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lundi 30 mars 2026

La CGC de l'Audiovisuel lance un sondage en appui de la procédure judiciaire engagée pour faire annuler la dénonciation de l'accord collectif

La CGC de l'Audiovisuel lance un sondage en appui de la procédure judiciaire engagée pour faire annuler la dénonciation de l'accord collectif.

En juillet de l'année dernière, Delphine Ernotte a dénoncé dans la presse, l’accord d’entreprise signé en 2013 constituant la couverture sociale de tous les salariés de France Télévisions SA. 

Il y a quelques mois, une pseudo médiation organisée avec quatre syndicats de l'entreprise a abouti - sans que personne soit au courant du contenu - à ce que chacun d'entre eux abandonne son pouvoir judiciaire de contestation.  

Seule la CGC est donc aujourd'hui en capacité d'intervenir devant les tribunaux et de faire invalider cette dénonciation illégale.

Elle a d'ores et déjà fait savoir qu’elle s’y opposait et qu’elle saisissait la justice pour la faire interdire. 

A cet effet, la CGC vient d'adresser un  questionnaire en deux points (*) qui viendra en appui de la procédure qu'engage le syndicat.






Delphine Ernotte, la grande saignée : Mesdames et messieurs les administrateurs de France Télévisions votre responsabilité pénale et/ou civile est engagée.

Delphine Ernotte, la grande saignée : Mesdames et messieurs les administrateurs de France Télévisions votre responsabilité pénale et/ou civile est engagée.

Alors que les caisses de France Télévisions sont vides, archi-vides, Ernotte embauche encore et encore.

Après les récents recrutements de trois ex-BFM Philippe Corbé, Neïla Latrous et Nicolas Marut à l’Info de France Télés et ce alors même qu’Alexande Kara est toujours, selon nos informations, en négociation pour son départ et qu’il va falloir imaginer une affectation à Muriel Pleynet son ex-adjointe qui finalement ne partirait plus (Informations de La Lettre à l’origine) voici que le titre de Presse (daté du 26 mars 2026), annonce l’arrivée prochaine de trois nouveaux membres au Comex (comité exécutif) de FTV pour des nominations officialisées fin avril.

D’après les informations publiques relayées par le média toujours bien renseigné (et confirmées sur les réseaux) vont dorénavant faire partie de l’entreprise publique !

- Baptiste Rossi : la « plume » d’Emmanuel Macron, c’est-à-dire son principal rédacteur de discours. Profil clairement politique et très proche de l’Élysée.

- Maïa Wirgin : ancienne secrétaire générale de la Cour des comptes (magistrate, énarque de la promotion Simone Veil, passée aussi par des cabinets ministériels, notamment culture/communication/régulation numérique sous des Premiers ministres).

- Marie Villette : ancienne secrétaire générale de la mairie de Paris (sous Anne Hidalgo, après avoir été conseillère transports sous Bertrand Delanoë). Polytechnique/Ponts-et-Chaussées, elle a un parcours solide en gestion notamment en matière de projets urbains et grands travaux. (Quelle utilité pour le groupe !?)

Alors que l’ex-Orange  s’apprête à faire ce qu’elle fait de mieux depuis des années : plonger le couteau encore plus profond dans le capital social de l’entreprise publique, en actant d’un trait de plume 150M€ d’amputation sur les 424,741 M€ de base. Ben voyons !

On ampute le capital de 150 millions… et on embauche en même temps trois poids lourds macronistes qui vont encore alourdir la masse salariale ? C’est du cynisme à l’état pur. Alors que les caisses sont vides, que les budgets sont déjà dans le rouge et que l’on demande aux salariés de serrer la ceinture, c’est la Macronie qui se sert sur l’entreprise publique comme sur un buffet à volonté, pendant que le reste du Pays regarde le spectacle, écœuré.

N’importe quel chef d’entreprise d’une société privée serait déjà dehors.

Attention, ce n’est pas une simple formalité comptable comme voudrait le faire croire Ernotte. Cette réduction de capital en assemblée générale extraordinaire, présentée par Ernotte comme une opération technique, ne l’est pas. Ceux qui lèveront la main pour voter cette saignée risquent exactement les mêmes sanctions judiciaires en cas d’insincérité des comptes.

A faire passer une hémorragie pour une suite de « restructuration », la justice finit par s’intéresser de très près aux signatures. On ne joue pas impunément avec les deniers publics et les communiqués de propagande, année après années, pour prétendre que tout irait bien sans en payer le prix !

Le message est clair : on vide les caisses, on place les copains et on fait porter le chapeau aux comptes. Classique. Triste. Révoltant. Et surtout, parfaitement assumé avec le sourire, la bénédiction de l’Élysée et le risque calculé que personne n’ose jamais vraiment envoyer quiconque devant un juge...pas même une commission d'enquête ! 

Jusqu’à ce qu'une plainte soit déposée et que les administrateurs qui voteront cette honte collective se rendent compte qu’ils ont mis leur propre liberté de décision en jeu pour protéger le petit cercle du pouvoir.

C’est en substance là où nous emmène la dernière enquête d’ « Off Investigation » signée Gauthier Mesnier sur le thème de la complicité ou de l’influence d’Emmanuel Macron à France Télévisions dans un  le documentaire intitulé « Macron.tv : la télé publique au garde-à-vous » (également présenté comme « Macron.tv : Comment L'Élysée met sous pression France Télévisions »)

(*) 

https://youtu.be/aSsTsC_pvAc?is=cBU7TvA4mVqnz6Nb

Gauthier Mesnier a réalisé de nombreuses autres enquêtes pour Off Investigation (sur le patrimoine de Macron, les liens avec les ultra-riches, BFMTV, etc.), mais celle-ci est la plus récente et la plus directement centrée sur France Télévisions et l’Élysée.

Le doc’ s’appuie sur des faits méconnus, des anecdotes inédites et des témoignages, notamment sur les pressions exercées par l’Élysée sur la direction et les rédactions. Il aborde également les coupes budgétaires, la mise sous pression des équipes et la transformation alléguée de la télé publique en « Macron.tv » et ce, alors même qu’en novembre 2017, six mois après son arrivée à l’Élysée, Emmanuel Macron qualifiait  France Télévisions de « honte de la République » lors d’une cérémonie au Château en présence de députés.

Pour le visionner intégralement , rendez-vous sur le site officiel d’ « Off Investigation » (off-investigation.fr) ou leur chaîne sur YouTube qui d’ores et déjà vous propose un extrait (*) est souvent mis en ligne publiquement.

dimanche 29 mars 2026

La CGC de l’Audiovisuel dénonce une présentation insincère des comptes de France Télés qui rendront pénalement responsables tous ses administrateurs au regard de la plainte que va déposer le syndicat.

La CGC de l’Audiovisuel dénonce une présentation insincère des comptes de France Télés qui rendront pénalement responsables tous ses administrateurs au regard de la plainte que va déposer le syndicat.

Au regard de la situation plus que critique avec une nouvelle dégradation des fonds propres de France Télévisions, à l’aune des pertes de l’année 2025 (rapports de l’IGF en 2024 et plus récemment l’an dernier de la Cour des comptes) Ernotte convoque une Assemblée Générale Extraordinaire le 31 mars prochain pour y mouiller pénalement l’ensemble des administrateurs, ceux qui s’exprimeront en direct comme ceux qui donneront leur vote.

La loi française (principalement le Code de commerce) encadre strictement la responsabilité pénale des administrateurs et mandataires sociaux (dirigeants de droit ou de fait) en cas d’insincérité des comptes (comptes inexacts, ne donnant pas une image fidèle de la situation de la société).

L’insincérité des comptes peut relever de plusieurs délits spécifiques :

- Présentation de comptes annuels inexacts (article L. 241-3, 3° et L. 242-6, 3° du Code de commerce pour les SARL et SA) :  

- Le fait, pour les gérants, présidents, directeurs généraux, administrateurs ou membres du directoire, de faire présenter ou approuver des comptes annuels ne donnant pas, par leur forme ou leur contenu, une image fidèle du résultat des opérations, de la situation financière et du patrimoine de la société à la clôture de l’exercice.  

- Les peines encourues : 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende (pour les personnes physiques). La personne morale peut aussi être condamnée…

Un arrêt particulièrement sévère de la Cour de cassation, chambre criminelle, du 22 janvier 2003 (pourvoi n° 02-82.152, accessible sur Legifrance sous la référence JURITEXT000007590419) illustre parfaitement ce schéma.

Les faits (résumés dans l’arrêt)

- Le dirigeant (gérant ou assimilé) a fait usage des biens de la société de manière contraire à son intérêt social, en piochant massivement dans les fonds de la société, équivalent à plus de la moitié du capital social)

- Pour masquer cette détérioration des comptes, il a pendant plusieurs années expliqué que l’entreprise était à l’équilibre avant, ne pouvant plus faire autrement, d'avoir recours à des écritures comptables délibérées visant à « réduire artificiellement le capital social » (dans le cas précis, passage du capital de 5 millions de francs à zéro via des jeux d’écriture immédiats).

- Ces manipulations ont conduit à la présentation de « comptes annuels insincères » (ne donnant pas une image fidèle de la situation financière de la société), avec dissimulation des faits par des artifices comptables.

La condamnation et le ton très dur de la Cour :

La Cour de cassation a « rejeté le pourvoi » qu’il avait formé et confirmé une condamnation pour abus de biens sociaux » (art. L. 241-3 du Code de commerce à l’époque, aujourd’hui L. 241-3 4°).

Les juges ont insisté sur :

- Le caractère « délibéré et intentionnel » des écritures comptables (« écritures comptables traduisant les faits » de manière artificielle pour masquer la réalité).

- La « dissimulation » organisée pour tromper les associés, les tiers et les organes de contrôle.

- La gravité de l’atteinte au capital social et à la sincérité des comptes, qui constitue un préjudice direct pour la société et ses créanciers/associés.

Dans ce type d’affaires, les tribunaux correctionnels et cours d’appel (confirmés en cassation) qualifient souvent les faits de « manœuvres comptables frauduleuses », « dissimulation délibérée » ou « présentation de comptes insincères dans un but de tromperie ».

Les peines prononcées sont lourdes : plusieurs années d’emprisonnement (ferme ou avec sursis selon le montant), amendes importantes (jusqu’à 375 000 € aujourd’hui), et parfois interdiction de gérer une entreprise.

La Cour de cassation souligne systématiquement la « mauvaise foi » du dirigeant et le caractère occulte de l’infraction, ce qui rend le jugement particulièrement sévère.

Pourquoi ces jugements sont-ils « très durs » et ces comportements systématiquement sanctionnés avec sévérité car ils cumulent souvent délits s’ajoutant  présentation de comptes inexacts (art. L. 242-6 du Code de commerce pour les SA, ou équivalent pour SARL).

- Parce qu’il refuse toute indulgence sur les « jeux d’écriture » destinés à réduire artificiellement le capital ou à maquiller les prélèvements.

- Il confirme que la présentation ultérieure de comptes insincères aggrave l’abus de biens sociaux.

- La jurisprudence constante (confirmée depuis) considère que ces actes ne sont pas de simples erreurs comptables, mais des infractions intentionnelles portant atteinte à l’intérêt social et à la confiance des tiers.

Les administrateurs de France Télévisions convoqué le 31 mars prochain, devraient bien réfléchir avant de voter les frasques ernottiennes qui ont plongé dans le rouge la télé publique et surtout mettre en minorité celle qui  conduit à cette catastrophique situation pouvant déboucher avant la fin de cette année sur sur ce la Cour des comptes qualifie de DISSOLUTION.

Au regard des pertes réalisées, France TV se trouve depuis décembre 2022 dans une situation nécessitant une recapitalisation des fonds propres (Lorsque les capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié du capital social, l’entreprise a une obligation de recapitaliser sous deux ans)…Chacun notera que depuis 2022, le délai a largement été dépassé en 2026 et que les 4 mois pour que le CA explosé !!)

Seulement voilà, face à l’obligation de reconstitution des fonds propres d’ici 2026, à l’absence de marge de manœuvre financière et aux refus de l’État de recapitaliser, Ernotte propose à l’assemblée générale extraordinaire du 31 mars prochain de procéder à une réduction du capital de France Télévisions, motivé par des pertes par voie de réduction du nombre d’actions. La réduction soumise aux votes est de -150 millions d’euros. 

Cette opération juridique et comptable nécessite un vote en assemblée générale, extraordinaire, induit d’une modification des statuts de FTV et annule 7 500 000 actions, tout en conservant leur valeur de 20 € chacune.

Cette opération implique une perte de valeur de -150M€  et des négociations futures avec le pool bancaire qui pourrait être plus difficiles, en particulier sur les taux, compte tenu d’une assise moins importante. 

À l’issue de l’opération, le niveau des capitaux propres sera diminué de 150 millions et supérieur à la moitié du capital à 53,7 %.

Pourtant à peine la manœuvre serait-elle validée par les administrateurs que les comptes seront dans le rouge et la moitié du nouveau capital déjà en dessous des 50 % légaux !!!!   

Explications

Le rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions (contrôle des exercices 2017-2024), rendu public après le nouveau parachutage ernottien  dresse un constat alarmant sur la situation financière du groupe et souligne particulièrement l’érosion (ou « destruction ») des capitaux propres », qui a conduit à une sous-capitalisation critique.  

Le capital social et les capitaux propres : définitions rapides

- Capital social de France Télévisions SA : fixé à 424,741 M€ (stable sur la période, divisé en actions de 20 € nominal). La moitié de ce capital social représente le seuil légal critique : environ 212,37 M€.

- Capitaux propres (ou « fonds propres ») : ils correspondent aux ressources nettes de l’entreprise (capital + réserves + résultat cumulé – pertes). Ils mesurent la solidité financière réelle.

Selon le Code de commerce (art. L. 225-248), lorsque les capitaux propres tombent « en dessous de la moitié du capital social », l’entreprise entre dans une situation d’insuffisance de capitaux propres.

L’assemblée générale doit alors être convoquée pour décider soit de la dissolution, soit de la reconstitution des capitaux propres (ou d’une réduction du capital social). Si rien n’est fait dans les délais légaux, tout intéressé peut demander la dissolution judiciaire.

2. Historique de l’érosion (« destruction ») des capitaux propres (2017-2024)

La Cour décrit une « baisse vertigineuse » et une « forte érosion » des capitaux propres sur les huit années examinées.

Voici les chiffres clés tirés du rapport :

- En 2017 : capitaux propres autour de 294 M€ (une somme comparativement aux 424,741 M€ de capital social nominal ).

- Évolution globale : ils ont fondu de 115 M€ en huit ans pour atteindre 179 M€ fin 2024 (chiffre précis pour la SA : 179,272 M€).

- Point de bascule critique : depuis 2021, les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social (seuil légal). La Cour note explicitement que cette situation s’est installée à partir de l’exercice 2021 et n’a cessé de s’aggraver ensuite.

Cette érosion n’est pas ponctuelle : N’en déplaise à Florence Philbert la patronne de la DGMIC Service de la Tutelle, administratrice au C.A de France Télévisions et mère du mère de Martin Ajdari président de l’ARCOM qui affirme en commission d’enquête qu’elle ne serait pas structurelle mais conjoncturelle, résultant de déficits récurrents post Covid entre autres et/ou d’investissements non compensés en totalité.

En France le Covids n’a pourtant duré que 2 ans et demi du début  de 2020 à mi 2022 !

Le rapport détaille :

Période

Capitaux propres (approximatif / SA)

Situation / rapport au seuil (moitié du capital social)

Déficit cumulé net (groupe)

2017  

~294M€                            

Au-dessus

+6,9 M€

2018-2020

Dégradation progressive

Encore au-dessus

Cumul variable

2021

Passage sous le seuil

Inférieur (1erfranchissement)

-11,9M€

2022-2024

Poursuite de l’érosion            

Largement inférieur

(179 M€ en 2024)  

-81,56M€  Cumul (2017-24)

Pour 2025

Forte aggravation…

~100M€ prévisibles

très critique

 

 

Les Causes principales identifiées par la Cour (historique de la « destruction »):

- Déficits d’exploitation cumulés : -376,7 M€ pour la SA et -89 M€ environ pour le groupe sur la période. Le résultat net consolidé affiche un déficit cumulé de -81,56M€ (2017-2024) pour le groupe, et cela jusqu’à fin 2024.

La SA, elle, cumule -256 M€ de pertes nettes, soit environ -290 M€ de pertes nettes foin 2025.

- Investissements lourds non couverts : Campus, numérique, immobilier, JO 2024, échec de la plateforme Salto (perte de 57,7 M€ dit la Cour, ils Devraient en réalité être estimés à 90M€).

- Décision aggravante en 2020 : le financement du plan de recomposition des effectifs par dotation en capital (au lieu de dotation de fonctionnement) a mécaniquement augmenté le seuil légal (de ~173 M€ à 212 M€), rendant plus difficile le respect du ratio.

La Cour rappelle que son précédent rapport (2016) alertait déjà sur un modèle économique non soutenable. L’érosion s’est donc accélérée malgré les restructurations successives.

 3. Même si la Cour évoque de variations concernant les dotations publiques (baisse de 161 M€ entre 2018 et 2022 (partiellement compensée par le plan de relance), puis hausses en 2023-2024, mais sans trajectoire puisque non votée par le Parlement, la situation financière telle que présentée en septembre 2025 est qualifié de « critique » et  « non soutenable sans réformes structurelles majeures ».

Les capitaux propres à 179 M€ sont non seulement inférieurs à la moitié du capital social, mais aussi insuffisants pour assurer la pérennité de l’entreprise.

Conséquence légale directe (citation quasi littérale du rapport) :  

« Cette situation oblige l’État actionnaire à prendre, avant le 31 décembre 2026, des mesures de rétablissement des fonds propres ou de réduction du capital social, sans quoi, conformément au code de commerce, la société encourt la dissolution. »

- Sans intervention de l’État (recapitalisation ou réduction de capital pour absorber les pertes), la dissolution pourrait être prononcée à la demande de tout intéressé dès fin 2026.

- La trésorerie est également « au plus bas » (négative en 2024 à -4,8 M€ après des années positives), avec un risque d’aggravation en 2025-2026.

- La Cour insiste sur l’urgence : réforme indispensable du cadre social (accord 2013), stabilisation des financements publics via un contrat d’objectifs et de moyens pluriannuel, et modernisation de la gouvernance.

En résumé, le rapport présente la « destruction du capital social » non comme un événement brutal mais comme une érosion progressive et structurelle sur huit ans, due à des déficits chroniques et à un pilotage insuffisant par l’État actionnaire. La situation est aujourd’hui légalement critique et impose une décision rapide de l’État avant fin 2026 » contrairement aux propos tous aussi hallucinants que partisans de Florence Philbert devant la Commission d’enquête.

En imaginant même que le Conseil d’Administration vote un nouveau capital social amputé de 150M€ (validant ainsi la gestion chaotique d’Ernotte et de son directeur financier), ils ne se déduisent pas des 294 millions de 2017, qui désignent les « capitaux propres » (equity) à cette date, non le capital social, mais correspondent à une réduction du « capital social »…ils sont donc à déduire des 424,75 millions d’origine (actuel capital social de France Télévisions)

- Le capital social  de France Télévisions S.A. est fixé à *424 741 000 € (soit 424,741 millions, arrondi à 424,75 dans les discussions). C’est le montant nominal « d’origine » (inchangé ou très stable, hors rares ajustements techniques antérieurs). Il figure explicitement dans les données publiques (Pappers et bilans).

- Les 294 millions de 2017 correspondent aux « capitaux propres » (capitaux propres = capital social + primes + réserves – pertes accumulées, etc.) à cette époque. Ils ont ensuite chuté fortement (à environ 179 M€ fin 2024/début 2025 selon la Cour des comptes) et pourraient ne se représenter qu’environ 100M€ fin 2025/début 2026 en raison des déficits cumulés.

- La réduction de « 150 M€ du capital » (mentionnée explicitement dans le communiqué intersyndical du CSE central et dans des échanges internes fin 2025) est donc bien une amputation du « capital social » lui-même (les 424,75 M€). Elle est présentée par la direction comme une mesure nécessaire dans le cadre des comptes 2025 et du budget rectificatif 2026, parallèlement à l’effort d’économies de 150 M€ sur les charges (qui est un sujet distinct). La Cour des comptes évoquait pourtant une réduction de l’ordre de 180 M€ pour intégrer les pertes 2025.

En résumé : on ne « déduit » pas 150 M€ des 294 M€ (qui étaient déjà les capitaux propres en 2017 et qui ont continué de baisser).

On réduit le capital social nominal de 424,75 M€ (opération qui fait baisser mécaniquement le seuil légal de la moitié du capital et permet de « nettoyer » le bilan sans dissolution). C’est une mesure technique classique en cas de capitaux propres insuffisants, décidée par l’assemblée générale et l’État actionnaire unique.

Ce qui le porterait à 424,75 – 150 = 274,7M€ et fixerait donc la moitié à 137,375M€

Autrement dit France Télés ne respectera pas plus la loi ce 31 mars 2026 que sur cette décennie de gabegies en tous genres car les 100M€ estimés fin 2025/début 2026 sont déjà hors la loi puisque bien inférieurs au 137M€ légalement requis pour que les capitaux propres restent supérieurs à la moitié du capital social !!!

L’ensemble des administrateurs qui se prêteront à une telle farce, seront donc légalement complices et encourent les  mêmes peines et sanctions judiciaires que les auteurs d’une telle présentation dans le cadre de la saisine du Procureur de la République dont la CGC Audiovisuel a chargé Maître Pierre-Olivier Lambert  de déposer.


La seule solution qui s'impose est de voter CONTRE ce pathétique enfumage pour éviter toute poursuite judiciaire à venir et ainsi mettre Ernotte en minorité....

samedi 28 mars 2026

NE PAS DÉMETTRE ERNOTTE DE SES FONCTIONS SERAIT UNE FAUTE GRAVE.

NE PAS DÉMETTRE ERNOTTE DE SES FONCTIONS SERAIT UNE FAUTE GRAVE...

Ou « Quand France Télévisions déroule le tapis rouge à Lavrov : la honte d’un service public en déroute » ! 

Chacun a encore en mémoire la phrase prononcée par Emmanuel Macron, à peine élu président de la République pour un premier mandat: La gouvernance de France Télévisions, c’est « la honte de la République ». 

Aujourd’hui, elle résonne plus que jamais aux oreilles des Français dégoûtés de toutes ces révélations qui arrivent tout de même à sortir et qu’il subissent au quotidien dans le cas de la retransmission des auditions de  commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » malgré le flot de bobards débités sous serment, les phrases préparées en amont et ânonnées depuis un portable ou quelques feuillets sur table, en réponse à "des questions adressées à l’avance aux convoqués" comme le précisait en séance une députée socialiste de la commission, ou encore les formules toutes faites "pas à ma connaissance, je ne peux pas vous répondre là, mais je vous l’enverrai, je n’ai pas les éléments mais je vous les ferai parvenir, etc…" 

Cette « honte de la République » elle s'est manifesté depuis le sommet du G7 où le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot, a déploré que Lavrov ait pu diffuser sa propagande "sereinement" sur une chaîne publique française, tout en rappelant que la Russie ne défend pas le droit international, a lancé une guerre d’agression en Ukraine.

Quelle honte, quelle catastrophe, quelle insulte à l’intelligence et à la mémoire. 

Jeudi soir, sur la chaîne publique France 2, au cœur du 20 heures, Léa Salamé a offert à Sergueï Lavrov, fidèle exécutant de Poutine, une tribune de luxe. Dix minutes en prime time pour 3,4 millions de téléspectateurs, suivies d’une version longue d’une heure en ligne : le ministre russe a pu y dérouler tranquillement sa propagande, nier les crimes de guerre, invoquer le « droit international » tout en piétinant l’Ukraine depuis plus de quatre ans. 

Une séquence "inutile, mal préparée et dangereuse", comme l’ont martelé les spécialistes. Dimitri Minic, de l’Ifri, n’a pas mâché ses mots : "Séquence catastrophique sur le service public". Il a rappelé que Moscou a fait de la guerre informationnelle son arme centrale contre l’Occident. Louis Duclos, lui, a explosé : pourquoi ne pas avoir relancé Lavrov sur Boutcha, Marioupol, Izioum, les tortures, les viols d’enfants devant leurs parents, les « safaris » de drones sur les civils à Kherson ? Au lieu de cela, une interview complaisante où le propagandiste en chef a pu dérouler ses éléments de langage presque sans contradiction réelle. D’autres voix, comme celles d’Etienne Marcuz ou Antoine Bondaz, ont parlé d’"interview honteuse" et de "plateforme offerte à la propagande russe".

Le tsunami de réactions ne s’est pas fait attendre. Des géopolitologues, des experts de la désinformation russe, jusqu’aux Ukrainiens qui y ont vu une « tribune à un criminel de guerre ». Même le Quai d’Orsay a déploré que Moscou ait pu diffuser sereinement sa propagande sur une chaîne publique française. Et que dire des ministres des Affaires étrangères du G7, qui ont condamné cette initiative lamentable. Delphine Ernotte, porte une lourde responsabilité dans cette capitulation éditoriale. 

Mais au fond, cette séquence n’est que le symptôme d’un mal plus profond. Voilà pourquoi les Français se détournent massivement de vous, décideurs politiques, journalistes bien-pensants, élites du service public et du pouvoir. Vous ne vous sanctionnez jamais entre vous. 

Une faute grave, une complaisance coupable envers un régime qui massacre, déporte, viole et ment sans vergogne. Pas de conséquence ? Pas de tête qui tomberaient ?  Pas de démission contraintes à tout le moins !? 

Pas d'excuses ? Des défenses corporatistes et un entre-soi qui protège les siens. Ernotte resterait en place, la Rédaction trouverait encore le moyen de lui emboiter les pas avec des pirouettes bidons et la machine continuerait ? Mais, où sommes-nous ?

Vous méprisez l’opinion publique qui, elle, voit clair : on ne donne pas une heure de grande écoute à un ministre d’un État qui conduit une guerre d’agression en Europe sans que cela soit perçu comme une trahison de la mission de service public. 

On ne normalise pas la voix d’un régime paria sous prétexte de « pluralisme » ou de « débat ». Ce n’est pas du journalisme exigeant, c’est de la faiblesse déguisée en ouverture d’esprit. 

Les Français en ont assez de cette caste qui se serre les coudes, qui protège ses privilèges et ses erreurs, pendant que le Pays s’exaspère. 

Vous offrez des tribunes aux ennemis de nos valeurs, mais vous traitez en parias ceux qui osent le dénoncer. 

Résultat : défiance massive, abstention, colère sourde. Continuez comme ça. Le réveil sera brutal et en 2027, il ne viendra pas de vos cercles parisiens feutrés.

https://youtu.be/blz1PACLMrU?is=Q8MVLcNCASCgX8jI

La colère gronde et s'étend. Nous devenons la risée de nos voisins européens. En marge du G7, l’ambassadeur d’Ukraine en France, Vadym Omelchenko, a même dénoncé une "tribune offerte à un criminel de guerre" et un "fasciste ordinaire". Kiev y voit une plateforme indue donnée à Moscou en pleine guerre.

De très nombreux spécialistes de géopolitique et de la désinformation russe (comme Dimitri Minic de l’Ifri ou Louis Duclos) ont également qualifié la séquence de "catastrophique", "honteuse" et "dangereuse" et dénoncent l'inconscience d'une télé publque où Lavrov a pu "dérouler tranquillement sa propagande" sans réel contre-argument ferme.

Du côté de France Télés symbole hallucinant de  l'État dans l'État, la direction de l’information sous la houlette de l'ex-primo dircab ernottien qui est au journalisme ce que la clé à molette est à la mayonnaise mais qui va aller  gloser dans quelques jours aux Assises du journalisme à Tours comme invité d'honneur, Philippe Corbé son subalterne Info transfuge de BFM, a défendu l’interview comme ayant un "intérêt journalistique évident". Ben voyons !!!!!

La chaîne va même jusqu'à affirmer que diffuser l’intégralité de l'entretien, répondait à une exigence de transparence, pratique qui se développe aujourd'hui....Allant même jusqu'à se féliciter de l'audience !

Ce jeudi sur France 2: 20,8 % avec 3 794 000 téléspectateurs le 20H de Léa Salamé et 18,4% pour L’invité du JT...A côte de cela, le JT de 20H signé Gilles BOULEAU sur TF1 totalisait 27.0% avec 4 930 000 téléspectateurs.

Totalement lunaire. A la BBC Ernotte, son ex dircab et son responsable Info auraient déjà été virés...Ne vous étonnez pas de ce qui va se passer au printemps prochain.

vendredi 27 mars 2026

L’Association Journalisme et Citoyenneté organise notamment les Assises du Journalisme à Tours avec 3 non journalistes sur 5 !

L’Association Journalisme et Citoyenneté organise notamment les Assises du Journalisme à Tours avec 3 non journalistes sur 5 !

Le tweet d'Eric Morillot qui selon nos informations s'est inscrit au rendez-vous, a pour le moins éveillé notre curiosité.

Voici ce dit le texte diffusé sur plusieurs réseaux sociaux dont LinkedIn :

"🎙️ Pour clôturer cette 19ème édition des Assises, un échange autour du sujet brûlant du moment « audiovisuel public » avec des professionnels de l’information. @stephanesg @nsonnac @AgnesVahramian @STaillePolian

L’Association Journalisme et Citoyenneté donc ces Assises à Tours où Emmanuel Denis  le maire Les Écologistes, anciennement EELV d'où vient l'ex-primo dircab ernottien qui sera donC présent sans jamais avoir été journaliste tout comme la député de la même couleur politique qui membre de la commission d'enquête sur l'Audiovisuel public et  l'ex du CSA qui fait partie des 4 à avoir fait parachuté Ernotte à France Télés dès l'été 2015 !

Comme quoi, les accusations d'entre-soi comme l'écrit Eric Morillot, n'ont pas leur place 

L'association  qui organise également les Assises européennes ou méditerranéennes, reçoit principalement des subventions françaises (collectivités locales comme la Ville de Tours, la Région Centre-Val de Loire, la Collectivité européenne d’Alsace pour des événements spécifiques, ou d’autres partenaires publics nationaux).

Elle n'est pas « subventionnée par l’Europe » de manière structurelle ou récurrente à un montant fixe et public pour l’ensemble de ses activités. Cependant, elle a bénéficié d’un financement ponctuel et significatif de l’Union européenne" via un programme d’aide au voisinage (Instrument européen de voisinage – ENI Sud, 2020). La Commission européenne lui a accordé une subvention directe de 2 000 000 € (2 millions d’euros) pour mettre en œuvre le Spécifique Objectif 2 (SO2) : promouvoir la liberté d’expression et le soutien aux médias indépendants dans les pays du sud de la Méditerranée (MENA).

Ce financement visait à :

- Renforcer la coordination entre donateurs et partenaires ;

- Réaliser des recherches et évaluations sur les besoins des médias indépendants ;

- Organiser des conférences et réunions (en lien avec les Assises du Journalisme, y compris à Tunis) ;

- Plaider pour placer la liberté des médias parmi les priorités des donateurs.

Ce projet s’inscrivait dans un programme plus large de 14 millions d’euros pour le soutien aux médias indépendants dans la région. Il s’agissait d’une "subvention directe sans appel à propositions", justifiée par l’expertise reconnue de l’association (organisation des Assises, réseau international de journalistes, impartialité). La période d’implémentation indicative était longue (jusqu’à 96 mois).

C'est d'ailleurs grâce à cette garantie d'expertise reconnue de l’association avec 2 journalistes /5 que le Président de la Fédération des Médias et Secrétaire général du SNPCA-CGC s'est inscrit pour retrouver sur place le journaliste des INCORRECTIBLES

Des tonnes de réactions indignées et souvent virulentes qui ont suivi les 40 minutes d’interview de Sergueï Lavrov par Léa Salamé dans le "20 Heures" de France 2 sans la moindre contradiction .

Des tonnes de réactions indignées et souvent virulentes qui ont suivi les 40 minutes d’interview de Sergueï Lavrov par Léa Salamé dans le "20 Heures" de France 2 sans la moindre contradiction .

L’entretien de ce jeudi 26 mars 2026(pré-enregistré, d’environ une heure au total, avec une version longue mise en ligne et environ 10 minutes diffusées au JT) a été massivement critiqué pour son caractère unilatéral : absence de contradiction ferme, laisser-faire face aux éléments de langage russe, et tribune offerte sans réel contrepoint sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité imputés à la Russie en Ukraine (déportations d’enfants, Bucha, Marioupol, etc.).

IIl ne faudrait tout de même pas oublier nouveau directeur de l’info et celui du rédacteur en chef qui sont tout autant responsables, si ce n’est plus encore car il s’agit d’une itw enregistrée, cela veut dire qu’elle a été vérifiée et validée en amont de sa diffusion.

Les critiques les plus viennent surtout de journalistes, experts en géopolitique, soutiens de l’Ukraine et internautes pro-européens, qui y voient une « indigne propagande"

La grande majorité des réactions indignées tourne autour de trois points :

1. Manque total de contradictoire (« sans aucun suivi », « laisse passer sans broncher »).

2. Tribune gratuite à la propagande russe sur une chaîne publique en prime time.

3. Contexte des crimes contre l’humanité : plusieurs posts rappellent les accusations documentées contre la Russie (déportations d’enfants qualifiées de crime contre l’humanité par l’ONU, Bucha, etc.) tout en notant que Lavrov a pu nier ou minimiser sans être vraiment challengé.

Dans les media et la presse dans le flot d’indignation qui ne cesse pas pour dénoncer cette « Séquence catastrophique » : 

- Huffington Post : « Scandaleux » : l’interview de Sergueï Lavrov par Léa Salamé fait hurler ces spécialistes de la Russie. Le bras droit de Poutine a pu dérouler sa propagande sans opposition solide."...Léa Salamé étrillée après l’interview de Sergueï Lavrov au 20h de France 2. Des spécialistes de la Russie jugent l’entretien « complaisant » et « honteux ».

- Slate: « Pourquoi l’interview de Sergueï Lavrov chez Léa Salamé est un naufrage indéfendable ». 

« Pendant près d’une heure, le chef de la diplomatie russe a déroulé ses éléments de langage sans contradiction solide, transformant une interview en caisse de résonance de la propagande russe. » 

Sur X (sélection des réactions les plus virulentes et représentatives)

Voici des posts qui expriment directement l’indignation face au manque de contradictoire et à la plateforme offerte à Lavrov :

- @ObsDelphi (Louis Duclos, analyste géopolitique, +2 300 likes):  « Incompétence incroyable de Léa Salamé. […] Sans aucune contradiction, Lavrov a pu dérouler tous les éléments de langage de son régime criminel et terroriste. En France, sur une heure de grande écoute, des millions de Français ont été victimes d’une opération de communication, une offensive de guerre informationnelle. […] Cet homme est un criminel de guerre. La responsabilité de @LeaSalame est totale, on attend des explications et des excuses. »

- @nicred64 (Nic Red, +640 likes) : « Naufrage journalistique. Face à Lavrov, Léa Salame sert la soupe à la propagande russe comme nous le craignions. […] Grand déballage de propagande honteuse sur le service publique. » 

- @choucroute_67 (+66 likes) :    « J’ai écouté seulement la moitié de l’interview, et c’était déjà une perte de temps totale. Des mensonges flagrants qui passent sans aucun suivi, aucune réaction. […] Voir Sergei Lavrov parler de droit international, alors que la Russie accumule les crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Ukraine : des faits documentés et listés, c’est tout simplement ridicule. Mais non, Léa Salamé laisse passer sans broncher. 🤮 Tous ces journalistes en quête du « scoop » ont vraiment perdu toute décence. »

- @luomanmpg (+9 likes) :  « Vous devriez avoir honte ! La séquence de l’interview de Lavrov va à l’encontre de toute déontologie journalistique. 1. Vous avez donné une tribune LIBRE à Lavrov pour déballer sa propagande. 2. Lea Salamé a été en dessous de tout et a été incapable d’apporter la contradiction. » 

« C’est un scandale […] le festival de la propagande sauce Kremlin… Lavrov dandinant allègrement sur le tapis rouge….rouge du sang ukrainien. France 2 s’est souillée grâce à Léa Salamé. Bravo Madame, votre perception du journalisme est à 🤮. »

D’autres voix parlent de « honte à l’international pour notre pays », de « service public qui se souille » ou exigent des sanctions de l’Arcom.

Le sentiment de dégoût est en réalité général...Beaucoup de Français attendent le limogeage de Delphine Ernotte qui après le naufrage financier dont elle est à l'origine, est curieusement absente depuis ce désastre éditorial sans égal !