Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mardi 11 mars 2008

Que vaut la Parole de la présidence ?


Ce mardi 11 mars, la présidence avait convoqué les coordonnateurs syndicaux au niveau du Groupe. Cette réunion devait être l’occasion d’évoquer avec toutes les organisations syndicales « la situation actuelle » après la forte mobilisation du 9 mars sur France 2.

C’est pour dire si l’enjeu était de taille !

La réunion n’avait même pas commencé qu’allait se jouer un sketch digne d’un des grands moments de Fernandel.

La présidence annonce que l’une des délégations (SNJ) comporte un expert de trop ! Et de rajouter : « si l’expert reste, la réunion ne pourra se tenir ! ».

Consternation du SNPCA-CGC !

Cette réunion soi-disant CAPITALE et promise par la présidence ne peut se tenir parce qu’il y a un expert en trop !!!!

Mais qu’avait donc à cacher la présidence pour refuser la présence d’un expert ??

Le SNPCA-CGC ne le sait que trop bien : la fin pour les salariés des sociétés du Groupe du lien contractuel avec leur chaîne, la perte de leurs accords d’entreprise et la perte de leur Convention Collective.

Mais ce n’est pas fini ; les organisations CFTC, FO et la CGT sont du même avis, selon eux : cet expert est vraiment de trop !

Ainsi donc cette réunion promise aux salariés grévistes par le président qui a quitté la salle avec FO, la CFTC et la CGT laissant les autres organisations syndicales abasourdies, a donc été levée par cette même présidence.

Les salariés apprécieront !


(ci-après le texte de la déclaration qui aurait dû être lu à la réunion avortée mais qui n'a pu l'être. Nous vous le livrons:


"Déclaration des délégués syndicaux du SNPCA-CGC

Le 26 février 2008, le SNPCA-CGC a déposé sur France 2 un préavis de grève générale qui a débuté le 9 mars à 0h01. Le SNPCA-CGC avait déposé également un préavis de grève sur France 3.
Les revendications de ces préavis étaient simple : le retrait des chantiers de la réforme de France Télévisions, obsolètes de facto depuis l’annonce de la réforme annoncée par le Chef de l’État début janvier 2008.

Bien qu’extrêmement mobilisés sur France 2 mais face à une situation quasiment inédite, les personnels ont choisi d’assurer leur mission de service public et de ne pas léser les téléspectateurs.

Contrairement à ce qu’a affirmé Patrick de Carolis, il convient ici de citer la dépêche AFP « La direction qui a proposé de réunir tous les syndicats la semaine prochaine » (suite au préavis de grève débuté le 9mars 2008), n’a adressé qu’hier soir vers 19h15 à certains, coordonnateurs de groupe de certains syndicats mais pas tous, le message suivant : « Vous êtes conviés à une réunion des coordonnateurs syndicaux de Groupe en présence du Président de France Télévisions et des Directeurs Généraux des chaînes, afin d'évoquer la situation actuelle, ce mardi 11 mars à 16h30 en salle du Conseil, au 7ème étage. »

Il n’est pas question pour le SNPCA-CGC de laisser diluer ses revendications dans le cadre du groupe et non des chaînes qu’elle court-circuite de facto.
Les préavis ont été déposés au niveau des chaînes et le « groupe » n’a juridiquement et légalement rien à y voir.

Convoquer aujourd’hui les « coordonnateurs groupes » pour « évoquer la situation dans l’entreprise » qui, est-il besoin de le rappeler, ne se substituent pas aux divers délégués syndicaux dans les chaînes de France Télévisions et ne représentent absolument pas une institution pérenne de négociation.

Dans de telles conditions et sans même vouloir engager une quelconque polémique, le SNPCA-CGC ne participera pas à cette manœuvre de contournement.

Le SNPCA-CGC qui prendra ses responsabilités comme il les a toujours prises, exige que France Télévisions organise un référendum auprès des salariés concernés des chaînes à l’instar de ce que la direction avait fait l’année dernière, sur « La Deux » pour « le projet d’accord de techniciens de reportages » sur France 2.

1°) Souhaitez-vous abandonner votre contrat actuel France 2 ou France 3 pour signer un nouveau contrat France Télévisions ?

2°) Souhaitez-vous, ce faisant, perdre le bénéfice de vos accords d'entreprise et abandonner la Convention Collective de l'Audiovisuel Public ?

Pour la petite histoire, ce texte aurait dû être lu à cette réunion que la présidence a annulée."

Concernant le dépôt du préavis déposé ce jour par le SNPCA-CGC que la direction conteste

Les directions de France 2 et France 3 ont signé les préavis du SNPCA-CGC (document ci-après) en y inscrivant "reçu le 11 mars 2008 à 16h00, préavis non valable- délai légal non respecté".

Le SNPCA-CGC a bien entendu contesté cette mention qu'il juge de nature à mettre encore un peu plus, si besoin était, le feu aux poudres.

La direction n'a absolument pas voulu modifier cette mention en remettant au délégué syndical un texte jurisprudentiel ainsi rédigé "Computation du délai: le préavis prévu par cet article doit parvenir à la direction cinq jours francs avant le déclenchement de la grève. Le jour de notification du préavis ne comptant pas dans ce délai (cass.crim.10 mai 1994, n°93-82.603D, RJS 10/94 n°1171" .

Le SNPCA-CGC qui dénonce depuis des semaines les coups-bas de l'entreprise constate une fois encore que la direction fait tout pour flouer les salariés. Les personnels qui ont l'impression d'avoir été dépossédé de leur action- et il est bien évident ici qu'il ne s'agit pas d'une impression -n'ont pas l'intention d'en rester là.

Le SNPCA-CGC est plus que jamais à leur côté pour ce combat.

Nouveau préavis de grève sur France 2

Le 26 février 2008, le SNPCA-CGC a déposé sur France 2 un préavis de grève générale qui a débuté le 9 mars à 0h01. Le SNPCA-CGC avait déposé également un préavis de grève sur France 3.

Les revendications de ces préavis étaient simple : le retrait des chantiers de la réforme de France Télévisions, obsolètes de facto depuis l’annonce de la réforme annoncée par le Chef de l’État début janvier 2008.

Bien qu’extrêmement mobilisés sur France 2 mais face à une situation quasiment inédite, les personnels ont choisi d’assurer leur mission de service public et de ne pas léser les téléspectateurs.

Contrairement à ce qu’a affirmé Patrick de Carolis, il convient ici de citer la dépêche AFP « La direction qui a proposé de réunir tous les syndicats la semaine prochaine » (suite au préavis de grève débuté le 9mars 2008), n’a adressé qu’hier soir vers 19h15 à certains, coordonnateurs de groupe de certains syndicats mais pas tous, le message suivant : « Vous êtes conviés à une réunion des coordonnateurs syndicaux de Groupe en présence du Président de France Télévisions et des Directeurs Généraux des chaînes, afin d'évoquer la situation actuelle, ce mardi 11 mars à 16h30 en salle du Conseil, au 7ème étage. »

Il n’est pas question pour le SNPCA-CGC de laisser diluer ses revendications dans le cadre du groupe et non des chaînes qu’elle court-circuite de facto.
Les préavis ont été déposés au niveau des chaînes et le « groupe » n’a juridiquement et légalement rien à y voir.

Convoquer aujourd’hui les « coordonnateurs groupes » pour « évoquer la situation dans l’entreprise » qui, est-il besoin de le rappeler, ne se substituent pas aux divers délégués syndicaux dans les chaînes de France Télévisions et ne représentent absolument pas une institution pérenne de négociation.

Dans de telles conditions et sans même vouloir engager une quelconque polémique, le SNPCA-CGC ne participera pas à cette manœuvre de contournement.

Le SNPCA-CGC qui prendra ses responsabilités comme il les a toujours prises, exige que France Télévisions organise un référendum auprès des salariés concernés des chaînes à l’instar de ce que la direction avait fait l’année dernière, sur « La Deux » pour « le projet d’accord de techniciens de reportages » sur France 2.

1°) Souhaitez-vous abandonner votre contrat actuel France 2 ou France 3 pour signer un nouveau contrat France Télévisions ?

2°) Souhaitez-vous, ce faisant, perdre le bénéfice de vos accords d'entreprise et abandonner la Convention Collective de l'Audiovisuel Public ?

(Si vous êtes France 2 ou France 3 exprimez-vous sur le référendum ci-contre en haut du blog)

Ceci clôt la participation du SNPCA-CGC à cette réunion.

COMMUNIQUÉ DE LA DIRECTION DE FRANCE 2 suite à la grève débutée le 9 mars 2008


En cliquant sur le "communiqué" ci-dessus vous découvrez le texte de la direction de France 2 suite au préavis de grève déposé par le SNPCA-CGC débuté le 9 mars 2008

lundi 10 mars 2008

COMMUNIQUÉ: Une grève exemplaire des salariés toujours aussi déterminés face à une présidence de France Télé totalement déconnectée de la réalité

COMMUNIQUÉ SNPCA-CGC

Le SNPCA-CGC a « suspendu » provisoirement, en fin de matinée, le préavis de grève générale qui avait été déposé sur France 2 à compter du 9 mars 2008. Cette grève générale a connu hier une forte mobilisation des personnels contre l’ensemble du projet de réforme dite « réforme Carolis » concernant la réorganisation du Groupe France Télévisions au travers, notamment, de 8 chantiers (12 à venir) visant, entre autres, à vider progressivement France 2 et France 3.

Le SNPCA-CGC rappelle que ce préavis avait été déposé dans les règles plus de 15 jours avant le point de départ du mouvement. Le SNPCA-CGC dénonce ainsi la désinvolture, pour ne pas dire le mépris, affichés par la direction et donc la présidence tout au long de ces 2 semaines. La présidence prompte à trouver dans la journée un texte de sortie de grève pour sauver les retransmissions de Rolland Garros n’a strictement rien fait pour sauver la soirée électorale. Pire, la présidence dans son profond mépris des salariés avait même imaginé, constatant leur réel mécontentement, de faire passer le signal de la soirée électorale de France 3 sur France 2. Surréaliste !
Le communiqué de presse commun France2 / France Télé, diffusé hier soir, qui « saluait le sens des responsabilités des salariés qui permet au groupe de proposer 2 grandes soirées électorales sur France 2 et France 3 », est donc pour le moins étonnant. Le SNPCA-CGC dans son communiqué d’hier soir, a indiqué, lui, « espérer que la Direction de France 2 ainsi que le Président sauront faire preuve de la même responsabilité face au groupe France Télévisions, à sa mission de service public, ainsi qu’aux salariés des chaînes ».

Le SNPCA-CGC rappelons-le, a privilégié jusqu’au bout la négociation en demandant des garanties sur le maintien pour les personnels de leurs conventions collectives assorties d’ un gel des transferts, tous deux refusés par la présidence. Il ne peut que se féliciter d’un mouvement que beaucoup qualifient aujourd’hui d’exemplaire. Le SNPCA-CGC a tenu à saluer dans son communiqué « la détermination sans faille des personnels » mais également, suite au vote intervenu en assemblée générale peu de temps avant l’antenne, le fait que « les personnels grévistes ont choisi de faire preuve de responsabilité en respectant la mission de service public de la chaîne à l’occasion de la diffusion du 1er tour des élections municipales ».

Rappelons que le SNPCA-CGC continue à demander le retrait de la réforme « Carolis » qui, dans son ensemble, met à mal la notion même de Service Public et est préjudiciable aux téléspectateurs, aux contribuables, aux chaînes ainsi qu’à leurs collaborateurs.

En résumé :
la présidence de France Télévisions, à tous les niveaux de la hiérarchie sur les 2 chaînes premium du groupe, est totalement isolée
la présidence de France Télévisions est déconnectée de la gestion des chaînes (à commencer par la « gestion de crise » dont elle en ignore visiblement tout)
la présidence de France Télévisions n’a plus de facto, la confiance des administrateurs de l’État au C.A puisqu’elle a été désavouée à 3 reprises
la présidence de France Télévisions n’a plus, de surcroît, la confiance des salariés

Et le persiflage d’un porte parole auto proclamé de l’intersyndicale du 13/02, colistier de surcroît à Nice aux élections municipales sur des listes PCF, PS, Verts et MRG, appelé à la rescousse pour tenter de discréditer cette mobilisation des salariés n’y changera rien. Quant aux propos qu’il a tenus contre cette action, en tant que CGT où il est ultra minoritaire et qui seraient susceptibles de déclencher un recours en justice à Nice, ils sont clairement téléguidés et ne trompent plus personne.

France 2: Patrick de Carolis recevra tous les syndicats la semaine prochaine selon l'AFP

Le président de France Télévisions Patrick de Carolis recevra la semaine prochaine "l'ensemble des organisations syndicales représentatives au niveau du groupe, conformément à l'engagement" pris dimanche lors de négociations avec la CGC, a annoncé la direction du groupe public. Dans un communiqué publié dimanche soir après la décision des techniciens de la CGC de France 2 de ne pas empêcher la tenue de la soirée électorale de France 2, M. de Carolis a "salué le sens des responsabilités des salariés". "Les salariés grévistes ont finalement accepté d'assurer leur service pour permettre à la chaîne de diffuser une soirée électorale, conformément à sa mission de service public", a souligné la direction du groupe. La soirée électorale de France 2 avait été menacée toute la journée de dimanche par un mouvement de grève d'une partie des techniciens à l'appel de la CGC pour protester contre les projets de réforme interne de France Télévisions. Des négociations entre M. de Carolis et une délégation de la CGC se sont déroulées tout l'après-midi. La direction a proposé de réunir tous les syndicats la semaine prochaine, ce que la CGC ne juge pas suffisant, a indiqué à l'AFP Jean-Jacques Cordival, secrétaire général de la CGC audiovisuel .

PARIS, 9 mars 2008 (AFP) - pcm/at

COMMUNIQUE DE PRESSE SNPCA – CGC FRANCE 2 du 9 mars 2008

Le SNPCA-CGC maintient son préavis de grève générale débuté le 09 mars 2008 à partir de 00h01 contre l’ensemble du projet de réforme « de Carolis » concernant la réorganisation du Groupe France Télévisions au travers, notamment, de 8 chantiers visant, entre autres, France 2.

Le SNPCA-CGC, représentant les personnels grévistes, entend ainsi faire preuve de responsabilité en respectant la mission de service public de la chaîne à l’occasion de la diffusion du 1er tour des élections municipales, cette diffusion étant partiellement assurée grâce au personnel gréviste et responsable.

Le SNPCA-CGC espère que la Direction de France 2 ainsi que M. le Président de Carolis sauront faire preuve de la même responsabilité face au groupe France Télévisions, à sa mission de service public, ainsi qu’aux salariés des chaînes.

Rappelons que le SNPCA-CGC demande le retrait complet de la réforme « de Carolis » dans son ensemble, préjudiciable au téléspectateur, au contribuable, au groupe France Télévisions, à son actionnariat, ainsi qu’à son personnel : le SNPCA-CGC entend ainsi défendre par la poursuite de ce mouvement, la notion même de Service Public au service du téléspectateur, mise à mal par la réforme « de Carolis ».

L’ensemble des acteurs du paysage audiovisuel public peuvent compter sur l’action du SNPCA-CGC pour la sauvegarde de leurs intérêts respectifs.


Fait à Paris, le 09 mars 2008.

France 2 sauve sa soirée électorale in extremis: CBNews du 10/03

La chaîne publique France 2 a sauvé in extremis sa soirée électorale, menacée pendant toute la journée d'hier par un mouvement de grève d'une partie des techniciens à l'appel de la CGC.Lors d'une assemblée générale, les salariés grévistes ont finalement opté pour le maintien de cette soirée "Municipales 2008" qui a pu débuter normalement à 19H00. Pourtant, une heure plus tôt, lors d'un premier vote en assemblée générale, les grévistes avaient décidé que la soirée électorale n'aurait pas lieu, comme cela avait été le cas dimanche pour le journal télévisé de 13h. Mais des "contacts" entre la direction de France 2 et les grévistes du SNPCA (Syndicat national des personnels de la communication et de l'audiovisuel)-CGC de France 2 ont permis de débloquer les choses, a expliqué la direction du groupe. "Cette soirée électorale est en grande partie réalisée par des techniciens qui sont en grève" pour protester contre les projets de réforme interne à France Télévisions, a expliqué la présentatrice Elise Lucet en lançant la soirée électorale. "Mais ces techniciens grévistes ont malgré tout décidé d'assurer l'antenne pour respecter la mission de service public de France 2 et par respect des téléspectateurs", a-t-elle ajouté.

vendredi 7 mars 2008

Ci-après le texte modifié que le SNPCA-CGC a fait parvenir ce jour à la direction de France 2

"POSITION DE LA DIRECTION DANS LE CADRE DU PREAVIS DE GREVE DEPOSE POUR LE 9 MARS 2008" !!

Un préavis de grève a été déposé par le syndicat SNPCA CGC pour le dimanche 9 mars prochain. Ce préavis fait état des questions et de l'inquiétude suscitée par les huit chantiers d'organisation du groupe France Télévisions, tant sur leur l’aspect social qu’organisationnel et ce indépendamment du contexte créé par la réforme du modèle de financement de la Télévision Publique.
La Direction a rencontré les 26 février et 6 mars 2008 les représentants du SNPCA-CGC. Dans le souci de communiquer, s’agissant des inquiétudes dont la CGC s'est faite à juste titre l'écho, la Direction entend rappeler les éléments suivants:
Les huit chantiers engagés par France Télévisions ont certes été soumis pour information aux CE des sociétés concernées mais les instances représentatives des salariés y ont clairement manifesté en préalable leur opposition.
La Direction rappelle que les CE ou CCE respectivement de France 2 et France 3 sur ces chantiers ont voté des droits d’alerte. Le droit d’alerte voté sur France 2 non seulement se poursuit mais a donné lieu au vote d’un audit auprès du cabinet d’expertise retenu.
Dans ce cadre, la Direction, elle, coopérera pleinement avec l'expert désigné par le CE dans le processus du droit d'alerte et de cet état des lieux.

La Direction rappelle son engagement de conduire l'état des lieux et les réflexions en cours. Cependant sur ces chantiers dont le processus a été engagé sur un mode de financement qui, selon toute vraisemblance, ne sera pas celui qui prévaudra en 2009, la Direction va repenser cette réforme. Pour ce faire, la Direction entamera une nouvelle réflexion, dans le contexte précité, avec une participation active de l'encadrement et des salariés des secteurs concernés.

De plus, la Direction propose aux représentants du personnel de mettre en place, le plus rapidement possible, une instance spécifique de concertation concernant la mise en oeuvre de ces éventuels chantiers.

La phase d'expertise – entendant par phase d’expertise, la mission confiée à la commission Copé sur la nouvelle télévision publique et devant s’étendre jusqu'en mai 2008 puisque son rapport devrait alors être finalisé – cette phase d’expertise ne se substituant pas à la phase d’expertise menée par les cabinets auditeurs, notamment le cabinet « Raisonnances » sur France 2, en tout état de cause France Télévisions ne procédera pas avant d’avoir entendu l’ensemble des experts travaillant sur le dossier.

Ainsi, les éventuelles décisions de modification d'organisation pourraient donc être prises en toute connaissance de cause.


Paris, le 7 mars 2008 à 17h15

"POSITION" DIVERGENTE DU SNPCA-CGC, FACE AU DOCUMENT DE LA DIRECTION DE FRANCE 2, REMIS LE 6 MARS 2008 ET INTITULÉ : "POSITION DE LA DIRECTION "

"POSITION" DIVERGENTE DU SNPCA-CGC, FACE AU DOCUMENT DE LA DIRECTION DE FRANCE 2, REMIS LE 6 MARS 2008 ET INTITULÉ : « POSITION DE LA DIRECTION DANS LE CADRE DU PREAVIS DE GREVE DEPOSE POUR LE 9 MARS 2008 »

Si le document que la direction a remis hier soir au syndicat s’en tient sur les deux premières lignes du 1er paragraphe au faits, à savoir « Un préavis de grève a été déposé par le syndicat SNPCA CGC pour le dimanche 9 mars prochain. Ce préavis fait état des questions et de l'inquiétude suscitée par les huit chantiers d'organisation du groupe France Télévisions, principalement sur leur aspect social….. », il convient malheureusement de constater qu’après rien ne va plus.

Il ne s’agit pas du simple «aspect social» comme l’écrit la direction ; aspect qui à l’évidence compte énormément pour le syndicat mais également de l’ «aspect organisationnel», ce dont la direction ne dit mot.
De surcroît, la direction sait pertinemment qu’écrire à la suite de la phrase « dans le contexte créé par la réforme du modèle de financement de la Télévision Publique », est tout à fait faux.

La réforme d’organisation du groupe liée aux 8 chantiers et à la charte, est antérieure de 6 mois au moins, à ce que la direction appelle « le contexte créé par la réforme du modèle de financement de la Télévision Publique ». Elle est donc totalement indépendante et ne peut, en toute logique, y être associée comme c’est le cas dans le texte remis.

Lorsque que le texte poursuit « La Direction a rencontré les 26 février et 6 mars 2008 les représentants du SNPCA-CGC. Dans le souci de communiquer les informations les plus précises sur la situation et d'apaiser les inquiétudes dont la CGC s'est faite l'écho… », la direction n’a communiqué aucune « information », fut-elle «plus précise » de nature « à apaiser les inquiétudes ». Tout au contraire, la direction se borne en procédant de la sorte, à diviser à présent les 8 chantiers en 3 premiers, puis 5 suivants (*) dont 4 seraient aussi à mettre à part !

Le texte tente même de minimiser la portée des chantiers en chiffrant à 58 salariés dont 28 à France 2, les cas de « transferts » : « Parmi les huit chantiers engagés par France Télévisions, trois chantiers comportent aujourd'hui des projets de modification d'organisation par création de directions communes. Ces chantiers sont actuellement soumis, pour Information en vue d'une consultation, aux CE des sociétés concernées. Seuls cinquante huit salariés, dont vingt huit à FRANCE2 sont concernés. »
Et d’ajouter « De plus, une grande partie des contrats de ces personnels sont conclus dans le cadre du protocole V de la CCCPA, très proche du dispositif social de FTV sa ». Ceci est également faux et les salariés classés en protocole V (annexe de la Convention pour justement ceux des collaborateurs dit artistique qui sont mis dans cet avenant puisque hors grille) sont peu nombreux. De plus, indiquer que ces mêmes « protocole V de la CCCPA sont très proche du dispositif de FTV sa », conforte le SNPCA-CGC dans son analyse puisque dans la CCCPA les protocoles V ne perçoivent que 12 mois sur 12 leur salaire sans la moindre prime et encore moins celle de fin d’année ; pas plus n’ont-ils la possibilité d’évolution salariale pluriannuelle par niveau indiciaire, d’où le fait qu’ils puissent rester des années sans augmentation.

(*) Le texte distingue de surcroît et de fait, une priorité dans les chantiers « Parmi les cinq autres chantiers, outre le schéma directeur technologique, quatre sont en phase d'expertise. Aucune organisation cible n'est donc arrêtée à œ jour. ». Le SNPCA-CGC ne comprend pas ce que « outre le schéma directeur technologique » laisse entendre !

Sur un point, celui que martèle depuis des mois le SNPCA-CGC qui a dénoncé dans les règles l’accord d’entreprise FTV « La Direction rappelle que ni l'accord d'entreprise, ni le statut de FTV sa (qui n'est pas société éditrice de programmes) ne permettent d'envisager d'y affecter l'ensemble des salariés des chaînes dans le cadre législatif actuel. ». Cela est effectivement incontestable. Alors pourquoi avoir expliqué et dit le contraire dans les différents CE ?


Malheureusement ce constat si pragmatique qu’il soit, s’il conforte le SNPCA-CGC dans son analyse, est vite écorné lorsqu’il est écrit ensuite que « Si les préconisations issues de ces études impliquent des évolutions d'organisation, ces dernières seront, en tout état de cause, soumises aux instances représentatives du personnel qui seront amenées à donner un avis. ». La loi est pourtant claire sur ce point : tout changement de structure et d’organisation doit légalement être soumis aux instances représentatives ; cela n’a pas été le cas jusqu’alors.

Le texte indique encore « La Direction rappelle que la phase d'information sur ces trois premiers chantiers se poursuit » et qu’ « en particulier, elle coopérera pleinement avec l'expert désigné par le CE dans le cadre du droit d'alerte. ». La direction n’a fourni directement, depuis le début des droits d’alerte, aucun document à l’expert du cabinet « Raisonnances » mandaté pour ce faire comme le Code du travail donc la loi, le prévoit. Le SNPCA-CGC se félicite donc que France 2 écrive respecter la loi en « coopérant pleinement ».

En revanche le SNPCA-CGC ne peut en aucun cas laisser écrire et mettre en parallèle, l’affirmation suivante : « La Direction rappelle son engagement de conduire l'état des lieux et les réflexions en cours sur ces chantiers avec une participation active de l'encadrement et des salariés des secteurs concernés », lorsqu’il est écrit juste après « La phase d'expertise s'étendra jusqu'en mai 2008. En tout état de cause ce calendrier est compatible avec celui de la commission COPÉ sur la nouvelle télévision publique puisque son rapport devrait être finalisé dans les mêmes délais. »

Autrement dit, il s’agirait de « réflexions en cours » soi-disant non abouties mais qui, au plus tard « en mai 2008 » seront bouclées (donc dans 1 mois et demi) en toute « compatibilité avec le calendrier de la commission COPÉ ».

Pour le SNPCA-CGC, il n’est donc pas possible d’affirmer qu’ « il ne s’agit que de réflexions en cours » tout en indiquant que « Ces chantiers [qui ne sont donc pas des réflexions] sont soumis actuellement, pour Information en vue d'une consultation, aux CE des sociétés concernées ». Ou les choses sont en réflexion, ou bien elles sont en consultation !

Le summum étant atteint lorsque le texte dit encore « De plus, la Direction a proposé aux représentants du personnel de mettre en place, le plus rapidement possible, une instance spécifique de concertation et de suivi de ces chantiers. »
Comment imaginer « une commission de suivie de chantiers qui n’en seraient encore jusqu’en mai 2008 que sur une phase d’expertise mais qui sont actuellement soumis à consultation des CE qui devraient se prononcer sans que l’expertise dans le cadre des droits d’alerte n’ait encore, à proprement parlé, débutée et en intégrant d’éventuelles modifications d'organisation en soi-disant coopération avec les élus qui n’auront en mai, de toute façon, absolument pas reçu les résultats du cabinet d’audit !? »

Pour tous ces points, le SNPCA-CGC ne peut considérer qu’un tel texte représente une quelconque avancée de nature à apaiser les personnels. Bien au contraire.

Dans l’état actuel de la rédaction de ce texte, le SNPCA-CGC considère que les revendications qu’il porte dans l’intérêt des salariés, ne reçoivent aucune garantie.

Le SNPCA-CGC maintient donc son préavis de grève à partir du 9 mars minuit. A l’instar du message adressé par son délégué de France 3 à la DRH de la chaîne, il demande à la direction un texte clair qui prenne en considération ses positions et élimine les ambiguïtés que l’organisation syndicale relève.

Position de la Direction de France 2 dans le cadre du préavis de grève déposé pour le 9 mars 2008

Un préavis de grève a été déposé par le syndicat SNPCA CGC pour le dimanche 9 mars prochain. Ce préavis fait état des questions et de l’inquiétude suscitée par les huit chantiers d’organisation du groupe France Télévisions, principalement sur leur aspect social, et ce, dans le contexte créé par la réforme du modèle de financement de la Télévision Publique.

La Direction a rencontré les 26 février et 6 mars 2008 les représentants du SNPCA CGC. Dans le souci de communiquer les informations les plus précises sur la situation et d’apaiser les inquiétudes dont la CGC s’est faite l’écho, la Direction entend rappeler les éléments suivants :

· Parmi les huit chantiers engagés par France Télévisions, trois chantiers comportent aujourd’hui des projets de modification d’organisation par création de directions communes. Ces chantiers sont actuellement soumis, pour information en vue d’une consultation, aux CE des sociétés concernées. Seuls 58 salariés, dont 28 à France 2, sont concernés. De plus, une grande partie des contrats de ces personnels sont conclus dans le cadre du protocole V de la CCCPA, très proche du dispositif social de FTV SA.

La Direction rappelle que la phase d’information sur ces trois premiers chantiers se poursuit ; en particulier, elle coopérera pleinement avec l’expert désigné par le CE dans le cadre du droit d’alerte.

La Direction rappelle qu’aucune décision définitive ne sera prise concernant ces trois chantiers sans un examen attentif du rapport de l’expert, de l’avis de la commission économique du CE et de celui du CE.

· Parmi les cinq autres chantiers, outre le schéma directeur technologique, quatre sont en phase d’expertise. Aucune organisation cible n’est donc arrêtée à ce jour.

La Direction rappelle que ni l’accord d’entreprise, ni le statut de FTV SA (qui n’est pas société éditrice de programmes) ne permettent d’envisager d’y affecter l’ensemble des salariés des chaînes dans le cadre législatif actuel. Si les préconisations issues de ces études impliquent des évolutions d’organisation, ces dernières seront, en tout état de cause, soumises aux instances représentatives du personnel qui seront amenées à donner un avis.

La Direction rappelle son engagement de conduire l’état des lieux et les réflexions en cours sur ces chantiers avec une participation active de l’encadrement et des salariés des secteurs concernés.

De plus, la Direction a proposé aux représentants du personnel de mettre en place, le plus rapidement possible, une instance spécifique de concertation et de suivi de ces chantiers.

· La phase d’expertise s’étendra jusqu’en mai 2008. En tout état de cause ce calendrier est compatible avec celui de la Commission COPE sur la nouvelle télévision publique puisque son rapport devrait être finalisé dans les mêmes délais.

Les éventuelles décisions de modification d’organisation pourraient donc être prises en toute connaissance de cause.

mercredi 5 mars 2008

France Télévisions : Attention une réforme peut en cacher une autre…(*)

A France Télévisions, tout a été sciemment mis en œuvre pour stigmatiser l’annonce faite par le Chef de l’État en janvier 2008 de la réforme liée à la suppression de la publicité en 2009 afin de jeter un écran de fumée sur la réforme de France Télévisions dite réforme Carolis qui n’a, bien évidemment, aucun rapport avec la précédente. (* voir à la suite détails de la réforme Carolis et coût )

Le cas échéant et pour mémoire, la réforme de France Télévisions dite réforme Carolis est antérieure d’environ 6 mois à l’annonce de la réforme sur la publicité voulue par Nicolas Sarkozy.
La réforme de France Télévisions est basée sur le vidage des chaînes de leurs salariés, l’abandon de leur Conventions collectives et autres accords d’entreprise pour les rattacher directement sous un statut unique, à une maison mère qui serait créée illégalement grâce à une charte violant la loi sur l’audiovisuel d’août 2000.

France Télévisions dont nombreux dirigeants défilaient le 13 février dernier, avenue Montaigne, a immédiatement vu l’opportunité qu’elle avait à « hiérarchiser » les « dangers ». [Pour ceux qui l’auraient raté, voir le sujet hyper partisan et mensonger, lancé par Pujadas au 20h du 24 janvier alors que 40% de salariés de France 2 étaient en grève.] La seconde réforme devenait ainsi la plus dangereuse face à la plus ancienne, celle de FTV liée aux chantiers et la charte.
Pourtant, le Président de France Télévisions pour montrer sa « solidarité », avait bien adressé dans l’heure qui suivait l’annonce du président de la République, un communiqué à l’ensemble des salariés afin d’expliquer que «ses conséquences [celle de la suppression de la pub et de la perte de recettes, ndlr] sont d'ores et déjà étudiées avec précision, à l'intérieur de notre Groupe, en liaison permanente avec notre actionnaire depuis deux ans. ». Cela ne l’avait pas gêné, le lendemain en AG provoquée par la SDJ, pour affirmer devant près de cinq cents personnes, à la question d’un journaliste, « ne pas avoir été au courant de la réforme ».

La technique de l’arbre qui cache la forêt peut être éculée, certains pensent encore qu’elle pourrait marcher! C’est sans compter la lucidité mais aussi la détermination des salariés des chaînes.

(*) Combien devrait coûter aux contribuables la réforme France Télévisions, obsolète de fait à présent : des centaines de millions d’euros, en plus de la compensation à l’euro l’Euro à laquelle s’est engagée le chef de l’État dans le cadre de la perte de recettes publicitaires.

Depuis la création du holding, les effectifs ont été multipliés par 3 et les coûts par 5 : ( NB en gras la période Carolis, à savoir depuis 2005)

Personnel FTV: 2002 - 2003 - 2004 -
2005 - 2006 - 2007
Effectif moyen:
56pers-112p.- 123p.-
136p. -152p. -172p.
Masse salariale:
3,244 - 6,610 - 7,977- 9,092- 10,216- 15M€
(en millions d’euros)

Il est aisé de constater que les effectifs depuis la création du holding sous Tessier (une cinquantaine pour quelques 3 millions d’euros) ont bondi sous Carolis de plus de 300% pour une masse salariale augmentant, elle, de quelques 500% ; tout cela sans compter les à-côtés des salariés du holding qui ont gonflé dans les mêmes proportions passant de 1,539 M€ en 2002 à 4,551 M€ en 2006 et environ 6 M€ en 2007.

Cerise sur le gâteau, les centaines de millions d’honoraires dépensés année après année de façon tout autant outrancière et sans véritable contrôle, à des prestataires de plus en plus nombreux , de plus en plus payés qui gravitent autour du groupe.

Augmenter ne serait ce que de 300 personnes les effectifs du holding en faisant signer des contrats FTV à des personnels sous contrat France 2 ou France 3 à l’origine, ferait passer la masse salariale à quelque 60 millions d’euros.
500 personnes feraient passer la masse salariale de FTV à quelque 100 millions d’euros, etc…

Dans le cadre des droits d’alerte votés sur France 3 comme sur France 2, le cabinet d’audit retenu par les élus de cette dernière pour étudier les comptes sur ces 3 dernières années, n’écrivait-il pas dans son rapport :
« La présence renforcée de la holding qui pèse de plus en plus sur la direction de la chaîne s’illustre par un renforcement des effectifs de la holding passés de 56 personnes en 2002 à 152 en 2006, entraînant une croissance des coûts de 10 M€ sur la période 1» [comptes 2006 analysés, ndlr]
1 « Après les économies imposées et réalisées par France 2 cela fait plutôt mauvais effet », commente l’auditeur.

Ce sont donc des centaines de millions d’euros que devront supporter les chaînes mais surtout que devront par conséquent, supporter les contribuables français.

(*) Que prévoit donc la réforme France Télévisions qui, il faut le redire sans cesse ne répond à aucune stratégie, sauf celle de pouvoir licencier massivement à moindre coût :

Mise en commun des moyens = les 8 chantiers de la réforme (12 à venir)
Harmonisation des statuts des personnels = passage des salariés à la holding, fin des Conventions collectives (P.T.A et avenant spécifique aux journalistes)
Simplification du système des primes et autres éléments de rémunération additionnelles= abandon des accords d’entreprises spécifiques …

C’est curieux, ce schéma est quasiment identique à celui communiqué par France Monde, mêmes causes et mêmes effets, qui en développant les synergies devrait se traduire par 180 postes supprimés sur France Monde, c'est-à-dire 10% de ses effectifs.


La réforme de Carolis complètement improvisée – cela ne fait plus aucun doute - devrait, en outre, se faire sur fond d’accord d’entreprise dénoncé par le SNPCA-CGC qui de toute façon aurait été, la cas échéant, totalement inadapté pour un tel afflux de collaborateurs.

Voila pourquoi, le SNPCA-CGC toujours mobilisé a déposé pour le 9 mars des préavis de grève générale à durée indéterminée sur France 2 (°) et pour la journée sur France 3 !

(°) Détail ignoble, le 26 février sur France 2, le directeur général remplaçant de P.Baudillon démissionnant pour s’opposer à la réforme Carolis, a même proposé dans une pseudo réunion de négociation du préavis aux délégués syndicaux : de laisser les techniciens hors des chantiers en ne leur faisant, à la limite, pas signer de contrat France Télévisions.


05/03/08

jeudi 28 février 2008

Voici en parallèle la dépêche AFP "France TV la réforme pourrait entraîner 1.000 suppressions d'emplois" suivie du tract syndical du SNPCA-CGC

PARIS, 28 fév 2008 (AFP) - La réforme du groupe public France Télévisions
liée à la suppression de la publicité en 2009 pourrait entraîner le départ de 1.000 salariés du groupe, soit environ 10% des effectifs, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.

Un conseil d'administration extraordinaire s'est tenu mercredi soir à France
Télévisions autour du PDG du groupe, Patrick de Carolis.

De sources proches du dossier, M. de Carolis y aurait évoqué "une réflexion
du gouvernement sur la possibilité de fusionner des services ou des chaînes et le départ de 1.000 personnes du groupe", qui en compte 11.000.

Sur la compensation de la suppression de la publicité, de mêmes sources on indique qu'au total les besoins de financement du groupe pour 2009 sont de 1,147
milliard d'euros.

Pour l'année 2008, le montant attendu des recettes publicitaires s'élève à
849 millions d'euros. Au 12 février, le retard constaté par rapport aux objectifs du 1er trimestre était de 37 millions d'euros. A la fin de 2008, l'estimation de la perte de recettes publicitaires est chiffrée à 203 millions d'euros, selon ces sources.

Si la publicité était totalement interdite au 1er janvier 2009, il manquerait au groupe 854 millions en 2009. Le coût des programmes de substitution (soit 1.761 heures de programmes) s'élèverait pour sa part à 220 millions d'euros.

Mercredi soir, le Conseil d'administration de France Télévisions s'est engagé à prendre des "mesures de gestion de précaution", dans le cadre de sa négociation avec l'Etat sur cette compensation.

Les trois ministres de tutelle avaient auparavant demandé au groupe public des "efforts de gestion", en s'engageant sur une compensation du manque à gagner
pour 2008 mais sans donner de chiffres.

Mdf/juc/bw

Les ravages de la réforme que France Télévisions veut mettre ne oeuvre à marche forcée

Une réforme de l’audiovisuel public extérieur (RFI, France 24, TV5 Monde) vient d’être rendue publique et proposée à ses dirigeants. Examinons le scénario à mettre en place : construire une holding forte et puissante, France Monde, trouver des synergies, regrouper les moyens …
Comme c’est bizarre, cela ressemble furieusement au scénario proposé au moins depuis 6 mois par la holding France Télévision à ses filiales (France 2, France 3, …) !

Regardons un peu le détail de la réforme de France Monde :

Mise en commun des moyens
Harmonisation des statuts des personnels, exemple cité : abandon de l’avancement des personnels à l’ancienneté …
Simplification du système de primes = abandon des accords d’entreprises spécifiques …

Les synergies se traduisent pour France Monde par

10% des effectifs en moins, soit 180 personnes
dont 115 journalistes soit 63% …

Regardons un peu le détail de la réforme de France-Télévisions :

Mise en commun des moyens = Les 8 chantiers de Réforme
Harmonisation des statuts des personnels = passage des salariés à la holding, fin de nos conventions collectives …
Simplification du système de primes = abandon des accords d’entreprises spécifiques …

Mêmes causes, mêmes effets, les synergies pourraient se traduire par
10% des effectifs en moins soit 1100 personnes !
Dont 63% de journalistes soit 693 journalistes …

Tout cela nous renvoie aux notes de travail prospectives sur la réforme de gouvernance et de la gestion du groupe FTV révélés début octobre par le canard enchaîné dont les conséquences sont le départ de plus de 900 personnes !!!!
D’ailleurs, interrogée à l’époque par la CGC, la Présidence de France Télévisions avait clairement énoncé qu’elle n’avait aucune visibilité après 2008.

On voit clairement aujourd’hui que ces notes n’étaient pas aussi prospectives que ça !


Les craintes exprimées par le SNPCA-CGC sur le devenir des salariées, de leurs avantages sociaux et de leur pouvoir d’achat se concrétisent chaque jour un peu plus.

C’est pourquoi le 9 Mars, le SNPCA-CGC appelle TOUS les personnels à la grève !

mercredi 27 février 2008

«A France Télévisions, ils sont en train de nous refaire le coup de la SFP ! »

«A France Télévisions, ils sont en train de nous refaire le coup de la SFP ! », cette phrase surprise dans la bouche d’un des ex salariés de la SFP sauvé de justesse de la porte puisque recasé sur une chaîne publique, en dit long.

Tous les ingrédients pour un même scénario sont réunis, à commencer par
Le morcellement par secteurs (les 8 premiers chantiers, 12 en suivant, etc…)
La sortie progressive des Conventions Collectives (pour les P.T.A. la C.C.C.P.A, pour les journalistes l’avenant audiovisuel)
Le statut unique dans le cadre d’un holding créé par le législateur que Patrick de Carolis veut, le plus illégalement qui soit, transformer en « société mère » (la charte FTV)…

A ce sujet, le SNPCA-CGC ne peut que dénoncer les propos de Patrick de Carolis tenus en séance du C.E. qui devant les élus prône de facto « LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE ».
Extrait du PV du CE daté du 12 décembre 2007. Patrick de Carolis : « Je veux le groupe et le statut unique pour France Télévisions… C’est le gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas ... Maintenant on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé du statut unique ».

Comment l’Etat pourrait-il cautionner ainsi celui qui est normalement sensé le représenter mais plus grave respecter la loi et ses principes, tenir de tels propos ?

Le SNPCA-CGC qui a déposé 2 préavis de grève générale, un sur France 3 et un à durée indéterminée sur France 2 à compter du dimanche 9 mars 2008, porte-parole des salariés ne laissera pas bafouer la loi, appeler à la contourner voire à « faire sans » pour au finish, de toute façon, spolier les salariés.

Dans cette action claire, défensive et collective, le SNPCA-CGC ne confond pas les dossiers ; il ne confond pas comme certains le font pourtant depuis plusieurs semaines, la réforme Carolis commencée à marche forcée au cours du dernier trimestre 2007 et l’annonce d’une réflexion lancée en janvier 2008 par le Président de la République qui a donné lieu à la création de la commission Copé.

Lors de sa rencontre à l’Élysée avec Nicolas Sarkozy, le mardi 19 février 2007 dernier, le SNPCA-CGC lui a posé la question puisqu’il avait dit avoir "impulsé lui-même le chantier de refonte de la télé publique dont il s’était personnellement saisi" si le syndicat "pouvait lui faire parvenir ses propositions, présenter ses positions et les conclusions auxquelles il était parvenu ".

Voici donc à la veille des mouvements lancés par la CGC Audiovisuel, une première série de questions pour lesquelles le syndicat souhaite des réponses sans ambiguïté :

Monsieur le Président de la République

1. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de contourner la loi ou faire sans ?

2. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de mettre en place ces chantiers ?

3. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de sortir les salariés concernés des chaînes en l’occurrence France 2 et France 3 ?

4. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de mettre en place un statut unique des personnels et de priver les salariés de leur couverture conventionnelle collective ?

5. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de sortir du holding sans texte légal pour aller vers la mise en place d’une maison mère ?

6. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis d’étendre le périmètre des filiales (certaines les plus opaques qui soient) et surtout lorsque vous-même et le ministère vous engagez à maintenir le périmètre de France Télévisions et s’agit-il du périmètre des chaînes ou du périmètre étendu aux 40 filiales quasiment incontrôlables ?

Cette première série de questions qui ne concerne en rien la réflexion engagée sur la suppression de la pub sur les chaînes, sera suivie de bien d’autres.


Paris, le 27 février 2008 – 16h00

Le SNPCA-CGC destinataire de la déclaration d'un administateur de France Télévisisons lue en séance du CA auojurd'hui, vous la propose

Mesdames les administratrices,
Messieurs les administrateurs,

Patrick de Carolis quittera France Télévisions sans comprendre ce que sont les normes de la gouvernance version 2008.

Pendant ces dernières semaines je suis resté particulièrement silencieux en attendant que le Président de France Télévisions -ou ses collaborateurs directs- prennent des initiatives de communication vis à vis de son conseil en rapport avec la situation. Dans tous les cas, ce sont les articles de presse et les communiqués syndicaux qui m'ont informés sur ce qui se passait. C'est comme cela que j'ai appris qu'il y aurait mercredi un Conseil d'administration extraordinaire consacré à la suppression de la publicité.

Quatre jours avant le Conseil, je reçois enfin l'ordre du jour officiel et des documents en provenance de la Présidence du groupe. Dont acte.

Je rappelle que notre Conseil d'administration s'est doté il y a quelques mois d'un comité spécialisé chargé de réfléchir à la stratégie de l'entreprise. Celui çi ne s'est réuni qu'une fois pour avaliser des décisions -contestables- déjà prises.

Ce n'est pas son rôle.

On pouvait s'attendre, compte tenu des circonstances, que le Président réunisse de nouveau le Comité en question pour, entouré d'experts, lui demander de réfléchir aux perspectives. Le comité de la stratégie aurait alors fait une série de proposition au Conseil d'administration de mercredi: c'est ce qui se passe dans toutes les grandes sociétés.

Force est de constater que les choses ne se sont pas passées ainsi.

Mercredi prochain, le cas de figure que voudrait nous faire avaliser le Président du Conseil d'administration est donc simple: nous proposer un document qui, selon lui et ses équipes dirigeantes, serait une réponse... exclusive, miraculeuse, voire divine aux problèmes dont nous sommes informés par la presse !

Désolé mais, malgré tout les respect que je porte à notre Président, je n'ai pas le sentiment qu'un Conseil d'administration fonctionne comme cela !

Pour la séance de mercredi je souhaiterais, avant tout, que l'actionnaire nous explique quels sont le moyens mis à la disposition du groupe pour parvenir jusqu'à la transition.

Quelles sont les dispositions financières -et notamment celles éventuelles des transferts de capitaux prévus entre TV5, CFI, et France 24 et France Télévisions- puisque j'ai lu -selon le nouveau PDG de la holding France Monde que le montage financier serait arrêté dans la semaine.

Quelles sont -éventuellement- les dispositions organisationnelles ou règlementaires prévues pour accompagner ces mouvements: une assemblée générale est elle prévue et quand ? Sur quelles bases juridiques ?

Quelles sont les dispositions en matière de communication interne et externe qui ont été prévues par notre actionnaire unique pour que la transition annoncée ne nuise pas à l'intérêt social du groupe France Télévisions: c'est à dire à la crédibilité de la marque, à ses professionnels et aux téléspectateurs qui n'y comprennent plus rien du tout entre les affirmations des uns et des autres ?

Au cas où certains auraient reçu des informations spéciales ou individuelles -ce qui pourrait apparaitre comme normal compte tenu des rôles de chacun dans ce conseil- je rappelle que selon la loi, il n'y a pas plusieurs types d'administrateurs: ils sont tous égaux devant l'information.
Dans le respect du droit commercial, je rappelle que les réunions préliminaires de préparation entre les services des ministères de tutelle et les services de la Présidence de France Télévisions sont sujets à caution.
Dans la situation de crise dans laquelle nous sommes un pu plus de transparence dans la circulation des informations ne nuirait pas à la gouvernance.

Je me permets de rappeler également qu'au regard du code de commerce -et sans me faire trop d'illusion- les votes bloqués sont interdits dans les conseils d'administration.

Comme vous le savez, chacun de ses manquements -même dans le cas spécifique de notre société anonyme particulière- peut donner lieu à action juridique.

Par ailleurs et pour compléter le document du Président de Carolis sur le manque à gagner en terme de recettes publicitaires, je souhaiterais connaitre les informations que Monsieur Santini avaient à sa disposition pour se permettre d'annoncer dès le 8 janvier, une heure après la conférence de presse du Président de la République, que les activités de France Télévisions cesseraient au 31 décembre 2008 et que tous les salariés de cette filiale seraient licenciés ! Monsieur Santini est un habitué des prises d'otage: il en a tiré certaines leçons puisque j'ai appris -toujours par la presse- qu'il avait créé une cellule d'aide psychologique pour ses salariés !

Je me permets de rappeler également que j'émets les plus exprésses réserves sur le non remplacement de Monsieur Ruffin par le CSA à son poste d'administrateur de France Télévisions pour le prochain conseil. Que Monsieur Ruffin soit présent ou représenté par une délégation de pouvoir.

En vous remerciant de vos bons soins, je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs les administrateurs, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.


Yves Loiseau
Administrateur de France Télévisions
Représentant du Personnel

mardi 26 février 2008

PRÉAVIS DE GRÈVE GÉNÉRAL A DURÉE INDÉTERMINÉE

Le SNPCA-CGC qui a déposé sur France2 et France 3 deux préavis de grève générale, a été reçu ce mardi 26 février au matin, par François Guilbeau DG de France2, Christian Vion DGA et Christine N’Guyen DRH.

La direction n’avait rien à proposer. Tout au contraire, elle a cru devoir tenir des propos quelque peu menaçants à l’encontre du SNPCA-CGC mais plus particulièrement envers celui qui le représente légalement, à savoir son Secrétaire Général également Président de la Fédération.

Une heure et demie pour dénoncer l’irresponsabilité du SNPCA-CGC, de ses délégués sous emprise qui « aux facultés auditives et mentales déficientes » n’auraient « rien compris à la réforme Carolis » ! Réforme antérieure, il est utile de la rappeler, à l’annonce du Chef de l’État sur la suppression de la pub, dont s’est dans l’heure félicité le patron de FTV.

Une heure et demie pour dire au syndicat « qu’il pourrait être associé à la réflexion sur les chantiers et la charte». « Associés » a posteriori alors que jour après jour, l’ensemble des salariés concernés qui n’ont plus aucune confiance en cette équipe, nous font remonter l’état d’avancée de cette soi-disant « réflexion » dont tout le monde sait qu’elle est réellement la casse de France 2 et France 3.

Et ce n’est pas le mouvement du 13/02/08 dont se félicite, entre autres, Patrick de Carolis en indiquant qu’ « il a été extrêmement bien suivi » ou encore ce matin le même François Guilbeau DG de France2 qui en rajoutait une couche aux délégués SNPCA-CGC en redisant que « la grève avait été un succès…qu’il y avait énormément de monde ». Le monde à l’envers, un mouvement largement instrumentalisé arbre qui cache la forêt, d’une réforme sans logique, hors la loi, illégale, que seule France Télévisions continue à mettre en avant.

Le préavis du dimanche 9 mars 2008 a donc toute sa raison : exiger le retrait de la réforme illégale que France télévisions voudrait mettre en place à marche forcée. Réforme qui n’a pour but que de vider les chaînes de leurs salariés et donc :

- spolier tous les salariés en les privant de leur Convention Collective, (qu’il s’agisse de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public pour les P.T.A. ou de l’Avenant à la Convention Nationale des Journalistes)
- spolier tous les salariés en les privant de leurs accords d’entreprises respectives,
- spolier les salariés en les privant de leurs grilles salariales et des éléments de rémunération qui y sont liés.

Avec à terme, une facilité déconcertante de les licencier plus largement et à moindre frais après signature du nouveau contrat rattaché à France Télévisions. Les salariés « transférés » ne bénéficieront alors des dispositions de leur Convention d’origine que 12 mois seulement après signature. (Sans accord global au niveau de FTV SA, les indemnités de licenciement par exemple seraient celles prévues par le Code du travail, à savoir 1/10 de mois par année de présence).

Les personnels sont attachés à leur entreprise donc leur chaîne d’appartenance mais aussi et surtout attachés à leur statut (acquis et droits sociaux).

Avoir tenté de faire croire que seule, la suppression de la pub et surtout sa mise en place serait responsable de tous les maux, est certes une stratégie mais, quelque peu inefficace et à l’évidence une récupération bien orchestrée . Les personnels ne sont pas dupes.

Il était particulièrement édifiant de voir défiler la direction aux côtés des syndicats appelants : Éric Stemmelen, directeur des programmes de F2, Patricia Boutinard-Rouelle, qui dirige les documentaires toujours de F2 chaîne, Médéric Albouy nouveau venu dont personne ne sait vraiment ce qu’il fait sauf à être répertorié dans l’intranet comme l’un des responsables des études de FTV, Sophie Benoist nommée juste après directrice des programmes Internet, Philippe Landré à la direction de la programmation de « La Deux », Jean Bigot également à la direction des programmes, etc….

LES DROITS D’ALERTE CONTINUENT…

L’ensemble des syndicats à l’exception de FO (comme d’habitude!) a adopté mercredi une résolution portant, à France 2, sur la poursuite du droit d’alerte et le mandat confié au Cabinet d’expertise « Raisonnances » pour rendre un audit sur les trois dernières années sur la situation de France 2 dans le contexte du holding France Télévisions.

Il faut rappeler que cinq syndicats de France 2 (SNPCA-CGC, SNJ, SNRT-CGT, CFDT et SNJ) avaient voté ce droit d'alerte le 12 décembre dernier.

A France 3, le 8 février 2008, la CGT qui n’avait déjà pas voulu le droit d’alerte a, lors du dernier CCE, demandé la levée de ce droit d’alerte. La demande de la CGT France 3 n'a pas abouti, les voix majoritaires du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ ont permis de poursuivre ce droit d’alerte.
Dernier rebondissement, le 21 février 2008, la CFTC de France 3 dans un courrier adressé hier à Geneviève Giard, directrice générale, où elle explique avoir pris cette décision « après réflexion et devant l'importance des enjeux que va rencontrer l'entreprise dans les prochaines semaines » s’est associée au droit d’alerte.

RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Comme l’ensemble des syndicats, Le SNPCA-CGC a bien évidemment été reçu à l’Élysée le 19/02/08 à 10h00. Le rendez-vous avec le chef de l’état, sur le financement de l’audiovisuel public, sur le calendrier pour le retrait de la pub des antennes ou encore sur le périmètre de France Télévisions, a été l’occasion d’entendre de sa bouche ce dont la presse se faisait l’écho depuis plusieurs jours.
Concernant le fameux « périmètre » dont certains souhaitent le maintient, nous rappelons que France Télévisions compte aujourd’hui plus de quarante filiales dont certaine des plus opaques échappent à tout contrôle. Le SNPCA-CGC n’entend par « maintient du périmètre » que le « périmètre » des chaînes et pas de toutes ces nébuleuses additionnelles créées ces dernières années qui plombent les comptes de France 2 ou France 3 entre autres.

Le SNPCA-CGC prône comme il le fait depuis 2005 et plus encore depuis le rapport général de l’I.G.F. rendu en janvier 2006, avant toute décision une analyse extrêmement fine de ce « périmètre ». Cela fait partie de ses propositions, une parmi celles que nous allons transmettre à J-F Copé.

NOMINATIONS A FRANCE TÉLÉ…ÇA CONTINUE !

- Le 18 février : A France Télévisions, un directeur du développement et de la diversification du groupe est nommé.

- Le 21 février : A FTVI, un directeur des antennes internet et une directrice des programmes internet sont nommés.

A l’heure où le SNPCA-CGC publie ce document de synthèse les recrutements Holding continuent. FTV est sur le point, si cela n’est déjà fait de recruter une « responsable des relations avec les syndicats » (particulièrement ceux de France 2 qui donneraient plus de fil à retordre que ceux de France 3, si l’on en croit certaines indiscrétions).
Des 115 salariés incontestablement présents sur les listes électorales du holding en 2005 au départ de Tessier dont certains étant détachés des chaînes n’étaient pas directement à FTV, son successeur a prétendu en réunion publique que depuis son arrivée, ils n’avaient été augmentés que de 6 postes.

Outre le fait que ceci soit totalement faux puisque les effectifs holding en 2006 atteignaient 152 salariés, la masse salariale s’y rapportant est, elle, passé à 10,216. millions d’euros, (plus de 65 millions de francs).

Masse salariale à France télévisions qui continue de grimper en flèche et qui représentera pour 2007 environ de 15 millions d’euros pour quelques 175 salariés.

CONCLUSION

Qui osera encore prétendre qu’après un tel constat, la suppression de la pub serait responsable des mille et un maux dont souffre la télé publique ?

Préavis de grève générale à durée indéterminée à partir du dimanche 9 mars sur F2

Le SNPCA – CGC qui avait précédemment appelé tous les personnels de France 2 à cesser le travail, le 24 janvier 2008, grève qui a été largement suivie et à qui le 26 mars 20008, le directeur général de France 2, le directeur général adjoint et la DRH de France2 ont répété « qu’ils n’avaient rien compris à la réforme », dépose dans les chaînes du groupe un nouveau préavis de grève générale.

- Dans le contexte des nombreuses incertitudes qui règnent sur France Télévisions, particulièrement concernant son financement mais aussi tout le volet social porté disparu,

- après les propos de Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 12 décembre 2007, prévoit non seulement de contourner la loi mais plus grave de faire sans : « Je veux pour le groupe, le statut unique à France Télévisions…C’est le Gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas…Maintenant, on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé de ce statut unique », qui a conduit le 17 décembre 2007, à la démission du directeur général de France 2, Philippe Baudillon, en total désaccord avec la « réforme »

- après les déclarations du même Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 24 janvier 2008 affirmait: "C’est la privatisation qui nous attend, si vous continuez comme ça",

- après les déclarations toujours distillées par Patrick de Carolis sous forme d’ultimatum, entre autres, au dernier C.E de France Télévisions le 29 janvier 2008 sur « les risques de démantèlement voire de privatisation qui pourraient découler de la modification du mode de financement de l’audiovisuel public et de la non mise en route de sa réforme»,

- après la réponse de René Maisonneuve au CE de France 2, le 24 janvier, suite à la question d’un élu du SNPCA-CGC en séance de CE « A terme, Combien restera-t-il de salariés dans les chaînes ? », qui indiquait très clairement « Aucun »,

- devant la volonté de Patrick de Carolis d’avancer à marche forcée pour vider les chaînes de leurs salariés, à commencer par France 3 et France 2 , en les transférant, illégalement encore, avec l’utilisation de l’article L-122.12 à France Télévisions et donc en les sortant de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public,

Le SNPCA – CGC

· qui ne laissera pas morceler les différents secteurs de l’entreprise et plus largement du groupe en « filières métiers autrement appelées filières supports » qui seront en réalité autant d’ « appartements » individuels sous la dominante totale de France Télévisions ;

· ne laissera pas sortir les salariés de la Convention Collective ;

· ne laissera pas mettre en place cette "charte" (23 pages) sur l’air de « c’est un chèque en blanc qu’on vous demande, on verra ensuite…) qui n’est ni plus ni moins que la casse annoncée des chaînes de télévision publique.

appelle l’ensemble des salariés de France 2, France 3….
à cesser le travail pour une durée indéterminée
A partir dimanche 9 mars 2008 à partir de 0h00
pour exiger le retrait des «8 chantiers de modernisation et d’harmonisation » partie intégrante du projet hors la loi de « charte de fonctionnement » et de cette logique à marche forcée de mise en place du statut unique.

Paris, le 26 février 2008

vendredi 22 février 2008

Mon Pouvoir d’achat et mes Acquis sociaux !

Dans le cadre des chantiers de réforme mis en place par la Holding France Télévisions, la question se pose de savoir si les salariés concernés par le transfert de société sont perdants ou pas.
Il s’agit d’un passage de nos sociétés (France 2, France 3, …) couvertes par la Convention Collective de l’Audiovisuel Public vers France Télévisions SA dont l’accord d’entreprise a été dénoncé par le SNPCA-CGC qui, bien évidemment, n’en est donc plus aujourd’hui signataire.

La Présidence de France Télévisions a explicitement fait connaître ses objectifs dans le cadre de ces chantiers présents et à venir: vider nos sociétés de leurs salariés.

Extrait du PV du CE de France 2 du 12/12/07 dixit René Maisonneuve (DRH groupe) : « Sur la cible finale…juridiquement : une seule structure juridique et tous les salariés dans cette structure juridique ».
Et à la question d’un élu SNPCA-CGC en séance (page 46) « A terme, Combien restera-t-il de salariés dans les chaînes ? », René Maisonneuve promu il y a quelques mois directeur général adjoint de France Télévisions SA, a répondu « AUCUN ».

NOUS SOMMES DONC TOUS CONCERNÉS

Le SNPCA-CGC organisation syndicale responsable est convaincue comme l’est une majorité de salariés, que cette réforme sous forme de « transferts illégaux » leur fera perdre énormément.

Voici un comparatif non exhaustif mais sans appel, des conséquences de ce changement de contrat :
(est noté d’un v là où c’est le plus avantageux pour le salarié et d’une X là où ça ne l’est pas)


Le constat est accablant : La quasi-totalité des points est défavorable aux salariés. Le seul qui ne l’est pas pour 2006 n’est dû, là encore, qu’à des accords d’entreprise chaînes par chaîne et rien ne dit qu’en 2007, il y ait un intéressement

C’est pour cela que le 9 Mars le SNPCA-CGC appelle à la mobilisation !

Le 9 Mars à vous de faire comprendre à la Direction de France Télévisions que votre quotidien n’est pas à brader !
Le SNPCA-CGC défend Vos Acquis sociaux et Votre Pouvoir d’achat dans l’entreprise !

PRÉAVIS DE GRÈVE GÉNÉRALE POUR LE 9 MARS 2008 À FRANCE 2 ET FRANCE 3

Le SNPCA-CGC a déposé sur France2 et France 3 deux préavis de grève générale pour le dimanche 9 mars 2008, afin d’exiger le retrait de la réforme illégale que France télévisions voudrait mettre en place à marche forcée. Cette réforme n’a pour but que de vider les chaines de leurs salariés et donc :

- spolier tous les salariés en les privant de leur Convention Collective, (qu’il s’agisse de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public pour les P.T.A. ou de l’Avenant à la Convention Nationale des Journalistes)
- spolier tous les salariés en les privant de leurs accords d’entreprises respectives,
- spolier les salariés en les privant de leurs grilles salariales et des éléments de rémunération qui y sont liés.

Avec à terme, une facilité déconcertante de les licencier plus largement et à moindre frais après signature du nouveau contrat rattaché à France Télévisions. Les salariés « transférés » ne bénéficieront alors des dispositions de leur Convention d’origine que 12 mois seulement après signature. (Sans accord global au niveau de FTV SA, les indemnités de licenciement par exemple seraient celles prévues par le Code du travail, à savoir 1/10 de mois par année de présence).

Les personnels sont attachés à leur entreprise donc leur chaîne d’appartenance mais aussi et surtout attachés à leur statut (acquis et droits sociaux).

Avoir tenté de faire croire que seule, la suppression de la pub et surtout sa mise en place serait responsable de tous les maux, est certes une stratégie mais, quelque peu inefficace et à l’évidence une récupération bien orchestrée . Les personnels ne sont pas dupes.

Il était particulièrement édifiant de voir défiler la direction aux côtés des syndicats appelants : Éric Stemmelen, directeur des programmes de F2, Patricia Boutinard-Rouelle, qui dirige les documentaires toujours de F2 chaîne, Médéric Albouy nouveau venu dont personne ne sait vraiment ce qu’il fait sauf à être répertorié dans l’intranet comme l’un des responsables des études de FTV, Sophie Benoist nommée juste après directrice des programmes Internet, Philippe Landré à la direction de la programmation de « La Deux », Jean Bigot également à la direction des programmes, etc….

LES DROITS D’ALERTE CONTINUENT…

L’ensemble des syndicats à l’exception de FO (comme d’habitude!) a adopté mercredi une résolution portant, à France 2, sur la poursuite du droit d’alerte et le mandat confié au Cabinet d’expertise « Raisonnances » pour rendre un audit sur les trois dernières années sur la situation de France 2 dans le contexte du holding France Télévisions.

Il faut rappeler que cinq syndicats de France 2 (SNPCA-CGC, SNJ, SNRT-CGT, CFDT et SNJ) avaient voté ce droit d'alerte le 12 décembre dernier.

A France 3, le 8 février 2008, la CGT qui n’avait déjà pas voulu le droit d’alerte a, lors du dernier CCE, demandé la levée de ce droit d’alerte. La demande de la CGT France 3 n'a pas abouti, les voix majoritaires du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ ont permis de poursuivre ce droit d’alerte.
Dernier rebondissement, le 21 février 2008, la CFTC de France 3 dans un courrier adressé hier à Geneviève Giard, directrice générale, où elle explique avoir pris cette décision « après réflexion et devant l'importance des enjeux que va rencontrer l'entreprise dans les prochaines semaines » s’est associée au droit d’alerte.

RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Comme l’ensemble des syndicats, Le SNPCA-CGC a bien évidemment été reçu à l’Élysée le 19/02/08 à 10h00. Le rendez-vous avec le chef de l’état, sur le financement de l’audiovisuel public, sur le calendrier pour le retrait de la pub des antennes ou encore sur le périmètre de France Télévisions, a été l’occasion d’entendre de sa bouche ce dont la presse se faisait l’écho depuis plusieurs jours.
Concernant le fameux « périmètre » dont certains souhaitent le maintient, nous rappelons que France Télévisions compte aujourd’hui plus de quarante filiales dont certaines des plus opaques échappent à tout contrôle. Le SNPCA-CGC n’entend par « maintien du périmètre » que le « périmètre » des chaînes et pas de toutes ces nébuleuses additionnelles créées ces dernières années qui plombent les comptes de France 2 ou France 3 entre autres.

Le SNPCA-CGC prône comme il le fait depuis 2005 et plus encore depuis le rapport général de l’I.G.F. rendu en janvier 2006, avant toute décision une analyse extrêmement fine de ce « périmètre ». Cela fait partie de ses propositions, une parmi celles que nous allons transmettre à J-F Copé.

NOMINATIONS À FRANCE TÉLÉ…ÇA CONTINUE

- Le 18 février : A France Télévisions, un directeur du développement et de la diversification du groupe est nommé.

- Le 21 février : A FTVI, un directeur des antennes internet et une directrice des programmes internet sont nommées.

A l’heure où le SNPCA-CGC publie ce document de synthèse les recrutements Holding continuent. FTV est sur le point, si cela n’est déjà fait de recruter une « responsable des relations avec les syndicats » (particulièrement ceux de France 2 qui donneraient plus de fil à retordre que ceux de France 3, si l’on en croit certaines indiscrétions).
Des 115 salariés incontestablement présents sur les listes électorales du holding en 2005 au départ de Tessier dont certains étant détachés des chaînes n’étaient pas directement à FTV, son successeur a prétendu en réunion publique que depuis son arrivée, ils n’avaient été augmentés que de 6 postes.

Outre le fait que ceci soit totalement faux puisque les effectifs holding en 2006 atteignaient 152 salariés, la masse salariale s’y rapportant est, elle, passé à 10,216. millions d’euros, (plus de 65 millions de francs).

Masse salariale à France télévisions qui continue de grimper en flèche et qui représentera pour 2007 environ de 15 millions d’euros pour quelques 175 salariés.

CONCLUSION

Qui osera encore prétendre qu’après un tel constat, la suppression de la pub serait responsable des mille et un maux dont souffre la télé publique ?

Paris, le 22/02/08