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vendredi 5 avril 2013

Pas de sanctuarisation du budget des Outremers mais tapis rouge pour celui du « numérique » de Patino.


Hier, dans un article intitulé « Pflimlin devrait ne pas signer le COM ! », le blog CGC Média indiquait que lors de la réunion de l’ensemble des directeurs régionaux pour l’Outremer organisée par Pflimlin à Malakoff, mercredi 3 avril au matin, ces derniers ont bien compris qu’ils allaient devoir se serrer la ceinture et que contrairement au « numérique » de Patino, il ne fallait pas s'attendre à une sanctuarisation du budget de l'Outremer !!! 

Ils vont, ici, en avoir un exemple : 

Laurence Pennera qui avait été nommée, le 5 octobre 2010, directrice de l’Université France Télévisions, en remplacement à ce poste Alain Dupeyron qui avait fait valoir ses droits à la retraite, devrait être nommée Secrétaire Générale au « numérique » de Patino…eh oui ! que voulez-vous, il ne peut pas être partout cet homme là, alors il faut bien un Secrétaire Général (en l’occurrence « une »).

Cette nomination aura pour effet de basculer ses deux « adjointes », Dominique Champier et Anne Daroux (responsable du « e.learning » [formation à distance…ça doit toucher entre 100 et 200 personnes au maximum]) en intérim pendant les trois mois à venir. 
Et après ?? 

Elles devraient pour l’heure continuer de dépendre d’Augustin Hoareau toujours DRH France Télévisions dont normalement dépendent tous les autres DRH qui après une réforme qui ne dit pas son nom dont France Télévisions a l’habitude, ne devraient bientôt plus dépendre de lui ! 

Si tel est le cas et qu’aucun DRH ne dépende plus d’Augustin Hoareau, quelles seront donc ses fonctions et l’Université France Télévisions sera-t-il le seul secteur qui lui restera ?

jeudi 4 avril 2013

Pflimlin ne devrait pas signer le COM !

Ils sont nombreux à se réjouir, certains à mots couverts, d'autres n'ayant pas peur de le dire, du départ de Bercy de l'ex ministre délégué au budget...pensant peut-être que son remplaçant serait plus coulant et sûrement moins intransigeant.
Mauvaise pioche. Le nouveau ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve pour essayer de boucler son budget 2014 a imaginé "récupérer 2€ sur les 6€ d'augmentation de la redevance télé qui s'élève désormais à 131 euros par foyer français et avaient été votés au titre du budget 2013".(selon un récent article du Figaro)
Toujours selon le Figaro, ce dernier devait rencontrer, ce jeudi, sa collègue de la Culture Aurélie Filippetti pour tenter de se mettre d'accord.
Pflimlin surfe sur la vague, il se dit sûrement qu'en ce moment la une de l'actualité n'étant pas vraiment sur lui, il peut  continuer de tacler l'actionnaire en prônant une nouvelle hausse de la redevance ou encore le retour de la pub après 20h!
Illustration:
Hier, mercredi 3 avril au matin, Pflimlin avait réuni à Malakoff, l’ensemble des directeurs régionaux  pour l’Outremer. Pour leur dire quoi ?...Que la situation est plus que préoccupante, qu’il va falloir se serrer la ceinture et que contrairement au « numérique » de Patino, il ne faut pas s'attendre à une sanctuarisation du budget de l'Outremer !!!

Elle l’était déjà préoccupante la situation…ne serait-ce qu’au niveau des audiences!

Malgré les recommandations des précédents dirigeants qui avaient alerté et fait la liste des mesures à mettre en place, Pflimlin et Esclatine qui ont préféré ne pas en tenir compte, ne peuvent à présent que constater, avec les derniers  chiffres sortis, que les « audiences des Outremers 1ères » qui n’ont fait que s'effondrer depuis 2 ans, sont aujourd’hui catastrophiques.

La faute à qui ?...pas à l’État que Pflimlin essaie vainement de rendre responsable de tous les maux; bien évidemment non! Il ne serait d'ailleurs pas étonnant que de nombreux acteurs ultramarins en appellent au ministre des Outremers Victorin Lurel....à moins que ce ne soit déjà fait ! 

Alors Pflimlin peut bien évoquer publiquement, les « efforts » supplémentaires d’un « surgel » [rien à voir avec Findus] d’un peu plus de 30M€ qui lui serait imposé, en mentionnant que dans de telles conditions, il ne signera pas le COM…personne n’est dupe.

Quant au rôle de l'État dont le Chef peut pourtant révoquer l'intéressé à n'importe quel moment et à son avis sur cette probable non signature, demandez-lui donc ce qu'il  pense de ce bras de fer médiatique !!!

mercredi 3 avril 2013

David Kessler retrouve son copain Pascal Houzelot venu se « plaindre » de l’Audiovisuel Public, à la table de l'Élysée.


Incroyable mais vrai. Hier, mardi 2 avril, François Hollande a donc reçu à l'Élysée (dans un climat assez particulier) Nicolas de Tavernost (M6) en tête de cortège, suivi de Christopher Baldelli (RTL Group), Alain Weill (NextRadioTV), Denis Olivennes (Lagardère Active), Jean-Paul Baudecroux (NRJ Groupe), François Morinière (L'Équipe) et Pascal Houzelot (Numéro 23)…
 
Souvenez-vous, Pascal Houzelot c’est le promoteur avec David Kessler de «TVous » rebaptisée depuis « Numéro 23 » (cf l’article du « Canard enchaîné » intitulé : « Une drôle de télé grandit sous l’aile de l'Élysée » un peu plus loin dans le post) une des six nouvelles chaînes de la TNT pour laquelle  ils sont allés tous deux, allé faire la promotion devant le CSA.



«Pascal [Houzelot] je le connais depuis quinze ans…», répondait David Kessler conseiller culture et communication de François Hollande,  aux questions du journaliste du « Canard enchaîné » (publié le 18 juillet 2012) qui l’interrogeait sur ses allers et venues à l’Élysée, en laissant entendre qu’à sa dernière rencontre au Château « il était venu voir quelqu'un d'autre à l’Élysée et était passé "amicalement" boire un café.» (l’article ne dit d’ailleurs pas qui, à part David Kessler, Pascal Houzelot allait voir !)


Y-a-t-il eu « café amical » hier entre David Kessler et Pascal Houzelot qui se connaissent donc depuis 15 ans, avant le tour de table en présence du Président de la République et de la Ministre de la Culture et de la Communication ?

Qu’allait donc demander, entre autres, Pascal Houzelot au Chef de l’État et à la Ministre ?

Que le téléspectateur-contribuable qui vient financer le service public de l'audiovisuel notamment avec une augmentation de 6€ de la redevance cette année, continue de compenser les mesures décidées par Nicolas Sarkozy, à savoir la compensation de l’arrêt de la pub après 20h sur France Télé.

Mieux…Qu’en 2016, l’État étende la fin de publicité sur France Télévisions après 20 heures à l'ensemble des programmes et donc que ce téléspectateur-contribuable la compense en déboursant toujours plus.

Ils ont d’ailleurs redit en cœur que « sinon, c’est  tout l'équilibre du paysage audiovisuel français qui serait aujourd'hui menacé ».

Mais un seul a visiblement trouvé la solution : Pascal Houzelot qui vient comme l’avait déjà révélé le « Canard enchaîné » du 18 juillet 2012 dans son article « Une drôle de télé grandit sous l’aile de l'Élysée » qui débute ainsi « Qui a pensé que le montage « TVous/France 24/France Télévisions »  passerait comme une lettre à la poste ? » et se poursuit par un sous titre plus que parlant « La chaine privée TVous [Pascal Houzelot donc] va carburer aux programmes publics avec la bénédiction du conseiller audiovisuel de François Hollande, qui avait participé à sa création », de récidiver.


En effet, depuis « TVous » ne s’appelle plus « TVous » sur la TNT mais « Numéro 23 » mais Pascal Houzelot, l’ami de 15 ans de David Kessler, est toujours le patron. A ce titre, il vient de signer avec France 24, un contrat qui lui permet de diffuser un peu plus de 3 heures de programmes de France 24 et donc de les commercialiser sur les écrans de « Numéro 23 » !!!! (c’est encore un scoop « Le Canard » qui le sort)
 
Un contrat (initialement avec « TVous ») 


dont David Kessler avait dit au "Canard" ne pas s’occuper (du dossier) mais avait pourtant déclaré "l’avoir dit à Remy Pflimlin, le pédégé de France Télévisions et ses collègues de Matignon et de la Rue de Valois" ],

et dont le cabinet d'Aurélie Filippetti dans un étonnant rebondissement, avait indiqué "chez la ministre, on indique que la DGMIC Direction générale des médias et des industries culturelles s'est opposée, « il y a déjà un mois », au rapprochement entre TVous et France 24. ",

qui refait donc parler de lui
 
Il fallait y penser :

- Reprendre sur une chaîne privée des images du Service Public totalement payées par le contribuable,

- Récupérer les recettes publicitaires que leur rediffusion sur « Numéro 23 » engendreront quitte à en reverser à France 24 une petite partie ?

- et ensuite aller râler à l'Élysée pour la suppression totale de la pub sur les chaînes publiques et la compensation du manque à gagner par les contribuables…c’est du gratiné !!!!!


Quelle idée inouïe !!!! Balayés les propos de Nicolas de Tavernost qui avait pour sa part déjà, lancé à la Presse avant cette rencontre « l’État ne peut pas à la fois dire : allez-y les gars, on lance des chaînes, il faut de la diversité dans les chaînes commerciales, il faut de nouveaux acteurs et des acteurs historiques. Et d'un seul coup, tirer le tapis en disant : écoutez, c'est dommage, mais la publicité qui devait financer toutes ces chaînes, on la remet sur le secteur public. Cela ne nous semble pas cohérent ».

C’est quand même incroyable d’ailleurs. Avec de tels propos, on pourrait croire que l’État a quasiment poussé ces sociétés commerciales audiovisuelles – presque contre leur gré - à se positionner sur les nouvelles chaînes de la TNT !

C’est un peu comme si un français lambda venait expliquer qu’il avait acheté une voiture  l’État l’y aurai quasiment poussé en expliquant tous les jours aux infos que le marché automobile allait mal, …et qu’ensuite « il tirerait d'un seul coup le tapis, en augmentant  l’essence ainsi que les frais inhérents au véhicule ».

Ben voyons !!!! Et donc aux français de payer même ceux qui n’ont pas de voiture.

Le blog CGC a gardé les propos les plus croustillants pour la fin : « On nous a demandé d’y aller mais le marché publicitaire est-il capable de supporter une telle offre de programmes, avec un public de plus en plus segmenté pour une offre TNT de 18 chaînes privées en 2012, auxquelles s'ajoutent 7 chaînes publiques ? »

Réponse des intéressés dans la foulée « En 2012, le marché publicitaire, tous médias confondus, a enregistré un recul de 3,5%. Si la télévision continue à capter l'essentiel des recettes publicitaires, avec 3,337 milliards d'euros en 2012, elle accuse elle aussi un recul de 4,5%. La situation est également délicate pour la radio, qui bien qu'écoutée par plus de 43 millions de personnes chaque jour, reste le parent pauvre de la publicité, avec seulement 739 millions d'euros de recettes en 2012, en recul de 1,2% (source Irep). » Vite un Kleenex.  

C’est un peu fort de café, tout de même...et c'est le téléspectateur-contribuable qui devrait passer au tiroir-caisse ! Non mais ça ne va pas!

Le Président de la République si les participants à la petite réunion s’accordent à dire qu’"ils ont l'impression d'avoir été entendus", n’a fait aucune annonce. Il s’est contenté de redire "qu'il remettrait les choses à plat si la taxe Télécom qui finance le service public aujourd'hui était remise en cause par Bruxelles.  En dehors de cette hypothèse, il a clairement exclu un rétablissement de la publicité après 20 heures".
 
Chacun sait aujourd’hui que l’État a provisionné sur ses comptes la somme de 1,3 milliard d’euros, justement en fonction de cette hypothèse qui risque fort de devenir réalité, Bruxelles ayant déjà fait savoir qu’elle devrait demander le remboursement de cette taxe pas du goût de la Commission Européenne qui rapporte près de 400 millions d'euros par an à France Télévisions !

Et comme dit la chanson "Avoir un bon copain, Voilà c'qui y a d'meilleur au monde"

mardi 2 avril 2013

Non, le communiqué d’autosatisfaction de France Télévisions pour son Grand soir, n’est pas un poisson d’avril.

A tous ceux qui ont cru à un poisson d’avril, le blog CGC Média est contraint de préciser qu’il n’en est rien.

En effet, même si le communiqué n’a pas été envoyé en fanfare à l’ensemble des média, France Télévisions préférant le cantonner à son site, les quelques lecteurs qui ont cru à une farce en découvrant le texte le lundi 1er avril, au sortir du weekend, ont dû se rendre à l’évidence, le texte publié juste avant, le vendredi 29 mars, était bien réel.

Voila ce que dit le communiqué de la direction de France Télé (découvrez l’intégralité en fin de post): « Lancé en début de semaine, "Le GRAND SOIR/3", présenté par Louis Laforge et Patricia Loison, a rassemblé en moyenne (du lundi au jeudi)  près de 900 000 téléspectateurs pour 6,1% de PdA.
Le premier numéro,  du "GRAND SOIR/3" a gagné 115.000 téléspectateurs et 1 point de PdA par rapport à la moyenne de la case depuis janvier.
Mercredi soir, ce rendez-vous d'information et de débat a connu son meilleur score de la semaine en rassemblant  934 000 téléspectateurs pour 6,7 % de PdA. »  

Il faut quand même oser: « Mercredi soir, ce rendez-vous d'information et de débat a connu son meilleur score de la semaine en rassemblant  934 000 téléspectateurs pour 6,7 % de PdA. » dit l’auto-satisfecit !!!! Pour cause, les autres audiences étaient proches des 5% et quelques.
Laisser croire en quelques lignes que l’émission est un succès avec une pointe le mercredi à 6,7% alors que la moyenne de la semaine est à 5,9% et que de surcroît elle gagnerait en téléspectateurs avec 1 point de plus depuis janvier – ce qui est faux évidemment –  il faut quand même le faire !

Voici d’ailleurs les chiffres de la semaine à compter du 25/03/13 date de lancement :
- lundi 25/03   « Le Grand Soir » sur F3: 6,4%
                          F2 à la même heure :     12, 3%
- mardi 26/03 « Le Grand Soir » sur F3: 5,5%
                           F2 à la même heure :    10,2%
- mercredi 27/03 « Le Grand Soir » sur F3: 6,7% donc
                           F2 à la même heure :    10,9%
- jeudi 28/03   « Le Grand Soir » sur F3: 5,8%
                           F2 à la même heure :     5,3%
- vendredi 29/03 « Le Grand Soir » sur F3: 5,3%
                           F2 à la même heure :         6,1%

Il est totalement hallucinant de constater qu’avec une émission qui ne rassemble en moyenne que 5,9% (et encore, la curiosité d’un nouveau RDV a joué !) France Télévisions, non seulement communique mais surtout en fait des gorges chaudes !

C’est le genre de communiqué d’auto-congratulation dont France Télévisions a l’habitude et qui ne trompe personne mais se trouve être dans le droit fil de l’ensemble des communiqués du groupe. 

Du reste Télérama ne s’y est pas trompé. Dans un article intitulé : « France Télévisions, ses binômes et son trophée », le magazine télé raille le « Trophée des binômes PDG/DRH 2013 »  dont le journaliste ignorait l’indispensable existence [il n’est pas le seul] jusqu’à réception du communiqué de presse de France Télé. » 

Qu’est-ce qu’on vous disait le fameux « communiqué de presse de France Télé » laudatif à souhait ! 

Télérama vous en livre un extrait « Lors de la 10e cérémonie des Trophées des binômes PDG/DRH, (…) Rémy Pflimlin, Président-directeur général de France Télévisions, et Patrice Papet, Directeur général délégué à l’organisation, aux ressources humaines et au projet d’entreprise du groupe, ont reçu le trophée des binômes de l’année PDG/DRH des pertinences (sic). »…
Surréaliste. Le magasine télé poursuit en ironisant « Premier fruit de cette stratégie développée par les heureux lauréats, le Grand Soir 3, nouvelle émission d’information qui doit occuper une heure d’antenne avec le même budget que l’ancien JT de vingt minutes. Et avec, pour le présenter… un binôme !
Celui-ci mériterait de recevoir le trophée des binômes homme/femme des clichés. Patricia Loison, qui excellait à la présentation du Petit Soir 3, se trouve reléguée dans le décor de l’immense plateau (aussi vide que les caisses de France Télévisions), tandis que Louis Laforge occupe le premier plan, lance les sujets, se réserve l’actualité sportive et l’animation d’un débat. Sa co-présentatrice poireaute, debout, attendant d’être sollicitée pour « le rappel des titres » Et pour servir le café ? Ou pour dactylographier le communiqué dans lequel la direction de France Télévisions vante son « plan d’action volontariste en faveur de la diversité et de l’égalité des chances » qui prouve « la pertinence de la politique Ressources Humaines » ?

Télérama, ni séduit, ni convaincu par la formule comme le téléspectateur d’ailleurs, en ayant au passage raillé « la mission d’« utilité publique » de France Télévisions, à savoir « Fédérer tous les publics autour d’une offre innovante et diversifiée, une offre de référence notamment en matière d’information. » dont  se drape FTV, conclut son papier ainsi : « Ce jour-là, après la diffusion des images de l’attaque du RER de Grigny, où l’on découvre que des passagers ont été « gazés », Louis Laforge interviewe un maître chocolatier venu avec un œuf de Pâques. Soulagée par la fin prochaine du programme et de sa co-présentation chaotique, Patricia Loison laisse échapper une remarque d’un goût douteux : « J’aurais bien aimé que ce soit “chocolat” mais c’est “Grigny”. » et Louis Laforge en rajoute une louche. « C’est vrai que c’est un peu moins savoureux. » Moins savoureux aussi que les petits fours servis au Palais Brogniart lors de la 10e cérémonie des Trophées des binômes PDG/DRH. » 

Pour le mot de la fin, nous restons dans le droit fil du sujet proposé par Louis Laforge, face à ce non-choix pour le téléspectateur de seconde partie de soirée sur France 3, c’est bien lui qui se retrouve chocolat…lui qui a pu croire un instant qu’avec les 6€ d’augmentation de la redevance, il allait au moins en avoir pour son argent ! 



jeudi 28 mars 2013

Pflimlin refile les émissions religieuses à MFP en laissant des dizaines de salariés de France 2 sur le carreau.



Dans un précédent article du 21 novembre 2012 intitulé « Pflimlin continue sa politique de chantage financier auprès des Tutelles alors même qu’il poursuit son processus d’externalisation à outrance! », le blog CGC Média dénonçait la l’accélération unilatérale du processus par la direction de donner le travail de fabrication des émissions à des boîtes de Prod.

Dernière en date, Pflimlin décide unilatéralement de basculer les émissions religieuses fabriquées et diffusées depuis toujours par France 2 vers MFP où les contrats précaires sont légion.

Un des objectifs non affiché, réduire la masse salariale de France Télévisions qu’a explosée Pflimlin depuis son arrivée et diminuer [fallacieusement donc] le nombre d’E.T.P. avec une augmentation évidente des frais généraux de l’entreprise.

Alors que le cahier des missions et des charges que doit respecter France Télévisions prévoit dans son article 15 : « Les émissions religieuses et portant sur la spiritualité continueront d’être diffusées sur France 2 avec un éclairage particulier sur les grands événements. Ces émissions, réalisées en liaison avec les représentants désignés par les hiérarchies de ces cultes après avis du ministère chargé des cultes conformément à l’article 56 de la loi du 30 septembre 1986 relatives à la liberté de communication [Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur], se présentent sous la forme de cérémonies cultuelles ou de commentaires religieux.

En outre-mer, la société peut programmer et diffuser, dans le cadre des programmes locaux, des émissions consacrées aux diverses familles de croyance et de pensée, et à l'expression des principaux cultes pratiqués localement.

Lorsqu'il ne s'agit pas de retransmissions en direct, la société procède à leur visionnage et valide leur passage à l'antenne.

Le coût financier de ces émissions est pris en charge par la société dans la limite d’un plafond fixé par le conseil d’administration. Il est réparti entre les différents cultes en tenant compte, notamment, de leur représentativité respective. Les conditions de production et de financement sont fixées par un accord passé par la société avec chacun des cultes. »

France Télé s’en moque.

Il est donc peu probable que les responsables des émissions cultuelles réalisées en liaison avec les représentants désignés par les hiérarchies de ces cultes après avis du ministère chargé des cultes aient passé un accord via France Télé pour être dorénavant totalement géré par MFP qui mette sur la touche les moyens internes, des techniciens mais aussi des gestionnaires et des administratifs qui se retrouvent ainsi sans boulot et vraisemblablement en sous-emploi !!!
 
L’État actionnaire ne peut pas laisser un tel dépeçage de l’entreprise se poursuivre sauf à s’abimer en prières pour que les choses s’améliorent.


mercredi 27 mars 2013

Patino n’a rien trouvé d’autre pour France Télé que le retour du radio-crochet et l’arrivée du roman-photo.

Dans une interview qu’il a donnée mardi 26 mars à « Libération », Patino qui ne répond pas à la question des journalistes « Quelles émissions vont s’arrêter ? » mais préfère ironiser « Je ne vais pas vous donner une liste », a quand même indiqué ce qu’il prévoyait.

Comme il le clame haut et fort (et il sait de quoi il parle) « Mon boulot, c’est de faire que l’économie ne l’emporte pas sur l’éditorial car chaque patron a reçu son budget et sait très bien qu’il doit faire des choix. », Patino a visiblement choisi : ce sera le retour du radio-crochet et l’arrivée du roman-photoc’est lui qui le dit.

A la question « Monter en gamme, ça veut dire que vous supprimez totalement les émissions de scripted reality ? » il va, en quelques lignes, dire blanc et noir juste après : « Je refuse d’être sur une position de principe en ayant des interdits sur la façon d’écrire des histoires. Il ne faut pas se laisser piéger par la sémantique : il n’y a aucun format interdit sur le service public… » [comprenez, la scripted reality a donc sa place sur le service public !] 

Et d’ajouter « En revanche, certaines façons de les faire [les histoires donc !] n’y ont pas leur place. » [comprenez, la scripted reality telle qu’elle est n’a donc pas sa place sur le service public !] 

Et de synthétiser tout ça « En clair, on va demander aux gens qui en créent [des histoires de scripted reality n’ont pas leur place en l’état mais l’auront demain une fois réécrites par ceux qui créent ces programmes !] de la faire différemment. » 

Il fallait simplement y penser !!!! C’est donc pour cela que Patino a déjà programmé sur France 2, en remplacement de Julien Courbet soi-disant trop cher, un « Plus belle la vie »mais pas français, allemand ! 

Après "Les feux de l'amour", intitulé « Le tourbillon de l’amour », l’action de cette série allemande style roman-photo des années 60 se situe dans un hôtel cinq étoiles. La série qui dispose déjà d’un stock confortable d’épisodes de cinquante minutes chacun : près de 2.000 sont déjà disponibles (c’est vous dire !),  suit le quotidien des employés et des clients de l’établissement. 

La création française a de quoi se réjouir avec ce choix « européen » de Patino et Vilamitjana ! 

Deuxième scoop de programmation toujours dans l’interview de « Libé »…après le roman/photo-vidéo, le retour du radio-crochet.

Les journalistes qui comme le blog CGC Média sont semble-t-il restés sur leur faim et n’ont guère compris les finesses de langage Patino, ont quand même souhaité renouveler différemment leur question « Vous interdisez-vous la télé-réalité ? ». Et là, ils n’ont pas dû été déçus « Je ne sais même plus ce que c’est, la télé-réalité. » Voilà pourquoi, il disait un peu tout et son contraire juste avantil n’y a pas de honte à dire qu’on ne sait pas.  

La suite est presque cohérente. Comme il ne sait pas, il improvise un peu « Evidemment, on ne fera pas Carré Viiip ou les Anges de la télé-réalité. Mais « The Voice », par exemple, ce n’est pas du tout indigne sur le service public. » 

Patino qui dit « ne pas se souvenir de Pierre Desgraupes mais  de Marcel Jullian [avant Desgraupes donc…étonnant et paradoxal !] au moment où grâce à ce dernier, Antenne 2 était totalement de son époque. », fait donc un deuxième vœu : une émission type «  The Voice » pas du tout indigne du service public et qui y a toute sa place ». 

Ben on y est arrivé. Quelle audace !

Patino qui affirme péremptoirement « Moi, je crois aux prises de risques » souhaite donc une sorte de télé-crochet, où la chaîne qui le diffusera, France 2 par exemple mettra les petits plats dans les grands : un nouvel animateur, un jury composé de célébrités,  une diffusion le samedi soir en prime-time – histoire de ! - et une grande finale prévue en direct avec vote des téléspectateurs !!! 

C’est top. Super idée…il faut bien le reconnaître. Il ne reste plus qu’à lui trouver un nom audacieux un peu anglicisant genre Sing…quelque chose ! 

Attendez, que personne ne bouge !  Quoi ? C’est  déjà vu ou déjà fait !!!!! Vous plaisantez ?
Non. La dernière semaine de septembre 2011, Claude-Yves Robin ex dégé de France 2 était viré peu de temps après avoir lancé un grand programme de rentrée: « Sing-Off 100% Vocal. » (le télé-crochet qui n'a pas franchement rencontré son public et qui a fait un bide, si nos souvenirs sont bons) 

C’est ballot ! Patino qui tenait là pour son interview une idée force...Il pourra toujours se rabattre sur l’éternel « bestiaire » lui qui déclare « Je crois plus à des émissions de divertissement et d’humour qui sont imprégnées de culture et de connaissance plutôt qu’à des cases réservées comme dans des zoos à la culture et à la connaissance. »… 

ou encore « Continuer à lancer des trucs, imaginer de nouveaux programmes, faire venir de nouveaux visages. » avec pourquoi pas, une émission parrainée par Optic 2000 en résonnance à ses propos « Il y a la rémanence rétinienne, ce qui reste de nos programmes : c’est ce qui va distinguer ce qui est le service public de ce qui ne l’est pas. » !!!!!

Ne victimisez pas plus Pflimlin, il le fait suffisamment comme ça lui-même !

Ne victimisez pas plus Pflimlin, il le fait suffisamment comme ça  lui-même !
Le 2 avril  prochain, les patrons de télévision et de radios privés TF1, M6, NRJ, Nextradio TV, RTL, Europe 1... sont conviés à l'Élysée le 2 avril par François Hollande.
Nicolas de Tavernost, patron de M6 déclaré lors d'un déjeuner avec l'Association des journalistes médias, ce 26 mars : « Nous allons demander à ce que l'État confirme son engagement de maintenir la suppression de la publicité après 20h sur le service public, et de supprimer la publicité avant 20h en 2016, comme il l'avait prévu dans la loi » en ajoutant « En Europe, les services publics télévisuels ont pas ou peu de publicité ».
Les auteurs du courrier estiment qu’une éventuelle réouverture de la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques (...) est un « sujet de préoccupation majeure qui ne ferait qu'amplifier de manière durable la crise que notre secteur affronte ».
Pourquoi une telle démarche ? Parce qu’en période de crise la manne publicitaire qui était de 100 - si on la compare à un gros gâteau – aurait fondu d’environ 10% et ce alors même qu’il y a plus de convives autour de la table (les 6 nouvelles chaînes de la TNT gratuite) justement pour partager ce qui reste du gâteau.
Mais ce n’est pas si simple; ce n’est pas parce une grande majorité d’entreprises y compris les très gosses qui la subissent également, ont réduit leur budget pub que les contribuables français doivent continuer de compenser.
Cette rencontre fait probablement suite à une lettre qui a été envoyée le 20 février dernier par huit acteurs du secteur  (RTL, NRJ, Numéro 23, L'Equipe, Lagardère, TF1, M6 et NextRadioTV) à François Hollande dont « Les Echos » ont eu copie amis surtout aux dernière déclarations de Pflimlin qui avait laissé entendre dans la presse que les difficultés économiques de France Télé pourraient être en partie surmontées si l'Etat autorisait un retour même partiel de la publicité sur les chaînes publiques après 20h
D’abord l’idée ne vient pas de Pflimlin mais ensuite comme le dit parfaitement Martine Martinel dans son rapport parlementaire, les prévisions de recettes publicitaires mises en avant par Pfimlin étaient «  hypocrites et insincères »…Demandez le donc à Philippe Santini et Christophe Scherer, respectivement numéro 1 et 2 de le régie, virés depuis !
Le responsable de tout ce souk, c’est bien Pflimlin comme c’était déjà lui chez Pressatlis, société de diffusion de la presse parisienne, toujours au bord de la faillite et que les contribuables ont déjà dû recapitaliser.
Oui messieurs, si Pflimlin fait aujourd’hui votre unanimité contre lui, rassurez-vous, il fait également l’unanimité contre lui, tout d’abord à France Télévisions, côté salariés tous remontés contre le foutoir qui règne à tous les niveaux mais aussi  côté politiques et pouvoirs publics qui unanimement constatent la catastrophe industrielle et économique dont il est responsable avec sa garde rapprochée.
De grâce, messieurs les patrons de l’audiovisuel privé, ne victimisez pas plus Pflimlin, il le fait suffisamment comme ça  lui-même et pensez au sort de ces 11.000 femmes et hommes inquiets qu’il imagine entraîner avec lui dans sa chute !

mardi 26 mars 2013

Patino a perdu une nouvelle occasion de se taire !


Patino a perdu une nouvelle occasion de se taire !
Dans une interview qu’il donne à Libération ce 26 mars, Patino répond sur un deux pages aux questions de Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos.
Sa photo qui occupe quasiment toute la première page du journal, façon« vous m’avez surpris, je ne m’y attendais pas » ou encore style Claude Vega aux plus belles heures des émissions d’humour de la télé encore en noir et blanc,

est sous-titrée en gras et gros « Mais enfin, il ne s’agit pas d’éteindre la lumière ! ».

Cette interview ne nous apprend rien car à presque chaque question le « monsieur programmes de Pflimlin » botte en touche. Les propos y sonnent creux :

« Je ne vais pas vous donner la liste des programmes supprimés… » [on ne saura donc jamais lesquels !]
« J’ai quelques idées assez précises sur ce qu’on doit être éditorialement parlant… »[on ne saura jamais non plus lesquelles!]
« Il faut faire des choix ambitieux… »[on ne saura pas non plus lesquels!]
« Il faut innover et créer…continuer plus que jamais à lancer des trucs…» [enfin bon sang de bois, lesquels!]
« La télé c’est 3h30 par jour mais il y a tous les autres écrans et là vous me voyez arriver avec mes gros sabots… » [pas vraiment non ! Pourquoi on devrait et ces 3h30 de télé par jour auxquelles il fait référence, comment compte-t-il les occuper ? Avec quels programmes ? Mystère, on ne saura pas non plus lesquels!]

C’est consternant de platitude.

Le plus énorme, c’est la phénoménale boulette que fait Patino dans cet exercice de questions/réponses dès le départ.

A la question « Vous arrivez à ce poste d’homme de programmes - fonction qui paraît-il manquait à Rémy Pflimlin - dans un contexte économique difficile. Comment fait-on des programmes et dans quels conditions ? »

Patino qui commence par dire« On ne va pas se mentir » [croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer…voilà le lecteur prévenu !] va justement enchaîner avec le plus gros bobard qui soit « Le plan d’économies entériné vendredi 22 mars lors du conseil d’administration par Rémy Pflimlin, va toucher tout le monde et impacter tous les programmes. Enfin il ne s’agit pas d’éteindre la lumière ! »

Aucun « plan d’économies » n’a été « entériné vendredi lors du conseil d’administration » comme l’indiquait le blog CGC Média et pour cause…Pflimlin n’a rien soumis au vote des administrateurs ; Patino devrait le savoir !!!! Crédibilité quand tu nous tiens !

En le faisant Pflimlin risquait d’être mis en minorité avec un vote contre et donc par voie de conséquence de devoir démissionner immédiatement.

Pflimlin n’a sûrement pas oublié les propos et les prises de position de Christophe BAUX PDG de La Monnaie de Paris et administrateur de France Télévisions qui s’était déjà illustré l’année dernière avec sa phrase choc "Les comptes sont mauvais…si France Télévisions continue comme ça, dans six mois, les caisses seront vides et qui: « souhaite qu'effectivement le processus menant à un futur COM soit mieux maîtrisé et plus transparent à l'égard du Conseil que ne l'a été le précédent.
Il rappelle s’être abstenu lors du COM précédent. Il précise que si les choses ne changent pas dans la méthode, il ne s’abstiendra pas pour le prochain COM et votera  contre.
Il militera auprès d'autres administrateurs pour qu'il y ait un vote contre assez large.
Il note que cela s'est déjà vu dans ce Conseil il y a quelques mois, que l'État soit mis en minorité. Ce qui a été fait peut se refaire. Il indique enfin, le faire un peu comme un avertissement solennel : il faut que le Conseil d'administration soit impliqué dans la stratégie et donc dans la définition du COM. Cela ne peut pas être un document qui arrive en conseil comme cela, tout ficelé et discuté dans les couloirs ministériels. »

Il était donc prévenu Pflimlin !

Alors quand il va raconter à Libé « sans se mentir »que « Le plan d’économies a été entériné vendredi [22 mars]lors du conseil d’administration… », il a encore et encore perdu là une occasion de se taire Patino !

Redisons-le au « numéro 2 » comme au « numéro 1 » du reste, le Conseil d’Administration « n’a entériné aucun plan d’économies vendredi 22 mars lors de la séance du conseil» …d’ailleurs lequel des scenarii auraient-ils entériné ? La version 1,2,3, 4 ou 4bis, à moins qu’il ne sortît à la dernière minute un « plan patchwork » un peu fourre-tout.

Pflimlin n’a donc obtenu aucun mandat pour mettre en place l’un d’entre eux ou un autre du reste…n’en déplaise à Patino.

Est-il bien utile dès lors de perdre son temps à lire le restant de l’interview avec un tel démarrage ???

En ce qui concerne le blog CGC Média comme une majorité de ses lecteurs, la décision est prise: Il s’agit effectivement d’éteindre la lumière, de poser l’interview de Patino par "Libé" et de passer à autre chose !