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mercredi 21 avril 2021

La Télévisions publique française de l’entre-soi…

La Télévisions publique française de l’entre-soi…

Sa gouvernance, Emmanuel Macron l’avait qualifiée de « Honte de la république » (*)

(*cliquez ici)


Le Président de la République l’avait annoncé, on allait voir ce qu’on allait voir…les téléspectateurs-contribuables français qui s’acquittent chaque année de leur taxe sur l’audiovisuel (l’ex-redevance) – environ 2,5 milliards d'euros pour France Télés cette année allaient découvrir un groupe public de télévisions EXEMPLAIRE à l’image de la République qu’il voulait instaurer.

Force est de constater que quatre ans plus tard tel n’est malheureusement pas le cas !

France Télévisons qui avant 2015 naviguait dans un système des plus opaques mis en lumière après la plainte de la CGC qui a fait condamner définitivement en Correctionnelle, Patrick de Carolis son ex-pédégé – une première en matière judiciaire – n’a fait depuis que tomber de Charybde en Scylla.

« C’est voulu » nous glisse à l’oreille ce fin connaisseur du monde médiatico-politique, ajoutant « exprimer aujourd’hui des regrets » n’est que posture.

Les pathétiques prophètes et autres prophétesses autoproclamés qui ne cessent de raconter que la télé d’hier gratuite serait morte et que celle demain payante, à la demande et au choix est en marche, nous ont envoyés dans le mur.

Si tel était le cas, les Américains dont beaucoup disent qu’ils sont souvent en avance de dix ans sur la France et l’Europe, ne regarderaient plus leur télés…or c’est bien l’inverse qui se produit comme le prouvait l’excellente étude « La TNT très tendance chez les millennials américains » relayée par Nicolas Madelaine et Nicolas Richaud dans Les Échos, totalement à l’inverse des pseudo prédictions d’Ernotte sur l’avenir du PAF !

« Le phénomène de désabonnement aux bouquets de télévisions - « cord-cutting » - profite à la télévision traditionnelle qu'on reçoit par le biais d'une antenne. Notamment quand les bouquets sont chers, comme c'est le cas aux Etats-Unis » notent les deux journalistes.

Seulement en France, certains se croient plus malins que tout le monde en ressassant à l’envie ce poncif éculé « La télévisons telle que vous la connaissiez est morte…notre concurrent direct c’est Netflix et les géants américains »

Au bac, tous ceux-là se seraient ramassé un zéro pointé au moins pour hors sujet.

En réalité si la télévision publique est morte, c’est parce qu’ils l’ont tuée !

Alors pour éviter d’avoir tort et d’avoir poussé l’État-actionnaire vers un vide médiatico-sidéral dont il ne sortira pas, ils sont dans leur bulle.

Ils gravitent en vase clos dans ce monde clos de l’ENTRE-SOI :

- où les uns achètent très chèrement avec l’argent public des programmes à quelques grosses boites privées qui en disent le plus grand bien pour très souvent de piètres audiences,

- où ils se renvoient la balle en permanence pour ne pas dire l’ascenseur, en se gargarisant de la qualité de leurs émissions expérimentales,

- où ils se vantent en permanence à grand coup de communiqués-propagande pour dire combien ils sont devant en tout et partout,

- où ils se permettent tout, en s’exemptant au passage des règles et autres disposition législatives qu’ils imposent pourtant à tout un chacun (¤ voir le confidentiel du Canard enchaîné de ce jour sur lequel le blog CGC Média va  très  vite revenir particulièrement sur la partie conflit d'intérêts)

- où ils méprisent le personnel et le considèrent comme une quantité négligeable qu’ils pourraient déplacer illégalement d’un endroit vers un autres sans qu’il bronchât,

- et surtout ils se congratulent les uns les autres, à longueurs de temps, de diners entre eux et de réseaux sociaux pour que le petit peuple s’esbaudisse devant tant de Bravitude.

Hier c’était Roselyne Bachelot qui annonçait dans un communiqué de la rue de Valois, la poursuite de « la boite à culture » jusqu’aux vacances d’été et remerciait copieusement ROM du CSA pour ses diligences, celui-là même que remerciait ROM à son tour sur Twitter l’ex-dircab d’Ernotte…(ci-après)


Que de mercis…Et dans douze mois, en mai 2022, le Chef de l’État qui le remerciera ? 

(¤)

 


mardi 20 avril 2021

Emmanuel Macron commence à comprendre…Spéciale dédicace d’Ernotte responsable éditoriale du JT de 20h sur France 2.

Emmanuel Macron commence à comprendre…Spéciale dédicace d’Ernotte responsable éditoriale du JT de 20h sur France 2.  

« Alors qu'il se rend dans une caisse d'allocations familiales, le chef de l'État est hué » indique le sujet sur le déplacement du Président de la République à Montpellier, diffusé dans le JT de 20H ce lundi sur France 2.

Sur des images tournées par les journalistes de France Bleu Hérault reprises par la chaîne publique où l’on entend clairement « Macron démission », le journaliste poursuit « De l'autre côté du cordon de sécurité un rassemblement de 200 personnes pour dénoncer notamment la loi séparatisme qu'ils jugent islamophobe ». (* ci-après)

C’est surement cela, la synergie entre France Télés et Radio France qu’évoquait Emmanuel Macron (qui n’aurait franchement pas apprécié) juste après avoir déclaré la gouvernance de France Télés « Honte de la République ».

Les bobards de l’ex-dircab d’Ernotte mis en lumière par Le Canard enchaîné…Virer du monde, ce seraient les consignes d’Emmanuel Macron !?

Les bobards de l’ex-dircab d’Ernotte mis en lumière par Le Canard enchaîné…Virer du monde, ce seraient les consignes d’Emmanuel Macron !?

Cela fait plusieurs semaines aujourd’hui que le blog CGC Média dénonce les mensonges de France Télévisons s’agissant des transferts illégaux tant sur la forme que sur le fond, de salariés de l’entreprise unique vers Le Studio.

Rappelons que les élus CGC en séance du CSE Siège des 13 et 14 avril, ont été les seuls à voter une résolution visant à éliminer le point mis à l’ordre du jour par le Secrétaire CGT de l’instance.


Comme nous l’avions écrit, les élus CGC ayant quitté la séance au moment où le point 5 était abordé pour être en totale cohérence avec l’analyse juridique de leur résolution mise aux voix - « A l’exception des élus de la CGC volontairement absents des débats car ils contestent la validité de la consultation » écrit le  SNJ dans son compte rendu - certains de celles et ceux qui sont restés comprennent à présent comment ils se sont fait balader avec une résolution de 4 pages concoctée bien en amont par les habituels soutiens de la direction (*fin de post) destinée à faire croire que la Justice pourrait être saisie, ont compris que ce ne sera certainement  pas les cas, une fois que Sécafi le cabinet de l'ex-directeur associé et actuel DRS de FTV Jacques Denoyelle qui intervenait en CSE pour défendre le projet, aura donné son feu vert !

Celui-ci comme tous les promoteurs des transferts ernottien illégaux restent, eux,  évidemment tous comme le pédégé du Studio sous contrat France Télévisions SA.

Denoyelle/Haguenauer/Kara/Pinson/Sibon-gomez

« Cette action devant les tribunaux est une initiative du CSE du Siège qui, ajoutée à la résolution du CSE Central, a recueilli l’unanimité des élus présents. La position de FO a semblé un peu déroutante, semblant dans un premier temps acter ce transfert en négociant d’ores et déjà des compensations salariales en échange d’éventuelles pertes de RTT. Puis en votant la résolution dans un second temps » relève ainsi le syndicat des journalistes dans son texte.

Dans ce compte-rendu du CSE Siège que le SNJ vient effectivement de publier - tête de turc de l’ex-dircab d’Ernotte en séance – il n’a pu que constater que la direction qui espère passer en force, ne dit pas la vérité.  

En préambule du chapitre intitulé « Projet de transfert d’émissions vers FTV Studios : un dialogue de sourds », le syndicat indique que l’un de ses élus a dénoncé « une trahison de l’exemplarité du service public » et « un abandon des salariés » s’agissant du « transfert de la production de plusieurs émissions emblématiques (Télématin, Thalassa, Faut Pas Rêver, Des Racines et des Ailes, Des Chiffres et des Lettres, Passage des Arts) vers FTV Le Studio filiale à 100% de France Télévisions… En effet, 86 salariés sont concernés, dont 84 CDI et 2 CDD, parmi lesquels figurent de nombreux journalistes. » 

« C’est un attachement au service public qui est en cause » ajoute le syndicat citant l’un de ses élus et qui poursuit « Le contrat qui est passé entre l’entreprise et les salariés, vous avez décidé de le rompre unilatéralement ».

Le machiavélique enfumage consiste comme l’a déjà détaillé le blog CGC Média, à mettre en avant un article du Code du travail totalement dévoyé.

Le SNJ ajoute « C’est Stéphane Sitbon-Gomez, directeur des Antennes et des Programmes de France Télévisions, qui est venu présenter ce projet. L’ancien directeur de cabinet de Delphine Ernotte n’a pas apprécié notre intervention liminaire et a personnalisé le débat tout au long de sa présentation, attaquant clairement le seul SNJ, alors que toutes les organisations syndicales ont pris position contre ce transfert [en apparence donc pour certains, ndlr] »

« "Nous, on a signé un contrat avec France Télévisions, pas avec FTV Studio ! Notre employeur c’est France Télévisions" répètent les salariés concernés dont certains d’entre eux, choqués et déboussolés, étaient présents lors de ce CSE » écrit le SNJ qui ne se laisse par tromper par les propos de Sitbon-Gomez qui a cru devoir déclarer « "Le souhait n’est en aucun cas de se défaire de certains salariés" ..même si ce transfert est bien destiné à faire baisser la masse salariale, comme le précise la direction dans son document de présentation : "L’effectif de l’établissement siège serait diminué à proportion de l’effectif transféré"».

Stéphane Sitbon-Gomez affirmant péremptoirement mais surtout le plus fallacieusement qui soit : « Ce n’est pas de l’externalisation : une propriété à 100 % de France Télévisions est un service public ».


CECI EST BIEN ENTENDU TOTALEMENT FAUX ET ARCHI-FAUX A TOUS LES NIVEAUX.

C’est là que Le Canard enchaîné (¤) fait la démonstration des bobards du "promu permanent" de FTV qui, perdant ses nerfs, fustige l’organisation qui le met face à ses contradictions et tente de la ridiculiser.

 
(¤)

Sitbon-Gomez parachuté ex-pédégé de la filiale Le Sudio ex-MFP devenue SASU (Société par Actions Simplifiée à associé Unique) et non S.A. comme il le sait pertinemment et les déclarations faites, il y a peu, au Canard enchainé par la direction de FTV Le Studio dont Arnaud Lesaunier l’ex-DRH de l’entreprise récemment condamné  qui en a pris la tête, qui déclarait "Les filiales ne sont pas soumises aux règles de la commande publique", en sont si besoin est, une preuve supplémentaire parmi d’autres.

 

Le SNJ ne dit rien d’autre que ce qu’a écrit à maintes reprises le blog CGC Média. 

Ce transfert est illégal et constitue un premier ballon d’essai pour faire sortir artificiellement de l’entreprise unique instaurée par la loi de 2009 un maximum de salariés qui ne bénéficieront notamment plus de la couverture conventionnelle collective pas plus que des politiques culturelles et sociales du comité interentreprises.

« La direction de l’information et la direction des sports sont aujourd’hui en grande partie préservées par cette « filialisation », mais pour combien de temps ? Les salariés et leurs représentants peuvent-ils accepter que France Télévisions délaisse la production et se transforme en simple diffuseur de programmes ? » enchérit le SNJ avant d’en tirer les enseignements « Au final, les salariés vont perdre le bénéfice des accords collectifs de mai 2013 à FTV SA (au bout d’une période de transition de 15 mois), idem pour leur compte épargne temps… » avant de mettre à nouveau en avant l’attitude de Sitbon-Gomez qui raconte très cyniquement  « que les délais d’entrée en vigueur de ce projet de transfert seraient négociables…que les conditions de rémunération seront équivalentes, l’ancienneté reprise à l’identique et l’emploi garanti» et qui se prétend « prêt à négocier avant l’échéance du mois de septembre pour un accord de transfert prenant en compte, entre autres, les questions du temps de travail, des indemnités de départ, de la mobilité au sein de France Télévisions ».

Pitoyable mais surtout manifestement hors la Loi…

Comment le Chef de l’État Emmanuel Macron peut-il imaginer que virer le plus de monde possible de France Télés – ce serait le deal passé pour aboutir au grotesque scénario de l’été dernier ! – n’aurait aucune conséquence sur 2022 ?! 


(*)





lundi 19 avril 2021

Roselyne Bachelot, entre la « culture en boîte » et le gorgonzola, son cœur balance !

Roselyne Bachelot, entre la « culture en boîte » et le gorgonzola, son cœur balance !

Entre la « culture en boîte » ou la « boite à culture » - le choix est libre pour la traduction de Culturebox la soi-disant chaîne éphémère que Roselyne Bachelot lançait sur les planches de Mogador avec son acolyte ROM du CSA – la ministre dans un communiqué vient d’annoncer sa prolongation.

Les Marx brothers du PAF

«Face au succès rencontré par la chaîne et avec le soutien de l'État, France Télévisions a décidé de prolonger l'expérience Culturebox en soirée (à partir de 20H, Ndlr) sur le canal 14 de la TNT (celui de France 4), à compter du 1er mai et ce jusqu'en août», indique son ministère qui précise – pour la galerie, évidemment – qu’« une autorisation de diffusion a été demandée au Conseil supérieur de l'audiovisuel ».

Voilà qui devrait ravir Marina Foïs, Anny Duperey particulièrement remontées contre Roselyne et qui l’on publiquement fait savoir chacune à leur façon.

Marina Foïs, maîtresse de cérémonie de la 46ème cérémonie des César, qui dans son discours d'ouverture taclait copieusement l’intéressée qui vient de sortit un livre où elle donne une recette de pâtes au de gorgonzola (verbatim ci-après)

« Soyons juste, le gouvernement il n'a pas rien fait. Il y'a des aides et la ministre non plus elle n'a pas rien fait !

Madame Bachelot, vous sortez un livre en prévente sur Amazon à 18 € "Ma vie en rose" dans laquelle vous donnez votre recette de pâtes au gorgonzola.

Vous avez vraiment les petits trucs pour trouver du réconfort, pour traverser les crises, c'est réconfortant le gorgonzola !

Merci pour ça mais, en interview chez Delahousse, vous dites: "le gorgonzola ça se râpe très bien" et là  je vous perds madame le ministre et je perds confiance en vous.

Parce que, le parmesan oui ça se râpe mais le gorgonzola non, ce ne se râpe pas le gorgonzola. Que faire quand on n'a plus confiance en son ministre de tutelle à l'heure où se jouent l'avenir du cinéma et de l'exception culturelle française ? »

Anny Duperey ensuite qui sur le plateau de « L’instant de Luxe » révèle que la ministre s’est "tirée" en douce de la soirée bien peu courageusement. (verbatim ci-après). 

« "Alors Roselyne je pense qu'il va falloir se battre plus fort pour nous avant qu'ils se tirent tous" lance l’actrice sur le plateau de la soirée.

« Ça c'est fort comme moment. Vous regardez quelqu'un dans la salle Anny Duperey ? La question est simple est-ce que Roselyne Bachelot était en face de vous ? Est-ce qu'il y a une réaction ? Que s'est-il passé ? » s’interroge le présentateur.

Réponse « Elle s'était tirée courageusement. Oui oui, elle est venue avant la représentation, elle nous a salués et je lui ai dit la même chose d'ailleurs : Roselyne il va falloir quand même se battre un peu plus pour nous et elle m'a dit, "j'y travaille jour et nuit".

No comment...

Je crois que cette pauvre femme ne peut rien. Elle est partie parce qu'elle savait qu'elle allait en prendre plein la figure. Elle est venue, elle a fait acte de présence et puis elle est partie au tout début...Elle pourrait donner sa démission comme Hulot mais je crois elle n'aura pas ce courage-là ! " »

Alors oui cette prolongation de la « culture en boîte » ou de la « boite à culture » devrait bien évidemment transporter les deux comédiennes mais également Guy Carlier à qui le blog CGC Média dédie la triste nouvelle !

Quand ils vont apprendre que la gaudriole coutera probablement au total sur les six mois quelques 30 millions d’euros pour quelques centaines de milliers de téléspectateurs seulement – bien que la chaîne ne soit pas mesurée en audiences, ce sont les chiffres qui nous ont été discrètement communiqués – à des années lumières de ces imaginaires 13 millions de spectateurs par semaine que FTV revendique mensongèrement depuis son lancement.

Come dirait Roselyne, on ne va tout de même pas en faire un fromage…et de toute façon avec Ernotte la télé publique c’est râpé !


dimanche 18 avril 2021

Les mensonges de France Télés pour tenter, au fur et à mesure, de virer des salariés de l'entreprise unique par paquets.

Les mensonges de France Télés pour tenter, au fur et à mesure, de virer  des salariés de l'entreprise unique par paquets.

Dans une de ses cyniques propagandes dont elle est coutumière, l’entreprise qui a tenté de faire passer avec la bienveillance des Secrétaires du CSE Central puis du CSE Siège probablement un des plus grosses arnaques en matière de droit social, voudrait faire gober aux premiers salariés qu’elle entend dégager que, quasiment rien ne changerait pour eux.   

Toute la malice du propos est d’ailleurs dans le "quasiment"Si rien ne change comme le baratine allègrement France Télés, alors pourquoi essayer d’imposer à une première fournée de personnels – beaucoup d’autres suivraient évidemment, si la boite réussissait ce premier coup – leur basculement illégal vers une filiale qui ne respecte pas les obligations légales de l’entreprise unique.

Les salariés visés ont d’ailleurs eu droit à une opération lavage de cerveau en règle au travers de quelques bobards mis noir sur blanc dans un soi-disant document confidentiel que devait leur vendre, entre autres, le transfuge de l’Info parachuté à la tête des programmes du Studio.

Cette information-consultation bidon est illégale tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme, le Secrétaire CGT du CSE Central qui fixe l’ordre du jour a bien inscrit ce point alors même que son syndicat dénonçait dans son actu de mars « Le dépeçage des émissions produites au siège » avant d’écrire – attention il faut le voir pour le croire – « FTV veux liquider ses émissions de programmes historiques en les filialisant. Seule motivation, faire baisser artificiellement les effectifs et réaliser des économies sur le dos des salariés. Scandalisés par ses méthodes brutales, la CGT sera à leurs côtés pour s'opposer à ce dépeçage. La consultation sur ce point est prévue au CSE central du 31 mars et au CSE siège du 8 avril ».

Il était donc simple de ne pas mettre ce point à l’ordre du jour des deux CSE pour ces deux cégétistes (*) qui dénoncent ce dépeçage se disant scandalisés par les méthodes brutales de la direction 

Mais NON, les deux Secrétaires CGT ont bien fait figurer l’information-consultation voulue par la direction aux séances des 2 instances sans s’y opposer évidemment...ce qui, s'ils avaient refusé, aurait forcé Ernotte a convoquer unilatéralement des CSE extraordinaires illégaux de toute manière !

Voyant la tournure que prenait la manœuvre et pour gagner du temps, ils a donc fallu faire voter une résolution au CSE Central puis 15 jours plus tard au CSE Siège établissement concerné au premier chef le même texte – la loi prévoit clairement l’inverse mandatant Sécafi-Alpha leur fidèle cabinet d’expertise pour une énième étude mais aussi les Secrétaires CGT de chaque CSE pour aller éventuellement en Justice !

Une énorme et machiavélique farce.

C’est l’histoire de cet homme qui sait que son chien est très dangereux mais qui le promène sans laisse et sans muselière.

Une fois que le chien a inévitablement mordu un passant qui se retrouve à l’hôpital dans un état grave, son propriétaire qui avait donc parfaite connaissance qu’il violait ainsi la loi, déclare « Je vais saisir la Justice pour qu’elle ordonne que les dispositions légales s’appliquent » !!

Hallucinant...

IL FAUT VRAIEMENT OSER PRENDRE LES PERSONNELS POUR DES TRUFFES !

Sur le fond, c’est aussi hallucinant. 

Il suffit de lire le texte que les deux Secrétaires CGT (Pierre Mouchel et Marc Chauvelot) on fait adopter insistant vraiment sur l'importance du projet  au niveau de chaque instance qui n’a pas vraiment flairé la manip.  

Ils vont même jusqu'à mettre en avant un nouveau concept, celui des règles d’or sur le recours prioritaire aux moyens internes à France TV. qu'aurait fait valoir Ernotte - dans leurs rêves probablement - qu'ils soutiennent systématiquement depuis près de six ans.

Force est de constater, du reste, qu'ils assurent d’emblée la promo de ce projet de la direction : « Compte tenu de la nature de ce projet et de son importance (sic)...

Le projet présenté par la direction aux élus du CSE Siège est censé s’inscrire dans le mouvement entamé par France Télévisions en 2015 pour renforcer ses capacités de production interne via sa filiale FranceTV Studio, mouvement précisé lors de la présentation des Orientations Stratégiques de l’entreprise en CSEC le 19 février 2019. »

Voilà pour ceux qui n’auraient pas saisi le stratagème des scandalisés du dépeçage qui détaillent ensuite pour les récalcitrants, encore et toujours, l’importance du projet.

Extrait du blablabla de la résolution de 4 pages qui n'est en réalité que vent et écran de fumée :

« L’entreprise souhaite mettre progressivement fin à la gestion directe de la production de 6 émissions hors information, sport et autopromotion - « Des chiffres et des lettres », « Télématin », « Thalassa », « Faut pas rêver », « Des racines et des ailes » et « Passage des arts » - pour la transférer à France TV Studio, afin, explique-t-elle dans son projet, de :

• Renforcer la position de France TV Studio en tant que créateur et développeur de contenus (production de programme de flux et développement de nouveaux formats aussi bien pour les offres linéaires que non linéaires), notamment en vue de leur diffusion par France TV ;

• Développer l’expertise de production et d’innovation du groupe en regroupant l’ensemble des activités de production interne au sein de sa filiale dédiée France TV Studio ;

• Assurer la cohérence de l’organisation transversale de la Direction des Antennes et des Programmes autour de l’édition de programmes…

...Ben voyons !

La suite vaut son pesant de cacahuètes: 

« Néanmoins, pour se mettre en conformité avec la procédure d’information-consultation, les élus du CSE Siège constatent qu’il s’agit d’un projet important qui impacterait directement a minima 86 salariés (84 permanents et 2 non permanents) dont au moins 80% de leur temps de travail est consacré à l’activité de production. 23 métiers sont concernés. En plus de ces 86 salariés, le projet impacterait également les salariés qui consacreraient moins de 80% de leur activité, et potentiellement d’autres salariés.

Par ailleurs, les élus du CSE Siège font l’hypothèse que ce projet risque également d’impacter directement ou indirectement :

• les Unités de programmes de la DGDAP qui travaillent au quotidien avec les émissions concernées par ce transfert. En effet, même si les Unités de programmes restent commanditaires de ces émissions, les relations fonctionnelles et organisationnelles entre les personnels des Unités de programmes et les personnels de production de ces émissions risquent d’évoluer à moyen ou long terme (contraintes propres à chacune des entités France Tv et France TV Studio, nouvelles modalités contractuelles et de prestations…) ;

• le projet questionne aussi les relations avec les moyens internes de fabrication (La Fabrique) dont Delphine Ernotte a rappelé qu’il s’agit d’un atout stratégique pour l’entreprise, et la difficile application des Règles d’or sur le recours prioritaire aux moyens internes à France TV. » 

Attention à la chute !! 

« Compte tenu de la nature de ce projet et de son importance, les élus du CSE Siège s’inquiètent et s’interrogent sur son bienfondé tant concernant les impacts organisationnels, sociaux et économiques (en termes d’emploi, de salaire, d’organisation du travail, de représentation des personnels, de couverture conventionnelle, de conditions de travail, et de santé) sont disproportionnés pour les personnels concernés » 

Ils s’interrogent [encore, ndlr] sur son bienfondé mais indiquent toutefois devoir se mettre en conformité avec la procédure d’information-consultation, en affirmant pourtant s’opposer au projet alors qu’en l’inscrivant à l’ordre du jour dès le 31 mars, redisons-le, ils font courir le compte-à-rebours des 3 mois permettant qu’il soit réputé validé... si tant est qu’il soit légal, ce qu’il n’est absolument pas  !

Quant à l’article L.1224-1 du Code du travail mis fallacieusement en avant par la direction, histoire de mystifier un peu plus le personnel, il ne s’applique évidemment en rien ici.

Voici ce qu’il prévoit réellement et qui est à des années lumières de cette pitoyable tentative d'enfumage collectif: « Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise ».

Il convient ici de montrer comment France Télés met l’article à sa sauce pensant surement faire gober son bobard. « Le transfert d’une branche d’activité entraine l’application de L.1224-1 (poursuite de plein droit des contrats de travail et transfert automatique) dès lors que la branche d’activité transférée constitue une entité économique autonome conservant son identité et que le repreneur poursuit la même activité. ».

Un pipeau sans nom comme chacun peut le vérifier, destiné évidemment à nuire aux salariés et à pouvoir s'en débarrasser à moindres frais dans une quinzaine de mois.

La transformation de l’entreprise, elle a eu lieu en 2009 avec la création voulue par le Législateur de la Société France Télévisions en entreprise unique, figeant irrémédiablement son périmètre du fait du TUP (Transfert Universel de Patrimoine)…

Rien depuis et surtout pas l’avènement bidon d’entités économiques autonomes, impossible de toute façon au regard de cette loi de 2009, à part ce qui n’est rien d’autre qu’un fantasme de l’ex-Orange et de sa cour !  

Tout le reste de cette note sur laquelle le blog CGC Média devrait revenir très vite avec l'action judiciaire en référé que le SNPCA-CGC devrait engager très vite maintenant, n’est que baratin nauséabond.

La ridicule référence à la jurisprudence inventée de toutes pièces pour faire croire à l’existence d’entités économiques autonomes imaginaires, présentées comme des « ensembles organisés de personnes et d’éléments corporels ou incorporels permettant l’exercice d’une activité poursuivant un objectif propre ou des intérêts propres », c'est de la foutaise !

Le Nota bene qui raconte qu’un « le projet d’apport partiel de la branche d’activité constituée par la production des émissions en gestion directe constitue(rait) une forme de cession de fonds de commerce dès lors qu’il emporte succession de FTVS à FTV en ce qui concerne la propriété et l’exploitation de la branche d’activité constituée par la production des émissions. » est aussi un invraisemblable canular.

Chacun notera d’ailleurs la formule des plus idiotes « une forme de cession de fonds de commerce »! Tu parles, Charles...C’est se foutre du monde, n’ayons pas peur des mots ? une forme de.... juridiquement cela ne tient pas a route une seule seconde.

Quant à la CONCLUSION de cette lamentable propagande qui garanti(rai)t que « l’activité de production des Émissions sera bien poursuivie dans des conditions similaires de fonctionnement après le transfert sans interruption » elle est du même tonneau que le reste de l’indigne attrape-mouches servi au personnel que la Justice condamnera bien entendu, en tous points.

Il parait, affirment certains observateurs, que c’est Emmanuel Macron qui mènerait la danse et aurait chargé Ernotte de mettre en pièces France Télévisons…Ce n’est pourtant pas ce qui semblait lorsqu’il a qualifié sa gouvernance de « Honte de la République » !

Le calcul à quelques encablures de 2022 serait pour le moins, bien risqué !

(*) 

samedi 17 avril 2021

Encore une claque pour le trio Buñuel/Sitbon-Gomez/Ernotte.

Encore une claque pour le trio Buñuel/Sitbon-Gomez/Ernotte.

« Fauteuils d’orchestre » l’émission de France Télés dont l’audience ne cesse de chuter  2% hier vendredi 16 avril 2021 pour 502 000 curieux 502 000battu sur France 5 par « M comme Maison » l’émission que le trio Buñuel/Sitbon-Gomez/Ernotte dégageait de La Cinq il y a quelques mois et aujourd’hui diffusée sur C8 avec un autre titre.