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vendredi 12 avril 2013

Le dga/drh de France Télévisions, Patrice Papet, doit tirer les conséquences des déclarations de François Hollande en démissionnant.


Le dga/drh de France Télévisions, Patrice Papet, doit tirer les conséquences des déclarations de François Hollande en démissionnant.

Le Président de la République dans un contexte particulièrement « lourd » vient d’annoncer qu’il prenait tout un tas de décisions visant à accroître la transparence de la vie publique, en ajoutant que ces mesures viseraient également les dirigeants d'entreprises publiques.

"Le principe n'est pas de mettre en cause les élus, ni les fonctionnaires, mais de se dire que dès lors qu'il y a des financements publics, des salaires qui sont payés sur des fonds publics, il faut la transparence : donc, elle s'adresse aux administrations, aux élus, mais aussi à tous les dirigeants d'entreprises publiques qui sont payés sur fonds publics".

Les dirigeants d’entreprises publiques doivent donc être plus que tout autres EXEMPLAIRES.

Le SNJ dans un communiqué du 10/04/13 (en bas de post) intitulé : « INTÉRÊTS CROISÉS À FRANCE TÉLÉVISIONS » écrivait, entre autres :

Le projet de texte que la direction de France Télévisions et les syndicats de l'entreprise continuent de négocier comporte un paragraphe sur les intérêts croisés. "Les salariés ne peuvent par eux-mêmes ou par personne interposée posséder des intérêts de nature à compromettre leur indépendance, dans une entreprise en relation d’affaires avec la société ou le groupe (ou susceptible de l’être en raison de son activité), ainsi que d’être lié par contrat avec une telle entreprise quelles que soient la forme et la nature juridique de ce contrat.
Tous les renseignements utiles sont fournis à l’employeur par les salariés pour permettre la vérification du respect de cette disposition, à la demande de l’employeur ou à l’initiative du salarié."

Dans sa rédaction actuelle cette disposition ne permettra pas de mettre un terme aux abus constatés depuis des années en ce domaine.

Le SNJ considère qu'il n'est pas acceptable qu'une poignée de personnes puisse enchaîner dans le déroulement de leurs carrières des postes de responsabilités au sein de France Télévisions et des fonctions de dirigeants de sociétés de productions bénéficiaires des commandes de France Télévisions. Cette consanguinité qui frappe également parfois les cabinets ministériels en charge de la tutelle de France Télévisions n'est plus tolérable.

Le SNJ propose de rendre ce "pantouflage" impossible. La direction affirme que la législation ne lui permet pas d'être plus exigeante en la matière.

Le SNJ refuse de baisser les bras devant ce scandale présenté comme une fatalité.
Il appartient à l'Etat, actionnaire unique de France Télévisions, d'imposer à une société. "

Comment ne pas être 100% d’accord avec cela !!!

Pour être le plus complet possible et apporter de l’eau au moulin du SNJ, le blog CGC Média se doit de préciser que même si ce texte est toujours en négociation après 30 mois de présence du duo Pfilmin/Papet, l’accord d’entreprise France Télévisions qui a force de loi et s’applique à l’ensemble des quelques 11.000 salariés de l’entreprise dispose déjà dans son article 18 (page 10 du texte également en bas de post) :

« Article 18 - Intérêts croisés
Il est interdit à tout salarié de posséder soi-même ou par personne interposée, dans une entreprise en relation d’affaires avec France Télévision S.A. ou les sociétés du groupe (ou susceptible de l’être en raison de son activité), des intérêts de nature à compromettre son indépendance, ainsi que d’être lié par contrat avec une telle entreprise, quelles que soient la forme et la nature juridiques de ce contrat. Tous les renseignements utiles sont fournis à l’employeur, par les salariés, pour permettre la vérification du respect de cette disposition. »

que vient compléter l’article 17 dudit document sur l’Exclusivité de collaboration

« L’exclusivité de collaboration a pour but de garantir à l’entreprise et aux salariés ’exécution effective et loyale des contrats de travail ainsi que de contribuer à la solidarité générale par un meilleur partage du travail. A cet effet, la collaboration des salariés relevant du présent texte est exclusive.
L’exclusivité de collaboration consiste en l’interdiction pour chaque salarié d’exercer une activité lucrative, salariée ou non, hors de l’entreprise qui l’emploie…..

Ces dispositions qui ont force de loi s’imposent à tous les salariés de France Télévisions…à Papet comme à tous les autres. Elles viennent en écho aux propos de François Hollande et de tant d’autres après lui: « Une entreprise publique comme France Télévisions doit avoir un comportement exemplaire »

Nous sommes bien d’accord.

Papet qui est le premier concerné, n’a d’autre choix que tirer les conséquences des déclarations de François Hollande, en démissionnant.

Le blog CGC Média a retrouvé dans ce cadre, l’article du Figaro signé Paule Gonzales, en date du 12/11/10 et intitulé « Malaise social chez France Télévisions » 
 
Extrait : « Une commission d'enquête s'est réunie mercredi. Plusieurs rapports de la direction et des organisations professionnelles mettent en avant les risques psycho-sociaux dans l'entreprise. La pression monte à France Télévisions. Et la nouvelle direction n'est pas loin de déclarer l'état d'urgence. Plus que tout, l'état-major de Rémy Pflimlin a la hantise de voir la télévision publique atteinte d'un syndrome France Télécom. Et pour cause: au cours de ces derniers mois, l'entreprise a connu un cas de suicide d'un médecin du travail chez France 3 Alsace, la mort d'un salarié de RFO que ses confrères continuent de trouver suspecte, et plusieurs cas de personnes ayant attenté à leurs jours à RFO ou à France 3.
La situation est suffisamment grave pour que le social soit devenu la priorité de la nouvelle direction. Elle a mis en place une commission qui s'est réunie mercredi dernier et dont la mission est autant d'enquêter sur ces différents cas que de trouver des solutions à un malaise social qui fait courir «des dangers graves et imminents» aux salariés les plus fragiles de l'entreprise. Un mois après son arrivée, Patrice Papet, le nouveau directeur des ressources humaines, a commandé un rapport au cabinet Entreprise & Personnel aux conclusions sans appel…. » (dont il est administrateur) 

Papet aurait dû relire et relire cent fois, mille fois ces 2 articles 17 et 18 avant de déclarer « n’être absolument pas troublé par le fait que certains dirigeants de France Télévisions soient présents dans les conseils d’administration de certaines de certaines associations qui travaillent pour France Télévisions »

Papet administrateur de « Entreprise & Personnel » qu’il a fait intervenir au sein de France Télévisions, n’y voit d’ailleurs – à son sens  – aucun problème. « Il y en aurait si les fonctions d’administrateurs étaient rémunérées...mais vu qu’il n’y là aucun jeton de présence » !!!! Ben voyons.

Ainsi donc, le fait qu’il n’y ait pas de jetons de présence excuserait le viol de ces 2 articles !!?? Non
 « L’Interdiction à tout salarié de posséder soi-même ou par personne interposée, dans une entreprise en relation d’affaires avec France Télévision S.A. ou les sociétés du groupe (ou susceptible de l’être en raison de son activité), des intérêts de nature à compromettre son indépendance, ainsi que d’être lié par contrat avec une telle entreprise, quelles que soient la forme et la nature juridiques de ce contrat » …doublée de « l’exclusivité la collaboration des salariés relevant du présent texte faisant interdiction pour chaque salarié d’exercer une activité salariée ou non, hors de l’entreprise qui l’emploie… », ne souffre aucune exception et sûrement pas celle du « jeton de présence » perçu au Conseil d’Administration.

Papet qui doit être le premier à s’appliquer à lui-même ces règles, n’a aucun donc aucun autre choix, au titre de l’exemplarité des dirigeants publics voulue par l’actionnaire, que de démissionner.



Vivement les vacances d'été...et la loi sur le retour à la nomination des patrons de l'audiovisuel public via le CSA

Comme l'indiquait le blog CGC Média dès le 9 avril dans un post intitulé "Changement des patrons à la tête des entreprises de l’Audiovisuel Public…c’est presque maintenant , le Congrès se réunira bien pour  une réforme constitutionnelle à l'été de cette année. 

Claude Bartolone Président de l’Assemblée Nationale, propose de le réunir le 29 juillet prochain.

Selon Le Parisien  :" Les parlementaires devraient repousser leur départ en vacances cette année...mardi soir lors d’un dîner avec les jeunes députés socialistes à l’Hotel de Lassay, Claude Bartolone a avancé la date du lundi 29 juillet pour réunir députés et sénateurs en Congrès à Versailles afin de voter la réforme constitutionnelle. 
A cette occasion, sénateurs et députes siègent en commun, placés par ordre alphabétique dans la salle des séances de l’aile midi du château de Versailles. Pour Bartolone, la lourdeur de l’agenda parlementaire ne laisse guère le choix. Le 26 juillet, tous les textes devraient avoir été votés. Et Versailles ne peut être occupé par les parlementaires qu’un lundi, le seul jour où le site touristique est fermé au public. A l'Élysée, on confirme le choix d’un lundi de juillet, mais la date du 29 n’est pas encore officialisée."

Dans le droit fil de cette annonce, "Challenges" par la plume de Jean-Baptiste Diebold écrit "Schrameck veut que le CSA reprenne le contrôle sur l’audiovisuel public"

Extrait: "Rompant avec l'ère Boyon, le président du conseil supérieur de l'audiovisuel, Olivier Schrameck, prévient qu'il va exercer une tutelle effective tant sur les programmes que sur les finances.


Olivier Schrameck,exerce son droit d’inventaire… à sa manière. Très policée. Le nouveau président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) estime que l’institution a été "un peu retrait" s’agissant de l’audiovisuel public sous la présidence de Michel Boyon, son prédécesseur. Cela va changer. Il souhaite que le CSA "ait explicitement un pouvoir sur le contrat d’objectifs et de moyens (le budget, ndlr) du secteur public et un rôle dans le contrôle de son application"... 

Présent à ses côtés lors d’un colloque du Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes, le député PS Pierre Assouline estime que les dirigeants de l’audiovisuel public devront être choisis par le CSA avant de voir leur nomination approuvée par le Parlement. "Par consensus, c’est-à-dire avec trois-cinquièmes de votes afin de s’assurer de leur compétence".


mercredi 10 avril 2013

Pflimlin pris dans “le Tourbillon de l’amour”...et à quel prix !

Le blog CGC vient de découvrir l'article du Nouvel Obs du 11 avril intitulé: Rémy Pflimlin responsable du flop "le Tourbillon de l'amour".

La première question qui vient à l'esprit,  à sa lecture, c'est à quoi sert Patino?

Immédiatement après, en s'apercevant que c'est donc Pflimlin qui a lui-même "négocié, en direct, cet achat de 4 à 5 millions d’euros auprès du distributeur de programmes Patrick Clément."   (dixit le Nouvel Obs) la question c'est le respect des procédures et le choix du distributeur.

 
Voici l'article:

"Le patron de France TV a négocié en personne l’acquisition de la série


On peut dire que ça barde dans les couloirs de France 2: les équipes doivent programmer, chaque après-midi, “le Tourbillon de l’amour” – un feuilleton allemand auprès duquel “les Feux de l’amour” passeraient pour du Truffaut -, sans avoir jamais été associées à ce choix. La série fait d’ailleurs un flop d’audience retentissant.

Qui leur a collé ce boulet ? Certains font porter le chapeau à l’ex-directeur de France 2 Jean Réveillon, qui a depuis quitté le groupe. Selon nos informations, la réalité est un peu différente : c’est Rémy Pflimlin (photo) qui a mystérieusement négocié, en direct, cet achat de 4 à 5 millions d’euros auprès du distributeur de programmes Patrick Clément. Lequel a une autre casquette : il conseille pour sa communication la Française des Jeux, un partenaire de France Télévisions.

Article paru dans Le Nouvel Observateur du 11 avril. 




PS: Mercredi 10 avril, "Le tourbillon de l’amour" passionne moins de 250 000 personnes, soit 3.4% du public présent devant son petit écran entre 16h05 et 16h50.
 
Depuis son arrivée dans cette case, la "scripted reality" de France 2 n’a cessé de perdre des téléspectateurs avec des scores les plus faibles de la journée v France 2 devancer par l’ensemble de la concurrence TNT à l’exception de France 4 et Arte!


mardi 9 avril 2013

Changement des patrons à la tête des entreprises de l’Audiovisuel Public…c’est presque maintenant !

Le Congrès (députés et sénateurs) devrait se réunir à Versailles avant la fin juin 2013. Le contenu précis des projets de loi qui y seront présentées, s’il n'a pas encore été communiqué formellement, comprendraient bien le projet de révision constitutionnel sur la nomination des patrons des entreprises de l’Audiovisuel Public, nommés depuis la réforme « Sarkozy »directement par le Président de la République.

La « fenêtre de tir » est précise ; il convient donc d’y défaire ce qui y a été fait et ainsi revenir à une désignation via le CSA.

Aurélie Filippetti confirmait d’ailleurs cette volonté dans une interview au «Parisien dimanche» en promettant "une première loi sur l'indépendance de l'audiovisuel avant l'été, sans doute en mai"
"Une priorité qui va avec la moralisation de la vie politique", a-t-elle ajouté, en expliquant que "Sarkozy s'était scandaleusement auto-attribué ces nominations, ce qui était totalement anormal pour une grande démocratie".

Cette révision de la Constitution devrait globalement se limiter à des sujets plutôt techniques et, pour la plupart, consensuels comme la nomination des patrons de chaînes qui avait fait couler tellement d’encre.
Pour que ces textes soient adoptés par le Congrès (députés et sénateurs) réuni à Versailles, il faut une majorité des 3/5e ce qui ne devrait pas poser de problème à ce sujet.
 
Une fois la modification intervenue, avant la période estivale des congés, le CSA pourrait donc être sollicité dès la fin des vacances d’été !

vendredi 5 avril 2013

Pas de sanctuarisation du budget des Outremers mais tapis rouge pour celui du « numérique » de Patino.


Hier, dans un article intitulé « Pflimlin devrait ne pas signer le COM ! », le blog CGC Média indiquait que lors de la réunion de l’ensemble des directeurs régionaux pour l’Outremer organisée par Pflimlin à Malakoff, mercredi 3 avril au matin, ces derniers ont bien compris qu’ils allaient devoir se serrer la ceinture et que contrairement au « numérique » de Patino, il ne fallait pas s'attendre à une sanctuarisation du budget de l'Outremer !!! 

Ils vont, ici, en avoir un exemple : 

Laurence Pennera qui avait été nommée, le 5 octobre 2010, directrice de l’Université France Télévisions, en remplacement à ce poste Alain Dupeyron qui avait fait valoir ses droits à la retraite, devrait être nommée Secrétaire Générale au « numérique » de Patino…eh oui ! que voulez-vous, il ne peut pas être partout cet homme là, alors il faut bien un Secrétaire Général (en l’occurrence « une »).

Cette nomination aura pour effet de basculer ses deux « adjointes », Dominique Champier et Anne Daroux (responsable du « e.learning » [formation à distance…ça doit toucher entre 100 et 200 personnes au maximum]) en intérim pendant les trois mois à venir. 
Et après ?? 

Elles devraient pour l’heure continuer de dépendre d’Augustin Hoareau toujours DRH France Télévisions dont normalement dépendent tous les autres DRH qui après une réforme qui ne dit pas son nom dont France Télévisions a l’habitude, ne devraient bientôt plus dépendre de lui ! 

Si tel est le cas et qu’aucun DRH ne dépende plus d’Augustin Hoareau, quelles seront donc ses fonctions et l’Université France Télévisions sera-t-il le seul secteur qui lui restera ?

jeudi 4 avril 2013

Pflimlin ne devrait pas signer le COM !

Ils sont nombreux à se réjouir, certains à mots couverts, d'autres n'ayant pas peur de le dire, du départ de Bercy de l'ex ministre délégué au budget...pensant peut-être que son remplaçant serait plus coulant et sûrement moins intransigeant.
Mauvaise pioche. Le nouveau ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve pour essayer de boucler son budget 2014 a imaginé "récupérer 2€ sur les 6€ d'augmentation de la redevance télé qui s'élève désormais à 131 euros par foyer français et avaient été votés au titre du budget 2013".(selon un récent article du Figaro)
Toujours selon le Figaro, ce dernier devait rencontrer, ce jeudi, sa collègue de la Culture Aurélie Filippetti pour tenter de se mettre d'accord.
Pflimlin surfe sur la vague, il se dit sûrement qu'en ce moment la une de l'actualité n'étant pas vraiment sur lui, il peut  continuer de tacler l'actionnaire en prônant une nouvelle hausse de la redevance ou encore le retour de la pub après 20h!
Illustration:
Hier, mercredi 3 avril au matin, Pflimlin avait réuni à Malakoff, l’ensemble des directeurs régionaux  pour l’Outremer. Pour leur dire quoi ?...Que la situation est plus que préoccupante, qu’il va falloir se serrer la ceinture et que contrairement au « numérique » de Patino, il ne faut pas s'attendre à une sanctuarisation du budget de l'Outremer !!!

Elle l’était déjà préoccupante la situation…ne serait-ce qu’au niveau des audiences!

Malgré les recommandations des précédents dirigeants qui avaient alerté et fait la liste des mesures à mettre en place, Pflimlin et Esclatine qui ont préféré ne pas en tenir compte, ne peuvent à présent que constater, avec les derniers  chiffres sortis, que les « audiences des Outremers 1ères » qui n’ont fait que s'effondrer depuis 2 ans, sont aujourd’hui catastrophiques.

La faute à qui ?...pas à l’État que Pflimlin essaie vainement de rendre responsable de tous les maux; bien évidemment non! Il ne serait d'ailleurs pas étonnant que de nombreux acteurs ultramarins en appellent au ministre des Outremers Victorin Lurel....à moins que ce ne soit déjà fait ! 

Alors Pflimlin peut bien évoquer publiquement, les « efforts » supplémentaires d’un « surgel » [rien à voir avec Findus] d’un peu plus de 30M€ qui lui serait imposé, en mentionnant que dans de telles conditions, il ne signera pas le COM…personne n’est dupe.

Quant au rôle de l'État dont le Chef peut pourtant révoquer l'intéressé à n'importe quel moment et à son avis sur cette probable non signature, demandez-lui donc ce qu'il  pense de ce bras de fer médiatique !!!

mercredi 3 avril 2013

David Kessler retrouve son copain Pascal Houzelot venu se « plaindre » de l’Audiovisuel Public, à la table de l'Élysée.


Incroyable mais vrai. Hier, mardi 2 avril, François Hollande a donc reçu à l'Élysée (dans un climat assez particulier) Nicolas de Tavernost (M6) en tête de cortège, suivi de Christopher Baldelli (RTL Group), Alain Weill (NextRadioTV), Denis Olivennes (Lagardère Active), Jean-Paul Baudecroux (NRJ Groupe), François Morinière (L'Équipe) et Pascal Houzelot (Numéro 23)…
 
Souvenez-vous, Pascal Houzelot c’est le promoteur avec David Kessler de «TVous » rebaptisée depuis « Numéro 23 » (cf l’article du « Canard enchaîné » intitulé : « Une drôle de télé grandit sous l’aile de l'Élysée » un peu plus loin dans le post) une des six nouvelles chaînes de la TNT pour laquelle  ils sont allés tous deux, allé faire la promotion devant le CSA.



«Pascal [Houzelot] je le connais depuis quinze ans…», répondait David Kessler conseiller culture et communication de François Hollande,  aux questions du journaliste du « Canard enchaîné » (publié le 18 juillet 2012) qui l’interrogeait sur ses allers et venues à l’Élysée, en laissant entendre qu’à sa dernière rencontre au Château « il était venu voir quelqu'un d'autre à l’Élysée et était passé "amicalement" boire un café.» (l’article ne dit d’ailleurs pas qui, à part David Kessler, Pascal Houzelot allait voir !)


Y-a-t-il eu « café amical » hier entre David Kessler et Pascal Houzelot qui se connaissent donc depuis 15 ans, avant le tour de table en présence du Président de la République et de la Ministre de la Culture et de la Communication ?

Qu’allait donc demander, entre autres, Pascal Houzelot au Chef de l’État et à la Ministre ?

Que le téléspectateur-contribuable qui vient financer le service public de l'audiovisuel notamment avec une augmentation de 6€ de la redevance cette année, continue de compenser les mesures décidées par Nicolas Sarkozy, à savoir la compensation de l’arrêt de la pub après 20h sur France Télé.

Mieux…Qu’en 2016, l’État étende la fin de publicité sur France Télévisions après 20 heures à l'ensemble des programmes et donc que ce téléspectateur-contribuable la compense en déboursant toujours plus.

Ils ont d’ailleurs redit en cœur que « sinon, c’est  tout l'équilibre du paysage audiovisuel français qui serait aujourd'hui menacé ».

Mais un seul a visiblement trouvé la solution : Pascal Houzelot qui vient comme l’avait déjà révélé le « Canard enchaîné » du 18 juillet 2012 dans son article « Une drôle de télé grandit sous l’aile de l'Élysée » qui débute ainsi « Qui a pensé que le montage « TVous/France 24/France Télévisions »  passerait comme une lettre à la poste ? » et se poursuit par un sous titre plus que parlant « La chaine privée TVous [Pascal Houzelot donc] va carburer aux programmes publics avec la bénédiction du conseiller audiovisuel de François Hollande, qui avait participé à sa création », de récidiver.


En effet, depuis « TVous » ne s’appelle plus « TVous » sur la TNT mais « Numéro 23 » mais Pascal Houzelot, l’ami de 15 ans de David Kessler, est toujours le patron. A ce titre, il vient de signer avec France 24, un contrat qui lui permet de diffuser un peu plus de 3 heures de programmes de France 24 et donc de les commercialiser sur les écrans de « Numéro 23 » !!!! (c’est encore un scoop « Le Canard » qui le sort)
 
Un contrat (initialement avec « TVous ») 


dont David Kessler avait dit au "Canard" ne pas s’occuper (du dossier) mais avait pourtant déclaré "l’avoir dit à Remy Pflimlin, le pédégé de France Télévisions et ses collègues de Matignon et de la Rue de Valois" ],

et dont le cabinet d'Aurélie Filippetti dans un étonnant rebondissement, avait indiqué "chez la ministre, on indique que la DGMIC Direction générale des médias et des industries culturelles s'est opposée, « il y a déjà un mois », au rapprochement entre TVous et France 24. ",

qui refait donc parler de lui
 
Il fallait y penser :

- Reprendre sur une chaîne privée des images du Service Public totalement payées par le contribuable,

- Récupérer les recettes publicitaires que leur rediffusion sur « Numéro 23 » engendreront quitte à en reverser à France 24 une petite partie ?

- et ensuite aller râler à l'Élysée pour la suppression totale de la pub sur les chaînes publiques et la compensation du manque à gagner par les contribuables…c’est du gratiné !!!!!


Quelle idée inouïe !!!! Balayés les propos de Nicolas de Tavernost qui avait pour sa part déjà, lancé à la Presse avant cette rencontre « l’État ne peut pas à la fois dire : allez-y les gars, on lance des chaînes, il faut de la diversité dans les chaînes commerciales, il faut de nouveaux acteurs et des acteurs historiques. Et d'un seul coup, tirer le tapis en disant : écoutez, c'est dommage, mais la publicité qui devait financer toutes ces chaînes, on la remet sur le secteur public. Cela ne nous semble pas cohérent ».

C’est quand même incroyable d’ailleurs. Avec de tels propos, on pourrait croire que l’État a quasiment poussé ces sociétés commerciales audiovisuelles – presque contre leur gré - à se positionner sur les nouvelles chaînes de la TNT !

C’est un peu comme si un français lambda venait expliquer qu’il avait acheté une voiture  l’État l’y aurai quasiment poussé en expliquant tous les jours aux infos que le marché automobile allait mal, …et qu’ensuite « il tirerait d'un seul coup le tapis, en augmentant  l’essence ainsi que les frais inhérents au véhicule ».

Ben voyons !!!! Et donc aux français de payer même ceux qui n’ont pas de voiture.

Le blog CGC a gardé les propos les plus croustillants pour la fin : « On nous a demandé d’y aller mais le marché publicitaire est-il capable de supporter une telle offre de programmes, avec un public de plus en plus segmenté pour une offre TNT de 18 chaînes privées en 2012, auxquelles s'ajoutent 7 chaînes publiques ? »

Réponse des intéressés dans la foulée « En 2012, le marché publicitaire, tous médias confondus, a enregistré un recul de 3,5%. Si la télévision continue à capter l'essentiel des recettes publicitaires, avec 3,337 milliards d'euros en 2012, elle accuse elle aussi un recul de 4,5%. La situation est également délicate pour la radio, qui bien qu'écoutée par plus de 43 millions de personnes chaque jour, reste le parent pauvre de la publicité, avec seulement 739 millions d'euros de recettes en 2012, en recul de 1,2% (source Irep). » Vite un Kleenex.  

C’est un peu fort de café, tout de même...et c'est le téléspectateur-contribuable qui devrait passer au tiroir-caisse ! Non mais ça ne va pas!

Le Président de la République si les participants à la petite réunion s’accordent à dire qu’"ils ont l'impression d'avoir été entendus", n’a fait aucune annonce. Il s’est contenté de redire "qu'il remettrait les choses à plat si la taxe Télécom qui finance le service public aujourd'hui était remise en cause par Bruxelles.  En dehors de cette hypothèse, il a clairement exclu un rétablissement de la publicité après 20 heures".
 
Chacun sait aujourd’hui que l’État a provisionné sur ses comptes la somme de 1,3 milliard d’euros, justement en fonction de cette hypothèse qui risque fort de devenir réalité, Bruxelles ayant déjà fait savoir qu’elle devrait demander le remboursement de cette taxe pas du goût de la Commission Européenne qui rapporte près de 400 millions d'euros par an à France Télévisions !

Et comme dit la chanson "Avoir un bon copain, Voilà c'qui y a d'meilleur au monde"

mardi 2 avril 2013

Non, le communiqué d’autosatisfaction de France Télévisions pour son Grand soir, n’est pas un poisson d’avril.

A tous ceux qui ont cru à un poisson d’avril, le blog CGC Média est contraint de préciser qu’il n’en est rien.

En effet, même si le communiqué n’a pas été envoyé en fanfare à l’ensemble des média, France Télévisions préférant le cantonner à son site, les quelques lecteurs qui ont cru à une farce en découvrant le texte le lundi 1er avril, au sortir du weekend, ont dû se rendre à l’évidence, le texte publié juste avant, le vendredi 29 mars, était bien réel.

Voila ce que dit le communiqué de la direction de France Télé (découvrez l’intégralité en fin de post): « Lancé en début de semaine, "Le GRAND SOIR/3", présenté par Louis Laforge et Patricia Loison, a rassemblé en moyenne (du lundi au jeudi)  près de 900 000 téléspectateurs pour 6,1% de PdA.
Le premier numéro,  du "GRAND SOIR/3" a gagné 115.000 téléspectateurs et 1 point de PdA par rapport à la moyenne de la case depuis janvier.
Mercredi soir, ce rendez-vous d'information et de débat a connu son meilleur score de la semaine en rassemblant  934 000 téléspectateurs pour 6,7 % de PdA. »  

Il faut quand même oser: « Mercredi soir, ce rendez-vous d'information et de débat a connu son meilleur score de la semaine en rassemblant  934 000 téléspectateurs pour 6,7 % de PdA. » dit l’auto-satisfecit !!!! Pour cause, les autres audiences étaient proches des 5% et quelques.
Laisser croire en quelques lignes que l’émission est un succès avec une pointe le mercredi à 6,7% alors que la moyenne de la semaine est à 5,9% et que de surcroît elle gagnerait en téléspectateurs avec 1 point de plus depuis janvier – ce qui est faux évidemment –  il faut quand même le faire !

Voici d’ailleurs les chiffres de la semaine à compter du 25/03/13 date de lancement :
- lundi 25/03   « Le Grand Soir » sur F3: 6,4%
                          F2 à la même heure :     12, 3%
- mardi 26/03 « Le Grand Soir » sur F3: 5,5%
                           F2 à la même heure :    10,2%
- mercredi 27/03 « Le Grand Soir » sur F3: 6,7% donc
                           F2 à la même heure :    10,9%
- jeudi 28/03   « Le Grand Soir » sur F3: 5,8%
                           F2 à la même heure :     5,3%
- vendredi 29/03 « Le Grand Soir » sur F3: 5,3%
                           F2 à la même heure :         6,1%

Il est totalement hallucinant de constater qu’avec une émission qui ne rassemble en moyenne que 5,9% (et encore, la curiosité d’un nouveau RDV a joué !) France Télévisions, non seulement communique mais surtout en fait des gorges chaudes !

C’est le genre de communiqué d’auto-congratulation dont France Télévisions a l’habitude et qui ne trompe personne mais se trouve être dans le droit fil de l’ensemble des communiqués du groupe. 

Du reste Télérama ne s’y est pas trompé. Dans un article intitulé : « France Télévisions, ses binômes et son trophée », le magazine télé raille le « Trophée des binômes PDG/DRH 2013 »  dont le journaliste ignorait l’indispensable existence [il n’est pas le seul] jusqu’à réception du communiqué de presse de France Télé. » 

Qu’est-ce qu’on vous disait le fameux « communiqué de presse de France Télé » laudatif à souhait ! 

Télérama vous en livre un extrait « Lors de la 10e cérémonie des Trophées des binômes PDG/DRH, (…) Rémy Pflimlin, Président-directeur général de France Télévisions, et Patrice Papet, Directeur général délégué à l’organisation, aux ressources humaines et au projet d’entreprise du groupe, ont reçu le trophée des binômes de l’année PDG/DRH des pertinences (sic). »…
Surréaliste. Le magasine télé poursuit en ironisant « Premier fruit de cette stratégie développée par les heureux lauréats, le Grand Soir 3, nouvelle émission d’information qui doit occuper une heure d’antenne avec le même budget que l’ancien JT de vingt minutes. Et avec, pour le présenter… un binôme !
Celui-ci mériterait de recevoir le trophée des binômes homme/femme des clichés. Patricia Loison, qui excellait à la présentation du Petit Soir 3, se trouve reléguée dans le décor de l’immense plateau (aussi vide que les caisses de France Télévisions), tandis que Louis Laforge occupe le premier plan, lance les sujets, se réserve l’actualité sportive et l’animation d’un débat. Sa co-présentatrice poireaute, debout, attendant d’être sollicitée pour « le rappel des titres » Et pour servir le café ? Ou pour dactylographier le communiqué dans lequel la direction de France Télévisions vante son « plan d’action volontariste en faveur de la diversité et de l’égalité des chances » qui prouve « la pertinence de la politique Ressources Humaines » ?

Télérama, ni séduit, ni convaincu par la formule comme le téléspectateur d’ailleurs, en ayant au passage raillé « la mission d’« utilité publique » de France Télévisions, à savoir « Fédérer tous les publics autour d’une offre innovante et diversifiée, une offre de référence notamment en matière d’information. » dont  se drape FTV, conclut son papier ainsi : « Ce jour-là, après la diffusion des images de l’attaque du RER de Grigny, où l’on découvre que des passagers ont été « gazés », Louis Laforge interviewe un maître chocolatier venu avec un œuf de Pâques. Soulagée par la fin prochaine du programme et de sa co-présentation chaotique, Patricia Loison laisse échapper une remarque d’un goût douteux : « J’aurais bien aimé que ce soit “chocolat” mais c’est “Grigny”. » et Louis Laforge en rajoute une louche. « C’est vrai que c’est un peu moins savoureux. » Moins savoureux aussi que les petits fours servis au Palais Brogniart lors de la 10e cérémonie des Trophées des binômes PDG/DRH. » 

Pour le mot de la fin, nous restons dans le droit fil du sujet proposé par Louis Laforge, face à ce non-choix pour le téléspectateur de seconde partie de soirée sur France 3, c’est bien lui qui se retrouve chocolat…lui qui a pu croire un instant qu’avec les 6€ d’augmentation de la redevance, il allait au moins en avoir pour son argent !