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mercredi 4 novembre 2015

Deux femmes dans le viseur de la Cour des comptes Dana Hastier et Patricia Boutinard-Rouelle épinglées par le Canard Enchaîné!

Il y a quelques semaines le bruit de l'arrivée des deux femmes dans l'équipe Ernotte avait fait plus que courir. Finalement seule le première Dana Hastier avait été nommée à la tête de France 3. 

Mercredi dernier (28/10/15) les deux femmes Dana Hastier et Patricia Boutinard-Rouelle se retrouvaient dans les colonnes du "Canard enchaîné".

Après la campagne de pub sexiste payée bonbon pour rien car arrêtée deux ou trois jours après son lancement vu le tollé provoqué et qui avait bien alors coûter son poste à Dana Hastier qui l'avait commandée pour Ernotte avec une diffusion sur France 3 prévue pendant cinq ou six semaines, voici qu'écrivait "Le Canard" sur la directrice exécutive de la chaîne qui en charge, entre autres, l'antenne nationale et le réseau régional. 

"Au cours de leur enquête sur France Télévisions, les auditeurs de la Cour des Comptes sont tombés sur une touchante mesure en faveur  de l'emploi des seniors: La maman de Dana Hastier, directrice de France 3, a été embauchée comme "conseillère historique" pour un documentaire commandé par France 3. 

"Je n'ai rien demandé, assure la patronne de la chaîne et ma mère n'a certainement pas besoin de moi pour toutes de telles missions". Lilly Marcou, spécialiste du communisme et maman comblée, travaille donc par un heureux hasard sur un projet de docu fiction historique produit par Jean-Pierre Cottet, lui-même ex patron des programmes de la Trois. Et un documentaire sur l'entre soi, c'est prévu?"

Pourquoi donc la Cour des comptes s'intéresse-t-elle aux deux femmes, l'une toujours en place, l'autre plus. Parce que les textes conventionnels et autre accords d'entreprise interdisent le mélange des genres. 

Article 3.6 de l’accord France Télévisions qui a force de loi:

"Les salariés ne peuvent par eux-mêmes ou par personne interposée posséder des intérêts de nature à compromettre leur indépendance, dans une entreprise en relation d'affaires avec la société ou le groupe (ou susceptible de l'être en raison de son activité) ainsi que d'être lié par contrat avec une telle entreprise quelque soit la forme et la nature et juridique de ce contrat. 

Tous les renseignements utiles sont fournis à l'employeur par les salariés pour permettre une vérification du respect de ces dispositions, à la demande de l'employeur ou à l'initiative du salarié."
 
 

Pas sûr que la Cour des comptes soit sensible aux arguments sur "l'émancipation de sa maman" mise en avant pour le palmipède par Dana Hastier  que beaucoup donnent à présent partante et qui a forcément connaissance de ce texte.

Et comme une tuile n'arrive jamais seule, voilà que "Le Canard" en remet une couche sur les choix de Dana Hastier qui confie à l'ex responsable aux programmes de France 2 Patricia Boutinard-Rouelle, un doc pour le moins dispendieux. ( * Découvrez à ce sujet  l'article de l'Express sur le site "Immédias" de Renaud Revel: Un doc sur Delon acheté par France 3 explose les plafonds et met le feu au monde la production)

Là aussi,voici ce qu'en dit Le Canard:

"Pour les 80 ans de la star, France 3 va diffuser "Alain Delon, c'est inconnu" (le2/11) 11. Selon la com' de la Trois, "ce portrait d'Alain Delon épouse au plus près un destin circulaire". On ne sait si le destin de Delon tourne en rond, mais l'acteur a refusé de participer au projet. Résultat, "le portrait qui tente d'arracher toutes ces masques à une icône nationale" (sic) n'est en fait qu'un montage d'archives.
Mais ce Delon sans Delon a été vendu par Nilaya Productions, la boîte dirigée par Patricia Boutinard-Rouelle,  l'ex patron des documentaires  à ....France télé. Encore un "destin circulaire" !

* Voici l'article de l'Express sur le site "Immédias" de Renaud Revel:


"Le petit monde des producteurs s’est étranglé en apprenant que le documentaire commandé par France 3 consacré à Alain Delon et produit par la productrice Patricia Boutinard-Rouelle avait allégrement franchi la barre des 300.000 euros, un quasi record dans le genre. 
Construit essentiellement à base d’archives, (notamment de l’INA), ce film, auquel Alain Delon a refusé de participer, est même synonyme de jackpot pour ses initiateurs, si l’on veut bien y ajouter les aides à la production versées par le CNC, ainsi que sa revente à Arte. 

Quand on sait que le coût d’un doc n’excède pas en moyenne les 140.000 euros, celui-ci atteint ainsi des sommets qui interrogent. Jusque dans les étages dirigeant de France Télés, où les conditions dans lesquelles cette œuvre – bientôt inscrite au Guinness Book des records- a été produite commencent à faire jaser."

Sur Patricia-Boutinard Rouelle et l'intérêt que lui porterait visiblement  la Cour des comptes, rappelons les deux articles publiés par le blog CGC  Média à son départ de France 2:



Extrait: 

"Et dire qu’il y a encore quelques semaines, on donnait Patricia Boutinard-Rouelle aux commandes tout ce qui était programmes et productions à la direction des programmes de France 2 !  

Qu’est-ce qui a donc cloché? Dans quelle boîte de prod va-t-elle atterrir ?

Le SNPCA-CGC dans le cadre du droit d’alerte voté par le CCE va transmettre au cabinet Sextant qui en est chargé, toutes une série de questions sur les modes de fonctionnement du « secteur » qu’elle avait en charge ; plus particulièrement les très nombreux contrats passés avec la société de productions « Boréales » dont Frédéric Fougea est le patron. 

Frédéric Fougea qui aux côtés de Patricia Boutinard-Rouelle co-animait, justement, il y a peu et comme cela est indiqué sur le site des éditions DIXIT qui l’organisait : une session de leur formation (conventionnée AFDAS - formation professionnelle- facturée par participant près de 3.000€ TTC) intitulée « Le documentaire dans tous ses états ». 

Le SNPCA-CGC va entre autre demander quels rapports existent entre Patricia Boutinard-Rouelle, Directrice des magazines et des documentaires de France 2 et Frédéric Fougea, auteur, producteur, dirigeant de la société BOREALES (c’est comme cela qu’ils sont présentés sur le site) qui distillent cette formation. 

Il est clair et les textes le rappellent bien, que le poste qu’occupait l’ex de l’équipe Duhamel nommée en janvier 2010 à France Télévisions : Directrice de l’unité de programmes et documentaires, ne pouvait souffrir aucune suspicion notamment celle de privilégier tel ou tel producteur. 

L’exigence d’indépendance mais surtout le devoir d’exemplarité requis par ce genre de responsabilités sont bien évidemment fondamentaux à leur exercice.

Combien de fois tel ou tel journaliste des médias n’a-t-il mis en avant le fait que telle ou tel dirigeant avait des relations avec ici une boîte de production, qu’il y ait des parts ou qu’il y ait un proche, ou bien encore qu’il la privilégie anormalement?

Pour que quelque donneur d’ordre que ce soit, le comportement se doit d'être irréprochable ?
C’est dans cet esprit déontologique et éthique que le SNPCA-CGC va donc exiger de connaître combien de co-productions ont été engagées et signées par Patricia Boutinard-Rouelle ès qualité avec la société de production de son co-animateur de stages : « BOREALES » ? 

C’est également dans ce même esprit et surtout dans la cadre du droit d’alerte que le SNPCA-CGC va également demander quels montants de « co-productions » global sur les 5 dernières années (année par année) ont été signés avec la société BOREALES lorsque Patricia Boutinard-Rouelle était aux responsabilités ?

Le SNPCA-CGC va, de plus, demander la liste de ces « émissions » et la facturation totale pour chacune d’elles avec un point de comparaison concernant des produits similaires et leur coût."

Des questions évidemment restées sans réponses à l'époque qui taraudent semble-t-il présentement les magistrats de la Cour des comptes!

mardi 3 novembre 2015

La grève se poursuit à France Télé face à une direction murée dans ses certitudes

LA GRÈVE DES JRI SE POURSUIT 

Les JRI de France 2 ont voté la poursuite de la grève face à une direction murée dans ses certitudes qui déroule le projet "info 2015" concocté par le tandem Thuillier/Golomer.

Rappel du communiqué diffusé ce jour par intersyndicale: 

"Un chiffre simple et écrasant résume la mobilisation des JRI de France 2 pour défendre la qualité de l'information et obtenir de meilleures conditions de travail : 94,5% ! C'est le pourcentage de Journalistes Reporters d'Images qui se sont déclarés grévistes aujourd'hui à leur prise de service. Une mobilisation sans précédent.  

En région le mouvement est suivi dans 9 bureaux de correspondants France 2 sur 10; en signe de soutien à leurs confrères parisiens mais aussi par convergence de vue sur différents points dont l'utilisation des TV U-packs (transmission 3G/4G), la multiplication des tâches techniques et le morcellement du travail de chacun. 

À l'heure actuelle, la direction n'a toujours pas jugé utile de reprendre les négociations. Un nouveau style de dialogue social ? 

Les JRI de France 2 réclament toujours le comblement des postes perdus au fil des ans pour réduire les amplitudes horaires (fréquemment plus 13h/J), limiter les arrêts maladies ( 10% dans le service, 2 fois plus que dans le reste de FTV). 

Ils veulent pouvoir être assurés de participer à tous les magazines de France 2 alors que l'externalisation des productions se multiplie. Ils veulent simplement que les magazines de la rédaction soit majoritairement produit par... la rédaction. 

Ils exigent un moratoire sur les moyens de transmission 3G/4G TV U-packs. Une surcharge de travail, de poids, des responsabilités, sans aide supplémentaire. Ce alors même que les risques sanitaires des ondes émises par ces boitiers sont encore mal connus. 

Ils demandent que leur futur chef de service conserve le titre de Rédacteur en Chef afin de peser dans la hiérarchie et défendre la fonction particulière de JRI. 

Sur tous ces points la direction jusque là apporte des réponses floues ou très insatisfaisantes, voire pas de réponse. 

Cet après-midi une nouvelle assemblée générale décidera de la suite du mouvement."

La première grève d'Ernotte massivement suivie par les JRI à 94,5%


LA GRÈVE DES JRI MASSIVEMENT SUIVIE 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir le communiqué de l'intersyndicale concernant la grève des JRI à  France 2.

 
"Un chiffre simple et écrasant résume la mobilisation des JRI de France 2 pour défendre la qualité de l'information et obtenir de meilleures conditions de travail : 94,5% ! C'est le pourcentage de Journalistes Reporters d'Images qui se sont déclarés grévistes aujourd'hui à leur prise de service. Une mobilisation sans précédent.  

En région le mouvement est suivi dans 9 bureaux de correspondants France 2 sur 10; en signe de soutien à leurs confrères parisiens mais aussi par convergence de vue sur différents points dont l'utilisation des TV U-packs (transmission 3G/4G), la multiplication des tâches techniques et le morcellement du travail de chacun. 

À l'heure actuelle, la direction n'a toujours pas jugé utile de reprendre les négociations. Un nouveau style de dialogue social ? 

Les JRI de France 2 réclament toujours le comblement des postes perdus au fil des ans pour réduire les amplitudes horaires (fréquemment plus 13h/J), limiter les arrêts maladies ( 10% dans le service, 2 fois plus que dans le reste de FTV). 

Ils veulent pouvoir être assurés de participer à tous les magazines de France 2 alors que l'externalisation des productions se multiplie. Ils veulent simplement que les magazines de la rédaction soit majoritairement produit par... la rédaction. 

Ils exigent un moratoire sur les moyens de transmission 3G/4G TV U-packs. Une surcharge de travail, de poids, des responsabilités, sans aide supplémentaire. Ce alors même que les risques sanitaires des ondes émises par ces boitiers sont encore mal connus. 

Ils demandent que leur futur chef de service conserve le titre de Rédacteur en Chef afin de peser dans la hiérarchie et défendre la fonction particulière de JRI. 

Sur tous ces points la direction jusque là apporte des réponses floues ou très insatisfaisantes, voire pas de réponse. 

Cet après-midi une nouvelle assemblée générale décidera de la suite du mouvement."

lundi 2 novembre 2015

Ernotte sourde aux revendications des JRI de France 2 qui seront en grève à partir de ce mardi 3 novembre.

Ernotte sourde aux revendications des JRI de France 2 qui seront en grève à partir de ce mardi 3 novembre.

Le 12 octobre vers 18h30, les syndicats CFDT Médias FTV, SNPCA-CGC,  SNJ FTV et SNRT-CGT déposaient un préavis de grève appelant les journalistes de la Rédaction de France 2 à cesser le travail de manière indéterminée à partir du mardi 3 novembre 2015.
 
Les JRI  attachés à la mission d'information du service public qui s'étaient réunis le 8 octobre dernier pour décider de l'action à mener et qui n'ont cessé  d'interpeller leur hiérarchie sur l'avenir de leur service, réunis en AG ce lundi, n'ont eu d'autre alternative que de maintenir leur mouvement de grève face aux diverses moutures de projets de texte élaborés par la direction visant plutôt à les endormir qu'à trouver des solutions.

Trois réunions dites de "négo", ont eu lieu depuis la semaine dernière et une ce lundi (six en tout)..Ceux des salariés qui avaient pu se libérer et être présents à l'ensemble desdites réunions, sont ressortis avec l'impression d'avoir fait du sur place voire marche-arrière.

Résumé:

Point  1)  S'agissant de la nomination du  Chef du service des JRI de "La Deux" et de son positionnement hiérarchique. La  direction qui n'est visiblement pas sur un  poste de rédacteur en chef, indique que celui de "La Trois" est rédacteur en chef adjoint...Beaucoup de chefs de service à France 3 sont rédacteurs en chefs ou adjoints avec parfois des adjoints qui sont  aussi rédacteurs en chef adjoints.

Il faudrait faire un état des lieux avant toute "consultation"...A quoi va-t-elle bien pouvoir servir puisqu'il semble pour  l'anecdote, Pascal Golomer ait déjà un nom en tête issu des adjoints actuels alors qu'Eric Monier responsable de l'info sur France 2 verrait bien son frère déjà dans le service en prendre la responsabilité !

Point 2)   Les Magazines : Il faut une indication chiffrée sur ce qui doit se faire en interne: 60 ou 70 %... à voir. Autrement dit les JRI réclament de pouvoir être programmés sur entre autres "Complément d'enquête "et "Envoyé Spécial" au lieu d'assister à l'externalisation de ces derniers au motif qu'ils seraient en sous-effectif.


Point 3)     Emploi : Combien des CDD et pigistes qui collaborent régulièrement à la rédaction et ont des  droits, seront intégrés ?! 
7 selon la direction (3 postes en plus et 4 pour combler les salariés en incapacité)... loin de solutionner le problème!
Si le service ne retrouve pas  sa« force de travail », si on se retrouve avec grosso modo un nombre de JRI quasiment identique, cela ne règlera pas le problème de la charge de travail. Et cela risque fort d'être le cas..

Point 4)    TVU Pack : 2 questions


- Qui a la responsabilité du TVU Pack ? A la fin, le JRI évidemment !

- Qui assure les transmissions et comment ? Refiler la responsabilité de la diffusion au rédacteur ne résoudra pas la question de qui fait "le direct" derrière.
Compte tenu du poids du matériel (caméra, pied, micros, TVu Pack…) cela parait extrêmement périlleux pour une équipe de deux qui est aujourd'hui la norme au sein de la rédaction...pas d'évolution là-dessus.
Les JRI insistent pour une négociation plus large qui implique tous les métiers, journalistes et PTA.

 -   Sur la question des émissions d’ondes électromagnétiques et des risques pour la santé, il faut un moratoire. Seul le CHSCT est compétent pour rendre un avis préalable au CCE or, le modèle expertisé est un TVU Pack mini  à 4 cartes 3 G qui n’est pas celui utilisé actuellement. Le mode d’emploi qui accompagne le TVU Pack est scandaleux (5 minutes de conseils souvent dispensés par Alain Lardière autour d'un café avant le départ)...de même que le manque de vraie formation et de sensibilisation  aux risques !

5)     Temps de travail :


- Le projet de texte permettait des semaines de 48 heures et des journées de 13 heures mais fixait aussi une moyenne de 44 heures (sur un période de 12 semaines travaillées) soit un petit peu moins de 9 heures par jour...Le problème, se posera donc a posteriori pour prendre les récupérations ! Là, la position de la direction est plus qu’ambiguë, d’autant plus que l’interprétation est très restrictive puisqu'elle considère que les salariés concernés peuvent « Faire 11 heures par jour au moins 10 fois au cours de 2 mois glissants » …. Ensuite, c'est le chef de service [pas encore nommé] qui décide s’il peut accorder ou pas des récups.
L'idée de l'auto-déclaratif, facile à remplir qui déclenche des récups automatiquement au-delà de 44 heures par semaine sur une période donnée, n'est semble-t-il pas retenue.

Donc rien n'a avancé...donc les méthodes de passage en force du duo Golomer/Thullier perdurent...donc ce sera la grève.




Ernotte dans le viseur des politiques…« Un cirque innommable» déclare Xavier Bertrand

Ernotte dans le viseur des politiques« Un cirque innommable...innommable» déclare Xavier Bertrand. La maison [France Télé, ndlr] n'est pas tenue....
 
Pas une semaine sans que les dérapages de Delphine Ernotte  que "Schrameck and co "  propulsait le 23 avril dernier à France Télé, ne défraient la chronique.
 
 La semaine dernière c'était "L'Opinion" qui relayait entre autres les propos de Xavier Bertrand au micro de Jean-Jacques Bourdin.
 
Depuis la parachutage de l'ex Orange au sein de France Télévisions c'est du grand n'importe quoi.  
 
Extrait de l'analyse du journaliste de l'Opinion Loïc Signor "Le risque d'un nouveau procès en légitimité" sur le site internet du titre de presse:
 
"En réalité, il n'aura pas fallu attendre janvier pour voir à quoi ressemble la griffe de Delphine Ernotte.
 
Des débuts marquées par les polémiques.
 
Si pour Xavier Bertrand, la cacophonie qui entoure l'annulation de l'émission "Des des paroles et des actes", c'est en grande partie la faute de Marine Le Pen, eh bien, l'ancien ministre n'est pas tendre avec France 2.
 
Jean-Jacques Bourdin: "Ici, nous décidons. Vous acceptez ou pas par notre invitation, c'est comme ça que ça se passe c'est très clair....Ici la maison est tenue pourquoi elle n'est pas tenue sur France 2 ?"
 
Xavier Bertrand "Ça a été un cirque innommable...innommable".
 
En fait, quelques semaines après le début de son mandat, le débat sur la légitimité de Delphine Ernotte qui avait marqué sa campagne pour la présidence de France Télé est relancé.
Mais au-delà de sa méconnaissance présumée de la télévision et de l'information Delphine Ernotte  et ses équipes semblent surtout avoir minimisé l'aspect politique d'un tel poste"

dimanche 1 novembre 2015

Ernotte lâchée par Fleur Pellerin.

Ernotte lâchée par Fleur Pellerin. 
Le  30 octobre dernier, Renaud Revel publiait dans sa rubrique « Immédias » un article qui faisait suite au rachat de Newen par TF1 « Rachat de Newen par « La Une »: Le soutien de Fleur Pellerin à TF1 déclenche de vives réactions ».
Fleur Pellerin qui pourrait perdre son ministère après les élections régionales – le bruit se fait de plus en plus insistant – "a salué l’OPA de TF1 sur l’un des principaux prestataires de France Télévisions « Newen »" !!!
Cette pauvre ministre qui comme le prouvait un récent sujet du "Petit Journal"  ne savait pas où se trouvait quoi dans son bureau ou comment faire marcher quoi que ce soit ne serait-ce que son téléviseur,  s'est donc enthousiasmée du rachat d'une des boites de prod prestataire de France Télé par la concurrence à savoir "La Une" !
Hallucinant !
Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’article assez vitriolé pour qu’il n’y ait besoin d’en rajouter…sauf à se dire consterné sur là où  Filippetti et Pellerin ont placé la Culture !
Extraits :

« Il est rare qu’un ministre de la Culture, en l’occurrence une ministre, Fleur Pellerin, prenne le contre-pied du PDG de France Télévisions et fasse l’apologie d’une opération commerciale qui risque d’affaiblir la télévision publique et de renforcer un groupe privé, TF1 en l’espèce. Interrogée par le Monde au sujet du rachat par « La Une » du groupe Newen, producteur entre autres, de « Plus belle la vie » et de Candice Renoir, Fleur Pellerin, a estimé que ce deal s’inscrivait dans sa volonté de voir «émerger des champions français » de l’audiovisuel, ajoutant au passage qu’elle serait attentive à « l’indépendance éditoriale » de Newen : comme si le politique avait une quelconque légitimité à intervenir sur la stratégie éditoriale d’une société de production, dont la maison-mère et société éditrice sera TF1!
« Big is beautiful!» Fleur Pellerin saluant l’OPA de TF1 sur l’un des principaux prestataires de France Télévisions, voilà qui ne manque pas de sel!...
En  colère Delphine Ernotte  [qui savait que Newen était en négo pour sa vente depuis au moins le 1er octobre dernier date où le blog CGC Média relatait les discussions avec ITW qui allait avorter sans que celle qui s’émeut aujourd’hui, ne s’en mêlât, ndlr] a réagi « fermement », en, rappelant « que plus des deux tiers du chiffre d’affaires de Newen sont réalisés avec notre groupe ».
J’y ajouterai ces deux chiffres puisés dans un récent rapport du Sénat qui résume l’ampleur du séisme et du scandale : Si France 3 a financé à hauteur de 83% la production de « Plus belle la vie » depuis sa création, son producteur, Telfrance, filiale de Newen, en a encaissé 86% des bénéfices. Jolie braquage. « Nous contestons que les investissements de France Télévisions, principalement financés par la contribution des citoyens par la redevance, puissent aujourd’hui faire l’objet d’une telle tractation commerciale », ajoute Delphine Ernotte.
« Ce sont les idées, les savoir-faire et les compétences développés en partenariat avec le service public qui constitueraient l’actif essentiel de cette opération entre notre principal fournisseur et l’un de nos principaux concurrents », ajoute-t-elle. Si Delphine Ernotte, qui défend sa maison, est dans son rôle, que dire d’une ministre de la Culture dont l’ultra-libéralisme en la matière peut en effet surprendre.
 Président de Film France et producteur de renom, Nicolas Traub, – à qui l’on doit, entres autres créations depuis 30 ans, Le château des oliviers, Navarro, Les Amants du Flore, Coco Chanel, ou encore Guerre & Paix – n’est pas moins sévère: « je ne sais pas comment pourront réagir les pouvoirs publics quand, dans notre marché étroit, il y aura renégociation de ce que la présidente de France Télévisions a qualifié de meilleurs programmes de son groupe en fiction: « Plus belle la vie » et « Candice Renoir » justement deux productions qui pourraient être amenées à appartenir à son concurrent.
Ce sera du perdant-perdant, car soit le programme est arrêté brusquement et France 3 sans « Plus belle la vie » sera plus que fragilisée, soit France 3 devra surpayer un programme, appauvrissant sa marge de manœuvre pour ses autres investissements et enrichissant d’autant et assez indûment son concurrent. Tout cela ne me semble pas correspondre à l’idée d’un « beau projet » quand on est garant de l’utilisation de l’argent de la redevance »
Et d’ajouter : « Autre point qui vient contredire cet empressement des pouvoirs publics à encourager les diffuseurs à produire de façon intégrée et à trouver que l’existence de grands groupes est l’alpha et l’oméga de la politique culturelle du pays. D’abord je ne crois pas que des Bolloré ou Bouygues aient besoin d’être encouragés à se comporter d’une manière si peu respectueuse de la concurrence et de la diversité des sources d’approvisionnement en intégrant leur production. Ils peuvent y penser tout seuls et ce sont quand même les rois des monopoles anticoncurrentiels dans leurs autres activités ».
Bref : il s’agit d’encourager la diversité des sources en matière d’approvisionnement de programmes et de veiller à protéger une télévision publique incapable de résister face aux mouvements de concentration que l’on observe dans le paysage audiovisuel.
C’est cela sans doute que Delphine Ernotte était en droit d’attendre dans la bouche de sa ministre de tutelle. Et non l’inverse."

vendredi 30 octobre 2015

Ernotte, dangereuse pour France Télévisions !


Ernotte, dangereuse pour France Télévisions !

 

A son arrivée fon août 2015, l’ex Orange martelait à qui voulait l’entendre (de moins en moins de monde ces derniers temps) « Les producteurs extérieurs ne sont pas nos ennemis ».

 

Son communiqué publié hier soir en réaction aux négociations exclusives ouvertes entre TF1 et Newen « France Télévisions qui réagit fermement au projet de prise de contrôle de Newen par TF1, rappelle que plus des deux tiers du chiffre d’affaires de Newen sont réalisés avec notre groupe et conteste que les investissements du groupe de télé public, principalement financé par la contribution des citoyens par la redevance, puisse aujourd’hui faire l’objet d’une telle tractation commerciale »  prouve qu’elle a encore perdu une occasion de se taire.


Celle que « Schrameck and co » propulsait à France Télé sans connaissance du secteur qui découvre à présent que « Cela pose, de manière urgente et cruciale, la question d’un nouvel équilibre entre France Télévisions et les producteurs », a même indiqué « Suspendre immédiatement les développements et les projets avec le groupe Newen en se réservant  tous ses droits à agir » [attention rien sur l’existant…de toute façon, on voit mal comment juridiquement elle pourrait suspendre les contrats en cours !]


C’est donc sur le dos du contribuable qui paie depuis toujours sa redevance télé (des milliards d’euros) qu’un homme ou deux vont empocher le pactole….

 

Houzelot qui espérait récupérer 90 millions d’euros avec la vente de « Numéro 23 » fréquence TNT attribué gratuitement fait presque office de « petit joueur ».

 

En somme, sur le dos du service public une entreprise va non seulement être vendue à la concurrence privée et donc enrichir son(ses) propriétaire(s) mais va, de fait, appauvrir le service public qui continue de se tromper de politique de création depuis des années. 

 

Preuve est faite que la vision d’Ernotte est dangereuse et suicidaire pour France Télévisions et ne fait qu’empirer une situation totalement ubuesque puisqu’elle avait  déjà indiqué vouloir promouvoir les « prods externes » en leur donnant plus de budget et en produisant plus avec elles…Chacun voit le résultat !

 

Un contre sens économique et historique…aucune chaine publique dans le monde ne développe une telle stratégie. La BBC, ne s’est pas trompée et a réussi à faire de sa marque une valeur créative dont l’Angleterre peut être fière puisque ses programmes s'exportent dans le monde entier.

 

Virage à 180% et nouveau dérapage pour Ernotte donc qui a le culot de faire une déclaration totalement à l’encontre des arguments qu’elle a pourtant défendu devant le CSA. 


Tout ça fait malheureusement penser à ces linottes perchées au somment des clocher qui tournent en fonction du vent.

 

C’est aussi la preuve que la folle politique de Patino/Pflimlin a précipité France Télé dans des difficultés tant financières qu’identitaires, en en faisant petit à petit « une plateforme de diffusion numérique qui appauvrissait les antennes sans droit, et transformait insidieusement en « grande centrale d’achat » de programmes sans contrepartie aucune, financée et payée par nos impôts.


Le fait que le ministère de la Culture ait décidé de faire payer plus encore les opérateurs télécom en augmentant la taxe Copé (de 0 ,9% à 1,3%) et de l’affecter directement à France Télé en violant au passage une décision du Conseil constitutionnel  – augmentation qui au bout du compte est toujours supportée par l’usager qui se retrouve le dindon de la farce –  ne règlera bien évidemment aucun problème.

 

Le consommateur paiera juste un plus cher son abonnement pour permettre à « Monsieur Newen » de financer sa retraite !


Le CSA et le pouvoir actuel (Fleur Pellerin en tête) seront les grands responsables de cet appauvrissement et de cette situation actuelle en donnant les clés à Ernotte qui a été propulsée avec « une mauvaise politique » et avec « un mauvais plan ».

 

Le rapport de Marc Schwartz, celui  de Xavier Couture and co desquels se serait inspiré Ernotte en la matière sont en l’occurrence bien peu pertinents et visiblement hors sujet. Ces rapports tuent tous les jours un peu plus l’outil de travail de 10.000 femmes et hommes à France Télé comme notre patrimoine commun. INCROYABLE ! 

 

La force du lobbying des producteurs dont l’objectif reste avant tout de se nourrir sur la bête, sera-t-il la plus forte ou bien y aura-t-il enfin quelqu’un qui osera empêcher ce massacre et remettre une politique de création digne de ce nom au sein de la maison France Télévisions ????

Ernotte joue les étonnées du rachat par TF1 de Newen la société de ses amis dont sa "'commerciale" en chef !

Ernotte joue les étonnées du rachat par TF1 de Newen la société de ses amis dont sa "commerciale" en chef !
 
Le 1er octobre dernier, le blog CGC Média publiait un article » intitulé « "Plus belle la vie" bientôt british! ».
 
Il y était question des négociations pour le rachat de Telfrance" qui produit "Plus belle la vie" diffusée  depuis 2004 sur France 3 [ émission avec laquelle déclarait "avoir grandi" l'ex Orange propulsée à France Télé le 23 avril dernier (prise de fonction 22 août)] par ITV l'un des plus un important réseau de télévision privée au Royaume-Uni.
 
Les aller-retour  Paris-Londres-Paris pour l'un sinon les deux fondateurs du groupe Christophe Nobileau (du même think-tank que Nathalie Sonnac [membre du CSA qui a ouvré pour l’élection d’Ernotte ] et Françoise Miquel [chargée du contrôle de gestion pour FTV et le CNC]) et Fabrice Larue se seraient multipliés ces dernières semaine en vue d'une finalisation qui ne verra donc pas d’aboutissement, ce dernier ayant selon nos informations posé comme condition sine qua non son maintien à la tête de l’entreprise.
 
Le blog CGC Média rappelait également diagramme à l’appui que "Telfrance" était logé sous le holding "Newen" créée par Fabrice Larue d'où est issue la nouvelle directrice générale déléguée de FTP, MFP et FTD à France Télévisions nommée par l'ex Orange : Laetitia Recayte…."Telfrance" connue donc pour des jeux « Harry » diffusé sur France 3 mais surtout la série phare la chaîne, « Plus belle la vie », également  producteur d'« Anarchy » série coécrite par le dircab de France Télé Stéphane Sitbon-Gomez et son pote Boris Razon en charge de France 4.
 
 
Ernotte ne devrait pas être tout de même très étonnée par le rachat de Newen par TF1….avec tous ces gens qui gravitent autour d’elle et pensent avec elle et pour elle, elle avait inévitablement dû en entendre parler !
 
L’ex Orange qui semble découvrir « la question de l’équilibre entre France Télévisions et les producteurs » indique  « suspendre les développements et les projets avec le groupe Newen ».
 
Le groupe public indique « Ozap » à la suite de cette annonce « a réagi fermement au projet de rapprochement entre Newen, le producteur de "Plus belle la vie" et TF1 ».
 
« Rappelons que plus des deux tiers du chiffre d'affaires de Newen sont réalisés avec France Télévisions" ajoute le communiqué qui indique encore « Nous contestons que les investissements de France Télévisions, principalement financés par la contribution des citoyens par la redevance, puissent aujourd'hui faire l'objet d'une telle tractation commerciale. Ce sont les idées, les savoir-faire et les compétences développés en partenariat avec le service public qui constitueraient l'actif essentiel de cette opération entre notre principal fournisseur et l'un de nos principaux concurrents ».
« Hier matin, jeudi 29 octobre, TF1 avait annoncé être entrée en négociations exclusives pour prendre une participation majoritaire dans Newen la société de production qui abrite les sociétés Telfrance, Capa, Be Aware et 17 juin Media. Ce groupe produit de nombreuses fictions comme "Plus belle la vie" bien sûr, mais aussi "Braquo", "Candice Renoir", "Le sang de la vigne", "Nina" ou encore "Versailles", la nouvelle super-production de Canal+ »