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lundi 17 septembre 2018

Frédérique Dumas députée des Hauts-de-Seine espère un électrochoc «Je souhaite la réussite d’Emmanuel Macron… on peut encore changer les choses».


Frédérique Dumas députée des Hauts-de-Seine espère un électrochoc «Je souhaite la réussite d’Emmanuel Macron… on peut encore changer les choses».

Dans une interview qu’elle a donnée à Pauline Théveniaud en EXCLUSIVITÉ pour « Le Parisien », Frédérique Dumas productrice et femme d’expérience en matière contenus, députée de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine et vice-présidente de la commission des affaires culturelles à l’Assemblée Nationale, dit ne plus être entendue.

Après le rapport qu’elle et d’autres députés ont rendu concernant la réforme de l’audiovisuel public -  « le rapport du groupe de travail de la majorité tout simplement balayé d’un revers de main. Les décisions qui vont conduire à l’explosion de l’audiovisuel public étaient déjà prises, pour habiller des économies et paraître moderne » (sic) Frédérique Dumas ne reconnait plus les aspirations du groupe de travail sur le programme culturel auquel elle avait largement contribué pendant la campagne d’Emmanuel Macron. 

 
A choisir, vous qui parliez d’un « big bang » Monsieur le président de la République, vous allez laisser s’envoler tout espoir d’une réforme d’envergure parce que certains de vos proches ne cessent de vous répéter que l’Audiovisuel public on s’en fout et que c’est très loin d’être une priorité ?

Combien de Frédérique Dumas faudra-t-il laisser partir pour maintenir des Françoise Nyssen qui remonteront un peu les Français avant 2022 ? 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’interview d’une clairvoyance rare et d'une grande lucidité:

«Les fondamentaux du macronisme ont été oubliés», juge la députée Frédérique Dumas. 

La productrice Frédérique Dumas avait participé à la campagne d’Emmanuel Macron. Mais la députée ne se reconnaît plus dans le groupe LREM. Manque de sens, manque d’écoute, technocratie… «On a le sentiment d’être sur le Titanic», nous dit-elle.

Députée de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine, vice-présidente de la commission des affaires culturelles, Frédérique Dumas nous annonce qu’elle quitte le groupe LREM à l’Assemblée pour rejoindre le groupe UDI-Agir. Une première pour la majorité parlementaire, si l’on considère que Jean-Michel Clément (Vienne) avait préféré claquer la porte en avril dernier alors qu’il était sur le point d’être viré pour s’être opposé à la loi Asile immigration.

Membre du comité politique et du groupe de travail sur le programme culturel pendant la campagne d’Emmanuel Macron (qu’elle a prévenu de sa décision), Frédérique Dumas, productrice de cinéma (« The Artist », « Timbuktu »…) de 55 ans, évoque « des désaccords profonds, sur le fond et sur la méthode ». Et dresse un tableau des dysfonctionnements qui ont conduit à cette rentrée ratée.

Pourquoi quittez-vous le groupe LREM ?

FRÉDÉRIQUE DUMAS. Du fait de désaccords profonds, sur le fond et sur la méthode. Beaucoup de choses vont dans le bon sens, mais les fondamentaux du macronisme ont été oubliés. On confond vitesse et précipitation. La méthode, qui repose sur la confrontation d’idées, le débat et l’expérimentation, est essentielle à la réussite. Là, on a plutôt le sentiment d’être sur le Titanic. Il faut un électrochoc. On est au début du mandat, on peut encore changer les choses, car je souhaite la réussite d’Emmanuel Macron.

En quoi ces « fondamentaux » ont-ils été oubliés ?

Le « en même temps », c’est prendre en compte l’ensemble des dimensions, sans prisme idéologique. Mais si on met la transformation aux mains de technocrates hors-sol, voire cyniques, cela ne peut pas fonctionner. Certaines décisions se réduisent à des coupes budgétaires. Il n’y a pas d’ambition, pas de sens.

Vous évoquez des problèmes de méthode…

Travailler dans l’espoir d’être écouté, voire entendu, faire bouger les lignes… est tout simplement impossible avec l’exécutif et compliqué avec le groupe. Même donner un avis est vu comme une fronde s’il n’est pas conforme.

Vous parlez d’expérience ?

La réforme de l’audiovisuel public devait se faire en coordination avec les députés. Or, on n’a eu aucune réunion avec le gouvernement, si ce n’est un petit-déjeuner avec le Premier ministre, une heure avant les annonces, où la bascule sur le numérique de France 4, la chaîne pour enfants, n’a même pas été évoquée. Toutes nos propositions n’ont pas à être reprises, mais le rapport du groupe de travail de la majorité a été tout simplement balayé d’un revers de main. Les décisions étaient déjà prises, pour habiller des économies et paraître moderne. Et elles vont conduire à l’explosion de l’audiovisuel public. J’ai ensuite envisagé à la radio que l’on rediscute de France 4. Un crime de lèse-majesté ! J’ai perdu ma mission sur l’éveil musical, car, m’a-t-on dit, « on ne récompense pas une frondeuse ».

Aucune tête ne doit dépasser ?

Non, à un point caricatural. On nous explique que les ministres doivent faire des sacrifices personnels en abandonnant leurs convictions, leurs idéaux. Qu’il faut avaler toutes les couleuvres, pour rester au gouvernement. C’est dangereux. Emmanuel Macron, lorsqu’il défendait sa loi comme ministre de l’Économie, cela n’avait rien à voir avec la façon de faire actuelle.

A-t-il changé ?

Si on voit l’écart, c’est forcément que quelque chose a bougé. L’été dernier, on était l’illustration de l’exemplarité. On avait voté la loi pour la confiance dans la vie politique, les ministres mis en cause partaient immédiatement, et la rentrée, c’était huit pages d’interview du président dans le Point sur la complexité. Un an après, il y a des accrocs importants dans notre exigence.

Vous pensez à l’affaire Benalla…

J’ai soutenu le président dès le départ. Le « j’assume » m’a plu. Puis, on est passé à « c’est une tempête dans un verre d’eau ». C’est incroyable ! « J’assume », cela veut aussi dire : « J’ai compris, je vais faire des choses. » On a le droit de ne pas être infaillible, à condition de se reprendre.

C’est-à-dire ?

J’attendais des gestes forts à la rentrée, cela n’a pas été le cas. Ce que dit Alexandre Benalla des sénateurs (NDLR : « des petites personnes ») montre qu’il a encore une forme d’impunité. Et Richard Ferrand, à la présidence de l’Assemblée… Sa procédure judiciaire, même s’il n’est jamais mis en examen, est une épée de Damoclès sur une fonction très importante. Il ne s’agit pas de mettre en cause leurs compétences, mais pourquoi nomme-t-on consul Philippe Besson qui a fait un livre sur le président ? Pourquoi, quand on a décapité pratiquement tout le ministère de la Culture, la seule nomination que l’on fait est celle d’Agnès Saal (condamnée pour « frais de taxis indus ») ? L’exemplarité, c’est aussi une question de bon sens.

Il y a aussi l’affaire Françoise Nyssen…

Que la question de son maintien au ministère de la Culture ne se pose pas, alors qu’elle est en charge de la réglementation du patrimoine qu’elle reconnaît elle-même ne pas avoir respectée, qu’on lui enlève le livre pour cause de conflit d’intérêts, que la politique culturelle est d’un vide abyssal, c’est totalement anormal ! On va dire que je voulais sa place, mais arrêtons l’hypocrisie. Il est important que les choses soient enfin dites pour que ça change.

Qu’allez-vous faire ?

Je rejoins l’UDI, ma famille d’origine, un vrai contre-pouvoir constructif, et Xavier Bertrand au sein de La Manufacture, un laboratoire d’idées et d’expérimentation. Je veux faire des propositions de l’extérieur. Il faut construire des garde-fous et des contre-pouvoirs, pour éviter les extrêmes.

dimanche 16 septembre 2018

Démission attendue de Françoise Nyssen qui annonce une réforme de la redevance télé que le Gouvernement contredit vertement.

Démission attendue de Françoise Nyssen qui annonce une réforme de la redevance télé que le Gouvernement contredit vertement.

La phrase de Jean-Pierre Chevènement « Un ministre, ça ferme sa gueule et si ça veut l'ouvrir, ça démissionne » n’a pas, ici, de meilleure application.

Françoise Nyssen la toujours ministre (pour combien de temps maintenant ?)  a fait l’annonce ce vendredi,  à l'occasion du Festival de la fiction audiovisuelle de La Rochelle : "La redevance qui finance France Télévisions et Radio France, sera réformée pour qu'elle soit "déconnectée de la détention d'un téléviseur".

Nyssen parlait ainsi – le croyait-on !  au nom du Gouvernement Macron :"je souhaite qu'un débat soit ouvert" fixant même un calendrier s’inscrivant dans « la réforme pour 2019, adoptée dans "le projet de loi de finances pour 2020" présenté à l'automne 2019 » 

Même si la plupart des titres de presse ont corrigé d’eux-mêmes et adjoint le terme « contribution à l'audiovisuel public » à côte de celui de redevance (qui n’existe juridiquement plus) la ministre a surement cru que ses envolées lyriques sur le sujet «l’idée est d’instaurer une redevance universelle, chaque foyer fiscal contribuant au financement de l'audiovisuel public, même ceux qui n'ont pas la télévision», n’auraient pas de conséquences ! Ben voyons !

Dès l'annonce de ce soi-disant projet à l’étude, Matignon a aussitôt réagi démentant vertement Françoise Nyssen qui décidément les accumule. Cités par Le Figaro et BMFTV, les services du Premier ministre Edouard Philippe ont déclaré "le sujet de la redevance n'est pas à l'étude".

En effet, comme l’écrivait immédiatement le blog CGC Média dans son article « Françoise Nyssen fait mentir Emmanuel Macron qui n’avait pas besoin de ça ! », Emmanuel Macron avait pourtant été clair « pas d’augmentation de la pression fiscale ».

"Nous ne souhaitons pas augmenter les impôts, nous voulons les baisser", ont indiqué les services du Premier ministre à BFMTV…il n'y aura "pas de hausse des recettes" de la redevance, a tenu à préciser Matignon auprès du Figaro.

Tout le monde attend donc l’inévitable démission de Françoise Nyssen et l’arrivée d’une nouvelle tête un peu plus au fait pour la remplacer.

La CGT prise la main dans le sac par la Cour des comptes pour « ses nombreux errements » dans la gestion du CI ORTF.


La CGT prise la main dans le sac par la Cour des comptes pour « ses nombreux errements » dans la gestion du CI ORTF. 

Dans son édition du 16 septembre 2018, le JDD publie en exclusivité un article intitulé  « Un rapport de la Cour des comptes épingle le CE de l'audiovisuel public »comprenez explique le journaliste « la structure dénommée "CI ORTF" qui gère, depuis 1974, les activités sociales et culturelles de quelque 14.000 salariés de France Télévisions, Radio France et l’INA ». 

Chacun comprend à la lecture de la demie page du JDD que c’est la période 2010-2014 où la CGT était toute puissante au CI-ORTF avec un FO à partir de 2012 au sein du bureau dirigeant renversé depuis (* composition du bureau ci-après) que la Cour des comptes épingle et met en lumière. 
 
Extrait :

« Parmi les anomalies révélées et épinglées, la signature de protocoles particulièrement favorables. Ainsi, un cadre du CI ORTF a reçu à titre d’indemnités de départ près de 33 mois de son salaire net.

Tandis qu'un ancien trésorier qui déclarait être domicilié dans le Var a perçu, entre 2010 et 2014, plus de 50.000 € de remboursement de frais de déplacement et d'hébergement, alors qu'il disposait d'un logement dans la capitale.

Inadmissible pour les magistrats qui recommandent instamment la récupération par le CI de défraiements « payés à tort ».

Nul doute que les élus qui les ont remplacés mais aussi les syndicats dont ils sont adhérents saisissent le Parquet financier et déposent plainte au Pénal dès la sortie dudit rapport sur cette abracadabrantesque gestion.

(*) Composition du bureau du CI-ORTF pour la période épinglée par la Cour (de 2009 à 2014)

Annick LE CAHEREC  (CGT INA) qui a administré  pendant 9 ans le CI-ORTF en qualité de Secrétaire de l’instance.

Christophe PORRO (CGT France Télés) le trésorier visé par la Cour

Eric VIAL (FO France  Télés) secrétaire Adjoint depuis avril 2012 

Yvon FERRET  (CGT TDF) trésorier Adjoint.


NB : En 2014, le bureau  CGT (FO) a donc été renversé par une alliance qui ne comprend plus aucun CGT et aucun FO et qui dès son arrivée a proposé une réorganisation dont bien entendu les sortants ne voulaient entendre parler.

L’article EXCLUSIF signé Renaud Revel relayé sur le site le JDD – EUROPE 1 débute ainsi :


"INFO JDD - La Cour des comptes a remis un prérapport aux PDG de France TV, de Radio France et de l’INA. Elle regrette l’absence de pilotage de l’instance sociale interentreprises et fustigent ses erreurs de gestion. La gestion du comité interenterprises commun à France Télévisions, Radio France et l’Institut national de l’audiovisuel est critiquée par le CSA.


C'est un document qui taille en pièces la gestion d'une structure interentreprises aux nombreux errements. 


La Cour des comptes vient de rédiger un prérapport confidentiel, que le JDD s’est procuré, sur le comité commun aux trois sociétés de l’audiovisuel public que sont France Télévisions, Radio France et l’Institut national de l’audiovisuel. Les magistrats de la Rue Cambon ont voulu regarder de plus près le fonctionnement et la gestion d’une structure (surnommée "CI ORTF") qui gère, depuis 1974, les activités sociales et culturelles de quelque 14.000 salariés.


Transmis fin mai aux PDG des trois sociétés, ainsi qu’aux responsables du comité d’entreprise, cet audit pointe d’abord du doigt l’organisation pour le moins baroque de cette structure. Avec sept services, un bureau, un comité exécutif, une assemblée plénière, 50 permanents (auxquels viennent s’ajouter 110 "inter­mittents" en haute saison) et des cadres à tous les étages, le CI ORTF a des allures de millefeuille.



Plus insolite, le comité d'entreprise n'a pas de patron. 


Géré par un trésorier et une secrétaire, ce comité d’entreprise, au budget de 20 millions d’euros l’an passé, n’a en effet aucun pilote à sa tête. 


La Cour réclame donc une "simplification de la gouvernance" et "la nomination d’un directeur général" car, écrit-elle, "ce système ne garantit pas un mode de fonctionnement optimisé au regard des enjeux".


La masse salariale qui a augmenté à un rythme élevé ces dernières années (+ 15 %) interpelle également les magistrats, critique à l'égard des dépenses de personnel qui représente 41 % du budget total du comité d'entreprise.
 

Mêmes observations côté salaires : la rémunération moyenne des permanents revalorisée de 21 % depuis 2013 s'élève à 3835 €.
 

C'est-à-dire un montant supérieur à près de 30 % à la moyenne française ainsi qu'au barème de la fonction publique, souligne ce document..."


Autrement dit, alors que l’inflation pour la période visée de 2009 à 2014 ne dépassait pas 7%, la joyeuse équipe du CI ORT avait fait de la chanson de Brassens « Les copains d’abord »  sa devise en s’augmentant comme le dit la Cour de + 15 %.

Il ne fait guère de doute que les 14.000 salariés des entreprises concernées France Télévisions, Radio France et l’INA  en lisant l’article qui en dit long sur les pratiques, ne fassent jamais plus confiance ni à la CGT, ni à FO pour gérer leurs activités sociales et culturelles  à venir!