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jeudi 27 octobre 2016

La CGC Média va déposer plainte sur les exorbitants frais de taxi à France Télé relevés par la Cour des comptes (près de 2 M€ en 2015 ) pour une dizaine de bénéficiaires.



La CGC Média va déposer plainte sur les exorbitants frais de taxi à France Télé relevés par la Cour des comptes (près de 2 M€ en 2015 ) pour  une dizaine de bénéficiaires. 

Que dit la Cour des comptes au chapitre « Les frais de taxi » : « Ayant accordé à plusieurs salariés des codes abonnés pour accéder aux taxis en région Île-de-France, l’entreprise n’avait mis en œuvre aucun contrôle pour s’assurer des motifs de recours à ce mode de transport, alors même qu’elle disposait des données pour le faire. 


La Cour a obtenu et exploité ces informations pour l’un des trois fournisseurs de taxis entre 2012 à 2014 : il ressort de l’analyse que 10 salariés présentaient des consommations annuelles comprises entre 7.500 € et 22.000 €, majoritairement de jour, à Paris ou en petite couronne, deux d’entre eux disposant par ailleurs d’un véhicule de fonction. 


Au total, les frais de taxi ont représenté près de 2 M€ en 2015. 


Par ailleurs, plusieurs anomalies identifiées démontrent le caractère perfectible des contrôles opérés en matière comptable. La société a ainsi omis de demander le remboursement de créances de TVA dans les délais requis et ce pour des montants significatifs (18 M€), sans que le service  comptable s’en aperçoive.

Cette situation témoigne d’une maîtrise déficiente des contrôles de base en matière de TVA, qui auraient permis d’identifier cette anomalie dans des délais raisonnables. »

Chacun se souvient encore des condamnations d’Agnès Saal et de son exclusion très temporaire de la fonction publique après ses « plaider coupable » dans l’affaire des taxis de l’INA « Condamnée, entre autres à 4.500 euros d’amende par le tribunal de Créteil pour ses frais de taxis à l’INA, à 3.000 euros d’amende et 3 mois de prison avec sursis pour ses frais de taxis au Centre Pompidou avec 5.500 euros de frais de justice et de dommages et intérêts à verser à Anticor, l’association de lutte contre la corruption.


« Près de 2 M€ en 2015 » sur une dizaine de têtes à France Télé, c’est autre chose que les 79.000 euros de frais de taxi de l’éphémère pédégère de l’INA et cela justifie pleinement une plainte au Pénal car c’est bien de l’argent public donc celui des contribuables qui a profité à un petit nombre
C'est pour ces raisons que la CGC Média a mandaté son conseil pour déposer une plainte au Pénal visant ces utilisateurs peu regardant qui se comptent sur les doigts des deux mains.

Marina Alcaraz pour « Les Échos » dans son article « France Télévisions: les perles du rapport de la Courdes comptes » relevait, du reste, ces chiffres hallucinants dépensés par une dizaine seulement  de « taxinomanes » compulsifs.

« Frais de taxi jusqu'à 22.000 euros, double-emplois de rédacteurs en chef ou encore absentéisme au soleil... » écrivait-elle dans son papier débutant ainsi : « Le rapport de 222 pages des magistrats de la rue Cambon (lire aussi  : la Cour des comptes dresse un portrait au vitriol) donne quelques exemples d'anomalies criantes dans le fonctionnement de France Télévisions… ».

Le blog CGC Média pour être le plus complet possible renvoie le lecteurs au deux dernières publications du « Canard enchaîné » concernant les incroyables découvertes de la Cour.

Deux phrases évidentes dans la grève d'iTélé...Si juste.

"Personne ne regardera une chaîne d’info perçue comme à la botte. L’indépendance fait l’audience, l’audience fait la croissance.»

"Ce n’est pas Nuit debout, i-Télé ! Nous comprenons les logiques d’entreprise, nous ne sommes pas hors sol."

Si juste.    #JeSoutiensiTélé

Après le néo-conseiller Pflimlin qui taclait les magistrats de la Cour des comptes, c’est au tour de l’ex dga/drh du premier Patrice Papet de se les payer !


Après le néo-conseiller Pflimlin qui taclait les magistrats de la Cour des comptes, c’est au tour de l’ex dga/drh du premier Patrice Papet de se les payer ! 

Ce qui se passe aujourd’hui dans notre Pays est assez invraisemblable. Tout a probablement été tenté pour repousser la sortie de ce rapport au vitriol de la Cour des comptes prévue initialement à l’automne de l’année dernière voire l’empêcher…mais rien n’y a fait, heureusement. 

Après le néo-conseiller d’État Rémy Pfimlin nommé par François Hollande au sortir de France Télé – peut-être pour avoir acculé France Télé à « l’impasse financière » (dixit la Cour)…le blog CGC Média emploi depuis 5 ans maintenant le mot plus parlant de « faillite » – c’est au tour de son lieutenant chargé des ressources humaines à France Télé Patrice Papet qui a négocié à 65 ans (il est né en janvier 51) son départ de l’entreprise pour plusieurs centaines de milliers d’euros, de critiquer lui aussi le rapport et ses rédacteurs. 

Au sujet de la réduction des effectifs et du passage en mars 2009 de l'entreprise unique qui « n’a pas abouti à une diminution de postes suffisante malgré deux plans sociaux qui aurait dû conduire à des "synergies" (en langage de la Cour des comptes) et alors que "la maîtrise des dépenses était impérative" » – chacun se souvient des deux précis et excellents rapports de la député PS Martine Martinel qui recensait sous Pflimlin un millier d’embauches souvent pour de grassouillettes rémunérations Papet tacle à son tour les magistrats de la rue Cambon. 

« Des affirmations que Patrice Papet, qui a été le DRH de l'entreprise pendant la présidence Pfimlin, conteste » écrit le site web de France Inter sous la plume de Valeria Emanuele

"Les objectifs fixés à l'entreprise ont été atteints et dépassés par France Télé" lance Papet au nez et à la barbe des sages de la rue Cambon qu’il accuse quasiment de mensonge. «En plein dans le respect du COM de France Télévision qui demandait la réduction du nombre de postes permanents à 9.932 équivalents temps plein (ETP) selon la Cour et que Papet et l’ancienne direction auraient ramené à 9.755 ETP» 

« Un détail que la Cour semble oublier » envoie-t-il d’un crochet du droit...et toc!

Et Papet qui n’avait en aucun cas la responsabilité de Patino aux programmes de continuer à pilonner l’instance de contrôle réfutant en bloc leurs conclusions sur les audiences qui constatent pour le service public "une baisse de l’audience entre 2008 et 2015, plus sensible que celle du groupe TF1": « Les programmes ont été profondément renouvelés et les audiences se sont redressées en fin de parcours »

Le tandem Pflimlin/Papet ne craint visiblement ni les « censeurs », ni les outrages à magistrats et il le fait savoir haute et fort ! Ah ce sentiment d'impunité...tout de même! 

* en fin post quelques tableaux pour rafraichir la mémoire de Patrice Papet (vu dans l'un des nombreux articles du blog CGC Média qui sur les 5 dernières années n'a cessé de dénoncer, documents à l'appui, "l'impasse financière" que décrit la Cour.

Pitoyable…La question à présent est: Combien de temps les magistrats de la Cour des comptes vont-ils supporter les élucubrations des « Rémy Bricka » de l’audiovisuel passés maîtres, entre autres, dans l’art des tours de passe-passe, des claquettes et du pipeau ?

mercredi 26 octobre 2016

Le sentiment d'impunité est-il en train de devenir une règle? Le néo-conseiller Pflimlin continue de chanter!

Alors que le néo-conseiller d’État Pflimlin qui laissait en 2010 Presstalis dans une situation de faillite avant d'être nommé par Sarkozy  à France Télé, agonissait il y a quelques jours les magistrats de la Cour des comptes qui rendaient leur rapport sur l'entreprise, "La Lettre A" N°1748 de ce 26/10/2016 publie un article assez direct  "Bygmalion : l'étau se resserre autour de Rémy Pflimlin"

Extrait (* l'intégralité en fin post):
"L’inobservance des règles de la commande publique pourrait valoir une condamnation pénale à l’ex-PDG de France télévisions. Renaud Van Ruymbeke, le syndicat SNPCA-CFE-CGC, partie civile dans l’affaire Bygmalion, a obtenu via son avocat Pierre-Olivier Lambert, une citation directe de l’ex-dirigeant devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Les auditions auront lieu du 26 octobre au 24 novembre...


* Bygmalion : l'étau se resserre autour de Rémy Pflimlin


26/10/2016 à 15h58 - "L’inobservance des règles de la commande publique pourrait valoir une condamnation pénale à l’ex-PDG de France télévisions.

Alors que le renvoi en correctionnelle de Rémy Pflimlin n'avait pas été ordonné par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke, le syndicat SNPCA-CFE-CGC, partie civile dans l’affaire Bygmalion, a obtenu via son avocat Pierre-Olivier Lambert, une citation directe de l’ex-dirigeant de France TV devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris.
Les auditions ont commencé ce matin et s'achèveront le 24 novembre. Au cœur des débats : les contrats signés avec les sociétés Bygmalion et BM Consulting par le groupe audiovisuel public sous la présidence de Rémy Pflimlin (août 2010-août 2015). D’un montant de 550 000 euros, ces prestations concernaient entre autres la rédaction de courriers aux téléspectateurs, le conseil en e-réputation, l’accompagnement du comité diversité du groupe et de France O. Problème : comme sous la présidence de Patrick de Carolis, renvoyé en correctionnelle aux mêmes dates avec son ex-secrétaire général Camille Pascal, ces contrats n’ont donné lieu à aucune publicité et mise en concurrence.

Le délit de favoritisme ayant été établi concernant Patrick de Carolis par la Cour de cassation dans son arrêt du 17 février, son successeur Rémy Pflimlin, qui s’était pourtant engagé à réaliser un audit à son arrivée à France TV, encourt une peine de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende. Il en va de même pour Martin Ajdari, défendu comme Rémy Pflimlin par l'ancien bâtonnier de Paris, Jean Castelain, ainsi que pour Yves Rolland, représenté par Elisabeth Grabli. L’ex-DG délégué aux finances et moyens de France TV et actuel responsable de la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) ainsi que l’ex-secrétaire général de France TV - désormais conseiller maître à la Cour des comptes - seront entendus en tant que signataires des contrats.

Ce matin, Martin Ajdari et Rémy Pflimlin étaient absents à la barre du tribunal, contrairement à Yves Rolland. A la demande du juge, le SNPCA-CFE-CGC devra refaire délivrer une citation à l'encontre des trois ex-dirigeants de France TV qui seront jugés lors d'une audience séparée fixée ultérieurement. Les contrats litigieux, eux, seront bien évoqués au cours des audiences qui s'échelonneront tout au long du mois de novembre."

L’ex Orange totalement disqualifiée par la Cour des comptes est sur un siège éjectable et sa plateforme VOD aux oubliettes.


L’ex Orange totalement disqualifiée par la Cour des comptes est sur un siège éjectable et sa plateforme VOD aux oubliettes. 

« Le lancement,annoncé par France Télévisions pour mars 2017, d'une plateforme de vidéos à la demande » est à l’eau comme le laisse entendre « La Lettre de L’Expansion » du 24 octobre dernier.

Dire que l’ex Orange dès la fin de l’été 2015, avait annoncé haut et fort la tonitruante arrivée pour mars 2017 d’une plateforme de VOD visant à concurrencer Netflix, YouTube ou encore Amazon. 

Le rapport de la Cour des comptes qui atomise Ernotte comme Pflilmlin indique page 137/222 que « Même si les détails de la future plateforme par abonnements (SVOD), annoncée pour le  Printemps 2017, ne sont pas connus pour le moment, la réalisation d’un tel projet sera inévitablement subordonnée à une négociation avec les producteurs privés sur le sujet des droits. Dans le même ordre d’idées, la question de l’exploitation par l’INA des archives de France Télévisions, un an après leur diffusion, mériterait également d’être posée. À ce stade, il convient de rappeler que cette question capitale de la maîtrise des droits des programmes qu’elle finance nécessite une modification de l’environnement réglementaire dans lequel France Télévisions évolue ».

Sans parler du financement comme le dit la Cour puisque « les détails de la future plateforme par abonnements (SVOD), ne sont pas connus ». 

Comme quoi les seules élucubrations de l’ex Orange qui n’a cessé d’accumuler bourdes, échecs, dérapages et erreurs de casting depuis son parachutage par la « Schrameck and co  factory » sans connaissance du secteur, ne convainquent plus personne. 

Il fallait l’entendre affirmer que France Télé pouvait « prétendre conquérir une part » du marché de la vidéo à la demande, à l’acte (VOD) ou par abonnement (SVOD) et ce dans le cadre d’un « Google de la création française », « concurrent des Netflix, YouTube ou Amazon » ! Ben voyons!!!!

Intention confirmée quelques mois plus tard, d’ailleurs, par Laëtitia Recayte transfuge de Newen – que beaucoup donnent aussi sur le départ après le limogeage brutal de Vincent Meslet – qui annonçait en mai 2016 pour « le 31 mars 2017 », le lancement d’« une offre de vidéo à la demande par abonnement qui sera généraliste, avec des séries, du documentaire, des programmes jeunesse et du cinéma »

« C’est plus pas facile que c’est compliqué, en fait » disait la pub, souvenez-vous. Bien Ernotte à présent c’est pareil.

C’est grosso modo ce qu’elle susurrait récemment devant quelques journalistes (ils sont de moins en moins nombreux à l’écouter), au risque une nouvelle fois de totalement se discréditer (comme si ce n’était déjà pas fait !) : « Construire un beau catalogue de films, séries et documentaires n’est pas si facile. L’équation entre les investissements à consentir (acquisition de droits, développement d’une plate-forme) et les ressources envisageables (abonnements) c’est compliqué. On [qui ?] réfléchit beaucoup, on a des pistes mais ça coûte cher ; on n’a pas 200 millions à mettre dans un catalogue. C’est un problème de modèle. » Ah bon ?!

Elle a dû avoir la page 45/222 du rapport de la Cour des comptes au vitriol, coincé comme une arête au fond de la gorge « Dans ces conditions, la seule issue à ce qui revêt désormais le caractère d’une impasse financière ne semble pouvoir être trouvée qu’à travers une réduction significative des charges de l’entreprise, ce qui implique d’engager des actions nettement plus vigoureuses que celles qui ont pu être entreprises jusqu’à présent pour dégager des économies structurelles sur le fonctionnement de France Télévisions ».

Vivement le premier semestre 2017 pour que tout cela s’arrête et que la télé publique soit enfin libérée.