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mardi 27 octobre 2020

L’arnaque Salto…Vous payez tous les mois pour être triés et démarchés !

L’arnaque Salto…Vous payez tous les mois pour être triés et démarchés !

Les quelques abonés qui devront débourser de 7 à 13 euros par mois pour revoir des programmes auxquels ils ont accès gratuitement sur les sites de Replay des chaînes, vont avec leur  consentement, c’est à dire en acceptant les cookies qui sont utilisés sur cette plateforme par Salto et ses partenaires, pouvoir être utilisés aux fins de réaliser des statistiques de visites et pour leur proposer des publicités, des services et offres adaptés à leurs centres d'intérêts !

C’est « L’édition multimédi@ » dans son numéro 414 qui met aujourd’hui les pieds dans le plat. (* ci-après)

Le titre « La plateforme Salto est payante et... avec publicités » est assez clair pour ne pas commencer plus avant l’excellent article qui montre comment entend fonctionner la plateforme dont la durée de vie devrait être très courte vu le piteux démarrage.   

(*)

« La plateforme Salto est payante et... avec publicités »

En fait.  Le 20 octobre, le groupe public France Télévisions et ses concurrents du privé TF1 et M6 ont enfin lancé leur plateforme commune de TV et de SVODpour jouer la carte de « l'exception culturelle française » face aux Netflix, Amazon Video et autres Disney+. Salto est payant mais la publicité n'est pas bien loin. En clair. Pour les abonnés de Salto, il leur en coûtera 6,99 euros par mois pour un seul écran, 9,99 pour deux écrans, ou 12,99 pour quatre écrans. Mais à ce prix-là, y aura-t-il de la publicité sur cette plateforme « publique-privée » de télévision [live ou reptay) et de vidéo à la demande (par abonnement donc) ? « Oui et non », diraient les adeptes du « en même temps». La plateforme que dirige Thomas Follin - transfuge du groupe M6 - assure qu'« il n'y a pas de publicité sur le catalogue Salto, qu'il s'agisse de films et séries en VOD, d'avant-premières, des nouvelles saisons mises à disposition en intégralité ou en US+24 ».

Mais, car il y en a un, « en revanche Salto distribue des chaînes et des programmes télé qui seront diffusées avec leur publicité » (1 ). Autrement dit, sur le bouquet dune vingtaine de chaînes de télévision proposées par Salto - dont celles déjà accessibles par ailleurs gratuitement sur la TNT (TF1, France 2, France 3, France 4, M6, W9, 6ter, TMC, TFX, LCI ou encore Franceinfo (2) -, les abonnés payants de Salto auront droit à la publicité de ces chaînes-là. Sans parler du fait que les chaînes du groupe public France Télévisions sont, elles, déjà payées par la redevance audiovisuelle - 138 euros en 2020 - dont tout abonné « Salto » est censé déjà s'acquitter. Ils se retrouvent donc à payer deux fois certains contenus de Salto (3). Des chaînes thématiques s'ajoutent au bouquet : TV Breizh, Téva, Paris Première, Ushuaia TV ou encore Histoire TV.

Concernant cette fois la partie SVOD de Salto, avec son « cata logue en illimité (...) de plus de 10000 heures [15.000 à terme, ndlr] de séries, films, documentaires et programmes jeunesse », n'y aura-t-il vraiment pas de publicités comme sur Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ ou encore AppleTv+ ?

Si l'on en croit Salto, il n'y en aura pas. Mais si l'on se réfère à son site web, à propos de la dépose de cookies sur le terminal (ou les terminaux) des abonnés, le propos est alors ambigu : « Avec votre consentement, les cookies sont utilisés sur cette plateforme par Salto et ses partenaires aux fins de réaliser des statistiques de visites et vous proposer des publicités, services et offres adaptés à vos centres d'intérêts »

Thomas Follin contacté par Edition Multiméditdi@, a beau faire dire à une porte-parole que « Pour l'instant, il n'y a pas de projet en ce sens », personne n’est dupe !



Le recrutement de Jacques Denoyelle (SECAFI) par l'ex-Orange comme directeur du dialogue social à France Télés, n'en finit pas de susciter colère et indignation.

Le recrutement de Jacques Denoyelle (SECAFI) par l'ex-Orange comme directeur du dialogue social à France Télés, n'en finit pas de susciter colère et indignation.

Le recrutement par Ernotte de Jacques Denoyelle directeur associé chez SECAFI - cabinet très proche de la cgt que cette dernière met à toutes les sauces à France Télés  - qu'avait annoncé en exclusivité le blog CGC Média dès le  12 octobre dernier, n’en finit pas de susciter colère et indignation.

Après la déclaration liminaire de FO au  du CSE du 20 octobre dernier et le tract mi chèvre mi chou de la CFDT qu'avait publié le blog CGC Média, c'est à présent au tour du SNPCA-CGC et de l'UNSA  de publier un communiqué commun "Nomination au dialogue social : le royaume de l’entre-nous." 

Cette publication que vous propose de découvrir le blog CGC Média (ci-après) fait référence à la notion de suspicion légitime en matière de conflit d'intérêts évident dans cette affaire pour le moins fumeuse !

"Faut-il rappeler que cette nomination intervient alors que nous tous [salariés de France Télés, ndlr] avons dû signer un document bidon, nous engageant à certifier que nous ne sommes pas soumis à des conflits d’intérêts dans notre travail ?" lancent en chœur les deux syndicats.

Voici le texte:

Nomination au dialogue social : le royaume de l’entre- nous.

C’est une annonce qui, en d’autres temps, aurait provoqué une levée de boucliers. Il faut croire que l’indignation devient sélective. La nomination, à compter du 2 novembre, comme Directeur du Dialogue Social de France TV, d’un ex-consultant du cabinet SECAFI, le cabinet conseil attitré de la CGT, qui plus est conseiller personnel du syndicat sur de nombreux dossiers importants à France TV ces dernières années, est de nature à créer ce qu’on appelle une suspicion légitime.

Il ne s’agit pas ici d’attaquer l’homme, au demeurant respectable, mais une pratique qui nous demande d’ignorer le lundi, qui faisait quoi et pour qui vendredi dernier… La suspicion légitime, n’est pas un concept fumeux. Elle permet de récuser des juges par exemple. C’est le fait que des liens antérieurs avérés, amicaux, familiaux, hiérarchiques ou économiques puissent altérer le jugement de la personne en charge d’une fonction. En clair cela pointe le risque que cette personne soit contrainte d’arbitrer elle-même ses propres conflits d’intérêts. C’est par exemple le problème que posent les pantouflages dans la haute fonction publique. Un jour à Bercy, le lendemain chez Suez ou Veolia, ou autre… Ce que l’état tente bien maladroitement d’encadrer.

Notre nouveau Directeur du Dialogue Social se retrouve donc dans la position d’attribuer des marchés le lundi à des sociétés qui étaient, le vendredi, concurrente du Groupe Alpha – dont Sécafi est une filiale – et par ailleurs d’arbitrer ce même lundi, des demandes divergentes entre syndicats, parfois alliés mais parfois concurrents, à celui qui lui commandait des missions de conseil le vendredi précédent. Voici donc inventée une nouvelle position, celle où l’on se trouve entre le marteau, l’enclume et la clé à molette, mais dans un fauteuil d’orchestre.

Faut-il rappeler que ceci intervient alors que nous avons tous dû signer un document bidon, nous engageant à certifier que nous ne sommes pas soumis à des conflits d’intérêts dans notre travail ?

Il est donc utile ici de rappeler qui est le groupe Alpha dont dépend Sécafi et notre nouveau DDS, jusqu’à vendredi. Alpha, présidé par Pierre Ferracci, c’est une marque qui abrite plusieurs filiales qui n’hésitent pas à intervenir dans des domaines contradictoires. Par exemple pendant que Sécafi conseille la CGT partout en France, Sémaphores (ex Sodie) accompagne les patrons et pôle emploi (l’état) dans leurs plans sociaux, PDV et autres RCC. Ainsi Sécafi peut négocier jusqu’au vendredi et Sémaphores commencer à « accompagner » le lundi. Le week-end Alpha et Pierre Ferracci dorment sur leurs deux oreilles et un matelas douillet dans sa maison de Corse construite illégalement (condamnation récente).

Hasard des réseaux, il se trouve que Pierre Ferracci, en expert des relations sociales, a toujours entretenu d’excellentes relations avec Raymond Soubie, l’ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Hasard de la vie, sa belle-fille était en 2017, cheffe de cabinet d’Emmanuel Macron, le candidat.

Avec autant de hasards, la nomination du nouveau Directeur du Dialogue Social de France TV n’est donc qu’une péripétie, une pure coïncidence dans ce beau royaume de l’Entre-Nous. Qui aura totalement échappé à la Présidente de France TV. Mais pas à tout le monde…



lundi 26 octobre 2020

L’Inspection Générale des Finances va-t-elle finalement se lancer sur les contrats exorbitants signés par Ernotte à France Télés ?

L’Inspection Générale des Finances va-t-elle finalement se lancer sur les contrats exorbitants signés par Ernotte à France Télés ?

Selon nos informations, l’Inspection Générale des Finances qui s’était penché voilà cinq ans sur les dépenses à Radio France, du temps où Mathieu Gallet y sévissait encore, devrait s’intéresser de très près au montant des contrats astronomiques signés par Ernotte avec une poignée de producteurs privés (toujours les mêmes) intervenant pour certains en situation de quasi-monopole.

L’enquête "diligentée par les ministères de la Culture et des Finances"  avait à l’époque pour objet de "vérifier les dépenses de la présidence, de la direction générale et du comité directeur de Radio France après la révélation de travaux dans le bureau du président du groupe, Mathieu Gallet, pour quelques 100 000 euros".

Il ne s’agit pas ici simplement de 100 000 euros – c’est peu dire – mais de plusieurs centaines de millions d’euros répartis sur une poignée de contractants, à commencer par le contrat de 100 millions d’euros d’argent public signé avec Nagui révélé au mépris des procédures de contrôle en vigueur comme l’avait évoqué un long article dans Capital mais aussi l’enquête étayée d’une dizaine de pages publié en juillet dernier  par Médiapart.

Enquête qui a débouché sur le dépôt d’une plainte pénale malgré les assurances données par Roch-Olivier Maistre à plusieurs candidats ayant pris part à la mise en scène de juillet dernier, qui les tenait lui-même d’Ernotte sur le fait que tout aurait été fait dans les règles !

Rappelons que pour tenter de justifier les 100 millions de contrats que l'ex-Orange a signé avec Nagui et Air Productionsla société qu’il a fondé et qu’il préside, détenue par Banijay dont l’animateur est actionnaire à hauteur de 5,3% et d’où vient Takis Candilis le numérobis ernottien qui en était le patron qu’en 2017, elle avait indiqué suite à l'enquête de Médiapart “Nagui rapporte plus d’argent qu’il n’en coûte”.



Ce n’est donc pas uniquement le contrat hors norme signé par Ernotte avec Nagui et cette filiale de Banijay donc Stéphane Courbit que devrait éplucher l’IGF mais également sur une quinzaine de contrats au moins, signés directement ou avec des filiales de Banijay, Endemol Shine, Mediawan (*), Troisième Œil production, etc…la plupart se rachetant entre elles ou entrant les unes au capital de l’autre !

(*) Mediawan, est une structure d'investissement dans les médias, conçue par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton.  Elle a racheté en 2018 le producteur de la série «Dix pour cent».

Certains font tout pour que l'Inspection générale des finances considérée comme l'un des services-clés de Bercy, "exerçant une mission générale de contrôle, d'audit, d'étude, de conseil et d'évaluation en matière administrative, économique et financière" (selon sa propre définition), ne s’en mêle pas !

« Vous y croyez à une saisine de l’IGF avec dans ses rangs Emmanuel Macron qui y avait été nommé inspecteur des Finances ? », raille ce fin connaisseur des petits arrangements entre amis ! Allons donc, l’IGF enquêterait sur 100 000 euros de deniers publics de restauration d’un bureau mais pas sur plusieurs centaines de millions d’euros de l’argent des contribuables français distribués à une poignée de producteurs ?!

Il faut y croire évidemment…De toute façon l’instruction judiciaire qui sera inévitablement menée dans le cadre de la plainte pénale, devrait déjà être un bon bout avec lequel commencer pour démêler l’écheveau...Il aura déjà un formidable article à lire sur la situation à France Télés : https://www.acrimed.org/C-a-vous-cuisine-entre-amis-sur-le-service-public

dimanche 25 octobre 2020

Cuisine entre amis sur France Télés avec un coup de pub clandestine pour la société Mediawan dans la saison 4 de « Dix pour cent » !

Cuisine entre amis sur France Télés avec un coup de pub clandestine pour la société Mediawan dans la saison 4 de « Dix pour cent » !

"La saison 3 de « Dix pour cent »   était plutôt décevante donnant la sensation que sa créatrice Fanny Herrero  avait fait le tour de son sujet et arrivait à court d'idées pour continuer à raconter le destin des agents d'ASK." écrivait écranlarge le 21 octobre dernier.

"La saison 4 étant annoncée comme la dernière, ce renouveau sera-t-il l'occasion d'apporter un nouveau souffle à la série française" ajoutait le site internet, faisant un premier point "Après deux épisodes et avant de faire un bilan final dans quelques semaines".

L’ensemble des critiques du Net reflète visiblement une certaine déception des internautes bien que la série soit arrivée en tête des audiences, mercredi 21 octobre avec 17,3%.

En tous cas si bon nombre de téléspectateurs se disent déçus, ce ne doit pas être le cas de Médiawan qui a réussi à faire son autopromotion à l’antenne !

En effet, lors de la diffusion du 2ème épisode de la saison 4 de « Dix pour Cent » sur France 2, les téléspectateurs ont pu voir à l’image le nom de la société Mediawan. 

Une belle façon de se faire de la pub gratis dans une invraisemblable opération de placement de produit !

 

Mediawan, est une structure d'investissement dans les médias, conçue par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton.  Elle a racheté en 2018 le producteur de la série «Dix pour cent».

Dominique Besnehard, l'agent de stars, producteur télé et cinéma et vieux complice de Pierre-Antoine Capton, participe donc à la création de ce nouvel ensemble. Sa société Mon Voisin Production rejoint Mediawan avec, dans sa besace, la série à succès «Dix pour cent» pour France Télévisions.

"Dominique Besnehard qui a écrit une série, « Dix pour Cent », dont la saison 4 diffusée en ce moment sur France 2" indiquait Laurent Delahousse dans son mag d'après JT "20h30 le samedi" qu'il présentait ce samedi 24 octobre.

Dans la rubrique intitulée"« Dix pour Cent », stars en série",  Laurent Delahousse posait la question dans un sujet qui  pendant plus de 7 minutes a fait la pub à l'intéressé comme à la série: "Dans la vie réelle, les acteurs ont-ils des points communs avec les rôles qu’ils incarnent ? Les mieux placés pour en parler, ce sont les agents de stars, ceux qui s’occupent de leur carrière".




La société Mediawan est aussi propriétaire de « 3ème Œil Production » qui produit également « C à vous » sur France 5 et la nouvelle émission de France 2 « 6 à la maison » (présenté par Anne Elisabeth Lemoine et Patrick Cohen) diffusée mercredi soir après « Dix pour cent ».

Ironie de la programmation, les deux compères de « 6 à la maison » se sont retrouvés en frontal avec la rediffusion de « C à vous » sur France 5.

Mediawan squatte donc les antennes de France Télévisions. Invraisemblable…certains parlent d’un véritable scandale!

« Autant laisser les clés de France Télévisions à Pierre-Antoine Capton » lâchait ce producteur exaspéré de constater jour après jour où « la télé publique qu’Emmanuel Macron voulait porter si haut (le big bang) est finalement tombé si bas » qui conclut « On ne peut pas dire que la déontologie étouffe tout ce beau monde… »

C’est nouveau tout ça ? Non, ça continue mais là certains ont décidé de passer la vitesse supérieure !

A lire aussi : https://www.acrimed.org/C-a-vous-cuisine-entre-amis-sur-le-service-public

samedi 24 octobre 2020

Les Français, la crise passée, n’oublieront évidemment pas la façon dont la télé publique se sera comporté !

Les Français, la crise passée, n’oublieront évidemment pas la façon dont la télé publique se sera comporté !   

Il est probablement très inhabituel pour un magazine télé comme Télérama de publier une enquête sur la façon dont son traités l’hôpital et ses soignants face à l’épidémie de Coronavirus.

Dans un article signé Samuel Gontier au titre particulièrement cinglant « Crise sanitaire : France 2 au service de la communication du gouvernement », le titre de presse n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Il souligne l’attitude de France 2 principalement qui préfère mettre en avant les actions du Gouvernement et annoncer de soi-disant bonnes nouvelles plutôt que de parler du malaise du corps médical.

Il est certain, redisons-le, que les Français une fois la crise passée, n’oublieront évidemment pas la façon dont la télé publique aura traité les soignants !  

Le blog CGC Média vous propos de de découvrir l’article coup de poing consultable depuis le 23 octobre sur le site du magazine.

« Le 15 octobre dernier, France 2 privait de parole les soignants qui manifestaient pour la défense de l’hôpital. Le 20 heures préférait souligner le parfait état de préparation face à la deuxième vague de Covid. Cinq jours plus tard, la télévision d’État – pardon, la télévision publique – claironnait une autre excellente nouvelle: les hôpitaux sont submergés de nouveaux personnels. « La réponse de Jean Castex aux soignants épuisés en colère et surtout en grève », annonce Anne-Sophie Lapix au soir de la manifestation des soignants, le 15 octobre.

Plutôt que de donner la parole aux professionnels de santé mobilisés, le 20 heures de France 2 choisit de vanter l’action du gouvernement. « L’augmentation de près de 100 euros prévue en mars sera avancée. Il développe aussi une prime pour ceux qui renoncent à leurs vacances. » Et une assurance obsèques pour ceux qui se tuent à la tâche. Le titre « Deuxième vague : l’angoisse des soignants » participe à dépolitiser les enjeux pour mieux les psychologiser.

- « Le gouvernement a fait un geste aujourd’hui en direction des soignants, reprend Anne-Sophie Lapix après vingt minutes dédiées à l’annonce du couvre-feu. L’augmentation de 93 euros qu’ils auraient dû toucher en mars leur sera versée avant la fin de l’année. » C’est de la générosité anticipée. « Ceux qui renonceront aux vacances de la Toussaint toucheront par ailleurs une prime de 110 à 120 euros bruts par jour. » Une somme suffisante pour assurer leur repos. « Il faut dire que les soignants, épuisés, démotivés, étaient en grève aujourd’hui pour exiger du renfort dans les hôpitaux. » Il faut le dire, mais très vite, en l’illustrant par sept secondes d’images muettes de la manifestation, ou plutôt de quelques groupes esseulés qui dénient la possibilité d’un cortège conséquent.

Anne-Sophie Lapix poursuit : « Nous sommes retournés à l’hôpital de Tourcoing dont le personnel n’a pas eu le temps d’oublier la violence de la première vague. » Plutôt que d’écouter les griefs et les revendications des soignants, France 2 préfère réaliser un reportage compassionnel. « Pour les soignants du centre hospitalier de Tourcoing, au service de réanimation, c’est déjà l’acte 2 », rapporte une reporter. « Pour nous, ça fait déjà quelques semaines que la deuxième vague est déjà là », confie un infirmier. « Comment vous le vivez ? » « Avec lassitude et un peu de désespoir. » Mais sans aucune revendication.

- « Aujourd’hui, dans le Nord, les cas repartent à la hausse, reprend la journaliste. Mais l’hôpital s’est réorganisé. » Ouf, tout va bien, notre gouvernement est extrêmement prévoyant. « Les soignants ont changé de méthode, ils facilitent maintenant la respiration des patients grâce à ces masques à oxygène. Des traitements qui permettent d’éviter parfois l’aggravation des cas. » « On connaît mieux la maladie, explique une médecin, on met en place les traitements plus tôt. » Preuve que l’hôpital n’a pas besoin de moyens supplémentaires.

« Autre changement depuis notre premier passage, les familles ont maintenant l’autorisation de rendre visite à leurs proches. » Les bonnes nouvelles s’accumulent. « Un soulagement pour cette femme dont le père est sous respirateur artificiel. » L’hôpital est devenu un petit paradis. « Six patients sont actuellement en réanimation, surveillés vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des soignants tenaces. » Et dociles, semble-t-il. « Mais les décès de la première vague ont laissé des traces. » « Mettre un patient dans une bâche et fermer la fermeture éclair, s’émeut une aide-soignante, ça reste dans la tête. » Mais ça n’arrivera plus puisque désormais l’hôpital est parfaitement organisé.

- « La situation ne risque pas de s’améliorer, prévient toutefois la reporter. Aux avant-postes de l’hôpital, le service des urgences est au bord de la saturation. » Ce service doit être mal organisé. « Avec l’hiver, tous redoutent l’accumulation des patients affectés par le virus et ceux touchés par d’autres maladies. » Voilà donc le coupable d’une éventuelle saturation des hôpitaux : l’hiver.

Ce soir-là, le 20 heures de TF1 choisit le même angle que France 2 en insistant sur les largesses du gouvernement. La chaîne privée accorde toutefois la parole à des manifestants : une infirmière selon laquelle « les augmentations ne représentent qu’un léger rattrapage pour des salaires bloqués pendant une dizaine d’années » à cause du gel du point d’indice dans la fonction publique. Un autre infirmier, membre du collectif Inter-Urgences, précise qu’« à part nous proposer de l’argent, ils n’ont pas compris nos réelles demandes. Ce qu’on demande, c’est un travail de fond sur l’hôpital pour lui redonner de l’attractivité, c’est améliorer les conditions de travail et les conditions d’accueil des patients ». Un médecin urgentiste renchérit : « On attend des moyens pas seulement financiers mais des moyens humains parce qu’on a des lits pour lesquels on n’a pas le personnel suffisant. Donc c’est très frustrant. »

- Plus complet encore, un reportage vidéo réalisé par Aurélie Ladet pour Le Parisien – je découvre stupéfait que le journal de Bernard Arnault est devenu une officine au service des syndicats anarcho-extrémistes. « On est usé, épuisé, témoigne une infirmière, on vient de passer des mois difficiles et on nous demande encore de faire des efforts, tout ça pour une augmentation de 183 euros, c’est très loin de ce qu’on demande. » Elle n’a qu’à sacrifier ses vacances de la Toussaint, cela lui fera quelques centaines d’euros supplémentaires. « L’hôpital est à bout, déclare un médecin. Pour affronter la deuxième crise, nous avons moins de lits et de personnel que pour la première. On est le seul pays du monde où, en pleine pandémie, on continue à fermer des lits. » Par exemple, plus de cent lits ont été supprimés depuis le printemps au CHU de Nantes, rapporte Mediapart (connu depuis longtemps pour être une officine islamo-gauchiste). « Donc les soignants sont dégoûtés. Il y a une vague de départs, il y avait 7 500 postes infirmiers vacants en juin, nous en sommes à plus de 34 000 aujourd’hui. » Pas grave : selon France 2, ils sont beaucoup mieux organisés.

- « Dans les hôpitaux, il y a une fuite des salariés, confirme un aide-soignant. Et c’est très grave, faire fuir les personnels, c’est criminel pour l’hôpital public. » « On risque d’imploser, craint un autre. Beaucoup de soignants nous font part de leur malaise, de leur burn-out. Ils n’ont plus du tout envie de s’investir parce qu’ils ne se sont pas sentis écoutés. » Par le 20 heures de France 2, c’est certain. « Vous avez 10 % des infirmières qui sont en maladie, en dépression, en épuisement professionnel, en stress post-traumatique, précise le médecin. Pour le gouvernement, c’est des chiffres mais pour nous, c’est des noms, c’est des visages, des histoires de vie. » Ce praticien n’a visiblement pas visité l’hôpital de Tourcoing, où les personnels sont plus motivés que jamais.

La veille de la manif, le site 20 Minutes fait aussi preuve d’une douteuse complaisance pour les séditieux hospitaliers. « Les mesures du Ségur sont dérisoires, déplore Arnaud Chiche, médecin réanimateur et fondateur du collectif Santé en danger. On est face à un exécutif qui n’entend pas la souffrance des soignants. Si on veut faire croire que le Ségur de la santé est un choc d’attractivité pour l’hôpital, c’est faux. Cent quatre-vingt-trois euros de revalorisation salariale, ce n’est pas assez, il faut 300 euros de plus pour les soignants et personnels paramédicaux afin d’aligner les salaires sur la moyenne européenne. » Raisonnement absurde : il suffit d’aligner les salaires sur la moyenne africaine pour recruter des soignants venus de ce continent.

« Il faut des embauches massives, poursuit Arnaud Chiche. Personne ne voudra faire carrière dans la santé avec ces salaires et ces conditions de travail là. » Mais si, à Tourcoing, tous les soignants sont enchantés par leur plan de carrière. « En France, il y a en moyenne une infirmière pour une douzaine de malades dans un service de médecine générale, soit deux fois moins que dans certains pays au niveau de vie similaire. » Mais elles sont deux fois mieux organisées. « En dix ans, 60 000 lits d’hôpitaux ont été fermés, il faut en rouvrir 20 000, et créer 15 000 lits de réanimation supplémentaires. » Ça va pas la tête ? Et pourquoi pas embaucher des enseignants, tant qu’on y est ?

- Arnaud Chiche alerte : « Les hôpitaux ne sont pas prêts à faire face à un afflux massif de patients Covid. » Bien sûr que si, puisque désormais les soignants connaissent beaucoup mieux la maladie. « On est à un niveau de sous-effectif tel que l’on demande à des soignants testés positifs au coronavirus, mais asymptomatiques, de venir travailler quand même. » Une nouvelle preuve de l’engagement enthousiaste des personnels de l’hôpital.

- Dans Libération, quotidien d’ultra-gauche, Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes et délégué CGT, le syndicat islamo-collabo, relève que « l’an dernier, il y avait 100 000 demandes d’inscriptions dans des écoles d’infirmière pour 30 000 places. Donc il n’y a pas de crise de vocation mais un refus des conditions de travail dégradées ». Et de préciser : « Il y a 150 000 infirmières qui n’utilisent plus leur diplôme. » Des traîtres, des lâches.

Cinq jours plus tard, miracle ! Infirmant toutes les jérémiades des manifestants du jeudi précédent, le 20 heures de France 2 révèle que le manque de personnel et la crise de recrutement sont définitivement réglés. Grâce à la l’admirable action de notre généreux gouvernement, évidemment. « Nous nous arrêtons sur la prime Ségur mise en place en septembre dernier, annonce Karine Baste-Régis, remplaçante d’Anne-Sophie Lapix. Augmentation des salaires pour le personnel hospitalier et un calendrier accéléré : la seconde augmentation de 93 euros prévue au mois de mars sera finalement versée avant la fin de l’année. Le gouvernement veut absolument remotiver les troupes. Et par endroits cela semble fonctionner. » Notre gouvernement a trouvé l’antidote à la crise de l’hôpital. « Illustration en Seine-et-Marne. » Ça change de Tourcoing.

- « Au service des ressources humaines de l’hôpital de Nemours, c’est du jamais vu, s’esbaudit une reporter. Jusqu’à cinq fois plus de candidatures par poste que les années précédentes. » Il va falloir faire appel à des cabinets de recrutement privés pour opérer le tri dans cette avalanche de candidatures. « Une abondance due en partie à la prime Ségur, 90 euros nets de plus par mois dès septembre. De quoi concurrencer un peu mieux le secteur privé. » Avec les 93 euros supplémentaires promis pas plus tard que pour bientôt, c’est le secteur privé qui va se retrouver en sous-effectif.

Une cadre du pôle médecine explique : « Un des points faibles de la fonction publique était les grilles salariales. » Mais ça, c’était avant. « Pour un jeune diplômé, quand on voit ce que peut proposer une structure privée par rapport à ce qu’on proposait sur un premier poste, il y avait un écart. Donc la revalorisation des salaires va être un argument pour nous. » Les hôpitaux auront le personnel suffisant pour rouvrir les lits qui leur font cruellement défaut.

« Pauline, 22 ans, fait partie de cette nouvelle vague d’embauches, reprend la journaliste en présentant une infirmière. À l’hôpital, le salaire de départ est de 1 600 euros bruts. Elle a toujours voulu être infirmière mais la revalorisation a été un argument de taille pour ses camarades de promotion. » « De ceux que je côtoie, confirme l’intéressée, on s’est tous tournés vers l’hôpital public. C’est toujours bon à prendre, ces 90 euros en plus. » C’est fou ce que la générosité du gouvernement a suscité comme vocations.

« De quoi remplir les postes vacants de l’hôpital », assure la reporter. Et ridiculiser les syndicalistes affabulateurs. « Une aubaine pour le directeur. » Selon lui, « au-delà de la hausse des candidatures, même des candidatures spontanées, quand on recherche des professionnels sur des métiers spécifiques, on a moins de difficulté qu’il y a quelques mois ». Cette deuxième vague du Covid, c’est certain, on ne va pas plus la sentir passer qu’une épidémie de gastro.

- La journaliste poursuit son « enquête » à l’école. « Dans les instituts de formation en soins infirmiers, même constat : les candidats sont de plus en plus nombreux. La crise sanitaire a visiblement suscité des vocations. » Ainsi que les fortunes promises par Olivier Véran. Quoique… « À les entendre, il faudrait revaloriser encore plus ces métiers. » Leur goût du lucre n’a pas de limite. Une élève (sans doute future adhérente d’un syndicat islamo-indigéniste) revendique : « Elles font un travail énorme, dur, et je pense que le salaire ne vaut pas le quart de ce qu’elles font. » L’infinie générosité du gouvernement ne viendra jamais à bout de l’incommensurable vénalité des soignants.

 - « À l’échelle nationale, conclut la journaliste, cent mille postes sont toujours vacants dans les établissements de santé, dont un tiers d’infirmiers. » 

Hein, quoi ? D’où sort ce sinistre statistique ? Que vient-elle faire dans ce sujet fabuleusement rassurant ? On vient de m’expliquer que les postes vacants suscitaient des quantités astronomiques de candidatures. Je ne comprends pas. Soit les responsables des recrutements sont vraiment trop exigeants, soit France 2 a réalisé un sujet outrageusement complaisant pour le gouvernement. Hypothèse à laquelle je ne peux me résoudre.

Le chaos est partout à France Télévisions : France Ô première victime de la casse organisée de la télé publique !

Le chaos est partout à France Télévisions : France Ô première victime de la casse organisée de la télé publique !

Le chaos est partout à France Télévisions – c’est peu dire – et l’une des premières victimes de cette descente aux enfers au quotidien tous secteurs confondus, c’est France Ô.

Il n’est plus question ici de la chaine de la TNT qui a été arrêtée il y a quelques semaines pour un portail numérique bidon sur lequel personne ne se rend (quelques dizaines clics par semaine) supposé renforcer la visibilité des Outre-mer mais de France Ô (ex-RFO) la société de télévisions partie intégrante du groupe public France Télévisions qui se meurt.

Dans un tract signé par l’ensemble des organisation syndicales publié au sortir du CSE dans l’établissement de Malakoff le siège de France Ô, les interrogations sont légions.

L’intersyndicale unanime (*) qui se demande « Qui dirige quoi à Malakoff ? » dénonce  « Un projet illisible et incompréhensible ! »

Le blog CGC Média vous propos de découvrir ce texte :

« Suite à la suspension ce jeudi 22 octobre 2020 de la séance du CSE de Malakoff à l’initiative des élus de l’instance – une décision adoptée à l’unanimité ! –, les Organisations syndicales de l’établissement se sont associées, elles aussi, à l’unanimité à cette décision inédite.

Elles interpellent la Direction du Pôle Outre-mer ainsi que la Direction générale de France Télévisions :

Que se passe-t-il à Malakoff ? Y a-t-il une équipe aux commandes ?

Que ce soit en session extraordinaire, comme le 14 octobre dernier, ou en session ordinaire, la présentation du projet de réorganisation de l’établissement de Malakoff, suite à la disparition de la chaine France Ô est incompréhensible :

- Manque cruel de documents fiables, compréhensibles, structurés et établis,

- Distribution hyper tardive, la veille d’une partie des documents quand il y en a,

- Réponses évasives voire silencieuses aux questions des élus, - Coordination inexistante des différents responsables de la réorganisation (entre la DRH et l’Equipe en charge de la Transformation par exemple),

- Absence en séance de responsables chargés de la réorganisation.

Face à cette situation ubuesque qui entraine de facto l’incapacité pour les élus de comprendre le projet de la direction et encore moins d’en rendre compte aux salariés, les Organisations syndicales de l’établissement de Malakoff demandent à la directrice du Pôle Outre-mer [Sylvie Gengoul, ndlr] de bien vouloir procéder au plus vite à une mise à jour de ses services chargés de la présentation de son projet.

Les salariés attendent depuis longtemps un projet de restructuration du site de Malakoff, avec une véritable étude des emplois qui y sont liés et du service public. Nous ne comprenons pas pourquoi le point sur la RCC et les postes vacants a été amené devant les élus sans explication, sans personne capable de le présenter.

Les organisations syndicales soutiennent pleinement les élus de l’établissement et attendent avec impatience que des mesures soient prises au plus vite par la direction avec une équipe de direction (tous services confondus).

Nous exigeons que le CSE reprenne dans les meilleurs délais coordonné, uni et apte à présenter ledit projet aux représentants des salariés.

Il en va non seulement de la crédibilité de la direction, mais aussi de la sauvegarde du site de Malakoff et de ses missions ! ».

Si ce foutoir ne régnait qu’à France Ô…Mais non, il est partout.

Comment Emmanuel Macron qui avait qualifié la gouvernance de France Télévisions de « Honte de la République », peut-il laisser cette télé publique imploser ainsi, lui qui annonçait aux Français un énorme big bang ?

(*) 



vendredi 23 octobre 2020

Démarrage en fanfare pour Karine Baste-Regis le joker d’Anne-Sophie Lapix.

Démarrage en fanfare pour Karine Baste-Regis le joker d’Anne-Sophie Lapix.

L’Outre-mer était à l’honneur cette semaine – une fois n’est pas coutume avec le pitoyable portail gengoulo-ernottienne pour la soi-disant visibilité ultramarine qui n’enregistre tout au plus qu’une cinquantaine de vues par jour (et encore, personne ne sait qui clique !) – avec la prestation cette semaine troisième semaine de Karine-Baste Régis.

Certes TF1 reste en tête tous les jours de la semaine (jusqu'à ce vendredi où nous écrivons)  et contrairement à un site qui dit le contraire mais la journaliste joker d’Anne-Sophie Lapix permet au JT de 20 h de flirter avec celui de TF1 présenté par Julien Arnaud assurant l'intérim de Gilles Bouleau.

Il y a certes le contexte actuel sur fond d’hommage national rendu après l’horrible assassinat du professeur du collège de Conflans-Sainte-Honorine qui a bouleversé la France entière mais le résultat est là.

Voir les chiffres d'audience des JT de 20H les 19, 20, 21  et 22 octobre 2020 (source Puremedias):











jeudi 22 octobre 2020

L’ex-numérobis d’Ernotte à France Télés retourne chez Banijay d’où il venait !

L’ex-numérobis d’Ernotte à France Télés retourne chez Banijay d’où il venait !

Qu’est-ce qu’il disait Emmanuel Macron sur la gouvernance de France Télévisions ? Qu’elle était « La honte de la République » !

L’AFP a publié une brève dépêche aujourd’hui indiquant que « Takis Candilis qui était directeur de la fiction chez Banijay numéro 3 européen de la production télévisuelle où il était chargé de l'expansion internationale, avant d’être recruté par l'ex-Orange chez France Télévisions, retourne chez son ancien employeur, la société de production Banijay, en tant que conseiller en charge de la fiction ».

Le retour chez l’employeur d’où il venait et qu’il a fait largement travailler lorsqu’il était aux manettes pour à présent le conseiller sur les programmes qu’il va pouvoir refourguer à la boite qu’il a dû quitter il y a quelques jours… Comment le Chef de l’État qualifierait-il cela ?  

C’est probablement l’Inspection Générale des Finances  dont il se murmure selon nos informations qu’elle interviendra très prochainement à France Télés, qui qualifiera ces pratiques d’un autre monde qui sont finalement légion dans l'entreprise et ce, plus particulièrement suite à la plainte au Pénal concernant les 100 millions d’argent public signés par Ernotte avec la société de Nagui donc Banijay (*) que Challenges a révélée.

 


(*) Rappelons que pour tenter de justifier les 100 millions de contrats qu’Ernotte a signé avec Nagui et Air Productions, la société qu’il a fondé et qu’il préside, détenue par Banijay dont l’animateur est actionnaire à hauteur de 5,3% et d’où vient Takis Candilis qui était le patron jusqu’en 2017, elle avait indiqué suite à l'enquête de  Médiapart “Nagui rapporte plus d’argent qu’il n’en coûte”.

Tout contrat au-delà de 2 millions d’euros doit faire l’objet de procédures strictes et de contrôle appropriés. 

L'IGF aura l'occasion de vérifier, entre autres, comme l'indiquait le titre de presse que les membres du conseil d’administration de France Télévisions n’auraient ainsi pas eu accès à l’accord-cadre en question et n’auraient pas été au courant de certaines conditions du contrat signé avec Air Productions tout comme elle aura l'occasion de voir si le contrôle d’Etat émanation de Bercy à France Télévisions aurait  été saisi comme c'est impératif pour ce type contrat pluriannuel conclus avec Nagui de 100 millions d’euros... type de contrat, soit dit en passant, qui depuis l’affaire des « voleurs de patates » sous Elkabbach  est pourtant banni de la télé publique!