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mercredi 8 mai 2019

Les salariés de France Télés très remontés contre l’ex-Orange, le sont à présent contre la CFDT et son message du 7 mai vers 19h.

Les salariés de France Télés très remontés contre l’ex-Orange, le sont à présent contre la CFDT et son message du 7 mai vers 19h.

Après le pathétique et cynique communiqué de France Télés du 30 avril dernier qui indiquait « La direction de FTV prend acte du refus des organisations syndicales de signer le plan de recomposition des effectifs tel que soumis à leur signature » en ajoutant toutefois « Elle entend la volonté affichée de certaines organisations syndicales de poursuivre le dialogue et reste favorable à une poursuite des échanges », le message de la CFDT adressé en interne après 19h (* ci-dessous) la veille d’un jour férié et du probable long pont du 8 mai, a fait se propager la colère des personnels comme une trainée de poudre.


(*) « PLAN DE RECOMPOSITION DES EFFECTIFS : La CFDT signe l’accord ! »  écrit le syndicat qui complète « La direction a proposé un accord de méthode sur le dialogue social pour les quatre prochaines années (2019 – 2022) qui couvrent la mise en œuvre du projet stratégique. 



Cet accord sera appliqué s’il est signé par une majorité des OS représentatives ; il est mis à la signature jusqu’à ce jeudi, 11 heures. » 

C’est un document de 32 pages intitulé « ACCORD CADRE SUR LE DEPLOIEMENT DU PROJET D’ENTREPRISE DE FRANCE TÉLÉVISIONS»  d’où le terme RCC (Rupture Conventionnelle Collective) a disparu pour être remplacé au chapitre 2.3 du texte par la terminologie suivante «  Conclusions des conventions individuelles de rupture et droits de rétractation » auquel s’ajoute un autre document de 18 pages (extrêmement confidentiel) dénommé «  RÉFÉRENTIEL / NOTE RH SUR LES MODALITÉS PRATIQUES DE MISE EN ŒUVRE DES DÉPARTS ET LES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT DES MOBILITÉS EXTERNES SECURISÉES PRÉVUES A L’ACCORD CADRE SUR LE DÉPLOIEMENT DU PROJET D’ENTREPRISE DE FRANCE TÉLÉVISION DU …. ».

« Les modalités pratiques de mise en œuvre des départs et les mesures d’accompagnement décrites ci-dessous s’inscrivent dans le cadre d’un accord collectif conclu au titre des dispositions des articles L. 1237-19 et suivants du Code du Travail » précise ensuite le texte. 

Que dit justement la loi dans  le cadre de l’article L. 1237-19-1 du code du travail qui fixe ainsi clairement le Contenu obligatoire de l’accord collectif portant rupture conventionnelle collective (là il s’agit bien de RCC) :

- les modalités et conditions d’information du comité social et économique, s’il existe (voir précisions ci-dessous);
- le nombre maximal de départs envisagés, de suppressions d’emplois associées, et la durée pendant laquelle des ruptures de contrat de travail peuvent être engagées sur le fondement de l’accord-les conditions que doit remplir le salarié pour en bénéficier (par exemple, une condition d’ancienneté);
- les modalités de présentation et d’examen des candidatures au départ des salariés, comprenant les conditions de transmission de l’accord écrit du salarié au dispositif prévu par l’accord collectif;
-  les critères de départage entre les potentiels candidats au départ ;
- des mesures visant à faciliter l’accompagnement et le reclassement externe des salariés sur des emplois équivalents, telles que le congé de mobilité, des actions de formation, de validation des acquis de l’expérience (VAE) ou de reconversion ou des actions de soutien à la création d’activités nouvelles ou à la reprise d’activités existantes par les salariés ;
-  les modalités de suivi de la mise en œuvre effective de l’accord portant rupture conventionnelle collective (par exemple, mise en place d’un comité de suivi réuni selon la périodicité fixée par l’accord).
- les modalités de conclusion d’une convention individuelle de rupture entre l’employeur et le salarié et d’exercice du droit de rétractation des parties;
- les modalités de calcul des indemnités de rupture garanties au salarié, qui ne peuvent être inférieures aux indemnités légales dues en cas de licenciement ;

C’est aussi là que le bât blesse.

« L’indemnité légale du licenciement est une des conséquences du licenciement (pour motif personnel ou économique) d’un salarié en contrat de travail à durée indéterminée de droit commun. Le Code du travail la prévoit aux articles L1234-9 et suivants.

Elle correspond à une indemnité minimale qui est versée par l’employeur au salarié, à défaut de dispositions plus favorables de la convention collective, d'usages d’entreprise ou du contrat de travail du salarié.

Dans ce cas évidemment les indemnités de rupture ne peuvent être inférieures aux indemnités mentionnées dans la Convention d’entreprise qui de facto l’emportent et ont évidemment force de loi (ce qui explique le « à défaut de dispositions plus favorables »)

CE QUI N’EST ABSOLUMENT PAS LE CAS avec les ACCORDS DE FRANCE TÉLÉVISIONS quelle que soit leur fallacieuse présentation qui prévoient que les volontaires partent quasiment avec une main devant et une main derrière  !

C’est cela que la CFDT se vante donc d’avoir signé sous sa bannière « S’engager pour chacun, agir pour tous » ?! …et c’est, entre autres, pour cela mais pour tant d’autres raison que la colère gronde au sein de l’entreprise au niveau de toutes celles et ceux – en très très grande majorité les plus de 55 ans – poussés vers la sortie pour des clopinettes !

Ils en ont leur claque d’entendre quelques-uns leur répéter d’un côté « Il parait que ça ne va pas très fort…tu sais, on peut t’aider à partir » et de l’autre « Vous savez, concernant le contexte, particulièrement la situation économique, vous avez pensé à la RCC [finalement une RCI] ? ».
La CGC dans les média ne sera probablement pas la seule, à présent, à attaquer cet accord dont plusieurs des dispositions contreviennent évidemment à la législation mais plus grave qui considère les salariés comme des pièces de boucherie  emmenées à l'abattoir.













mardi 7 mai 2019

L'accord bidon d'une RCC anti vieux rebaptisé accord d'évolution, mis à signature et prêt à être signé ce mardi 7 mai 2019...Mega arnaque !

L'accord bidon d'une RCC anti vieux rebaptisé accord d'évolution, mis à signature et prêt à être signé ce mardi 7 mai 2019...Mega arnaque !

Les tweets du chroniqueur hippique "d'Alsace 20" accessoirement délégué Fo à France Télés ne laissent guère de doute. Le nouvel accord rebaptisé plan de sauvetage (après plan de recomposition, voici le plan d'évolution) qui a pour but de faire partir les vieux - vous savez, les homme blancs de plus de 50 ans trop nombreux selon Ernotte - et parvenir à 2000 suppressions de postes environ, pourrait donc bien être signé par le tandem pro direction Fo/Cgt.

Regardez les tweets...c'est assez hallucinant 

"Reprise négociations #rcc à France Télévisions  : "On avance, on avance, on avance. Tu vois pas tout ce qu’on dépense mais on avance. Faut pas qu’on réfléchisse,  ni qu'on dépense. Il faut qu’on avance"

"Mise à la signature ce soir à 17h pour ce plan de sauvetage. Puisque toute la boîte est apparemment au courant et que même la presse m’appelle à ce sujet. Oui les négociations pour un projet d’évolution de France Télés et ont repris. RCC en comité restreint. Dernière semaine décisive"


La CGC des média a déjà fait savoir qu'elle saisirait la direction  du travail pour contrer cette mascarade mais également la Justice pour faire invalider ce plan illégal.

France 2 se paie chèrement un champion pour "Million Dollar Mile" qui fait un flop aux Etats-Unis !

France 2 se paie chèrement  un champion pour "Million Dollar Mile" qui fait un flop aux Etats-Unis !  

Quasiment au même moment, alors que le Numérobis de France Télés annonce que des jeux pourraient disparaitre des antennes de France Télés comme « Des chiffres et de lettres » très regardés par les plus de 50 ans dont Ernotte veut vider le trop plein et que Thierry Beccaro annonce dans une interview au Parisien qu'il abandonne l'animation de Motus à la fin de la saison où il quittera définitivement France 2, « TéléStar » révèle que « Million Dollar Mile » le jeu produit par la Warner Bros qui a couté bonbon à la chaîne sera animé par Teddy Riner.

Il va en falloir à France Télés des ruptures conventionnelles individuelles (après la pseudo RCC avortée) pour payer tout ça...et tout le reste d'ailleurs! 

Téléstar écrit en lien avec Pure Médias « C'est un recrutement étonnant que vient de réaliser France 2. Dans quelques semaines, la première chaîne du service public lancera Million Dollar Mile, son nouveau jeu d'aventure événement produit par Warner Bros, société qui produit déjà Affaire conclue et Les Mamans.

Si cette animation peut paraître surprenante, elle est en réalité en accord avec celle proposée aux États-Unis.

Le recrutement de Teddy Riner est judicieux pour France 2 puisque le judoka, champion du monde à dix reprises dans sa catégorie, est l'une des personnalités sportives préférées des Français depuis plusieurs années déjà… »

Pourtant, le 9 avril dernier dans son article « Ernotte choisit de se payer Emmanuel Macron et la vingtaine de personnalités qui viennent de lui écrire, en achetant des millions un mega bide à la Warner ! », le blog CGC Média révélait le fric fou que France 2 venait de dépenser pour cette émission qui « après seulement deux épisodes diffusions en prime time le mercredi sur CBS, basculait le samedi après des audiences catastrophiques qui, ramenées à l’échelle du Pays, représentent seulement 4,1 millions téléspectateurs la première diffusion chutant à 3,4 millions seulement de téléspectateurs pour la deuxième diffusion ».

Un vrai coup dur pour la Warner qui a fabriqué cinq ou six émissions que déprogrammaient donc  les dirigeants de la pour tenter de sauver les émissions restantes du jeu sportif créé par le légendaire basketteur LeBron James "Million Dollar Mile" !

Si beaucoup saluent « le choix » de Thierry Beccaro de ne pas rempiler pas pour une trentième saison à l'animation du jeu Motus sur France 2 mais également de quitter définitivement le service public, assurant toutefois qu'il ne comptait pas mettre un terme à sa carrière : "Je suis les bras ouverts !", beaucoup d’observateurs s’interrogent évidemment sur la concomitance de l’annonce de la suppression de jeux sur les chaines de l’audiovisuel public et la note qui risque d’être particulièrement salée si le futur jeu animé par Teddy Riner (mais pas que… !) comme aux États-Unis se plantait direct !

C’est vrai qu’en France, il y a « l’exception culturelle » !  Comment une dispendieuse émission de la Warner qui ne marche pas aux States pourrait-elle ne pas intéresser le téléspectateur français ?! Allons donc…

lundi 6 mai 2019

Laetitia Recayte l’éphémère patronne de FTP-FTD-MFP (Le Studio) à France Télés, chargée d’une énième mission autour de la SVOD et de la SMA !

Laetitia Recayte l’éphémère patronne de FTP-FTD-MFP (Le Studio) à France Télés, chargée d’une énième mission autour de la SVOD et de la transposition de la directive SMA (services de médias audiovisuels) !

Au cas où l’annonce serait passée inaperçue, c’est l’intéressée elle-même  Laetitia Recayte l’éphémère patronne de FTP-FTD-MFP (Le Studio) à France Télés qui vient de la propager sur les réseaux sociaux.

Alors que Pascal Lechevallier  pour ZDNet publie un excellent article intitulé « Audiovisuel : comment la France a raté le marché de la SVOD » Laetitia Recayte explique le pourquoi du comment de sa désignation !

 « L'audiovisuel et le cinéma sont visiblement des sujets qui inspirent. Pas un jour sans une tribune, un colloque, un débat… Des constats, encore des constats, mais où sont les propositions concrètes pour qu'audiovisuel et cinéma français se développent à l'ère numérique ? » écrit-elle dans une 1ère publication à laquelle elle répond immédiatement « Sans doute la raison pour laquelle les ministres de la culture et de l'économie ont confié une mission sur le sujet à Dominique Boutonnat et à moi. Notre enjeu n'est pas de constater mais d'aller au-delà et d'être concret. »  



C’est ce que disait, lors de son allocution du 27 mars 2019, dans le cadre de Séries Mania, Franck Riester, le ministre de la Culture et de la communication qui déclarait : « Il s’agit d’évoluer avec un environnement concurrentiel entièrement nouveau mais surtout de préserver notre modèle dans ce qu’il a de protecteur de notre ambition culturelle. Plus largement, les débats sont nombreux sur les relations entre les diffuseurs et les producteurs. Certains proposent une libéralisation très poussée, comme l’Autorité de la concurrence dans son rapport rendu public il y a quelques semaines. Beaucoup pointent la grande complexité de notre réglementation (…) C’est à la fois un enjeu culturel et économique – je le rappelle, l’audiovisuel et le cinéma représentent 0,8% de notre PIB. C’est pourquoi, avec le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, nous avons décidé d’engager une mission pour explorer les pistes d’évolution possibles du cadre législatif et réglementaire, et préparer au mieux la transposition de la directive SMA. Elle sera confiée à Laetitia Recayte et Dominique Boutonnat. »

Du concret à venir doncc’est le but de la mission ! Bon, Netflix et les autres n’oint qu’à bien se tenir …  C’est pourquoi, avec le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, nous avons décidé d’engager une mission pour explorer les pistes d’évolution possibles du cadre législatif et réglementaire, et préparer au mieux la transposition de la directive SMA. Elle sera confiée à Laetitia Recayte et Dominique Boutonnat. »

« Un rapport de plus qui viendra compléter la collection de rapports déjà rédigés sur le sujet depuis 10 ans » écrit ZDNet qui ajoute « A trop vouloir protéger un modèle qui a fait ses preuves dans un univers 100% analogique, l’audiovisuel français est en train de passer à côté de son avenir numérique, en particulier avec la SVOD. Reste le Replay qui fait le boulot mais qui offre bien peu de perspectives de recettes directes à date pour les auteurs et les producteurs. Netflix, Apple, Amazon, Disney, Warner et les autres ont la voie libre pour se déployer et poursuivre leur conquête du public. »

Quant à Salto (Sal quoi ??) plus personne n’en parle…sauf pour en rire !

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’article  très complet de ZDNet précité ainsi que les tableaux l’illustrant. (cliquez ici)

Extrait :

"Business : Alors que Netflix caracole en tête du marché SVOD français, pas un jour ne se passe sans qu’un professionnel ne se penche sur les raisons de cette situation. La faute à qui ? Que faire ?  Quel rapport rédiger ?

« Dans un article paru le 3 mai dans les Échos, Julien Jourdan, professeur de stratégie au sein du groupe Management Organisation de l’université Paris-Dauphine (PSL Research University), publie un article intitulé « Cinéma français : comment survivre à l’ère Netflix » dans lequel il conclut « il faut enfin inciter massivement encourager la création de nouveaux services de diffusion. »
Après avoir dénoncé tous les maux dont souffre le secteur de l’audiovisuel (soutien, régulation, embouteillage en salle…) il oublie néanmoins d’évoquer l’attitude des grands groupes médias français qui, à l’unisson, ont refusé de se lancer dans l’aventure de la SVOD dès 2007, alors que Netflix balbutiait ses gammes SVOD sur le marché américain.
Dans une autre tribune parue le 3 mai, cette fois dans le Figaro, Christophe Tardieu, ancien Directeur Général du CNC, écrit : « Et comme rien ne peut s’imposer de façon verticale et technocratique, il est temps de mettre tous les acteurs concernés autour d’une table, des financeurs aux exploitants de salle, en passant par les producteurs, les diffuseurs et les distributeurs, pour inventer les mesures à prendre par les professionnels comme par les pouvoirs publics pour que puissent vivre encore le cinéma français et le modèle de l’exception culturelle. » Mais le sujet de fond est-il bien celui de la survie du cinéma français et de la préservation du modèle de l’exception culturelle ? 
En faisant la promotion de l’entre soi, cette tribune ne fait que conforter le fait de poursuivre dans la voie qui a mené tout l’audiovisuel dans le mur en matière de SVOD.
En effet, la profession donne le sentiment de vouloir maintenir à tout prix les conditions réglementaires, financières et d’organisation du marché comme si la SVOD n’existait pas. Or, cela fait 10 ans que la SVOD tisse sa toile sans qu’aucun grand groupe n’ait réellement eu le courage de s’y investir. Impossible de ne pas re-partager ici l’expérience des années 2005 à 2008. 
La préhistoire de la SVOD
Alors que plusieurs sites de VOD indépendants démarraient leur activité en France (DorcelVision, Vodéo, Iminéo, Glowria), les chaînes de télévision avaient d’autres préoccupations stratégiques que de se lancer dans le marché à la demande transactionnel ou par abonnement. De plus, en 2005, les studios américains n’étaient pas vraiment organisés pour gérer les droits dématérialisés : en effet, les droits transactionnels étaient logés dans les entités vidéo (DVD) alors que les droits par abonnement étaient logés dans les entités TV. Si bien que les chaînes voyaient d’un mauvais œil le fait qu’une exploitation additionnelle vienne se greffer sur des droits qu’elles considéraient comme ultra stratégiques. Autre difficulté, et non des moindres, la possibilité de mutualiser les droits à l’acte et par abonnement. Bref, du côté des ayants droit, l’arrivée des offres dématérialisées à la demande n’étaient pas dans le top des priorités. Et dans les chaînes, l’idée de voir se développer une offre à la demande par abonnement s’appuyant plus sue le broadband que sur le broadcast, ne recueillait que très peu de suffrages.
Les séries, la locomotive
Le lancement en 2007 des premières séries américaines simultanément à leur diffusion locale, ce qu’on appelle aujourd’hui US+24 ouvrit les yeux de tout le marché qui, à l’époque, n’avait d’attention que pour le cinéma.  
D’un coup d’un seul, un gisement de fans était prêt à payer pour voir des séries, diffusées épisode par épisode, par pack de 2 ou 3 épisodes, et parfois même par saison. En une année, ce sont plus d’un million d’épisodes qui se vendront sur le seul site VOD de TF1.
Dès mai 2007, conscient que les séries et que le modèle par abonnement avaient un réel potentiel, car moins contraints que le cinéma par la chronologie des médias, je déclarais dans les colonnes du journal les Échos : « Nous sommes toujours à la recherche d'un modèle économique. Nous testons toutes les possibilités. Celui d'ABC peut en être un (AVOD). Nous regardons également des offres d'abonnements de vidéo à la demande ».
Hélas, l’idée de lancer une offre de vidéo à la demande par abonnement ne trouva aucun soutien de la part de la chaîne. C’est même Free qui, profitant des tergiversations de TF1, capta les droits des principales séries de l’époque diffusées par TF1 (Universal, Disney et Warner) pour les intégrer dans une offre à la demande par abonnement, Free Home Vidéo (FHV). Lancé en juin 2007 avec assez peu de programmes, FHV trouva une seconde jeunesse début 2008 en ajoutant la plupart des séries qui cartonnaient sur TF1. Puis ce fut le lancement de CanalPlay Infinity qui remplaça FHV le 1er juillet 2012. On connait la suite de l’histoire de CanalPlay, la volonté de Canal de ne pas concurrencer son offre linéaire à 40 euros.

L’avenir de la TV ne passe pas par la SVOD
Si Netflix a pu se développer sans réelle opposition de la part des grands groupes médias, c’est tout simplement que ces groupes n’ont pas cru à la SVOD et n’ont pas voulu y investir le moindre euro.
Du côté de TF1, après le refus de se lancer dans l’aventure de la SVOD en 2008, puis en 2009 et enfin en 20190, on apprenait via BFMBusiness en 2013 que l’éventualité d’un projet de SVOD était abandonnée.  La presse mentionnait les propos du PDG de la Une de l’époque : « Je ne peux pas lancer une activité qui va être percluse d'obligations par rapport à des compétiteurs qui eux vont caracoler à la fois avec des modèles économiques très supérieurs aux nôtres et sans aucune des obligations que la régulation impose aux acteurs français. A un moment donné, il faut se dire que la mondialisation existe. »
La même année, l’Express rapportait les propos de Nicolas de Tavernost, PDG de M6, dans un article intitulé : « M6 laisse tomber ses projets dans la VOD sur abonnement » et écrivait :  « La SVOD est un marché qui me paraît extrêmement difficile", a relevé Nicolas de Tavernost , laissant le soin aux "grands acteurs plus forts" que M6 de se développer sur ce marché. » Il précisait même à cette époque que « les discussions avec TF1 n'ont finalement jamais eu lieu. »

Netflix seul maître à bord
Le baromètre de la VOD/SVOD publié par le CNC met en évidence la domination absolue de Netflix : en janvier 2019, 18,0 % des internautes déclaraient avoir visionné un programme en SVOD (+2,5 points par rapport à janvier 2018) et 52,6 % des consommateurs de SVOD déclaraient avoir visionné un programme sur Netflix (+8,1 points par rapport à janvier 2018) ; 9 séries américaines figuraient parmi les 10 programmes les plus visionnés. En février 2019, 17,0 % des internautes déclarent avoir visionné un programme en SVOD (+3,0 points par rapport à février 2018) et 54,8 % des consommateurs de SVOD déclarent avoir visionné un programme sur Netflix (+10,3 points par rapport à février 2018), neuf séries américaines figurent parmi les 10 programmes les plus visionnés avec, en première position, The Umbrella Academy puis Riverdale et Sex Education. Le simple fait de mélanger TVOD, SVOD, EST, avec la présence de sites qui n’existent plus est une preuve de plus que le marché de la SVOD n’a pas été appréhendé à sa juste valeur. 

En attendant le prochain rapport 

Dans son allocution du 27 mars 2019, dans le cadre de Séries Mania, Franck Riester, le ministre de la culture et de la communication déclarait : « Il s’agit d’évoluer avec un environnement concurrentiel entièrement nouveau ; mais surtout de préserver notre modèle dans ce qu’il a de protecteur de notre ambition culturelle. Plus largement, les débats sont nombreux sur les relations entre les diffuseurs et les producteurs. Certains proposent une libéralisation très poussée, comme l’Autorité de la concurrence dans son rapport rendu public il y a quelques semaines. Beaucoup pointent la grande complexité de notre réglementation (…) C’est à la fois un enjeu culturel et économique – je le rappelle, l’audiovisuel et le cinéma représentent 0,8% de notre PIB. C’est pourquoi, avec le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, nous avons décidé d’engager une mission pour explorer les pistes d’évolution possibles du cadre législatif et réglementaire, et préparer au mieux la transposition de la directive SMA. Elle sera confiée à Laetitia Recayte et Dominique Boutonnat. »


Un rapport de plus qui viendra compléter la collection de rapports déjà rédigés sur le sujet depuis 10 ans. A trop vouloir protéger un modèle qui a fait ses preuves dans un univers 100% analogique, l’audiovisuel français est en train de passer à côté de son avenir numérique, en particulier avec la SVOD. Reste le Replay qui fait le boulot mais qui offre bien peu de perspectives de recettes directes à date pour les auteurs et les producteurs. Netflix, Apple, Amazon, Disney, Warner et les autres ont la voie libre pour se déployer et poursuivre leur conquête du public."

dimanche 5 mai 2019

L’ex Orange continue la casse de France Télévisions en envoyant une partie des équipes à Bois d’Arcy !


L’ex Orange continue la casse de France Télévisions en envoyant une partie des équipes à Bois d’Arcy !


« Fier que France Télévisions ait choisi Bois d’Arcy pour implanter son service « La Fabrique ». Cette nouvelle implantation, au sein du Spirit Business Cluster, sur des terrains appartenant à Grand Paris Aménagement, comprendra une partie stockage et une partie bureau sur 4 100 m².


Ce site permettra notamment de regrouper la flotte Vidéo-mobile de France Télévisions en région parisienne. Bois d’Arcy attire de plus en plus d’entreprises et de fleurons de l’industrie française comme récemment Carmat, le spécialiste du cœur artificiel ou Saint-Gobain, preuve du dynamisme de notre territoire couplé à une défense de notre cadre de vie. »   indique sur Facebook Philippe Benassaya le maire de Bois d’Arcy qui a vendu la mèche.



Évidemment, ni les salariés concernés, ni les instances représentatives du personnel n’ont été informés de cette nouvelle délocalisation que l’ex Orange n’hésitera pas à mettre sur le dos de l’actionnaire donc d’Emmanuel Macron chef de l’État !  

Jusqu'à quand va-t-il supporter d'être au final considéré comme le responsable de la mort de la télé publique ? 


« Les responsables de France Télécom savaient que ce plan pouvait tuer » confie Yves au Parisien à la veille du procès qui s’ouvre ce lundi.

« Les responsables de France Télécom savaient que ce plan pouvait tuer » confie Yves au Parisien à la veille du procès qui s’ouvre ce lundi.

Le Parisien de ce jour (5/05/19) n’y va pas par quatre chemins…Alors que le procès du harcèlement moral au travail chez France Télécom s’ouvre ce lundi 6 mai devant le tribunal correctionnel de Paris, le titre de Presse dans un article signé Pascale Égré et intitulé « Nicolas, Yves, Rémy : ces vies brisées de salariés de France Télécom » raconte la souffrance de salariés de l’entreprise certains allant jusqu’à se suicider.

« Extrait » :

« Nicolas et Rémy se sont suicidés après des mois de maltraitance professionnelle. Yves a sombré dans une longue dépression. Récit de ces plongées dans l’enfer.

Sur les 85 situations individuelles explorées durant l’enquête sur France Télécom, les juges ont retenu celles de 39 personnes comme ayant été victimes du harcèlement moral reproché aux ex-dirigeants de la société. Chacune est longuement détaillée dans l’ordonnance de renvoi.

Huit dépressions, douze tentatives de suicide et dix-neuf suicides : autant de manifestations d’un « défaut de prise en compte des effets anxiogènes » de la politique de l’entreprise, estiment les magistrats pour qui « la déstabilisation des agents » a constitué « un levier » pour « parvenir (aux) transformations » voulues… »

Le Parisien avec ces trois récits qui font froid dans le dos, nous montre comment certains dirigeants considèrent ces femmes et ces hommes qu’ils emploient…

- Nicolas Grenoville avait 28 ans. Le 10 août 2009, à Besançon (Doubs), ce salarié rattaché à la direction territoriale Est se suicide par pendaison à son domicile. « Avec un câble France Télécom et en tenue de travail », précise l’avocat de son frère maître Michel Doucet.

- Le 26 avril 2011, dans la banlieue de Bordeaux (Gironde), Rémy Louvradoux s’immole par le feu devant un site de l’entreprise. « Le long d’une avenue qui ne ressemble pas à grand-chose, un homme a laissé cette dernière trace de lui-même sur un mur », écrit un collègue dans un hommage publié dans La Vie...
« Il s’est suicidé pour mettre fin à ce cercle infernal dans lequel il était pris et dont il ne voyait pas l’issue mais aussi pour dénoncer toutes ces pratiques au sein de son entreprise […] Il a donné sa vie pour ça. »

- Entré dans l’entreprise en 1973, au temps des Postes et télécommunications, Yves Minguy, 67 ans, ex-fonctionnaire, a dû batailler durant des années pour faire reconnaître son « accident de service ». Soit une grave dépression surgie en 2009, après trois ans durant lesquels ce cadre rattaché à la direction territoriale nord de France Télécom a été complètement ballotté.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce que les proches de Nicolas et Rémy mais également de Yves qui, lui, est toujours ont vécu au quotidien. 
« Les responsables de France Télécom savaient que ce plan pouvait tuer » (cliquer sur le lien)  lance ce survivant !...