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mardi 12 octobre 2021

Que vaut la parole de France Télévisions…rien visiblement !

Que vaut la parole de France Télévisions ?…Rien visiblement !

Il y a quelques jours, après l’oukase du journaliste politique de France Télévisions Gilles Bornstein qui déclarait sur le plateau de « franceinfo : » face à Ian Brossat l’élu communiste de la ville de Paris, s’agissant du polémiste non- candidat à la prochaine présidentielle qu’il « n’a(vait) pas le droit de venir ici », Laurent Guimier le directeur de l’information de France Télés et de ses chaînes confirmait « L’intéressé sera bien évidemment invité dans nos rendez-vous politiques s’il se porte candidat à l’élection présidentielle».

Pourtant selon nos informations, le journaliste du Figaro et chroniquer sur CNews (ex) condamné pour provocation à la discrimination raciale, qui n'est pas officiellement candidat à l'élection présidentielle, devrait donc être le prochain invité de l'émission politique de France 2 "Elysée 2022".

La date de diffusion de la prochaine émission d'Élysée 2022 dont l’intéressé sera l'invité.

Ah ! la parole publique du trio Guimier/Sitbon-Gomez/Ernotte…ça laisse rêveur . 

 

Lettre à Emmanuel Macron : Allez-vous laisser dépecer la télé publique, monsieur le Président ?

Lettre à Emmanuel Macron : Allez-vous laisser dépecer la télé publique, monsieur le Président ?


Monsieur le Président de la République,

 

La télévision publique est notre bien commun.

« Elle appartient à tous les Français par définition et par histoire. Elle ne peut appartenir à une caste ou à une élite » répètent à l’envi celles et ceux qui, bien évidemment, pensent tout le contraire et ne cessent jour après jour de la casser. « Un vecteur de l’idéal républicain et un pilier de notre démocratie » ont même osé lancer certains, histoire de masquer leurs turpitudes.

En 2009, la loi 2009-258 du 5 mars consacrait par la refonte de l’organisation interne du groupe France Télévisions TUP, alors composé d’une société Holding et de multiples sociétés nationales de programmes, ses filiales, en le transformant en une entreprise nationale unique à qui était confiée la conception et la programmation des émissions nationales et locales de télévisions ainsi que des émissions de radio ultramarines.

Aujourd’hui quelques-uns imaginent la dépecer en votre nom.

Il ne s’agit pas seulement de moyens mais aussi et surtout de femmes et d’hommes – une petite centaine pour commencer – qui la font vivre au quotidien et dont la direction de France Télés a décidé d’avoir la peau en les transférant vers une filiale de type SAS qui ne répond en aucun cas aux obligations légales fixées pour le groupe de Service Public dont vous êtes garant. 

Ces transferts envisagés portent incontestablement atteinte au principe d’unicité qui définit la société France TV et plus précisément à l’égalité de traitement des salariés du secteur de la communication et de l’audiovisuel.

Transférer tout ou partie de la conception de ses programmes à une autre entreprise, fût-elle sa filiale (*) équivaut à vider l’entreprise France TV de sa substance, et d’une manière plus générale à bafouer la loi de 2009 qui l’a créée.

(*) Cette filiale dénommée France TV Studio qui prend donc la forme d’une SAS le statut juridique le plus souple à l’heure actuelle et permet de faire quasiment tout ou n’importe quoi, tout en limitant les risques pour les associés qui l’ont mise en place et peuvent tout aménager comme bon leur semble.

Par ailleurs, France TV est une SA dont les capitaux sont détenus par l’État en totalité et qui assure une mission de Service Public. A ce titre, elle est tenue par certaines obligations légales en termes de procédures, de qualité des programmes, de contenus, notamment en matière de promotion de la diversité et pluralisme des programmes.

Elle est soumise, entre autres, à un cahier des charges très strict fixé par décret.

France TV Studio n’a, quant à elle, aucune de ces obligations notamment sur la qualité des programmes, et rien ne garantit que les programmes qu’elle proposera seront acceptables au regard de la loi de 2009.

De tels transferts seraient donc en conflit complet avec la loi de 2009 dont la volonté est, redisons-le, de confier à une entreprise unique les missions de conception des programmes de télévision.

Cette conception de programme qui finalement est elle aussi bafouée jour après jour par une externalisation massive des programmes.

Il suffit pour le constater, de voir l’incroyable étendue des dégâts que viennent souligner l’enquête et les tableaux publiés ce mois-ci par « Ecran Total » dont les chiffres du « Classement 2021 des sociétés indépendantes productrices de flux » sont sans appel.

L’introduction en est édifiante et fait froid dans le dos : « Cette année, nous avons souhaité faire évoluer notre méthodologie en établissant un classement des sociétés, avec le détail de leur production, en plus de celui des groupes.

Ainsi, France.tv Studio se place évidemment en tête, porté par l’intégralité de la production de France Télévisions dont il sert exclusivement les antennes. C’est la seule société qui compte un seul client, sa maison mère. »

France TV Studio – SAS autonome et ne répondant pas aux obligations prévues par le Législateur, répétons-le – se place en tête du recours au Privé pour faire fabriquer des programmes payés par le contribuable français.

Si ces dernières sont en bonne place concernant la télé du privé, précise l’enquête  « avec notamment le talk-show "Touche pas à mon poste" et ses 484 heures diffusées durant toute la saison où Cyril Hanouna permet à sa société H2O de tutoyer à nouveau les sommets avec plus de 775 heures ou encore l’émission phare diffusée en avant soirée "Quotidien" qui cumule plus de 600 heures via ses différentes déclinaisons (première partie, best of, hebdo, express), résultat qui permet à "Bangumi" de se placer en troisième position de notre classement et même à la première place des sociétés totalement indépendantes » le Service public fait quasiment jeu égal.

« De son côté, la société de Nagui, "Banijay Production Média (ex-Air Prod)", tutoie également les 600 heures de diffusion grâce à ses deux émissions les plus emblématiques, "N’oubliez pas les paroles"et "Tout le monde veut prendre sa place"qui cumulent respectivement 273 et 226 heures 30 chacune » précise encore la revue professionnelle qui n’a bien entendu pas inclus les heures de "The Artist" (titre anglais pour une émission du service public !) qualifié aujourd'hui de catastrophe industrielle.

Soit dit en passant, monsieur le Président, la société Banijay est celle d’où venait l’ex-numéro 2 de France Télévisons Takis Candilis qui y est reparti près son départ ! 

« La société "Troisième Œil Productions" [du groupe Médiawan, ndlr] doit quant à elle son total de 574 heures 18 aux diffusions de "C à vous" (265 heures 10), « C l’hebdo » (94 heures) » ou encore "Taratata" et "Le Grand échiquier" dont le coût unitaire de chaque numéro flirte avec les 1,5M€ pour des audiences proches en moyenne autour de 5%.

Oui, monsieur le Président, la télévision publique est effectivement un bien commun que les contribuables financent chaque année par la taxe audiovisuelle avec un peu plus de 2,7 milliards d’argent public pour France Télévisions qui ne peut en aucun cas se comporter de la sorte.

D’abord parce que ces femmes et hommes qu’elle veut pousser dehors vers une SAS hors la loi (2009), sont la première richesse de l’entreprise et doivent être traités avec respect pour le travail qu’ils effectuent au quotidien.

Ensuite parce que la télé publique, ne peut ou plutôt non, ne doit comme le prétendent fallacieusement certains « appartenir à une caste ou à une élite », en l’occurrence à deux voire trois groupes de prod qui se partagent une énorme partie de l’argent dédié aux programmes que verse chaque année l’État dont vous êtes le Chef. 

Ce n’est surement pas…ce ne peut plus être…ce ne sera pas la télévision publique de demain dont vous aviez annoncé l’avènement.

Il faut mettre un terme à cette fuite en avant en garantissant avant tout à l’humain de prévaloir dans cet environnement financier qui tend systématiquement à l’annihiler.

Avec notre profond respect et notre haute considération. 



lundi 11 octobre 2021

C’est quasiment fait, Emmanuel Macron n’a d’autre choix que de nommer ROM à l’ARCOM (pour la rime)…l’intéressé à fait comme si sur France info (La Radio) !

C’est quasiment fait, Emmanuel Macron n’a d’autre choix que de nommer ROM à l’ARCOM (pour la rime)…l’intéressé à fait comme si sur France info (La Radio) !

Ce lundi 11 octobre 2021 restera forcément une date dans les mémoires…en tout cas dans celle de Roch-Olivier Maistre dit ROM.

Alors que la présidente de l'Autorité indépendante de la concurrence Isabelle De Silva candidate à sa propre succession, a appris - "un peu surprise" - le non-renouvellement de son mandat par la présidence de la République, ROM est allé fanfaronner sur France Info (La Radio) dont il était l’invité exceptionnel de Célyne Baÿt-Darcourt qui l’interrogeait.

Comme de coutume le tweeteur ernottien s’est mis en avant et parlé de lui…le « on » qu’il utilise dans l’entretien, n’est en somme là que pour expliquer à une moitié environ des membres du CSA qu’ils vont dégager en janvier prochain mais pas lui !

ROM le futur président de l’ARCOM donc – il n’en a jamais douté ! – déclare au micro de la journaliste "L’ARCOM (*) sera un régulateur moderne qui aura de nouvelles attributions notamment dans le champ digital. Les plateformes de vidéo par abonnement comme Netflix ou Amazon Prime vont rentrer dans le champ de la régulation", utilisant le « on » de circonstance "On va lutter contre le piratage en ciblant davantage les sites de streaming… Cela concerne beaucoup le sport, c’est un vrai sujet auquel il faut être attentif. Le sport tend à quitter la télévision en clair pour aller sur des sites payants et du coup c’est le piratage sportif qui se développe."

Sans vouloir paraphraser François Hollande..."Moi président" dès que je serai à l'ARCOM vous allez voir ce que vous allez voir. 

(*) Au 1er janvier, le CSA va devenir l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) après sa fusion avec la Hadopi…Un "super régulateur" dont les pouvoirs seront élargis.

 

S’agissant du non-renouvellement de la présidente de l'Autorité de la concurrence cette personnalité respectée, qui a démontré une grande maîtrise dans des dossiers techniquement et politiquement compliqués et que certains commentateurs disent lié au dossier de la fusion TF1/M6, qui ne pourra avoir lieu sans le feu vert de l'Autorité de la concurrence amis dont ROM a déjà fait savoir qu’il jugeait "compréhensible" le projet vu d'un œil favorable par l'exécutif alors que le CSA  devrait ne rendre un avis officiel qu’au début de l'année prochaine !

 

Surréaliste …

 

Se donnant une dimension bien au-delà de celle de sa collègue déchue donc, ROM allait égrainer les chantiers (deux en gros) dont il est toujours responsable et qui ne pourront évidemment pas se faire sans lui !


- À partir de mardi 12 octobre, le DAB+ ou radio numérique se déploie pour 6,5 millions d'habitants supplémentaires en France métropolitaine et donc l’intéressé bombe le torse "C’est une étape importante pour le média radio, un nouvel horizon".

"On continuera à écouter la radio comme on le fait aujourd’hui, sur son poste, sur l’autoradio » ajoute-il expliquant que "La FM ne disparaît pas mais que la nouveauté, c’est ce mode de diffusion moderne qu’on retrouve beaucoup en Europe. Il offre à l’auditeur une qualité de son très supérieure." Une qualité d'écoute incomparable comme pour un CD, un son qui passe en haute définition sans grésillements y compris en voiture ou sur son mobile, c’est en quelque sorte grâce à lui ! 

Waouh….

- Depuis le 8 septembre, les médias doivent décompter le temps de parole du polémiste et ex-chroniqueur de CNews décision prise par le CSA sous l’impulsion de ROM évidemment qui se défend "Non, nous n’avons pas contribué à l’emballement médiatique" et entonne sa chanson perso, à savoir que "la préservation du pluralisme des courants de pensées et d’opinions est un principe constitutionnel dans notre pays et l’une des missions du CSA est de veiller à ce pluralisme, hors période électorale et en période électorale."

Waouh….et re-Waouh !

 

Il est vraiment clairvoyant ce ROM de prévoir dès octobre 2021 la volonté d’Emmanuel Macron qui ne pourra faire autrement que de le nommer président de l’ARCOM...L'homme doit le juger bien prévisible !

Présidentielle 2022 : les bobards d’une télé publique à la dérive.

Présidentielle 2022 : les bobards d’une télé publique à la dérive.

Si jusque-là, le blog CGC Média n’avait pas souhaité écrire d’article après la déclaration dans l'émission «Votre invité politique» sur France Info du journaliste politique de France Télévisions Gilles Bornsteinc’est qu’il n’avait pas encore connaissance du papier publié par franceinfo :  ce 11 octobre 2021, intitulé « Présidentielle 2022 : on a vérifié cinq déclarations sur l'immigration lancées au cours de la campagne ».

Les bras vous en tombent évidemment.

Alors que Ian Brossat l’élu communiste de la ville de Paris évoquait la semaine la potentielle candidature à l'élection présidentielle de 2022 du journaliste du Figaro et ex-chroniqueur de CNews, Gilles Bornstein qui l’interviewait déclarait qu’il « n’a(vait) pas le droit de venir ici ».

Le polémiste n'a(vait) d’ailleurs pas tardé à réagir sur Twitter : «Gilles Bornstein, qui êtes-vous pour m’interdire de parler sur le service public ? Les Français méritent que vous leur rendiez leurs impôts ! (faisant référence à la redevance TV) ».

Gilles Bornstein avait alors tenté de corriger le tir, lui aussi sur Twitter, assurant qu'il s'était « mal exprimé» : «bien sûr, il sera invité chez France Télé, mais seulement une fois qu'il aura officialisé sa candidature à l'élection »Position confirmée par Laurent Guimier, directeur de l’information de France Télés et de ses chaînes: « L’intéressé sera bien évidemment invité dans nos rendez-vous politiques s’il se porte candidat à l’élection présidentielle».

Seulement voilà…Patatras, la publication de "franceinfo:"  d’aujourd’hui, vient faire voler cette posture en éclats.

Le papier signé Benoît Zagdoun, posté vers 7h00 ce matin prouve que France Télévisions pris la main dans le pot de confiture, raconte n’importe quoi. (*)

Il suffit de lire le lancement de l’enquête Présidentielle 2022 : on a vérifié cinq déclarations sur l'immigration lancées au cours de la campagne.

« D'Eric Zemmour à Valérie Pécresse, en passant par Marine Le Pen, franceinfo a démêlé le vrai du faux dans les chiffres et les statistiques migratoires au cœur de la campagne présidentielle à droite et à l'extrême droite» (sic), écrit France Télévisons sur son site.

 Si « L’intéressé ne sera invité dans les rendez-vous politiques de FTV que lorsqu’il se portera candidat à l’élection présidentielle » … alors pourquoi est-il jaugé comme les autres candidats déclarés à l’élection présidentielle comme le précise le papier « De Marine Le Pen à Valérie Pécresse, tous multiplient les déclarations, à grand renfort de chiffres et de statistiques. Franceinfo a vérifié cinq de ces affirmations sur l'immigration. »

(*) Pour lire le papier dont le blog CGC Média a pris soin de faire une capture d'écran, cliquez ici




dimanche 10 octobre 2021

Un repris de Justice juste derrière Édouard Philippe pour lancer son mouvement « Horizons » !

Un repris de Justice juste derrière Édouard Philippe pour lancer son mouvement « Horizons » !

Beaucoup ont dû ne pas en revenir. Sur l'estrade Patrick de Carolis l’ex-pédégé de France Télés définitivement condamné en avril 2019 (*) a trouvé le moyen de se placer juste derrière l’ex-Premier ministre main sur le cœur qu’il applaudit comme un beau diable lors du lancement de son mouvement politique « Horizons ».

Avec l’intéressé sur la photo de famille (¤) Édouard Philippe fervent soutien de l’ex-Orange comme Roch-Olivier Maistre ou encore Alexis Kohler, ne pourra même pas paraphraser François Fillon alors candidat à l’élection présidentielle de 2017.

Ce dernier déclarait publiquement lors de la primaire de La Droite "Si j'étais mis en examen, je ne serais pas candidat (...) je considérerais que je ne serais pas en mesure d'assurer la direction du pays "Et condamné et repris de Justice, ça donne quoi ?

En effet, DANS UN JUGEMENT DE PLUS D'UNE QUARANTAINE DE PAGES PARTICULIEREMENT ÉTAYÉ, la Cour d’Appel de Paris avait confirmé les condamnations de Carolis et Millot qui en première instance avait déjà écopé de :

- Patrick de Carolis condamné à 5 mois de prison avec sursis et 25.000€ d'amende.

- Bastien Millot, reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés, condamné à 5 mois de prison avec sursis et 75 000€ d'amende.

- La société Bygmalion alors en liquidation qui n 'était pas dûment représentée, est de son côté condamnée par défaut à 60.000€ d'amende. 

- Ainsi que les dommages et intérêts à verser, entre autres, au SNPA-CGC à l’origine de la plainte en avril 2011.

Le JDD en a profité pour publier une longue enquête ce dimanche qui fait dire au titre de presse que "Le réélection de Macron n'est pas acquise". (¤) 

Avec Édouard Philippe flanqué de Partick de Carolis, le Chef de l'État ne peut pas dire que l'horizon s'éclaircit ! 


Aussi quelle idée aussi d’appeler un mouvement politique « Horizons » !!

Comme le disait si bien, Edme-Pierre Chauvot de Beauchêne, médecin français passé à la postérité pour ses études pionnières sur l'hystérie, une spécialité quasi-prémonitoire dans le contexte actuel :

« Le but de l'ambition est comme l'horizon, il recule à mesure qu'on avance »

(*)Et dure.

« The Artist » enchaîne les flops comme Nagui et Sitbon-Gomez.

« The Artist » enchaîne les flops comme Nagui et Sitbon-Gomez.

« La fuite du public » écrit Toute la télé pour ce 5ème numéro de « The Artist » et sa 2ème programmation le vendredi une heure et quart avant minuit mais Sitbon-Gomez dans sa pathétique interview dans Le Parisien se dit « fier » !

Hallucinant.

« La meilleure performance a été enregistrée au cours du premier quart d’heure » écrit Toute la télé qui poursuit « rapidement, les personnes ont déserté peu à peu The Artist. Sur les quinze dernières minutes d’antenne, le talent show de Nagui est passé sous la barre des 300 000 curieux. »

657.000 téléspectateurs seulement, soit 6.4% du public présent devant son poste de télévision entre 22h40 et 00h30, on en rirait presque ! Seulement voilà, c’est de l’argent public qui file semaine après semaine vers Banijay la boite d’où venait l’ex-Numérobis d'Ernotte et où il est retourné.

Pendant ce temps-là, « l’horloger d’Eva Joly » plastronne dans les colonnes du Parisien et se cherche des excuses. Il tente de faire reposer la faute sur TF1.

A question du journaliste : « Sur France 2, « The Artist » a été rétrogradé en deuxième partie de soirée le vendredi, après des contre-performances le samedi en prime time. C’est un échec, à près de 4 millions d’euros ? », l’ex-dircab d’Ernotte répond « Être confrontés à « The Voice » ne nous a pas aidés. « The Artist » était une tentative, il y en aura d’autres. On apprend de ses erreurs. Nous avons raison d’essayer, d’innover. Il n’y a rien de pire qu’une télévision qui ronronne. Je suis fier que le service public puisse prendre des risques ».

De son côté, Patrick Sébastien qui se prépare à retrouver son public avec la version sur scène de son Plus grand cabaret du monde, a lui taclé l’animateur.

Après avoir comme chaque Français constaté l’an dernier, l’échec de  Jean-Marc Généreux, le célèbre juré de Danse avec les stars qui avait a quitté TF1 pour animer Spectaculaire - "Je sais que France Télé va faire un concours, une sorte de Cabaret bis avec de la magie, de la danse, etc. On va quand même comparer un acrobate avec un magicien ou un musicien !... C'est très bien, ça aide à lancer des carrières mais, surtout, ils n'ont pas à payer les artistes puisqu'il y a un prix à la clé" - c’est, à présent, contre le mari de Mélanie Page qu’il balance.

"Il y a des gens qui font 6% d'audience et qui peuvent continuer à faire de la télé. Nagui, il peut se planter, faire moins d'un million de téléspectateurs, il sera toujours là. Tout comme d'autres émissions produites par Banijay, sa société de production" lance à juste titre l’animateur.

 

"On est pourtant sur le service public, c'est fait avec le pognon des gens", ajoute-t-il, avant de s’interroger "Mais il y a des trucs qui échappent à la loi. Il y a un gars qui s'appelle Takis Candilis qui travaillait chez Banijay et qui est devenu numéro 2 de France Télévisions. Il a fait le ménage dans les programmes pour mettre les émissions de Banijay. Est-ce légal ? C'est hallucinant".


Patrick Sébastien de conclure "Je me suis retrouvé dans le collimateur de Delphine Ernotte en tant qu'homme blanc de plus de 50 ans. On n'a pas le droit de virer quelqu'un ni pour son âge, ni pour sa couleur de peau". 

samedi 9 octobre 2021

Décryptage d’une manipulation de S. Sitbon-Gomez qui signe avec C. Vion un courrier aux salariés (*) qu’il voudrait transférer ILLÉGALEMENT.

Décryptage d’une manipulation de S. Sitbon-Gomez qui signe avec C. Vion un courrier aux salariés (*) qu’il voudrait transférer ILLÉGALEMENT.

Hier vendredi 8 octobre, dans son article « Une lettre truffée de contre-vérités et d’affirmations bidons adressée aux salariés que France Télés continue de vouloir transférer ILLÉGALEMENT » le blog CGC Média écrivait « Détailler paragraphe par paragraphe le texte pour démontrer pour "toute la nocivité" de cette manip mais également sa fausseté ».

Le blog CGC a donc décider de démonter cette prose indécente destinée évidemment à prendre les salariés pour des andouilles.

La lettre commence ainsi, histoire de la jouer corporate :

1°) « Comme vous le savez le groupe France Télévisions est engagé depuis plusieurs années dans une dynamique de transformation de son organisation et de ses activités. »

Une phrase totalement bidon qui ne veut rien dire et totalement mensongère par rapport à la réalité. Cela fait plusieurs années que la quasi-totalité des investissements sont gelés avec des régions exsangues où les productions comme les matériels ont fondu, année après année…même sort pour les territoires et départements d’Outre-mer mais plus largement dans tout le groupe.

Les sommes exorbitantes qui ont été débloquées l’ont été l’incroyable plateforme de VOD Salto qui affiche une perte de 93 millions d’euros en 2021 qui s’ajoute à une perte d’exploitation de près de 25 millions d’euros en 2020   et qui faisait dire récemment au sénateur LR Roger Karoutchi qui s’interrogeait dans un récent rapport sur le bienfondé de l’investissement de France Télés dans la plateforme de vidéo à la demande principalement axée sur la TV de rattrapage : « Il y a fort à craindre que Salto soit à terme synonyme d’échec avec pour l’heure, seulement une cible modeste de 40 000 abonnés ».

Il n’y a ni dynamique de transformation, ni transformation de l’organisations, à part à penser que les plans de départs en seraient synonymes…ce qui n’est bien entendu pas le cas.

Cerise sur le gâteau, la chaine info et son canal 27 qui a coûté un fric fou depuis 2015 pour quelques dizaines de milliers de téléspectateurs et une audience toujours aussi confidentielle mais qui faisait se réjouir ainsi, à la conférence de rentrée, Laurent Guimier le directeur de l’Info du groupe :« franceinfo: qui fête ses 5 ans est déjà à 0,7% »dernière ,loin derrière les autres chaines d’infos en continu de la TNT.

2°) « Ce projet vise à conforter la place du service public comme premier média de tous les français dans un environnement qui ne cesse de se transformer, que ce soit avec l’accélération numérique qui touche directement nos métiers ou avec la mondialisation de la concurrence consécutive à l’arrivée des plateformes et à la naissance de grands groupes de production. »

Du grand n’importe quoi.

Conforter la place du service public comme premier média de tous les français entre parenthèses "Français" sans majuscule, voilà qui marque le peu de considération qu’a la direction de France Télés du peuple français (avec une minuscule pour le coup) ! Faudrait-il encore que France Télévisions soit premier, ce qui loin très loin d’être le cas. Ce n’est pas parce que les communiqués incessants de l’ex-Orange le clament en permanence haut et fort que cela en ferait une vérité, bien au contraire.

Comme si cela ne suffisait, les mêmes poncifs éculés entendus depuis des années et des années vont s’enchaîner : « l’accélération numérique… l’environnement qui ne cesse de se transformer… la mondialisation de la concurrence… l’arrivée des plateformes »

C’est vraiment prendre les lecteurs pour des femmes et des hommes incapables de réfléchir. Minable.

3°) « Dans ce monde qui bouge, notre ambition est d’avoir les meilleures offres d’information et de programmes, en portant haut les valeurs et l’exigence du service public. Nous comptons pour cela sur la mobilisation de l’ensemble des salariés du groupe France Télévisions qui ont fait la preuve depuis de nombreuses années de leur capacité à toujours porter collectivement et avec fierté la force du service public ».

Au cas où le lecteur n’aurait pas gobé les âneries qui précèdent, il fallait ici lui en remettre une louche…

Vous reprendrez bien un peu de mondialisation avec tout « ce monde qui bouge »...et en dessert, on leur sert quoi ? Un doigt de ridicule et chimérique « patriotisme de groupe ».

C’est à en avoir la nausée avant la fin du repas !

Ce baratin viole ni plus, ni moins, « le principe d’unicité définissant la société unique France TV »  ainsi que précisé dans la loi n°2009-258 du 5 mars 2009 qui précise entre autres que « La société France TV est une entreprise unique nationale de programmes et elle a la charge de concevoir ces programmes »certainement pas de les transférer dans une pseudo filiale en réalité une SAS qui ne répond à aucune des obligations fixée par le Législateur ou à Ouagadougou.

4°) « Nous nous appuyons ainsi sur la diversité des métiers et expertises présents dans nos entreprises et qui, rassemblés autour d’un idéal commun, font la richesse de notre groupe. Depuis 2015, nous sommes notamment engagés dans le renforcement de notre activité de production interne, qui a connu un développement sans précédent au sein de France Télévisions Studio, que ce soit en fiction avec Un Si Grand Soleil ou avec le lancement de CultureBox ou de Lumni ».

Rebelote…3ème couche ! Les 2 premières n’étaient pourtant pas vraiment sèches.

Des lieux communs en veux-tu, en voilà que rien n’étaye évidemment …Du vent, c’est tout avec un peu de poudre aux yeux tout de même !

« L’idéal commun qui ferait la richesse du groupe » c’est se ficher du monde ! 

« Le lancement de CultureBox » la chaîne éphémère aux audiences infinitésimales  ou encore la refonte de « Lumni » qui se partagent le canal 14 de la TNT (donc au budget de l’entreprise) c’est continuer à....

Enfin s’engager sur la route du feuilleton « Un Si Grand Soleil » et sa conception montpelliéraine, c’est particulièrement maladroit car comme le blog CGC Média l’a écrit le 8 avril dernier « La quinzaine de personnels en charge de la postproduction du feuilleton : « Un si grand soleil » – dépendant tous de France Télés et de son accord d’entreprise – devraient être transférés près de Montpellier ». La loi interdit d’ailleurs au sein d’une même entreprise des avantages différents pour une catégorie de personnels eu détriment d’une autre…mais nous allons en reparler très vite (*)

Quant à faire avaler que la « production interne » l’activité de la filiale « France Télévisions Studio » c’est un mensonge sans nom. La « production interne » c’est le volume de production que France Télés entreprise unique a pour obligation de produire selon les dispositions de la loi n°2009-258 du 5 mars 2009 et surement pas celui de la filiale (ce serait-il renforcé ?!)  contrairement à ce que les deux auteurs du courrier assènent sans vergogne !

5°) Et ça continue encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord…

« En tant que salarié contribuant à la production de l’émission Des Racines et Des Ailes, vous participez depuis de nombreuses années à nos activités de production interne. Comme vous le savez, nous avons présenté cette année un projet de regroupement de nos activités de production au sein de France Télévisions Studio, par le transfert à cette filiale de nos émissions produites en interne au sein de France Télévisions. Ce projet de renforcement et de développement des activités de production du groupe, au cœur de votre métier, dessine une organisation plus solide et cohérente, au service de nos ambitions dans le domaine de la production audiovisuelle. Conformément aux exigences de la loi, ce projet a d’abord été soumis aux instances représentatives du personnel et sera désormais effectif au 1er Janvier 2022. »

Là aussi c’est incroyable se moquer du monde dans les grandes largeurs. Les deux auteurs du courrier pour tenter de donner un caractère légal à ces transferts qui sont ILLÉGAUX fait référence à la loi « Conformément aux exigences de la loi, ce projet a d’abord été soumis aux instances représentatives du personnel »

Tout d’abord, ce n’est pas en soumettant 1, 5 ou 10 fois un texte ILLÉGAL à quiconque que cela le rendra légal !

Ensuite, « Ce projet n’est pas destiné au renforcement et au développement des activités de production du groupe, au cœur des métiers de France Télés », il est là pour la détruire en interne et à vider l’entreprise France TV de sa substance en transférant tout ou partie de la conception de ses programmes à une autre entreprise, fut-elle sa filiale et d’une manière plus générale à bafouer la loi de 2009 qui l’a créée.

Enfin, son entrée en vigueur « sera désormais effective au 1er Janvier 2022 » indique la missive. 

Notons au passage que si les deux coauteurs ne mettent pas de majuscules aux Français, ils en mettent un ai mois de janvier qui, lui, n’en prend pas…

Sur le fond, la procédure en appel que le SNPCA-CGC a le seul syndicat à avoir déposée près la Cour d’Appel de Paris et dont l’audience est fixée début décembre, démontrera pleinement que ces gens ont pris leurs désirs pour des réalités aux risque de mettre gravement en danger le mental mais aussi la vie des salariés concernés.

6°) Il aura fallu attendre 5 paragraphes d’une logorrhée trompeuse pour en arriver aux conditions de la manip.

« La signature d’un accord de transition visant à préciser les conditions et mesures d’accompagnement social de ce transfert est proposée aux organisations syndicales et une première réunion de négociation est programmée le 8 octobre prochain. Mais sans attendre, nous souhaitons au travers de ce courrier vous faire connaitre les engagements d’ores et déjà pris par la Direction à votre égard.

Dès le transfert, soit au 1er janvier 2022, vous seront contractuellement garantis, au titre d’avantages individuels définitivement acquis :

- Votre ancienneté, dont vous conserverez l’intégralité acquise - Votre rémunération, dont le montant brut annuel vous sera garanti,

- Votre régime de temps de travail, dont le nombre de jours ou d’heures sera maintenu (et par voie de conséquence, vos droits à congés et RTT)

- Les règles de calcul des indemnités de départ.

Enfin, si vous avez négocié des clauses particulières dans votre contrat de travail, celles-ci seront maintenues »

Invraisemblable. Le duo épistolaire écrit que la loi sera respectée ni plus, ni mois. A un bémol près que ce sont encore, ici, d’énormes bobards.

Si les conditions d’application de l’article L.1224-1 étaient remplies - ce qui n’est pas le cas, ici - les parties au contrat (salarié / employeur actuel / futur employeur) auraient dû signer une convention qui prévoit le transfert (Il s’agit d’un accord tripartite librement négocié), ce qui n’est pas le cas, non plus.

Dans le cas ILLÉGAL dont France Télévisons se réclame, la loi est claire : maintien de l’ancienneté, du salaire, et notamment de la qualification et des conditions de travail afférentes…donc rien que France Télés ne doive obligatoirement respecter.

Venons- en maintenant à la phrase « Les règles de calcul des indemnités de départ » qui en soit et en Droit ne veut rien dire…Les indemnités de départ qu’il s’agisse d’un départ volontaire (RC), de licenciement, de retraite, d’inaptitude…sont figurent dans le code du Travail et leurs règles y sont clairement définies a minima sauf accord plus favorable.

Il n’est pas écrit ici « Les règles de calcul des indemnités de départ seront celles de l’accord d’entreprise France Télévisions ! » et pour cause.

Sitbon-Gomez et Vion savent pertinemment que ce n’est pas possible car il y aurait alors au sein de France Tv Studio deux catégories de personnels, ce qui est tout aussi ILLÉGAL…ce qu’a du reste confirmé à certains la DRH du groupe

La Cour de cassation l’a abondamment rappelé.

 (*) Exemple :

"En l’espèce, à la suite d’une fusion-absorption, les salariés de l’établissement absorbés se sont vu accorder, par un accord collectif conclu au niveau de l’entreprise absorbante, les conditions de rémunération dont ils jouissaient avant l’opération.

Quelques années après, les salariés d’un autre établissement de l’entreprise en ont réclamé le bénéfice en invoquant une inégalité de traitement qui ne reposait pas, selon eux, sur une raison objective et pertinente.

Une cour d’appel accueille leur demande par application de la jurisprudence classique selon laquelle un accord d’entreprise ne peut prévoir de différences de traitement entre salariés d’établissements différents d’une même entreprise exerçant un travail égal ou de valeur égale que si elles reposent sur des raisons objectives dont le juge doit contrôler concrètement la réalité et la pertinence (Cass. soc. 21-1-2009 n° 07-43.452 F-PB ; 28-10-2009 n° 08-40.457 F-PB). "

Autrement dit, il ne pourra en aucun cas y avoir à France tv Le Studio des salariés sous le régime de l’accord collectif de l’entreprise France Télévisons SA qui veut s’en séparer et ceux de France tv Le Studio qui eux d’dépendent de l’accord collectif étendu de la production, peu éloigné des dispositions du Code du Travail dans bien des domaines notamment celui des départs.

Pour les mêmes raisons, ils ne pourront plus « bénéficier des activités sociales et culturelles du CI-ORTF » !

7°et 8°)  La conclusion est d’une bassesse à toute épreuve. De l’enfumage grande puissance : Vous êtes inquiets mais faut pas…puisqu’’on vous l’dit ! 

« Certains d’entre vous ont exprimé une inquiétude, quant à l’avenir de leur emploi. Ce transfert ne fragilisera en aucun cas votre sécurité de l’emploi. Tout d’abord, la direction n’a aucun projet de remettre en cause la pérennité des émissions sur lesquelles vous travaillez [Ben voyons ! Elle viré dernièrement en 48 heures, la quasi-totalité des collaborateurs qui travaillaient depuis 8 ans sur le magazine « La Quotidienne », ndlr] Par ailleurs, à l’occasion de ce transfert, la direction s’engage à une garantie d’emploi, c’est-à-dire s’interdit toute possibilité de rupture du contrat de travail pour raison économique. Si une émission venait un jour à être supprimée, France Télévisions Studio vous proposera obligatoirement une solution alternative sur un emploi du même type.

Notre volonté est claire : ce transfert vise à renforcer notre activité de production interne à la consolider et à la renforcer. [Mensonges, à l’appui de tout de qui précède, ndlr]. C’est un choix d’investissement et un choix d’avenir pour le métier qui est le vôtre. [Mensonges, à l’appui de tout de qui précède, ndlr]. Cette volonté se vérifie dans les faits : jamais au cours des dernières années, France Télévisions n’a autant fait le choix de la production interne. [Mensonges, à l’appui de tout de qui précède, ndlr]. Avec près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, France Télévisions Studio est aujourd’hui l’un des principaux producteurs français. [Mensonges encore, à l’appui de tout de qui précède, ndlr].  Vous restez au sein du groupe France Télévisions qui est notre maison commune. »

Le blog CGC Média avait pour le prouver repris les écrits du tandem de CGT France Télés qui a permis que cette procédure soit engagée et puisse aller à son terme - ce que la Justice saisie par la SNPCA-CGC (ci-après) devra interdire -   qui en juillet 2020 précisaient :

« Questionné par la CGT, Sitbon-Gome confirme trois nouveaux projets pour France.tv Studio : La transformation de France.tv Studio en SAS (¤ Société par Actions Simplifiées), un projet de prise de participation majoritaire dans la société en charge des effets spéciaux sur le feuilleton à Vendargues (Les Tontons Truqueurs) [un titre presque prémonitoire, ndlr] afin de s’assurer de l’exclusivité de la technologie et de pouvoir envisager d’autres développements, la création d’une petite filiale de France.tv Studio  (trois salariés) qui aurait un statut d’agence de presse et pourrait embaucher des pigistes journalistes ou des salariés de FTV en détachement sur des projets éditoriaux…

"Dans le même temps, on observe, une dégradation de 15M€ d’euros des résultats des filiales FTP (France Télévisions Publicité), France•tv Studio et FTD (France Télévisions Distribution)... »

N’est pas madame de Sévigné qui veut mais Machiavel si !


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