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samedi 23 juin 2012

Pflimlin veut s'attaquer à France 3 à l’automne…il ne devrait plus être là!


Pflimlin veut s'attaquer à  France 3 à l’automne…il ne devrait plus être là!

Dans une publication dans le droit fil de l’article de l’Express intitulé " Pflimlin et la poudrière France 3", « La Lettre A » enfonce le clou et écrit :

« Le président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, lancera la restructuration de France 3 à l’automne.

Le plan n'est pas arrêté dans les détails mais son calendrier est déjà établi. Rémy Pflimlin, PDG de France Télévisions, souhaite éviter d'associer la présentation des grilles de rentrée, le 27 août, avec la restructuration qui visera France 3.

C'est donc en octobre qu'il donnera le coup d'envoi à un plan de départs volontaires au sein de la chaîne. Le dispositif visera d'abord les salariés qui approchent de la retraite. Sans doute ce premier volet ne sera-t-il pas suffisant : Rémy Pflimlin souhaite s'inspirer des économies drastiques mises en œuvre fin 2011 au sein de la BBC.

Déjà, la direction a proposé aux chaînes locales de France 3, de fermer leurs bureaux pendant la durée de la pause estivale. Elle a du faire marche arrière face à une levée de boucliers dans les régions.

Ce signal confirme aux yeux des équipes locales qu’elles risquent d’être les principales victimes des coupes à venir. Si elles s'estiment les plus productives, elles souffrent de la distance géographique pour défendre leurs revendications à Paris. Or, c'est là que se jouera la partie : Rémy Pflimlin travaillera cet été à convaincre le gouvernement du bien-fondé de son plan. »
 
Pflimlin ne devrait pas avoir « à travailler cet été à convaincre le gouvernement du bien-fondé de son plan »…il ne convainc, de toute façon, plus personne… ni sur les audiences, ni sur les programmes, ni sur l’organisation et surtout pas sur les comptes de France Télé SA déficitaires.
Pflimlin qui pense connaître quelques éléments de ce que le Gouvernement prépare dans son projet de loi audiovisuel où sa nomination par le Président de la République précédent Nicolas Sarkozy est remise en cause, tente de faire quelques annonces intempestives pour retarder son départ au motif que si les balises qu'il lâche, ici et là, y figuraient alors il serait légitime à les mettre en œuvre. 

Cela n'arrivera pas. Selon nos informations, il pourrait ne pas passer l’automne tout simplement…

Enfin, au sujet des annonces intempestives de Pflimlin, il convient de lui rappeler que :

1°) Il ne peut juridiquement pas y avoir « de restructuration à France 3 à l’automne » ou quelque saison que ce soit d’ailleurs parce que depuis mars 2009, date de la création de l’entreprise unique,  France 3 n’existe légalement plus donc impossible...Pflimlin devrait le savoir à force!

2°) Il ne peut juridiquement pas y avoir un distinguo entre les salariés ex France 2, ex France 3 ou de toute autre ex chaîne sous peine qu’un Tribunal invalide le soi-disant « plan de départs volontaires au sein de France 3 avec un dispositif visant d'abord les salariés qui approchent de la retraite » au simple motif que ce plan au sein d’une même entreprise sera qualifié de discriminatoire d’une catégorie de personnels envers une autre.

3°) Un plan social, ça implique des règles, un respect des principes légaux, une autorisation administrative et surtout une consultation des IRPil ne suffit pas de claironner qu’on va convaincre le gouvernement pour que cela soit !

4°) « Un dispositif qui visera d'abord les salariés qui approchent de la retraite… » selon Pflimlin donc ceux qui ne sont pas éligibles ! Cela vient d’être justement le cas pour ceux qui étaient éligibles et sans réel succès car avec des indemnités au maximum de 9 mois de salaire, il y a eu environ moitié moins de départs que les plus de 900 sur prévus ! Alors les calculs de Pflimlin laissent pantois…S’il espère comme il compte, tout le monde a du souci à se faire.

5°) « Rémy Pflimlin souhaite s'inspirer des économies drastiques mises en œuvre fin 2011 au sein de la BBC avec des réductions massives d’effectifs ». Quel cynisme.

Le 13 janvier 2012, nous redonnions sur le blog et à cette date, le chiffre du nombre de recrutements extérieurs (400) réalisés depuis l’arrivée du trio Pflimlin/Ajdari/Papet.

Papet lui-même lors du « tchat » avec les salariés le 12 juillet 2012 au sujet de l’annonce qu’il avait fait à la Presse sur les 5% de réductions des effectifs annoncés dans le cadre du COM pour tenir de soi-disant engagements, ne disait-il pas :

« Quand j'ai dit que l'on avait mis en consultation des centaines de postes, je crois que dans les 15 derniers jours c'est plus de 335 postes qui ont été publiés en interne et qui ne concernent pas les cadres et des gens à haut niveau de responsabilités, un tiers environ s'est traduit par des mobilités, des mobilités pour lesquelles l'entreprise propose si besoin de l'accompagnement, donc vous voyez qu'entre l'image que l'on peut s'en faire et la réalité il y a un écart et je peux vous dire que notre politique de mobilité peut être développée et doit être développée mais elle commence déjà à porter ses fruits.

Autrement dit : au 12 juillet 2011, 335 postes avaient été publiés en interne qui ne concernaient pas les cadres et des "postes" à haut niveau de responsabilités (environ 200 recrutements extérieurs sous le tandem Pflimlin/Papet et à des hauts niveaux de salaires)
 
- 1/3 environ s'est traduit par des mobilités (soit à peu près 110 salariés bénéficiant de cette mobilité que Papet affirme être une priorité)

- Donc les 2/3 restants oint fait l’objet de recrutements extérieurs (soit autour de 220 embauches extérieures)

- Après le 12 juillet et jusqu’à fin 2011, ces recrutements ont continué dans des proportions quasiment identiques….

Avec les quelques 220 embauches extérieures qui ne concernent pas les quelques 200 recrutements de cadres, hors cadre et de gens à haut niveau de responsabilités, cela faisait un peu plus de 400 personnes.

Deux ans plus tard puisque nous sommes quasiment en juillet 2012, le nombre de recrutements effectués depuis leur arrivée (juillet 2010) est estimé à :
quelques 800 personnes…

Avec souvent le recrutement de 2 voire 3 directeurs lorsqu’il n'y en avait qu'un, souvent avec des titres ronflants et cela sans la moindre  consultation élus au sein des CE ou CCE [les 3 directeurs nommés dernièrement pour remplacer Vincent Broussard partant sur TF1 ou encore les 2 derniers dont un transfuge de Lagardère prévu pour septembre 2012, en remplacement de Julien Borde à la jeunesse]

Et que Pflimlin et consort aille contredire ce chiffre
alors même que le blog CGC a écrit pas plus tard qu’hier dans un post intitulé « La CGC Média devrait saisir la Justice comme prévu concernant  les comptes de France Télé ! » que « Sur le document présenté au C.A sous forme de powerpoint de près d’une trentaine de pages, intitulé " Présentation des résultats 2011" (où il n’est pas mentionné s'il s'agit des comptes consolidés du groupe ou s'il s'agit des comptes sociaux de France Télévisions SA)  le Conseil qui a d'abord pour mission d'arrêter les comptes sociaux de France Télévisions SA entreprise unique ne verra pas de liasse fiscale ni de comptes détaillés, aucune information non plus sur la masse salariale et les ETP (Équivalent Temps Plein)...

Précisons également que la direction depuis 2010, n’a toujours pas communiqué la masse salariale. 
Rappel de notre post du 12 mai 2012 intitulé « Pflimlin et ses dga  pataugent…ni masse salariale, ni déclaration de l’employeur au Fisc pour France Télévisions ! » qui précise : « Alors que Pflimlin a convoqué le Conseil d’Administration à la fin du mois de mai (dans 2 semaines donc) pour « tenter » de « présenter » des comptes - sans avoir comme début janvier 2012, préalablement consulté le CCE comme c’est pourtant la loi – le montant de la masse salariale n’est toujours pas connu. 
L’employeur a pourtant l'obligation légale de verser au comité d'entreprise une subvention  correspond à 0,2 % de la masse salariale, à savoir la masse salariale brute supportée par l'entreprise pour l'année en cours.
Les élus ont eu beau la demander, Pflimlin, Ajdari et consort n’ont toujours pas donné le moindre chiffre. Il semble que les élus ne sont pas seuls à demander le montant exact  de la masse salariale, les services de contrôle de l’Etat qui ne cessent de réclamer, n’ont pas plus de chance. »

Décidément avec un tel foutoir et une telle gabegie, il n’y a aucune chance pour que Pflimlin arrive « à convaincre qui que ce soit au gouvernement » pour rester et faire le « job » en octobre où il donnerait le coup d'envoi !!!!

vendredi 22 juin 2012

EXCLUSIF : Sécafi-Alfa missionné par les seuls élus cgt du C.C.E de France Télévisions ne rendra pas son rapport.


EXCLUSIF : Sécafi-Alfa missionné par les seuls élus cgt du C.C.E de France Télévisions ne rendra pas son rapport.

Selon nos informations, le cabinet Sécafi-Alfa missionné par les seuls élus cgt du C.C.E. de France Télévisions, a écrit au bureau composé par la nouvelle majorité du C.C.E.  à savoir : CFDT-SNJ-CGC pour leur indiquer qu’ « il n’avait eu rendez-vous avec la direction, s’agissant des comptes de l’entreprise pour 2011 et les prévisionnels 2012, que la semaine du 11 au 17 juin 2012 ».

Et d’ajouter que « la direction lui ayant précisé que se tiendrait un C.C.E les 25 et 26 juin et qu’à l’O.D.J. serait inscrit un point sur l’information consultation des comptes de l’entreprise mais qu’en l’absence d’éléments  qui manquent encore pour produire un document d’analyse complet, notamment les rapports des commissaires aux comptes et les balances ainsi que des entretiens avec la direction générale et des réponses à plusieurs des questions posées, Sécafi-Alfa ne pourrait envoyer qu’un un rapport provisoire jeudi ou vendredi pour au moins de disposer des premiers éléments d’analyse. »

Enfin cerise sur le gâteau, le représentant du cabinet Sécafi-Alfa indique qu’ «étant à l’étranger, en mission toute la semaine prochaine- Ce déplacement était prévu de longue date-  il ne pourra pas être parmi les élus du CCE, ni en réunion préparatoire, ni en réunion plénière mais qu’au mieux bien que ce soit techniquement inconfortable, il pourrait être en conférence téléphonique lundi 25 juin précisément à 14h30, heure française, pour une présentation des principaux points ».

Tout ceci est particulièrement curieux et c’est peu dire !

Sécafi-Alfa connait bien l’article L 225-100 qui prévoit expressément le dépôt des comptes avant le 30 juin de l’année en cours… et que Pflimlin a choisi de violer en tenant son CA sans CCE préalable, le 30 mai, piétinant allègrement les 45 jours de délai impératif entre le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale Ordinaire.

Il sait que la mission pour laquelle il a été payé a toutes les chances de se tenir donc en juinil est évident que sachant tout cela pour être prêt vers la mi-juin, il est indispensable qu’il ait suffisamment en amont sollicité la direction pour leur demander les documents nécessaires, entre autres : la  liasse fiscale, l’état des comptes détaillés, les  informations sur la masse salariale et les E.T.P. (Equivalent Temps Plein), les rapports des commissaires aux comptes, les balances etc...

Au fait, concernant les commissaires aux comptes dont le mandat arrive à terme, qui serait l’interlocuteur de Sécafi-Alfa, qui serait présent au CCE ???? 


Une seule recommandation nous vient à l’esprit, celle de préconiser à Sécafi-Alfa dont la missionde lire le blog de la CGC Média, principalement les 2 derniers articles concernant ces comptes :

-         « Sécafi donne raison à la CGC Média en jugeant irréalisable le budget 2012 de France Télé »,

-         « La CGC Média devrait saisir la Justice comme prévu concernant  les comptes de France Télé ! »

 
Au fait, comme c'est la direction qui paie la facture de Sécafi-Alfa, a-t-elle attendu le déplacement prévu de longue date de son responsable pour verser le chèque ou l'a-t-elle déjà fait ? Dans l'intérêt des salariés, souhaitons qu'elle ait attendu...mais l'intérêt des salariés à France Télé pour la direction c'est très superflu.

La CGC Média devrait saisir la Justice comme prévu concernant les comptes de France Télé !

La CGC Média devrait saisir la Justice comme prévu concernant  les comptes de France Télé !

Comme l’a précédemment indiqué, à plusieurs reprises, le blog CGC des Média, c'est dans un climat de mystère et de flou artistique que les comptes et le rapport de gestion 2011 ont été présentés au Conseil d'Administration du 30 mai dernier.

Les documents adressés aux Administrateurs (un ou deux jours ouvrés avant le Conseil, au mépris des dispositions légales), n'ont vraisemblablement pas permis aux administrateurs présents ce jour-là de se faire une idée exacte de la situation financière de l'entreprise...C’est une drôle de présentation proche du conte de fées que France Télévisons a faite.

Avec un résultat net bénéficiaire en 2011 de 5,9 M€ [de quoi faire taire toutes les mauvaises langues ainsi que les rumeurs les plus folles qui commençaient à mettre à mal l'équipe Pflimlin et son grand argentier Martin Ajdari] la situation pourrait faire illusion.

Seulement voilà, le diable se cache dans les détails et c'est précisément sur ceux du Rapport de gestion présentés donc au Conseil d'Administration, qu'il faut se pencher.

Tout d'abord, revenons sur le document de près d’une trentaine de pages intitulé " Présentation des résultats 2011".
Ce dernier, sous forme de powerpoint, ne mentionne même pas s'il s'agit des comptes consolidés du groupe ou s'il s'agit des comptes sociaux de France Télévisions SA.

Dès lors, comment ne pas s’interroger sur le pourquoi des choses !

Cette curieuse présentation donne surtout à penser que seuls les comptes consolidés seraient importants alors que le Conseil a d'abord pour mission d'arrêter les comptes sociaux de France Télévisions SA entreprise unique.

Pas de liasse fiscale ni de comptes détaillés présentés dans ce powerpoint, aucune information sur la masse salariale et les ETP...

Juste des commentaires insipides en dessous de chiffres provenant des comptes consolidés (c'est à dire incorporant les résultats des filiales telles que France Télévisons Publicité, France Télévisions Distributions, Arte, Médiamétrie, etc..)

Ce document masque en réalité une situation nettement moins flatteuse, dont le blog CGC Médias s'était fait l'écho dès le 6 avril dernier, en révélant dans un post intitulé « Pflimlin en voie de dépréciations » une perte d'exploitation 2011 comprise initialement entre 30 et 40 millions d'euros pour France Télé seule pouvant aller jusqu’à - 60 millions.

En cherchant cette fois-ci dans le "Rapport de gestion 2011" – un document, en nombre de pages, presque 2 fois et demi le précédent - on découvre finalement quelques informations astucieusement distillées.

Il faut en effet parcourir 54 pages de littérature indigeste pour découvrir le pot aux roses, à savoir que France Télévisions est bel et bien plombée par une perte d'exploitation de - 41,4M€ !!


En allant  encore un peu plus loin dans les détails, que découvre-t-on? Deux ou trois pages plus loin, que certaines recettes qualifiée de "recettes autres" augmentent miraculeusement de 22 M€ grâce à des reprises de provisions principalement liées aux programmes.

Comme chacun ne le sait probablement pas, ces recettes sont en réalité des jeux d’écritures comptables et ne représentent pas de la trésorerie à proprement parler.

Comme par hasard, c'est au milieu de la débâcle que France Télé fait des grosses reprises de provisions... Une façon de se rattraper aux branches et de masquer des pertes beaucoup plus sévères !!! Car même en étant pas expert-comptable ou expert en bilans, il y a une chose qui ne ment jamais, c'est la trésorerie. Or la trésorerie nette de France Télévisions, comme l'a révélé le blog CGC Médias dans un article intitulé « L’analyse de la CGC Média dans le droit fil des propos de Christophe Beaux administrateur de  France Télévisions » est passée de près de 200 à 72 millions d'euros fondue d'environ 123 M€ en 2011 !!!

Qui peut croire qu'avec une destruction de trésorerie de 123 M€, France Télé ait pu faire un bénéfice ? Des naïfs seulement !!!!

A quoi pensaient donc Messieurs Pflimlin et Ajdari avec une telle présentation qui voudrait faire faire gober aux administrateurs et aux représentants du personnel que France Télévisions a fait « un bénéfice » !? Comment peut-on penser que ça va passer et que personne n’y verra que du feu ?

Faut-il rappeler que France Télé n'est pas Arte, ni Médiamétrie, ni France Télévisions Publicité !? Pourtant les comptes consolidés intègrent bien le résultat de ces filiales, résultat qui ne sera reversé à France Télé que dans l'hypothèse où ces filiales décideraient de lui verser un dividende... On en est loin.

Présenter des comptes consolidés uniquement en faisant croire que France Télévisions est bénéficiaire, relève donc soit d’un tour de passe-passe, soit pire de la volonté d’enfumer le Conseil d'Administration et le CCE.
Comme nous l'avons maintes fois indiqué sur ce blog, de telles « manips » ne sont pas permises et encore moins tolérées de la part d’une entreprise que l’Etat détient à 100% et qui se doit d’être exemplaire. Elles peuvent tomber sous le coup de Justice et être punissables de lourdes sanctions.
Toujours en creusant, encore un peu plus loin, on découvre à nouveau que bizarrement, les dotations aux provisions baissent de 37 M€ entre 2010 et 2011.
Ces provisions, là aussi principalement sur programmes, ne peuvent que laisser perplexes. Soit le niveau des programmes s'est considérablement amélioré, au point qu'il soit possible de réduire les dépréciations (le lecteur aura tout loisir de méditer ici cette phrase, notamment au regard des audiences de France Télévisons mais aussi et surtout en fonction de tous ces programmes arrêtés au bout de quelques numéros n’ayant comme le disent les chaines « pas trouvé leur public » ), soit là aussi il s'agit, par un jeu d'écritures comptables visant à minimiser une réalité financière des plus graves et des plus préoccupantes.

A supposer que les reprises de provisions et les dotations aux provisions de 2011 aient été du même niveau que 2010, France Télévisions aurait en réalité pu afficher une perte d'exploitation de - 101 M€ !!!

Cette perte d'exploitation aurait en fait été bien plus cohérente avec une variation de trésorerie nette de -123M€ et une destruction de la capacité d'autofinancement de 55 M€.

Tout cela nous renvoie à la question que  la CGC Média s’est posée à maintes reprises sur la sincérité des comptes présentés au Conseil d'Administration du 30 mai 2012 et après coup et en totale entrave pour la seconde fois, au CCE et à ce qu’ils ne reflètent pas la réalité financière dégradée de France Télévisions.

Il conviendra, en l’espèce, de vérifier si ces écritures de provisions n’ont pas été ajustées entre mars et avril 2012 par la direction de manière à « masquer les pertes ». Il y a au regard de tout ce qui précède de bonnes raisons de s’y intéresser et de saisir qui de droit afin de faire le constat et d’établir clairement les responsabilités.

Avant la tenue du CCE de France Télévisions, le bloc CGC Média publiera un article encore plus dans le détail au cas où le cabinet chargé par l’Instance de fournir aux élus une analyse plus fine, plus technique et donc plus pointue des comptes qui pourrait conduire au vote d’un DROIT D’ALERTE, ne serait pas en mesure de la faire !  

mercredi 20 juin 2012

Pflimlin se tire une balle dans le pied en tentant de mouiller Élysée avec un marché de dupe!


Pflimlin se tire une balle dans le pied en tentant de mouiller Élysée avec un marché de dupe!

Dans l’un de ses « indiscrets » de l’Express intitulé ce 20 mai 2012 : «Rémy Pflimlin veut restructurer France 3», le titre de Presse indique que « Le président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, voudrait restructurer France 3 en échange d'un engagement de l'Elysée pour la fin de son mandat. » 

Et d’ajouter : « Nettoyer, de fond en comble, la poudrière syndicale qu'est France 3, c'est le chantier déraisonnable auquel veut s'attaquer Rémy Pflimlin en quête d'un projet qu'il voudrait conduire, en échange d'un engagement de l'Elysée pour la fin de son mandat, le PDG de France Télévisions veut restructurer le "mammouth" »

"La poudrière syndicale qu'est France 3"  pour Pflimlin, c’est principalement la « filière prod » le fief de le cgtDonc selon l’Express en échange d'un engagement de l’Élysée pour la fin de son mandat, Pflimlin serait prêt à dégraisser le "mammouth" et à taper sur sa poudrière syndicale !!!!

Où est passé le Pflimlin qui déclarait dans une interview au quotidien « Le Monde », la veille du premier tour de l’élection présidentielle  je ne changerai rien si François Hollande devient Président de la République en ajoutant "Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, je continuerai avec le soutien et la confiance de l’État, à moderniser France Télévisions?  

Il était déjà particulièrement gonflé le bonhomme pour condescendre à travailler avec François Hollande s’il était élu Président de la République  le voila qui met aujourd’hui la fin de son mandat en jeu 

Il s’occuperait de « Nettoyer, de fond en comble, la poudrière syndicale de France 3,  [la  filière prod…quoi d’autre !?]  fief de le cgt et dégraisserait le "mammouth" en échange d'un engagement de l’Élysée pour la fin de son mandat….

Il aurait d’ailleurs déjà discuté préalablement avec un certain "Marco" du changement de statut de la filière !!!!!


Imaginerai-t-il forcer ainsi une quelconque négociation pour son départ ? Tout ceci est pathétique.






mardi 19 juin 2012

Un homme de Caron contre une femme de ministre!


Un homme de Caron contre une femme de ministre!

Aymeric Caron, journaliste radio pour Europe 1, journaliste télé grand reporter en 1999 pour Canal+ qui a rejoint Direct 8 en mars 2012 pour présenter « Basé sur des faits réels » (émission qui revenant sur des événements historiques célèbres), remplacera Audrey Pulvar dans « On n'est pas couché », l'émission de Laurent Ruquier.

Comme l’avait annoncé Audrey Pulvar dans son interview exclusive à « Libération » réalisée par Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos, elle ne participera plus à la rentrée prochaine à  l’émission du samedi soir sur France 2 «On n’est pas couché ». 

Cerise sur le gâteau, Pflimlin « l’homme des déjeuners anticonstitutionnels », lui a même précisé « qu’il n’y avait pas de place pour elle sur le service public » (dixit l’intéressée dans Libé). La compagne du ministre du redressement productif n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins pour parler de la manière dont Pflimlin lui a annoncé la chose, le 1er juin dernier  « le projet de magazine culturel du jeudi dont j’avais parlé avec Bertrand qui m’a orienté vers un débat de société pour lequel j’ai fait un pilote…était enterré, pas assez divertissant. De plus  qu’il avait déjà quelqu’un pour le magazine culturel »… «Peut-être en janvier.» !!!!!!

Tout dans la délicatesse ce Pflimlin répondant à Audrey Pulvar qui indique réfléchir à quelque chose d’autre : «Enfin, Audrey, on est le 1er juin, les grilles de septembre sont bouclées.».

Comme le dit si bien la journaliste: « Oui, c’est ça, prends-moi pour un jambon. Ça fait vingt ans que je fais ce métier, j’ai rarement vu les chaînes de télé boucler leurs grilles de septembre le 1er juin, surtout si elles ont envie de travailler avec quelqu’un. Non seulement je suis cataloguée «femme de», mais en plus on me prend pour une conne : c’est doublement désagréable. »

C’est donc Aymeric Caron qui devrait former  avec Natacha Polony, à la rentrée 2012, ce nouveau duo de chroniqueurs dans l’émission.

Quant à Pflimlin après avoir fait s’étrangler le chef de État en apprenant sa récente démarche culinaire visant à le contrer, il y a fort à penser qu’en communiquant sur le fait qu’« Audrey Pulvar n’étant pas sous contrat avec France Télévisions, on ne lui doit rien », le ministre qui partage la vie de la journaliste, lui aussi devrait avoir du mal à digérer !!!!!

vendredi 15 juin 2012

France 4 au dessus des lois….Emmanuelle Guilbart et Rémy Pflimlin en essuieront les conséquences.


France 4 au dessus des lois…. Emmanuelle Guilbart et Rémy Pflimlin en essuieront les conséquences.

Dans notre avant dernier post intitulé « Emmanuelle Guilbart à France 4 divise pour mieux régner…plus pour longtemps ! » nous indiquions que cette dernière s’apprêtait à réorganiser France 4 sans passer par le CCE comme c’est pourtant une obligation légale. C’est chose faite aujourd’hui en totale entrave.

Les collaborateurs de France 4 qui avaient appris officiellement de la bouche même d’Emmanuelle Guilbart dans une réunion mensuelle d’avril 2012, le départ de Vincent Broussard directeur des acquisitions de France Télé, nommé par elle en janvier 2011 directeur de l’Antenne et des Programmes de France 4, ont donc appris en mai à la réunion mensuelle suivante que Sandrine Roustan était nommée en directrice des Programmes de France 4 et Cyril Giraudit directeur de l’Antenne.

Emmanuelle Guilbart a donc mis en application l’adage populaire « En mai, fait ce qu’il te plait »

Les deux intéressés remplaçant chacun 1/3 de Vincent Broussard étaient bien évidemment présents à cette réunion d’intronisation….le troisième 1/3 serait pour Tania Khalil dont le nom circule avec insistance, promue au poste de directrice des acquisitions de France Télé.

Emmanuelle Guilbart assure que cette réorganisation est faite avec le plein accord de Rémy Pflimlin qui lui fait une confiance aveugle et que celle-ci sera soumise à l’information et la consultation du CE Siège prévu les 21 et 22/06/2012.

Ceci est totalement faux…et de surcroît les nominations auront eu lieu ! Emmanuelle Guilbart raconte des craques.

A ce jour, aucune information et encore moins de consultation, n’ont été mises à l’ordre du jour du CE Siège prévu les 21 et 22/06/2012…Pour couronner le tout, Emmanuelle Guilbart a semble-t-il annoncé « le 14/06/201, « que cette réorganisation ne ferait l’objet que d’une simple note interne non soumise aux instances représentatives du personnel. »

Un organigramme de cette "nouvelle organisation" existe bien, encore  non encore officiel et surtout établi de manière arbitraire sans tenir compte des situations des uns et des autres mais pas encore communiqué…est-ce bien utile puisque tout est fait !?

Le pompon comme nous l’indiquions, également annoncé en réunion de programme (lundi 11/06/2012) c’est l’auto proclamation de Madame Gauchy qui s’est présentée en qualité de nouvelle Secrétaire Générale de France 4 Chargée des relations institutionnelles.

Qu’est-ce que c’est que cette embrouille ? Il y a déjà une  Secrétaire Générale à France 4 depuis plus d’un an !!!!  

Il est grand temps que cesse à France Télévisions « la foire à l’andouille » et que l’État actionnaire tape le plus rapidement possible du poing sur la table pour que le foutoir indicible qui règne à France Télé, la politique de la terre brûlée mise en place par quelques uns et la casse de l’entreprise, soient stoppés nets.

Canal + en panne de conseil sur le dossier de rachat Direct 8/ Direct Star dans l’attente d'approbation par de l'Autorité de la Concurrence !!!!

Canal + en panne de conseil sur le dossier de rachat Direct 8/ Direct Star dans l’attente d'approbation par de l'Autorité de la Concurrence !!!!

Voila un an jour pour jour, le 15/06/11 la presse annonçait de départ de Bertrand Méheut, patron de Canal + du « Comité des sages de Liliane Bettencourt ».

Sur la toile, on pouvait entre autres articles, lire sur le site Wansquare.com « Ami et client de l’avocat Pascal Wilhelm « protecteur » désigné de Liliane Bettencourt, le patron de Canal +,  Bertrand Méheut vient d’avertir ce dernier qu’il quittait le Comité des sages de Liliane Bettencour constitué il y a seulement quelques semaines afin de veiller sur les investissements de la principale actionnaire de Loréal… »

Pascal Wilhelm conseil de Canal + notamment sur les dossiers footballistiques intervenait aussi, semble-t-il, dans l’affaire complexe du rachat de Direct 8 et Direct Star par Canal+ face à  l'Autorité de la Concurrence toujours réticente malgré le récent feu vert du CSA.

Selon « Les Echos », Canal+ aurait donc décidé de reformuler ses propositions d'engagement dans le but de convaincre l'autorité régulatrice d'autoriser son entrée sur le marché des chaînes gratuites.

Une chose semble sure, c’est qu’en début de semaine où Canal Plus devait défendre « une nouvelle liste des engagements qu'il promet de respecter si l'opération de rachat est autorisée…mesures proposées qui ne sont pas plus contraignantes qu'auparavant (ni plus nombreuses, puisque le groupe serait passé de 7 à seulement 4 propositions), mais avec une durée d'application de ces engagements plus longues », Pascal Wilhelm n’a pu ni assister, ni conseiller  Canal + devant l'Autorité de la Concurrence. Celui-ci était en garde à vue dès lundi.


Ses avocats notent que sa mise en examen est "exclusivement à raison de ce que Mme Bettencourt n'aurait pas été en possession de tous ses moyens lorsqu'elle lui a confié des mandats, et notamment le mandat de protection future", c'est-à-dire le mandat par lequel elle le désignait pour s'occuper d'elle et de son patrimoine, justement si elle n'était plus en état de le faire elle-même.

Maître Pascal Wilhelm,  « protecteur » désigné de Liliane Bettencourt, ami et conseil du patron de Canal +  Bertrand Méheut ex membre du conseil éponyme de la principale actionnaire de Loréal, va-t-il pouvoir continuer à défendre les intérêts de Canal+ dans de telles conditions ?

jeudi 14 juin 2012

Emmanuelle Guilbart divise pour mieux régner…plus pour longtemps !

Emmanuelle Guilbart divise pour mieux régner…plus pour longtemps !

Après le départ de Cyril Hanouna pour la chaîne Direct 8 du groupe Canal+, laissant donc Emmanuelle Guilbart à deux doigts d’être nommée en remplacement de Mosca sur France 2 mais finalement restée sur France 4, la pression est montée d’un cran.

Elle minimisait ce transfert dans un premier temps, en pensant sûrement que « Touche pas à mon poste » existerait toujours mais simplement sans lui…Elle a quand même bien dû avoir un doute en écoutant sur Europe 1, dans Le Grand direct des médias, Thierry Moreau, chroniqueur de l’émission préciser: « Nous sommes en contrat avec la société de production de Cyril Hanouna et pas avec France 4. Et nous avons envie de continuer avec Cyril. ».

Puis il ya eu le départ de Vincent Broussard directeur des acquisitions de France Télévisions mais également directeur de l’antenne et des programmes de France 4 (3 en 1) pour rejoindre le groupe TF1 en tant que directeur général adjoint antennes, programmation et programmes pour les chaînes TMC et NT1 à compter de juin 2012…dont le blog CGC  a révélé le 1er juin dernier les conditions et dont elle se disait, en petit comité, pas attristée plus que ça !!!!

Cela faisait déjà beaucoup ! Aujourd’hui, la même Emmanuelle Guilbart qui se revendique haut et fort de l’entier soutien de Pflimlin, a annoncé le changement dans les grandes largeurs niveau organisation à France 4…et ne lui parlez surtout pas des procédures, des instances de représentation du personnel, du CE Siège, CHS-CT ou encore du CCE, elle passera outre !!!!!

Avec une vingtaine de collaborateurs environ, France 4 qu’elle dirige, ne va tout de même pas perdre son temps à « consulter » pour quelques petites modifs.

Ainsi, Emmanuelle Guilbart a visiblement déjà annoncé que le poste de Vincent Broussard qui était directeur des acquisitions de France Télévisions mais également directeur de l’antenne et directeur des programmes de France 4, serait réparti sur 3 personnes :

-          Un poste de directrice des acquisitions de France Télévisions,
-          un poste de directeur de l’antenne de France 4 ;
-          et un autre poste de directeur des programmes de France 4.

Ce n’est pas officiel mais elle a déjà donné les noms.

De même, elle a validé la présentation ce matin dans le cadre du Comité de programmes hebdomadaire sur France 4 d’’une nouvelle recrue, en tant que « Secrétaire Générale en charge des relations institutionnelles » ….Kesako ?
C’est le délire total…quelles « relations institutionnelles » ? 

Décidément ces dernières temps à France Télévisions, comme dirait la chanson, c’est « Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plait, plait, plait… »

Il semble bien quand même que ce soit la goutte d’eau qui fasse ici déborder le vase…Quant aux élus tous azimuts, les voila prévenus…c’est Emmanuelle Guilbart qui décide et personne d’autre !

loi audiovisuelle au printemps selon "Le Monde"...cela pourrait être plus rapide!

La réforme de l'Audiovisuel pour bientôt !

Fin mai, Aurélie Filipetti la ministre de la Culture et de la communication avait annoncé « faire de la réforme de l'audiovisuel public une priorité »elle avait d’ailleurs précisé qu’ «Une première réforme de cette promesse de campagne de François Hollande sera proposée avant le début 2013 ». 

Avec entre autres :

- Le mode de nomination des présidents de l'audiovisuel public réformée d'ici début 2013.

- Les membres du CSA [ou de l’instance réformée] nommés par les commissions culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le mandat de l'actuel président du CSA Michel Boyon comme deux autre membres, s'achève le 25 janvier 2013….Ce nouveau « conseil de l'audiovisuel » changera peut-être de nom pour l'occasion.

- Le moratoire sur  la fusion entre RFI et France 24 qui pourrait se traduire par un arrêt pur et simple [Jean-Paul Cluzel ayant été nommé entre temps à une mission d’évaluation devrait rendre ses conclusions avant le 22 juin].

Etc….

Selon « Le Monde » du 13/06 (Voir la demi-page du quotidien en fin de post) ce serait plutôt pour le printemps ! Le quotidien de citer le député PS Michel Françaix qui indique « On se donne un peu de recul pour avoir une réflexion plus globale ».

Au regard de :

-   l’état calamiteux des finances de France Télévisions avec un siphonnage des 2/3 de sa trésorerie passant de 200 M€ à 72 M€ ;

- du probable manque à gagner en recettes publicitaires 2012 engloutissant vraisemblablement la quasi totalité du peu de trésorerie restant ;

-  mais également le manque à gagner de quelques 210 M€ dû à l’annulation plus que prévisible par Bruxelles du versement de la taxe par les opérateurs de téléphonie mobile imposée par la loi de mars 2009 ; 


le calendrier pourrait plus être celui de la ministre.


Négo d’une convention commune à TF1, M6 et C+: qui ose dire encore que ça continue ? Ah ! bon !


Négo d’une convention commune à TF1, M6 et C+:  qui ose dire encore que ça continue ? Ah ! bon 
(voir aussi http://www.cfecgc-canal.blogspot.fr/2012/06/convention-collective-de-branche-2-ans.html)

Rappel, chronologie et épilogue d’une démarche discutable:

Des syndicats dubitatifs :

Courant 2010, le STP, Syndication des Télévisions Privées, qui regroupe donc TF1, M6 et Canal + et qui se retrouve ponctuellement sur quelques thèmes communs lorsqu’il s’agit de défendre quelques intérêts partagés même si les spécificités des uns et des autres les éloignent plus qu’elles ne les rapprochent… a décidé d’inviter les 5 organisations syndicales représentatives au plan national à négocier une convention collective interentreprises qualifiée par le STP de « convention de branche ».

A ce stade, il est utile de préciser qu’une « branche de l’audiovisuel » n’existe justement pas; s’il y avait une « branche » pour l’audiovisuel, elle regrouperait aussi bien le secteur public et privé de la télévision…Parlons donc plus, ici, de « bourgeon » que de branche.

Quelques mois passèrent et début 2011, revoilà les 5 organisations syndicales représentatives nationales, toujours autour d’une grande table du côté de Malakoff, face aux employeurs du STP auquel l’ACCeS Association des Chaînes du Câble et du Satellite était venu s’ajouter.

Ça n’avait pas très bien commencé…une majorité de syndicat parlait préalablement « périmètre » alors que le STP proposait, ni plus ni moins de réinventer le droit social… et surtout de faire évoluer « le contrat de travail » !

Des employeurs étonnés !!!!! :

Certains n’ont peut-être jamais imaginé  travailler toute une vie en CDD mais, là, ça devenait possible ! C’était à qui trouverait la meilleure proposition pour tenter de précariser un peu plus l’emploi, tout à l’encan… Le « contrat sur objectifs » entre autres, était mis en avant comme l’un de ces contrats indispensables à intégrer dans les textes. [détail important, ces types de contrats ne se trouvent pas dans le Code du travail]

En essayant d’inventer une nouvelle forme de contrat de travail qui vise à transformer le salarié en contractuel provisoirement intégré, une sorte de « permittent » [contraction de intermittent et permanent], cadre de passage sur 18 mois ou 36 mois jeté ensuite aux oubliettes, qu’espérait le STP ?
Voulait-il avec un projet « hyper » libéral d’assouplissement du droit du travail, la fin de la gestion des contrats de travail et des carrières ou de l’accompagnement des plus de 50 ans ? Plus besoin de plan social avec du jetable en permanence ! Tous Intermittents avec les inconvénients mais sans les « avantages » (si tant est que l’on puisse utiliser ce terme !)

Retiré du texte sous peine d’arrêt immédiat des négociations, ce « chapitre » réapparaitra puis disparaitra à nouveau quelques mois plus tard…

Il était dès lors hors de question pour les représentants des syndicats, le SNPCA-CGC en tête,  d’accepter cette remise en cause fondamentale du droit du travail et, le cas échéant, que l’audiovisuel privé devienne un lieu d’expérimentation sociale ou diverses formes de CDD seraient la règle!

Les employeurs se sont étonnés des réactions pourtant très logiques au regard de l’ensemble des textes, principes et lois qui réaffirment systématiquement que l’emploi permanent à temps plein reste la règle…tout juste si les positions des syndicats n’étaient pas jugées «archaïques» !

Des contours mal définis :

Plus les semaines passaient, plus l’impression d’une négociation mal préparée, aux contours flous, aux ambitions peu acceptables…s’installait. Puis vinrent l’étonnement et le doute….Comment et pour quels motifs inavoués ou inavouables, trois des plus grands groupes audiovisuels de France tous pourvus d’accord d’entreprise, se lançaient-ils dans un bricolage social de haute voltige qui ne devait aboutir sur rien ?

L’aventure, à l’initiative du STP dans laquelle étaient entraînés les partenaires sociaux, est étonnante. Personne ne fut quasiment informé de ce projet « d’écriture » de cette nouvelle convention collective, évidemment élaboré bien en amont des négociations, avant janvier 2011 période à laquelle tout le monde le découvrit sans aucune autre forme de procès ! De rebondissements en rebondissements, de découvertes partielles en découvertes partielles, d’atermoiements en reculades, la négociation allait inévitablement prendre le chemin de l’impasse.

Pour essayer d’obtenir une majorité de signataires (3 des 5 syndicats) tout fut bon. Caresses dans le sens du poil ici, là des engagements internes aux entreprises pour faciliter telle négociation ou tel accord avec une organisation en particulier, recevant les uns, ignorant les autres, tentant même de taper plus haut en « sensibilisant » la Fédération voire la Confédération de chacun… une forme de navigation à vue, d’improvisation ! Trois d’entre elles sur cinq ont d’ailleurs fait savoir que si le texte venait à être signé minoritairement, elles feraient valoir leur droit d’opposition.

Des suspicions légitimes :

Alors que l’ensemble des organisations syndicales autour de la table exigeait des employeurs « une lettre d’intention » - une des toutes premières demandes faites par la CGC -  aucun engagement écrit pour le respect des textes appliqués dans chacune des entreprises CANAL+, TF1 et M6 où des accords collectifs sont appliqués depuis des années voire des décennies, cette dernière n’a pas formellement le jour !

Il ne s’agit pas les bruler sur la place publique pour un vulgaire plat de lentilles, l’ensemble d’un texte même s’il tend plutôt à faire reculer le droit social interne de chaque entreprise en inventant, entre autres, des dispositifs sociaux inexistants ou encore en développant le recours aux contrats de travails précaires pour le plus grand nombre…non ! Dans de telles conditions et devant de telles incertitudes, comment ne pas avoir de légitimes suspicions sur les intentions des employeurs ?!

Epilogue :

La négociation a quasiment débuté en 2011 ; le délai pour aboutir à la signature d’un texte avait initialement été fixé au 19 décembre de l’année dernière. Le STP a bien calé après coup, deux réunions additionnelles pour procéder à quelques derniers « ajustements » avec un délai supplémentaire pour signer mais, nous sommes en juin 2012, et de texte signé il n’y a point.
Les dizaines de réunions qui ont eu lieu, n’ont pas permis de proposer des aménagements nécessaires assurant un minimum de sécurité aux salariés du secteur de l’audiovisuel privé.

Il ne suffit pas d’annoncer un peu partout que la négociation continue pour que cela soit !

Les représentants des personnels des entreprises de TV privées savent ce que veut dire « négocier » ; elles l’ont déjà prouvé par le passé lorsqu’il s’est agi par exemple de finaliser sous l’égide du ministère, « l’accord national pour sécuriser les emplois des intermittents du spectacle ».
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la négociation pour un texte commun au Privé, n’a pas pris la même tournure.

Un texte à contrecourant de ce qu’il faut faire…

Affaiblir encore plus le contrat de travail, ne parait pas être une issue…Il serait plus  judicieux de le renforcer. Chacun sait, combien des entreprises du secteur soufrent de cette gestion de court terme, d’abord financière mais aussi humaine. Ces politiques qui provoquent tant de dégâts sur les femmes et les hommes qui s’échinent à atteindre des objectifs souvent incompris et qui finissent par craquer, perdant au passage la confiance en leur employeur, parfois en eux-mêmes. Il est indispensable de retrouver le chemin du respect du salarié.

La fin annoncée qui se profile en forme d’échec de cette négociation,  laissera forcément des traces. Qui peut dire aujourd’hui si la négociation initiée par cette syndication d’employeurs qu’est le STP, représentant des intérêts sectoriels sans commune mesure avec l’évolution du business dans l’audiovisuel sur tous supports, la TV connectée, l’internationalisation de la diffusion des contenus…ne sera pas demain plus large et plus axée sur une branche plutôt que sur un secteur ?!

Comment ne pas vouloir mettre un terme à la dérive dans la gestion des ressources humaines tant de fois constatée ? Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour consacrer une gestion humaine des ressources et non plus une gestion des ressources humaines !
Regroupons les acteurs, tous les acteurs du secteur, discutons clairement des objectifs, remettons le couvert dans la plus totale transparence et le respect des partenaires… Partons d’un état des lieux avec d’une analyse sérieuse de l’organisation sociale des entreprises concernées,  

C’est la garantie de faire œuvre constructive pour le bien des économies mais aussi et surtout des milliers de salariés du secteur !