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jeudi 15 septembre 2011

France Télévisions : nouveau dossier à ajouter à la plainte pénale visant le recours massif et opaque aux consultants extérieurs !

France Télévisions : nouveau dossier à ajouter à la plainte pénale visant le recours massif et opaque aux consultants extérieurs !

Comme le révélait le blog CGC Média dès le 17 juillet 2011, France Télévisions avait décidé, encore une fois, de changer d’HABILLAGE fin août 2011.

Après une étude (une de plus) sur « pertinence de modifier les visuels du groupe de France Télévisons » confiée à I.M.C.A. la société conseils de Pascal Josèphe - sur quel appel d’offre ??? - la direction avait contracté pour ce faire avec le Cabinet W et Cie (l'agence du groupe Havas intégralement dédiée à « la marque »).

Ce choix avait été fait sous Adeline Challon-Kemoun qui au bout de 3 mois lassait son poste de Dir. Com (soi-disant pour convenance personnelle) à Christine Berbudeau.

Cette dernière, en charge, est apparemment revenu sur le choix de son éphémère prédécesseur en rompant le contrat avec le « Cabinet W et Cie » – PEU IMPORTE LES PÉNALITÉS DE DÉDIT – et de dégager le premier pour « Royalties » (un cabinet de consulting de marques mais, celui-ci concurrent du groupe Publicis).

L’addition : près du million d'euros (contre 300.000 et quelques précédemment) pour la campagne d’affichage Radios, Presse, façade du Siège de FTV et Web – le support téléphonie mobile visiblement trop cher ayant été écarté, (Patino devant se rendre à l’évidence).

Cerise sur le dispendieux gâteau : Le Directeur artistique du groupe Philippe Baussant par qui normalement tout transite n’est même pas consulté…en un mot, il est court-circuité.

Le cabinet « Royalties » a une interlocutrice directe et une seule : Christine Berbudeau.

Vous avez dit : « Appel d’offre obligatoire pour toute entreprise publique » !?

Après le Ritz, le CNIT/La Défense, France Télévisons prévoit début octobre et en pleine période de crise, un autre séminaire « managérial » à La Baule

Après le Ritz, le CNIT/La Défense, France Télévisons prévoit début octobre et en pleine période de crise, un nouveau séminaire « managérial » à La Baule sur 2 jours.

« Laissez, l’addition c’est pour moi» dit le contribuable français, bien malgré lui. Le moins que l’on puisse dire c’est que France Télévisions continue de dépenser sans compter l’argent des français.

- Quel en sera l’ordre du jour ?

Vraisemblablement, la situation de France Télévisions un an après l’arrivée de Rémy Pflimlin où le mot d’ordre est : « ce n’est pas l’audience qui compte, c’est la satisfaction des téléspectateurs qui ont regardé le programme » (on croit rêver !)

- Qui y sera ?

Il semble que seulement les « managers » de France 3 y devraient être conviés. Au demeurant, 120 Journalistes Rédac-Chef et Rédac-Chef Adjoint, régions comprises) avec les responsables de pôles ainsi que les RH de proximité de La Trois devraient y être présents (le chiffre de 300 cadres sur 800 circule aujourd’hui).

- Quel en sera le coût ?

Après les centaines de milliers d’euros déjà dépensés pour les séminaires au Ritz, puis au CNIT/La Défense, puis très récemment comme le révélait « Le Canard enchaîné » de ce mercredi, avec les dépenses pour les hôtels payés pour les conférences de presse des chaînes : « Rémy Pflimlin, le pédégé réformateur de France Télévisions, qui voulait « mettre en exergue le travail fait par chaque chaine " tient sa promesse. Après la conférence de Presse de son groupe, qui a ouvert le bal des cocktails le 31 août, France 5 a présenté ses programmes au Café Pleyel, le lendemain, lors d’un petit déjeuner. France 2 a suivi au Théâtre du Rond-Point, avec petits-fours. France 3, c'était le 12, à l’hôtel Pullman de la porte de Versailles, tandis que France 4, elle, a opté pour une soirée au Bataclan le 13. Sans oublier France Ô, dont la sauterie est prévue au Comptoir général, le 10 octobre.
Voila qui met au moins en exergue le travail des traiteurs parisiens. »,
nul doute que la facture devrait être salée.

Et pour ceux de la direction que le hasard tenterait, ils pourront toujours aller au Casino de La Baule pour essayer d'obtenir au Jeu, un complément financier à celui du COM déjà signé!

lundi 12 septembre 2011

France Télévisions externalise sa ligne éditoriale « politique » !!!!

France Télévisions externalise sa ligne éditoriale « politique » !!!!

Jean-François Fogel, un proche de Bruno Patino ; il a coécrit avec lui un livre intitulé « Une presse sans Gutenberg » embauché comme « consultant » par son copain Patino, est chargé dixit ce dernier, la direction donc, d’assurer la ligne politique sur le site présidentiel de France Télévisions interactif.

Invraisemblable ; c’est donc un consultant extérieur –quid de l'interne?- qui est chargé de la ligne politique éditoriale du site « Présidentielle 2012 » lancé dans le plus grand flou, sans direction ni projet rédactionnel, méthodes que désavouent les salariés de France Télévisions. Salariés qui essuyaient de sa part, la semaine dernière, une volée de critiques et qui ont par ailleurs déposé un préavis de grève en dénonçant :

- la création d’une rédaction parallèle qui n’a jamais été présentée

- absence de dialogue

- un flou sur les futures conditions de travail (organigrammes, compositions des équipes, horaires )

- absence de coordination, de matériel adéquat……

- pas d’information sur l’articulation des différentes entités et sites

Normalement la ligne éditoriale, politique, rédactionnelle, elle est de la seule « compétence » de l’entreprise et non de tel ou tel intervenant extérieur ! Mais à France Télévisions et particulièrement dans le secteur dont Bruno Patino a la charge, cela n’est visiblement pas le cas.

Olivier Lendresse, bras armé de Bruno Patino, transfuge du « monde.fr » où il s’occupait notamment du développement de « lepost.fr » (dépendant donc du "monde.fr") recruté depuis mars 2011 comme « directeur de projet » avec semble-t-il « la construction du site web FTV », ne s’en émeut pas, lui non plus.

En gros, le souk à France Télévisons, non seulement continue mais s’installe durablement. La ligne éditoriale, politique, rédactionnelle de France Télévisions, sera donc pour son site présidentiel, du « ressort» d’un intervenant extérieur…UN DE PLUS !!!!! Qui est-ce qui parle encore d'indépendance?


Pouzilhac pourrait finalement nommer l’ex-conseiller de Jean-François Copé, Damien Cuier, pour remplacer Christine Ockrent !

Pouzilhac pourrait finalement nommer l’ex-conseiller de Jean-François Copé, Damien Cuier, pour remplacer Christine Ockrent !

« Remercié » à l’arrivée de Rémy Pflimlin, l’ex-conseiller de Jean-François Copé Damien Cuier, qui avait pris la suite de Thierry Bert (ex-patron de l’Inspection Générale des Finances, dégagé , lui, par Carolis) au poste de directeur général chargé de la gestion et des finances de France Télévisions, pourrait prendre la direction générale de l'Audiovisuel extérieur de la France.

Depuis l’audit des comptes de l'Audiovisuel extérieur (L'A.E.F,
holding publique, qui regroupe la chaîne internationale France 24, la radio RFI et la partie française de TV5 Monde), Alain de Pouzilhac qui en a la charge, aurait choisi de privilégier un financier plutôt qu’un homme de contenu pour remplacer sa directrice générale Christine Ockrent et semble-t-il aller dans le sens de l’actionnaire (il serait plus juste de parler de propriétaire) qui prône un resserrage des cordons de la bourse !

Après Franck Melloul , directeur de la stratégie, du développement et des affaires publiques de l'AEF dont le nom était sur le point de sortir à ce poste, la semaine dernière, virtuel directeur général délégué tout autant responsable de l'aspect financier comme de l'aspect éditorial, c’est finalement le nom d’un proche de Copé qui tiendrait, aujourd’hui, la corde.

Les chaînes de Bolloré rachetées par CANAL+ : 3 lectures possibles…

Les chaînes de Bolloré rachetées par CANAL+ : 3 lectures possibles…


Jeudi 8 septembre 2011, les Echos publiait.. « Le groupe Canal+ a annoncé aujourd'hui la reprise de 60 % du capital de Direct8 et de Direct Star, les deux chaînes du groupe Bolloré diffusées gratuitement sur la télévision numérique terrestre. Le président de Canal+ revient pour Les Echos sur les détails de l'opération. »

Cette annonce en a surpris plus d'un lorsqu'elle fut rendue publique. La convocation d’un C.E. extraordinaire à CANAL+ et à Vivendi avait déjà suscité de nombreuses interrogations. Parallèlement, chez Bolloré, se tenait également, un autre C.E. extraordinaire. Pendant ce temps, les patrons de business de CANAL+ attendaient patiemment 18h pour transmettre l'info à leurs plus proches collaborateurs...Ordre suprême...rien ne devait fuiter !

A présent que le communiqué est sorti, une triple lecture est possible: économique, politique et sociale.

Tout d’abord, CANAL+ donne l’impression de « passer » à l’offensive alors que de nombreuses perspectives se sont avérées hasardeuses ces dernières années. IL n’est pas inutile de rappeler par exemple, le potentiel de développement de la Pay TV en France qui devait receler encore 3 à 4 millions de clients supplémentaires pour atteindre la cible de 15 millions d’abonnés à l’horizon … 2010… nous en sommes loin...Egalement, les aventures internationales qui devaient accompagner le développement du Groupe et renforcer son positionnement. Là encore, les « stratèges » se sont trompés. Le CANAL+ Vietnamien, dernière acquisition à l’étranger, démontre combien le marché de la pay-tv est risqué même pour un opérateur historique comme CANAL.

Enfin, l’arrivée de la TV connectée et notamment celle des mastodontes américains comme Apple, Netflix, Youtube ou Google, impose une mobilisation générale pour se préparer à la prochaine révolution technologique… du producteur au consommateur, les diffuseurs risquent de violemment souffrir...

L’opération réalisée par CANAL suffira-t-elle pour amortir ce choc là ? Rien n’est moins sur. Saluons toutefois la capacité du groupe à opérer un virage stratégique qui le replace en acteur incontournable dans un paysage télévisuel en pleine effervescence.

Une lecture économique

Inutile de revenir sur cet aspect tant les commentaires ont déjà été nombreux sur le sujet depuis ces derniers jours. Sur le Net comme dans la presse écrite, chacun commente à sa façon ce nouvel épisode de la recomposition du PAF Français. Les Echos, qui ont sorti l’info jeudi soir, ont été aussitôt suivis du Point, puis du Figaro, du Monde, etc.... chacun peut décrypter dans ces articles l’enjeu économique pour le Groupe CANAL et les conséquences potentielles sur le paysage audiovisuel.

Une lecture politique…

Contrairement au journaliste du Figaro Enguérand Renault qui indiquait dimanche soir dans l’émission de F. Martel http://www.franceculture.com/emission-soft-power.html qu’il ne voyait pas d’impact politique dans cette affaire, cette opération est éminemment sensible peut, à l’évidence, en être au contraire l’illustration. D’abord parce que Vincent n’importe quel patron d’industrie. Il se revendique lui-même des sa proximité avec le chef de l’Etat. Peut-on imaginer un instant que sur un dossier aussi complexe, Élysée n’est pas été un seul instant dans la boucle… !?

Ensuite parce que CANAL+ devrait au minimum se séparer d’une chaîne de la TNT puisque ne pouvant en diffuser que 7 au maximum. Parmi ces chaînes i>TELE, la chaîne d’info du Groupe dont Bertrand Meheut a affirmé qu’il était hors de question d’en stopper la diffusion sur la TNT… Alors, laquelle ? Un choix aux incidences potentiellement politique également...

Enfin parce que, comme le journal Le Monde de ce week-end le révèle, les relations étroites entre Jean-René Fourtou, Etienne Mougeotte, et certains proches de Élysée, se réunissant régulièrement à Neuilly au domicile du président de Vivendi, font penser que l’on ne fait pas que prendre le thé et jouer au cartes dans ces moments là …

Dans cette affaire, c’est bien Vivendi qui est à la manœuvre. Actionnaire majoritaire du Groupe, rien ne pourrait se faire sans l’aval et le financement de la maison mère.

Une lecture sociale…

Sur ce terrain, où certaines des orientations sociales de CANAL+ ont été régulièrement contestées ces dernières années, la situation semble bien différente au sein des entreprises du groupe Bolloré. Aussi, les 167 salariés de Direct8, les 17 de Direct Star et la centaine de la régie Pub seront certainement mieux traités au sein du Groupe CANAL+, bénéficiant de l’expérience et du volontarisme de quelques syndicats pour que soient respectées et appliquées certaines valeurs de bases, essentielles et incontournables…


Pour cela, il y a un impératif, l’intégration des entités acquises dans l’UES de CANAL+. La réussite de cette opération passe aussi par là. Le schéma défendu, entre autres par la CGC, est celui qui a présidé à l’intégration des chaînes et des salariés de TPS. Les entités sociales de TPS ont été dès l'origine du projet, intégrées dans l’UES de CANAL+. Ce fut une réussite globale et cette décision n’y est pas pour rien !

Les semaines qui viennent vont donc permettre de vérifier le volontarisme des dirigeants en la matière. Sont-ils soucieux du développement économique mais aussi social des entreprises qu’ils dirigent ? Un autre discours serait désastreux pour le proche avenir. Des analyses à courte vue, seraient le moyen le plus sûr de fragiliser le futur…Il ne peut y avoir dans le Groupe CANAL+ des salariés de seconde zone. Il en va de l’intérêt et de l’avenir de nos business.

Il convient donc d’éviter toute crispation, nécessairement dommageable pour le business et pour la réussite globale de cette opération.

vendredi 9 septembre 2011

La cgt de France Télévisions refuse d'adhérer en CE Siège au CI-ORTF

Le 7 septembre 2011, une fois de plus la cgt a montré toute sa connivence avec la direction, à l'occasion de la séance du Comité d'Entreprise du Siège de France Télévisions (qui concerne un peu plus de 5.000 salariés c'est-à-dire quasiment la moité des effectifs globaux de 11.5000 salariés) en refusant de voter l'adhésion du C.E. Siège au CI-ORTF comme le prévoient pourtant les textes originaux.

Il n'est pas inutile de rappeler que le CI- ORTF qui a été créé lorsque l’Association des employeurs du service public (AESPA) existait et donc avant qu'elle s' auto dissolve en 2010, n'est autre que le Comité Inter-entreprises des 6 ex sociétés restantes issues de l'ORTF (France 2, France 3, RFO, l'INA, Radio France et RFI).

La direction allant dans le même sens que la cgt (cela n'étonne bien évidemment plus personne) a tout fait pour que ce vote n'ait pas lieu.

Refuser de voter l'adhésion au CI-ORTF pour un CE comme cela est prévu, c'est potentiellement priver 5.000 salariés de FTV des activités sociales et culturelles mutualisées...certains n'en sont plus à une turpitude près.

Murielle Charles-Beretti, femme du pédégé de la boîte de conseil en management Altédia Pierre Beretti qui travaille depuis près de 3 ans pour France Télévisions comme s'en étouffait, il y a peu, le Canard enchaîné - qui s'était emparée du dossier (on se demande d'ailleurs à quel titre puisque le Président de l'Instance Martin Ajdari pourtant présent ne disait rien, se contentant de "compter les points") et avec la cgt menait la "fronde" contre les autres syndicats, est même allé jusqu'à indiquer que "la direction allait mener une analyse pour savoir si cela était possible".

Voici la résolution votée à l'unanimité par les élus CFDT, SNJ, CFTC et SNPCA-CGC en séance du CE Siège:


RESOLUTION

Les élus du CE Siège France Télévisions actent l’extension de son adhésion au CI-ORTF visant à ce que l’ensemble du personnel dépendant aujourd’hui de son périmètre puisse bénéficier sans discrimination des services du CI.

Cependant, ils considèrent que cette adhésion amène à la tenue en urgence d'une réunion tripartite (employeurs, CI-ORTF et organisations syndicales), conformément aux engagements de la direction de France Télévisions au CCE du 30 août. L'ordre du jour de cette réunion tripartite devra comporter les points suivants :

- changement du règlement intérieur du CI-ORTF afin que les Comités d’Etablissement adhérents soient clairement désignés comme membres et représentés de façon directe et ce, en proportion de leurs effectifs.

- définition des modalités d’accès des nouveaux ouvrants droit et ayants droit apportés au CI-ORTF par le CE Siège dans le cadre de son nouveau périmètre, et du financement qui en découle.

Le Comité d’Etablissement Siège de France Télévisions, conformément à l’article 4 du règlement intérieur du CI-ORTF qui prévoit une actualisation biennale à compter du 30 juin 2006 du système de répartition des mandats et conformément aux droits qui lui ont été dévolus par les ex-CE membres du CI-ORTF (CE France 2, CE France 3 Siège et CE RFO Malakoff) est chargé d’administrer les œuvres sociales et culturelles et désigne donc de façon provisoire ses représentants au CI-ORTF comme suit :

. 4 qui correspondent à l’ancien périmètre France 2,

. 1 qui correspond à l’ancien périmètre France 3,

. 1 qui correspond à l’ancien périmètre RFO,

en attendant la date d’effet de la nouvelle répartition (intégrant notre CE) qui devrait donc être le 30 juin 2012 ou bien un accord modifiant ce délai et cette répartition.

Les élus du CE Siège France Télévisions ne peuvent donc que constater que les représentants du CI-ORTF désignés lors du CCE du 30 août 2011 ne peuvent être considérés valides et n’ont aucune légitimité à le représenter.

Le CCE en procédant à cette désignation sans que le CE Siège lui ait attribué par un vote cette prérogative, a outrepassé le périmètre de ses compétences ; c’est pourquoi les élus du CE Siège mandatent le Cabinet GRUMBACH pour mener toute action visant à dire le droit et éviter toute interprétation illicite des textes.

PARIS, le 07 SEPTEMBRE 2011

CANAL + en clair sur la TNT !

CANAL+ a annoncé hier, le rachat des chaînes du Groupe Bolloré Direct8 et Direct Star. L'opération se serait faite en 48 heures!

Cette opération permet à CANAL+ d'entrer sur le marché national de la TV en clair. Les difficultés du développement à l'international, les évolutions rapides du PAF : numérisation et développement de la TNT, la TV sur Mobile ou sur Internet, ont poussé les groupes audiovisuels de se développer en acquérant une taille critique plus importante.

Avec cette acquisition, CANAL+ confirme sa stratégie d'être présent sur tous les segments de diffusion et accélère ainsi le calendrier. Chacun a encore en mémoire, il y a quelques semaines, les déclarations du groupe qui avec le projet CANAL 20, la chaîne "Bonus" avec laquelle CANAL+ souhaitait diffuser des programmes en clair.

Il reste maintenant à matérialiser cette opération, sur les plans économiques, financiers, et sociaux dans les prochains mois. Dans un premier temps, Canal + acquiert 60% du capital du pôle télé de Bolloré Média visant à prendre le contrôle opérationnel. Dans trois ans, il pourra racheter le solde du capital.

Claude Berda avait vendu l'année dernière cédé TMC et NT1 à TF1. Bolloré aujourd'hui vend Direct 8 et Direct Star à Canal+. Il ne reste donc que deux indépendants BFMTV et NRJ12...pour combien de temps? Le CSA qui avait comme logique d'élargir le "club" de plus en plus fermé des diffuseurs avec de nouveaux acteurs dans le PAF...c'est finalement le contraire. Le scénario ressemble bien à celui des radios libres qui à l'époque de leur avènement était légion mais qui très vite se sont revendues et/ou intégrées également dans des groupes.

mercredi 7 septembre 2011

La cgt dans un mail à ses ouailles, prévoit de faire « ravaler à la direction de FTV ses sanctions à la noix qui ne l' impressionne pas» ....

La cgt dans un mail à ses ouailles, prévoit de faire « ravaler à la direction de France Télévisions ses sanctions à la noix qui ne l'impressionne pas » et exige « la liberté syndicale contre la répression».

Dans un mail adressé à ses ouailles (voir fin de post), les cégétistes Marc Chauvelot et Jean-François Téaldi veulent faire « ravaler à France Télévisions les sanctions à la noix prévues pour 2 de leurs adhérents convoqués devant un conseil de discipline le 28 septembre 2011, à 14h et 16h30 et qui n’impressionne pas la cgt ».

Les deux cégétistes appellent donc à « un grand rendez-vous revendicatif de toute la cgt de France télévisions contre la répression [de la direction] et pour la liberté syndicale »….tout en dénonçant « la volonté de tir groupé de la direction contre la cgt ». (voir le mail ci après)

Que la cgt se rassure, la direction aurait d’ores et déjà décidé d’un blâme pour les chacun des deux convoqués. En ce qui concerne la « la liberté syndicale bafouée et la répression syndicale organisée par la direction», le SNPCA-CGC depuis de nombreuses années maintenant, le dit haut et fort…il semble aujourd’hui que certains feignent de s’en apercevoir…les nombreuses procédures judiciaires engagées en sont la preuve !

La motion unanime déposée en C.C.E. avant l’été était,bien également la preuve, que la direction faisait du grand n’importe quoi…il est heureux de constater aujourd’hui que la cgt qui dénonce « l’absence de dialogue social et la répression de la direction » s’en soit enfin aperçu.

Voici le mail :

« Chers tous,

Nous venons d'apprendre la date des conseils de discipline d'Alain et Jacques. Ils se tiendront le 28 septembre à 14h pour Alain et 16h30 pour Jacques.

Le fait de tenir ces réunions le même jour, démontre bien qu'il y a une volonté de tir groupé de la direction contre la cgt.

Un CCE devrait avoir lieu le matin du 28. Ça tombe bien, on sera d'autant plus nombreux pour tenir tête à cette direction. L'accord sur les commissions paritaires nous donne 10 sièges de représentants + un de délégué syndical.Portez-vous candidat dès maintenant.

Cette journée du 28 après-midi devra être un grand rdv revendicatif de toute la cgt de France télévisions contre la répression et pour la liberté syndicale.

La direction doit ravaler ces sanctions à la noix qui ne nous impressionnent pas.
Le bureau national du SNRT FTV fera des propositions pour animer cette journée d'action (préavis de grève, rassemblement, pétition...)

Tous avec Alain et Jacques !

Marc, Jef »

Rémy Pflimlin qui avait placé les ex NMPP (Presstalis) en situation de quasi faillite reconduit le scénario sur France Télévisions.

Rémy Pflimlin qui avait placé les ex NMPP (Presstalis) en situation de quasi faillite reconduit le scénario sur France Télévisions.

Il y a environ un an, le Gouvernement Fillon décidait de recapitaliser l’entreprise de distribution de Presse en raison de la situation de quasi faillite dans laquelle l’avait entraîné Rémy Pflimlin qui en avait la charge depuis 2006.

L’État allait donc sur un plan pluriannuel et ce en période de crise, injecter des millions des deniers des contribuables (par an et sur plusieurs années donc) pour une recapitalisation in extremis de l’entreprise!

Parallèlement, le groupe Lagardère et les actionnaires, allaient faire le pendant, en remettant au pot, eux-aussi des millions d’euros (une trentaine) pour éviter que ne sombre totalement l’entreprise en état de dépôt de bilan virtuel, qui n’avait alors plus de trésorerie et dont les fonds négatifs s’élevaient pour 2009 à 70 millions d’euros. En prime, un plan de départs volontaires visant 15% des effectifs (sur 600 personnes) !!!!

En gommant presque d’un trait la gestion catastrophique de Rémy Pflimlin qui murmurait, à l’époque, à qui voulait l’entendre : « avec une telle ‘’ardoise’’ à Presstalis, je ne suis pas présidentiable », l’opération « crédibilité retrouvée » avait donc tout sens. La suite, chacun la connait, quelques semaines plus tard Rémy Pflimlin était nommé, à la surprise générale - il faut bien le dire - à la tête de France Télévisions.

Un an plus tard donc, presque jour pour jour, la situation catastrophique de FAILLITE sans l’intervention de l’Etat et des actionnaires, laissée par Rémy Pflimlin chez Presstalis semble bien être en route à France télévisions.

La Presse unanime qui boude massivement les pseudos présentations de programmes de l’actuel locataire du groupe public, s’interroge (c’est le moins que l’on puisse dire) :

- Rémy Pflimlin, patron de France Télévisions, a-t-il perdu la tête ?

- France Télévisions : Pflimlin attendu au tournant…émissions médiocres, erreurs de casting, diktat de l'Audimat, etc..

- La stratégie de Rémy Pfimlin pour régler la mire de France Télévisions

- Les échecs assumés de Pflimlin

- Analyse d'une autodestruction annoncée !

- France Télévisions est-elle en train de sombrer ?

- Pour qui se prend Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions?

- La poudre de Perlin Pflimlin,

- Etc…

Rémy Pflimlin a-t-il pour mission de couler l’audiovisuel public et de reconduire presque à l’identique la «gestion » catastrophique (il serait plus juste de parler de non gestion) qu’il a pratiquée à Presstalis la conduisant inexorablement en 4 ans vers une faillite programmée.

Faillite, c’est bien le mot.

1°) Faillite morale, tout d’abord.

- Mépris des instances de représentation des salariés,

- mépris des organisations syndicales et dénigrement systématique de ces dernières pour n’en favoriser qu’une ou deux comme chez Presstalis où il a été condamné à 2 reprises pour "violation des droits des organisations syndicales représentatives, occasionnant un trouble manifestement illicite du fait du non respect de ses obligations légales."

- mépris du Code du travail, mépris des textes conventionnels toujours en vigueur et parfaitement applicables, mépris des dispositions légales plus généralement,

- mépris des règles déontologiques, notamment en matière de contrats de travail (particulièrement s’agissant des 100/150 recrutements depuis son arrivée)

- mépris des salariés tant dans la reconnaissance de leur travail que dans les mesures salariales les concernant….salariés dégoutés, désabusés, démotivés, déboussolés, etc…qui tous secteurs confondus ne s’y trompent pas. Le 2 septembre par exemple, 250 collaborateurs des "programmes" étaient conviés pour la conférence de rentrée concernant justement l'antenne et les programmes une soixantaine d'entre eux - seulement - s'était déplacée, vu le peu d'intérêt de l'exercice. Début de semaine, 500 invitations avaient été lancées pour parler des programmes de France 3…20 personnes étaient attendues ; moins d’une centaine seulement s’y rendaient.

Plus personne n’y croit plus. C’est un sentiment profond de dégoût, de gâchis, de désespérance….qui s’est durablement installé.

2°) Faillite d’audiences

Après un été catastrophique, c’est Pflimlin qui ne manque pas d’air qui le dit lui-même (et faisant mine d’assumer ses échecs), la rentré est plombée.

Pflimlin autant invisible en interne que Carolis (sauf dans les pince-fesses et autres évènementiels) ne s’est presque pas exprimé à ce sujet. Il pensait sûrement qu’en brodant sur une grille incohérente dans laquelle de quelques bons programmes se parasitent, il n’aurait pas trop à répondre (aux questions intelligentes) !!! Il faut dire qu’il avait, à trois reprises, refusé de répondre à 3 questions de journalistes lui demandant ce qu’il pensait des bruits le donnant partant en 2012 ?!

Les audiences du groupe France Télévisions sont abyssalement basses…c’est encore Pflimlin qui le dit et fait mine de s’en attrister : "Maintenant, il faut se bouger parce que question audience c'est catastrophique..j'en ai eu encore la preuve hier. Les audiences ça a été Zéro" [avec en prime time pour France 2: 6,6% et pour France 3: 9,8% lorsque TF1 pour sa part était à 22,5% et M6 arrivé en tête 30, %)!!! En filigrane, c’est la remontée de TF1 qui s’organise en flirtant avec les 30% d’audiences…et pour les 6/8 mois qui sont venir jusqu’en juin 2012, cela est plutôt bien…certains s’en frottent d’avance les mains.

C’est une vraie Bérézina, une sorte de catastrophe industrielle avec 9 net quelques pour France 3 et autour de 12% pour France 2 ; même en additionnant France 5 à 3,2% et France 4 à 2% rien ne va plus !!! Le groupe ne s’en relèvera pas si rien n’est fait pour la stopper…à moins que comme beaucoup le pensent et le disent maintenant, TOUT CELA SOIT VOULU !

Dire qu'invité de l’émission de Jean-Marc Morandini – thème : France Télévisions est-elle en train de sombrer ? Claude-Yves Robin (responsable de « La Deux ») affirmait sans sourciller que « 80% des téléspectateurs regardaient les chaînes de France Télévisions » ; cela laisse rêveur !!!!

3°) Faillite organisationnelle et de gouvernance

Il est maintenant clair que la « pagaille » selon Papet qu’une très large majorité n’hésite plus à qualifier aujourd’hui de bordel : «Quand la nouvelle équipe est arrivée, c’était un bordel sans nom. Ça l’est toujours» (dixit) ou encore «Le malaise est palpable, au sein du comité exécutif –la garde rapprochée du président –le tirage de bourre est permanent… » (écrivait encore Télérama la semaine dernière]), n’a cessé d’aller en empirant.

Toujours, du reste, sans le moindre organigramme pourtant promis par Patrice Papet aux salariés, à l’encadrement [L’encadrement dont il est à présent clair, que Pflimlin et ses équipes n’ont pour lui aucune considération] dans divers dispendieux séminaires (Le Ritz, le CNIT/La Défense et dans quelques jours à la Baule), aux organisations syndciales mais aussi à la Presse, qui à part organiser de pseudos chats en trompe l’œil pour justifier son « titre », est aussi invisible que Pflimlin!

Ces propos et ces procédés de désorganisation, de déstabilisation, de pression de tous les instants mises sur les personnels pour les faire craquer mieux les lasser et les forcer à partir, tout le monde en a marre. Entre autres, les cadres, souvent de haut niveau, qui en ont plus qu’assez de voir jour après jour leur société tomber de Charybde en Scylla.

Partout, c’est le même constat : l’entreprise n’est plus gérée…plus aucune stratégie, plus aucune direction à suivre…Concernant la soi-disant « organisation » totalement incompréhensible - il y a tellement de couches et de strates que personne ne sait plus qui fait quoi – jusque dans les « pôles » ou les «établissements » c’est la consternation. Livrés à eux-mêmes les cadres jusqu’au cadres de direction, ont beau demander ce qu’ils doivent faire et comment ils doivent fonctionner, en l’absence de directives et de politique émanant du Siège, il leur est suggéré de parer au plus pressé et de fonctionner à vue avec une organisation sur place qu’ils jugeront adéquate.

Avec beaucoup de chance : ça marche et la direction aura tôt fait de se vanter en reprenant à son compte ce qu’elle appellera « des avancées significatives » ou encore des « progrès constatés »…Avec beaucoup plus de vraisemblance, ça ne marche pas et alors là, la direction « leur fera porter le chapeau, remettant en doute leurs compétences sans la moindre gêne ! ». Comment peut-on imaginer fonctionner de la sorte ?

Si TOUT CELA EST VOULU…alors le scénario copié/collé qui a presque fait couler Presstalis est éventé. Le discours à venir qui consisterait à déclarer au regard de la situation totalement dégradée qu’ « il n’est tout de même pas sérieux, en période de crise, de continuer à dépenser 3 milliards d’euros [sans parler des compensations pour l’arrêt de la pub] pour 11.000 personnes avec si peu de résultats et surtout avec un français sur dix seulement qui regarde la télévision publique » ne passera pas.

Les milliers de femmes et d’hommes qui font encore miraculeusement tourner la boîte, ne sont pas des andouilles !

lundi 5 septembre 2011

la CFDT, la CGC, le SNJ de FTV appellent l’ensemble des personnels de la rédaction Internet à cesser le travail le 15 /09/2011à partir de 00h01

Préavis de Grève

Après avoir multiplié les demandes orales comme écrites, et sollicité toutes les voies légitimes (CE, DP, hiérarchie), les journalistes de la rédaction Internet nationale déplorent et dénoncent :

Sur le plan de l’emploi :

· l’opacité des recrutements externes sans tenir compte des compétences en interne

Sur le plan de l’organisation et du management :

· création d’une rédaction parallèle qui n’a jamais été présentée

· absence de dialogue

· un flou sur les futures conditions de travail (organigrammes, compositions des équipes, horaires)

· absence de coordination, de matériel adéquat……

· pas d’information sur l’articulation des différentes entités et sites

Sur la situation de la rentrée 2011 et les perspectives du numérique :

· le site « Présidentielle 2012 » lancé sans direction ni projet rédactionnel

Fort de ce constat, les journalistes de la rédaction Internet nationale demandent :

- une information rapide et précise sur les conditions de travail

- qu’un planning précis soit donné aux journalistes suffisamment à l’avance

- un plan de formation destiné à s’adapter aux ambitions du projet

- que les salariés bénéficient d’une communication sincère sur l’avenir et l’organisation des équipes

- la garantie des engagements contractuels de tous les salariés actuels

- l’embauche des pigistes et CDD récurrents et habituels travaillant sur le numérique

Afin d’obtenir satisfaction, la CFDT, la CGC, le SNJ appellent donc l’ensemble des personnels de la rédaction Internet à cesser le travail le 15 septembre 2011 à partir de 00h01 pour une durée de 24h00 afin d’alerter l’ensemble du groupe sur la situation du « projet numérique »

Fait à Paris, le 5 septembre 2011