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mercredi 3 décembre 2025

Laurence Mayerfeld l’éphémère DRH de France Télés, nommée par Ajdari à l’Arcom Bordeaux…La commission d’enquête devrait demander à connaitre les conditions financières de son départ de France Télés !

Laurence Mayerfeld l’éphémère DRH de France Télés, nommée par Ajdari à l’Arcom Bordeaux…La commission d’enquête devrait demander à connaitre les conditions financières de son départ de France Télés !

Elle avait quitté France Télévisions en octobre 2022 pour « des raisons de santé », quelques deux ans seulement après son parachutage ernottien comme directrice des ressources humaines et de l'organisation du groupe (poste qu'elle occupait depuis septembre 2020, après avoir été nommé précédemment par l'ex-Orange directrice du réseau régional de France 3).

En arrêt maladie de nombreuses semaines, c’est avec un mail  adressé à son équipe RH qu'elle expliquait que « sa décision de quitter le groupe était donc motivée par des raisons de santé ». Ce message, daté du 7 octobre 2022, exprimait sa gratitude envers ses collaborateurs et évoquait le soutien reçu, soulignant un contexte personnel difficile, plutôt qu'une promotion ou un licenciement.

Ce départ avait été perçu par certains syndicats et salariés comme un soulagement, en raison de tensions antérieures sur des questions RH (comme les plans de mobilité ou la santé au travail, etc...) mais les conditions officielles de son départ pour France Télévisons font référence à ce contexte médical !

Le blog CGC Média est heureux de constater qu’elle va beaucoup mieux pour reprendre du service.
Ajdari vient, en effet, de la nommer pour les 6 ans à venir à l’antenne de l’Arcom à Bordeaux (*) où selon nos infos, elle resterait également membre du conseil d'administration de l'Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA).

Elle n'apparait pas sur l'organigramme de l'Arcom et pour cause...tous les poste sont déjà pourvus...(ci-contre)

(*)

 

Que ce monde de l’entre soi sent mauvais !


mardi 2 décembre 2025

Le député Horizons président de la commission d’enquête sur "la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public", va-t-il devoir céder sa place ?

Le député Horizons président de la commission d’enquête sur "la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public", va-t-il devoir céder sa place pour son attitude et les propos tenus dès la première séance  ?

Le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus président de la commission d’enquête sur " la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public" qui a exercé et exerce toujours un mandat d’administrateur comme le lui rappelait la députée écologiste Sophie Taillé-Polian membre de ladite commission."J'ai omis de dire que je suis administratrice d’une société de l’audiovisuel public : l’INA" avait-elle déclaré, en lui rappelant "Tout comme vous êtes administrateur d’une autre société d’audiovisuel public" (*) va-t-il devoir se retirer ? 

(*) -Radio France : Administrateur titulaire au conseil d'administration de janvier 2023 à juin 2024.

    - La Chaîne parlementaire (LCP): Administrateur de octobre 2022 à juin 2024.

    - France Médias Monde : Administrateur depuis septembre 2024 (activité conservée à ce jour).

Les propos avec lesquels il a quasiment tancé le rapporteur lors de la première séance d’audition, en l’occurrence celle de Martin Ajdari président de l’Arcom, sont légalement FAUX (¤) mais pourraient bien constituer une forme de parti pris voire d’empêchement à la liberté du rapporteur de poser ses questions comme il l’entend. (# preuve avec la vidéo et le verbatim)

Le blog CGC Média l’avait d’ailleurs relevé dans son article du 26 novembre "La suffisance d'un président de l'ARCOM et d'une députée écolo face au rapporteur de la commission d'enquête et un Président qui méconnait le Droit"

(#) Question de Charles Alloncle le député rapporteur à  Martin Ajdari :"Avez-vous omis de déclarer quelque chose à la HATVP qui représenterait un conflit d'intérêts".

Réponse de l'intéressé  "Non pas à ma connaissance" 

(#) Verbatim :

« Monsieur le rapporteur, je ne suis pas certain que dans le cadre déontologique, les députés qui sont soumis aux mêmes règles, révèlent les enfants -  il faut être très clair sur ces sujets, c’est des sujets importants. S’il vous plait, chers collègues, je veux dire très clairement ici et je le dis avec solennité qu’il y a des règles et un cadre déontologie strict qui s’appliquent -  qu’on ne demande pas au parlementaires, ni aux dirigeants des autorités indépendantes, de dire les conjoints et les conjointes avec lesquels ils ont eu des enfants ».  [Ceci est parfaitement inexact, il suffit de lire les obligations faites par la HATVP dans le cadre d'une de la déclaration permettant justement d'identifier les liens potentiels de conflit d'intérêts (participations, fonctions, etc...), ndlr]

Prétendre le contraire est grave mais pire, mettre en avant la  déontologie, pour asséner et censurer de la sorte, l’est tout autant !

(#) L'extrait vidéo :

https://youtu.be/IUNwJIqgYaE?si=Llo0tb_9aTzxSCer

Puis d’enfoncer le clou pour tenter de minimiser l’impact de la question, sinon ridiculier celui qui la pose : « Sur ces questions d’intérêts et de patrimoine mais c’est un exercice très cadré et je ne veux pas laisser penser aujourd’hui que c’est règles déontologique ne sont pas mises en œuvre. Et encore une fois - je veux le redire ici très clairement - le président de l’Arcom a été approuvé par les deux commissions des affaires culturelles  de l’Assemblée nationale et du Sénat, donc ça aurait pu être des questions qu’auraient pu être posées à ce moment-là ! Aujourd’hui, monsieur le président a été nommé avec l’accord des ces deux commissions dans des conditions régulières et il a respecté un cadre déontologie très strict. »

Certes la démission d’un président de commission d’enquête est rare, très rare...

Cas concrets récents

- 2024 : Éric Dupond-Moretti, alors garde des Sceaux, avait été président d’une commission d’enquête à l’Assemblée en 2016 et avait démissionné de cette présidence lorsqu’il est entré au gouvernement.

- 2023-2024 : plusieurs présidents de commissions d’enquête (ex. sur les émeutes, sur la TNT, etc.) ont menacé de démissionner ou ont effectivement démissionné de leur fonction de président sans quitter la commission.

---mais elle peut devenir inévitable en fonction de manquements au fonctionnements de ladite commission qu’il convient ici de rappeler :

En France, le statut juridique des personnes convoquées par une « commission d’enquête parlementaire » (créée en application de l’article 6 de l’ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958) est très précisément encadré, et assez contraignant.

1. Obligation de comparaître

- Toute personne dont l’audition est jugée utile par la commission "doit obligatoirement déférer à la convocation" (article 6, alinéa 7 de l’ordonnance).

- Le refus de comparaître sans motif légitime constitue un "délit" puni de "2 ans d’emprisonnement et 7 500 € d’amende" (article 226-25 du Code pénal pour les citoyens ordinaires, ou article 411-4 pour les militaires ou fonctionnaires dans certains cas).

- En pratique, le président de la commission peut demander au président de l’Assemblée nationale ou du Sénat de faire procéder à l’"amener par la force publique" (police ou gendarmerie).

2. Obligation de prêter serment et de dire la vérité

- Avant de répondre aux questions, la personne auditionnée "doit prêter serment" de « dire toute la vérité, rien que la vérité » sauf exceptions (3).

- Le "faux témoignage" sous serment est puni comme en justice : "5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende" (article 434-13 du Code pénal).

- Le président de la commission peut saisir le procureur de la République en cas de suspicion de parjure.

3. Exceptions importantes

Certaines catégories de personnes "ne prêtent pas serment" et ne peuvent donc pas être poursuivies pour faux témoignage (voir tableau ci-après). Elles restent cependant obligées de comparaître et peuvent être sanctionnées pour refus de répondre ou outrage.

4. Droit au silence ?

- NON : la personne doit répondre aux questions. Le silence peut être considéré comme un refus de témoigner et entraîner des poursuites.

- Exception très rare : si la réponse risque de mettre en péril la vie d’autrui ou d’entraîner des poursuites pénales contre soi-même (droit de ne pas s’auto-incriminer), certaines juridictions (notamment le Conseil constitutionnel et la CEDH) admettent des limites, mais cela reste très théorique et peu appliqué en pratique.

5. Droits de la défense

- La personne convoquée "peut se faire assister par un avocat" (depuis une réforme de 2016).

- Elle a accès au dossier de la commission dans certaines conditions.

- Elle peut demander à ce que son audition soit publique ou à huis clos.

En résumé, pour un citoyen lambda ou un haut fonctionnaire convoqué : le régime est " très proche de celui d’un témoin devant un tribunal", avec des sanctions pénales lourdes en cas de mensonge ou de refus de coopérer.

S’agissant du fonctionnement de la commission d’enquête

En France, le président d’une commission d’enquête parlementaire (comme tout témoin ou personne entendue) est soumis à des règles strictes de vérité sous serment. S’il ment délibérément, plusieurs sanctions pénales et disciplinaires peuvent s’appliquer.

1. "Sanction pénale principale : le faux témoignage"

L’article 434-13 du Code pénal punit le "faux témoignage" devant une commission d’enquête parlementaire :

- "Peine" : jusqu’à "5 ans d’emprisonnement" et "75.000 € d’amende".

- Ce délit est constitué dès lors que la personne, après avoir prêté serment, fait une déposition mensongère ou omet sciemment de révéler des faits qu’elle connaît.

 Le président de la commission d’enquête prête serment comme tout témoin (article L. 142-5 du Règlement de l’Assemblée nationale et équivalent au Sénat).

Donc, il peut lui-même être poursuivi pour faux témoignage s’il ment sous serment (par exemple lors d’une audition ultérieure où il est entendu comme témoin, ou s’il fait une déclaration mensongère dans un cadre où il est assimilé à un témoin).

2. "Cas particulier : les déclarations du président dans l’exercice de ses fonctions"

Lorsque le président fait un rapport, une déclaration en séance publique ou anime les travaux, il n’est certes "pas sous serment de témoin" mais il est tenu à la plus grande rigueur, surtout lorsqu’il invoque la déontologie ou la Loi.

Dans ce cas :

- Il bénéficie certes de "l’irresponsabilité parlementaire" (article 26 de la Constitution) pour ses opinions et votes.

- Mais "pas pour des faits délictueux" (diffamation, provocation à la haine, etc.).

- Le "faux témoignage" ne s’applique pas directement ici, car il n’y a pas de serment.

Cependant, s’il produit ou signe un "rapport contenant des faits sciemment inexacts" destinés à induire en erreur le Parlement ou la justice, cela peut relever :

- du "délit de faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique" (article 441-4 du Code pénal) : jusqu’à "15 ans de réclusion" et "225 000 € d’amende" (cas très rare et extrême).

- ou "d’abus de confiance", "escroquerie", ou "détournement de fonds publics" si le mensonge vise à couvrir des irrégularités financières.

3. "Sanctions disciplinaires et politiques"

- "Motion de censure ou défiance" de l’Assemblée ou du bureau de la commission.

- "Suspension ou exclusion" de l’Assemblée (article 70 du Règlement de l’Assemblée nationale : censure avec exclusion temporaire jusqu’à 15 jours).

- Perte de la présidence de la commission.

- Inéligibilité possible en cas de condamnation pénale (article L.O. 136-1 du Code électoral).

4. "Exemple récent"

- Affaire Benalla (2018) : plusieurs personnes (dont des proches du président) ont été condamnées pour faux témoignage devant la commission d’enquête du Sénat.

- Aucun président de commission n’a été condamné pour faux témoignage à ce jour, mais le risque juridique existe bel et bien.

En résumé :  

Un un président de commission d’enquête parlementaire peut tout à fait démissionner, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat.

Il peut être condamné jusqu’à "5 ans de prison" pour faux témoignage s’il ment "sous serment". S’il ment sans être sous serment (dans son rapport, en séance, etc.), les sanctions pénales sont plus rares et plus difficiles à caractériser, mais les conséquences politiques et disciplinaires sont quasi certaines en cas de mensonge avéré.

Voici comment cela fonctionne en pratique (droit parlementaire français) :

À l’Assemblée nationale

- Le président de la commission d’enquête est élu par la commission elle-même (article 6 de l’ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958 et règlement de l’Assemblée).

- Rien n’interdit à ce président de démissionner de sa fonction de président de la commission d’enquête. Il peut le faire par simple lettre adressée au président de l’Assemblée nationale ou au bureau de la commission.

- Il conserve alors son statut de membre de la commission d’enquête (sauf s’il démissionne aussi de la commission elle-même).

- Après sa démission, la commission procède à l’élection d’un nouveau président lors de sa prochaine réunion.

- La démission du président n’entraîne pas la fin de la commission d’enquête. Celle-ci continue ses travaux et élit simplement un nouveau président.

En résumé : la démission est donc parfaitement possible et cela est déjà arrivé plusieurs fois. Il n’existe aucun texte qui l’interdise ou qui l’encadre de manière particulière.

Enfin, en droit français, le président d’une commission d’enquête parlementaire "ne peut pas légalement « museler » le rapporteur", c’est-à-dire l’empêcher de s’exprimer publiquement ou de rendre publiques ses conclusions ou ses divergences, y compris en cas de désaccord profond avec le président.

Le président d’une commission d’enquête parlementaire peut m^me théoriquement être poursuivi pénalement pour "obstruction à ses travaux" ou pour "faux témoignage" mais cela reste extrêmement rare et soumis à des conditions très strictes. 

1. "Obstruction aux travaux de la commission (article 226-4-1 du Code pénal) "

- L’obstruction volontaire aux travaux d’une commission d’enquête parlementaire est un délit puni de "5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende".

- Le président de la commission "n’est pas à l’abri" de cette infraction : s’il empêche délibérément la commission de fonctionner (par exemple en refusant de transmettre des documents demandés, en bloquant des auditions, en falsifiant des PV, etc.), il peut être poursuivi.

- Exemple concret : en 2023-2024, dans le cadre de la commission d’enquête sur les ingérences étrangères (Tarnac/Qatargate), des plaintes pour obstruction ont été déposées contre certains membres et même contre le président lui-même par des personnes auditionnées ou des parlementaires minoritaires. Ces plaintes n’ont pas (encore) abouti à des mises en examen, mais elles sont recevables. 

2. "Faux témoignage sous serment (article 434-13 du Code pénal)"

- Toute personne auditionnée sous serment (y compris le président lui-même s’il est entendu comme témoin dans une autre commission ou dans sa propre commission dans des conditions particulières) qui ment sciemment encourt "5 ans de prison et 75 000 € d’amende".

- Le président n’est pas protégé par une immunité pénale absolue pour cela.

3. "Limites et protections réelles"

- "Immunité parlementaire" (article 26 de la Constitution) : le président, en tant que député ou sénateur, bénéficie de "l’irresponsabilité parlementaire" pour les opinions et votes exprimés dans l’exercice de ses fonctions, et de" l’inviolabilité" pour les actes détachables de la fonction parlementaire. Mais l’obstruction ou le faux témoignage sont considérés comme des actes "détachables" de la fonction, donc l’immunité ne joue pas automatiquement.

- En pratique, le Bureau de l’Assemblée nationale ou du Sénat doit lever l’inviolabilité pour permettre des poursuites (perquisition, garde à vue, mise en examen). Cela est très rare et politiquement explosif.

En droit, il peut être poursuivi (pas d’immunité absolue) mais dans la pratique c’est extrêmement difficile car cela nécessite une plainte recevable, un parquet qui bouge, et surtout une levée d’inviolabilité par le Bureau de l’Assemblée — ce qui est presque inimaginable sauf scandale majeur et consensus politique large.

La démission  même si elle reste rare est donc plus probable


La 5ème demande d’autorisation pour Le Canard Enchaîné de licencier Christophe Nobili, encore rejetée.

La 5ème demande d’autorisation pour Le Canard Enchaîné de licencier Christophe Nobili, encore rejetée.

Le 27 novembre 2025, le tribunal administratif de Paris a rejeté la 5ème tentative de la direction du Canard enchaîné visant à obtenir l'autorisation de licencier le journaliste Christophe Nobili et condamne, de surcroît,  la direction de l'hebdomadaire satirique à lui verser 1 800 euros pour frais d'avocat.

C’est une nouvelle victoire pour Nobili, reconnu comme lanceur d'alerte depuis 2022.

Rappel des faits: 

En 2022, Christophe Nobili, journaliste permanent au Canard depuis 2005 a révélé des soupçons d'emploi fictif concernant Edith Vandendaele (épouse du dessinateur André Escaro). Cette dernière aurait perçu un salaire pendant 26 ans sans travailler réellement à la rédaction, un scandale baptisé "Édithgate". Le journaliste publie d’ailleurs en mars 2023 le livre « Cher Canard » aux éditions JC Lattès (*), détaillant l'affaire et les tensions internes.

(*)

La direction qui le met  à pied fin mars 2023, lance une procédure de licenciement pour faute grave (non-information sur le projet de livre et déclarations médiatiques) :

- Mai 2023, l'inspection du travail refuse la première demande d'autorisation de licenciement, jugeant la procédure abusive. Christophe Nobili est réintégré sans suspension de salaire.

- Août 2023, deuxième refus de l'inspection du travail, qui lie explicitement la procédure à son mandat syndical et à son rôle de lanceur d'alerte.

- Octobre 2023,  le ministre du Travail rejette le recours engagé par le palmipède

- Avril 2024, le recours déposé devant le tribunal administratif de Paris, est jugé irrecevable.

- Novembre 2025, la cinquième demande initiée par le président de la société éditrice (Érik Emptaz), qui visait  à contourner les refus antérieurs en arguant de fautes persistantes, était encore rejetée.

La direction est désormais épuisée de recours légaux.

Un peu avant en juillet 2025, dans le cadre du procès pour abus de biens sociaux impliquant d'anciens dirigeants (Michel Gaillard, Nicolas Brimo, André Escaro et Edith Vandendaele), l’ensemble des protagonistes derniers a bénéficié d’une relaxe en première instance le 17 octobre 2025. Le Parquet a fait appel.

Le blog CGC Média félicite Christophe Nobili et l’assure de tout son soutien dans ses démarches jusquà la victoire.


lundi 1 décembre 2025

« L’Informé » publie ce 1er décembre une enquête signée Claire Padych intitulée « La patronne cégétiste du CASCIE ORTF (ex-CI-ORTF) gravement mise en cause… »

« L’Informé » publie ce 1er décembre une enquête signée Claire Padych intitulée  « La patronne cégétiste du CASCIE ORTF (ex-CI-ORTF) gravement mise en cause… » (¤)

(¤) 

Pour lire l'intégralité des 3 pages d'une enquête sérieuse et méticuleuse, cliquez sur le lien :

https://www.linforme.com/medias-culture/article/harcelement-licenciements-tensions-maximales-au-ce-de-france-tele-radio-france-et-l-ina_3455.html

Extraits avec un lien vers l’article de La lettre citée dans l’enquête.

https://www.lalettre.fr/fr/medias_audiovisuel/2025/11/10/a-france-televisions-la-cgt-perd-de-sa-superbe-pour-les-elections-professionnelles,110556713-bre


Un nouveau scandale qui embarrasse France Télés et son soi-disant combat contre CNews and co!

Un nouveau scandale qui embarrasse France Télés et son soi-disant combat contre CNews and co!

En mai dernier, un journaliste de France 3 Hauts-de-France au sein de France Télévisions, faisait l'objet d'un signalement public - localement médiatisé semble-t-il - pour des messages à caractère antisémite (et potentiellement raciste au sens large) publiés sur internet sous un pseudonyme. Un utilisateur X (anciennement Twitter) qui découvre ces tweets à vomir, a publié un "thread" accusant l'intéressé d'être l'auteur des publications haineuses derrière le compte anonyme @SteiphSven. Chacun aura bien compris ce choix des initiales: SS.

Le thread incluait des captures d'écran de tweets et de profils liant toutefois @SteiphSven au JRI de France Télévisions notamment via des similarités stylistiques, des références personnelles et des investigations menées par un autre utilisateur. Ce compte, selon les allégations, déversait une "haine des juifs" en utilisant un vocabulaire "digne des années 30", avec des termes comme "juiverie" pour désigner des supposées influences juives négatives avec des messages qualifiés d'"antisémites" et de "racistes" par les accusateurs, en raison de leur ciblage ethnique et religieux.

Les instances du groupe public ont été alertées. Le post de l'internaute qui avait mis en lumière ces abjections, taguait en effet la direction de France Télévisions (@DelphineErnotte, PDG), France 3 Nord (@F3nord) et d'autres responsables, demandait une sanction immédiate en raison du financement public de l'employé.

Le thread a rapidement gagné en traction, avec plus de 4 400 likes, 2 200 reposts et près de 300 000 vues en quelques mois, amplifiant le scandale sur les réseaux sociaux...Pourtant rien n'est vraiment fait !! 

Toutefois certains posts plus récents sur X, indiquent que le journaliste aurait été licencié suite à cette affaire après 7 mois d'"inaction". Par exemple, un utilisateur écrit le 30 novembre 2025 : "Le JRI@francetele, coupable des pires tweets antisémites, vient après l’intervention d’être licencié", après qu'un autre avait déjà réclamé des mesures la veille. Aucune confirmation officielle de France Télévisions car l'individu figure toujours sur l'organigramme maison comme Journaliste à Lille. L'homme n'était apparemment pas inconnu des instances judiciaires; en 2008, il avait été relaxé par un tribunal correctionnel dans une affaire de diffamation présumée (sans line avec ce signalement) où le parquet avait requis une condamnation "sans peine".

En France, les messages racistes ou antisémites sur internet relèvent de la loi sur la presse de 1881 (injure ou provocation à la haine raciale, article 24 et 29) et de la loi Pleven (1972) contre le racisme. 

Un signalement peut, entre autres, être déposé auprès du procureur de la République via un article 40 (signalement par un tiers, en l'espèce).

Les peines peuvent aller jusqu'à 1 an de prison et 45 000 € d'amende, comme dans des cas similaires (ex. : cyberharcèlement de journalistes en 2024).


Les têtes tombent à FTV après le remontage de l’émission contre CNews et la sphère Bolloré !

Les têtes tombent à FTV après le remontage de l’émission contre CNews et la sphère Bolloré !

Prenez 2 minutes pour lire comment après la BBC, les deux têtes de France Télés n'ont d'autre choix que démissionner pour tenter d’éteindre l’incendie qui touche le groupe audiovisuel public.


   






dimanche 30 novembre 2025

France Télés est bien la seule à se gargariser de sa 2ème partie de soirée dénonçant « Les méthodes de CNews » mais le dernier fake du groupe public, il en dit quoi Emmanuel Macron ?

France Télés est bien la seule à se gargariser de sa 2ème partie de soirée dénonçant « Les méthodes de CNews » mais le dernier fake du groupe public, il en dit quoi Emmanuel Macron ? 

« Des investigations marquantes » titre le groupe de télés publique sur son offre replay et s’auto-congratule via une pathétique propagande de dénoncer «  Les décibels et les dérapages de la première chaîne d’information en continu de France qui aussi la reine des clashs et des polémiques» (*)

Quant à ces dérapages qu’évoque l’ex-Orange ès qualité, il faut quand même oser ! « Pour décortiquer CNews, trois journalistes ont investigué pendant huit mois. En permanence, ils s’appuient sur des archives issues de la chaîne d’info en continu mais surtout sur des données chiffrées, implacables » écrivait Le Parisien, ce 28 novembre…

« Des données chiffrées implacables » affirme le titre de presse comme un écho à France Télés qui, malgré l’intervention de l’Arcom  annonçant quelques heures avant la diffusion du magazine que les graphiques de RSF étaient faux, que la chaîne a décidé de maintenir à l’antenne, les visant comme études scientifiques !

Hallucinant...

(*)



A côté de cela, Emmanuel Macron a annoncé vouloir judiciariser les Fake News...Le bandeau ci dessous l'énonce clairement : "Emmanuel Macron veut istaurer une action judiciaire "en référé" contre les fausses informations sur les réseaux"


Une farce ! Qu'il commence par dégager l'ex-Orange et son ex-primo dircab comme la BBC vient de le faire après la diffusion d'un doc bidonné comme c'est donc le cas avec les publications des graphiques incriminées.

Quand va-t-il leur appliquer ce qu'il prône depuis une dizaines d'années, à moins qu'un deal moins dicible soit ailleurs  (¤)

Le blog CGC Média vous propose de découvrir quelques exemples d'instances principales où Emmanuel Macron a annoncé ou évoqué des dispositions contre les fake news depuis 2017.

Emmanuel Macron a régulièrement évoqué la lutte contre les fake news (ou désinformation) depuis son élection le 7 mai 2017, souvent en lien avec des attaques personnelles (comme les "Macron Leaks" pendant la campagne) ou des menaces.

Il a annoncé ou plaidé pour des actions concrètes à plusieurs reprises, principalement dans des discours, interviews ou posts publics.  Il a entre autres,  explicitement promis ou appelé à mettre en place des mesures législatives ou réglementaires. 

Avec date, contexte, mesures annoncées et articles de presse afférents   

1)- 3 janvier 2018 : Vœux à la presse à l'Élysée, en réponse aux fake news de la campagne 2017 (piratage russe). 

- Évolution du "dispositif juridique" pour protéger la démocratie : saisine judiciaire en référé pour supprimer contenus, déréférencer sites, fermer comptes ; renforcement du CSA contre ingérences étrangères (ex. RT/Sputnik). Loi qui devait être déposée  "prochainement" donc très vite !

[Discours officiel, rapporté notamment par Le Monde et Le Figaro.]

2)- 22 mars 2019 : Post X (Twitter) et annonces européennes avant les élections UE.

-  Plan d'action contre la désinformation : procédure d'alerte mutuelle entre États pour intrusions; outils pour identifier et contrer les fake news électorales.

[Post X d'@EmmanuelMacron.]

3)- 10 novembre 2021: Post X sur les dangers des fake news pour les démocraties.

- Mise en œuvre d'"actes" concrets : outils de détection et suppression, en lien avec la loi Avia (retrait rapide de contenus haineux/désinformants). [Post X d'@EmmanuelMacron.]

4)- 24 juin 2022 :| Bilan législatif sur le numérique (Digital Services Act européen). 

- Obligation pour géants du numérique de doter des moyens contre désinformation ; sanctions pour non-respect ; taxation juste. [Post X d'@EmmanuelMacron et discours sur la régulation]

4)- 28 novembre 2025 :  Rencontre avec lecteurs de La Dépêche à Mirecourt (Vosges), évoquant le harcèlement de Brigitte Macron via fake news (théorie trans). 

- Création d'une action judiciaire en "référé" (48h) pour bloquer fausses infos attentatoires à la dignité ; durcissement loi contre cyberharcèlement et deepfakes. 

[Intervention publique, rapportée par entre autres BFMTV et Le Figaro]

(¤) 

Au-delà de ces 5 annonces formelles, Emmanuel Macron n'aura  cessé  de mentionner le sujet dans une vingtaine de discours ou interventions (ex. Forum de Paris sur la Paix en octobre 2025, où il évoque un "dernier combat" contre la désinformation amplifiée par les IA et réseaux sociaux ; ou en 2024-2025 sur la désinformation climatique)Ces mentions sont quasiment tout le temps, des rappels ou appels à l'action sans nouvelle "disposition" spécifique.

Cette nouvelle incantation visant les fakes ou les deepfakes comme le référé qu'il annonce vouloir mettre en œuvre avec un focus spécifique sur l'IA et le harcèlement, vient donc alourdir le panier macronien déjà bien pesant en la matière mais bien percé depuis son annonce de 2017 sur "La gouvernance de France Télévisions : Honte de la République".           


                                                                                                                                                                                                                    



samedi 29 novembre 2025

Le siège de France Télés évacué après une alerte à la bombe

Le siège de France Télés évacué après une alerte à la bombe

Il y a deux semaines c'est "le siège de BFM RMC a faisait l'objet d'une alerte à la bombe"

Ce samedi après-midi c'est le siège de France Télés qui vient d'être évacué pour le même motif.

« Le siège parisien de France Télévisions vient d’être évacué. Les services de l’État ont prévenu l’entreprise d’une alerte à la bombe. La police et une équipe cynophile sont actuellement sur place pour une levée de doute. L’antenne de franceinfo et le site sont perturbés », pouvait-on -on lire dans un communiqué du groupe.

Le site Franceinfo : aurait semble-t-il repris vers18h25. Pour autant il ne devrait pas y avoir de 20H  ce soir au regard des circonstances.

 




Après la désastreuse polémique intervenue entre l’Arcom et France Télévisions, qui fait quoi ?

Après la désastreuse polémique intervenue entre l’Arcom et France Télévisions, qui fait quoi ? 

Après la désastreuse polémique intervenue entre l’Arcom et France Télévisions s’agissant du « Complément d’enquête » diffusé ce jeudi 27 novembre, plus particulièrement du remontage en urgence de l’émission - du jamais vu ! - montrant des graphiques dans l’émission dont l’agence de régulation a fait savoir qu’ils étaient « à l’inverse de la réalité », chacun se demande où est passé la directrice des magazines de l’information, Elsa Margout.


Nommée à ce poste par Yannick Letranchant (l’un des nombreux directeurs de l’info qu’Ernotte a mis en place puis balancé ensuite...à titre d'exemple, sur TF1 Thierry Thuillier, le directeur général adjoint, est en charge de l'information du Groupe TF1 depuis le 1er octobre 2017), on ne l’entend plus guère.

Normalement elle occupe toujours la fonction mais....

Certes, son périmètre d’action était déjà passé sous la coupe de l’ex-primo dircab ernottien que l’ex-Orange vient de parachuter a l’Info de France Télés, mais chacun s'interroge sur ce qu'Elsa Margout qui décrivait son secteur comme étant "en perpétuel mouvement pour s'adapter aux évolutions sociétales et aux attentes du public”, aurait a en dire !

Peut-être que Julien Duperray  promis à présent à remplacer Alexandre Kara - la venue du patron de l'info à BFM dont les couloirs de France Télés bruissait ces derniers jours, aurait coûté trop cher aux finances du groupe public déjà dans le rouge cramoisi - pourrait lancer un avis de recherche !

Attendons toutefois que le rédacteur en chef journal de 20h sur France 2 qui tient à nouveau la corde soit nommé car il semble que l'annonce prévue pour le 1er décembre, soit retardée ! 


vendredi 28 novembre 2025

Le seul parmi les soi-disant "nombreux journalites" qui témoignent dans "Complément d'enquête est salarié de France Télévisons...quant à l'émission de France Télés l'Arcom l'a bien rappelée à l'ordre en juin dernier.

Le seul parmi les soi-disant "nombreux journalites" qui témoignent dans "Complément d'enquête est salarié de France Télévisons...quant à l'émission de France Télés l'Arcom l'a bien rappelée à l'ordre en juin dernier.

"Sur le terrain, de nombreux journalistes affirment que la ligne éditoriale de CNews s’est largement politisée…" dit le commentaire de la journaliste de "Complément d'enquête" en en trouvant finalement qu'un seul témoignage, celui de Damien Deparnay présenté en image comme un "ex-correspondant de CNews à Lille" (capture d'écran ci-dessous) 

        
     

C'est tout de même hallucinant que parmi "Ces nombreux journalistes qui témoignent sur les terrain" (dixit) "Complément d'enquête" n'ai réussi trouvé qu'un salarié de France Télévisions qui CDD à l'origine a fini par être CDisé.!!!  (*)

(*) 

D'autant plus curieux que l'intéressé ne mentionne absolument pas cet "épisode" sur son LinkedIn (*)

Encore plus étrange que sa présence en ligne

- sur X (Twitter)** : @DamDep (438 abonnés) le présente comme   "Journaliste à Lille" dans le cadre d'une activité sporadique Activité sporadique, avec des posts sur l'actualité locale (les derniers datent de 2020)
ou encore sur Instagram : @damdeparnay, où il se présente comme journaliste indépendant en Hauts-de-France et voyageur passionné (582 abonnés)
et donc LinkedIn où son profil "actif" chez France Télévisions, totalise avec 283 connexions.... 
avec notamment des reportages sur l'enlèvement d'un enfant en 2021 ou des spectacles géants comme le Varan de Calais pour France 3 Régions.

Chacun sait bien qu'en France, un témoignage émanant d’une personne placée sous l’autorité hiérarchique directe de l’employeur (salarié en poste, cadre dirigeant, supérieur hiérarchique, etc.) n’a, en principe, aucune valeur probante devant les juridictions, prud’homales entre autres, sauf si cette attestation comporte expressément la mention manuscrite prévue par l’article 202 du Code de procédure civile. La mention obligatoire est la suivante (elle doit être rédigée de la main de la personne qui témoigne) : « Je certifie sur l’honneur que ma déposition est sincère et véritable et que je n’ai été ni contraint ni influencé dans le sens de mon témoignage, en particulier du fait de l’existence d’un lien de subordination avec l’employeur. »

Certes "Complément d'enquête" n'est pas une juridiction comme l'est par exemple la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale où les convoqués témoignent sous serment et risquent gros en tant que parjure mais aller chercher le seul journaliste qui a "un lien de subordination avec l’employeur, à savoir France Télévisions", il faut quand même oser !

Tout comme il faut oser présenter dans un graphique intitulé "RAPPELS A L'ORDRE DE L'ARCOM" réalisé sur n'importe quel PC en précisant que "CNews est la chaîne la plus délinquante de France" (dixit) avec 8 rappels à l'Ordre et Zéro pour France Télés.


Bien non, ça aussi c'est faux. France 2/Complément d'enquête ont été rappelé une nouvelle fois à l'ordre, en juin dernier (¤) 

Comment prétendre incarner la rigueur et la justesse de l'Info avec de telles méthodes dont on accuse les autres ?