression même du lobbyiste à l’entregent légendaire, fait pour cette qualité sans doute chevalier des Arts et Lettres par Fleur Pellerin.
 
M. Kessler a également confié hier au Monde qu’il n’avait rien à voir avec la revente de Numéro 23, annoncée en avril 2015. Soit. Mais alors, ce qui devient troublant, c’est que l’auteur de ces lignes a été contacté par une représentante de Matthieu Pigasse, le 15 avril 2015, lequel se plaignait lui aussi d’être associé à Numéro 23, “par erreur”. Si, en 2011 et en 2012, tout le monde en faisait des tonnes au nom de “toutes les diversités”, aujourd’hui ce serait plutôt “courage fuyons” en basse définition. C’est sans doute Yassine Belattar (roulé dans la farine par Pascal Houzelot et ses amis) qui résume le mieux cette escroquerie : “Avec la vente de Numéro 23, je découvre que la diversité coûte 90 millions d’euros. Pour ma part, j’ai toujours pensé qu’elle n’avait pas de prix”.