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mardi 12 avril 2016

La SDJ de France 3 dénonce le mélange des genres à la hussarde.





Alors même que la direction sort une quinzaine de postes à pourvoir pour la chaîne d'info en continu dont la nomenclature n'existe pas dans l'accord d'entreprise, le Bureau de la Société des Journalistes -Rédaction Nationale de France 3 dénonce le mélange des genres à la hussarde.



"Besoin de rushes? Servez-vous à France 3…

Hier, mercredi 6 mars, le 13h de France 2 a diffusé un sujet sur le mouvement « Nuit Debout ». Un « reportage » presque entièrement fabriqué avec les rushes d'une équipe du service éco de France 3.  Une nuit de tournage, jusqu'au petit matin, pour honorer une commande du 19/20 pour son édition du même jour. 

Tout a été utilisé avant le 19/20 par le 13h de la Deux sans aucune demande ou autorisation : images, interviews, éléments de tournage spécifiques (timelapse entre autres).

La chaîne de responsabilités et d'erreurs qui mène à ce dérapage parait sinueuse, mais en fait nous importe peu. Il suffit de savoir qu'au bout du compte, la coordination des reportages a fait transformer les rushes « tournage France 3 » en « tournage commun » pour que le service info-géné de France 2 puisse se servir, sans que ni le service économie de France 3, ni l'édition du 19/20 aient été contactés. Et les DEO qu’ont-ils fait ?

Quelle sera la prochaine étape du « rapprochement  des rédactions » ? Peut-être la diffusion dans le 19/20 d'un sujet trappé par une édition de France 2, mais cette fois, tourné par France 3…

Il est désormais urgent et impératif que la coordination des reportages s’explique, car elle seule est à même, au final, d'empêcher ce genre d'abus. Mais son impartialité devient douteuse."


Bureau de la Société des Journalistes
Rédaction Nationale de France 3

La phrase du jour, elle est signée Michel Field sur Canal +: "Chacun sa merde"

"Chacun sa merde" répond à 51'34" Michel Field dans "Le Supplément", ce dimanche 10 avril sur Canal + à Ali Badou  qui l'interroge sur l'émission avec Hollande et la participation de Léa Salamé à l'émission en restant chez Ruquier.

"Chacun sa merde" donc! Au fait, quelle est cette "merde" dont parle celui qu'Ernotte supporterait  de moins en moins ? 

L'ex Orange qui ne sait plus vers qui se tourner, Denis Pingaud, Stéphane Sitbon-Gomez, Emery Doligé...pour éviter l'embrasement !

Renaud Revel dans son récent article "France Télévisions: Delphine Ernotte sur le Field du rasoir"  prédit, tellement la colère gronde, un scénario identique à celui qui s'est déroulé sur Radio France l'année dernière.

Extrait : " Murée dans un silence qui devient pour le moins assourdissant, (au même titre que celui du CSA qui l’a nommé et où l’on fait l’autruche), Delphine Ernotte se retrouve confrontée à la première véritable crise de son jeune mandat. Or celle qui espérait profiter de la création d’une chaine d’information flambante neuve, maladroitement baptisée « France Info », pour asseoir sa légitimité, se retrouve prise au piège. Pire, c’est tout l’édifice de son projet caché qui prend doucement l’eau: celui de la création d’un audiovisuel publique, (radios et télés) rassemblé sous la seule bannière de France Télévisions et dont « France Info » devait être la préfiguration.

D’une fidélité canine jusqu’ici, l’entourage proche de la PDG commence à douter d’une stratégie pour le moins osée. Il n’est de voir l’incendie que déclencha le PDG de Radio-France, Mathieu Gallet, qui faillit sauter comme un bouchon de champagne en imaginant pouvoir délocaliser d’un claquement de doigt les deux orchestres de sa maison, avant que les syndicats ne le contraignent à reculer! C’est le vent du boulet qui ramena notre homme à la raison.

Qu’en sera-t-il pour Delphine Ernotte si elle persistait à vouloir tenir bride courte une population de journalistes sur le qui-vive guerrier? Michel Field saura-t-il apaiser des rédactions chauffées à blanc et au bord de l’implosion? Il y a fort à craindre qu’un Rubicond ait été franchi. Et que la crise ne s’installe."

Ernotte prête à sacrifier Field pour tenter de se maintenir !

Ernotte prête à sacrifier Field pour tenter de se maintenir !

Le « billet d’humour » adressé hier par Michel Field aux équipes de France Télé (*) pour tenter d’éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé, n’a pas fait rire du tout.

A l’en croire, c’est un peu comme s’il avait fallu pour le patron de l’info de France Télé venu faire la promo de son dernier livre, adopter un ton gras, totalement déplacé et grossier qu’il qualifie, lui, « d’humoristique », pour être « dans le ton » vu le « climat » (sic) de ce programme de Canal + [pas très flatteur du reste pour l’émission d’Ali Badou] :

(*) « Mon passage au “Supplément” de Canal+ a suscité de nombreuses réactions. Je les entends. Juste rappeler qu’il s’agit d’une émission d’humeur, d’humour… J’ai sans doute dû me laisser entraîner par ce climat qui m’a fait commettre des maladresses que je reconnais bien volontiers et que je regrette pour celles et ceux qui en sont affectés.»


L’ex Orange qui déclarait tout récemment devant une cinquantaine de personnes au CCE concernant l’affaire de « La Fondation des femmes » dans laquelle elle se retrouve engluée « Je suis féministe moi-même, ce qui n'est un sujet pour personne », n’ a semble-t-il pas apprécié de tels dérapages notamment celui sur les suicides : « Nicolas [Poincaré qui présente toujours Complément d’enquête, ndlr], si tu nous écoutes, ne te suicide pas tout de suite ! ». Comment le pourrait-elle d’ailleurs ????

Elle n’est visiblement pas la seule à trouver que trop c’est trop…La grogne qui n’a cessé de s’étendre est montée haut…très très haut. Ça plus l’article du « Parisien » de ce jour « France Télévisions : Field se met tout le monde à dos »

En interne, les journalistes qui dénoncent dans leur ensemble « le grand mépris et la désinvolture envers les équipes » dont fait preuve le toujours lieutenant de l’info ernottien.  « La coupe est pleine »  disent beaucoup qui ne reconnaissent plus leur maison.  

Quant à l’externalisation systématique et à outrance des émissions…pour ne citer que l’une des plus emblématiques « Des Paroles et des actes » qui devrait être finalement être confiée à la société extérieure de Renaud Le Van Kim remercié l’an dernier par Vincent Bolloré,  elle ne passe pas du tout comme ne passe pas les propos tenus contre Guilaine Chenu et François Joly.

L’assemblée générale à laquelle ils appellent ce jeudi 14 avril devrait, selon nos informations, aboutir au vote d’une « motion de défiance ».

lundi 11 avril 2016

Agnès Saal condamnée une première fois pour ses dépenses de taxis veut continuer à servir l’État "mieux encore"!


Agnès Saal exclue de la fonction publique pour 2 ans dont 6 mois ferme, en janvier dernier par sanction administrative décidée par le président de la République et annoncée par le ministère de la Culture, vient d'essuyer une première condamnation ce lundi 11 avril pour détournement de fonds publics.

"J'aspire à ce qu'on m'autorise à tourner la page" a-t-elle indiqué après que le Tribunal correctionnel de Créteil l'ait reconnue coupable et condamnée à 150 jours amende à 30 euros soit 4.500 euros  et 3.000 euros de dommages et intérêts, dans l'affaire de "détournement de fonds publics" concernant les frais abusifs de taxi à l'époque où elle dirigeait l'INA ainsi qu'au versement de 5.500 euros à la partie civile - l'association de lutte contre la corruption Anticor -  au titre des dommages et intérêts et des frais de justice.

Précisons qu'en cas de non-paiement, les jours amende deviendraient des jours de détention que la condamné pourrait effectuer en prison ! Gageons qu'après avoir remboursé 23.000 euros à l'Institut (dont plus de la moitié était semble-t-il imputables à son fils) la haut- fonctionnaire qui avait dû démissionner il y a un an après la révélation dans la Presse avant pourtant d'être recasée juste après en surnombre au ministère de Tutelle, ne s'y risquera pas.

Outre les plus de 40.000 euros de frais de taxis qu'elle avait dépensé en moins de dix mois lorsqu'elle était à la tête de l'INA, entre mai 2014 et avril 2015, c'est une somme presque équivalente 38.000 euros de notes de taxis entre janvier 2013 et avril 2014 lorsqu'elle était directrice générale du Centre Georges-Pompidou qui lui sont également reprochés.

Il y aura effectivement une nouvelle audience prévue ce vendredi, où celle qui a choisi le "plaidé coupable" pour en finir au plus vite avec la Justice, plaidera donc à nouveau coupable et sera donc probablement à nouveau condamnée.

Après cela, Agnès Saal qui a précisé "Je sers l’État depuis plus de 30 ans et je crois l'avoir très bien servi" ne souhaite qu'une chose "continuer à le faire aussi bien, mieux peut-être encore que je ne l'ai fait toutes ces années".... un peu comme si finalement ce n'était pas si grave. "Peut-être disproportionnée" (soupire-t-elle)!

Agnès Saal a en effet déclaré, à l'issue de cette première condamnation "L'épreuve est longue, l'épreuve est dure, l'épreuve est violente, elle est peut-être disproportionnée. J'ai commis une faute, je l'ai reconnue, je l'ai assumée, je la paye très cher. J'aspire vraiment aujourd'hui, à ce qu'on m'autorise à tourner la page, à clore ce chapitre".