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jeudi 2 mai 2024

L’État ridiculisé devant la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) dans la procédure visant les nombreuse irrégularités constatées à France Médias Monde.

L’État ridiculisé devant la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) dans la procédure visant les nombreuse irrégularités constatées à France Médias Monde. 

C’est une nouveau scandale que vient de révéler La Lettre de ce 2 mai dans une incroyable enquête signée Catherine Boullay et intitulée « La gestion de Marie Christine Saragosse jugée par la Cour des comptes ».

Pour un préjudice évalué à 1,7 million d'euros,  le premier avocat a réclamé des amendes de quelques milliers d’euros  seulement, la plus importante s’élevant à 15.000 € pour Marie-Christine Saragosse le responsable légale et 10.000 € pour Victor Rocaries son ex-dégé parti en retraite. Sur le banc des accusés, devant le jury présidé par Jean-Yves Bertucci, outre ces deux là, Laurence Barrière DRH, Vincent Fleury, directeur des environnements numériques, et Thierry Fanchon, directeur des technologies et des systèmes d'information. 

"Si le rapport de la Cour des comptes avait déjà pointé le niveau important des indemnités versées aux cadres qui quittaient le groupe, l'audience a fait apparaître que Marie-Christine Saragosse a ignoré de nombreuses alertes sur ces transactions" explique La Lettre.

Hallucinant.

En coulisses, certains pouffent encore du bon tour joué à Cour de discipline budgétaire et financière lors de l’audition du 23 avril dernier (*) à savoir « le contexte particulier de fusion de France 24 et de RFI pourtant bien antérieur aux faits reprochés » ou encore « l'émoi suscité par le décès de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes tués au Mali en 2013 » pourtant 6 ans avant les faits, tout en profitant au passage pour charger copieusement Anne Cazala la contrôleuse générale d'État émanation de Bercy, en charge de France Médias Monde de 2014 à 2019.

Extraits:

« Pour défendre Marie-Christine Saragosse, son avocat, Jérôme Grand d'Esnon, du cabinet d'avocats Carbonnier Lamaze Rasle & associés (Carlara)…Époux à la ville d'Anne Grand d'Esnon, membre du collège de l'Arcom et réputé proche d’Emmanuel Macron, l'avocat a particulièrement chargé la contrôleuse Anne Cazala, qui aurait été "dans une croisade personnelle”.  Selon lui, ses demandes d'information auraient constitué une "intrusion" qui, dans certains cas, aurait même "atteint un niveau de bêtise administrative insondable".   

Surréaliste. Surtout lorsqu’on sait que Anne Grand d’Esnon a été nommée au CSA aujourd’hui Arcom sur proposition de Richard Ferrand alors président de l'Assemblée nationale

D'autant plus savoureux lorsque chacun sait que l’intéressée qui a réalisé l'essentiel de sa carrière dans l'audiovisuel public, plus particulièrement France Télévisions, devant quitter l’instance en janvier 2025 tout comme ROM,  est en charge du groupe de travail s’agissant notamment du pluralisme et de la déontologie des programmes audiovisuels.  

Qui oserait après cela parler de conflits d’intérêts ?

PS: Qui paie les frais d’avocat pour tous ces gens ?! Probablement les Français ?!


A lecture de cette scandaleuse affaire dont il était clair qu’elle ne devait pas vraiment s'ébruiter  - c’est raté ! - la CGC de l’Audiovisuel se félicite d’avoir saisi en mars 2023, le procureur de la République  pour une plainte concernant des faits postérieurs à ceux sur lesquels que la CDBF va devoir prononcer son jugement. en délibéré.

Le représentant de la CGC à France Médias Monde viré alors qu’il était toujours salarié protégé - ce qui vient de faire valoir son syndicat par lettre recommandée adressée à Marie Christine Saragosse pour demander sa réintégration avant même de porter la contestation devant la juridiction compétente - avait à plusieurs reprises tentée d'alerter tout comme Anne Cazala la contrôleuse générale d'État avant d'être poussé vers la sortie,

C'est en lanceur d'alerte qu'il interviendra aux côté du syndicat qui va se constituer partie civile pour que démarre l'instruction judiciaire.

"Dans son  réquisitoire, Serge Barichard, le premier avocat général de la Cour des comptes" où figure en bonne place, la rubrique "primes exorbitantes" nonobstant les montants liés aux procédures irrégulières de passation de marchés publics (**),  le titre de presse poursuit "a pointé une longue succession de "carences", d'"omissions" et de "négligences", des "méconnaissances constantes et répétées" ainsi que des "faiblesses en matière de commande publique" de la part de Marie-Christine Saragosse et de son bras droit Victor Rocaries."

Et d'enfoncer le clou "L'équipe dirigeante n'a pas "su préserver l’intérêt de la société ni celui de l’État" et sa légèreté aurait engendré un préjudice évalué à 1,7 million d'euros pour les finances publiques. (**)












A suivre très très vite donc pour les suites judiciaires de ce nouveau scandale qui touche encore une fois l'Audiovisuel public après l'affaire Carolis/Bygmalion.

A l'issue de sa plaidoirie, le premier avocat a réclamé une amende de 15 000 € à Marie-Christine Saragosse, 10 000 à Victor Rocaries, 5 000 à Laurence Barrière et 2 000 € à Vincent Fleury. Les poursuites à l'égard de Thierry Fanchon ont été abandonnées. Des commandes publiques peu rigoureuses Dans la synthèse de son audit en mars 2021, la Cour des comptes dénonçait la politique d'achat du groupe, parfois effectuée sans mise en concurrence. Les auteurs du rapport pointaient alors des commandes "au fil de l’eau", sans appel d'offres, affranchies des règles de la commande publique. Lors de l'audience, les magistrats de la Cour des comptes ont évalué le préjudice dû à l'absence de mise en concurrence à un montant compris entre 350 000 et 500 000 €. Les dirigeants de FMM ont recouru à un système de gestion financière -Sage -censé les accompagner pour assurer la conformité de leurs achats. Mais les magistrats de la rue Cambon ont dénoncé le manque de clarté de ce logiciel qui ne permet pas d'identifier les personnes qui passent commande. Cet outil devait faire l'objet d'un audit en 2021, mais cette recommandation n'a été suivie que par le biais d'une instance en interne, liée au conseil d'administration.

mercredi 1 mai 2024

La ministre de la liberté d’expression s’en prend à Libération pour ses propos.

La ministre de la liberté d’expression s’en prend à Libération pour ses propos.

Il y a peu, Rachida Dati s’exprimait sur les positions de RAM parvenue à la conclusion que "ce projet de holding dont le sénateur Lafon est à l’origine., préalable ou pas à une fusion, n'était pas indispensable"… ».

"C'est sa liberté d'expression" déclarait-elle comme elle l’avait fait défendant alors le discours polémique de Justine Triet à Cannes. 


« Vendredi dernier, elle accusait le titre de presse d'être instrumentalisé par sa rivale politique, la maire PS de Paris Anne Hidalgo, après sa Une la mettant en cause : elle aurait touché plus de 800.000 € comme avocate d'Orange tout en étant députée européenne, entre 2010 et 2018 » écrivait CNews il y a peu, citant la ministre qui s’interrogeait "Que la mairie de Paris se serve de ce journal, puisque ce journaliste est un ami de Mme Hidalgo, pour pouvoir m'attaquer sur quelque chose de légal, est-ce normal ? ».

Le site média poursuit « Dans un communiqué, la direction du quotidien et sa Société des journalistes ont dénoncé des "attaques directes et personnelles" contre l'auteur de l'enquête. 

Elles ont également jugé l'accusation de conflit d'intérêts "aussi outrancière qu'infondée". Ces attaques "nous semblent indignes de la fonction occupée par Rachida Dati, d'autant que cette dernière est chargée des relations de l'Etat avec les médias et, à ce titre, se doit d'être garante de la liberté de la presse", a protesté le journal. 

"En remettant en cause la déontologie de Libération et ses journalistes dans le seul but de se défendre face aux enquêtes judiciaires qui la visent plutôt que de répondre sur le fond de nos révélations, la ministre de la Culture sort de son rôle".

mardi 30 avril 2024

« La gloire de mon père »… Arnaud Lagardère, revisite Pagnol.

« La gloire de mon père »… Arnaud Lagardère, revisite Pagnol. 

Il était à la tête d’un empire que son père Jean-Luc Lagardère lui avait laissé. 

Après avoir définitivement perdu le contrôle du groupe qui porte son nom au profit du Vivendi l'an dernier, Arnaud Lagardère est à présent contraint d’abandonner ses fonctions de pédégé après une mise en examen et des investigations sur le financement de dépenses personnelles par ses sociétés. 

En deux décennies, cet héritier d’un des fleurons industriel français, aura mis à mal l’un des fleurons industriel français petit au gré des cessions et d’investissements ratés.

« Après avoir perdu le contrôle du groupe qui porte son nom au profit du Vivendi de Vincent Bolloré, en novembre 2023, Arnaud Lagardère avait malgré tout « sauvé » son fauteuil de PDG. Moins de six mois plus tard, le voici contraint d'abandonner ses fonctions » écrit La Tribune qui ajoute « Ce mardi, Lagardère a annoncé la nouvelle par communiqué. Celle-ci fait suite à la mise en examen de son dirigeant dans le cadre d'investigations sur le financement de dépenses personnelles par ses sociétés.» 

Le titre de presse poursuit « Dans le cadre de cette mise en examen, « une mesure provisoire d'interdiction de gérer a été prononcée » contre Arnaud Lagardère, laquelle « le contraint à se démettre de ses mandats exécutifs au sein du groupe », concluant  « le désormais ex-PDG conteste cette décision, contre laquelle il va faire appel ».

Les administrateurs de Lagardère précisent qu'ils « se réuniront très prochainement pour prendre toutes les dispositions provisoires requises » afin d'« assurer la bonne gouvernance » de la société. Ils rappellent, aussi, qu'Arnaud Lagardère « bénéficie de la présomption d'innocence, une mise en examen ne préjugeant en rien des suites de la procédure ».




lundi 29 avril 2024

Ce matin sur France Inter, le sénateur Laurent Lafon a trouvé à qui parler…Il ne suffit pas d’affirmer pour être suivi et crédible !

Ce matin sur France Inter, le sénateur Laurent Lafon a trouvé à qui parler…Il ne suffit pas d’affirmer pour être suivi et crédible ! 

À 9h05, ce lundi 29 avril, Jean-Noël Jeanneney historien, ancien président de Radio France et de RFI était face à Laurent Lafon Sénateur Union Centriste du Val-de-Marne, président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication au Sénat, sur France Inter pour parler de cette soi-disant fusion des sociétés de l’Audiovisuel public.

"Ce n’est une bonne action et l’idée que l’union fait la force est trop simple » lance d’entrée de jeu l’ex-pédégé, ajoutant "l’idée d’une fusion - vous parlez de holding mais la ministre est très très claire, elle a l’idée de faire une fusion avec une gouvernance commune – mais le projet de regrouper les différentes sociétés de l’Audiovisuel public pour une meilleure efficacité, c’est une pétition de principe et une mauvaise idée".

Totalement opposé à ce que certains qualifient sottement de « BBC à la française », il muscle son propos "Si nous fabriquions des automobiles, on peut imaginer que deux usines d’automobiles se rapprochent pour être plus efficaces. En l’occurrence, ces sociétés sont des chevaux légers. Ce n’est pas une unité puissante et raide… Il faut que nous puissions continuer d’être différents et spécifiques Pour cela, l'idée de se rapprocher est très très malvenue." Puis d’enchérir "Tout le monde sait bien que le fonctionnement de la machine sera extrêmement alourdi. Il y aurait dans le feuilleté, des pouvoirs avec un niveau supplémentaire. Il y aura un président puis des directeurs généraux et tout va marcher avec des discussions de pouvoir et d’influence. On passera énormément de temps à se disputer l’autorité alors qu’il apparaît qu’aujourd’hui, toute l’énergie de nos maisons doit être dirigé à s’adapter aux nouvelles technologies contemporaines. Concentrant notre énergie à cela et pas à autre chose !" 

Laurent Lafon pour sa part, n'a fait qu'affirmer de manière péremptoire: "Il faut renforcer l’Audiovisuel public" tout en égrenant  les lieux communs que certains ressassent à l'envi

"Aujourd'hui, on n'écoute plus la radio, on ne regarde plus la télévision comme on le faisait il y a 10 ans, il y a 20 ans ! 

Les phénomènes de replay et de numérisation font que les pratiques chez les jeunes ont totalement évolué. 

On est plus dans un schéma de concurrence franco-française mais avec en plus, ces nouveaux acteurs que sont les plates-formes américaines. [Après Salto la catastrophe industrielle signé Ernotte qui aura coûté un bras aux Français avec quelques 90M€ qu'Ernotte aura cramés jusqu'à la liquidation 2 ans et demi plus tard, ndlr]...

Il faut rassembler les différentes identités du service public public pour réunir les forces. 

C’est un constat qui n’est pas uniquement fait par le président de la commission  culture que je suis mais ce qui est fait dans d’autres pays car quand on regarde l’Audiovisuel public partout en Europe, on voit que c'est ainsi ailleurs...

C'est avec ça, que Rachida Dati et sa suivante qui se voit déjà prendre la tête de cette ORTF ressuscitée, imaginent convaincre les contribuables ? 

Au secours...C'est un peu comme donner les clés du coffre au gang des Lyonnais !  


dimanche 28 avril 2024

Les règles à géométrie variable de Roch-Olivier Maistre.

Les règles à géométrie variable de Roch-Olivier Maistre.

La CGC des médias qui avait saisi l’Arcom le 30 janvier dernier après le passage de Xavier Niel venant faire la promo de sa nouvelle box dans "C à vous", vient de recevoir une réponse des plus incroyables.

La Lettre toujours aussi bien renseigné, vient d’en publier l’essentiel dans son article signé Catherine Boullay.

« L'institution a considéré qu'une séquence diffusée dans "C à vous" évoquant la box de Free constituait une "publicité clandestine" » écrit le titre de presse qui ajoute  « Elle pointe le manque de vigilance de France 5, d'autant plus que Xavier Niel est également actionnaire de Mediawan, la société de production de l'émission. » 

C’est bien ce que dénonçait la CGC de l’Audiovisuel dans son article  « Un énième scandale sur France Captonvisions...Xavier Niel vient faire la pub de sa nouvelle Freebox chez lui ! » , pourtant le toujours commandant de l’Arcom enterprise s’il ne peut que constater les faits, ne considère le Public comme le Privé…

Les millions d’euros de sanctions dont le Privé, principalement  ont dû s’acquitter pour différents manquements aux règles – estimés à 7 millions d’euros sur les dix dernières années – se seront soldés par de simples « appels à la vigilance » pour France Télés et un compteur toujours à zéro !

Le fan inconditionnel de l’ex-Orange a une idée bien à lui de l’application des textes et des sanctions en cas de transgression avérée.

Extraits

« Le régulateur de l'audiovisuel vient de donner raison au syndicaliste Jean Jacques Cordival, qui avait attiré son attention sur le passage de Xavier Niel, le 30 janvier, dans l'émission C à vous produite par le groupe Mediawan dont le patron de Free est cofondateur et actionnaire.

Début février, le président de la Fédération CFE-CGC des médias avait saisi l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) à propos de cette séquence diffusée sur France 5, dans laquelle la nouvelle box Free était présentée comme l'"offre [la] plus généreuse et souvent [la] plus responsable", ainsi que "[la] plus puissante du marché". 

L'autorité présidée par Roch-Olivier Maistre considère que France 5 s'est rendue coupable de "publicité clandestine".

Dans une lettre datée du 11 avril et adressée au représentant du syndicat, l'Arcom met en cause l'accueil louangeur fait par Anne-Élisabeth Lemoine à Xavier Niel. 

Le régulateur constate ainsi que "seule la nouvelle offre de Free avait été présentée au cours de cette séquence, et qu'elle avait fait l'objet, de la part de la présentatrice, de propos laudatifs et marqués par une absence de distance critique".

Il charge également la chaîne publique, qui, selon lui, aurait dû d'autant mieux "prévenir ce

risque de complaisance à l'égard de ce produit" que "l'invité, ainsi que l'a rappelé la présentatrice, est cofondateur de la société productrice de l'émission".

L'Arcom a adressé une mise en garde à France 5 contre le renouvellement de tels faits. 

Pourtant, l'Arcom, qui n'assortit cet avis d'aucune sanction, ajoute avoir demandé à France télévisions de "faire preuve de vigilance quant au respect de la réglementation publicitaire" et de "veiller à ce que les émissions d'information et les programmes qui y concourent soient réalisés dans des conditions qui garantissent l'indépendance de l'information notamment à l'égard des intérêts économiques des annonceurs"

Le 16 avril, le régulateur de l'audiovisuel a une deuxième fois épinglé C à vous pour une chronique de Patrick Cohen. Dans l'émission du 27 novembre 2023, le journaliste avait relaté le déroulé des faits qui avait conduit au meurtre d'un adolescent à Crépol (Drôme). Saisie à l'époque par la députée RN Laure Lavalette, l'Arcom avait considéré que le journaliste avait assorti sa chronique de commentaires "dénués de précautions oratoires". » 

samedi 27 avril 2024

L'ancien ministre de la Communication Alain Carignon opposé lui aussi à ce retour de l’ORTF !

L'ancien ministre de la Communication Alain Carignon opposé lui aussi à ce retour de l’ORTF ! 

Il n’était pas curieusement pas invité par la commission d’enquête sur l’attribution des fréquences TNT comme pourtant 5 des ex-locataires de la rue de Valois mais l’interview qu’il donne au Figaro est sans ambiguïté.

« Si la réforme se limite à la création d’un holding, cela n’engendrera pas d’économies » indique-t-il, ajoutant « Ce sera au contraire, plusieurs millions d’euros de dépenses supplémentaires, avec une nouvelle entité qui aura le droit à un nouveau comité d’entreprise consolidé » (CSE aujourd'hui).

« Je ne parle pas créer une télévision à partir d’une radio (cela ne marche pas, comme l’a montré Franceinfo, qui a demandé des dépenses supplémentaires pour une audience proche de la marge d’erreur) ou du rapprochement entre France Bleu et France 3 concernant les matinales de radios » enchérit l’ex-ministre du gouvernement d’Édouard Balladur qui parle encore « de vraies synergies dans le domaine de l’information ».

Quant à la référence à cette BBC à la française dont certains ont affublé ce projet de retour à l’ORTF, il fait comprendre que le modèle peut difficilement s’adapter à la France…

« S’inspirer de la BBC qui dégage des ressources propres parce qu’elle produit des programmes dans ses filiales de production, qu’elle vend à l’étranger. Mais aussi qu’elle passe des contrats avec des producteurs privés qui lui façonnent des programmes de qualité qu’elle peut revendre à l’échelle mondiale » développe Alain Carignon qui évoque pour le moins, un changement des stratégies du fait l’État actionnaire.

Cependant alors qu’il parle de politique d’économies dans l’organisation actuelle de l’audiovisuel public, il assène qu’ « Il faudrait imposer dans le cahier des charges de France Télévisions de réduire la part de production interne de façon à faire travailler beaucoup mieux les producteurs et les créateurs »Comme si quatuor Capton-Niel-Courbit- Le Van Kim (Médiawan/Banijay/Brut) ne se partageait déjà pas suffisamment le gâteau !

Enfin, il revient sur le nerf de la guerre, c’est -à dire les deniers publics.

« La question du financement, n’est pas résolue non plus. On a supprimé la redevance sans réduire les dépenses. Il faut souhaiter qu’avec le Parlement soit trouvé un système pour assurer la pérennité du financement. C’est dommage que l’audiovisuel public ne soit pas traité comme l’enjeu national qu’il devrait être. C’est pourtant un domaine clé de la souveraineté nationale, comme l’énergie ou l’alimentation…» conclut-il mettant en opposition la volonté de Rachida Dati de renforcer l’audiovisuel public et celle d’Ernotte qui continue d’«affaiblir les investissements dans les programmes ».

"Cette réforme de la gouvernance de l’audiovisuel public doit s’accompagner d’une réforme dans les prochains mois de son mode de financement. Celui-ci repose, depuis la fin de la redevance TV, sur le prélèvement d’une fraction de la TVA et il nécessite une modification de la loi organique relative aux lois de finances. Un moyen de pression tout trouvé pour le Sénat, qui pourrait accepter de voter pour la refonte du financement de l’audiovisuel public si le projet de BBC à la française est adopté" écrit le titre de presse qui cite deux noms pour faire revivre cette invraisemblable usine à gaz, ceux de "Marc-Olivier Fogiel, l’actuel directeur général de BFMTV [cf.le blog CGC Média du 24 avril, ndlr], ou encore de Thierry Thuillier, le directeur général délégué de l’info du groupe TF1 [61 ans le 24 mai prochain, ndlr], circulent. À tort, ou à raison." 

vendredi 26 avril 2024

Rachida Dati : l'Académie des Molières, lui garde un chien de sa chienne...et le septuagénaire Field cabotine toujours !

Rachida Dati : l'Académie des Molières, lui garde un chien de sa chienne...et le septuagénaire Field cabotine toujours  !

Il aura 70 ans le 17 juillet prochain - on ne sait d'ailleurs pas s'il a reçu son courrier de mise en retraite comme tout salarié lambda y aurait droit - et il  représentait France Télés au ministère à l’occasion de la Réception des nommés, une tradition depuis dix ans, qui voit les équipes des spectacles nommés aux Molières se réunir quelques jours avant la cérémonie.

La toujours maire et ministre de la Culture Rachida Dati qui, la veille, organisait un «apéritif canin» dans les jardins de la mairie du 7e arrondissement et recevait les chiens des habitants de sa circonscription dont Volta le petit chow-chow noir de Gabriel Attal qu'elle voulait "transformer  en kebab», n'y était pas non plus.

"C’est le triomphe des seconds rôles" ironisait Michel Field, représentant "la dame du Majestic"  prête à s'envoler pour Cannes afin de remplir comme l'an passé les suites du 4 étoiles sur la Croisette comme le dircab valoisien était là pour le ministère.

Le Parisien en faisait le récit 

Extraits:

« Elle n’est pas là ? », s’exclame-t-on ici. « Elle est peut-être malade, non ? On vous a donné une raison ? », s’interroge-t-on là. « La raison, c’est qu’elle n’en a rien à faire de nous », tranche sa voisine. « Elle est peut-être partie chez Leroy Merlin acheter de nouvelles ailes au Moulin Rouge », s’amuse un comédien…Au sein des petits groupes d’artistes qui se sont formés dans les salons du ministère de la Culture, ce jeudi 25 avril au matin, on commente ce qu’on vient juste d’apprendre : la ministre Rachida Dati ne viendra pas.

Si le milieu du théâtre s’est réuni rue de Valois à Paris (1er), c’est à l’invitation de la ministre, à l’occasion de la Réception des nommés, une tradition, désormais, qui voit depuis dix ans les équipes des spectacles nommés aux Molières se réunir quelques jours avant la cérémonie pour un moment convivial. L’absence de la locataire des lieux ne passe évidemment pas inaperçue. Et fait grincer des dents. « C’est la première fois que ça arrive, souffle un producteur. C’est hallucinant ! Quel mauvais signal ça envoie ! »

« Mais on le sait depuis une semaine qu’il y a ce discours »

« Jusqu’à ce matin, la ministre se réjouissait de vous recevoir, explique au pupitre Gaëtan Bruel, son directeur de cabinet, qui prend la parole en lieu et place de sa patronne. Mais elle a été appelée pour être réquisitionnée auprès du président de la République à la Sorbonne. 

L’explication est donnée. Elle convainc à moitié. « C’est fou comme elle réaménage rapidement son planning », note le producteur Pascal Guillaume. « Mais on le sait depuis une semaine qu’il y a ce discours », relève un comédien. « La ministre se réjouit de vous retrouver le 6 mai et vous félicite à nouveau », conclut son collaborateur.

« Nous savions depuis le début de semaine qu’il y avait un sérieux conflit d’agenda et nous avions prévenu la direction des Molières qu’il y a avait un risque important qu’elle ne soit pas là, nous précise-t-on dans l’après-midi au cabinet de Rachida Dati. En revanche, nous leur avons bien confirmé qu’elle serait présente le 6 mai pour la cérémonie et n’irait pas au dîner d’État en l’honneur du président chinois, elle s’y est engagée et pour eux, c’était le plus important ».

« Quand vous êtes réquisitionné pour assister au discours du président de la République, je ne sais pas quelle est votre marge de manœuvre », commente le producteur Jean-Marc Dumontet, président des Molières et soutien historique d’Emmanuel Macron. 

« C’est dommage pour nous, on le regrette, on est dans une situation paradoxale où on nous accueille pour notre réception et elle n’est pas là… Oui, ça aurait été mieux avec elle. »

« Elle se place là où c’est le plus utile pour elle ». « Elle n’est pas ministre de la Culture, elle est candidate à la mairie de Paris, siffle un artiste. Elle se place là où c’est le plus utile pour elle ». 

« Deux hypothèses, soit elle s’en fout, soit c’est un hommage aux auteurs de théâtre, s’amuse de son côté le producteur Alexis Trégarot. C’est l’histoire d’une femme qui invite dix personnes à un dîner et qui n’est pas là… »

« Il ne faut plus chercher de signe ou interpréter quoi que ce soit, on en est à huit ministres en 10 ans, c’est malheureux, mais c’est comme ça », réagit le producteur Pascal Guillaume. 

« C’est simplement triste, souffle de son côté Laurent Bentata, directeur général de Stage Entertainment France. Bon, maintenant il faudra que la ministre soit à la hauteur le 6 mai, elle a droit à une séance de rattrapage. »

 





jeudi 25 avril 2024

Marc-Olivier Fogiel pour ressusciter l’ORTF ?

Marc-Olivier Fogiel pour ressusciter l’ORTF ?

Alors que nombreux sont ceux qui continuent de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué comme le prouve la dernière publication de Public Sénat en date du 15 avril « Réforme de l’audiovisuel public : "Les planètes sont alignées" pour une adoption du texte se félicite Laurent Lafon », l’excellent édito signé Stéphane Hoffmann et publié par le FigMag (*) met le doigt où ça fait mal.

(*)

Le titre sans ambiguïté « Delphine Ernotte : Dix années de grisaille, en attendant l’ORTF » dépeint assez justement la situation de chienlit  dans laquelle l’ex-Orange a plongé le groupe de télévision public dont cette dernière, imaginant probablement en prendre la tête, histoire probablement de diluer « la dégradation financière croissante » de France Télévisions que souligne le récent rapport de la Cour des comptes.

« Ils comptent les jours - environ 450 jusqu’au départ de Delphine Ernotte – et s’y voient déjà » écrit Stéphane Hoffmann qui cite  « Bruno Patino [60 ans le 8 mars prochain, ndlr], Christopher Baldelli [60 ans, lui aussi, le 8 mars prochain, ndlr] et Stéphane Sitbon Gomez [dont l’âge n'atténue en rien, les presque 10 années que le tandem ernottien aura passé à casser l’entreprise, ndlr]».

 

L’éditorialiste ajoute « D’autres encore pour succéder à Delphine Ernotte qui, en deux mandats, aura voué France Télé à la grisaille plus qu’à la griserie. Elle a beaucoup détruit sans rien construire. Coupé beaucoup de têtes sans que rien repousse…. » s’interrogeant naturellement « Où sont les Joubert, Glaser, Bouvard, Chancel, Pivot, Martin, Averty, Tchernia, Carpentier ou Dumas 2024 ? Quelle personnalité, forte et nouvelle, a émergé depuis l’arrivée d’Ernotte ? Dechavanne ? Certes, il y a de-ci de-là cahin-caha des choses heureuses. Mais une suite d’éclairs ne fait pas la lumière et c’est le ton qui manque. Ce ton que France Télévisions devrait donner, loin du déjà-vu dont la Ernotte se contente. Lescure et Sinclair ont repris du service. Drucker fait parler de lui par ses bulletins de santé plus que par ses radotages. Mais où est la garde montante ? »

 

Au moins un nom pourtant n’y figure pas. Celui de Marc-Olivier Fogiel. 

La rumeur fait plus qu’enfler. Il se murmure en coulisses que ce dernier depuis le rachat par Rodolphe Saadé le milliardaire franco-libanais à la tête de CMA CGM , fin mars,  d’Altice Media pour 1,55 milliard d'euros en numéraire à Patrick Drahi dont le groupe connait de sérieux problèmes à commencer par sa dette, que le patron de l’info de BFM  n’irait pas au-delà de  l’été ?!

Malgré la perte de vitesse historique que rencontre la chaîne d'infos en continu et qui s'est retrouvée à jouer à touche-touche avec CNews – depuis le début de l'année sur la chaîne, le temps horaire alloué à la publicité aurait été divisé par 2, passant de 12 à 6 minutes, une mesure décidée par Marc-Olivier Fogiel pour dynamiser l'audience et permettre à la chaîne de revenir en première position – il se pourrait donc bien que certains « décideurs » aient déjà fait ce choix, selon plusieurs sources concordantes.

Voilà probablement qui devrait permettre à Stéphane Hoffmann de concocter un de ces savoureux encarts médiatiques dont il a le secret…

mercredi 24 avril 2024

Yves Bigot peut-il rester à la tête de TV5 Monde… suite ?

Yves Bigot peut-il rester à la tête de TV5 Monde… suite ?

Le 2 novembre 2022, Yves Bigot pédégé de TV5 Monde depuis 2013, se voit prolongé dans ses fonctions pour deux ans.

« Cette nomination intervient sur proposition de la présidente du conseil d'administration (Delphine Ernotte) après consultation approfondie entre les gouvernements bailleurs de fonds (France, Suisse, Canada, Québec, Fédération Wallonie-Bruxelles, Principauté de Monaco) et conformément à la Charte intergouvernementale qui régit la chaîne » indiquait le communiqué de l’époque. (*)

(*)


Aujourd’hui même s’il peut se targuer  d’un bilan plutôt bon, entre autres :

-  le doublement de la distribution mondiale des 8 chaînes généralistes passant de 212 à 432 millions de foyers comme celui de l’audience des chaînes sautant de 30 à 64 millions de téléspectateurs hebdomadaires ;

-  de la création de la plateforme AVOD gratuite TV5MONDE avec le coup de pouce du Canada à hauteur de 14 millions de dollars canadiens ;

- de la création en 2013 du seul JT francophone au monde et en 2014 du seul magazine culturel francophone partagé ;

mais aussi et surtout du soutien ferme et répété de tous les partenaires non français (Canada, Québec, Suisse, Wallonie-Bruxelles) ainsi que de l’Organisation Internationale de la Francophonie …

Yves Bigot pourrait-il rester en place jusqu'à ce qu'un consensus intervienne ?

L’article du Monde au titre assez parlant « TV5Monde : inquiétudes sur l’ouverture du capital »

et au sous-titre tout autant « La chaîne francophone veut faire entrer dans l’actionnariat des pays africains à la gouvernance controversé » (*) fait d'ailleurs s’interroger tout un chacun sur cette décision qui, à l’évidence, ne peut s’entendre qu’au niveau de l’Etat !

« C’est une polémique dont TV5Monde se serait bien passé. Elle concerne l’arrivée dans son actionnariat de pays africains à la gouvernance controversée. Le groupe audiovisuel public français a inscrit cette idée  – qui suscite des remous en interne – dans son plan stratégique pour 2025-2028.

Ainsi, sept pays africains (¤) – le Bénin, le Gabon, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville – pourraient entrer dans le capital de la chaîne qui se partage entre des sociétés audiovisuelles publiques de France, de Belgique, de Suisse, du Canada, du Québec et de Monaco. » écrit le quotidien.(¤)

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« De manière formelle, les hauts fonctionnaires, représentants des gouvernements français, belge, suisse, canadien, québécois et monégasque, qui siègent à la gouvernance de TV5 Monde, sont supposés examiner, jeudi 25 avril, la candidature proposée par la France » précisait La Lettre de ce jour - DONC DEMAIN -  qui ajoute « Le poste reviendra en effet inévitablement à un Français, Paris étant depuis 40 ans le premier contributeur de la chaîne au budget de 83 millions d'euros en 2024.

Tout dans la précipitation et l’urgence comme souvent pour que personne n’ait finalement le temps de comprendre, de s’opposer à quoi que ce soit voire à proposer de discuter des différentes options avant la 4 décembre prochain, date de la fin effective du mandat du pédégé !!! 

Quant à la supposée candidature de N 'Gatcha, il faut rester sérieux  !!