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mercredi 13 mai 2009

La CGC Médias d'accord «Une convention collective, ce n'est pas un luxe...ce doit être une première préoccupation» selon Jean-Luc Hees

«Une convention collective, ce n'est pas un luxe. C'est ma première préoccupation» a affirmé a pris, hier le 12 mai, Jean-Luc Hees à sa prise de fonction de président de Radio France.

Il s'est adressé vers midi aux salariés de la Maison de Radio France. Dans un discours d'une dizaine de minutes, il a notamment fait part de son « bonheur » de revenir dans la Maison ronde où il a fait l'essentiel de sa carrière.

Il a donc affirmé que son premier dossier serait celui de la "renégociation des conventions collectives" rendue nécessaire par la récente dissolution de l'Association des employeurs du service public audiovisuel (Aespa).
Jean-Luc Hees a laissé entendre qu'il ferait en sorte de protéger autant que possible les acquis des personnels, et l'a redit l'après-midi devant les représentants des syndicats. Son but n'est "pas de revenir sur les acquis"...., il en a du reste bénéficié lorsqu'il était à Radio France.

Le nouveau président a voulu « apaiser, rassurer », et a montrer dans ce climat de tension qui règne à Radio France, qu'il travaillera dans le « respect » des organsiations syndicales.

Il a, ce faisant, affirmé que « le principal (chantier), c'est la réforme de la convention collective ». « Une convention collective, ce n'est pas un luxe. C'est la première préoccupation que j'ai », a-t-il ajouté. De plus, il s'et montré optimiste en la matière « Il n'y a pas trop de souci à se faire. [...] Je pense que c'est une opportunité pour l'entreprise et pour les salariés .

La CGC Médias accueille donc les déclarations de Jean-Luc Hees à sa prise de fonction comme Président de Radio France avec le plus grand intérêt.

La CGC Médias ne peut être que d'accord avec la formulation du nouveau président : «Une convention collective, ce n'est effectivement pas un luxe. Cela doit être une préoccupation fondamentale»

Ainsi comme la CGC Médias a bien conscience que l'annonce de la "dissolution" de l'AESPA (illégale, va plaider en Justice la CGC) a été faite en séance du CCE par son prédécesseur quelques semaines avant son départ et n'est pas du fait du nouveau président plein de bonne volonté apparemment mais du fait de Jean-Paul Cluzel largement inspiré en la matière par son DGA/DRH Patrice Papet, l'une des assignation qu'a déposée le syndicat prend ici tout son sens.

Cette requête afin d'assigner d'heure à heure que la CGC, la CFDT et le SNJ ont déposée contre l'Association des Employeurs et France Télévisions vise notamment à faire constater la nullité de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 9 avril 2009 de l’AESPA décidant sa dissolution du fait, entre autres, que la société France Télévisions a qui la loi du 5 mars 2009 conférait des obligations, n’a pas souscrit à ces obligations mais n'a pas non plus été valablement convoquée à l’Assemblée Générale de l’AESPA....

Le nouveau Président n'aurait donc plus à se préoccuper de la disparition des conventions collectives, de la chambre patronale du secteur et des nouveaux textes à négocier, dès lors que la Justice saisie en la matière condamne les 2 entités pour manquements aus dispositions légales et réglementaires, annule de facto ce que certains ont cru devoir faire dans la précipitation les semaines passées et prononce le retour à la situation antérieure.

mardi 12 mai 2009

L'ancien PDG de France Télévisions, Marc Tessier, a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la haine envers les Roms

L'AFP indique dans une dépêche que: "L'ancien PDG de France Télévisions, Marc Tessier, a été condamné, jeudi 7 mai, par le Tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la haine envers les Roms, après avoir diffusé en février 2005, sur France 5, une émission "C dans l'air" consacrée à la délinquance parmi les gens du voyage.

En revanche, l'animateur Yves Calvi, ainsi que le criminologue Xavier Raufer, invité sur le plateau de l'émission, ont été relaxés, les magistrats de la 17e chambre considérant que leurs propos n'avaient pas "incité le public à la discrimination envers les Roms".

Intitulée "Délinquance, la route des Roms", l'émission était accusée par les associations de Roms, le MRAP, la Licra et la Ligue des droits de l'homme d'avoir fait "l'amalgame entre les Roms et la délinquance". Cette émission, avaient rappelé plusieurs avocats à l'audience, a déjà fait l'objet d'un "avertissement" de la part du Conseil supérieur de l'audiovisuel qui a estimé que certains passages pouvaient "être susceptibles de renforcer les préjugés racistes".

"LES CLICHÉS TENACES" D'YVES-MARIE LAULAN
Le procureur avait lui dénoncé "l'absence de précautions" de l'animateur dont l'émission a entretenu "les clichés tenaces" sur les Roms. Jeudi, le tribunal correctionnel a considéré qu'Yves-Marie Laulan, qui était intervenu dans l'émission en sa qualité d'expert des questions démographiques, avait eu des propos beaucoup moins prudents qu'Yves Calvi et Xavier Raufer.


"En affirmant, sans nuances ni preuves avancées, que le taux de criminalité est nettement plus important chez les Roms, que ceux-ci constituent une menace sérieuse, du moins financièrement, pour la France, qu'il faudrait enlever les enfants à leurs parents, mais que de toute façon, il n'y a pas pour eux de possibilité d'intégration crédible, Yves-Marie Laulan (...) instille l'idée que parce qu'une personne appartient à ce groupe ethnique, elle en deviendrait elle-même individuellement inassimilable", écrit le tribunal, regrettant des propos discriminatoires.

Tandis que M. Laulan a été condamné à une amende de 3 000 euros, Marc Tessier, en tant que directeur de la publication, devra payer 5.000 euros. Ils devront également verser solidairement 2.000 euros de dommages et intérêts à certaines associations."

Et là, Tessier contrairement à ce qu'il avait fait pour tenter vainement de discréditer le SNPCA-CGC, n'a pas cru bon de demander au PDG de France Télévisions un communiqué interne par mail à tous les salariés!

Philippe Vilamitjana nommé par Carolis aux "programmes" pour France Télévisions fait bondir les producteurs.

Le SPFA (Syndicat des Producteurs de Films d'Animation) , le SPI (Syndicat des Producteurs Indépendants) et l'USPA (Union Syndicale de la Production Audiovisuelle) adressent une lettre Carolis président de France Télévisions après l'annonce par Monsieur Philippe Vilamitjana qu'il a nommé aux "programmes" et qui, d'entrée de jeu, est allé dans un entretien au magazine Ecran Total faire des déclarations pour le moins intempestives sur "une réduction générale des budgets apportés par la télévision publique à la production" qui attirent aujourd'hui la "stupéfaction" des signataires.

La lettre commence ainsi:

" Monsieur le Président Directeur Général,

Dans le cadre d'une interview au magazine Ecran Total du 22 avril derniuer, Philippe Vilamitjana coordonnateur des unités de programmes de France Télévisions déclare notamment qu'en matière budgétaire, "l'objectif est clair : négocier à la baisse pour réduire les coûts unitaires, permettant ainsi à France Télévisions de financer son développement.

Il affirme également que cette baisse doit toucher "tous les genres" mais conclut que "cela ne signifie pas pour autant une diminution de la contribution du groupe" à la création et que l'accord d'octobre 2008 signé par France Télévisions sera respecté.

Nous ne pouvons croire que l'objectif de France Télévisions soit d'augmenter sans le financer son volume de production d'oeuvres patrimoniales inédites, alors qu'elle bénéficie d'ores et déjà de droits conséquents qui ne sont pas pleinement utilisés, notamment pour des méthodes d'amortissement de ces programmes.

Vous n'ignorez pas que France Télévisions, d'une manière générale, n'offre pas aux producteurs des conditions de production particulièrement favorables par rapport à la concurrence.

Ainsi, France Télévisions .....etc....."

La Cour d'appel de Paris suspend la procédure delicenciement en cours chez RFI qu'elle juge manifestement irrégulière

La CGC Médias se félicite du jugement rendu, le 11 mai 2009, par la cour d'appel de Paris favorable au Comité d'Entreprise de RFI dans sa procédure intentée contre le plan social de la direction.

« La cour d'appel de Paris a jugé que la procédure de licenciement en cours chez RFI était manifestement irrégulière et qu'elle devait être suspendue ».

Cassant la décision rendue le 12 mars par le Tribunal de Grande Instance de Paris, la Cour a jugé notamment que « le refus de la société RFI d'informer et consulter le CE du chef de la mise en place d'AEF (Audiovisuel Extérieur de la France) est constitutive d'un trouble manifestement illicite à la régularité de la procédure d'information et consultation sur son plan de modernisation et ses conséquences sur l'emploi ». La Cour a donc ordonné la suspension de la procédure de consultation sur le plan social.
Lacour a également condamné la direction à verser 3.500 € de dommages et intérêts au CE de RFI.

La direction de RFI « prétendait que son projet global de modernisation n'avait rien à voir avec l'entrée de RFI dans l'AEF ni avec la nouvelle loi sur l'audiovisuel public....». La justice vient de dire clairement le contraire.

En conclusion, la direction de RFI tout comme celle ancienne formule à Radio France sous l'impulsion du DGA/DRH transfuge de France 3 Patrice Papet mais aussi de celles des entreprises de l'Audiovisuel public, à commencer par France Télévisions, ont toujours de bien étranges façons d'interpréter la loi.

lundi 11 mai 2009

La cgt de France Télévisions, moquant les non signataires, s'est déclarée favorable à signer l'accord de méthode qu'aucun autre syndicat ne signe


Alors que jeudi 7 au matin, une soi-disant dernière réunion qualifiée de "négociations" par une direction totalement décrédibilisée proposant de signer un texte de 2 lignes "des négociations ont eu lieu depuis le 5 mars , elles n'ont pas unanimement abouti, ainsi la direction est contrainte de saisir conformément à l'article 87 de la loi du 5 mars 2009, la direction départementale du travail", au sortir de cette réunion personne n'avait signé quoi que soit. Aucun protocole d'accord unanime, encore moins de constat de désaccord et face à un René Maisonneuve furibard, certainement pas le petit texte ci-dessus.

La direction adressait même un mail à l'ensemble des syndicats (au cas où ils auraient été pris de remords) leur indiquant qu'ils avaient jusqu'au 11 mai pour signer; soit plus de 2 mois après le délai légal et impératif de 2 mois fixé justement à l'article 87 de la loi audiovisuelle.

Voici ce mail: "suite à la réunion de négociation de ce jour, au cours de laquelle nous avons soumis la dernière version du projet d'accord de méthode à durée déterminée prévu par l'article 87 de la loi du 5 mars 2009, nous avons bien noté les positions de vos organisations.

Compte tenu de ces différentes positions et des délais impartis par l'article 87 de la loi du 5 mars, nous soumettons à la signature le texte de l'accord jusqu'à lundi 11 mai 2009 (18 heures).

Ce texte est disponible à la DGARH.
Cordialement. "


Eh! bien, que croyez-vous qu'il arriva: la cgt grande donneuse de leçon devant les salariés, plus encline en ce moment à signer n'importe quoi qu'à les défendre, annonçait devant des collègues médusés qu'elle était favorable à signer l'accord qui de toutes les façons nécessitait l'unanimité.... certains ( du syndicat, à moins que...!) ce sont même chargés de faire savoir que la cgt avait était bien dans de telles dispositions....Incroyable!

Point n'est besoin en l'occurrence d'explication de texte.

Après son soutien affiché à Carolis, Christine Albanel refait parler d'elle.

Après les déclarations intempestives Christine Albanel au printemps 2008, (propos qui n’engageaient qu’elle), indiquant à toute la dans toute la Presse que Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions, irait jusqu'à la fin de son mandat en 2010: "la loi ne met nullement un terme au mandat des présidents. Patrick de Carolis poursuit son mandat et mènera la réforme" (propos qui lui avait un rappel à l’ordre du Chef de l’Etat), cette dernière fait à nouveau parler d’elle.

Christine Albanel a suspendu, semble-t-il un mois, le collaborateur qui avait adressé un mail privé adressé d’abord reçu par Françoise de Panafieu qui elle-même avait mis en copie le ministère, à TF1 [«Cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la Culture qui l’a adressée le jour même à la société TF1.» dixit Libé].

Le collaborateur est certes suspendu mais l’auteur du mail, lui, a été licencié illico presto de « La Une ».

Christine Albanel refusant de divulguer l’identité du coupable donc mais refusant aussi d’endosser la responsabilité de l’affaire qui fait grand bruit et ne cesse d’enfler, «revendique sa bonne foi» en précisant qu’elle n’était pas au courant de l’envoi de ce message à TF1….c’est évident, un(e) ministre ne sait jamais ce qui se passe au sein de son ministère et le revendique !!!!!

Et d’ajouter « déplorer cet envoi qu’elle considère comme étant une erreur regrettable…tout en refusant la démission que lui aurait remise ce collaborateur mis à pied pour un mois….» duquel elle se désolidarise totalement, en laissant son entourage indiquer à la presse que « de sa propre démission n’a absolument pas été question ».

« Erreur regrettable » affirme donc la ministre sur l’air de « ni responsable, ni coupable ».
Christine Albanel ne se sent donc pas concernée, mais alors pas du tout, par un quelconque processus d’ « appréciation/notation » imaginé en son temps pour les ministres.
De là à ce que Carolis que soutenait C. Albanel en 2008 et qu’elle maintenait de son propre chef à son poste (alors que le système légal et constitutionnel confère depuis mars ces prérogatives au Chef de l’Etat), lui passe un coup de fil pour l’assurer de tout son soutien et son entière sympathie….

samedi 9 mai 2009

Selon le Nouvel Obs,"Le rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions pourrait valoir sa tête au président du groupe."

Voici un large extrait de l'article du Nouvel Obs de ce 9 mai 2009 intitulé : "France Télévisions auscultée par la Cour des comptes" signé Charlotte Clidi.

"Le rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions pourrait, fin juin, mettre le feu aux poudres de la télé publique. Présidé par Philippe Seguin, l’organisme de contrôle des finances publiques passe au peigne fin les livres de comptes et l’utilisation de l’argent de l’actionnaire, l’Etat, par le groupe public.

C’est dans ce cadre que la Cour auditionnera à la mi-mai les dirigeants de France Télévisions, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, indique L’Express à paraître ce jeudi.

Si les revenus des animateurs-producteurs sont pointés du doigt, le climat – déjà tendu – risque de se détériorer fortement à France Télévisions. D’autant que l’inquiétude et la grogne montent du côté des personnels qu’inquiète une restructuration interne prévoyant notamment le non renouvellement d’environ 900 postes au sein de la nouvelle entreprise unique.

Alors que Patrick de Carolis a impulsé un plan d’économies drastiques, la mise à jour de marges indécentes dans les contrats des animateur-producteurs, comme Michel Drucker, Patrick Sébastien et Jean-Luc Delarue serait du plus mauvais effet, notamment à l’Elysée. Et pourrait valoir sa tête au président du groupe."....

Juste une indispensable "précision" qui prendra ici toute son importance, de quel plan d’économies drastiques est-il question ????? En tout cas pas celui lié au fonctionnement du holding dont les dépenses n'ont fait qu'augmenter année après année sous Carolis et ce de façon exponentielle!

C'est ainsi que fin 2005, 1ère année d'exercice pour Carolis, rien que les frais de personnels du holding représentaient pour 136 personnes (dont les plus gros salaires) une masse salariale de 9,092 millions d’euros pour 10,216 millions d’euros avec 152 personnes en 2006 augmentant quasiment de 50% en 2007 avec près de 15M€...les chiffres 2008 ne feront pas mentir les précédents...Qui parle donc d'économies drastiques ????

Il faudra donc ajouter au rapport de la Cour des comptes mettant en avant "les marges indécentes dans les contrats des animateur-producteurs", de tels chiffres reflet d'une gestion plus qu'incertaine que la CGC Médias n'a cessé de dénoncer.

Carolis-Duhamel bientôt auditionnés par la Cour des comptes.

La Cour des comptes auditionnera Patrick de Carolis et Patrice Duhamel au sujet d'un point qui intéresse particulièrement les magistrats : les rémunérations des animateurs-producteurs du groupe « France Télévisions ».

Le fameux binome ira vraisemblablement expliquer à cette audition que des mesures ont été prises depuis plusieurs mois avec la mise en place d'audits sur l'ensemble des contrats des animateurs-producteurs en question et que de surcroît c'est avec les recommandations du rapport à venir de la Cour qu'il va falloir travailler.

Des audits sur l'ensemble des contrats des animateurs/producteurs depuis plusieurs mois, voila qui devrait convaincre la Cour des comptes alors que Patrick de Carolis et Patrice Duhamel sévissent depuis 4 ans déjà!
Quant au "on attend le rapport avec impatience pour pouvoir aller plus loin", les magistrats ne pourront être que flattés, c'est évident!

Il semble qu'à l'Elysée comme à Matignon, on attende avec intérêt les conclusions de la Cour, qui seront normalement rendues à la fin de juin.
Mais qui peut dire tout ce qui va se passer d'ici là après l'échec flagrant des 2 mois de stériles et vaines réunions mascarades prévus par l'article 87 de la loi audiovisuelle du 5 mars 2009 auxquelles la CGT n'a rien pu changer?

Aux oubliettes le calendrier Caroliséen avec ses soi-disant 15 mois maximum qu'au bout du compte la CGT et FO restent seules à défendre. L'accès de colère de René Maisonneuve qui voulait au minimum aboutir à un texte bateau de 2 lignes visant à constater justement le désaccord global, jeudi 7 mai, soit 2 mois et 2 jours après la promulgation de la loi au Journal Officiel, n'y aura rien changé.
Et surout pas le tract en date du 5 mai 2009 de la CGT allant à l'évidnece dans le sens de la directio, raillant la CGC (qui en total désaccord avec le syndicat, a l'habitude) qui n'aurait pas compris les enjeux (ben, voyons!) comme la CFDT à ses côtés dans une même plainte mais aussi le SNJ "qui évite[rait] opportunément les foudres de la Justice ayant laissé soigneusement ses petits amis [CGC donc et CFDT] monter au créneau pour une noble cause".

Il n'est pas inutile de rappeler au niveau de ce genre d'élucubrations de bas étages flanquées de caricatures sensées évoquer quelque chose dont la CGT raffole, les écrits de l'ex Administrateur CFDT du C.A de France Télévisions Yves Loiseau publiés le 12 mars 2008 intitulés : "De Carolis et la CGT s'embrassent sur la bouche".

Il est d'ailleurs intéressant de constater que ce tract est daté du 5 mai, date où normalement le TGI devait rendre son jugement dans l'assignation commune CGC et CFDT contre France Télévisions [donc uniquement ces 3 parties et elles seules à être dans la procédure]. Seulement voila, lorsque l'avocat des 2 syndicats s'est rendu au Tribunal, le 5 mai donc, les greffes n'ont pu lui faire part du jugement, il n'était pas encore signé par la présidente. Ce n'est que le 6 mai que le jugement était consultable.Il ne restait donc à cette date que l'avocat de France Télévisions pour y avoir accès ...en aucun cas la CGT n'en avait la possibilité.

La question est donc sur toutes les lèvres, comment la CGT peut-elle annoncer dans un tract une décision de Justice qui n'est pas encore rendue et dans tous les cas, dont seule la direction de France Télévisions avait pu avoir connaissance ?

Tout ceci constitue à n'en pas douter, une nouvelle claque pour Carolis, Duhamel, Maisonneuve et ses derniers soutiens qui non content d'avoir prétendu à la Presse que "l'entreprise unique était en marche" (cette bonne blague) avaient juré -croix de bois, croix de fer, si j'mens...- que "le processus de basculement de la structure précédente à la nouvelle structure était engagé" (tu parles! Pas une avancée alors que le 3ème mois est bien entamé).

jeudi 7 mai 2009

CE unique à Radio France ? Bien sûr que NON ! La direction du travail a tranché: 9 CE distincts

CE unique ? Bien sûr que NON !

Malgré une campagne de désinformation et des attaques sans précédents contre la CGC Radio France, il convenait d'attendre sereinement la décision de la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi (DDTE) pour réagir...

Eh bien voilà ! La DDTE a rejoint la CGC Radio France dans son analyse, en maintenant les CE régionaux comme demandé, tant par écrit que de vive voix… et comme cela a toujours été clamé par le syndicat.

Alors que reste-t-il des attaques de la Direction de Radio France et de certains syndicats, qui se sont lamentablement engouffrés dans ses arguments, complices de la manipulation orchestrée par la DRH, en tombant naïvement dans ce piège grossier ?

RIEN ! Si ce n’est une frayeur inutile disséminée dans les régions, auprès des secrétaires des CE régionaux et des élu(e)s, si inquiet(e)s pour leurs mandats et leurs protections… qui accusaient d’avance la CGC Radio France d'hypothétiques maux, persuadés que les effets seraient de mettre au chômage les unes… et supprimer les mandats électifs des autres. Tout par pure diabolisation.....

RIEN donc !? A part une haine savamment entretenue !

Que n’avons-nous lu et entendu…menaces, des insultes, des anathèmes… florilège :

SUD : « CE unique, la honte » « la belle unanimité syndicale n’aura pas duré, la CFTC ( ? ) et la CGC ont décidé de laisser la direction casser l’organisation des instances représentatives du personnel ! … »

CFDT : « Comment ne pas penser aux secrétaires administratives des C.E qui ont peur pour leur emploi ? » « Comment pourrons-nous être aussi efficaces en passant de 140 élu-e-s à 40 élu-e-s ?... »

CGT : « Mais nous savons que, faute d’accord unanime, la DDTE statuera pour un seul CE pour tout Radio France… »

SNJ : « Une autre organisation syndicale (c’est nous !) paraît décidée à provoquer une confrontation devant la Direction départementale du Travail (avec le risque d’un CE unique de 18 élus pour les 4600 salariés de Radio France)… »

Quant aux courriels insultants reçus par le syndicat et autres motions apocalyptiques des CE en régions, ils sont soit du même tonneau soit beaucoup plus violents !

Toutes ces réactions alarmistes ayant été attisées par les écrits et les paroles de la Direction de Radio France qui jura la main sur le cœur qu’elle ne souhaitait pas le CE unique… mais s’empressait d’envoyer un courrier « TGV » à la DDTE, expliquant très précisément que toutes les décisions (dont les embauches) sont prises au siège de Paris, comprenez : « Nous vous signalons clairement que Radio France, c’est un seul établissement ! »

Il est donc utile de rappeler tout de même que, si le protocole d’accord préélectoral n'a pas unanimement été signé, c’est parce que la composition des collèges (Cadres, notamment) ne correspond pas à notre statut d’organisation catégorielle ! Et rien d’autre !!

Par voie de tract, la CGC Radio France a souhaité remercier ses collègues de la CFTC et de FO qui ne se sont pas abaissés à rentrer dans le jeu manipulateur de la DRH et appelé les salariés lors des prochaines élections, à montrer qu'ils ne sont pas laissés impressionner par les gesticulations de la Direction !

Une crainte cependant se fait jour, que l’intersyndicale qui s’est naturellement mise en place autour de la sauvegarde des Conventions Collectives, ne vole en éclats à l’approche des élections du personnel.

La CGC Radio France gardant pleinement son sang froid ne fera rien pour déclencher les hostilités ( pourtant, il y aurait de quoi !!) sachant que le SNPCA-CGC national dépose 2 assignations en Justice par voie de référé:
l'une justement pour faire annuler la dissolution infondée de l'AESPA,
l'autre visant à faire que France Télévisions suivant les dispositions de la loi du 5 mars 2009 respecte les obligations des chaînes ( à savoir France 2, France 3 et RFO) en appliquant de facto les Conventions Collectives.

lundi 4 mai 2009

M6 a fait les yeux doux à Carolis pour qu'il rejoigne la chaîne, selon Télé Loisirs

Selon Télé Loisirs qui assortit néanmoins le titre de son "confidentiel " d'un point d'interrogation: " Après la fin de son mandat à France Télévisions, Patrick de Carolis pourrait ne pas connaître une trop grande période de flottement."
"En effet, [poursuit le journal] Nicolas de Tavernost, le président de M6, lui aurait déjà fait les yeux doux et aurait proposé à l'ancien présentateur "Des racines et des ailes" de revenir à l'antenne sur M6. Pour rappel, Patrick de Carolis a déjà travaillé pour M6 puisqu'il a été le directeur de l'information de la chaîne mais également le créateur et le présentateur de "Zone Interdite"."

Le magazine télé comme la quasi totalité aujourd'hui des titres de Presse ayant totalement intégré le fait que Carolis ne fasse pas de vieux os à France Télévisions, emploie toutefois le conditionnel avec un "pourrait ne pas connaître une trop grande période de flottement".

Patrick de Carolis retrouverait ainsi C. Baldelli (déjà sur M6) fidèle bras droit et de M. Tessier débarqué donc de son poste de dégé de France 2 par P.d.C dès son arrivée en 2005 .....gageons que les deux hommes fêtent dignement leurs retrouvailles.

A moins que C. Baldelli (*) ne songe comme il y pense vraisemblablement tous les jours en se rasant, à un scénario façon "chaises musicales" ?!
Carolis laissant la place, elle est donc libre...S'étant revendiqué à maintes reprises de Nicolas Sarkozy, le mode de désignation ayant changé et son ancien patron devenu chef de l'Etat, le poste devrait en conséquence, imagine-t-il, lui revenir de droit !?

(*) [Christopher Baldelli est ancien élève de l'ENA [correction de taille, il n'est absolument pas énarque....mais n'a jamais démenti la Presse qui l'indiquait], diplômé de l'Institut d'Etudes politiques de Paris. En 1993, il participe à la mission d'information du Sénat sur la télévision éducative/La Cinquième. En août 1994, il est nommé conseiller technique chargé de la presse écrite et du régime de la publicité au cabinet de Nicolas Sarkozy, ministre du Budget, chargé du ministère de la communication. En mai 1996, il est nommé au cabinet du ministre de la Culture, Philippe Douste-Blazy, au poste de conseiller chargé du cinéma, de l'audiovisuel et de la presse. Puis il devient conseiller technique au cabinet du Premier ministre en 1997. En novembre de la même année il intègre le groupe Lagardère, en tant que directeur à la direction générale, puis directeur délégué adjoint du pôle presse quotidienne régionale. En 1999, il est nommé directeur général du quotidien régional « La Provence ». En juillet 1999, il intègre le groupe France-Télévisions en tant que directeur général délégué de France 2. Il en est remercié à l'arrivée de P.de Carolis et est nommé quelques semaines plus tard secrétaire général des programmes de M6 à compter du 5 juin 2006]

Seulement voila, Télé Loisirs prévoit bien un retour à l'antenne pour Carolis mais rien pour Baldelli! "Nicolas de Tavernost, le président de M6, a peut-être déjà fait les yeux doux à Carolis pour qu'il reparte sur M6"....le titre de presse ne dit pas ce qu'il a murmuré en revanche à l'oreille du secrétaire général des programmes de la chaîne!!!!

Une chose parait acquise c'est le départ de Carolis de France Télévisions....la question reste : quand réellement?
Quoi que l'intéressé en dise et malgré les apparences, non les choses ne se passent pas bien à France Télévisions...mais alors là, pas bien du tout. L'équipe toujours en place continue de faire comme si tout allait bien et que la réorganisation du groupe selon le calendrier Caroliséen se passait dans les temps mais il n'en est rien.

Deux mois se sont écoulés, jour pour jour depuis la promulgation de la loi le 5 mars dernier et il n'y a aucun résultat et surtout aucune avancée contrairement à ce délai légal que prévoit bien l'article 87....C'est donc dans les faits, du pur "sur place" qu'effectue quotidiennement Carolis alors qu'il communique à l'inverse à toute la Presse....Et cela sans compter une série de 3 ou 4 assignations en Justice qui doivent arriver en cascade pour venir contredire ses pseudos affirmations ou encore l'inévitable fronde sociale qui monte...qui monte.

Le sport local est finalement devenu : gagner le maximum de temps. Il serait pragmatiquement et rationnellement irresponsable de laisser une telle situation perdurer une dizaine de mois encore...
Il n'y a de toute façon plus 15 mois, encore moins 14 pas même 13....ces délais sont irréalistes, irréalisables et intenables (ils ne l'ont du reste jamais été).

jeudi 30 avril 2009

Quelles sont les 2 syndicats uniquement qui signent à France Télévisions ? FO et la CGT

Cela circule un peu partout à présent. Les salariés font plus que s'interroger maintenant; ils nous interpellent sur les noms qui figurent sur les derniers accords signés avec la direction:

- CHAUVELOT (CGT) et CHAZAUD (FO) concernant « l'accord d'entreprise à durée déterminée sur le nombre de délégués syndicaux centraux et les moyens mis temporairement à disposition des organisations syndicales représentatives» (durée qui soit dit en passant, n'est justement pas déterminée précisément ) dont la CGC demande l'annulation en Justice, entre autres pour terme imprécis.

- CHAUVELOT et TEALDI (CGT) et CHAZAUD (FO) concernant « l'accord d'entreprise sur le dialogue social à France Télévisions". (dialogue social, cela ne manque pas de piquant!)

Les salariés que certains mettent en avant régulièrement, prétextant que c'est dans leur "intérêt" qu'ils signent (tu parles, Charles!!!!) ne sont certes pas surpris de voir la signature de FO figurer à côté de celui de la direction; cela fait bien longtemps que FO, quelque soit la direction, signe tous les accords qu'elle lui présente..

Les salariés n'étaient effectivement pas habitués jusqu'alors ,à voir la CGT emboîter le pas à Force Ouvrière.

Les salariés ne comprennent pas comment la CGT peut signer ces accords au rabais en affirmant qu'il ne resterait que moins de 15 mois maximum (quasiment 13 mois aujourd'hui) pour "relever les défis qui sont imposés" (dixit le syndciat)...Non, vous ne rêvez pas, c'est bien la CGT qui voudrait faire croire cela....

C'est d'ailleurs la même version que soutien Carolis en phase totale donc avec la CGT et FO.

Comme si, le calendrier de la CGT et de fait celui de FO collaient parfaitement avec le calendrier de la direction de France Télévisions !?

Anecdote au passage, dernière réunion du Comité de groupe dont la CGC et la CFDT contestent la composition en Justice, un de "ceux qui y siégeaient" lance: "il serait bon que l'on puisse voter le principe d'un accord de méthode pour le "fonctionnement" à venir du Comité de groupe"....et la direction de France Télévisions d'indiquer que c'était une très bonne idée.

Vous avez deviné de qui venait la proposition ? Eh! oui, Marc CHAUVELOT de la CGT.

Il y a une quinzaine de jours, le même avait dans le cadre d'une réunion sur « l'accord d'entreprise à durée déterminée sur le nombre de délégués syndicaux centraux et les moyens mis temporairement à disposition des organisations syndicales représentatives» qu'il a donc signé, indiqué que la direction montrait sa volonté d'avancer en acceptant une proposition des syndicats faite la veille....Après quelques minutes de réflexion, après que tout le monde se soit regardé, l'ensemble des délégations syndiacales n'ont pu que constater que personne la veille n'avait fait une telle proposition; elle était sortie comme par magie d'un chapeau et Marc CHAUVELOT la mettait pourtant en avant comme l'avancée d'une direction à l'écoute!!!!!

Dommage pour Carolis, la CGT et FO, Marc CHAUVELOT (CGT), Jean-François TEALDI(CGT) et François CHAZAUD (FO), leur calendrier et leur façon de "fonctionner" ne colle absolument pas, à présent, avec le calendrier d'une demi douzaine de syndicats.... dont la CGC, la CFDT, le SNJ et la CFTC qui sont ensemble dans un processus d'assignations en Justice.

mercredi 29 avril 2009

Les négos pour les nuls

A France Télévisions, la mascarade continue. Voici le dernier tract publié le 28 avril par le SNPCA-CFE-CGC et intitulé: "Les négos pour les nuls"

"Alors que les négociations nationales, dans le cadre dans l’entreprise unique et ses conséquences, n’en sont qu’à leur début, le SNPCA-CGC voit avec consternation fleurir des tracts assez curieux d’organisations syndicales concurrentes dont l’objet consiste à fustiger d’autres organisations syndicales qui auraient « piqué » leurs idées ou qui reprendraient les leurs de manière inexacte.

Pour information voici comment se déroulent les négociations actuelles :

  1. La Direction choisit l’ordre du jour.
  2. La Direction propose un document qui sert de base aux discussions.
  3. Les Organisations syndicales débattent et font des propositions.
  4. La Direction décide de ce qu’elle retient de ces propositions et les intègrent dans un document. Retour à la phase 2 jusqu’à ce que la Direction décide de proposer le document à la signature.
  5. Le document est mis à la signature. Les organisations syndicales se positionnent : aucune, une ou plusieurs organisations syndicales signent le document, ne le signent pas ou font valoir leur droit d’opposition ou l’attaquent en justice.
  6. L’accord, suivant le résultat du point 5, est appliqué ou pas.

Lors de la phase 3, les organisations syndicales sont amenées, en fonction leur sensibilité ou objectif, à demander des modifications du texte proposé par la Direction. Au cours des débats chacun a l’occasion d’essayé de convaincre l’autre, Direction ou autres organisations syndicales. Les pauses « machine à café » ou encore l’espace qui sépare chaque séance de négociation sont aussi l’occasion de poursuivre le débat !

Ceux là même qui se plaignent aujourd’hui de voir leurs idées « piquées » par les autres devraient plutôt s’en réjouir surtout lorsqu’ils sont les premiers à venir chercher les autres lorsqu’ils ont besoin de soutenir une de leurs propositions.

Loin de ces querelles de clocher et à un moment où il faudra essayer de se mettre d’accord face à la Direction, voici quelques unes des propositions du SNPCA-CGC :

  • Un CCE où chaque établissement est représenté par un titulaire avec le droit de vote.
  • Une représentation équitable des établissements suivant leur effectif.
  • Un représentant et un observateur par organisation syndicale. Ceci afin de pouvoir, suivant l’ordre du jour du CCE, pouvoir faire participer un salarié spécialiste d’un sujet particulier et qui ne siège pas forcément dans le CE de son lieu de travail.
  • Retirer du texte de la Direction tout élément qui vise à réduire les prérogatives des CE et du CCE.
  • La durée des mandats des établissements concernés par l’accord doit suivre son déroulement naturel. Pas de prorogation ou de réduction des mandats.
  • Même si le CCE doit être transitoire la durée doit être explicite.

Concernant ces deux derniers points, si le texte final devait en faire mention dans les termes actuels, le SNPCA-CGC ne prendrait pas le risque de le signer car ils présentent des incertitudes juridiques certaines. Notamment le point sur la prorogation et réduction des mandats qui, il y a quelques années, a déjà fait couler beaucoup d’encre à France 3 et donné l’occasion aux tribunaux de s’exprimer …"


lundi 27 avril 2009

DIALOGUES…VOUS AVEZ DIT DIALOGUES?... PAS A FRANCE TÉLÉVISIONS !!!!

DIALOGUES…VOUS AVEZ DIT DIALOGUES ?...PAS A FRANCE TÉLÉVISIONS !!!!

A moins que…!!!! 
Dans un simulacre de réunions basées soi-disant sur le « dialogue », la direction joue clairement la politique de l’irrespect et du mépris. (c’est même le concept énoncé ci-après et largement diffusé sur le net * )

Vaste fumisterie que ces « rounds » de « négociations » qui font écrire à la CFDT dans un tract publié ce 27 avril, intitulé « Négociation accord de méthode, France Télévisions presque deux mois passés » :
1°) "Ces négociations auraient pu se dérouler beaucoup plus rapidement si la direction avait jugé utile de fournir avant qu’elles commencent l’ensemble des données relatives aux résultats électoraux, à la composition de chaque établissement, aux divers protocoles et usages en vigueur. De même, la remise d’un document écrit avant chaque séance permettrait d’entamer bien plus vite les débats essentiels sans se perdre dans diverses explications de textes ou précisions nécessaires".

2°) "Si la Direction faisait preuve d’un peu plus de ponctualité et de respect des représentants des personnels, le climat, déjà bien lourd, en raison de nombreux contentieux judiciaires dans diverses entreprises, y gagnerait certainement en sérénité pour que chacun puisse se concentrer sur l’essentiel"….

* DIALOGUES, voila le concept. Ce mot mis au pluriel (à supposer qu’il y ait plusieurs dialogues! Aucun à FTV !) serait-il ignoré de la direction de France Télévisions ?

René Maisonneuve DGA/DRH de France Télévisions devrait pourtant avoir une bonne idée de ce que cela représente, lui qui est depuis janvier 2009 membre du Conseil d’Administration du club de réflexion sociale « Dialogues » : Association dont Jean-Dominique Simonpoli, ex Secrétaire Général de la fédération CGT desservices financiers est le Directeur Général et dont Philippe Bourgallélui aussi de la CGT qui lui avait succédé à la fédération à ce poste, en est aujourd’hui le directeur.
Deux syndicalistes CGT de la finance qui dirigent une association de « réflexions »dont René Maisonneuve est officiellement l’un des administrateurs…voila qui au début de l’année 2009 n’a surement pas manqué de ravir les représentants dudit syndicat en interne.

A la CGC, il est bien certain que nous ne l’avons pas félicité…D’abord parce que l’attachement de René Maisonneuve à ce « club de gens qui réfléchissent autour de l’équipe dirigeante, 2 CGT à l’origine » ne date pas d’hier mais surtout parce que son accession aux fonctions d’administrateur nous pose problème, vu le contexte, et fait plus que nous interpeller.


Voici, entre autres ce que le compte rendu du colloque organisé courant 2007 par l’AEF, Management social.com et l’Association DIALOGUES avec comme participant, voila donc déjà 2 ans donc, René Siacci, présenté sur le site (*) comme DRH et Conseiller enrelations sociales du groupe France Télévisions.

Il convient de citer très exactement les termes du site internethttp://www.syneo.org/collrenc.php

(Une fois la page ouverte, cliquez dans le carré vert de gauche sur la rubrique: le dialogue social a-t-il un avenir ?- 6 novembre 2007 )

« Pour dialoguer, en effet, il faut être deux. Or, les DRH sont de plus en plus nombreux à constater que leurs interlocuteurs syndicaux manquent souvent de compétence technique sur les dossiers essentiels et qu'ils jouissent d'une faible légitimité aux yeux des salariés. De nombreux syndicalistes, de leur côté, mettent en avant le peu de considération des directions d'entreprise à leur égard, voire les discriminations dont ils feraient l'objet. ».

Autrement dit, nos dirigeants considèrent surement selon ce « constat » qu’ils ont en face d’eux "des interlocuteurs syndicaux qui jouissent d'une faible légitimité aux yeux des salariés et manquent de compétence" !!!!!

Et eux, « les juges, les censeurs » avec ce style de réflexions, entre autres légitimées dans ce genre de colloque auquel participe les 2 ex CGT dirigeants de l’Association DIALOGUES dont René Maisonneuve est, redisons-le, administrateur, qui sont-ils ?

Quelle « légitimité aux yeux des salariés et quelle compétence » ont-ils pour apprécier la connaissance des dossiers qu’ont les partenaires sociaux ?

Ce manque de considération permanent est insultant et discriminatoire à plus d’un titre. Que ceux qui se croient au-dessus de tout se rassurent, on a beau se sentir supérieur à ses congénères, vient le jour où patatras….Comme dit l’adage : « Qui s'est élevé le plus haut est le plus exposé à tomber »

Tous ceux donc qui prennent les autres pour de la crotte (restons polis) n’ont finalement qu’une issue à leur « supériorité », partir sans fanfares comme un soulagement pour eux, en évitant ainsi le supplice de travailler avec des crétins et ce pour éviter de tomber d’encore plus haut.

Livrons donc au club de conseils et de réflexions fruit de ces deux ex CGT : « DIALOGUES » administré par René Maisonneuve, ce principe à méditer et, le cas échéant, à s’appliquer en premier à soi-même.

P.S : Au fait, espérons que France Télévisions n’a pas fait appel à ce club de « dialogues » pour des prestations/conseils ou des études sur l’art et la manière de dialoguer de nos jours….avec un administrateur dans l’équipe de l’une et de l’autre, cela ferait quelque peu désordre et contreviendrait sans doute à quelques règles établies !?



jeudi 23 avril 2009

LA CGT & FO ONT CLAIREMENT DÉCIDÉ DE SIGNER LE TEXTE DE LA DIRECTION DE FRANCE TÉLÉVISIONS, QUE LA CGC MÉDIAS VA CONTESTER EN JUSTICE.

LA CGT & FO ONT CLAIREMENT DÉCIDÉ DE SIGNER LE TEXTE DE LA DIRECTION DE FRANCE TÉLÉVISIONS, QUE LA CGC MÉDIAS VA CONTESTER EN JUSTICE.

La CGC Médias a mandaté expressément, aujourd’hui, son avocat pour qu’il dépose une nouvelle assignation en Justice afin de faire annuler tout simplement « l'accord d'entreprise à durée déterminée sur le nombre de délégués syndicaux centraux et les moyens mis temporairement à disposition des organisations syndicales représentatives» conclu contre toute logique avec les seules CGT et FO.

Alors que pendant des années la CGT n’a quasiment signé aucun accord, la voila qui fait comme FO qui, elle, signait déjà tout ou presque, elle appose sa signature sur tout ce que lui présente la direction de France Télévisions.

La CGT a fait comme FO ces derniers temps - force est de la constater - de la désinformation un outil majeur… La CGT prétend, entre autres, qu’en dépit des textes conventionnels qui disent le contraire, la direction, elle et FO n’auraient que 15 mois pour négocier de nouveaux textes…Tout le monde sait, à présent que cela est faux.

La CGT et FO n’ignorent bien évidemment pas que dès lors qu'un accord collectif est conclu pour une durée déterminée, le terme de cet accord doit expressément et clairement être fixé.

Que disent les dispositions légales en la matière ? « La clause précisant le terme de l’accord doit être dépourvue de toute ambiguïté ».

Le Tribunal de Grande Instance de Paris appréciera sans aucun doute l’absence de précision du texte : «Le présent accord est conclu pour une durée déterminée égale à la durée de la négociation du nouveau cadre conventionnel ou lorsqu’un nouvel accord de droit syndical aura été conclu»…

Le Tribunal de Grande Instance de Paris ne pourra bien évidemment que constater que, cette durée égale à une durée que personne ne connaît d’un nouveau cadre ou une durée égale au temps qu’il faut pour parvenir à un texte , non seulement ne veut rien dire mais est loin, bien loin d’être dépourvue de toute ambiguïté…c’est le moins que l’on puisse dire.

La CGC Médias demande que cet accord bidon signé par la CGT et FO, en parfaite connaissance de cause, soit réputé « non écrit » et n’ayant donc jamais existé.

La CGC Médias qui engagera autant de procédures que de besoin, invite les 3 organisations syndicales (4 au total donc avec la CGC) qui sont à présent avec elle dans une autre assignation d’une importance fondamentale, s’agissant de la loi du 5 mars et des soi-disant affirmations que véhiculent depuis la direction, la CGT et FO, particulièrement au sujet de l’AESPA et des Conventions collectives, invite celles-ci à s'associer également à cette procédure.

Que la direction, la CGT et FO aient choisi d’aller ensemble dans le même sens, certes ! Toutes les autres organisations syndicales CGC en tête mais aussi tous les personnels, verront bien dans quel sens va la Justice.

lundi 20 avril 2009

Jugement du T.G.I concernant la composition du Comité de groupe France Télévisions normalement rendu la 5 mai.

Jugement du T.G.I concernant la composition du Comité de groupe France Télévisions normalement rendu la 5 mai.

C’est donc vendredi matin que l’audience devant le T.G.I. de Paris saisi en référé par la CGC et la CFDT, s’est déroulée.

Madame la Présidente en charge du dossier qui a souhaité au regard de la récente loi du 5 mars 2009 et de ses dispositions notamment sur les « prérogatives » du Comité de groupe, prendre le temps de l’analyse – quoi de plus logique – a indiqué aux parties en présence que le Jugement sera normalement rendu le 5 mai 2009.

La CGC a, bien évidemment fait remarqué à Madame la Présidente que le 5 mai 2009, c’était exactement 2 mois jour pour jour après la promulgation de la loi.

Et 2 mois, c’est le délai légal maximum mentionné à l’article 87 de la loi du 5 mars 2009 ; ce que n’a pas manqué de remarquer à deux reprises, Madame la Présidente, pendant l’audience.

Que dit cet article : « Dans un délai de deux mois à compter de la fusion-absorption prévue à l’article 86, la société France Télévisions et les organisations syndicales représentatives à son niveau négocient un accord de méthode… A défaut d’accord dans le délai de deux mois mentionné au premier alinéa, un comité central d’entreprise est constitué au niveau de France Télévisions dans le mois qui suit le constat de l’échec des négociations de l’accord de méthode. L’autorité administrative fixe la répartition des sièges, par comité d’établissement et par collège, au comité central d’entreprise de France Télévisions »

Autrement dit, si dans ce délai imparti de 2 mois, un accord unanime puisque lié à un processus électoral, n’est pas obtenu, c’est la direction du travail qui prendra la main….Eh ! oui.

France Télévisions, une fois de plus, a souhaité stigmatiser la CGC Médias : le syndicat qui a l’habitude de ce genre d’attaques, poursuivrait un autre but que celui de faire appliquer la loi !!!!! La direction du groupe aurait préféré un rendu avant le 28 avril, date de la prochaine réunion de « ce » comité de groupe, mais cela ne sera donc pas.
Selon France Télévisions, le jugement ne ferait aucun doute…d’ailleurs le groupe l’écrit même dans ses conclusions : « La réponse à la problématique soulevée devant Monsieur le Président [qui est en l’occurrence, une Présidente] ne fait aucun doute. Malgré tout, les SNPCA-CGC et Médias CFDT s’obstinent à soutenir que la société France Télévisions ne pourrait se prévaloir de la jurisprudence [celle citée par le groupe du 7/11/2007 et du 24/11/2008], est totalement incompréhensible. Soutenir le contraire n’est ni sérieux, ni crédible ».

Le SNPCA-CGC et Médias CFDT ont fait valoir de concert, qu’il ne s’agissait en rien de la conclusion initiale d’un accord unanime (comme cela est légalement prévu) entre la direction et les syndicats sur le comité de groupe. Alors que la groupe a été créé en août 2000, il a fallu attendre 2004 pour que le TGI justement par un jugement impose ce texte à tous, y compris pour le(s) syndicat(s) non signataire(s).

La raillerie et la stigmatisation, ne servent guère devant la Justice. La suffisance, le dédain et la morgue ne font pas les lois.

Si les syndicats SNPCA-CGC et Médias CFDT ont saisi la Justice en référé, c’est qu’il y avait urgence. Urgence à faire stopper des pratiques de contournement systématique, urgence à faire respecter les textes sur lesquels beaucoup s’assoient…en un mot comme en cent, urgence à faire respecter la loi.

C’est pour cela que les 2 syndicats, ensemble, ont sollicité l’avis du T.G.I. Ils ne manqueront pas de le saisir à nouveau, en cas de violation des textes, notamment si ce délai de 2 mois, délai légal maximum mentionné à l’article 87 de la loi du 5 mars 2009, devait être transgressé ne serait-ce que d’un jour.

vendredi 17 avril 2009

La loi du 5 mars 2009 entérine l’arrêt de la pub sur la télé publique et le groupe de Carolis se fait alpaguer pour recrutement concurrentiel déloyal

Un pro de la pub tenu par une clause de non concurrence inscrite dans son contrat sur M6 recruté par France Télévisions, fait condamner l'entreprise pour ce faire à... 30 000 euros d'amende! Pro qu’il afallu payer beaucoup plus cher que sur M6 pour qu’il succombe et qui coûte par ricochet presque 200.000 francs en plus.

Selon le blog de Renaud Revel sur l'Express.fr. le groupe dirigé par Patrick de Carolis a été condamné à... 30 000 euros d'amende. Nicolas de Tavernost après avoir pourtant indiqué qu’il ne laisserait pas l’affaire impunie, a porté l'affaire devant la justice (dixit le blog). Toujours selon le blog ce serait une amende 30 000 euros à laquelle France Télévisions aurait été condamnée pour "concurrence déloyale".

Que sont 30 000 euros par rapport au budget du groupe public financé avec l’argent des contribuables ? Si le sort de quelques 300 salariés de la régie pub n’était en cause, cela serait sans doute passé inaperçu ! Mais là ce n’est pas pareil, après l’annonce de la suppression de la pub devenu en mars 2009 texte de loi, Carolis n’avait sûrement rien d’autre à faire que débaucher un cadre commercial de M6 alors que des dizaines de salariés risquent fort de se retrouver sur le carreau.

mercredi 15 avril 2009

COMMUNIQUÉ DE LA CGC MÉDIAS qui fera valoir son droit d'opposition

COMMUNIQUÉ DE LA CGC MÉDIAS

Les syndicats de la Fédération CGC des Médias, ne signeront pas « l'accord d'entreprise à durée déterminée sur le nombre de délégués syndicaux centraux et les moyens mis temporairement à disposition des organisations syndicales représentatives. »

En effet, cet accord, en plus d’être temporaire, ne garantit rien à personne et tire un trait sur des syndicats dont on ne peut préjuger de la non représentativité avant la fin du cycle électoral.

Voici le paragraphe concerné: «Le présent accord est conclu pour une durée déterminée égale à la durée de la négociation du nouveau cadre conventionnel ou lorsqu’un nouvel accord de droit syndical aura été conclu»…Donc une durée égale à une durée que personne ne connaît d’un nouveau cadre ou une durée égale au temps qu’il faut pour parvenir à un texte !!!!!

Autrement dit, un accord sur le temps qu’il faut à une baignoire pour se vider tout en sachant qu’il y a une fuite dont personne ne vous donne le volume écoulé !!!

Mieux vaut ne pas commenter le reste du texte. Si la situation pour les salariés n’était aussi dramatique, ce serait risible….Tout aussi aberrant que le communiqué de France Télévisions suite à la réunion du 8 avril du Comité de groupe contesté par la CGC, la CFDT et le SNJ tant sur la forme que sur le fond, qui indique : « Il s’agissait d’une 1ère information en vue d’une information et d’une consultation ultérieure du comité, conformément à l’article 87 de la loi audiovisuelle du 5 mars 2009 ». Quelles pitoyables gesticulations pour éviter une procédure au Pénal pour entrave !

« Une 1ère information en vue d’une information », voila qui est du plus haut comique…le TGI appréciera.

De toute façon et pour revenir au texte susvisé, la CGC Médias ne signera pas ce texte et annonce d’ores et déjà qu’elle fera valoir son droit d’opposition si ce texte insensé venait à être parafé…

Et selon les informations dont dispose la CGC, l’organisation syndicale ne sera pas la seule.

mardi 14 avril 2009

La direction de Radio France ouvre une adresse mail pour tenter de se justifier…. La CGC va démentir des "réponses" qui n’en sont pas.

La direction de Radio France ouvre une adresse mail pour tenter de se justifier…. La CGC va démentir point par point des "réponses" qui n’en sont pas.

Tout d’abord, voici la présentation que fait Radio France de sa soi-disant « entreprise de d’explications et clarifications» intitulée « Conventions collectives : posez vos questions » : « L’annonce de la dissolution de l’AESPA a généré quelques inquiétudes chez de nombreux collaborateurs de Radio France. Les interrogations soulevées et remarques entendues ces derniers jours appellent quelques explications et clarifications.»

Et de poursuivre : « Au-delà des premières réponses que vous pourrez trouver ci-dessous, nous vous invitons à poser toutes vos questions sur ce sujet à l’adresse spécialement conçue à cette fin : questions@radiofrance.com …Nous nous efforcerons d’y répondre soit directement, soit à l’occasion de la diffusion de prochains Texto flash info sur ce thème. »

A cette initiative d’auto justification évidente, la CGC a décidé de donner un autre son de cloche aux salariés

1°) Question de Radio France :

a)"La dissolution de l’AESPA était-elle incontournable ?" Réponse : "Depuis le 5 mars 2009, date de promulgation de la loi relative à la communication audiovisuelle, plus des deux tiers des effectifs de l’audiovisuel public, issus des sociétés France 2, France 3 et RFO, sont sortis du champ couvert par l’AESPA. De ce fait, l’AESPA n’avait plus de légitimité pour représenter l’ensemble des entreprises du service public de l’audiovisuel, ce qui était son objet. L’assemblée générale qui s’est réunie le 9 avril n’a fait qu’entériner cet état de fait en prononçant la dissolution. "

FAUX dit la CGC qui a saisi à ce sujet le Tribunal de Grande Instance…si "les effectifs de l’audiovisuel public, issus des sociétés France 2, France 3 et RFO représentent plus des deux tiers de ceux de l’AESPA", il est faux de prétendre que la loi du 5 mars 2009 les aurait fait sortir du champ couvert par l’AESPA ; comme il est faux par conséquent de prétendre que "l’AESPA n’aurait plus de légitimité pour représenter l’ensemble des entreprises du service public de l’audiovisuel ".

b) "L’assemblée générale qui s’est réunie le 9 avril n’a fait qu’entériner cet état de fait en prononçant la dissolution."

FAUX dit la CGC qui a saisi à ce sujet le Tribunal de Grande Instance…la CGC entend faire annuler par la Justice la tenue de cette A.G.E qui sur le fond comme sur la forme n’était pas légale.

2°) Question de Radio France :

a) "Pourquoi les conventions collectives sont-elles mises en cause ? " Réponse : "Là aussi, il ne s’agit pas d’une décision mais d’une conséquence automatique de la dissolution de l’AESPA. C’est pourquoi il s’agit d’une « mise en cause » et non d’une « dénonciation » des conventions collectives. Les salariés concernés par ces conventions étant ceux des entreprises adhérentes de l’AESPA, la disparition de celle-ci – pour les raisons évoquées ci-dessus - entraîne cet état de fait. "

FAUX dit la CGC qui a saisi à ce sujet le Tribunal de Grande Instance…Considérant que la « motivation » qui aurait poussé Radio France à procéder à la dissolution de l’AESPA est erronée, fallacieuse et que de surcroît cette « dissolution » est clairement contestée par la CGC puisque contrevenant à la loi et ce devant la juridiction compétente, il n’y aura de conséquence « automatique ou pas » que de : déclarer tout ceci n’ayant jamais existé.

b) " C’est pourquoi, il s’agit d’une « mise en cause » et non d’une « dénonciation » des conventions collectives ".

FAUX dit la CGC. Radio France peut bien essayer d’affirmer qu’il s’agirait d’une « mise en cause » et non d’une « dénonciation », ceci ne ressort d’aucune notion légale et la formule « mise en cause » n’existe pas dans les conventions collectives.
D’ailleurs, les articles de ces dernières sont sans équivoque et parlent d'expiration. Exemple, « A la date d'expiration de la Convention, celle-ci continue à produire ses effets pendant une période de trois ans au-delà de sa période de validité. » mais ceci n’a de toute façon pas de sens en fonction de ce qui précède.
AGO contestée sur la forme comme sur le fond donc dissolution illégale contestée en Justice....« mise en cause » ou « dénonciation » tout cela n’aura donc aucun sens.


3°) Question de Radio France : "Quelles conséquences pourrait avoir la mise en cause des conventions collectives ? " Réponse : "Comme cela a d’ores et déjà été souligné, la mise en cause des conventions collectives n’a en aucun cas pour objectif de faire du « moins disant social ». Il ne s’agit pas, par exemple, de diminuer la couverture sociale des salariés de Radio France, de supprimer les avantages sociaux, de réduire les possibilités d’évolutions de carrière ou de rendre moins attrayante la politique salariale".

FAUX, ARCHI FAUX dit la CGC qui a saisi à ce sujet le Tribunal de Grande Instance. C’est pourtant bien le cas; les conventions collectives étaient bien considérées à Radio France comme à France Télé comme un véritable carcan...leurs dirigeants l’ont assez seriné..

Rien et sûrement pas les allégations de radio France ne pourront aller contre arguments légaux que la CGC apportera à la Justice et qui prouveront que, contrairement à ce que voudrait faire croire Radio France ou France Télé, les soi-disant 15 mois de délai à négocier, ne sont que paroles.

Quant à la langue de bois, elle est habituelle : "la mise en cause des conventions collectives conduira à se poser un certain nombre de questions concernant ces textes afin de les mettre en cohérence avec la réalité du travail et des métiers d’aujourd’hui… L’objet des négociations à venir ne serait donc pas de faire « plus » ou « moins » mais de faire mieux".

COMBLE DU CYNSISME, VÉRITABLE PROVOCATION dit la CGC de prétendre que ce serait pour coller à "la réalité du travail et des métiers d’aujourd’hui" que des textes qui apportaient à des milliers de salariés des garanties et une couverture sociale évidente, sont mis en cause !!!!

4°) Question de Radio France : "Est-il possible de définir aujourd’hui précisément les sujets de négociation ? " Réponse : "C’est un peu prématuré. Il appartiendra en effet à chacun des conseils d’administration de l’INA, de RFI et de Radio France de décider s’il souhaite reprendre tout ou partie de la substance des actuelles conventions. Ce qui est certain, c’est que seuls sont concernés les accords signés par l’AESPA ou ceux qui s’y rattachent. Les accords indépendants des conventions collectives signés par les entreprises, par exemple sur le temps de travail ou la prévoyance santé, ne sont pas mis en cause. Ils peuvent éventuellement être améliorés à cette occasion, si les partenaires sociaux en conviennent. "

FAUX et VRAI à la fois dit la CGC. Les accords d’entreprises, par exemple sur le temps de travail ou la prévoyance santé, ne peuvent pas être remis en cause, en tout cas pas par une soi-disant « disparition » de l’AESPA, c’est certain….faudrait-il pour les raisons énoncées ci-dessus que la décision de l’AGO entérinant la dissolution soit légale, la CGC montrera que NON.

Quant aux conseils d’administrations respectifs, ils n'ont que quelques lignes à rédiger – dans l’hypothèse où l’AESPA aurait réellement disparu – pour clore toute polémique : « La direction de …….conformément aux dispositions de l’article 2-3 [ 2-2 pour l’avenant journalistes] de la Convention Collective Audiovisuelle (CCCPA) [ de l’avenant journalistes] appliquera pendant le délai de survivance de l’accord (3 ans + 3 mois pour les PTA et 18 + 4 mois pour les journalistes (*) ) les textes conventionnels jusqu’à conclusion d’un texte de « substitution ».

5°) Cerise sur le gâteau. Question de Radio France : " Comment va s’organiser la négociation ? " Réponse : "Une fois que le conseil d’administration de Radio France du mois de mai aura défini le cadre et les orientations générales des négociations de la nouvelle convention collective, une ou plusieurs réunions destinées à préciser la méthode de travail et le calendrier à adopter devraient se tenir avant l’été.
Les négociations proprement dites commenceront au plus tard au début du mois de juillet (soit au terme d’un premier délai de 3 mois) pour aboutir au plus tard 12 mois plus tard, en juillet 2010.
Les actuelles conventions continueront de s’appliquer durant ces quinze mois, sauf si un accord intervenait avant la fin de ce délai.
En l’absence de signature d’un accord à Radio France, il appartiendrait à la direction de mettre en œuvre unilatéralement tout ou partie des avancées qui auront été négociées avec les organisations syndicales. Un retour pur et simple aux dispositions de base du code du travail, tel que la menace en est brandie par certaines organisations, n’est évidemment pas à l’ordre du jour, même en l’absence de conclusion d’un nouvel accord.
Et en tout état de cause, les avantages acquis à titre individuel seront conservés par l’ensemble des collaborateurs de Radio France. "


FAUX, ARCHI FAUX dit la CGC qui a saisi à ce sujet le Tribunal de Grande Instance qui appréciera la lecture totalement partisane et sciemment a contrario à laquelle procède Radio France ou encore France Télévisions (à croire qu’elles se sont donné le mot). Cette allégation est mensongère et ne fait référence qu’aux dispositions a minima du Code du Travail qui prévoit au terme d’un délai de 3 mois 12 mois SAUF ACCORD PLUS FAVORABLE [c’est bien le cas, ici (*)] pendant lesquels les actuelles conventions continueront de s’appliquer.

Tout ce que vous disent les directions, toutes sans exception, celles susvisées, n’est que bourrage de crâne dont nous verrons bien s’il tient encore face à la Justice et à sa lecture des textes. Que la CGC soit la seule ou pas à se battre jusqu’au bout, elle ne laissera jamais une « tumeur » se transformer en « cancer » sans rien faire.

lundi 13 avril 2009

La CGC Médias saisit 2 fois le TGI, notamment pour annuler l’assemblée générale extraordinaire et donc le vote entérinant la dissolution de l 'AESPA..

La CGC Médias mandate à nouveau Maître Roger Koskas du Cabinet Grumbach et Associés pour déposer devant le Tribunal de Grande Instance de Paris un référé visant à faire annuler l’assemblée générale extraordinaire et donc le vote entérinant la dissolution en fin de semaine dernière de l'Association des Employeurs du service Public de l'Audiovisuel (AESPA).

Il n’est pas inutile de rappeler que le CI-ORTF qui mutualise toutes les activités sociales actuelles et le CIRAP qui s’occupe de tout ce qui est restauration pour les 6 sociétés, sont deux émanations de l 'AESPA qui est une association de type classique (loi 1901). L'AESPA est composée depuis le départ de TF1 en 1986 puis de la SFP et enfin de TD, de 6 sociétés : France 2, France 3, RFO, Radio France, RFI et l’INA et que les 3 premières sociétés citées ici, représentent tant en cotisations, qu’en effectifs bien plus que 50%.

Pour la CGC Médias, cette AG extraordinaire est illégale tant sur la forme que sur le fond. Il est donc demandé au TGI de constater que l’AG ainsi réunie est bien irrégulière et qu’en conséquence toute délibération, décision qui en découle sera réputée non écrite et n’ayant jamais existé.

Le Tribunal de Grande Instance de Paris qui est également saisi par 3 syndicats (CGC, CFDT et SNJ) dans une procédure connexe contre France Télévisions dont l'assignation est partie, appréciera toute la pertinence des arguments imparables car légaux mis en avant.

vendredi 10 avril 2009

Nouveau DEVOIR DE RÉPONSE de la CGC Médias à un nouvel article publié l’Express.fr

Nouveau DEVOIR DE RÉPONSE de la CGC Médias à un nouvel article publié l’Express.fr sur France Télévisions intitulé "Nous serons peut-être amenés à séquestrer les négociateurs"

C’est donc sous la forme d’une lettre ouverte « devoir de réponse » que la CGC est contrainte, une nouvelle fois, de réagir vis-à-vis de l’interview de Jean-François Téaldi (CGT) tant le nombre d’inexactitudes y est élevé.

1°) L’Express.fr: " Jean-François -François Téaldi, porte-parole de l'intersyndicale de France Télévisions, indique : Nous serons peut-être amenés à séquestrer les négociateurs"…
FAUX
Rectification de la CGC Médias :
Jean-François Téaldi n’est absolument pas le porte-parole de l'intersyndicale à France Télévisions. Il s’exprime en son nom et peut-être un peu [cela reste à démontrer] au nom de la CGT (journalistes). Nombreux sont les syndicats à lui contester cette qualité auto proclamée.

2°) L’Express.fr: "Le comité de groupe s'est adressé ce jeudi matin aux salariés lors d'une assemblée générale"
FAUX
Rectification de la CGC Médias : Le comité de groupe ne s’est absolument pas adressé ce jeudi matin aux salariés lors d'une A.G. Les deux A.G.organisées à la seule initiative de la CGT et pas du Comité de Groupe l’ont été dans le foyer à France Télé et à RFO Pour soi-disant « informer les salariés sur la réorganisation de France Télévisions. Dans les deux cas, elles ont fait flop…le cas le plus parlant étant le bide survenu à RFO où la « réunion » durée que quelques minutes et n’a réuni qu’une poignée de curieux.
Il serait même particulièrement étonnant que le comité de groupe organise quoi que ce soit ; La CGC, la CFDT et le SNJ en contestent la légitimité (les mandats sont tombés depuis le 21 février)…la CGC et la CFDT allant même en Justice pour le faire constater (audience le 17 avril)

3°) L’Express.fr: " Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, a donné ce jeudi le "top départ" de la réforme du groupe public, qui devient une "entreprise commune" structurée en "six grands domaines d'activité".
FAUX
Rectification de la CGC Médias : La CGC, la CFDT et le SNJ ont chacun lu une déclaration à la réunion illégale du 8 avril 2009 présentée par Carolis et Téaldi comme "le coup d'envoi de la restructuration du groupe France Télévisions" mettant en avant et entre autres, l’entrave (délit pénal) totalement avérée puisque les documents n’avaient été remis que le matin même dans l’irrespect le plus profond des délais de communication, en l’occurrence 8 jours. La CGC, la CFDT et le SNJ ont réclamé l’annulation de cette « réunion » hors la loi mais le Secrétaire CGT du Comité de groupe jusqu’au 21 février n’a rien voulu entendre et a poursuivi la présentation illicite du document.

4°) L’Express.fr: "Le communiqué du groupe précise que la "mise en œuvre [de la réforme] n'interviendra qu'au terme de la phase d'information-consultation" des instances représentatives du personnel. Cette première phase entamée suscite déjà des remous en interne".
FAUX
Rectification de la CGC Médias :
Quelle première phase ? Légalement elle n’existe pas. René Maisonneuve DGA/DRH de France Télévisions a cru devoir indiquer au nom du groupe donc que « cette réunion n’entrait absolument pas dans la cadre de l’information/consultation en dépit du point n°1 à l’ordre du jour intitulé : « 1ère information en vue d’une consultation ultérieure sur le projet de nouvelle organisation de France Télévisions » !!!
Il est donc clair, de l’aveu même de la direction du groupe, que ce 8 avril a été "le coup d'envoi de rien du tout au sein de France Télévisions".

5°) L’Express.fr: "Les syndicats, inquiets, envisagent le pire et JF Téaldi affirme, l'assemblée générale ayant été très combative, que nous attendons de voir comment s'orientent les négociations car nous serons peut-être amenés, comme dans d'autres entreprises, à séquestrer les négociateurs employeurs"
FAUX
Rectification de la CGC Médias :
La participation à l’AG de la seule CGT ayant été déjà traitée au 2°) point, il est inutile de revenir dessus….Il y avait, en l’occurrence plus de syndicalistes hors CGT présents pour interpeller l’organisation syndicale organisatrice qui depuis un bon moment porte plus la parole de la direction que celle des salariés.
Exemple de question adressée au Secrétaire CGT du Comité de groupe jusqu’au 21 février qui affirmait que les établissements comme France 2 resteraient en l’état : « tu as des infos là-dessus ?...parce que nous les autres syndicats, on n’en a pas ».
A aucun moment, il n’a été question de « séquestrer les négociateurs employeurs » ! Quant au terme « combativité » mis en avant par JF Téaldi, il n’a rien à voir avec la réalité.
Rappelons que malgré les procédures en Justice en cours et les protestations de la CGC, la CFDT et le SNJ, la CGT a maintenu l’ordre du jour et fait voter au Comité de groupe comme si rien n’était.

5°) Cerise sur le gâteau, selon l’Express.fr: " JF Téaldi a émis de nombreuses réserves à la sortie de cette AG : "Nous craignons que cette restructuration se fasse au détriment des emplois".
QUE DIRE DE CELA ?
Rectification de la CGC Médias :
C’est certes comme le dit Téaldi "un écran de fumée"….mais "un écran de fumée" qu’il a lui-même savamment intérêt à entretenir. Finalement l’Express.fr a raison sur une chose…c’est effectivement "à la sortie de cette AG que JF Téaldi a émis de nombreuses réserves" mais pas pendant la réunion, nous sommes formels. Quant à la menace perso de JF Téaldi, la CGC Médias l’invite bien volontiers à relire quelques pages du Code pénal.

Pour être le plus complet possible, JF Téaldi peut bien feindre de s’offusquer "C'est un écran de fumée, puisque même s'il n'y a pas de licenciements, la réforme prévoit que 900 départs en retraites ne seront pas remplacés en 2012 ; c'est un plan social déguisé." , il n’est pas inutile de rappeler que c’est sa propre organisation syndical qui prônait l’entreprise unique et qui prétend, à présent, contre les textes écrits noir sur blanc, que les salariés n’auront que 15 mois [ 14 à présent] de survivance de leurs conventions sauf à négocier avec les négociateurs employeurs un nouvel accord… "les négociateurs employeurs qu’imagine séquestrer JF Téaldi"