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jeudi 4 février 2021

Le Sénat retoque les mini-COM de Roselyne Bachelot que valident évidemment l’Assemblée nationale et le CSA.

Le Sénat retoque les mini-COM de Roselyne Bachelot que valident évidemment l’Assemblée nationale et le CSA.

Dans sa dépêche du 3 février « Audiovisuel public: les parlementaires demandent un financement "pérenne" », l’AFP indiquait que « La commission des affaires culturelles de l'Assemblée avait validé mercredi l'ensemble des contrats d’objectifs et de moyens (COM) de Radio France, France Télévisions, France Médias Monde, l’INA et Arte (dits mini-COM par le ministère de la Culture pour la période 2020-2022) » en dépit de l’avis défavorable – une première ! – rendu un peu avant par les sénateurs.

L’agence de Presse précise que même si « Bruno Studer le président LREM de l’Assemblée a plaidé pour "l'adoption rapide d'une solution de continuité pour le financement de l'audiovisuel public au-delà de 2022" », les députés ont évidemment exprimé un avis favorable malgré la question de l'avenir de la redevance audiovisuelle qui n'est toujours pas tranchée.

« Cette redevance (ou contribution à l'audiovisuel public, CAP), qui génère plus de 3 milliards d'euros de recettes nettes par an, est la principale source de financement de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France...). Elle est amenée à évoluer avec la suppression programmée de la taxe d'habitation, à laquelle elle est actuellement adossée et qui doit disparaître totalement en 2023 » indique encore l’AFP.

Cette dernière remet d’ailleurs sur le tapis outre la question de son mode de collecte, l’hypothèse « d'un éventuel élargissement de son assiette à tous les foyers, et non plus seulement à ceux qui détiennent un téléviseur », ajoute « évolution qui serait logique vu la consommation grandissante de programmes sur les autres types d'écrans (téléphones, tablettes, ordinateurs...) mais politiquement délicate ».

Alors que fin janvier, la commission de la culture du Sénat a émis un avis défavorable pour quatre des cinq COM qui lui étaient soumis, à savoir ceux de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, et l'Ina, pour des motifs divers, soulignant au passage, que "ces COM créent surtout une inquiétude forte dans chaque entreprise de l'audiovisuel public sur l'après 2022 compte tenu de l'absence de perspectives financières", leurs collègues de la Chambre basse se sont eux affranchis de ces écueils.

Pour sa part Roch-Olivier Maistre dit le « Trump du PAF » qui ne passe quasiment pas une journée sans avoir félicité – en toute indépendance ! – les gesticulations de l’ex-Orange, avait déjà publié le vendredi 29 janvier au Journal officiel, l’avis positif sur les trois projets de COM : France Télévisions chacun s’en doute mais aussi Radio France et France Médias Monde.

ROM en avait de nouveau profité pour encenser Ernotte et de facto applaudir des deux mains à la disparition de France Ô : « Le Conseil se félicite que le projet de contrat reprenne l’engagement du Pacte pour la visibilité des outre-mer consistant à diffuser au moins 12 programmes ultramarins en première partie de soirée » et dit se réjouir des « 60 M€ au moins qui seront consacrés au cinéma, conformément à l’engagement pris par le groupe » pour lesquels « Il préconise également de les faire figurer expressément dans le COM que, dans les engagements envers la création qui passent de 420 à 500 millions d’euros ».

Il en avait aussi profité pour s’en prendre au gouvernement pour aider son égérie du quai de Seine – en toute indépendance, toujours ! – en pointant « la "tension" entre l’arrêt de France 4 et l’objectif en matière d’audience du jeune public » et surtout « concernant l’économie générale de ces sociétés, la juxtaposition d’indicateurs nombreux et de natures très différentes (réalisation des grandes missions qui leur sont fixées, gestion interne, RSE...) qui peut donner l’impression d’une certaine dispersion de la vision stratégique de l’État ».

Avec de telles considérations, celles d’un ROM qui se voit déjà à l’automne prochain présidant l’ARCOM, Emmanuel Macron peut faire sienne la maxime de Voltaire   « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge »


mercredi 3 février 2021

Neuvième flop de suite pour ce cher Grand Echiquier !

Neuvième flop de suite pour ce cher Grand Echiquier !

Le seul aspect positif, à part le test au Covid qui a empêché Anne-Sophie Lapix d’être cette fois-ci aux commandes du Grand Echiquier laissant sa place à Anne-Elisabeth Lemoine, c’est le léger mieux que cette dernière réalise ce 2 février.

Ce 9ème numéro qui coûte les précédents environ 1,5M€ le numéro – un peu plus que le 1,2M€ révélé par Les Échos qui écrivait dans son papier « Le retour de l'émission de Jacques Chancel jeudi soir se fait avec des moyens importants (chaque émission coûte 1,2 million d'euros) »… la faute à l’épidémie ! – enregistre un nouveau score catastrophique.

Après les 5,4% abyssaux du précédent numéro, le dernier de « Grand Échiquier » n’atteint que 7,7%d’audcience pour 1 482 000 téléspectateurs seulement…à peine mieux que « L’homme qui aimait les ours » sur France 3, la veille qui avec 6% d’audience arrivait presque à égalité avec « Blow out » le film de Brian De Palma réalisant 5,7% de part de marché.

Les programmations du nouveau numérobis remplaçant de Candilis continuent donc de tirer dramatiquement France Télévisions vers le fond.

Bachelot et Maistre se gargarisent sur France 2 pendant que le bashing gouvernemental se poursuit sur France 5.

Bachelot et Maistre se gargarisent sur France 2 pendant que le bashing gouvernemental se poursuit sur France 5.

Ce lundi 1er février, Ali Baddou était exceptionnellement aux commandes de « C à vous » sur France 5 remplaçant Anne-Elisabeth Lemoine qui prenait la place à la présentation du Grand Échiquier, d’Anne-Sophie Lapix testée positive à la Covid-19.

Lors de l'émission, il a notamment reçu Gabriel Attal, porte-parole du Gouvernement. L'attitude d'Ali Baddou a révolté semble-t-il les internautes qui ont manifesté leur « ras-le-bol des téléspectateurs sur le comportement d'Ali Baddou face à Gabriel Attal »"Il était imbuvable" jugent-ils.

Le site du magazine « Télé7 jours » écrit: «  Sur les réseaux sociaux, c’est un déferlement de réactions  les téléspectateurs n'ont pas hésité à faire part de leur mécontentement face à l'attitude d'Ali Baddou. Les internautes ont notamment reproché à l'animateur de couper la parole à son interlocuteur, voir à ne pas écouter ses réponses. "Ali Baddou a été nul. Lire ses fiches. Monopoliser la parole. La couper. Moralisateur. Ne pas respecter son invite. Il a du oublier les bases d'une interview. A oublier très vite....", "Complètement d'accord avec 90% des commentaires, Ali Baddou est insupportable. Pourquoi ne pas confier l'émission à Patrick Cohen ? Ce serait autrement plus intéressant et audible" ou encore "Monsieur Gabriel Attal, grand respect pour vous... Ali Baddou était imbuvable", peut-on lire sur Twitter.



« Et en même temps » les « Fred Astaire et Ginger Rogers du PAF » (version 21ème siècle)  - comprenez Roselyne Bachelot et Roch-Olivier Maistre - allaient faire leur numéro de claquettes au 20H de France 2 et encenser Ernotte jusqu’à pâmer pour le lancement d’une pseudo chaine Culture sur les cendres de la défunte France Ô (canal 19 de la TNT) supposée « sauver les artistes et les reconnecter à leurs publics ».

Emmanuel Macron comprend-il, un peu plus chaque jour qui passe, que la « honte de la République » a encore de belles heures à venir jusqu’en 2022.   

Pour Altice « La numérotation actuelle TNT doit être conservée dans l'intérêt du public, des acteurs de l'audiovisuel et du média TV ».

Pour Altice « La numérotation actuelle TNT doit être conservée dans l'intérêt du public, des acteurs de l'audiovisuel et du média TV ».

Dans le cadre de la consultation publique du CSA sur la numérotation des chaînes TNT, le groupe Altice Médias plaide dans un communiqué (*) pour conserver la numérotation actuelle de la TNT.

« Un changement de numérotation affaiblirait considérablement le média TV et son rôle central dans la filière de la création et de l’information - Quelles que soient les modalités envisagées, un changement de numérotation total ou partiel déstabiliserait tout l’écosystème audiovisuel. - Les conséquences économiques d’une telle décision impacteraient toute la filière française audiovisuelle et cinématographique. - Les plateformes numériques (Netflix, Amazon, …) et les réseaux sociaux sortiraient gagnants de ces bouleversements, au détriment des acteurs français de la création et de l’information » précise le texte.

Le communiqué s’appuie sur un sondage Ipsos pour étayer son propos :

« Le public est très attaché à la numérotation actuelle de la TNT.

Selon le sondage Ipsos pour Altice Médias (1089 interviews menées du 9 au 12 octobre 2020 sur un échantillon représentatif de la population française âgée de 16 à 75 ans), 79 % des Français ne souhaitent pas une nouvelle numérotation pour l’ensemble des chaînes, à la suite de l’arrêt de France Ô et France 4 (prévu à l’été 2021).

Dans le détail, chez les Français âgés de 65 ans et plus, 85 % d’entre eux ne souhaitent pas une nouvelle numérotation pour l’ensemble des chaînes. 62 % tapent d'ailleurs directement le numéro de la chaîne recherchée pour accéder à un programme de télévision.

Enfin, 58 % des Français ne sont pas favorables à un regroupement des chaînes par thématique. Les téléspectateurs n’attendent donc en aucun cas une nouvelle numérotation des chaînes et sont clairement opposés à de tels changements. »

Pas sûr que Roch-Olivier Maistre qui tweete chaque jour qui passe pour dire tout le bien qu’il pense d’Ernotte – faisant fi du principe d’Indépendance à laquelle est pourtant tenue l’Autorité de régulation –  qui, elle, le pousse à l’attribution du canal 14 (France 4) dont elle a quasiment signé la condamnation à franceinfo TV (canal 27) dont l’audience reste totalement confidentielle en dessous de 0,5%.

(*) 



mardi 2 février 2021

Ernotte continue de pérorer sur Culturebox mais les annonces d'Emmanuel Macron sont bien sur TF1-LCI.

Ernotte continue de pérorer sur Culturebox mais les annonces d'Emmanuel Macron sont bien sur TF1-LCI.

Ce 2 avril 2021 alors que le "Tin gate quintet"  (Bachelot/ROM/Field/Sitbon-Gomez/Ernotte) repasse en boucle le bide du moment "Delphi save the artists", Emmanuel Macron faisait  comme toujours ses annonces sur TF1 - LCI.


C'est dans le 20H de la chaîne mère et sur sa filiale info que le Chef de l'État est allé faire part des nouvelles mesures prises s'agissant la vaccination liée au Covid-19.





L’indigne déclaration de ROM 1er au JT de France 2 et la provoc de Roselyne Bachelot.

L’indigne déclaration de ROM 1er au JT de France 2 et la provoc de Roselyne Bachelot. 

Après le tweet indécent de Roch-Olivier Maistre donnant rendez-vous aux téléspectateurs de France Télés sur SFR pour le lancement de l’éphémère chaine culturelle soi-disant dédiée aux artistes « Sur SFR ce soir cher Michel » (en écho à un précédent message de Field ), le Trump du PAF en compagnie de la toujours ministre d’un secteur remonté contre elle, a comme de coutume encensé l’ex-Orange mais a surtout souhaité narguer les salariés de France Ô dont la chaine sur le canal 19 de la TNT a été supprimé.



« C’est un évènement heureux. Ce n’est pas tous les jours qu'on voit une chaîne démarrer et qu'on peut s'en féliciter. » s’est vanté celui qu’Emmanuel Macron a placé voila deux ans à la tête d’une Autorité supposée Indépendante mais qui avec toutes les indécentes prises de position de l’intéressé ne l’est plus du tout !...

Et la mort d'une chaine comme celle de France Ô à l'été dernier pour permettre cette pitrerie, il la considère comment ce promoteur le groupe privé de Patrick Drahi ?

La prise de parole de dernier pour retrouver ce non-évènement, en plus d’être sans aucun intérêt a, chacun s’en doute, fut comme toujours l’occasion de féliciter l’ex-Orange présente à ses côtés qui déclarait vouloir « Amener les artistes dans le salon de chacun » ! 

« L'un des enseignements qu'on peut tirer de l'année qu'on vient de traverser, c'est de voir combien la télévision reste un média fédérateur, c'est un média qui rassemble, qui rassemble les Français avec les créateurs, qui ressemble les Français avec le monde et le public lui a bien rendu puisqu'il a été très fidèle avec des tops d'audience notamment y compris dans les générations les plus jeunes… donc l'initiative de ce soir honore le Service public parce qu’elle va rapprocher les artistes des Français puisqu'ils sont privés de scène en ce moment pour beaucoup d'entre eux et donc c'est une très belle initiative. C’est un évènement heureux. Ce n’est pas tous les jours qu'on voit une chaîne démarrer et qu'on peut s'en féliciter. » déclarait sa seigneurie du Conseil.

Quant à Roselyne Bachelot qui se fait étriller par les artistes sur la toile comme dans la presse écrite – elle en prenait encore pour son grade dans une des matinales de France Bleu, avec les déclarations entre autres de ce comédien qui estimait entre autres que la docteure en pharmacie défendait bien mal son secteur (*) – elle a trouvé le moyen d’expliquer qu’elle avait donnée des consignes pour qu’il n’y ait « pas d’obstacles juridiques et pas de technocratie » pour cette lancer cette « chaîne culture pour tous les publics et toutes les cultures ».

La ministre frétillait presque de bonheur comme Geppetto qui a vu la fée bleue qui aurait exaucé son souhait « C'est un vœu que j'ai accueilli avec enthousiasme. Je salue l'implication de France Télévisions et des équipes. Mon cabinet a été briefé en disant pas d’obstacles juridiques que pas de technocratie ; le CSA a été au rendez-vous pour proposer une chaîne culture pour tous les publics et toutes les cultures. Bien entendu rien ne remplacera le contact qu'on a dans une salle de spectacle mais en attendant qu'elles puissent rouvrir, on va pouvoir découvrir peut-être des spectacles que vous n'avez jamais vus, des modes culturels que vous n'avez jamais vus et quand on sera sorti de cette crise pandémique, que vous irez les voir en vrai en salle. »

(*) "Elle me fait g….r, elle a de belles déclarations d'amour pour les artistes. Quand on dit qu'on aime quelqu'un, il faut le montrer, le prouver", s'est agacé ce directeur de théâtre qui prône la réouverture des établissements culturels, "moins dangereux pour la circulation du virus que les transports en commun, les supermarchés ou les lieux de culte. Les gens sont responsables. La culture est essentielle".

Cette grotesque mise en scène est effectivement à  g….r , pour reprendre la formule de cet homme de Culture qui ne voit certainement pas avec tout le foin fait autour de cette mascarade télévisuelle, comment le secteur de la Culture va s’en trouver mieux loti.

C’est ça la télé qu’Emmanuel Macron promettait aux Français après leur avoir dit quelques mois auparavant qu’il la considérait comme le « honte de la République » ?

lundi 1 février 2021

TF1, Altice, ou Vivendi pour racheter M6 ?

TF1, Altice, ou Vivendi pour racheter M6 ?

Dans un long article publié ce lundi 1er février dans les Echos (*) sous la plume de Fabienne Schmitt et Nicolas Madelaine, le quotidien s’interroge « Qui pour racheter M6 : « La 6 a de quoi susciter des convoitises, même si les obstacles pouvant entraver une vente ne manquent pas. RTL Group, la filiale de l’allemand Bertelsmann, qui détient M6, a sondé des acheteurs potentiels pour la chaîne sur la base d’une valorisation de 3 milliards d’euros »

Le titre de Presse évoque « Les blocages réglementaires forts, en perspective » qui font selon lui que « Certes les grandes manœuvres sont en marche mais la route est encore longue… » avant d’en énoncer quelques-uns : « En l’état actuel de la réglementation française, une éventuelle vente de M6 se heurterait à de nombreux obstacles.

Un rachat de M6 par TF1, Altice, ou Vivendi ? Ces hypothèses sont aujourd’hui clairement étudiées par Bertelsmann. Mais elles poseraient de lourdes difficultés réglementaires. D’abord, d’après la loi, un opérateur de télévisions ne peut posséder plus de 7 fréquences TNT. Or M6 en a déjà 5, Canal+ (C8, CNews…) en détient 7, TF1, 5 (TMC, LCI…) et Altice, 3 (BFM…). Des ventes de chaînes s’imposeraient donc.

Surtout, l’Autorité de la concurrence trouverait à redire sur le plan publicitaire et par rapport à l’écosystème de la production audiovisuelle… ».

Salto, le piètre service de SVoD de TF1, M6 et France Télévisions, pourrait bien exploser en vol. Avec un déficit prévu à 93 millions d’euros cette année et une situation qui ne serait pas à l’équilibre avant 2023 – auxquels beaucoup d’observateurs ne croient pas ! – le caprice ernottien pourrait être faire rapidement les frais de cette nouvelle donne, particulièrement écrit le quotidien économique « Après que l’antitrust sur toutes ces considérations, ait justement apporté des restrictions lors la création de Salto ».

« Autrefois, aussi, TPS (TF1 et M6) et Canalsat (Canal+) avaient dû prendre moult engagements pour se marier. Même chose quand Bolloré a apporté C8 et CStar dans la corbeille de Vivendi… » ajoutent Les Échos.

Celle qui fait aujourd’hui l’objet de plusieurs contestations quant à ses deux parachutages mais également d’une enquête préliminaire menée par la BRDE (Brigade de Répression Délinquance Économique) sous la coupe du PNF (Parquet National Financier) dans le cadre du contrat de 100 millions d’euros - il y en a eu une deuxième ! – accordé à la Société de Nagui, devrait se retrouver bien ridicule avec son pathétique appel aux médias publics européens « à se serrer les coudes » ! 

(*) Extrait

« Cela faisait longtemps que M6 n’avait pas connu pareille flambée en Bourse. Vendredi, le cours de l’action s’est envolé après que Reuters a annoncé que son premier actionnaire, RTL Group, filiale de Bertelsmann, envisage une cession du groupe M6 en France, qui contrôle également RTL. L’action a clôturé à +5,41%, après avoir pris plus de 10% en milieu de journée. Réagissant en soirée, l’Allemand a confirmé, entre les lignes, la vente potentielle.

« Le groupe a rappelé à plusieurs reprises l’intérêt qu’il y aurait à favoriser une consolidation du secteur audiovisuel européen. Le groupe RTL évalue régulièrement de telles opérations susceptibles de créer de la valeur pour ses actionnaires », a-t-il indiqué. Prudent, le géant allemand des médias a pris soin de préciser qu’il n’avait pas la garantie qu’une telle opération aboutirait. RTL Group a en tout cas déjà sondé l’intérêt de Vivendi, d’Altice, de TF1 et du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky pour sa participation de contrôle de 48,3 % dont il espérerait tirer 3 milliards, selon l’agence de presse.

En réalité, cela fait plusieurs mois que le marché s’interroge sur les mouvements stratégiques de Bertelsmann. L’Allemand est en train de racheter le très convoité éditeur américain Simon & Schuster, après avoir bouclé l’acquisition de Penguin Random House. Il se recentre sur ses marques mondiales, à part en Allemagne. Surtout, il vient d’engager la cession de Prisma Media, sa branche magazines en France (« Capital », « Geo », « Voici »…), à Vivendi. C’est cette annonce, fin 2020, qui a alimenté les spéculations. Beaucoup y ont vu un « deal caché » possible entre Vivendi et Bertelsmann sur M6 et RTL, alors que Vivendi, déjà propriétaire de Canal+ et d’Universal, affirme depuis longtemps son intention de se renforcer dans les médias, sous le contrôle de Vincent Bolloré. Le groupe vient d’ailleurs d’entrer au capital de Prisa en Espagne. « Je ne vois pas Bolloré acheter Prisma Media sans prendre de garanties pour M6 », pointe un ponte des médias. « Avez-vous remarqué que Vivendi a fait une offre à un prix très bas sur Simon & Schuster, laissant la voie libre à Bertelsmann, alors que l’édition est un actif majeur chez Vivendi, propriétaire d’Editis, et qui convoite Lagardère Publishing ? » questionne un autre. Beaucoup relient aussi le dossier M6 aux visées de Vivendi sur Europe 1.

Se voyant entravé sur cette acquisition, aussi envisagée par le Groupe Arnault (actionnaire de LVMH, propriétaire des « Echos »), également au capital de Lagardère, Vincent Bolloré aurait questionné l’opportunité d’acheter RTL, propriété de M6. Selon un banquier, les premiers bruits faisaient état d’une discussion seulement sur RTL, « ce qui aurait peu de sens pour Bertelsmann parce qu’il remonterait peu de cash et perdrait la prime attachée à l’influence politique de la station. »

L’appel du pied à TF1

Véritable « trophée » de Bertelsmann en France, M6 et sa flottille de chaînes de télévision (Gulli, Téva, 6Ter, etc.), très rentables et très bien gérées par l’indéboulonnable Nicolas de Tavernost, ont de quoi susciter des convoitises.

Sa station RTL se dispute le leadership des radios françaises avec France Inter. Mais le groupe doit aujourd’hui faire face à des concurrents mondiaux, Google et Facebook pour la publicité et Netflix, Amazon ainsi qu’Apple pour l’attention des téléspectateurs avec leurs séduisants services de SVoD ébranlant les positions des acteurs historiques de la télévision. A ce sujet, les discours officiels des dirigeants de Bertelsmann ces derniers mois interrogent. Le président du directoire de Bertelsmann, Thomas Rabe, a appelé à une fusion entre RTL Group et ProSiebenSat.1. Nicolas de Tavernost pousse à la concentration des grands groupes télévisuels français. « Aux Etats-Unis, partout dans le monde, un vaste mouvement de consolidation est en cours. Et ceux qui n’y participeront pas seront marginalisés ou se retrouveront en situation de dépendance », assurait-il aux « Echos » il y a un an. Un appel du pied pour un rapprochement entre TF1 et M6. Cette alliance aurait l’avantage d’offrir plus de synergies qu’avec Vivendi. Mais elle poserait des difficultés réglementaires (cf. ci-contre). Un rapprochement avec Altice (SFR, BFM TV, RMC…) conforterait Patrick Drahi, son propriétaire, qui rêve d’être « numéro un ou deux » dans tous ses business.

Daniel Kretinsky, actionnaire indirect du « Monde », propriétaire de magazines en France dont « Marianne » et de télévisions en Europe, serait un bon candidat, lui, qui, en 2019, a voulu prendre 10 % de Bouygues, le propriétaire de TF1. Bref, les grandes manœuvres sont en marche, mais la route est longue…

Des blocages réglementaires forts en perspective

En l’état actuel de la réglementation française, une éventuelle vente de M6 se heurterait à de nombreux obstacles.

Un rachat de M6 par TF1, Altice, ou Vivendi ? 

Ces hypothèses sont aujourd’hui clairement étudiées par Bertelsmann. Mais elles poseraient de lourdes difficultés réglementaires. D’abord, d’après la loi, un opérateur de télévisions ne peut posséder plus de 7 fréquences TNT. Or M6 en a déjà 5, Canal+ (C8, CNews…) en détient 7, TF1, 5 (TMC, LCI…) et Altice, 3 (BFM…). Des ventes de chaînes s’imposeraient donc.

Surtout, l’Autorité de la concurrence trouverait à redire sur le plan publicitaire et par rapport à l’écosystème de la production audiovisuelle. Sur toutes ces considérations, l’antitrust a apporté des restrictions lors la création de Salto, le service de SVoD de France Télévisions, TF1 et M6. Autrefois, aussi, TPS (TF1 et M6) et Canalsat (Canal+) avaient dû prendre moult engagements pour se marier. Même chose quand Bolloré a apporté C8 et CStar dans la corbeille de Vivendi… « Tout dépend si l’Autorité de la concurrence considère la position du nouvel ensemble au regard du seul marché télévisuel ou, comme dans le cas FNAC Darty, d’un marché de référence qui a changé avec les plateformes », relève un professionnel.

Gilles Pélisson, le patron de TF1, ne dit pas mieux et se montre manifestement ouvert à de grandes manœuvres. « Si on fait comprendre aux autorités de la concurrence et à Bruxelles que le marché pertinent de la télé linéaire est devenu plus large car vieille télé et télé digitale sont désormais mélangées, alors oui, tout projet de fusion ou de rapprochement peut devenir possible… », expliquait-il, fin 2020 là l’occasion de Médias en Seine.

D’autres verrous réglementaires existent dans la radio, un groupe ne pouvant pas cumuler une audience de plus de 20 % et un bassin de population dépassant 150 millions d’habitants. Quid, dès lors, d’une alliance M6-RTL avec Altice, qui possède RMC ? Bref, de tous les candidats potentiels actuels, c ’est pour Daniel Kretinsky, actionnaire indirect du « Monde », propriétaire de la petite chaîne B Smart (non TNT) et de magazines (« Elle » , « Marianne »…), que la voie serait la plus libre. Même si les politiques peuvent tiquer face à celui qui est perçu comme proche du pouvoir russe… Autre point, boursier cette fois-ci, tout acheteur du bloc de Bertelsmann ne pourrait dépasser les 49 % du capital ou des droits de vote, c’est la loi (le seuil est même de 20 % pour un non-Européen). Il ne pourrait donc pas lancer d’OPA, comme cela est exigé dans les autres secteurs. « Ce serait la première fois que cette question se pose, le sujet n’est pas résolu », dit un avocat. En outre, l’acheteur offrirait à Bertelsmann une prime pour cette position de contrôle, mais les actionnaires minoritaires, eux, ne pourraient pas en bénéficier. Comment les traiter équitablement ? Avec un dividende exceptionnel ? Enfin, l’Etat souhaiterait sûrement avoir son mot à dire dans de telles opérations, même s’il n’a pas les moyens juridiques de les bloquer. Pour certains, les obstacles sont tels que si ces informations circulent aujourd’hui, c’est peut-être que Bertelsmann se désespère de trouver un acheteur… « C’est ce que me dit mon petit doigt », assure une source bien informée.

Fabienne Schmitt @FabienneSchmitt et Nicolas Madelaine @NLMadelaine



dimanche 31 janvier 2021

Le caudataire ernottien ROM 1er va bientôt faire la loi !

Le caudataire ernottien ROM 1er va bientôt faire la loi !

Depuis juillet 2020 où l’intéressé mettait en scène une grotesque mascarade destinée à décrédibiliser Emmanuel Macron qui quelques mois plus tôt qualifiait la gouvernance de France Télévisions de « Honte de la République », celui que ce dernier a nommé pour remplacer Schrameck au CSA début 2019, donne à présent des leçons au Politique.

Cela ne suffisait probablement pas qu’il tweete au quotidien pour dire combien ce que fait Ernotte est extraordinaire – ça la fiche bien pour une Autorité indépendante !! – il se répand maintenant ce que l’État qui tarde à le nommer à la présidence de l’ARCOM, doit faire ou ne pas faire.

Notre énarque s’impatiente…il ne comprend pas pourquoi ce n’est pas déjà fait ! Particulièrement après ses prouesses estivales qui auraient dû lui ouvrir toutes les portes ! Comme cela ne va pas assez vite, celui que beaucoup surnomment aujourd’hui Le Trump du PAF vient de donner un interview dans un journal dit de Droite pour fixer son calendrier et prévenir qu’il est là d’attendre (*)

(*) « Le Parlement devrait examiner au deuxième trimestre 2021 un projet de loi créant l’ARCOM par la fusion du CSA et de l’Hadopi, et adopter des dispositions pour mieux lutter contre le piratage des contenus en streaming. Il y a urgence, le piratage étant un fléau pour la création et le monde sportif. » déclare l’impétrant impatient.

A bon entendeur salut…Voila prévenu le gouvernement d’Emmanuel Macron mais aussi les présidents des deux Chambres tout comme la Représentation nationale ! Dépêchez-vous de légiférer et de vite le nommer, sinon…

Sinon, il pourrait vous en faire voir des ronds de chapeaux, lui qui commence déjà à baver toujours dans la même interview, sur son bienfaiteur.  

S’agissant de l’attitude de Twitter d’interdire Donald Trump de son réseau – cocasse, non ?! –  voici ce que régulateur en chef précise « Dans une démocratie, il revient aux seuls législateurs de déterminer les limites qu’ils entendent apporter à la liberté d’expression. Dans un État de droit, il revient aux seuls juges de se prononcer sur la responsabilité de l’auteur d’un contenu illicite »

Autrement dit, il entend donner un cours de droit aux Représentants de la Nation à qui il s’adresse en faisant un ridicule distinguo entre Démocratie et État de droit où dans ce dernier, les juges se prononcent mais pas les parlementaires à qui il dicte leur conduite !

« Les législateurs doivent répondre à cette demande de protection des publics et faire bouger les lignes. Le constat est là : l’autorégulation prônée par les réseaux sociaux a fait la preuve de ses limites car depuis l’apparition d’Internet à la fin des années 1990, où les autorités ont privilégié une liberté d’expression absolue, les opinions publiques ont considérablement évolué. Elles s’inquiètent de la montée en puissance des infox, des contenus illicites et haineux » édicte-t-il.

Invraisemblable… Lorsque la proposition de loi de Laetitia AVIA la députée LaREM qui « horrifie ses assistants » (lire l’article de Médiapart) contre la haine en ligne qui confiait justement ce pouvoir de suppression à ces mêmes GAFA, accompagné de très fortes sanctions et obligation de résultats mais que le Conseil constitutionnel a immédiatement retoqué,  il était resté bien silencieux là. 

Pas vu de tweet  de notre ROM à cette époque pour fustiger une telle initiative comme il le fait maintenant par voix de presse !

Ah! si Ernotte avait pris la parole, nul doute qu’il ait chanté ses louanges à n’en plus pouvoir.

samedi 30 janvier 2021

Sa seigneurie ROM 1er a encore tweeté pour se féliciter des choix d’Ernotte !

Sa seigneurie ROM 1er a encore tweeté pour se féliciter des choix d’Ernotte !

Pas un jour ne passe sans que Roch-Olivier Maistre ne tweete pour s’esbaudir des choix de l’ex-Orange dont il a orchestré avec la grande mascarade de juillet dernier la pseudo perpétuation.

Le Trump du PAF (*)(*) son surnom, entre autres, dans divers couloirs à commencer par ceux deux Chambres – s’est fendu d’un nouveau Bravo sur les réseaux sociaux (à la première personne du pluriel, style « le roi c’est moi » comme s’il parait pour le Pays tout entier !) après qu’Ernotte ait nommé un nouvel et énième directeur au moment en plein de licenciements (RCC) : « Cher @Manald1 ? Bravo pour votre nomination et pour cette belle mission. Tous nos vœux vous accompagnent, bien à vous ».


Tout comme il se réjouissait encore la veille d'avoir accordé le canal 19 laissé vacant après la mise à mort de France Ô à l'été 2020, pour la chaine éphémère « Culturebox » - en réalité une espèce de foutras basé sur le site éponyme sur lequel personne ne se rend vraiment – et dont il validait le lancement gratuit uniquement en Métropole pas accessible en Outre-mer pour quelques 10 millions d’euros estimés (5 millions pour le contenu et 5 pour la diffusion)  qui devrait être remplacée en septembre prochain par une autre chaine tout aussi éphémère destinée au JO pour à nouveau 10 autres millions ! Dire que le coût annuel de France Ô qui, faut-il le rappeler, diffusait une très large partie des programmes olympiques, se situait entre 23 et 25 millions d’euros !  

« C'est une bonne nouvelle que France Télévisions qui attendait avec impatience l’accord du CSA, puisse maintenant diffuser sur la fréquence 19 de la TNT » plastronnait l’intéressé qui tentait de jouer les faux modestes dans les colonnes d’un journal dit de Droite, en déclarant pompeusement « Le CSA n’est pas le tribunal de l’opinion »

Il n’est pas plus l’objet d’un seul homme qui prend fait et cause en permanence pour Ernotte et sa cour mais n’hésite pas à se prononcer et à donner des leçons aux américains et au premier d’entre eux sur l’attitude de Twitter qui interdit Donald Trump « Dans une démocratie, il revient aux seuls législateurs de déterminer les limites qu’ils entendent apporter à la liberté d’expression. Dans un État de droit, il revient aux seuls juges de se prononcer sur la responsabilité de l’auteur d’un contenu illicite. »

Pitoyable disent en chœur nombre d’observateur indignés par tant de ronds de jambes et lassés de son agitation perpétuelle pour devenir président d’une instance qui n’existe pas mais qui serait elle aussi de contrôle et de régulation (ARCOM) et qu’il abordera dans les mêmes dispositions.

« Autorité indépendante le CSA ? Une blague ! Avec toutes les courbettes que fait cet énarque à celle qu’il serait supposé contrôler, c’est quasiment une faute professionnelle…et le Chef de l’État qui l’a nommé ne bouge pas » fulmine ce petit producteur

Dire qu’il y a deux ans Emmanuel Macron qualifiait la gouvernance de France Télévisons de « Honte de la République » et qu’aujourd’hui cela semble le cadet de ses soucis. 

« Cela pèsera très lourd dans la balance en 2022 » nous livre ce spécialiste des relations entre la télé publique et l’exécutif, qui voit tout cela d’un très très mauvais œil.