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mardi 21 juillet 2020

Ernotte enterre définitivement Emmanuel Macron devant les membres du CSA.

Ernotte enterre définitivement Emmanuel Macron devant les membres du CSA.

« Si on avait diffusé plus de capitaine Marleau, on aurait anticipé ce qui est arrivé… Capitaine Marleau c’est une gilet jaune... » a lancé Ernotte à l’un des membres du Conseil qui l’interrogeait sur l’aspect social de son projet.

Voilà donc le reproche que fait Ernotte à Emmanuel Macron « Il n’a pas anticipé la crise des gilets jaunes », en programmant plus de numéros de Capitaine Marleau en quelque sorte la gilet jaune en chef…mais elle, elle aurait su.

Que dire de plus à tant de bêtise ? Une chose est sure. Après un long fastidieux et ennuyant exposé qu’elle a débité devant le Conseil - lu serait plus juste…tout cela avec un ton monocorde et sans réelle intonation - où l’ex-Orange a expliqué tout ce qui avait fait de bien, selon elle,  tout ce qui restait à faire puis tout ce qui le serait encore mais qu’elle n’a pas fait pendant 5 ans, elle n’a quasiment répondu à aucune des questions que lui ont posé les sages. Les a-t-elle, au moins, toutes comprises ?

Elle a systématiquement délayé et tapé à-côté - La vidéo en replay sur le site du CSA est là pour le prouver ! – l’ex orange est tout simplement venue dire ce qui allait être à l'antenne dans les mois qui viennent.

« Qu'est-ce que "le réflexe outre-mer ? » dont vous parlez dans votre projet, lui demande par exemple Carole Bienaimé Besse dubitative. Carole Bienaimé Besse qui lui faisait remarquer « Il y a cinq ans, vous preniez déjà tout un tas d’engagements. Force est de constater malgré les engagements prévus au COM que cela n'a pas été tenu évidemment. » n’a jamais eu sa réponse.Personne ne saura donc jamais !

Lex-Orange s’est contenté d’indiquer devant les membres du CSA, qu'elle aussi partageait ce constat …d'échec bien entendu !

Les milliards d’argent public que cela va coûter avec tous les effets d’annonce qu’elle a enchainés, à commencer par le campus qu’elle veut lancer avec les autres de ses collègues – plus pour longtemps   ou « l’étroite collaboration qu’elle veut affirmer avec l’Allemagne déjà très prometteuse...l'axe franco-allemand est décisif»Personne n’a dû lui dire que ça existait depuis belle lurette et que ça s’appelle Arte !

Rien n’est chiffré mais le non-projet ernottien devrait coûter très très cher : des milliards.

Roch-Olivier Maistre le Président du CSA s’en est quand même inquiété, il en a eu pour son argent…sans jeu de mot !

Après les 100 millions de Nagui qui viennent de défrayer la chronique, le Président du CSA à qui elle reproche le fait de ne pas tout avoir compris, lui a tout même demandé comment elle comptait financer tout cela dans le contexte déficitaire que connait France Télés : « Vous avez-salué le succès de France Info mais néanmoins mais nous en sommes loin… Comment fait-on au niveau financier pour faire tout ce que vous préconisez notamment avec la poursuite de France 4 que vous vouliez supprimer mais que vous voulez maintenant maintenir. Est-ce que les équilibres financiers sont tenables ? »

L’ex-Orange a rétorqué « Concernant l'aspect financier, c'est plus complexe que ça car "il y a des moins et il y a des plus"…"Si on arrive à contenir l'épidémie, on devrait à peu près retrouver la normale...Pour 2020 je ne suis pas inquiète, c’est pour 2021 et 2022 qu'il faudra revoir la trajectoire ».

A bon entendeur salut !

Elle a certes dû être d’accord avec Roch-Olivier Maistre qui lui a dit que contrairement à ce qu’elle venait d’affirmer « franceinfo : n’était pas une réussite », avant de le corriger « Quand on interroge les Français sur la chaîne franceinfo : elle arrive largement en tête en terme d'information » !

Au secours ! Le reste n’a été qu’allégations et congratulations de l’intéressée à elle-même, allant jusqu’à nier l’évidence comme justement la chaine d’info en continu dont elle prétend « On a tout de même un million de nouveaux entrants chaque jour sur France Info: »

Ernotte a, en somme, expliqué aux membres du CSA comment enterrer définitivement la télévision publique à coups de milliards dépensés sur les plateformes dont france.tv dans laquelle elle prévoit d’injecter des dizaines de millions d’euros et "remettre de la conversation avec des vrais gens" !!!

C’est comme les info il y a des fake news contre lesquelles elle prétend vouloir lutter donc si on la comprend bien, il doit donc y a avoir également des fake people.













Le sarkosyste Christopher Baldelli viré l’an passé de RTL remet en cause la taxe audiovisuelle (ex-redevance) et pose la question au CSA !

Le sarkosyste Christopher Baldelli viré l’an passé de RTL remet en cause la taxe audiovisuelle (ex-redevance) et pose la question au CSA !

Hallucinant !

« Mesdames, messieurs les conseillers. Je vais commencer par une question : Si aujourd'hui en France nos concitoyens devaient payer pour accéder à l'audiovisuel public, on peut s'interroger et se demander combien seraient prêt à le faire » lance Baldelli d’entrée de jeu aux membres du CSA.

 


Le Président de la République, le Premier ministre, le gouvernement mais plus largement le Législateur auront certainement apprécié la remise en cause qu’il fait de la taxe audiovisuelle (ex-redevance) via la question qu’il commence par poser mais plus invraisemblablement par ce que lui qui travaillait dans le privé pour un groupe luxembourgeois pour la partie radio (RTL) et non en télé !

Combien les français seraient-ils prêts à payer voire même payer quoi que ce soit d’ailleurs – c’est bien son propos – pour accéder à l’audiovisuel public donc pas seulement France Télévisions !

Les membres du CSA ont probablement dû se pincer pour vérifier qu’ils ne rêvaient pas.

Ce n’est pas comme candidat-directeur des programmes de France Télés – il n’a été question que de cela dans sa présentation…pas d’un projet, NON, mais d’une espèce d’inventaire des programmes qu’il enlèverait et de ceux qu’il créerait – que Baldelli devrait postuler mais à l’évidence comme Secrétaire d’État au Budget (lui qui a écumé les cabinets ministériels) pour porter et faire avancer ses théories sur la possible suppression de la taxe audiovisuelle et/ou le montant des subsides que l’État donc les Français devraient payer pour accéder à une télé publique dite gratuite.

Pas sûr d’ailleurs Nicolas Sarkozy Ministre du budget puis ministre d'État, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie dans les gouvernements Balladur  [Budget] et Raffarin 3 [Économie, finances et industrie] auquel l’entourage du pourfendeur de redevance fait référence une permanence ait passé un coup de fil à Emmanuel Macron comme cela se murmure pour vanter les mérites du personnage !

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Le dédain de « Christopher Baldelli, le patron millionnaire de RTL » (dixit) devant les conseillers du CSA.

Le dédain de « Christopher Baldelli, le  patron millionnaire de RTL » (dixit) devant les conseillers du CSA.

« Entre salaire fixe, bonus et prime exceptionnelle, le salaire brut de Christopher Baldelli président du directoire de RTL va largement dépasser 1,1 million d'euros pour 2018 », écrivait  alors La Lettre A.

Aujourd’hui devant les conseillers du CSA Baldelli en a donné un pitoyable aperçu.

Dans une litanie de programmes à faire et à ne pas faire lais pas de projet c’est évident, il a appelé à des fictions policières pour les remplacer par des « fictions de fin de mois » faisant ainsi référence de toute sa hauteur à celles et ceux selon-lui qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois. Autrement dit, leur remettre en fiction ce qu'ils vivent au quotidien!


Les intéressés apprécieront...

Baldelli a ensuite proposé de mettre à l’antenne des programmes spécifiques à l’adresse des "Invisibles" de la République ont il a donné la liste dans son audition et dans lesquels il a inscrit notamment "les femmes et les ultramarins".  

Les femmes et les Français d’Outre-mer apprécieront.




Ernotte a perverti la télé publique…ses explications sur les 100 millions de contrats d’argent public signés avec Nagui sont mensongères !

Ernotte a perverti la télé publique…ses explications sur les 100 millions de contrats d’argent public signés avec Nagui sont mensongères !

Pour tenter de justifier les 100 millions de contrats qu’elle a signé avec Nagui et Air Productions, la société qu’il a fondé et qu’il préside, détenue par Banijay dont l’animateur est actionnaire à hauteur de 5,3% et d’où vient arrive Takis Candilis qui était le patron jusqu’en 2017 avant qu’Ernotte n’en fasse son numérobis à France Télévisions en conflit d’intérêts évident, cette dernière a déclaré à Médiapart “Nagui rapporte plus d’argent qu’il n’en coûte.”.

Il n’est tout simplement pas possible de faire un tel calcul…tout cela c’est du bidon.

A supposer même que la publicité des émissions qu’anime soit dédiée – ce qui n’est bien entendu pas le cas – alors selon Ernotte, Nagui rapporterait à lui seul 1/3 des recettes publicitaires générales de la télé publique.

Y-a-t-il un seul gogo pour croire de telles sornettes ? 

Les comptes consolidés du groupe France Télés et non de l’entreprise France Télévisions SA déficitaire depuis le parachutage d’Ernotte, affichent en effet des recettes publicitaires à 392,5 millions €.  

Ce n’est donc ni vrai, ni possible et redisons-le aucun outil ne permet de débiter de telles sornettes. Les recettes publicitaires sont bien entendu prises dans leur ensemble car autrement, selon ce fallacieux concept ernottien, toutes les émissions qui ne rapportent pas plus qu’elles ne coutent n’auraient pas leur place sur les grilles !

Pourquoi dans ce cas avoir viré Julien Lepers qui boostait les audiences sur France 3 vers 18 heures avec QPUC ou encore Patrick Sébastien et nombres d’hommes blancs de plus de 50 ans comme Pujadas qui cartonnaient en audience, Ernotte n’a-t-elle avancé cet argument bidon des pubs qu’ils engrangeraient eux juste avant  20 heures et le lancement du prime pour justement ne pas les virer ?

De surcroît 100 millions d'euros cela représente également les 2/3 des 160 millions d'économies demandés par l'État à France Télés qui entend virer 2000 personnes.

De toute façon la question n’est pas là…elle n’a jamais été là.

L’ex-Orange dont l’entourage a accéléré le lobbying ces derniers jours pour éviter qu’elle ne libère l’entreprise, a menti en mettant en avant cette supposée relation de cause à effet.

Tout contrat au-delà de 2 millions d’euros doit faire l’objet de procédures strictes et de contrôle appropriés. Cela n’a donc pas été le cas !

Mediapart indique que les membres du conseil d’administration de France Télévisions n’auraient ainsi pas eu accès à l’accord-cadre en question et n’auraient pas été au courant de certaines conditions du contrat signé avec Air Productions.

Quant au contrôle d’Etat émanation de Bercy à France Télévisions, Ernotte pour ce contrat pluriannuel avec Nagui de 100 millions d’euros  - type de contrat banni de la télé publique depuis l’affaire des « voleurs de patates » sous Elkabbach - elle lui a demandé son avis ?

Devinez….


lundi 20 juillet 2020

Ernotte se moque bien du CSA…Flopée de désignations avec effet au 24 août (*), le lendemain de son départ !

Ernotte se moque bien du CSA…Flopée de désignations avec effet au 24 août (*), le lendemain de son départ !

« Elle a évidemment eu des assurances…» confiait à qui voulait l’entendre, ce lundi matin, un de ceux qui savent et vous assurent qu’ils sont dans la confidence.

« Le CSA l’a d’ailleurs plébiscité en lui donnant quitus pour bonne gestion sur les cinq ans passés » ajoute-t-il  [En vendant, il est bon de le rappeler, une très grosse partie des actifs du groupe et ce alors que l'entreprise France Télévisions SA, restait dans le rouge, ndlr] enchérissant « les jeux sont faits » prenant en exemple sa communication du jour. 

« La date du 24 août à laquelle elle fait toute ces nominations n’est pas due au hasard… – le lendemain de la fin du mandat à FTV – c’est bien la preuve que les garanties, elle les a ! » assène-t-il pour finir sa démonstration.

C’est effectivement la date que rappelait Roch-Olivier Maistre le président du CSA ce matin dès 9h00, avant d’auditionner Sandrine Roustan la première des huit candidats à la présidence de FTV… c’est le 22 aout prochain que s’achèvera la mandat en cours et le lendemain que débutera pour une même période cinq ans, la nouvelle présidence.

C’est avant le 24 août prochain – la période de tuilage fixée à 4 mois dans la loi étant ramenée, de fait, à 1 mois seulement suite à la crise sanitaire -  que le CSA désignera  la nouvelle tête devant porter le projet ambitieux et novateur « big bang » avait été la formule  retenue par l’actionnaire pour sa réforme interrompue – pour les cinq ans voire la décennie à venir et qui devra hisser la télévision publique française au plus haut dans un environnement européen et international, à l’heure de la multivision et/ou du média global.

Les britanniques diraient « global média » [adjectif placé avant] pour qualifier leur groupe de télé public « British Broadcasting Corporation, un britannique » produisant et diffusant ses programmes radio-télévisés sur tous supports et partout dans la monde. 

« L’arrivée quasi-simultanée du multimédia et des moyens de communication nouveaux, numériques, mobiles, depuis la fin des années 1990 a fait entrevoir ce qu’on a appelé la "convergence" entre les supports ou les terminaux : ordinateurs, télévisions, radios, téléphones mobiles et presse écrite » décryptaient en chœur le philosophe et académicien Michel Serres et Michel Polacco sur Radio France au cours de l’émission « Le sens de l'info : le média global  » qu’ils coanimaient.

Si toutes ces nominations au 24 août t sont en filigrane, la preuve que tout est joué, que dire de plus !?

(*)

dimanche 19 juillet 2020

Sandrine Roustan ouvre les deux jours d’auditions au CSA pour la présidence de France Télévisions.

Sandrine Roustan ouvre les deux jours d’auditions au CSA pour la présidence de France Télévisions.

Sandrine Roustan est la première des huit postulants à passer le grand oral. Elle sera entendue publiquement par six des sept sages dès 9h00 ce lundi pour présenter son projet puis à huis-clos. Il en sera de même pour les sept suivants.

Le CSA auditionnera en effet sur deux jours les huit candidats pour la présidence de France Télévisions dont il a publié la liste le 15 juillet et fera part de son choix au plus tard vendredi 24 juillet.

Voilà comment "média-club" présentait en janvier dernier cette professionnelle du secteur - ex-patronne de France 4 de surcroît - que nombre des salariés de France Télés connaissent bien. 

Extrait :

« L’année 2020 s’ouvre avec une remarquable distinction pour Sandrine Roustan, professionnelle de l’audiovisuel passionnée depuis son plus jeune âge, elle s’est vu décerner le titre de « Chevalier de la Légion d’Honneur » par décret présidentiel du 1er Janvier 2020, sur le contingent du Ministère de la Culture, et son Ministre Monsieur Franck Riester. Retour sur ce parcours entre France et Chine où la force de sa vocation se ressent à chaque étape.

Titulaire d’un DESS de droit et administration de la communication audiovisuelle-Panthéon Sorbonne en 1991 et diplômée de l’ESSEC IMD en management des Médias. Sandrine Roustan a débuté sa carrière en 1992 en proposant l’émission « Télés dimanche » à Alain DeGreef directeur des programmes de Canal Plus, produite et animée par Michel Denizot.

Forte d’une solide expérience dans la production (Endemol France, Capital Productions, Media France productions…), elle travaille en tant que Directrice Adjointe des magazines du groupe M6 avant d’être nommée en 2012 Directrice Générale des Programmes de France 4. Au cours de ses vingt années de carrière dans l’audiovisuel, elle a toujours su allier sa dextérité à sa créativité pour proposer des contenus à succès tout en s’ouvrant au monde…

En 2015, elle quitte la France pour Shanghai avec en poche les droits exclusifs du Format « Un Gars une Fille » pour la Chine avant d’intégrer en 2017 le groupe Shanghai Media Groupe (SMG*), 2ème groupe de Médias du pays après CCTV, en tant que Directrice du Développement International des Formats TV&OTT.

Ses premiers travaux ont consisté à créer une plateforme de distribution internationale de promotion des Formats TV&OTT Chinois (iFormats.cn) pour mieux comprendre le paysage audiovisuel Chinois et donc pour mieux leur proposer des projets adéquats. Elle donne des conférences sur le paysage audiovisuel et digital Chinois aux étrangers (MipTV, Mip Com, ATF, EBU, Kiev Media Week…). Elle conseille le groupe sur les tendances internationales pour les acquisitions et met la France en avant à chaque fois que cela est possible. Pour exemple, un accord de de production vient d’être signé entre SMG et l’agence « Cent degrés » pour créer une série de magazines TV dont le thème est Paris et son Lifestyle ; diffusion prévue pour la fin d’année 2020.

Depuis 2017, elle occupe le poste de responsable du développement des formats à l’international pour le deuxième plus gros groupe médiatique chinois, Shanghai Media. Ce positionnement lui offre une vue d’ensemble sur les programmes audiovisuels chinois et asiatiques, une place stratégique importante et très intéressante pour mieux comprendre l’essence de la culture télévisuelle en Chine.

Sandrine Roustan évoque souvent son envie de représenter les valeurs de la France à l’international à travers des projets audiovisuels, un désir mené à bien depuis Shanghai. Afin de récompenser ce parcours audiovisuel en France et à l’étranger, elle a été nommée le 31 décembre 2019 au grade de Chevalier de la plus haute distinction honorifique de France : La Légion d’Honneur. »  

 




Le sarkosyste luxembourgeois vs le social-démocrate patron de la RTBF.

Le sarkosyste luxembourgeois vs le social-démocrate patron de la RTBF.

Le premier Baldelli, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy ce dont il se prévaut à tout bout de champ, candidat à la présidence de la télévision publique française conclut son projet adressé aux membres de CSA en vantant le positionnement et les mérites de la Radio Télédiffusion luxembourgeoise !

« En travaillant pour RTL Group, premier groupe de médias européen, j’ai été directement au cœur d’une stratégie européenne mêlant télévisions et radios, linéaire et délinéarisé… » (sic) écrit l’ex-lieutenant de Marc Tessier qui décidément n’en loupe pas une.

Il faut quand même le faire, après la violente diatribe contre le CSA à laquelle s’est livré l’intéressé dans une interview à Télé Obs « La procédure de nomination proposée par le CSA n’est absolument pas adaptée à des dirigeants souhaitant passer du privé au public » (dixit) aller affirmer aux membres du CSA ainsi remis en cause et qui doivent vous auditionner pour devenir patron de la télé publique française  que «Télé luxembourgeoise RTL Group est le premier groupe de médias européen »...groupe de télévision privé donc payant soit dit en passant!

De son côté, l’actuel patron de la télé belge Jean-Paul Philippot candidat également à la présidence de la télé publique française qui concédait lors d’une longue interview "J'assume des valeurs qui sont socialistes ou plutôt sociales démocrates à titre personnel mais dans ma fonction, il est hors de question que je puisse adopter des positions partisanes" explique à son personnel dans un mail qu’il leur adressé le 15 juillet où il vante lui la télé belge, pourquoi il candidate en France et comment, si ça ne fonctionne pas, il conservera son poste en Belgique. (*)

(*) Mail adressé par Jean-Paul Philippot le patron de la RTBF à son personnel.

De : Jean-Paul PHILIPPOT <jpph@rtbf.be>

Envoyé : Wednesday, July 15, 2020 2:37:08 PM

À : GR_communication_rtbf <communication_rtbf@rtbf.be>

Objet : Message à l'attention de toutes et tous concernant France Télévisions

Chers vous toutes et tous,

Je souhaite vous informer que j’ai déposé un dossier de candidature à la présidence de France Télévisions et que j’ai été sélectionné pour participer à l’étape suivante. J’espère que mon message vous parviendra avant l’annonce officielle qui risque, j’en ai bien conscience, d’être commentée de toute part.

Cette annonce peut vous surprendre et vous interpeller alors que j’ai récemment été reconduit à la tête de la RTBF.

Par respect pour chacune et chacun d’entre vous, je souhaite partager en toute transparence avec vous la raison qui a motivé ce choix et qui n’est aucunement un aveu de désengagement et de désintérêt pour la RTBF.

C’est un choix que j’ai pris à titre personnel. A mes yeux, il est des défis qu’il faut oser prendre - même sans l’assurance d’être choisi- pour éviter que les regrets ne nous hantent tout le reste de notre vie.

En écrivant mon dossier de candidature, j’ai une fois encore pris la pleine mesure de ce que ces dix-huit années passées au sein de notre entreprise m’ont appris et apporté. Et aussi de ce que je pense lui avoir, humblement, apporté en retour.

La RTBF d’aujourd’hui, celle qu’elle est en train de devenir est le résultat d’un travail de longue haleine que nous avons accompli ensemble.  La mise en place de notre modèle d’organisation résolument tourné vers les publics, porté par un ancrage local fort, créateur de valeur culturelle , sociale et économique mais également de solidarité, est observé comme une source d’inspiration par nos nombreux confrères et consœurs en Europe.

Même si nous sommes conscient.e.s de devoir nous inscrire dans une démarche d’amélioration continue pour rester pertinent.e.s, nous pouvons être fier.ère.s de notre audace et de notre modernité. De jour en jour, notre engagement collectif nous permet de simplifier encore les processus, de renforcer la transversalité et de faire évoluer nos façons de penser et d’agir afin de devenir une entreprise plus agile, collaborative et apprenante.

Ma décision de tenter l’aventure France Télévisions n’est pas l’expression d’un ras-le-bol ou d’un ressentiment quelconque. C’est le choix d’un homme, partagé entre son fidèle attachement pour une entreprise qu’il aime et l’impérieuse nécessité de pouvoir relever un nouveau défi au lendemain de son 60eme anniversaire.

Ce 15 juillet, j’ai appris que mon dossier a été retenu et que je serai auditionné le 20 juillet prochain devant le CSA français. La décision finale quant au candidat retenu tombera le 24 juillet.

Personne ne peut évidemment prédire l’issue du processus en cours que j’envisage avec sérénité. Relever ce défi correspond à ma conviction profonde de l’importance de défendre et de promouvoir un média de service public robuste et en phase avec la société d’aujourd’hui. C’est cet engagement qui a toujours primé et qui continuera de m’animer en toutes circonstances. 

Jean-Paul Philippot


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