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lundi 25 mai 2020

Patrick Drahi annonce "un plan de reconquête post Covid" pour Altice ayant "aussi un impact sur les effectifs".

Patrick Drahi annonce "un plan de reconquête post Covid" pour Altice ayant  "aussi un impact sur les effectifs".

C’est en tout cas ce que nous apprend l’excellent article signé Marc Baudriller pour Challenges « Altice : Pourquoi Drahi fait volte-face dans les médias ».

« En quelques années, depuis l'acquisition et le sauvetage du quotidien Libération, le patron d'Altice Patrick Drahi s'était constitué un petit empire médiatique en France. Les réductions d'effectifs annoncées le 19 mai marquent la fin des grandes ambitions de son groupe dans ce secteur. »  écrit le journaliste qui ajoute «La baisse radicale des revenus publicitaires d'Altice Media confirmée [devrait déboucher sur…ndlr ] " un plan de reconquête post Covid " qui " aura aussi un impact sur les effectifs ". Le recours aux intermittents, aux pigistes et aux consultants sera divisé par deux. Le groupe fera appel aux volontaires et procèdera à des licenciements contraints si le nombre des volontaires au départ est insuffisant. L'ampleur de la coupe dans les effectifs de 1600 salariés reste à ce jour inconnue, mais, au vu des précautions pises, la saignée sera profonde

L’épidémie de Coronavirus aura bien évidemment fait des dégâts dans beaucoup de secteur, notamment dans l’audiovisuel avec l’écroulement des recettes pub qui impactent fortement le secteur. Celles et ceux qui pensent qu’ils vont pouvoir continuer comme avant se trompent lourdement, à commencer par l’audiovisuel public vache à lait qu’une poignée de producteurs-amis imagine continuer de traire sans vergogne jusqu’à l’assèchement des pis !

Rien ne sera effectivement comme avant et le règne de l’argent roi est à un tournant. Les Français qui ne sont pas à l’abri d’un retour du virus comme aucun pays au monde ne l’est, vont à l’évidence faire bien plus attention à leur dépenses qu’avant à commencer par le superflus. 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir un large extrait de l’article de Challenges :  

« Patrick Drahi va vite, très vite. Le polytechnicien parti de rien et qui a patiemment monté le réseau Numéricable en France, quand personne ne croyait plus à cette technologie, brasse désormais des milliards, pousse ses feux aux Etats-Unis et regarde avec un autre œil le tremplin qui l'a mené au cœur du marché des télécoms de la première puissance mondiale : ses activités françaises sont devenues les confettis d'un empire centré outre-Atlantique.

Le 19 mai, Altice France a mobilisé tout son savoir-faire en communication pour annoncer " un projet de reconquête et de transformation, profond et ambitieux ".

Le même jour, le Pdg d'Altice France et Dg d'Altice Europe Alain Weill, Arthur Dreyfuss, Dg d'Altice Média France depuis janvier, et Hervé Beroud, Dg délégué d'Altice Média, se sont exprimés durant une bonne demi-heure en fin d'après-midi via le web devant les salariés connectés. Ils ont évoqué la baisse radicale des revenus publicitaires d'Altice Media et confirmé " un plan de reconquête post Covid " qui " aura aussi un impact sur les effectifs ". Le recours aux intermittents, aux pigistes et aux consultants sera divisé par deux. Le groupe fera appel aux volontaires et procèdera à des licenciements contraints si le nombre des volontaires au départ est insuffisant. L'ampleur de la coupe dans les effectifs de 1600 salariés reste à ce jour inconnue, mais, au vu des précautions pises, la saignée sera profonde.


Deux échecs dans le sport et les médias

Patrick Drahi annonce pour Altice " un plan de reconquête post Covid " qui " aura aussi un impact sur les effectifs ".

Pourquoi une telle décision ? Les raisons évoquées par Altice sont indéniables : concurrence des plateformes, nouveaux modes de communication, crise du Covid, complexité organisationnelle de la branche média NextradioTV, acquise auprès d'Alain Weill en 2015, mais elles n'expliquent pas tout. 

Elles cachent le revirement stratégique brutal de Patrick Drahi. " Les ambitions de constituer un grand groupe média en France sont derrière lui, constatait un bon connaisseur du groupe dès la semaine dernière, avant les annonces d'Altice. Pour lui, c'est le moment opportun de couper dans les coûts. Ils vont y aller très dur pendant douze mois, au moment où l'économie est à plat. Après, tout sera aplani ". Altice Media veut réorganiser ses activités autour de deux marques, RMC et BFM.


Le revirement de Drahi tient à deux échecs enregistrés dans le sport et les médias.

A partir de 2015, en mettant la main sur les droits de la Premier League anglaise, de la Champion's League et de l'Europa League, Altice France avait dépensé plus d'un milliard d'euros en trois ans. Une fortune que le groupe devait rentabiliser grâce à l'afflux d'abonnements à ses chaines sport et à la vente de ces droits aux géants français des télécoms. Mais les Français n'ont pas suivi, les objectifs d'abonnés individuels n'ont pas été atteints. Surtout, la maison mère de SFR s'est cassée les dents sur la volonté de deux concurrents : Orange et Free n'ont jamais voulu payer pour pouvoir offrir à leurs abonnés la chaîne RMC Sport concoctée par Altice et les matchs de foot qu'elle proposait. Ils n'ont pas voulu favoriser le succès de la stratégie d'un concurrent direct et ont considéré que cet effort financier n'était pas indispensable au maintien de leur portefeuille d'abonnés. 

L'investissement colossal d'Altice, qui devait faire la différence, s'est révélé une erreur stratégique et un gouffre financier. La deuxième déconvenue est elle aussi liée à Orange et Free. TF1 et M6 ont réussi à obtenir une rémunération des opérateurs télécoms en échange de la diffusion de leurs chaînes sur leurs bouquets. Mais, en dépit de tous ses efforts, Altice a échoué à faire payer Orange et Free pour la diffusion des chaînes d'Altice, BFM TV, RMC Découvertes ou RMC Story. Concurrencée par CNews, LCI et FranceInfoTV, BFM TV n'est pas indispensable aux abonnés des télécoms, ont jugé Stéphane Richard (Orange) et Xavier Niel (Free).


La fin des ambitions dans le sport 

Dès lors, pour Patrick Drahi, la filiale média doit trouver d'autres moyens de redresser sa rentabilité. Dans la tête de l'entrepreneur, la barre est élevée. Le chiffre d'affaires mensuel moyen par abonné à SFR en France (ARPU) atteint environ 30 euros par mois, contre l'équivalent de 120 à 150 euros aux Etats-Unis. En privé, le patron d'Altice ne cache d'ailleurs pas sa fascination pour le pays de l'Oncle Sam, dans lequel les affaires lui semblent plus faciles.

En France, ses objectifs sont précis. " Patrick Drahi a donné une consigne claire : il ne veut aucune filiale déficitaire ", assure un dirigeant. Pour faire le ménage et gérer l'impact dans l'opinion et les médias, Drahi a choisi Arthur Dreyfuss, ancien directeur de la communication d'Altice et très proche de lui. Alain Weill, qui a patiemment construit le groupe NextradioTV (BFMTV, RMC…), accompagne la transformation. Son aura et sa crédibilité sont précieux en interne comme en externe. Récemment, Altice a dirigé vers la sortie plusieurs dirigeants. Et sabré dans les coûts, en commençant par le créneau le plus coûteux, le sport. " C'est un repli complet sur le sport, Drahi n'a plus d'ambitions dans ce secteur ", assure un ancien. 

Les quelque 200 journalistes du service sport, qui alimentent les médias du groupe RMC, RMC Sport, BFM TV, les sites Internet etc., ne seront pas épargnés. Altice France n'a plus participé aux récents appels d'offre du football. Il a annoncé l'arrêt de sa chaîne payante de débats RMC Sport News et l'arrêt progressif des retransmissions de compétitions d'athlétisme, d'équitation et de tennis. Que fera Altice des droits de la Ligue des champions que le groupe détient encore pour un an ? " Si Altice cède les droits à Mediapro et diffuse sa chaîne, le groupe fera 350 millions d'euros d'économies et cela ne changera rien pour les abonnés aux offres foot de SFR ", expédie un expert des médias sportifs. Mais les négociations entre les deux semblent patiner.


Un élagage sans états d'âme

Pour Altice, ce désengagement des médias est bien entamé. L'élagage est mené sans états d'âme.

La première coupe a été réservée à L'Express, affaibli par une perte annuelle de 10 millions d'euros environ, soit un quart de son chiffre d'affaires. Début 2019, Patrick Drahi a effacé les dettes du titre et transmis 51% du capital et les rênes de l'hebdomadaire à Alain Weill, repreneur à titre personnel.

En début de semaine, Libération, qui a perdu 50 millions d'euros en cinq ans, prenait lui aussi la voie d'une sortie du périmètre du groupe. " Il a acheté pour faire plaisir à Hollande, au moment où il a mis la main sur SFR. Il aura tenu un moment mais il en a marre ", explique un ancien dirigeant. Renfloué, Libération appartiendra désormais à une dotation, dégageant l'homme d'affaires, à terme, de ses obligations financières. Le groupe s'est donc débarrassé de tous ses actifs de presse. 

Il a aussi enterré Altice Studio, qui devait produire des longs métrages. Sous occupés, les sept studios de " l'avenue des studios ", inaugurée en grande pompe à la rentrée 2018, seront loués à des entreprises extérieures. "

Le seul média qui l'intéresse encore, c'est BFM TV, explique un ancien. C'est la première chaine d'information en continu, c'est un outil d'influence fondamental ".

Le marché français a salué le « plan de reconquête » de NextradioTV. Le cours d’Altice Europe a progressé de 4,77% le 20 mai après un bond de 9,78% le 18 mai. Les médias d’Altice France ne sont plus au cœur de la stratégie de Patrick Drahi. Mais la France elle-même a-t-elle encore un sens pour Citizen Drahi ? L’homme d’affaire dope-t-il la rentabilité de ses affaires européennes pour les revendre ? Des questions auxquelles il est désormais difficile d’échapper. »

dimanche 24 mai 2020

Ernotte lâchée de toutes parts, se retrouve maintenant dans la ligne de mire de Christophe Castaner avec la polémique dans ONPC.

Ernotte lâchée de toutes parts, se retrouve maintenant dans la ligne de mire de Christophe Castaner avec la polémique dans ONPC.

La vive polémique qui se propage aujourd’hui sur les réseaux sociaux après les propos anti flics de la chanteuse Camilia Jordana dans l’émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" n’ont surement pas fait remonté la cote de l’ex-Orange qui, de toute façon, était au fond du fond ! 


Ce samedi soir, l’actrice lance Philippe Besson qui est en face d’elle "Quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France. Ils sont censés nous protéger, mais il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie"

A l’auteur qui a tenté de ramener le débat sur les manifestants qui ont des comportements dangereux et ont contraint les forces de police à user de la force, elle a rétorqué "Je ne parle pas des manifestants, je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau. C’est un fait "

Philippe Besson a eu beau rappeler que des policiers sont aussi sont victimes de violences lorsqu’ils interviennent, Camélia Jordana a souhaité enchérir : "C’est comme parler de féminisme et de dire qu’il y a des gonzesses qui... En fait non. Le combat est tel qu’on ne peut pas voir l’arbre qui cache la forêt et qui permettrait de minimiser le combat dont il est question".

Pour Christophe Castaner qui a immédiatement réagi, qualifie de "mensonger" le réquisitoire de la chanteuse contre la police.

« Non, madame, "les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue" ne se font pas "massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau", ces propos mensongers et honteux alimentent la haine et la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve», a tweeté de dimanche  le ministre de l'Intérieur.

Le syndicat de police Alliance a dénoncé dimanche des «accusations inadmissibles envers les policiers (racisme, meurtres...)», dans son communiqué où il indique saisir le procureur de la République et demande au ministre de l'Intérieur d'en faire de même.

Le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a pour sa part pointé du doigt sur Twitter un «témoignage consternant d'une "nouvelle star de la bêtise" qui démontre en deux minutes la pauvreté de sa pensée, accompagnée d’arguments scandaleux et calomnieux, le tout sur le service public».

Delphine Ernotte la toujours responsable éditoriale de France 2 puisque le talk-show de Laurent Ruquier se tourne le jeudi avant sa diffusion le samedi,  n’est pas à la noce…c’est un moindre mot ! 

Il n’y a guère qu’Aurore Bergé qui tape aujourd’hui sur les nerfs de tout un chacun, à encore afficher son soutien avec son apostrophe grossière au CSA par voie de presse  " il ne serait pas inutile d'instaurer de la stabilité à un moment de grand chamboulement de l'audiovisuel public" !

samedi 23 mai 2020

Pour qui se prend l’insupportable Aurore Bergé qui se paie sur France Info : Gérald Darmanin donc Édouard Philippe donc Emmanuel Macron ?

A quoi joue Aurore Bergé ?

Interrogée ce 22 mai pour France Info (la radio) par Célyne Baÿt-Darcourt, celle qui parle constamment sur tout et surtout sur rien, s’est une fois encore mise en avant avec son nouveau groupe de travail sur l’après Covid-19 pour  la Culture et de soi-disant pistes de réflexions !

Comme elle n’avait donc rien à dire mais qu’elle l’a dit au nom  du groupe LaREM à l’Assemblée nationale et de son collectif de députés (en employant le « Nous ») elle s’est payée Gérald Darmanin donc Édouard Philippe donc Emmanuel Macron.

Le blog CGC Média vous offrir très vite un verbatim de cette  interview lunaire mais d’ores et déjà vous propose un extrait qui vaut tout de même le détour.

A la question de Célyne Baÿt-Darcourt « La redevance qui va baisser d'1€ c'est une erreur ? », celle qui agace à présent au plus haut point l’Exécutif comme la Représentation nationale, répond « Il n'y a plus de français qui nous ont remercié pour un euro d'économie par an. Je ne suis pas sûre que ça a été très utile en vérité. »

Autrement dit Gérald Darmanin donc Édouard Philippe donc Emmanuel Macron, prennent des décisions pas très utiles….les intéressées apprécieront surtout lorsqu'il comprendront que celle qui les tacle a bien voté le PLF sans la moindre hésitation!

Le reste de ses hallucinants propos dont le blog CGC Média a prévu de revenir, est du même tonneau. 

Pour écouter en intégralité ces cinq minutes de supplice, il suffit de cliquer sur le lien ci-après : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/info-medias/aurore-berge-la-reforme-de-l-audiovisuel-n-est-pas-enterree_3965291.html



vendredi 22 mai 2020

Environ 1,5 millions d’euros pour un nouveau flop sur France 2 avec le retour du Grand Echiquier produit par « Troisième Œil ».

Environ 1,5 millions d’euros pour un nouveau flop sur France 2 avec le retour du Grand Echiquier produit par « Troisième Œil ».

Philippe Vandel sur Europe 1 recevait ce matin, Pierre-Antoine Capton le producteur du « Grand Echiquier » qu’il présentait ainsi à l’antenne : « Pierre-Antoine Capton vous êtes président et cofondateur du géant audiovisuel français  « Mediawan » en train de devenir un champion européen même mondial avec vos deux associés  Xavier Niel et Matthieu Pigasse mais vous êtes également connu pour être le producteur de via votre société « Troisième Œil » d’émissions comme « C’est à vous », « C’est l’hebdo « Des racines et des ailes » et un événement ce soir sur France 2 en direct  (21 mai 2002) le retour du «Grand Échiquier» produit par « Troisième Œil » et présenté par Anne Sophie Lapix…la première grande émission culturelle en direct depuis le confinement ».

« Un événement » donc selon l’animateur…un nouveau flop pour « Le Grand Échiquier » (nouvelle formule) qui décidément collectionne depuis sa reprise les mauvais scores.

« De quoi faire décoller l’audience » s’interrogeait Le Parisien le même jour, en ajoutant « France 2, après deux mois de confinement et en l’absence de scènes ouvertes, promet une « bouffée d’oxygène » et espère un rebond ». 

Bien non, c’est largement raté. Ce nouveau numéro du «Grand Échiquier» n’est parvenu qu’à attitrer 1,28 million de curieux, soit 6,8% de part de marché seulement.

Pour mémoire, la précédente émission diffusée le 31 octobre dernier n'avait guère fait mieux avec 7,6% de curieux seulement.

Pourtant Pierre-Antoine Capton y voyait là une belle occasion :« Après des semaines et des semaines de rediffusions, j’espère que «Le Grand Échiquier» redonnera le coup d’envoi de la reprise des grandes émissions  de  prime time ».

 

Il est même allé jusqu’à faire référence à celui qui a porté de 1972 à 1989 l’émission légendaire du service public : « Jacques Chancel ça doit beaucoup l’amuser de là où il est !  »

 

Ça n’amuse visiblement pas les internautes qui sont assez furieux et le font savoir sur les réseaux sociaux au producteur qui se plaignait de prendre tous les risques : « France Télés a été courageux de reprendre par une émission difficile à produire…pour laquelle les assurances ne jouent pas le jeu…C’est dommage que l’émission ne soit pas assurée, France Télés et « Troisième Œil » prennent tous les risque, les seuls  qui n’ont pas joué le jeu ce sont les assurances ».

« Tous les risques »  pour celui qui fait partie de la poignée de ces grosses boites de prod en situation de quasi-monopole avec France Télés qui comptent leurs volumes de production en dizaines de millions d’euros à l’année? Z’auriez pas un mouchoir ?!


Le Parisien qui rappelle que « les 5 derniers numéros du « Grand Echiquier » - celui du 24 mars avait été annulé à cause de l’épidémie de Covid-19 -  depuis son retour en décembre 2018, n’ont atteint en moyenne que 8,7 % de PDA ! » devrait mettre en perspective l’interview de Takis Candilis qui annonçait « Nous avons investi 20 millions d'euros de plus sur la création, en portant l'effort à 440 millions par an »!

Le blog CGC Média qui a repris l’article signé Marina Alcaraz pour Les Échos publié le 20 décembre 2018 « Le retour du « Grand Echiquier », un vrai pari pour France Télévisions » qui écrit « Le retour de l'émission de Jacques Chancel jeudi soir se fait avec des moyens importants (chaque émission coûte 1,2 million d'euros) ».

 

Le 6ème numéro ayant été réalisé avec deux cars comme nous l’avions écrit « les deux cars jumeaux (ex Lille et Lyon ) où des séparations en plexiglas pour permettre un espacement des postes de travail »  dans des conditions spéciales pour un coût global estimé à  presque 1,5 Million d’euros, en additionnant l’ensemble soit 5 x 1,2M€ soit 6M€ auxquels s’ajoutent ces 1,5M€, cela fait tout de même 7,5M€…soit un bon tiers (37,5%) des 20 millions de rabiot promis par le Numérobis de France Télés.



 

La mort de Michel Piccoli n’a visiblement pas ému le tandem Candilis/Ernotte qui n’en finit pas de déclencher la colère des internautes.

La mort de Michel Piccoli n’a visiblement pas ému le tandem Candilis/Ernotte qui n’en finit pas de déclencher la colère des internautes.

Ce mardi 19 mai, France 2 avait annoncé bouleverser – soi-disant – ses programmes après le décès de Michel Piccoli à l’âge de 94 ans dans son manoir à Saint-Philibert-sur-Risle dans l’Eure mais que sa famille n’avait souhaité rendre public que six jours plus tard.

En réalité France Télévisons qui n’a pas bouleversé grand-chose puisqu’elle a laissé en prime time le "Cash investigation" d’Élise Lucet sur « l’égalité des sexes » qui s’est « lamentablement vautré » comme l’a titré ce jeudi le blog CGC Média avec 5,8% d'audience seulement…l’émission atteignant là son plus bas niveau historique !

La colère des internautes est d’autant plus justifiée que ce n’est qu’à soit à 23h15 en très lointaine seconde partie de soirée que le tandem Candilis/Ernotte a choisi de programmer le diffusant l’excellent film de Claude Sautet « Vincent, François, Paul et les autres ».

« Quelle indécence… 23h20 ! Quel manque de respect pour Mr Piccoli ! Ou alors France 2 estime que la France qui se couche tard est cultivée alors que celle qui se lève tôt est méprisable ? »,

« C’est honteux de mettre le film en hommage à Michel Piccoli à 23h20. Autant ne pas rendre hommage »,

« C’est un peu du foutage de gueule France 2 non ? » ont réagi en masse et à juste titre sur les réseaux sociaux, des téléspectateurs particulièrement en colère.

« Voici » qui écrit sur le sujet indique « Une polémique à laquelle le groupe n'a pour le moment pas réagi... ».

Il y a fort à parier que d’ici le 24 août, date où le binôme libérera définitivement l’entreprise, les bourdes mais aussi les polémiques qu’il collectionne continue de s’accumuler.

La personne qui prendra pour cinq ans la Présidence de France Télévisions aura du pain sur la planche pour restaurer la confiance et redonner à l’entreprise le lustre qu’elle a totalement perdu.


jeudi 21 mai 2020

Riester invité des « Quatre vérités » sur France 2 redécouvre (découvre, serait plus juste !) enfin la télévision !

Riester invité des « Quatre vérités » sur France 2 redécouvre (découvre serait plus juste !) enfin la télévision !

Le transparent mais toujours ministre de la Culture du gouvernement Philippe, était hier, l’invite des Quatre vérités sur France 2.  

La consternante prestation à laquelle s’est livré Franck Riester dont vous pouvez retrouver l’intégralité en cliquant ici sur le lien, dépasse l’entendement et n’ayons pas peur des mots est en dessous de tout.

Après les divers pactes ernottiens, le « pacte visibilité des Outre-mer », le récent « pacte de transition », Franck Riester dit maintenant attendre le « pacte jeunesse et animation » probablement avant le pacte en attente pour lui comme pour Ernotte, à savoir le « pacte disparition » 

Jeff Wittenberg qui l’interrogeait n’a pas dû en revenir. Tant de vacuité en quelques minutes, c’est assez hallucinant.


Le blog CGC Média a retranscrit pour ses lecteurs, le verbatim de la partie audiovisuelle du propos particulièrement consternant pour un ministre qui découvre enfin ce qu’est la télévision : « D'abord je voudrai saluer globalement l'audiovisuel public et les médias en général mais l'Audiovisuel public qui a joué un rôle considérable pendant le confinement. D'abord pour nous informer puis aussi pour nous proposer des contenus cinématographiques, audiovisuels, de la musique, du cinéma et encore une fois d'une façon exceptionnelle ».

« Informer mais aussi proposer des contenus cinématographiques, audiovisuels [pour l’audiovisuel, ça parait évident ! ndlr] de la musique, du cinéma.. » c’est tout cela la télé et il n’y a rien là d’exceptionnel, n’en déplaise à l’intéressé  !

Nous vous laissons donc découvrir l’interview d’une incroyable vacuité avec un Jeff Wittenberg qui a eu bien du mérite à tenter de comprendre tout simplement ce que voulait dire le maire de Coulommiers.

J.W. : « Une question qui concerne France Télévisions. Une grande réforme de l'audiovisuel était programmée pour ce printemps. Elle aurait dû être présentée au Parlement or comme tous les grands textes, elle a été reportée. Avez-vous l'intention de faire cette réforme et avez-vous l'ambition d'en extraire la principales mesure, c'est-à-dire la création d'une holding d'une seule entité (France médias) ? »

F.R. : « Les objectifs qui nous ont conduits à préparer cette loi audiovisuelle que j'ai commencé à présenter à l'Assemblée nationale puisque le travail en commissions a été réalisé juste avant le confinement sont toujours d'actualité. Je dirais même qu'ils sont davantage d'actualité. Vous parliez d’audiovisuel public, réaffirmer les missions de service public, préparer l'audiovisuel public à l'avenir, se donner les moyens de s'adapter à la révolution des usages liée notamment à la révolution du numérique me paraît essentiel, tout comme la nécessité de préparer la ultra haute définition pour la télévision linéaire, tout comme la nécessité d'utiliser davantage de moyens aux autorités administratives indépendantes qui protègent les publics contre les propos violents ou contre la désinformation et tout comme la nécessité d'obliger les acteurs de l'Internet de financer la création française, ces objectifs sont toujours d'actualité. Et nous nous allons voir de quelle manière, nous allons pouvoir les transformer ou les concrétiser en une loi ou en des textes qui devront être travaillés d'une manière ou d'une autre. Exemple sur la transposition des directives européennes SMA et de droits d'auteurs qui permettent d'obliger les plates-formes d'investir dans la création française. Peut-être que nous serons obligés de procéder par ordonnances. »

J.W. :  « Vous n'avez pas tout à fait répondu à ma question » - pas du tout à dire vrai ! -  précise le journaliste. « Est-ce que vous avez toujours pour objectif de faire une seule entité qui regroupe les grands groupes actuels publics, France Télévisions, Radio France, France médias monde l'INA ? ».

F.R. : « Alors, l'objectif que j'ai rappelé qui était de dire, on donne à l'audiovisuel public des moyens de s'adapter à la révolution numérique qui a entraîné une révolution des usages qui passe dans le texte de loi par le regroupement de ces entreprises l'audiovisuel public dans une même entité - ce fameux groupe public -  est toujours d'actualité. Est-ce qu'on pourra, étant donné le calendrier parlementaire qui est très différent puisqu'il y a des textes d'urgence à inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et du Sénat, je ne le sais pas, mais la volonté est toujours très présente au sein de gouvernement. »

J.W. :   « Alors à France Télévisions, il y a deux chaîne France 4 et France Ô qui doivent théoriquement arrêter le 9 août prochain -  c'est ce qui était prévu - est-ce que c'est toujours d'actualité? La chaîne France 4 en particulier...N'a-t-elle pas montré son utilité ? »

F.R. : «  Si, si, elle a montré son utilité. D'abord je voudrai saluer globalement l'audiovisuel public et les médias en général mais l'Audiovisuel public qui a joué un rôle considérable pendant le confinement, d'abord pour nous informer puis aussi pour nous proposer des contenus cinématographiques, audiovisuels, de la musique, du cinéma… encore une fois d'une façon exceptionnelle. Bravo à toutes les équipes.

France 4 a su modifier sa grille pour proposer encore davantage de produits éducatifs notamment en lien avec l'Éducation nationale dans les fameux programmes dits de la "Nation apprenante." Nous avons besoin de continuer à s'assurer que les programmes d'éducation seront bien présents sur les chaînes de France télévisions. Est-ce que ça sera sur France 4 ? Alors que nous avions imaginé fermer France 4 à partir de début août ? La décision définitive n'est pas prise puisque le président de la République nous a demandé de réexaminer toutes les réformes qui étaient en cours donc j'ai demandé à la direction de France Télévisions de me proposer ce qui pourrait être une grille de programmes si le signal de France 4 et de France Ô n'étaient pas éteints début août. La décision sera prise dans quelques semaines. »

Que ce soit là ou ailleurs, arrêté le 9 août ou pas, sur la TNT ou sur le Net, ça dépendra de toutes les réformes qui étaient en cours que le président de la République nous a demandé de réexaminer… Ben voyons ! Vous avez compris ? Pas nous !

J.W. :   « Vous l'avez dit vous-même, la direction vous avait fait des propositions dès le début de cette crise mais en fait est-ce que vous vous souhaitez que France 4 disparaisse  ou demeure à l'antenne?

F.R. : « Moi ce que je souhaite, c'est que les contenus jeunesse et éducatifs soient toujours très présents sur les chaînes de France Télévisions, que ce soit sur France 4 ou d'autres chaînes. C'est cela qui m'importe, c'est ce qui est important. C'est important sur les chaînes en linéaire comme sur les plates-formes numériques. C'est pour ça que ce qui a été mis en place par France Télévisions avec Lumni pour les contenus éducatifs avec Okoo pour les contenus jeunesse qui vont clairement dans le bon sens. Donc la direction de France Télévision nous a transmis un certain nombre de propositions de grille de programmes de France 4 si jamais France 4 devait continuer après le 9 août. J'attends aussi « le pacte jeunesse et animation » que j'ai demandé à la direction de France Télévisions au cas où on maintiendrait la décision d'éteindre le signal de France 4 et de France Ô, le 9 août ».

Parler pour ne rien dire, ça mérite bien un slogan: des pactes, des pactes, oui mais des Panzani !



"Cash investigation" se vautre pour son retour avec 5,8% d'audience seulement.

"Cash investigation" se vautre pour son retour avec 5,8% d'audience seulement.

C’est encore un flop pour France 2 qui mardi soir avec le retour "Cash investigation" toujours présenté par Elise Lucet et produit par Premières Lignes, n’a rassemblé que soit 5,8% du public soit 1,37 million de curieux seulement.  L’émission atteint là son plus bas niveau historique.

Pour mémoire, le précédent numéro de "Cash investigation", diffusé le mardi 19 novembre 2019, n’avait totalisé que 6,9% d’audience qui avait déjà atteint son plus bas niveau et attiré seulement 1,96 millions de téléspectateurs.

C’est TF1 qui fait à nouveau exploser le compteur avec la rediffusion de "Harry Potter et le prince de sang mêlé". Ce nouvel épisode de la saga consacré au célèbre sorcier a réuni 6,51 millions de fans jusqu'à 23h35, selon Médiamétrie.

 La part d'audience atteint 29,6% sur les individus de quatre ans et plus (4+) et la part de marché 49,3% sur les femmes responsables des achats de moins de cinquante ans (FRDA-50), cible commerciale sur laquelle TF1 est très largement leader.

La semaine dernière, la rediffusion de "Harry Potter et l'ordre du Phénix" avait séduit 6,87 millions de téléspectateurs (27,4% 4+ / 48,1% FRDA-50).

mercredi 20 mai 2020

La girouette Aurore Bergé qui a fait voter la disparition de France 4 baratine qu’elle l’aurait défendu !

La girouette Aurore Bergé qui a fait voter la disparition de France 4 baratine qu’elle l’aurait défendu !

Elle n’a pas peur de se ridiculiser un peu plus, la porte-parole LaREM députée des Yvelines prête à dire tout et son contraire pour intégrer – qui sait !? – le prochain gouvernement.

Elle vient encore de tweeter pour se mettre en avant avec son « nouveau groupe de travail » – elle peut en inventer un par semaine ! – qui selon elle « propose(rait) de pérenniser France 4 » dont elle actait pourtant bien la disparition avec le projet de loi avortée.

Elle veut faire croire, à présent, qu’elle serait moteur pour pérenniser France 4 !


Il faut quand même OSER  un aussi gros bobard alors qu’en tant que rapporteure de la loi, Aurore Bergé faisait voter en commissions le rejet de l’ensemble des amendements susceptible de maintenir France 4 pour faire mine de s’indigner ensuite.

Pas très reluisant pour une élue de la Nation ! Les électeurs apprécieront au printemps 2022.

CBNews sous la plume de Thierry Wojciak publiait ce 19 mai, les dernières frasques de
la volage inconstante.

« Le groupe de travail piloté par la députée LREM Aurore Bergé « Agir pour la culture, notre bien commun », a rendu public mardi les premières pistes de réflexion de son parti en la matière.

Parmi celles-ci, sans plus de précisions, il convient pêle-mêle de « protéger nos actifs stratégiques dans la loi, notamment nos catalogues d’œuvres et salles de cinéma » mais aussi de « sanctuariser les ressources de l’audiovisuel public et de pérenniser France 4 ».

Par ailleurs, « estimant que les médias doivent être au cœur du plan de relance », le groupe de travail propose de créer un mécanisme de crédit d’impôt communication « permettant de lutter contre les chutes brutales de recettes publicitaires ». Selon Mme Bergé, les médias sont « des piliers pour notre démocratie et la culture est vitale pour chacun de ses citoyens, la puissance publique a donc un rôle stratégique à jouer pour garantir la diversité et la souveraineté culturelles ».

Christopher Baldelli, le prochain président de France Télés ?

Christopher Baldelli, le prochain président de France Télés ?  

Le Blog a déjà commis plusieurs articles sur la candidature de Baldelli « retirée » à en croire une publication de « Paris Courses » - pardon, on nous glisse au moment où de la rédaction de ce texte qu’il ne s’agit pas d’un journal hippique mais d’une communication de Fo France Télés dont le chroniqueur hippique d’Alsace 20, accessoirement un de ses délégués, est coutumier ! – à commencer par l’un des tout premier, le 9 février dernier : « Baldelli débarqué de RTL l’an passé adoubé par le Chef de l’Etat pour la présidence de France Télévisions ?! »

Notre article démarrait ainsi : « "Ce serait fait " à en croire certains sachants… "Il se serait rapproché du Secrétaire général de l’Élysée et comme Nicolas Sarkozy (l’intéressé en serait proche !) aurait dealé son arrivée à France Télés avec le Chef de l’État, tout serait fait" ! »

La semaine dernière (15/04) trombinoscope à l’appui, le blog CGC Média titrait « Un duel Baldelli-Ernotte ? » pour France Télés, s’interroge Cyril Lacarrière dans L’Opinion…Sympa pour les autres ! » 

A mots couverts, on nous explique que c’est fait…que Christopher Baldelli sera le prochain président de France Télés. En tout cas, c’est ce que répète à l’envie son entourage qui prétend que Nicolas Sarkozy aurait appelé Emmanuel Macron pour faire passer « son candidat » !

Curieux tout de même qu’un ex-président de la République appelle l’actuel Chef de l’État pour lui imposer un nom ! 

« Lorsqu’il sera en place, il aura tout loisir de faire payer à Tavernost son éviction de RTL l’an passé » confie à une de nos sources, un de ses ardents défenseurs. Nous ne sommes pas vraiment convaincus, il faut le dire.

« Les courses gagnées d’avance n’existent pas, a fortiori lorsqu’on parle de l’audiovisuel public » pouvait-on lire dans L’Opinion qui citait entre guillemets une source proche de Baldelli candidat qui ne le serait pas, ajoutant « Il dément être candidat mais c’est aussi ce que je ferais à sa place, ironise une personne qui connaît bien Baldelli. Dans la période actuelle, autant se montrer discret et bétonner son dossier».

Tout cela nous renvoie donc aux écrits de Fo qui continue de soutenir Ernotte comme le prouve le récent tweet du chroniqueur hippique (*) en balançant également quelques fausses pistes et indiquant que l’intéressé aurait donc « retiré sa candidature », qualifiant mensongèrement au passage Baldelli de « Chouchou des salariés » – ce qui est faux et totalement à l’inverse – histoire probablement de se placer !



Voici stricto sensu, ce qui dit Fo dans ses écrits :

« Christopher Baldelli, le chouchou des salariés

 

État de la candidature : retirée,
indice de crédibilité devant le CSA : très fort.



Considéré très longtemps comme le favori à la Présidence de France Télévisions, l’ancien dirigeant de France 2 et de RTL qui a laissé un excellent souvenir aux salariés pour ses connaissances du terrain, sa grande capacité au dialogue social, son professionnalisme vient officiellement de jeter l’éponge. Selon Challenges, Christopher Baldelli a décidé de renoncer à se présenter suite à la révélation de la candidature de Pierre-Etienne Pommier, conseiller du groupe LREM à l’Assemblée nationale : un camouflet politique. Car, l’ancien directeur de cabinet adjoint de Sarkozy, quand celui-ci était ministre du Budget entretient toujours des liens étroits avec les réseaux politiques.

La condition de sa candidature était claire : il doit avoir une assurance sérieuse, si ce n’est de l’Élysée, du moins de ses pairs pour se présenter. Il ne l’a pas eu. Il se retire afin officiellement de “se réserver pour la présidence de France Médias”, le groupe qui aurait dû réunir l’ensemble de l’audiovisuel public. Pourtant certains commentateurs estiment que la réforme est remis eux calendes grecques en raison de la crise liée au Covid19. »