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mercredi 13 mars 2019

La sénatrice Catherine Morin-Desailly met implicitement en garde Emmanuel Macron sur le choix qui sera fait pour remplacer Ernotte.

La sénatrice Catherine Morin-Desailly met implicitement en garde Emmanuel Macron sur le choix qui sera fait pour remplacer Ernotte.

« Franck Riester qui était l’invité de « Territoires d'infos » le 7 mars dernier a dit sur ce plateau qu’il était favorable à une nomination à la présidence de France Télévisions par le Conseil d’Administration. Êtes-vous favorable à ce que dernier nomme le président de France télévisions ? » lance Cyril Viguier à Catherine Morin-Desailly.

« J’y suis d’autant plus favorable qu’au moment de la fameuse commission dite Copé en 2009, il y avait parmi les ateliers dont celui de gouvernance présidée par mon prédécesseur Jacques Valade. La proposition qui en émanait à l'époque, était que le président soit nommé par le Conseil d'administration bien sûr complètement renouvelée dans sa composition et ses missions. Cette proposition elle vient donc du Sénat et de très longue date…proposition émane aussi du rapport que nous avons souhaité en  2015. » indique le sénatrice.

« On s’est essayé à d’autres formules  et on voit bien qu'elle ne donne pas satisfaction. Ceci étant il faut être assez mesuré sur le mode de nomination car l'indépendance de l’audiovisuel dépend de la nomination mais aussi des moyens alloués à l'audiovisuel » ajoute-t-elle.

« Si c’est le Conseil d’Administration qui nomme et lui seul, quelque soit le sortant il pourra se représenter comme Rémy Pflimlin l’avait fait à l’époque devant le CSA qui avait cette charge…ca fait partie  des choses naturelles » prévient-elle.

Autrement dit si c’est « Le Conseil d’Administration qui nomme et lui seul » toutes les hypothèse sont possibles.

Pour l’heure, après les annonces de l’État actionnaire de modifier justement les règles de désignation comme l’a indiqué le ministre de la Culture, « personne ne peut dès lors se prononcer sur le sujet tant que la loi ne sera pas finalisée » conclut-elle assez logiquement.

Selon nos informations, la nomination à la tête de France Télévisions ou la structure idoine qui l’intégrerait, le schéma devrait être celui de toute entreprise publique comme c’est le cas par exemple à EDF. Le communiqué de l’Elysée devrait donc être rédigé en ces termes « Le président Emmanuel Macron sur proposition du Premier ministre, envisage de nommer (nom de la personne) en qualité de président-directeur général de France Télévisions, précisant que l'État dit actionnaire en fera la proposition au conseil d'administration et à la prochaine assemblée générale de France Télévisions. ».
Celles et ceux qui tirent déjà des plans sur la comète, pensant augmenter le lobbying déjà engagé auprès de certains membres du CA tout en échafaudant des scenarii de nature à s’assurer la place, devraient donc se trouver forts marris.

Réquisitoire méthodique du procureur de la République à l’encontre des appelants Millot et Carolis dans le volet France Télés de l’affaire Bygmalion.

Réquisitoire méthodique du procureur de la République à l’encontre des appelants Millot et Carolis dans le volet France Télés de l’affaire Bygmalion.

Deuxième jour des audiences devant laCour d’Appel de Paris, ce mardi 12 mars 2019, dans l’affaire dite « Carolis/Millot Bygmalion/France Télévisions ». 

Après que les appelants qui décidément se souviennent toujours bien de leur parcours pro mais sont quasiment amnésiques sur ce qui s’est passé après les trois premières années du mandat de Carolis qui venait de recruter Bastien Millot comme n° 3 !

Tant sur les contrats jamais retrouvés et ne répondant quasiment jamais à aucun appel d’offre ou mise en concurrence que sur leur périmètre et encore sur qui a commandé quoi ou encore moins signé quoi, ils n’ont cessé de se contredire et de charger les autres. Carolis trop occupé en tant que capitaine du paquebot  – il l’a martelé -  à fixer les lignes éditoriales et stratégiques qu’il venait d’ailleurs de confier à Millot, lui-même occupé à tâcher de ne pas entâcher l’image du groupe dans un contexte politique « dur » selon l’intéressé et en pleine naissance de Bygmalion!

Interrogé à nouveau sur les propose qu’il tenaient dans l’interview donnée au Point en 2008 (versée au dossier) « Nous (Patrick de Carolis et lui donc, ndlr) avons aussi réfléchi à la manière de continuer à travailler ensemble (...). Nous pourrons donc continuer à collaborer, simplement, c'est la forme qui va changer », ce n’est pas  exactement ce qu’il aurait voulu dire ! Quant à Carolis qui se demande devant la Cour s’il faut vraiment se fier à ce qu’écrit tel ou tel journaliste (oubliant peut-être qu’il l’a été lui-même, ndlr), il ne l’a que très peu vu alors pour en parler !

Les avocats des parties civiles ont ensuite été invitées à plaider avant les réquisitions du procureur de la République. 

Maitre Pierre-Olivier Lambert pour le SNPCA-CGC à l’origine de la plainte dès 2011 rappelant inlassablement les faits établis qui ont justifiés les condamnations de première instance, a souligné le manque de courage des appelants Bastien Millot et Patrick de Carolis qui ont tenté de charger l’ex Secrétaire Général de tous les maux alors que lui seul avait eu le courage de les assumer !

Citant l’ouvrage de Pierre Rosanvallon de 21015 « Le Bon Gouvernement » et reprenant par analogie les pratiques de l’entre-soi et les petits arrangements de toute sorte que dénonce l’auteur – « Nos régimes sont dits démocratiques parce qu'ils sont consacrés par les urnes. Mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement, car l'action des gouvernements n'obéit pas à des règles de transparence, d'exercice de la responsabilité, de réactivité ou d'écoute des citoyens clairement établies. D'où la spécificité du désarroi et de la colère de nos contemporains » dit la préface –a demandé au Tribunal la confirmation des condamnations prononcées par le TGI rappelant qu’il ne faut pas confondre « Servir et se servir »  

Maitre Ilan Mutlak du Cabinet Koskas et associés, avocat du SNJ et de la CFDT Média a pour sa part bien évidemment d’accord avec son confrère, a lui tenu à à aborder le contexte politique dans lequel cette affaire s’est déroulée en reprenant la formule « des renvois d’ascenseur », rappelant certaines mœurs en vogue dans le monde politico-médiatique où s’entremêlent copinages, conflits d’intérêt et renvois d’ascenseurs ». 

Ce que Roger Koskas avait qualifié de « procès des liftiers ». 

Maitre Mutlak a aussi rappelé le contexte celui de la commission Copé dont les ex collaborateurs intégreront France Télés. « A l’époque, Bastien Millot est directeur adjoint du cabinet du ministre du Budget, un certain Jean-François Copé.

L’avocat général Jean-Christophe Muller qui avait la veille plaidé l’irrecevabilité de cette QPC à répétition présenté à la Cour s’appuyant sur deux motifs principaux et un subsidiaire, a ensuite très méthodiquement et factuellement décortiqué les faits avant d’en venir à son réquisitoire final.

« Indéniablement, Patrick de Carolis a joué un rôle personnel et déterminant dans tourte cette affaire. Cela ressort des déclarations des uns et des autres et du sauve-qui-peut général où chacun tente de rejeter la faute sur l'autre »  indique-t- il d’entrée aves Bastien Millot évidemment à qui le procureur de la république décerne même le brevet de « président de l'ambiguïté ».

Cela illustre l'adage "Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en occupe" ajoute-t-il. « C'est du reste dans les déclarations de Monsieur Bastien Millot qu'on va trouver l'avantage injustifié que va accorder Patrick de Carolis à Bygmalion »

Le réquisitoire de l'avocat général insiste sur le fait que ce qui prévaut dans cette affaire « C'est bien l'ambiance et les conditions dans lesquelles fonctionne France Télés. Caractéristiques qui donne une lecture d'importance sur la double méprise qui régnait :  d'un côté avec Patrick de Carolis de l'autre côté avec un staff plus techno où les uns et les autres se sont connus pour beaucoup dans des cabinets ministériels ». "Non dépourvu de lien avec le politique" comme dirait le conseil d'État. Il cite, à cet effet, les déclarations de Patrick de Carolis « il avait des raisons plausible d'être reconduit ».

« Ces deux logiques ne sont pas conciliables. Les réflexes acquis dans la sphère politique ne sont pas transférables aux contraintes de l'entreprise, la sphère publique en l’occurrence » encherit-il.

« Sur le plan juridique le dossier n'est pas sans intérêt et l'enquête s'adresse bien évidemment à la globalité 2008-2009-2010 mais aussi 2011-2012-2013 » n’en déplaise à Bastien Millot qui parlait du mélange des genres et de la chasse à l’homme dont il aurait été victime (sic) dans le volet politique de Bygmalion et ce comme le souligne le procureur alors le volet politique ne défraiera l'actualité  qu'en 2014.

« Il n'y a strictement aucun doute sur le fait que les marchés passés (contrats…plutôt factures!) par France télé avec Bygmalion à l'époque des faits devaient faire l'objet d'appel d'offres » et de citer le manuel publié par France télévisions de 2006 mais également la lettre de mise en garde de deux ministres en 2005 (Thierry Breton et Pierre Donnedieu de Vabres) ainsi que les éléments matériels du favoritisme.  

« Il faut préciser l'élément intentionnel réprimé par le Code pénal…ce n'est pas la signature d’un contrat ou l'acte même, c'est le fait de procurer un avantage indu injustifiée dans ce le cadre d'un marché public » poursuit-il. 

« En l'espèce, et au regard des données chronologique, Bastien Millot n'a certes pas été remplacé mais par son action personnelle et il a œuvré pour que France Télévisions le remplace par lui-même. Il a ainsi joué un rôle déterminant. 

Bastien Millot a été remplacé par Millot Bastien 

Si le processus décisionnel semble avoir été collectif, il se cumule à l’évidence avec le rôle factuel tenu indéniablement par Bastien Millot. La préméditation de Bastien Millot  est établie dus avec la concomitance des dates. L'élément intentionnel, il est aisé de caractériser : c'est la conscience et la volonté d'enfreindre les procédures légales. Au regard du manuel de 2006 et de la jurisprudence en la matière. Nature des liens recel reproché à Monsieur Millot dans le fait d'avoir segmentée de façon tout à fait artificielle les différents contrats – ce qui ressort de l'enquête de la sphère  – alors qu’il s'agit en réalité d'un seul marché de communication. 

Impossible pour Bastien Millot donc d'ignorer le caractère frauduleux de tous ces marchés. Bastien Millot  qui  jouait un coup comme on dit aujourd'hui, un coup "gagnant-gagnant" pour lui-même. 

En terme de culpabilité la condamnation en premier jugement devra être confirmé dans ses dispositions, tant pour Patrick de Carolis que pour Bastien Millot.

Concernant, la peine d'emprisonnement Patrick de Carolis prononcée en première instance dans le contexte cité, il serait le cas échéant difficile de comprendre pourquoi et comment celle de Bastien Millot pourrait être moindre. 

Dans ces conditions, le ministère public requiert huit mois de prison avec sursis et 150.000€ d’amende à l’encontre de Bastien Millot.

Quant à France Télévisions qui réitérait sa demande de 1 euro symbolique de dommage et intérêts formulée par son avocat (qui n’a cessé dans ses propos d’aller dans le sens des appelants) elle a été déclarée irrecevable par le procureur.

Ce mercredi, plaidoiries de la défense. 

A suivre…

mardi 12 mars 2019

Premier jour audience devant la Cour d’Appel: le duo Millot/Carolis (ex n°3 et n°1 de France Télés ) continue de transformer les faits pourtant établis.

Premier jour audience devant la Cour d’Appel: le duo Millot/Carolis (ex n°3 et n°1 de France Télés ) continue de transformer les faits pourtant établis.



Ce lundi 11 mars 2019, débutait à 13h30 les audiences d’Appel (sur 4 jours 11, 12, 13 et 14 mars) que les deux condamnés en première instance Patrick de Carolis et Bastien Millot avaient interjeté.

Les deux appelants Patrick de Carolis ex n°1 de France Télés et Bastien Millot ex président de Bygmalion mais aussi ex directeur de la stratégie de Carolis (avec la communication en sus) à savoir ex n° 3 de l’entreprise publique, n’ont pas hésité à rejouer à la barre la même pantomime que devant le TGI de Paris qui leur avait valu leurs condamnations avec une indécente tonalité supplémentaire, celle de tenter de charger l’ex Secrétaire Général de France Télés qui et le seul dans cette affaire politico médiatique (*) à avoir pris ses responsabilités.


Malheureusement pour les deux ex dirigeants de France Télés qui n’avaient retrouvé ni la mémoire, ni les contrats, espérant encore que celui qu’ils avaient décidé de charger copieusement et qui qui n’a pas fait appel serait absent des débats, était là et bien là.  

Il ne s’est heureusement pas laissé faire et a démenti la quasi-totalité des propos tenus par le binôme bien peu courageux.

Comme l’avait indiqué à la veille le blog CGC Média, l’avocat Millot (l’intéressé l’a redit à la barre déroulant au Président son parcours) évitant soigneusement de s’étendre sur (*) sa proximité avec Jean-François Copé et les divers postes qu’il a occupé auprès de lui Bastien Millot a participé à des multiples cabinets ministériels avec Damien Cuier et Guy Alvès aux côtés de Jean-François Copé avant de créer Bygmaliona refait le coup de la QPC.



Du reste, en première instance, Carolis avait clairement confirmé au TGI après que Patrice Duhamel lui ai présenté Millot qu’il allait recruter comme  n° 3 directeur à la stratégie – ce  sont ses mots – que « France Télévisions revêtait une importance particulière pour le Politique. » répondant par l’affirmative à la question de la présidente du TGI qui l’interrogeait voilà deux ans . « C’est donc évidemment un poste politique » avait-il enchéri.

En revanche, Carolis qui avait lui-même parlé de Clash vis-à-vis de Nicolas Sarkozy – a cette fois-ci affirmé que ce dernier lui aurait annoncé sa reconduction« S’il se séparait de Patrice Duhamel, Arlette Chabot, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Ruquier et Patrick Sébastien… » il l’écrit même dans son bouquin.  Ben voyons !

Chacun se souvient encore de l’interview sur RTL de  Jean Michel Apathie où Carolis pour répondre à Nicola Sarkozy qui expliquait que la télé publique ressemble trop à la télévision privée, avait lancé à l’adresse du Chef de l’Etat, c’est "faux, stupide et profondément injuste".

« C’est la quatrième fois que la Cour de Cassation est saisie de la même question….si tant est qu’il s’agisse d’une question puisqu’il n’y a pas de point d’interrogation ! » a tenu a souligner Maître Pierre-olivier Lambert l’avocat du SNPCA-CGC à l’origine de la plainte 2011.

« Ce n’est évidemment pas une question » ont enchéri Maitre Roger Koskas et l’avocat de son cabinet pour le SNJ et la CFDT qui a plaidé « L’irrecevabilité de la demande qui n’est ni sérieuse, ni fondée car même avec deux ou trois vocables de plus c’est bien toujours le même chose ». 

Les deux avocats des parties civiles avaient entendu pendant près d'une heure, le nouvel avocat de son client Millot, exhorter le président du Tribunal à transmettre cette soi -disant nouvelle QPC « Le tribunal ne peut s’apprêter à le [son client, ndlr] sacrifier sur l'autel de l'efficacité juridique », ont ensuite entendu le procureur de la République Jean-Christophe Muller aller dans leur sens."

Il n'y a pas de question" a-t-il redit. "Il n'y a effectivement point d’interrogation…De surcroît, la Cour de cassation s’est déjà saisie de ce sujet. Elle ne peut donc à nouveau être saisie. Quant à la référence au Conseil Constitutionnel évoqué par l’avocat de Monsieur Millot, elle est hors sujet. Le Conseil Constitutionnel ne peut pas intervenir comme une sorte quatrième juridiction" a entre autres, développé le procureur dans sa plaidoirie.



Jean-Christophe Muller a plaidé donc l’irrecevabilité de cette QPC à répétition s’appuyant sur deux motifs principaux et un subsidiaire. Le procureur de la République a souligné qu'il n'y avait « pas de caractère sérieux à la question » qui - serait-elle nouvelle - ne tient pas la route. Il a enfin tenu à préciser contredisant l’avocat de Millot qui comme le précédent ressasse que les contrats passés entre FTV et Bygmalion ne répondraient pas aux règles des marchés publics « Il n’y a pas de distinction entre argent public et argent privé ».



« Cet argent n'est pas le vôtre » à-t-il enchéri réaffirmant la volonté du Législateur et la décision de la Cour de Cassation concernant l'utilisation des deniers publics, battant la brèche intervention de l’avocat de France Télévisions – partie civile (uniquement sur le papier apparemment ) qui venait de prendre à nouveau fait et cause pour la stratégie du tandem Millot/Carolis en indiquant « qu’il s’agissait  uniquement pour l'ordonnance de 2005 du secteur privé ».



Après une suspension de séance l’audience s’est poursuivie après que le Président ait indiqué que le Tribunal rendrait le 19 avril son jugement sur la QPC avant de rendre distinctement celui sur l’affaire dite Carolis/Millot/Bygmalion.



A suivre donc…ce mardi 12 mars à partir de 13h30

dimanche 10 mars 2019

Bastien Millot refait le coup de la QPC à la veille du procès dit Bygmalion/Carolis/Millot France Télés renvoyé du 11 au 14 mars 2019 par la Cour d’Appel de Paris particulièrement en colère.

Bastien Millot refait le coup de la QPC à la veille du procès dit Bygmalion/ Bastien Millot refait le coup de la QPC à la veille du procès dit Bygmalion/Carolis/Millot  France Télés renvoyé du 11 au 14 mars 2019  par la Cour d’Appel de Paris particulièrement en colère.


Après le réquisitoire de l’avocat général qui avait dénoncé à la barre ce genre de pratique et même parle d’opacité invitant également la Cour a interpeller le bâtonnier sur ce genre de constat inédit  et suite à la demande des syndicats maître Pierre-Olivier Lambert pour le SNPCA-CFE-CGC et maître Roger Koskas pour le SNJ et la CFDT-Média,  avait au nom de la Cour d’Appel qui s'était retirée pour délibérer, fixé  les audiences - précisant que plus aucun renvoi ne serait admis -  du 11 au 14 mars 2019 mars 2019 :
- Le 11 mars 2019 à partir de 13h30
- Le 12 mars 2019 à partir de 13h30
- Le 13 mars 2019 à partir de 9h00
- Le 14 mars 2019 à partir de 9h00

Le procureur et le Tribunal d'Appel ont dû découvrir  cette fois-ci,  à peu près 48 heures avant l’audience de ce 11 mars que Millot remettait ça...bien décidé à contraindre le Tribunal. 

Il refait à la Cour dAppel,  le coup de la QPC qu’il avait fait sans succès en première instance  histoire d’obtenir une nouveau renvoi pour gagner du temps évidemment !

Pas question pour Millot de se prendre une nouvelle condamnation avant le volet politique de l’affaire dite Bygmalion/UMP qui devrait très vite défrayer la chronique judiciaire.

C’est quasiment la même saisine que le Procureur de la République Serge Roques, avait alors qualifié de "hors sol" mais avec une autre référence au cas où ! 

"Le match a déjà été joué deux fois et l'auteur de la question est un bien mauvais perdant" avait ajouté le Procureur appuyant là où ça fait mal « Deux juridictions, dont la Cour de cassation, ont déjà tranché le débat » s’agissant de la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) qu’avait transmise moins d’un quart d’heure avant le début de la première audience, Maitre Florence Rault alors avocate de Bastien Millot également avocate de France Télévisions en ce qui concerne MFP sa filière de production où Millot avait été nommé PDG par Carolis.

Le Procureur de la République avait, en l’occurrence, indiqué que cette question (QPC) - « sans point d’interrogation » (avait souligné) la Présidente du Tribunal,  n’avait évidemment « pas lieu d’être transmise à la Cour de cassation qui s’était déjà prononcée. » 

Pas moins de 80 pages de conclusions pour la QPC et environ 100 pages sur le fond, tout cela transmis juste avant ce weekend poussant les avocats des parties civiles et/ou le Tribunal à renvoyer à nouveau après presque 8 ans de procédure (plainte déposée par le SNPCA-CGC en avril 2011).

vendredi 8 mars 2019

Journée des droits de la femme ce 8 mars et toujours rien contre Emery Doligé « le penseur » du tandem d’ex Orange Soyeux-Ernotte, épinglé dans l’affaire de la ligue du LOL !

Journée des droits de la femme ce 8 mars et toujours rien contre  Emery Doligé « le penseur » du tandem d’ex Orange Soyeux-Ernotte, épinglé dans l’affaire de la ligue du LOL !

Le 17 février dernier dans son article « Doligé, Soyeux, Ernotte et la ligue du LOL ! » le blog CGC Média s’interrogeait sur le silence qui règne concernant Emery Doligé le « penseur ernottien » dont le nom apparait dans l’affaire de cyberharcèlement et de sexisme dite de la « Ligue du Lol » et plus largement s’étale partout sur la toile.



ll suffit aujourd’hui de surfer sur twitter et taper "Emery Doligé" comme "Mega-thread sur "La ligue du lol"par exemple, pour constater que le nombre de messages le concernant est effrayant !

Il vient même de faire des excuses publiques (dixit)... pensant sûrement que son attitude serait excusable! 




Alors que plusieurs sociétés de média viennent de prendre des sanctions et de licencier des salariés mis en cause justement pour leur implication dans « Ligue du Lol », la chasseuse d’homme blancs de plus de 50 ans continue visiblement de protéger celui qui déclarait à tout bout de champs à la moindre des réunions à France Télés auxquelles il participait et se présentait comme « conseiller des réseaux sociaux: "Je suis arrivé dans les valises de Delphine". 

Nilou Soyeux ex dircom exfiltrée vers la Fondation qui avait, entre autres, récupéré Doligé dans son équipe à Valin pour les nouveaux visuels de France Télés (lire l'article à ce sujet ave le mail de soyeux dont il est en tête des destinataires)  ou récemment le dispendieux projet Social Room… qui ne verra probablement jamais le jour,  ne dit mot non plus.

Ce « sulfureux  personnage » (c’est même ainsi qu’il se qualifie lui-même !) assez souvent invité à donner son avis sur France Info dans « Les informés » et dont le site « @FallaitPasSupprimer » qui s’est penché sur le cas Doligé révélait qu’@EmeryDolige... avait passé son Twitter au karcher... @deedeeparis @Lucile_Reynard #ligueduLOL #laLiguedulol et effacé plus de 4.000 tweets (*) est donc toujours protégé par de soi-disant féministes ! 




Un pot à France Télés pour Nevis Mourrain (aujourd'hui ex directrice de la paie) dégagée de France Télés !



Un pot à France Télés pour Nevis Mourrain (aujourd'hui ex directrice de la paie) dégagée de France Télés !  

Il y a quelques jours, la direction de France Télés qui poussait vers la sortie  la directrice en charge de la paie Nevis Mourrain  dont le blog CGC Média avait annoncé le départ à la mi-décembre dans son  article « Les "petites mains" (celles qui ne sont pas déjà en maladie) du service de paie à France Télés au bord du burn out ! »

Nonobstant la bourde monumentale concernant le calcul des 1/10ème de congés payés que l’entreprise n’avait pas versé à quelques 6000 salariés que l'entreprise et qui avait coûté à France Télés donc aux contribuables entre 5,5 millions et  10 millions d’euros, le nombre de burn out et d’arrêts maladies qui avait explosé dans son service a certainement fait pencher la barque !

Les « petites mains » du service de paie n’étaient d’ailleurs pas au pot qu’organisait la direction pour celle dont elle se débarrassait. 

« Tu vas nous manquer » a même oser lancer le plus cyniquement qui soit, l’un des lieutenants d’Ernotte à l’adresse de celle qui assistait ainsi au dernier acte de son exécution.

« Sur proposition d’Arnaud Lesaunier, directeur général délégué aux ressources humaines et à l’organisation, Claire Gallant est nommée  directrice de l’administration du personnel et de la paie, en remplacement de Nevis Mourrain qui quitte l’entreprise.

Elle conserve par ailleurs ses fonctions de Directrice Projets et Systèmes RH » indique le communiqué de France Télés.

jeudi 7 mars 2019

Franck Riester sur « Territoires d'infos » dit au revoir à Ernotte tout en mettant un peu Emmanuel Macron en porte-à-faux !


Franck Riester sur « Territoires d'infos » (*) dit au revoir à Ernotte tout en mettant un peu en porte-à-faux Emmanuel Macron !

(*)  Invité : Franck Riester - Territoires d'infos (07/03/2019)


Territoires d'infos, Cyril Viguier reçoit un invite politique pour commenter l'actualité.
Avec : Franck RIESTER : Ministre de la Culture.

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A la question de Cyril Viguier "Pouvez-vous nous donner un calendrier précis sur la loi audiovisuelle ?", Franck Riester le ministre de la Culture du gouvernement Philippe indique que “Le projet de loi audiovisuel sera présenté à l'été en Conseil des ministres...vraisemblablement en juin/juillet; plutôt juillet ”

Alors que le projet voulu par Emmanuel Macron et annoncé comme le “big bang du secteur audiovisuel,  ne semble toujours pas être inscrit au calendrier des députes et sénateurs, Franck Riester ajoute “Il y aura ensuite une discussion soit à l'automne 2019, soit début 2020. Puis après viendra  la discussion parlementaire qui  prendra à peu près un an donc vote deuxième partie de l'année 2020.

Une blague ! Emmanuel Macron devenu le 25ème président de la République française, le dimanche 7 mai 2017,  en sera alors au 2/3 de son mandat.

Concernant la gouvernance de France Télévisions, Franck Riester a tenu à préciser  précisé "On doit réfléchir à la meilleure organisation possible pour atteindre les objectifs fixes. Non, le président de France Télévisions ne sera pas désigné par le CSA. Ça fait partie des  éléments de ce projet."

L'actuel ministre de la Culture n'hésitant à développer ses propos et ce alors que s'achève l'instruction judiciaire qui a fait suite à la plainte au Pénal déposée par le SNPCA-CGC dès septembre 2015 dont l'instruction judiciaire sur les conditions du parachutage de l'ex Orange à France Télés par Schrameck and co "Manifestement, on ne va pas continuer dans un dispositif où l'arbitre du secteur est aussi l'un un des acteurs dudit secteur qu'il arbitre.  Ça s'appelle du CONFLIT D'INTERETS"  

Franck Riester a enchéri "Je me permets de rajouter pour qu'il n'y ai pas d'ambiguïté que l'idée n'est pas de revenir un système précédent de nomination par de président de la République mais plutôt d'aller vers un système qui existe dans d'autres pays européens qui est de nomination par le conseil d'administration des entreprises publiques. ”