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vendredi 18 juin 2010

Dire que Carolis parle encore d'exemplarité....ça patauge grave à France Télévisions

La direction a remis en séance du CCE le 14 juin 2010 un document appelé : "projet accord d'interessement France Télévisions SA".

La direction a fait pression sur les élus pour qu'il valident ce texte qu'elle présentait pour la première fois, ce jour là et qu'ils découvraient, indiquant "ne pas avoir eu de retour de la Tutelle avant."

Il serait curieux que la Tutelle ait laissé passer, non seulement les nombreuses coquilles du texte mais plus insensé des références à des articles du Code du travail qui n'existent plus depuis 2 ans et un mois.

L'article L.441-3 n'existe plus depuis le 1er mai 2008...cela fait juste 2 ans passés. Dans le Code du travail il est divisé en 4 nouveaux articles: L.3313-2, L.3314-9, L.3312-7 et L3312-1.

Découvrez la page 3 du texte....Dire que Carolis parle encore d'exemplarité....ça patauge grave à France Télévisions!

jeudi 17 juin 2010

Carolis voudrait sauver la face à tout prix et faire croire à une reprise des négociations…en vain !

Carolis voudrait sauver la face à tout prix et faire croire à une reprise des négociations…en vain !

Depuis le 3 juin date à laquelle la cour d’Appel de Paris donné raison aux 3 syndicats appelants, le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ sur le fait que France Télévisions ait bien été adhérente de l’association des employeurs de l’audiovisuel public et de facto, était tenue de respecter les délais de survivance des conventions collectives, entre autres octobre 2012 pour celle des personnels techniques, administratifs et de production, la direction a été contrainte de signer la reconduction de tous accords en vigueur dans le groupe.

Après quasiment 13 mois de « réunionite aigüe » et la présentation du premier document par la direction à la mi janvier 2010 seulement, au début juin, moins de 20 pages sur environ 400 que comptent les conventions et avenants, avaient été abordées.

Malgré cela le tandem CGT/FO qui a signé quasiment tous les accords présentés par la direction depuis plusieurs années, prévoyait de signer un texte dit de « substitution », rebaptisé «transition » par la CGT.

Depuis donc cette claque aux trois acolytes défaits, ces derniers voudraient maintenant faire croire qu’à partir du 16 juin, les négociations reprennent à France Télévisions sur le nouveau texte conventionnel. C’est totalement faux.

La direction ne négocie rien du tout….totalement discréditée, elle n’est plus en mesure de le faire.

Tout juste se contente-t-elle de donner des dates pour d’illusoires signatures d’accords (intéressement, notamment) dont elle prétend qu’ils devraient être conclus avant le 30 juin 2010.
Encore un baratin de plus. Pour mémoire, cette même direction aux abois, a prétendu pendant des mois qu’après le 7 juin, il ne resterait plus rien que le Code du travail, la Convention nationale étendue des journalistes et l’accord France TV SA. Chacun a pu juger du bobard.

Il n’y a donc aucune reprise de négociation contrairement à ce que Jean-François Téaldi pour la CGT et la direction voudraient faire croire.

La direction se contente du reste de reprendre ses habituelles intimidations et son éternel chantage avec un accord sur les Instances Représentatives du Personnel (IRP) dont la date butoir pour y adhérer a déjà été repoussée.

« Si vous ne signez pas cet accord, il n’y aura rien après…nous ne négocierons rien d’autres ». Un argument que seule la CGT fidèle alliée de la direction, semble entendre.

Une fois encore, la CGT se dit prête à signer. Cela n’étonnera personne.

Pourquoi aller signer avec cette direction qui a clairement choisi de privilégier un camp contre une large majorité de syndicats; direction hautaine, méprisante et qui sait bien que dans les jours qui viennent ne sera plus là ?

Signer sur la répartition des IRP que propose la direction, c’est indirectement valider la réorganisation illégale puisque le CCE ne l’ayant jamais validé, ne serait-ce que dans son organigramme, elle ne peut officiellement se mettre en place et encore moins « se poursuivre ».

Pourquoi aller signer avec quoi que ce soit avec ceux qui ont tenté de spolier les salariés et alors même que dans quelques jours, le Président de la République va donner le nom du remplaçant de Carolis ?

Carolis, un bilan calamiteux sur fond de faux satisfecit

Le 15 juin 2010, le CSA publiait sur son site le communiqué suivant: "A la suite de la publication d’une dépêche de l’Agence France Presse relative à la situation de France Télévisions, le Conseil supérieur de l’audiovisuel précise qu’il n’a jamais examiné le document mentionné dans cette dépêche et qu’il ne s’est donc aucunement prononcé sur ce sujet. Ce document ne saurait engager le Conseil."

Le document dont parle le CSA est le soi-disant satisfecit dont la presse a parlé il y a quelques jours et qui n'a donc aucune existence puisque démenti par l'instance.

Le 8 février 2008, nous publiions un post intitulé: "Carolis - Un bilan tout en trompe l’œil…Après lui qui d’autre ? Lui, lui et encore lui" dont voici le lien http://medias-cgc.blogspot.com/2010/02/carolis-un-bilan-tout-en-trompe.html

Comment d'ailleurs le CSA aurait-il pu sortir quelques jours avant la nomination du futur président de France Télévisions par le Chef de l'Etat, un tel document?

Sachant comme le sait bien le CSA qu'en février 2010, le Sénat a lancé une mission de contrôle des comptes de France Télévisions afin de vérifier "l'adéquation du financement de France Télévision à ses moyens".
Que de plus, le Sénat dans un communiqué a réclamé "une transparence accrue sur les obligations du groupe, ses dépenses et les choix qu'il opère tant en matière éditoriale que sur les questions de média global, de ressources humaines ou de gestion financière".

Les membres du CSA, à la lecture de la dépêche AFP concernant donc un texte imaginaire du style "opération d'embellissement pour fin de mandat calamiteuse" avec une bonne dose de "forcer la main à au Président de la République", ont dû avoir les bras qui tombaient.

Cerise sur le gâteau, en octobre 2009, la Cour des comptes a présenté un rapport de 200 pages sur les très nombreuses lacunes, faiblesses et manquements de France Télévisions.

Parmi les phrases assez édifiantes de la Cour des comptes, se trouve celle-ci : "La clarification des objectifs de qualité et des critères de performances de la télévision publique est indispensable, si l’on veut donner au concept de service public télévisuel un contenu spécifique assorti de résultats démontrables, qui sont seuls susceptibles de justifier les coûts de la réforme".

Pour couronner le tout, Carolis lors du C.C.E du 14 juin 2010 qui s'est retrouvé tout seul devant les élus expliquant "j'ai longuement discuté avec le Président de la République, notamment s'agissant de mon bilan..." à la question de Marc Chauvelot sur sa redésignation "Président, êtes-vous confiant ? " a répondu " je ne vois pas pourquoi, je ne le serais pas" l

mardi 15 juin 2010

Le CSA dément avoir donné un quelconque satisfecit à Carolis... Encore une manip?

Lisez l'article paru sur l'express.fr: "Une ode à Carolis signée de l'AFP sème le trouble" paru le 15 juin 2010 par Renaud Revel

La publication par l’AFP d’une dépêche indiquant, document à l’appui, que le CSA dans un bel ensemble aurait accordé un satisfecit au PDG de France Télévisions, suscite depuis ce matin pas mal d’agitation. Cette ode à Patrick de Carolis tombe en effet étrangement à pic, alors que chacun s’attend à voir Nicolas Sarkozy désigner le prochain patron des chaînes publiques! A qui profite la manip’ ? Inutile de dire qu’au CSA la surprise est totale. Car ce qui n’était qu’un document de travail émanant des services du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, où chacun va de son rapport, est devenu, l’espace d’une dépêche de l’Agence France Presse, un avis solennel du CA.

Pas vu, pas lu: les membres de ce collège sont d’autant plus surpris que cette note n’a pas fait l’objet de la moindre délibération et encore moins, d’un quelconque texte approuvé en conclave. Au CSA, on s’interroge sur l’origine de ce qui ressemble à une opération destinée à enjoliver la fin de mandat de l’actuel patron des chaînes publiques. Une initiative mal habile et contre-productive qui intervient sur fond de nouveaux tiraillements entre l’Elysée et Patrick de Carolis, Nicolas Sarkozy s’étant agacé vendredi dernier, devant quelques journalistes conviés à un petit déjeuner, de l’empressement du PDG de France Télés à défendre bec et ongle son bilan et à postuler à un second mandat.


Le chef de l’Etat, qui s’est donné encore quelques jours avant de dévoiler le nom de l’heureux élu, n’a pas non plus digéré la prestation de Carolis sur le plateau du Grand Journal, la semaine passée. Une émission qui a vu l’intéressé répondre par un «Non !» tambourinant à la question, «Nicolas Sarkozy ferait-il un bon directeur des programmes?» Franc et culotté. Mais y avait-il une autre réponse que celle-ci?

lundi 14 juin 2010

NOUVELLE MAJORITÉ AU COMITÉ CENTRAL D’ENTREPRISE DE FTV: POUR EN FINIR AVEC LA STRATÉGIE DE L'ÉCHEC

Lisez le tract de l'iintersyndicale SNPCA-CGC, SNJ, CFDT et SUD intitulé "NOUVELLE MAJORITÉ AU COMITÉ CENTRAL D’ENTREPRISE - POUR EN FINIR AVEC LA STRATÉGIE DE L'ÉCHEC"

Jusqu’au bout, comme le veulent les salariés, nous avons voulu faire l’unité avec la CGT. Mais les derniers événements ont hélas montré l’incapacité de cette dernière à travailler en intersyndicale : rejet systématique de toutes les propositions d’ouverture des autres syndicats, refus de se joindre au préavis du 4 juin et à ceux qui l’ont précédé, désaccord profond sur le contenu et le déroulement de la renégociation des conventions collectives, attitude hégémonique au Comité Central d’Entreprise etc… Un constat qui nous amène aujourd’hui à constituer un nouveau bureau SNJ CFDT CGC SUD pour cette instance représentative du personnel de France Télévisions.

Bien sûr, ceux qui ont toujours refusé l'unité syndicale vont pousser des cris d'orfraie.

Bien sûr, les mêmes continueront de dénigrer ceux qui ont travaillé ensemble, dans l'entreprise et en justice, pour parer les mauvais coups de la direction, sur la réorganisation de l'entreprise et sur les textes conventionnels.

Bien sûr, face à la décision de l'intersyndicale de prendre en main les destinées du Comité Central d'Entreprise de FTV, la CGT joue la victimisation.

Pourtant, cette décision de changer le bureau du CCE est le résultat logique de l'échec complet de la stratégie de la CGT :
· Aux yeux de la direction, et dans ses écrits, dans les médias, et dans les faits, la CGT est le syndicat « partenaire objectif » qui a facilité la mise en place de l'entreprise unique France Télévisions. En votant un avis, même négatif, le 15 décembre 2009, la CGT a permis à la direction de lancer le rouleau compresseur. En exigeant plus d'informations, comme le proposait l'intersyndicale SNJ CFDT CGC SUD, la direction aurait été obligée de
prolonger les délais de concertation, de tenir davantage compte des intérêts des salariés, et au final de revoir au moins en partie son projet.

· Plus grave encore, la CGT s'est disqualifiée en annonçant qu'elle signerait le 7 juin « l'accord de substitution » à la convention collective des PTA et à l'avenant audiovisuel des Journalistes : Or, ce texte proposé par la direction de FTV était une régression sans précédent pour tous les salariés de France Télévisions. Pourtant, cette volonté de signer avait été rappelée par la CGT dans ses tracts... la veille même de la décision de justice qui reportait les délais de négociation au moins jusqu'en 2011 ! Pour mémoire, la même CGT ne faisait que railler le recours en justice intenté par le SNJ, la CFDT et la CGC sur ces délais de négociation.

Aujourd’hui, pour l’intersyndicale SNJ, CFDT, CGC, SUD, les objectifs du CCE sont clairs :

· L’emploi doit redevenir une priorité du CCE : vrai contrôle du plan de départs volontaires à la retraite et de leurs remplacements, transparence sur les mobilités géographiques et professionnelles. Face au manque criant de moyens humains, la direction doit se montrer responsable et embaucher !

· Partout où la désorganisation détériore les conditions de travail et la santé des salariés, la direction doit rendre des comptes (y compris devant la justice). Or, l’ancien bureau du CCE n’a rien fait en ce sens. La liste des points de blocage ne cesse pourtant de s’allonger : motion de défiance à RFO Malakoff (Agence) et à la rédaction nationale de France 3, restructuration calamiteuse des services administratifs et des antennes, déménagements intempestifs de locaux et de services etc…

· La direction doit expliquer son projet économique sur le Global média, les Web TV et les nouveaux supports : quels impacts sur les métiers, quels emplois, quel financement ? Il est incohérent de renégocier les conventions collectives sans connaître les intentions de la direction sur ces points.

· Le projet TNT outre-mer : quel contenu pour les « Télés Pays », quelles conséquences pour les programmes et pour les emplois ?
Pour mener une politique différente au CCE, dans une nouvelle et large union, il était donc nécessaire de mettre fin à la stratégie de l'échec de l'ancien bureau. Nous voulons des réponses aux questions légitimes de tous les salariés et nous mettrons tout en oeuvre pour les obtenir. Là encore devant la justice s’il le faut.








Le CCE de France Télévisions récupère sa majorité plurielle et va enfin pouvoir fonctionner normalement.

Le CCE de France Télévisions récupère sa majorité plurielle et va enfin pouvoir fonctionner normalement.

Cela faisait des mois que cela durait; la CGT verrouillait tout au Comité Central d’Entreprise de France Télévisions de la façon la plus hégémonique qui soit. Le syndicat avait, entre autres modifié le règlement intérieur à son avantage, pris la présidence de toutes les commissions, imposé son cabinet « conseil » Sécafi Alpha et fait barrage à tout vote ou toute procédure contre la direction et cerise sur le gâteau, avait en rendant un avis le 15 décembre 2009 donné le coup d’envoi à la pseudo réorganisation de Carolis.
Tout cela également rendu possible par l’accord de méthodologie signé par le duo CGT/FO.

Aujourd’hui, la CGT ne pouvant compter au CCE sur le soutien de FO qui ne dispose d’aucun élu dans l’instance, vient enfin d’être mise en minorité après la demande, il y a pourtant près de deux mois, d’un CCE extraordinaire par 11 élus titulaires sur 20.

Petit détail en passant, chacun aura compris, que la direction a tout mis en œuvre pour que ce CCE extraordinaire ne puisse avoir lieu ; alors que pour dégager la précédente majorité plurielle du CCE (SNPCA- CGC, CFDT, SNJ et SUD) et installer ses soutiens de la CGT (pour un long moment, le pensait-elle), elle avait tout bouclé en moins de 3 jours.

Ce 14 juin 2010 au matin, le Comité Central d’Entreprise de France Télévisions a enfin basculé. C’est une nouvelle victoire pour les salariés après celle obtenue par les 3 syndicats : SNPCA-CGC, CFDT et SNJ devant la Cour d’Appel de Paris qui a confirmé les délais de survivance des conventions collectives, octobre 2012 pour les PTA.

Le nouveau bureau est désormais le suivant :

- Secrétaire du CCE: Gilbert Barnabot (CFDT, RFO)
- Secrétaires adjoints: Dominique Dumont (SNJ, France 3) et Salim Larfa (CGC, France 2)
- Trésorier: Salim Larfa (CGC, France 2)
- Trésoriers adjoints: Jean Lemesle Corneille (SUD, France 3), Dominique Ferré (Secrétaire du CE France 5)

Le nouveau bureau a immédiatement fait voter le remplacement du cabinet Sécafi Alpha par le cabinet Sextant. (un élu CGT de France 3 ayant réclamé que l’ordre du jour soit scrupuleusement respecté, ce même élu qui en séance, juste avant, avait demandé à la direction si elle ne souhaitait voter le bureau).

Enfin, s’agissant des commissions, les commissions « économique », « emploi/formation », « logement » et « égalité professionnelle » sont respectivement présidées par le SNJ, SUD, CFDT et CFDT. Les commissions facultatives « nouvelles technologies » et « TNT Outre-Mer » respectivement SNJ et CFDT. Il resterait 4 commissions à pourvoir « Antenne-Global média », « Production/Fabrication et Utilisation des moyens internes », « application du Cahier des charges » et « Intermittents, pigistes, cachetiers, cdd, stagiaires » et une commission qui serait rajoutée « réorganisation ».

Voici la déclaration préalable du nouveau bureau

dimanche 13 juin 2010

Carolis sur le départ a encore le temps de faire du dégât...

Vendredi, alors que le Président de la République recevait quelques journalistes, la nomination imminente du président de France Télévisions a été abordée. Le chef de l'Etat n'a pas apprécié les déclarations de Patrick de Carolis au grand journal de Canal + , s'agissant de la campagne que le sortant mène vainement pour sa reconduction, il a ironisé : « Il voudrait que ce soit héréditaire… Mais ça ne se passe pas comme ça.»

Carolis va donc quitter le groupe France Télévisions dans les jours prochains. En attendant, il a encore le temps de faire du dégât. Il est en train avec sa sa soi-disant "réorganisation", de semer une pagaille sans nom....demandez à n'importe quel salarié s'il soutient le "fonctinnogramme Carolis" et vous verrez...ne lui demandez pas s'il la comprend et/ou la valide, le réponse à près de 95% il y a quelques mois était claire: NON.

Tout était fait, en réalité, pour que lui seul puisse poursuivre la "réforme" face à une situation rendue sciemment confuse. [éternel cliché du "comment se rendre indispensable"!]

Il est clair que la tentative de forcer la main au Chef de l'Etat en le moquant à chaque intervention, n'a aucune chance de marcher. Exit donc Carolis dont on verra par la suite que le bilan n'a rien à voir avec ce qu'il en dit.

Dans le court échange avec les journalistes, Nicolas Sarkozy a également évoqué le cas de Rémy Pflimlin, le patron de Presstalis "Il voit en cet Alsacien, un potentiel futur président d’Arte".

Quant à la date de la désignation du nouvel homme fort de la télévision publique, il se donne encore quelques jours avant de l'annoncer. S'agissant d'Alexandre Bompard dont le nom avait été "lancé" à dessein par certains, particulièrement par E. Beretta du Point.fr en tout premier lieu, il y a un mois et demi environ, si le Chef de l'Etat a simplement indiqué qu'il «avait le profil», il ne s’est pas étendu à son sujet.

Le nom du futur président de France Télévisions pourrait donc bien surprendre et déjouer comme il y a un an, les pronostics de la presse qui n'avait pas donné Jean-luc Hees dans la supposée "short-list" d'alors pour la présidence de Radio France.

Cette soi-disant "short-list" que publiait E. Beretta du Point.fr (encore lui) avec les 3 noms et dont tout le monde parle , pourrait finalement n'avoir jamais été d'actualité!

vendredi 11 juin 2010

Présidence de France Télévisions : La presse aurait-elle la mémoire courte ?

Présidence de France Télévisions : La presse aurait-elle la mémoire courte ?

Ce n’est tout de même pas si vieux que cela ! Le 6 mai 2009, il y a un peu plus d’un an, au cours du traditionnel conseil des ministres, le gouvernement nommait Jean-Luc Hees à la tête de Radio France, premier groupe radiophonique en France (France Info, France Inter, France Musique, France Culture, etc.) Il succédait à Jean-Paul Cluzel qui n’avait pas été reconduit par Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui et depuis l’article du point.fr où le rédacteur– dans sa boule de cristal surement – ne laissait au chef de l’Etat qu’une « short-list » avec trois possibilités seulement (reprises en cœur par l’ensemble des médias), chacun y va de son pronostic sur l’un de ces 3 noms.

Cela tombe bien d’ailleurs, les paris en ligne sont à présent ouverts, généralisés et légaux.

Et si le chef de l’Etat amoureux de la télévision avait une autre idée en tête !? Les médias ne se souviennent-ils pas que pour succéder à Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France, personne dans les semaines qui précédaient, n’avait prédit la nomination par NIicolas Sarkozy de Jean-Luc Hees.

Rappelez-vous, quelques jours avant la décision, Laurent Joffrin était donné en tête de soi-disant la "short-list" de Nicolas Sarkozy pour Radio-France.

Le directeur de la rédaction de Libération figurait, à en croire la presse d’alors, dans « le dernier carré », dans la « short-list », des personnalités pressenties pour remplacer Jean-Paul Cluzel à la présidence de Radio France…

devant le PDG de l’INA à l’époque Emmanuel Hoog (maintenant à l’AFP), de l’ancien directeur de France Culture et conseiller de Jean-Paul Cluzel, David Kessler ou encore de l’ancien patron du Monde, Jean-Marie Colombani…etc…(il y en a eu d’autres) ; tout cela était de source sure et l’on n’hésitait pas à ajouter pour tenter d’apporter du « vrai » au propos : « indique-t-on à l’Elysée ».

Tout le monde a vu, quelques jours plus tard, que la soi-disant « short-list » qu’on attribuait à NIicolas Sarkozy n’existait pas et que celui qui n’y figurait pas Jean-Luc Hees, journaliste lui-même issu de la « Maison ronde » était finalement le choix du Chef de l’Etat.

Il se pourrait bien que tous ceux qui lisent dans le marc de café, qui tirent les cartes ou font tourner les tables, aient une surprise une franche surprise et qu’aucun des noms de la dite « short-list » ne soit celui retenu.

Cette désignation sur fond de le pataquès dès avril dernier, ne peut évidemment souffrir aucune critique…c’est bien la logique du Président de la République qui va devoir nommer quelqu’un (redisons-le) qui connaisse le secteur, soit reconnu et apprécié de tous, homme de programmes et d’intuition, avec 2 objectifs premiers : mettre l’entreprise en ordre de marche et négocier loyalement et sérieusement un nouveau statut conventionnel pour tous…tout cela à quelques mois, en 2011, du passage au tout numérique.

« Carolis ferait-il un bon diplomate ?» à cette question, la réponse est « non »...

« Carolis ferait-il un bon diplomate ?» à cette question, la réponse est « non »...

Si l’hypothèse de nommer P. d. Carolis à son départ de France Télévisions en août 2010, ambassadeur de « quelque part » ou de « quelque chose », avait un temps effleuré l’esprit de certains de ses derniers soutiens, il y a fort à penser que sa « sortie » faite au Grand Journal de Canal+ le 8 juin sous les applaudissements, le rende totalement infaisable.

En effet, dans le droit fil de son interview sur RTL en juillet 2008 où il s’en prenait déjà à Nicolas Sarkozy « la télévision, c’est un métier … il est bon qu’on laisse travailler les professionnels », et dont il qualifiait les propos de « faux, stupide, et profondément injuste ». Curieux pour celui qui dès janvier 2008 (annonce par le Président de la république de la suppression de la pub sur la télé publique) écrivait à tous les salariés pour leur indiquer qu’il travaillait main dans la main avec l’actionnaire (donc le chef de l’Etat) depuis 2 ans sur ce projet (2006 début voire fin 2005 donc)

C’est donc le jour même où Carolis annonçait, un peu plus tôt, qu’il souhaitait poursuivre son action à la tête de France Télévisions que leçon fut une nouvelle fois donnée à celui qui, pourtant constitutionnellement, est en charge de désigner le président de France Télévisions comme de Radio France.

Carolis a, de surcroît, cru devoir enfoncer le clou avec un « Quand j'ai vu le président de la République il y a un mois, nous nous sommes parlés clairement. Il a besoin d'entendre certaines choses. »

Certains commentateurs ont dit que Carolis n’utilisait pas la langue de bois, d’autres ont parlé « d’une sorte de défiance envers le président de la République » et même écrit « Carolis défie Nicolas Sarkozy »…voire aussi de « baroud d’honneur»Et si tout simplement, c’était là – pensait-il – le seul moyen de passer pour un martyr ?

Non décidément Carolis ne ferait pas un bon diplomate, tout comme il ne ferait pas un bon directeur des relations sociales, tout comme il ne ferait pas un bon commercial….et la liste des impossibilités s'est considérablement allongé ces dernières années.

En un mot comme en cent, il ne suffit pas de se répandre partout en disant que son bilan est bon (ne le disent-ils pas tous) pour que cela soit vrai.

En l’espèce, l’audience est passée de quelques 42% sous Tessier à quelques 31% au global pendant son mandat (chiffres Médiamétrie):
France 2 tombée à 16,7% de part d'audience en 2009 contre 17,5% en 2008, France 3 a fait également une chute spectaculaire en passant à 11,8% en 2009 et France 5 est restée quasiment stable puisque la part d'audience en 2008 était de 3% et de 3,1% en 2009.

En l’espèce, la « crise identitaire dont souffrait France 2 et la faiblesse des programmes nationaux et régionaux avec une grave érosion de son audience dont souffrait France 3 » PdC n’y a pas remédié, c’est clair.

En l’espèce, Carolis a fait croire que l’entreprise unique serait opérationnelle avant le 7 juin 2010 : foutaise.
Carolis va laisser derrière lui un foutoir irrationnel et sans nom, synonyme de conflits permanents, de stress et de souffrance au travail pour l’ensemble des collaborateurs (façon ORTF puissance 10) dans lequel son successeur devra le plus rapidement qui soit, mettre de l’ordre.

En l’espèce, Carolis qui avait indiqué qu’un nouveau texte conventionnel serait négocié avant le 7 juin 2010 « aucun accord de prorogation n’était juridiquement possible et qu’après le 7 juin, seuls perduraient l’accord FTV SA, la Convention nationale étendue des journalistes et au mieux le Code du travail » a tenté de balader tout le monde mais a été contraint, après la dernière grève massive et l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris obtenu par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ de signer la prorogation des textes au plus tard en octobre 2012.

Ne parlons pas de la vente de la régie qu’il a fait voter à deux reprises en CA avant d’inverser la vapeur, s’opposant ainsi à l’actionnaire, le 13 avril 2010 !

Enfin, le référendum organisé en interne et dont le résultat est édifiant : « 93,4 % des salariés rejettent la réforme Carolis ne s'estimant pas assez informés, selon un sondage mené par six syndicats (Satellifax 29 janvier 2010) » …Aujourd’hui, la proportion de ceux qui considèrent que Carolis a un bon bilan ne serait à l’évidence que le différentiel, soit 6,4%...

Et la liste des multiples constats que l’on voudrait faire oublier avec « un bilan globalement positif » serait trop longue pour ce blog. Et puis, « bilan globalement positif » ça ne fait plus très crédible aujourd’hui.

La conclusion de cette pathétique mise en scène, c’est que le Chef de l’Etat va devoir nommer quelqu’un qui connaisse le secteur, soit reconnu et apprécié de tous, loin des pataquès passés ou éventuels avec 2 objectifs premiers : mettre l’entreprise en ordre de marche et négocier loyalement et sérieusement un nouveau statut conventionnel pour tous…tout cela à quelques mois du passage au tout numérique.

mercredi 9 juin 2010

Carolis, belote, rebelote et dix de der

Belote: Le 2 juillet 2008, Patrick de Carolis au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL, entre 7h50 et 8h, allume extrêmement violemment le président de la République.

"La télévision c'est un métier de professionnel(s)" adresse-t-il à ceux (comprendre à Nicolas Sarkozy ) "qui affirment que la télévision de service publique et ses programmes ressemblent au privé". Il ajoute devant J-M. Aphatie médusé que c'est "faux" "stupide", "injuste".

Rebelote: Le 13 avril 2010, alors que Carolis remonté comme jamais qui avait fait voter par le conseil d’administration de France Télévisions, la vente de la régie publicitaire deux mois avant puis un mois plus tard, à nouveau en CA, l'ouverture de discussions exclusives avec la holding Lov Financière de Stéphane Courbit et Publicis, a mis en échec les représentants de l’Etat lors d'un troisième conseil d’administration de France Télévisions suspendant le vente de la la régie publicitaire, revenant ainsi sur les deux précédents votes.

Dix de der: Hier, le 8 juin 2010, invité du Grand Journal de Canal+, à la question d'Ariane Massenet « Nicolas Sarkozy ferait-il un bon directeur des programmes ? », Carolis répond : « Non »

Puis il ajoute « Quand j'ai vu le président de la République il y a un mois, nous nous sommes parlés clairement. Il a besoin d'entendre certaines choses. Il a besoin qu'on s'exprime clairement devant lui et qu'on soit d'une grande sincérité. Et je pense qu'il faut toujours être sincère » [ notre blog d'hier]

Et Carolis se dit confiant sur l'écoute du Président de la République qui va nommer constitutionnellement le prochain dirigeant de France Télévisions !

Qu'il se rassure P.d. C, le Président de la République le reçoit surement 5 sur 5 depuis juillet 2008 (point de départ donc de la partie de "bras de fer" que le premier a engagé avec le second).

Lisez l'article paru dans "Entreprise et Carrières"


mardi 8 juin 2010

Carolis au Grand Journal, "J’ai vu le Président à sa demande, en avril plus d'une heure"..Nicolas Sarkozy a besoin qu’on lui parle comme je l’ai fait!

Carolis au Grand Journal de Calal + : « J’ai vu le Président à sa demande, en avril pendant une bonne heure, je ne me souviens plus trop de la date….Nicolas Sarkozy a besoin qu’on lui parle comme je l’ai fait »

Rendez-vous compte, le Président de la République aurait demandé à P.d.C. « une note » après cet entretien qu’il a donc eu en tête-à-tête avec lui à sa demande et à qu’il lui a remis vendredi dernier.

Et ce serait par conséquent à la suite de cette franche conversation où Carolis a donc parlé au Président comme il l’entend parce que c’est comme ça qu’il faut faire, que le Président lui aurait demandé de faire une note sur son bilan…comme si le Président de la République ne savait pas ce qui se passait à France Télévisions !

Il est du reste curieux de constater que la presse et le net parlent de la remise "d’une note d'intention stratégique" alors que Carolis évoque "une note sur son bilan" . [sans commentaire]

Il aurait aussi fait savoir au Président de la République qu’il était légitime qu’il se succédât à lui-même à la tête de France Télévisions. Et d’ajouter, à l'occasion de la présentation des programmes d'été de France Télévisions ce matin, "J'ai dit au président de la République que je souhaitais repartir avec une équipe gagnante, c'est-à-dire avec l'équipe actuelle et que je n’avais aucune raison de changer qui que ce soit".

Il a renchéri en expliquant croire à sa reconduction (puisqu’il ne peut pas être candidat dans la mesure où il s’agit d’une nomination) "J'écoute régulièrement la parole du président de la République et il a toujours dit qu'il basait ses décisions sur la culture du résultat…alors" !

Le Président de la République n’aurait donc pas le choix…il devrait renommer celui qui, il y a peu encore, devant le Tribunal Correctionnel de Paris en audience publique affirmait dans ses conclusions: « Il est de notoriété publique que durant l’été 2008, Patrick de Carolis a entamé un bras de fer avec l’Élysée : "Patrick la fronde vs Sarko la menace" (article de Libération du 3 juillet 2008 – pièce n°9)



lundi 7 juin 2010

Carolis n’a plus la main…Il regardait désabusé cet après-midi couler la Seine...

Carolis n’a plus la main…Il regardait désabusé la Seine couler.

Ce 7 juin au soir, Carolis distille à nouveau sa propagande mensongère concernant l’accord signé avec les syndicats concernant la prorogation de tous les accords d’entreprises suite à l’arrêt rendu le 3 juin 2010 de la Cour d’Appel de Paris saisie par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ.

Pathétique signature que Carolis apposait sur ce texte dont le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ ont proposé en début d’après-midi la version finale soumise à l'ensemble des syndicats. C’est bien ce texte qui a été signé.

« Je suis content que nous ayons fini par trouver un accord signé par tous les syndicats » a même lancé Carolis devant un parterre de délégués syndicaux qui n’en croyaient pas leurs oreilles. Il faut quand même oser !!! Se payer ainsi la tête du monde c’est minable.

En signant contraint et forcé les exemplaires de ce texte de prorogation
, (voir le vrai texte en fin de page) Carolis tournait le dos au délégué de la CFDT dont le tract « Au revoir Président » diffusé ce jour lui restait en travers de la gorge, tout en regardant désabusé par la fenêtre couler la Seine.
Et Carolis de tenter vainement de faire croire que cet accord unanime, c’est lui qui l’avait voulu et qu’il s’en félicitait. Non ! Sans rire.

Lui qui, il y a moins d’une semaine écrivait dans ses bulletins internes de Communication au personnel transmis conjointement à la Presse qu’ « aucun accord de prorogation n’était juridiquement possible et qu’après le 7 juin, seuls perduraient l’accord FTV SA, la Convention nationale étendue des journalistes et au mieux le Code du travail ».

Propos repris en cœur par le duo infernal CGT/FO qui chantaient la même chanson pour justifier la signature d’un accord de substitution qui aurait annulé tous les acquis sociaux auxquels pouvait prétendre individuellement chaque collaborateur.

Alors venir dire qu’un texte qui proroge tous les accords d’entreprises, il le souhaitait, c’est franchement prendre les salariés pour des « quiches ».

Ajouter en prime à son fidèle « biographe »: "Nous aurions pu n'appliquer que les dispositions qui permettaient à l'entreprise de fonctionner normalement, mais en laissant de côté les avantages des salariés", c’est bien le comble du cynisme.

D’aller en plus faire croire que ce serait pour offrir « cette sortie de crise à Carolis » et lui « montrer au passage, un signe de soutien », que « dans de telles conditions que les syndicats auraient accepté, raisonnablement [quelle idiotie], de signer à l'unanimité pour le délai du 8 février 2011, alignant ainsi les PTA sur le délai plus court des journalistes », c’est non seulement mensonger mais totalement grotesque.

Le SNPCA-CGC, la CFDT, le SNJ comme la CFTC qui avaient appelé le 4 juin 2010 à une grève générale massivement suivie, n’ont jamais signé aucun texte qui alignerait et réduirait le délai de l’accord sur la survie de l’avenant journaliste. C’est de l’intox pure et du délire pur et simple.

Il suffit de lire le texte applicable en métropole, dans les départements d’outre-mer et à Saint-Pierre et Miquelon qui donnera lieu à un accord d’adaptation dans les territoires d’outre-mer : Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna et rien que le texte (pas le petit rajout dû uniquement à la direction sur « l’identification de nombreux points de convergence et le souhait de la direction de préserver la dynamique de négociation »…tout ça c’est du vent et une fallacieuse et médiocre com ) pour en avoir la preuve.
(* voir l'intégralité du texte de la direction qui n'a rien à voir avec celui signé par les syndicats - en bas de post
...une version bidon croyant garder la face et la vraie version qui ne dit pas la même chose)

« Cet accord de prorogation a aussi pour but de tout mettre en œuvre pour conclure de nouvelles dispositions conventionnelles couvrant tous les salariés ».

Il n’y a donc aucune nouvelle date butoir au 8 février 2011 comme voudraient le faire croire certains.

Seul, un rendez-vous "Au plus tard le 10 janvier 2011, pour une rencontre qui aura lieu entre les parties signataires afin de faire un bilan de la négociation et de prendre les mesures qui s’avèreront utiles."

Les élucubrations journalistiques qui voudraient « Qu’en vertu de la décision de la Cour, la situation des journalistes couverte jusqu'au 8 février 2011, tandis que celle des PTA (personnels techniques et administratifs) ne pouvait être réformée avant le 8 octobre 2012, donc dans ces conditions, il serait Impossible d'aboutir à une convention collective commune pour l'ensemble des personnels de France Télévisions désormais rassemblés dans une société unique. » c’est du galimatias de foire sans fondement qu’il faut laisser pour ce qu’il est .

Quant à « l’attente du changement de majorité et l’arrivée de la gauche au pouvoir », qui aurait orienté le choix des signataires, là c’est le pompon. Tout ceci n’est l’œuvre que d’esprits bien torturés à commencer par Téaldi qui trouve le moyen de se poser la question par « medium » interposé.

Enfin, baratiner tout un chacun sur le soi-disant « fait » (une mystification de plus) que « les accords d'entreprise (à France 2, France 3, France 4, France 5...) sont prorogés jusqu'à la date du 8 février 2011, qu’ainsi l'entreprise peut de nouveau fonctionner normalement et que les négociations sur la nouvelle convention collective peuvent reprendre leur cours jusqu'à cette nouvelle date butoir », c’est FAUX, ARCHIFAUX ET LAMENTABLE.

Que le tandem CGT/FO souhaite encore sauver la mise à Carolis complètement discrédité, c’est leur problème mais prétendre que « les syndicats en ne signant aucun texte couraient le risque de perdre des plumes au passage... », c’est malhonnête.





(*) Et voici le texte bidon arrangé et interprèté par la direction qui n'est pas du tout celui qui a été signé par les syndciats :

Les parties signataires, la Direction et les organisations syndicales représentatives, conviennent de proroger jusqu’au 8 février 2011 le délai de survie des accords collectifs d’entreprises et d’établissement en vigueur au sein de France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI mis en cause par la loi du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision.

Cet accord de prorogation a aussi pour but de tout mettre en oeuvre pour conclure de nouvelles dispositions conventionnelles couvrant tous les salariés.


Au plus tard le 10 janvier 2011, une rencontre aura lieu entre les parties signataires afin de faire un bilan de la négociation et de prendre les mesures qui s’avèreront utiles.

Le présent accord s’applique en métropole, dans les départements d’outre-mer et à Saint- Pierre et Miquelon. Il fera l'objet d'accords de transposition simultanément transmis dans les territoires d'outre-mer (Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna) qui sont régis par des textes spécifiques afin d'être soumis à la signature des organisations locales.

Parvenir à un statut social unifié de l’ensemble des personnels de l’entreprise commune reste la priorité absolue de la Direction de France Télévisions qui souhaite poursuivre la négociation à un rythme soutenu, dans le cadre de cette nouvelle échéance du 8 février 2011.

(1) Cette convention sociale, applicable en métropole, dans les départements d’outre-mer et à
Saint-Pierre et Miquelon, donnera lieu à un accord d’adaptation dans les territoires d’outre-mer : Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna.


Bidonnage quand tu nous tiens.


samedi 5 juin 2010

Lisez l'article de "libération.fr" intitulé: "À France Télévisions, la négo de la convention collective repart pour un tour"

"Ils avaient normalement jusqu’au 7, lundi prochain, pour arriver à un accord sur la convention collective. Mais surprise hier pour la direction et les syndicats de France Télévisions : la cour d’appel, saisie par le SNJ, la CFDT et la CFE-CGC a repoussé cette date butoir.
Jusqu’à février 2011 pour les journalistes, et à l’automne 2012 pour les personnels techniques et administratifs. Suite à la transformation de France Télévisions en entreprise unique, la convention collective avait dû être remise à plat il y a un an.
Côté syndicats, c’est la liesse, même si Carole Petit du SNJ indique que «ça ne résout pas tout». Tout ce qui concerne les accords d’entreprise, et notamment le temps de travail, est encore en négo. Du coup, le préavis de grève pour aujourd’hui est maintenu à l’appel des mêmes syndicats. Surtout, cette date butoir était considérée comme celle de Patrick de Carolis à la tête du groupe, cette négo étant son dernier boulot.

C’est donc avec le prochain président, qui devrait être connu sous peu, que les discussions reprendront."


Par RAPHAËL GARRIGOS & ISABELLE ROBERTS

Exit Carolis. Le prochain président de France Télévisions aura la lourde tâche de négocier une nouvelle convention collective

Cela fait des mois que cela dure. Carolis contrairement à l'image qu'il donnait de lui en tant qu'animateur propret de l'émission "Des Racines et des ailes", au lieu de trouver un terrain d'entente avec l'ensemble des partenaires sociaux, a préféré jouer la carte de la discrimination syndicale en s'appuyant sur deux d'entre eux FO et la CGT.

A partir de là, il a cru plus judicieux de commnuniquer tous azimuts sur "le passage à l'entreprise unique qui se faisait en douceur" malgré la réalité des faits, elle, toute autre.

Sa "réforme" plus proche de la politique de la terre brûlée que d'une logique organisationnelle, il l'a menée à marche forcée grâce à l'avis rendu par la seule CGT au CCE du 15 décembre 2009 et l'aval de FO n'ayant aucun élu dans l'instance, en dépit de l'avis unanime des autres syndicats de l'entreprise.

Quant à l'aboutissement d'un nouveau texte conventionnel qu'il annonçait pour le 7 juin au plus tard, le constat est accablant en presque 15 mois (ces fameux 12 mois auxquels il ajoutait 3 mois de préavis) une vigtaine de pages seulement ont été abordées dont 3/4 d'entre elles ne faisaient l'objet d'aucun consensus...il faut dire que de toute façon, il n'a quasiment jamais été dans l'entreprise pour se trouver ne serait-ce qu'autour d'une table avec les salariés.

Tout cela n'a été que blablabla de façade. A se demander si l'objectif de ces dernières semaines, n'était pas de pratiquer La politique de la terre brûlée (*) ?!

(*) La politique de la terre brûlée est une tactique consistant à pratiquer les destructions les plus importantes possibles, impliquant, en cas de conflit militaire, de détruire ou d'endommager gravement ressources, moyens de production, infrastructures, bâtiments ou nature environnante, de manière à les rendre inutilisables par l'adversaire.
Au sens figuré, cette expression désigne aussi l'attitude d'une personne qui, risquant de perdre face à un adversaire, saccage la place que celui-ci s'apprête à prendre afin de minimiser ses gains et de gêner toute progression ultérieure.

Carolis a tenté de se façonner - vainement - l'image d'un "dirigeant qui avance avec sérénité et détermination" mais en réalité lui et ses équipes (il ne faut pas minimiser leur action ultra négative) ont préféré:

- imposer sans jamais discuter,

- mépriser et constamment ignorer les avis,

- ridiculiser, rabaisser, moquer représentants du personnel

- placer la quasi totalité des collaborateurs dans un climat de souffrance vécu au quotidien

et surtout prendre de haut, de très haut les salariés donc les syndciats les poussant systèmatiquement à saisir la Justice pour finalement triompher.

Il a pensé faire plier le SNPCA-CGC avec ses alliés notamment de la CFDT et du SNJ en les éreintant financièrement....les procédures pour les syndicats ça a forcément un coût tandis que pour France télévisions c'est le contribuable qui paie. Cela n'a pas marché.

Carolis a juste oublié lorsqu'à l'été 2007 il proposait sa réforme à l'Etat, (dixit Christine Alabanel au JT de France 2 du 21/10/09), qu'il claironnait pour justifier cette dernière"qu'il avait le soutien des syndicats comme du personnel", qu'il ne l'avait tout bonnement pas...et puis, la CGT et FO sur tout un ensemble, ça ne suffit pas.

Souvenez-vous au premier trimestre 2010, il donnait même moult interviews à la Presse sur l'air de "moi seul peut mener à bien cette réforme que j'ai voulue". Il y a entre autres l'interview donnée au Figaro et mise en ligne sur son site le 13 mars: "Il faut avoir une vision qui dépasse mon mandat...Il me semble qu'un manager qui ne dessine l'avenir de son entreprise qu'à l'horizon de ses propres échéances n'est pas un bon manager."

Et d'ajouter alors : " Ce n'est pas un sale boulot. C'est une mission nécessaire, ambitieuse et passionnante. Mon mandat se termine en août 2010. Cela me laisse le temps de mener à bien cette réforme que j'ai voulue, je ferai donc ma part et je la mènerai à son terme car le calendrier me le permet" .

Il ne s'imaginait pas que ces propos se retourneraient contre lui.

1°) "l'avenir de l'entreprise FTV ne pouvait effectivement pas se dessiner à l'horizon de ses propres échéances"....c'est évident.

2°) "le calendrier de Carolis [intenable depuis le début] n'a donc jamais été celui de cette réforme qu'il a voulue [il le répète en permanence] "

Qu'espérait-il ? Forcer la main du Président de la République qui nomme à présent le patron de France Télévisions, en laissant croire que tout était soi-disant sur les rails? Il n'imaginait tout de même pas faire avaler que s'agissant de la convention d'entreprise, un accord de substitution était signé jusqu'au 31 octobre 2010 et que ce faisant, il fallait lui laisser un délai plus long pour finaliser? Si quelques soutiens de P.d.C. ont pu être un instant dupes, personne ne peut plus l'être maintenant.

En conclusion, il devrait être servi P. d. C. et son voeux que "la vison de l'entreprise dépassât son mandat", va se concrétiser.

Hier encore, à son confident préféré, celui qui a tant écrit sur lui depuis des mois et qui encore il y a deux jours suggérait à Nicolas Sarkozy de "prolonger rapidement Carolis dans un souci d'efficacité pour assainir la situation sociale" , il lâchait "Je ne peux pas faire sauter l'entreprise, nous allons négocier avec les syndicats un nouveau délai pour régler l'ensemble des situations."

Parler de négocier "ensemble" alors que pendant près d'un an et demi, tout a été mis en oeuvre pour ne surtout pas y arriver, il faut oser!

Il a tellement crié haut et fort que tout serait bouclé avant son départ - alors que rien n'a même démarré à part le foutoir qu'il est en train de semer avec son illégal "fonctionnogramme" et sa réorganisation façon ORTF puissance 10 - qu'il est aujourd'hui sans voix (voire également "sans voie") et totalement discrédité. L'émail vole en éclat.

Lui qui prévoyait avec ses alliés de la CGT et FO, le chaos après le 7 juin, a tellement joué avec le feu qu'il s'en est brûlé les ailes. Il n'y a rien d'"ubuesque" à tout cela malgré ce qu'il voudrait encore faire croire avec l'aide de certains; cela est malheureusement bien pathétique.

Il n'y a plus de temps à perdre, le nouveau président de France Télévisions qui va être nommé dans les jours prochains va avoir du pain sur la planche.

Nul doute qu'au regard des échéances à venir:
- passage au tout numérique en 2011,
- négociations loyales et sérieuses d'une convention collective,
- élaboration de la nouvelle grille des programmes pour la rentrée et la fin d'année 2010,
- renégociation des contrats,
- organisation pragamatique et fonctionnelle de l'entreprise,
etc.....

cette nomination soit celle d'un professionnel reconnu de tous, ayant un relationnel à toute épreuve, disposant d'une large et forte expérience du secteur avec en prime une connaissance parfaite des programmes.

vendredi 4 juin 2010

Lisez l’article de la Tribune.fr du 4 juin 2010 après l'AG qui s'est tenue à France Télé

Lisez l’article de la Tribune.fr du 4 juin 2010 après l'AG qui s'est tenue à France Télé.

« Un salarié sur cinq de France Télévisions était en grève ce vendredi. Les journaux de France 2 et France 3 ont été perturbés. Une assemblée générale houleuse a souligné la division syndicale.

Vendredi, à la rédaction de France 2, on comptait 52% de grévistes qui ont répondu à l'appel lancé par le SNJ, la CFDT et la CFE-CGC pour demander la prolongation des accords sociaux de l'entreprise. Sur l'ensemble du groupe, le taux de grévistes s'élevait à 18 %.

La décision de la justice, la veille, en appel, de prolonger le délai pour négocier une nouvelle convention collective, a certes soulagé les syndicats en leur donnant plusieurs mois pour parvenir à un accord. Mais elle a aussi avivé les tensions et l'incertitude.

Représentants CGT sifflés

Au cours d'une assemblée générale en début d'après-midi au siège du groupe, les représentants de la CGT, majoritaire dans l'ensemble du groupe mais surtout à France 3, ont été sifflés. Le syndicat n'avait pas appelé à la grève et discutait depuis des mois les termes d'une nouvelle convention collective.

Ses négociateurs et ceux de FO n'excluaient pas de signer un accord partiel, dit "de substitution" sur les points acquis, à la date du 7 juin, si celle-ci avait été confirmée comme échéance de tous les anciens accords. Quitte à poursuivre les négociations sur le reste.

Une attitude contestée par les autres syndicats qui dénonçaient cet accord de substitution "dangereux". Le tout dans un contexte où la nouvelle loi sur la représentativité syndicale dans les entreprises, qui enlèvera à plusieurs formations syndicales tout pouvoir de signature, exacerbe les tensions.

Des accords collectifs prorogés jusqu'en février 2011

La direction de France Télévisions a proposé de proroger tous les accords collectifs en vigueur au sein des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et France Télévisions Interactive, sociétés absorbées depuis la loi de mars 2009 au sein de l'entreprise unique France Télévisions.

Mais elle a limité cette prorogation au 8 février 2011. Or la cour d'appel a jugé que les délais de négociation d'une nouvelle convention collective étaient ceux fixées par la précédente convention. Soit 18 mois pour les journalistes, donc jusqu'en février 2011, et 3 ans pour les autres personnels administratifs et techniques dits PTA, soit jusqu'en octobre 2012.
Du coup, il probable qu'aucun syndicat n'accepte ce délai raccourci pour les PTA et ne signe cet accord d'ici lundi. La direction pourrait décider alors de l'appliquer unilatéralement.

Le nouveau PDG pourrait tout reprendre à zéro

La reprise des négociations sur la prochaine convention collective est prévue après le 14 juin et tous les points discutés depuis 9 mois devraient tout de même servir de base aux discussions.
Mais d'ici là, le nom du nouveau PDG de France Télévisions sera peut être connu, et la légitimité à négocier de l'équipe en place autour de Patrick de Carolis sera affaiblie. Le nouvel arrivant peut être tenté de tout reprendre à zéro.

En attendant, dans l'entreprise unique France Télévisions, vont continuer à se côtoyer au sein d'équipes réunies dans un même service, des personnels venus des anciennes chaînes France 2, 3, 5, RFO, avec des règles différentes pour l'organisation, le temps de travail, la définition des métiers.

Isabelle Repiton


Conventions Collectives : le tandem CGT et FO pris encore une fois en flagrant délit de mensonge et copieusement sifflé en A.G.

Conventions Collectives : le tandem CGT et FO pris encore une fois en flagrant délit de mensonge et copieusement sifflé en A.G.

En début d’après-midi, l’ensemble des syndicats à l’exception du couple de serviteurs zélés de la direction : CGT / FO avait appelé à une Assemblée Générale dans le hall de France Télévisions.
L’objectif, faire un point avec les salariés appelés à la grève générale par le SNPCA-CGC, la CFDT, la CFTC et le SNJ après l’arrêt de le Cour d’Appel de Paris rendu la veille consacrant la survie des conventions collectives, notamment la CCCPA jusqu'en octobre 2012.

Contrairement au baratin qu’a essayé de vendre un Jean-François Téaldi qui agitait les soi-disant attendus de la Cour, un encore un Chauvelot (alias Saint-Just) copieusement conspué et n’a pas pu prendre la parole et a quitté la réunion en maugréant "on n'a pas que ça à faire" ou quelques rares cégétistes tentant de récupérer la victoire de salariés, ni la CGT, ni FO n’ont fait appel du jugement rendu en première instance le 30 mars 2010 dans le cadre de la procédure déposée par 3 syndicats : le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ.
Ni dans la procédure de France Télévisions, ni pour aucune des 3 sociétés RFI, Radio France ou l’INA.

Il n’est du reste pas difficile de prendre les menteurs en flagrant délit de mensonge. La CGT pas plus que FO n'ont jamais été appelantes.


La CGT comme FO et la Direction étaient intimées.


Voici ci après les 2 premières pages des arrêts de la Cour qui prouvent cela et deux définitions indispensables à la bonne compréhension :

1°) La partie qui a saisi la Cour d'Appel est dénommée "l'appelant" [dans notre dossier chacun constatera que les appelants sont au nombre de 3 seulement : SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ]

2°) L'autre partie étant "l'intimée" ou la "partie intimée " [dans notre dossier chacun constatera qu’au nombre des intimés se trouve la direction mais aussi la CGT et FO.]







P.S : F.O. dans un de ces papiers de propagande et d'intox habituelles, a cru devoir écrire :

* FO : Certaines organisations ont déclaré que FO et la CGT n’avaient pas fait
appel du jugement. Ces allégations sont totalement mensongères et diffamatoires.

Chacun pourra donc constater à la lecture des deux arrêts ci-dessus que les affirmations précisant que ni FO ni la CGT n'ont fait appel du jugement sont avérées, étayées et prouvées.

Carolis, un cinglant désaveu de la Justice… une victoire pour les salariés

Carolis, un cinglant désaveu de la Justice… une victoire pour les salariés

La Cour d’Appel saisie par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ a infirmé le jugement rendu le 30 mars 2010, dix jours avant la date, en première instance.

La Cour d’appel de Paris juge donc que :

1°) France Télévision de par l’article 86 de la loi du 7 mars 2009 a bien été adhérente de l’AESPA l’Association des Employeurs des Sociétés de l’Audiovisuel Public signataire des conventions collectives ;

2°) La lettre de Carolis en réponse à la demande de la Présidente par intérim de l’AESPA en date du 12 mars doit être considéré comme une lettre de « démission » de l’Association donc comme une dénonciation. (intervenu en totale violation des textes donc)

3°) Dès lors, les délais de survivance des conventions ainsi dénoncées, s’appliquent pleinement, notamment le délai de 3 ans inscrit dans la CCCPA c’est-à-dire jusqu’en juin 2012.

4°) L’une des conséquences majeures de cette victoire, c’est que par ricochet, cette démission de FTV totalement irrégulière de l’AESPA qui a entraîné sa dissolution le 9 avril 2009 produit les mêmes conséquences pour les 3 sociétés restant, Radio France, RFI et l’INA pour lesquelles le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ avaient aussi fait appel, elles aussi conservent les mêmes délais de survivance des textes.

Le pacte CGT/FO/direction à France Télévisions qui plombe tout depuis plusieurs années prend donc une bonne « baffe ».

Chacun se souvient qu’il y a encore deux mois qu’au lendemain du jugement de 1ère instance, la CGT écrivait dans son tract intitulé « jugement défavorable », le syndicat qui fait mine de se réjouir aujourd’hui avait écrit « Il reste 2 mois pour négocier ».
FO dans ses écrits tentait d’affoler avec les mêmes démons, au delà du 7 juin 2010, les salariés n’auront plus que le Code du travail et l’accord FTV SA
Chacun se souvient également du minable titre isolé d’un site internet qui se félicitait dès le 30 mars de la « victoire de Carolis au TGI contre les syndicats »...contre les salariés voulait-il probablement écrire!

Tout le monde a également en mémoire la signature de l’illégal accord de méthodologie signé par le tandem CGT/FO avec son calendrier « butoir » au 4 janvier 2010 permettant à Carolis de mettre en œuvre sa « restructuration » rejetée à 95 % par référendum organisé par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ…

En mémoire également, l’avis rendu par la CGT au CCE du 15 décembre par la CGT soutenu oralement par FO qui n’y a pas d’élus qui a autorisé Carolis, là encore, à tout désorganiser et à mettre l’entreprise sans dessus-dessous plaçant les femmes et les hommes de l’entreprise dans une souffrance inadmissible et un foutoir sans nom.

Le binôme CGT/FO n’hésitait pas , non plus, à accuser le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ de « tout mettre en œuvre pour retarder cette restructuration qu’ils appelaient de leurs vœux ».

Il y a deux jours encore, la veille même de l’arrêt de la Cour d’Appel, la CGT et FO alliés de la direction puisque tenant en permanence le même discours (encore hier, le jour de la décision du TGI, Jean-François Téaldi pour la CGT s’exprimait ainsi sur un site internet "C'est vrai que ce que nous a proposé Carolis était convenable"), se disaient prêts à signer un accord de substitution partiel et dangereux, invoquant leur sens des responsabilités et assumant l’accompagnement de la réorganisation.

Aujourd’hui, ils essaient de faire passer sur l’air de la mystification de l’enfumage et de le récupération, la victoire des salariés emmenés dans cette bataille gagnée par SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ comme la leur. PERSONNE N’EST DUPE.

Certes, la décision de la Cour d’appel ne règle pas tous les problèmes et la mobilisation pour obtenir la prorogation de tous les accords d’entreprises, qu’ils concernent l’Avenant Audiovisuel à la Convention Collective des Journalistes dont la durée de survie est moindre que celle de la CCCPA ou globalement une chaîne ou qu’ils complètent et améliorent les dispositions de la Convention Collective dont le délai de survie vient d’être confirmé, ne doit pas se « relâcher ». De même que l’ensemble des textes collectifs qui doit être appliqué sans ambiguïté dans les DOM-TOM.

Le préavis déposé conjointement par le SNPCA-CGC, la CFTC, la CFDT et le SNJ a donc été maintenu pour ce 4 juin 2010 car si une victoire est remportée, les réponses concernant les effets négatifs de la restructuration et la question des disparités salariales qui font partie des revendications, n’ont reçu de la part de la direction qu’une vingtaine de lignes de pure provocation.
Quand on pense que la direction avait concocté 3 pages (certes de vide total) pour une quinzaine de point dans le cadre de le levée du préavis CGT pour le second tour des régionales !!!! Cela en dit long.


France Télévisions : la voie à la succession est ouverte...lisez l'article du Figaro par Paule Gonzales

La conclusion au piètre spectacle qu'ont donné depuis mars 2009 Carolis et ses équipes, c'est Paule Gonzales dans l'article du Figaro qu'elle signe qui l'a donne: "France Télévisions : la voie à la succession est ouverte "

"La définition du poste du prochain président de France Télévisions a radicalement changé en quelques semaines. Le nouvel élu devra non seulement être capable de prolonger le virage éditorial entamé par les équipes de Patrick de Carolis, mais aussi être un orfèvre de la négociation sociale, doublé d'un excellent gestionnaire. Un profil rare qui va sans nul doute réduire le choix du président de la République, à trois mois des nouvelles grilles des chaînes. " écrit-elle.

Il est clair que le Président de la République qui va nommer selon les dispositions constitutionnelles dans les jours qui viennent le successeur de Carolis devra choisir pour les 5 ans à venir un professionnel reconnu de la télévision, qui connait bien le secteur, aussi bon gestionnaire qu'homme de programme et qui devra dans les quelques mois qui suivront son arrivée, mener de front deux premiers chantiers de taille: le passage au tout numérique pour 2011 et la négociation d'un nouvel accord collectif digne de ce nom.

Lisez l'intégralité de l'article:
"La cour d'appel laisse deux ans au groupe audiovisuel pour négocier sa convention collective. Plus rien n'empêche l'exécutif de faire connaître son candidat pour diriger France Télévisions.

Rien n'a été épargné au président de France Télévisions. Jeudi, la cour d'appel de Paris a donné un coup d'arrêt net aux négociations sociales que Patrick de Carolis avait promis de boucler, avant la fin de son mandat
(*) prévu pour le 20 août prochain. Elles devaient déboucher sur de nouvelles conventions collectives compatibles avec le nouveau statut d'entreprise unique voulue par la réforme de Nicolas Sarkozy sur l'audiovisuel public. Elles devaient harmoniser le temps de travail, les rémunérations et les métiers.

(*) Cela a toujours été un leurre et n'a jamais eu la moindre chance techniquement et rationnellement parlant d'arriver, ndlr

Selon la nouvelle loi audiovisuelle, France Télévisions devait renouveler l'ensemble des règles d'entreprise d'ici au 7 juin prochain. Cette date butoir était devenue à ce point symbolique qu'il était convenu que le président de la République attendrait la fin de la négociation pour désigner le successeur de Patrick de Carolis. De quoi faciliter l'arrivée du nouveau président de France Télévisions en lui évitant le piège de l'épreuve sociale.

Des dossiers en suspens

Désormais, le groupe a deux ans pour négocier la nouvelle convention avec les personnels - mars 2012 - et jusqu'en septembre prochain pour le faire avec ses journalistes. Autant dire que plus rien n'empêche l'exécutif de faire connaître son candidat pour diriger France Télévisions.
Et peut-être sera-t-il même tenté d'accélérer le dossier pour ne pas faire davantage peser d'incertitudes sur la télévision publique dont aucun des grands dossiers n'est aujourd'hui réglé. Car ce n'est pas seulement le volet social qui est aujourd'hui en suspens. À ce jour, nul ne sait comment sera financé à terme l'audiovisuel public.
Jean-François Copé et des députés UMP s'interrogent ouvertement sur l'opportunité de supprimer fin 2011 la publicité en journée.

Cette question entraîne celle du devenir de la régie publicitaire dont Patrick de Carolis a fait suspendre la privatisation il y a trois semaines à peine. Désormais, le volet social est à son tour remis en cause.

Autant dire que la définition du poste du prochain président de France Télévisions a radicalement changé en quelques semaines. Le nouvel élu devra non seulement être capable de prolonger le virage éditorial entamé par les équipes de Patrick de Carolis, mais aussi être un orfèvre de la négociation sociale, doublé d'un excellent gestionnaire. Un profil rare qui va sans nul doute réduire le choix du président de la République, à trois mois des nouvelles grilles des chaînes.

jeudi 3 juin 2010

L’avocat du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ Maître Roger a gagné la procédure contre FTV, les conventions collectives ne s’arrêtent pas le 7 juin 2010

COMMUNIQUÉ :

Maître Roger KOSKAS l’avocat du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ a gagné la procédure contre France Télévisions, les conventions collectives ne s’arrêtent pas le 7 juin 2010.

Le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ et eux seuls qui avaient interjeté appel du premier jugement d’instance concernant la date du 7 juin 2010 où Carolis avaient illégalement annoncé la fin des conventions collectives, ont obtenu gain de cause.

La Cour d'Appel de Paris, saisie par les 3 syndicats SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ, a suivi Maître Roger Koskas qui a lui seul mis en avant l’article 86 la loi du 7 mars 2009 qui « faisait obligation à la société France Télévisions dans le cadre d'une fusion-absorption de reprendre les biens, droits et obligations des sociétés France 2, France 3 et RFO qui lui sont transférés» et de ce fait l’ensemble des contrats en cours.

La CGT qui, elle, n’était pas appelante, n’a jamais défendu cet argument devant la Courpire encore, le lendemain du jugement de première instance dans un tract pro direction du 30 mars 2010 intitulé « jugement défavorable », le syndicat qui fait mine de se réjouir aujourd’hui avait écrit « Il reste 2 mois pour négocier ».

La CGT qui comme FO, était prête à signer un accord de substitution (autrement appelé de transition) en totale complicité avec la direction, faisant perdre aux salariés l’ensemble de leurs acquis sociaux, se vante aujourd’hui d’avoir mis une « une belle baffe au pouvoir politique » (dixit l’anguille de Jean-François Téaldi).
Il n’en est rien, laissons Téaldi à ces gesticulations mensongères en lui proposant de méditer cette citation : « Le mensonge est l'arme du faible! Il ne grandit point celui qui l'utilise ».

La Cour d'Appel de Paris a donc fait valoir que l’adhésion à l’AESPA (Association des Employeurs de l’Audiovisuel Public) constituait une obligation contractuelle comme une autre.
La Cour d'Appel de Paris comme l’avait d’ailleurs indiqué l’avocat général à l’audience du 19/04 qui indiquait que « selon les dispositions de la loi audiovisuelle du 7 mars 2009, France Télévisions avait bien été adhérente, de fait, de l’Association des Employeurs des Sociétés de l’Audiovisuel Public (AESPA)…ne serait-ce qu’« un temps de raison »… que la lettre de réponse adressée le 12 mars par P. de Carolis à la présidente par intérim de l’AESPA devait être considérée comme une lettre de démission et donc qu’il convenait d’en tirer les conséquences », a donc été dans le sens des 3 syndicats.

La Convention Collective de l’Audiovisuel s’applique donc jusqu’en 2012 à toutes les sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, France TV SA, France TVI ….

La Cour d’Appel a retenu l’argument des 3 syndicats. France Télévisions « est bien adhérente de l’AESPA ».

En conséquence, la date du 7 juin 2010 que Carolis a donné comme étant la date « du chaos », la date où les salariés arrêteraient d’être couverts, n’est légalement pas la bonne.
Carolis qui a baratiné tout le monde, les salariés, les syndicats, la Presse, les politiques mais plus grave l’Etat doit en tirer les conséquences. Rien ne sera signé au 7 juin 2010, pas l’ombre d’une convention ou d’un accord contrairement à ce qu’il avait fait croire.
Les négociations peuvent donc reprendre avec son successeur, des négociations loyales et sérieuses.

Reste encore les 180 voire 200 accords d’entreprises sur les chaînes qui eux devraient être caduques le 7 juin, comme le prévoit la loi. C’est pourquoi la mobilisation est fondamentale.

TOUS EN GRÈVE LE 4 JUIN 2010 POUR EXIGER LA PROROGATION DES ACCORDS D’ENTREPRISES JUSQU'A L’ABOUTISSEMENT D’UN NOUVEL ACCORD GLOBAL.