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jeudi 2 juillet 2026

Ernotte a flingué la télé publique, Catherine Pégard va l'achever !

Ernotte a flingué la télé publique, Catherine Pégard va l'achever !

La dame de Versailles passée ministre de la Culture comme on passe de la cour du Roi-Soleil à la cour des miracles budgétaires, promettait, la main sur le cœur de présenter les Contrats d’objectifs et de moyens (COM) de France Télévisions et Radio France « fin juin » devant l’Assemblée nationale.

Fin juin est arrivé et rien, bien évidemment. Comme Delphine Ernotte qui raconte que tout va bien à France Télévisions depuis son premier parachutage à l'été 2015, pendant que les chaînes agonisent, les salariés trinquent et que les économies s’abattent en « scénarios choc », Pégard nous sert la même soupe : réformes, impartialité, baromètre magique…tout en vantant l'exemplarité et l'importance de l'Audiovisuel public !!

Les même craques que l'ex-Orange qui claironnait par exemple, il y a peu sur RTL, être « vraiment ravie et très fière » du journal de Léa Salamé, qu’elle qualifiait de « très grande qualité », assurant même qu’il avait « augmenté les audiences ».

Seulement voilà, pour ce nouveau tandem, la réalité est tout autre et à l'inverse de leur narratif éculé. Le JT de France 2 reste distancé de 1,5 à 2 millions de téléspectateurs par Gilles Bouleau sur TF1, avec des écarts flagrants (5,11 M contre 3,35 M, ou 4,72 M contre 3,24 M). Les vacances d'été aidant, France 2 pourrait ne pas attendre que son compagnon Raphaël Glucksmann lance vraiment sa campagne pour la présidentielle de 2027 pour la remplacer au moins jusqu'en mai 2027 pour un problème de crédibilité et d’impartialité.

Pas dit pour autant que les téléspectateurs reviennent, notamment après les nombreuses révélations de la commission d'enquête qui ont révulsé environ deux tiers des Français

De son côté, l'ancienne gardienne des ors de la République peut bien peaufiner son narratif « On va accélérer la transformation », « des chartes éditoriales pour l’impartialité », « l’audiovisuel public sauvé par l’été », personne n'est plus dupe. Des mots, des annonces, de la com'… mais en réalité les même craques que celles de l'ex-Orange. Il ne faudrait tout de même pas fâcher le chef de l'État sortant pour les quelques mois qui lui restent et le gêner dans la rédaction de son Légacy  !

Pégard et Ernotte, même combat : elles nous vendent du rêve et l'exception  culturelle pendant que la réalité se réduit comme peau de chagrin. La transparence  ? Un beau conte de fées. Le contribuable, lui, qui paie toujours la note ? Une bonne poire ! 

Deux femmes, une même méthode : raconter des histoires. 

L’une vante des audiences fantasmées et un service public rayonnant. L’autre annonce des réformes « accélérées », des baromètres d’impartialité et des contrats qui n’arrivent jamais.

Résultat ? Des économies qui tombent, un audiovisuel public sans cap clair et les Français pris pour des pigeons.

Le service public mérite mieux que ce tandem du storytelling. Ernotte et Pégard doivent arrêter de nous raconter des histoires… ou laisser la place à ceux qui les assument vraiment. Le changement n’attend plus.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​


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