vendredi 20 novembre 2009
France télé à nouveau assigné en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris
La plainte vise, entre autres, à:
- Annuler les réunions irrégulières du CCE des 7-8 octobre 2009 et 12-13 novembre 2009
- Ordonner la suspension de toute nouvelle réunion ordinaire et/ou extraordinaire du CCE notamment jusqu’à ce que les conditions permettant à l'instance de siéger régulièrement soient réunies....
- Ordonner également la suspension des procédures d’information-consultation relatives, d’une part, à la nouvelle organisation de France Télévisions et, d’autre part, au projet de dispositif de départs volontaires à la retraite.....
Dans un prochain post, la date du référé et quelques précisions supplémentaires sur cette plainte.
jeudi 19 novembre 2009
Surtout pas de vague à Wallis, martèle le poète Carolis…
Et toujours en vers et en rimes:
"Monsieur le Président de la République,
Wallis trop loin pour que les lois s’y appliquent ? "
Le 28 octobre 2009, le SNPCA-CGC publiait un blog intitulé : « France Télévisions à genoux devant l’UCSA-CGT ! » ainsi qu’un tract de la CGC Wallis en colère: « Y EN A MARRE »
Le SNPCA-CGC révélait que 8 jours auparavant, le conseiller auprès du directeur régional chargé des finances et des Ressources Humaines à RFO Wallis, avait été expulsé de la station par un petit nombre d’agents suite à une motion reçue en main propre par la direction le mardi 20 octobre 2009 à 16h15. Une motion écrite sur un papier à en-tête de l’établissement France Télévisions RFO Wallis et Futuna avec coordonnées en bas de page.
Cela fait maintenant un mois, jour pour jour, que dure la situation. Plus grave, alors que le cadre administratif se voit interdire le site par une poignée et ne peut que rester chez lui, la direction laisse faire.
C’est bien sur un papier à lettre de France Télévisions, présenté par une «poignée de mécontents » se revendiquant de fait de l’UCSA-CGT (la Confédération des Syndicats Autonomes autrement dit la C.S.A n’existant juridiquement plus depuis son absorption par la CGT qui a donné l’UCSA-CGT) que l’ «acte d’accusation» a été libellé.
La direction a validé le texte et s’est pliée aux diktats de l’organisation syndicale…celui qui ne peut mettre un pied sur son lieu de travail est toujours prié de rester chez lui. Tout juste a-t-on appris de source locale qu’une mission envoyée par France Télévisions s'est rendue sur place.
Elle est apparemment rentrée la mission et que s’est-il passé ? Rien…pire, ce sont à présent le Rédac Chef et le responsable technique de la station qui sont, eux aussi, mis dehors.
La station n’est de fait plus gérée que par des salariés !Qui sont-ils ceux qui s’autorisent à juger que tel ou tel salarié est moins bon qu’eux et n’a plus le droit de venir travailler? Le droit au travail dans notre République est un droit fondamental.
Qui sont ces donneurs de leçons, hors la loi, que la direction laisse faire, qui s’érigent en procureurs et font en sorte de faire subir au personnel de la station leur volonté et rien d'autre?
France Télévisions qui ne veut pas « d’embrouilles » avec la CGT… a semble-t-il données des consignes: pas de vague avec l’organisation syndicale, sinon c’est la signature à la clé, de son incompréhensible « réorganisation » qui serait compromise !
Ce n'est pas d'hier que la CGT et la direction ont le même discours et savent ce que cogestion signifie...souvenez vous du papier de Yves Loiseau Adminsitrateur de France télévisions et publié le mercredi 12 mars 2008 sous le titre "De Carolis et la CGT France 3 s'embrassent sur la bouche ! "
Puis Wallis c’est loin et en gros ça n’intéresse personne!
Monsieur le Président de la République, vous qui êtes le garant de la cohésion nationale de notre République ;
Vous qui êtes également garant de l’application des ses lois et de ses principes dans tous ses territoires ;
Vous qui êtes Chef de l’Etat propriétaire de la télé publique qu’elle soit nationale, régionale ou ultramarine;
la signature d’une chaotique réorganisation sans queue ni tête, suffit-elle à laisser certains « dits syndicalistes » réinstaurer les tribunaux populaires?
La (FFT) Fédération française des opérateurs des télécoms saisit Bruxelles contre le mode de financement de France Télévisions.
La Fédération française des opérateurs des télécoms (FFT) qui regroupe les opérateurs de téléphonie et les fournisseurs d'accès à internet depuis septembre 2007 et représente le secteur et défend ses intérêts collectifs, a saisi la Commission européenne pour contester la taxe imposée au dit secteur depuis mars pour financer l'audiovisuel public en compensant la perte de recettes liée à l'arrêt progressif de la publicité.
Selon la FFT, cette nouvelle taxe qui correspondant à 0,9% du chiffre d'affaires des opérateurs et qui est notamment reversée à France Télévisions qui depuis le début d'année ne peut plus diffuser de publicité après 20H00, représenterait 350 millions d'euros par an.
Pour la FFT : "Il est manifeste qu'une taxe de 0,9% du chiffre d'affaires des opérateurs est de nature à entraver sensiblement et durablement le développement de grands projets d'équipement en haut et très haut débit fixe et mobile" (dixit son communiqué)
La FFT accuse le gouvernement d'avoir violé une directive européenne de 2002 qui exclut le financement de l'audiovisuel public de la liste des taxes pouvant être imposées à des opérateurs téléphoniques.
"Les services de la commissaire européenne chargée des télécoms Viviane Reding qui sont en train d'analyser la plainte", ont confirmé que celle-ci émanant des opérateurs de télécoms français avait été reçue ce 12 novembre.
Mme Reding avait déjà exprimé il y a peu, ses doutes sur une taxation des opérateurs télécoms et des fournisseurs d'accès à internet, estimant notamment en juin 2008 que c'était "la dernière chose à faire et un très mauvais signal" pour l'investissement dans ces secteurs.
Les services de la concurrence de la Commission ont par ailleurs ouvert récemment une enquête séparée sur le financement de France Télévisions, et notamment sur la fameuse taxe, afin de vérifier que le mécanisme respecte les règles européennes de la concurrence et des aides d'Etat.
2010 : Cataclysme à France Télévisions

Alors que la Direction de France Télévisions continue à un rythme effréné et indécent la présentation au CCE, dans les CE et les CHSCT de son projet de réorganisation auquel personne ne comprend rien, la désorganisation
bat son plein dans l’entreprise commune.
Depuis moins de 15 jours les « people review » se succèdent au Siège de France Télévisions et concernent tous les salariés impactés par la restructuration.
L’objectif de ces réunions qui réunissent les responsables de ressources humaines et responsables hiérarchiques consistent à passer « au crible » les collaborateurs, ou du moins leurs compétences afin de déterminer leur place dans la nouvelle organisation.
Tout cela se fait dans une opacité et une désorganisation stupéfiante, marque symptomatique du nouveau management de France Télévisions.
Pour le SNPCA-CGC cela est inacceptable !
Bien évidemment les salariés concernés n’ont, en général, aucun espoir de faire valoir leurs compétences mais le plus extraordinaire est à suivre : ceux qui ont la chance d’être contactés se voient demander d’exprimer des
préférences d’évolution fermes sans connaître la nouvelle organisation (fonctions, périmètres de leur futur service) et sans que leur supérieur hiérarchique direct ne soit pas plus au courant !
Ces derniers lorsqu’ils sont interrogés n’en savent évidemment pas plus et ne font que transmettre des directives
« du dessus » se retrouvant avec les mêmes difficultés que les salariés qu’ils encadrent, à savoir dans l’incapacité de se positionner avec sérieux.
Cet état des lieux constaté à tous les niveaux et qui se conjugue aujourd’hui à la fatigue individuelle et au stress des équipes ne peut conduire dans quelques semaines qu’à un seul résultat :
LE CHAOS !
Le SNPCA-CGC demande l’arrêt immédiat de ce projet et de sa mise en place suicidaire !
Nous réitérons notre demande, comme à France Télécom, de véritables discussions sur le stress !
Et nous mettons solennellement en garde la Direction de France Télévisions sur les erreurs qu’elle s’apprête à commettre.
France Télévisions n’est pas une entreprise dont l’objet est de faire du profit et la restructuration de France Télévisions n’est pas à deux ou trois mois près !
Les salariés n’ont pas à payer pour les décisions politiques et les trajectoires professionnelles de nos dirigeants !
Le SNPCA-CGC se tient à disposition et à l’écoute des salariés qui se trouvent aujourd’hui en situation de souffrance.
vendredi 13 novembre 2009
LA DISCRIMINATION À L’ÂGE POURTANT INTERDITE, FRANCE TÉLÉVISIONS S’EN MOQUE ET LA CGT QUI VOIT « CE PLAN COMME UNE OPPORTUNITE» FAIT VOLTE-FACE
LA DISCRIMINATION À L’ÂGE A BEAU ÊTRE INTERDITE PAR LA LOI, FRANCE TÉLÉVISIONS S’EN MOQUE ET LA CGT QUI VOIT « CE PLAN DE DÉPARTS COMME UNE OPPORTUNITÉ » FAIT VOLTE-FACE
A France Télévisions il ne fait pas bon être « retraitable ». Alors que la loi fait obligation à chaque entreprise de plus de mille salariés de négocier un « accord sur l’emploi des seniors » France Télévisions tente de consulter les syndicats pour faire valider son soi-disant « dispositif de départs volontaires en retraite » qui vise à faire partir entre 844 et 1349 des plus âgés à moindre coût.
C’est dans ce contexte totalement paradoxal où l’accord ne sera de toute façon pas signé que l’entreprise a maintenu la consultation (pour la forme dit-elle, cela est édifiant) d’un texte qui n’ayant donc aucune existence légale puisque signé par personne et qu’elle soumet pourtant à un CCE dont l’intersyndicale CGC, CFDT, SNJ et SUD ne reconnaît pas plus la légalité. Consultation rejetée, est-il besoin de le préciser et qui a donné l’occasion pour la direction d’annoncer qu’elle appliquerait unilatéralement un plan d’action pour les seniors.
Et il est musclé le soi-disant plan d’action !!!! Vous êtes âgé de 57, 58, 59, 60 ans et plus, la porte est grande ouverte….pour vous forcer la main, les augmentations salariales dont vous pourriez bénéficier au titre des réunions paritaires, vous allez en être tenus à l’écart. Autrement les « volontaires potentiels » devraient comprendre qu’on a plus besoin d’eux et qu’ils n’ont rien à attendre à présent de l’entreprise. Quant à la liste des 1800 et quelques mesures supplémentaires dites de « correction des disparités salariales » qu’indique avoir recensé la direction sans concertation, il y a fort à penser qu’ils en seront exclus aussi malgré les engagement pris dont chacun sait qu’ils ne sont quasiment jamais tenus.
Soit dit en passant ce soi-disant dispositif volontaire n’est pas plus volontaire que Lyon serait la capitale de la France….Chacun a bien conscience de la pression de tous les instants que peut exercer une direction qui sait sa politique vouée à l’échec, sur les salariés les plus âgés qui au bout du compte n’ont aucun espoir.
Ce plan de départs la CGT le préconise et va même plus loin en demandant, notamment au cours du CCE contesté du 13 novembre, la création d’une COMMISSION DE SUIVI.
Demander une « commission de suivi » c’est de facto valider ce plan de départ qui n’est autre qu’un plan social déguisé et au rabais que la direction voudrait faire avaler à tous mais que le SNPCA-CGC conteste en Justice entre autres sur les articles visés dans le préambule du texte à savoir les articles L.1233-28 et L.1233-62 du Code du travail qui traitent clairement des critères de mise en œuvre d’un P.S.E. [Plan de Sauvegarde pour l’Emploi] et d’un processus de « licenciement collectif pour motif économique » sans même que la moindre référence au titre du Livre III (ancien code du travail) n’ait été faite.
Ce plan de départ n’est donc légalement pas fondé et représente une véritable discrimination à l’âge qui en plus d’être illégale est discriminatoire.
Dernière minute: La direction qui espérait surement que quelques uns validerait son plan illégal de départs dits volontaires, a dû se rendre à l'évidence....le CCE (contesté) a rejeté à l'unanimité l'accord....
Le SNPCA-CFE-CGC ne peut que s'en féliciter ...tout en s'étonnant de cette volte-face qui va à l'encontre même de certains écrits "transformer ce plan de départs volontaires en retraite en opportunité...pour recruter de nouvelles compétences afin de développer au plus vite les nouveaux programmes global média"....Comme quoi à souffler le chaud et le froid, on peut vite se retrouver à bout de souffle.
vendredi 6 novembre 2009
Patrick de Carolis a été sommé de revoir le dispositif des retraites à France Télévisions pour le rapprocher du droit commun.
Le ministre du Travail Xavier Darcos à qui le SNPCA-CGC avait écrit le 14 septembre 2009 a donc sommé de Patrick de Carolis de revoir le dispositif des retraites à France Télévisions pour le rapprocher du droit commun.
L'un des proches conseillers du Ministre vient d'ailleurs de répondre au syndicat à ce sujet. La CGC Audiovisuel qui a clairement manifesté sa volonté de contester en justice ce PLAN SOCIAL déguisé, n'a cessé de le répéter: ce plan qui n'a qu'un objectif se débarrasser des seniors à moindre coût, ne répond pas au critères de droit communs et s'oppose directement à la politique de l'emploi de ces mêmes seniors justement mise en avant par 3 ministres, Christine Lagarde, Xavier Darcos donc et Laurent Wauquiez dans leur lettre commune largement diffusée à compter dès le 22 octobre...
Pour cause, la discrimination à l'âge est un délit...et donc l'éviction des plus âgés ne peut être une argumentation valable. De plus, les articles du Code du travail visés dans le document de France Télévisions font sans aucune ambiguïté référence au dispositif de "licenciement collectif pour motif économique....autrement intitulé P.S.E. Plan de Sauvegarde pour l'Emploi"...qui est totalement cadré par le respect d'obligations légales aussi précises que cumulatives.
Et France Télévisions pour qui respect de la loi ne signifie pas grand chose- l'entreprise d'Etat est sous le coup d'une demie douzaine de plaintes en Justice y compris au Pénal -se retrouve ainsi taclée pour n'en faire qu'à sa tête.
Dans un très prochain post, nous commenterons la lettre du ministère et reprendrons point par point les manquements de ce soi-disant "dispositif" volontaire.
INFO FIGARO France Télévisions : nouveau président début 2010 ?
Paule Gonzalès 05/11/2009 -->
A l’étude. Les pouvoirs publics réfléchissent à la possibilité d’avancer de six mois la nomination du nouveau président de France Télévisions. Ainsi l’exécutif pourrait être tenté de nommer le futur président dès le mois de janvier 2010 et non à partir de juin 2010. La prise de fonction resterait inchangée au 22 août 2010. L’idée serait de permettre au nouveau président de suivre les négociations sociales qui doivent se dérouler à partir de décembre prochain pour la mise en place de la nouvelle organisation. Par ailleurs, cela donnerait à la nouvelle équipe la possibilité d’imprimer dès la rentrée 2010 sa marque sur les programmes. Rien ne dit pour autant que Patrick de Carolis ne soit pas candidat à sa propre réélection. A l’extérieur de l’entreprise, c’est le nom de Rémy Pflimlin qui revient le plus fréquemment. L’homme qui a fait ses preuves aux NMPP bénéficie d’un bon crédit d’autant qu’il a dirigé France 3, l’une des chaînes réputées les plus difficiles.
mercredi 4 novembre 2009
Le SNPCA-CGC a transmis le courrier de R. Maisonneuve en pièce complémentaire
Que dit cette lettre parvenue après le courrier AR du SNPCA-CGC reçu pour refuser plus avant la prorogation des mandats à RFO Martinique (c'est bien le droit du syndicat) : " Nous considérons pour notre part que les mandats des élus de l'établissement RFO Martinique perdurent jusqu'à l'organisation des prochaines élections"
Tout d'abord, c'est ce que considère la direction [Nous considérons pour notre part ...], c'est donc sa vision et non celle entre autres du SNPCA-CGC et de son Conseil.
Ensuite, depuis le 19 octobre, la DDTE a fait parvenir une réponse à la saisine de France Télévisions....depuis cette date (3 semaines après) donc la direction a obligation d'organiser les élections et ne le fait pas.
Pourtant, à considérer même que la direction ne reconnaisse pas le date du 1er octobre comme étant la date à laquelle l'unanimité syndicale requise à le prorogation des mandats n'existe plus, elle a écrit elle-même au dernier paragraphe: "Bien entendu, dès que nous aurons une réponse du Directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, nous ne manquerons pas d'organiser les élections au sein de l'établissement RFO Martinique ".
Cette réponse de la DDTE France Télévisions l'a depuis le 19 octobre et en totale entrave (délit pénal) avec la loi, elle n'organise rien du tout...bien au contraire, elle fait comme si elle n'avait toujours pas cette réponse et viole ses propres engagements.
France Télévisions aurait donc dû depuis cette réponse en date du 19 octobre, faire signer une nouvelle prorogation (qu'en toute vraisemblance ni le SNPCA-CGC, ni la CFDT, ni la SNJ n'auraient signée)....Les mandats sont donc de toute façon tombés et la convocation au CCE des 12 et 13 novembre, signée le 26 octobre 2009 soit 7 jours après ce constat, est en l'espèce totalement irrégulière.
Mais France Télévisions s'en fout et comme Carolis l'avait déjà fait dans une précédente réunion, il nous enverra sûrement encore "aller voir la justice! ". C'est bien ce que nous faisons par voie de référé.

mardi 3 novembre 2009
La direction de France Télévisions en route pour une nouvelle entrave au Pénal
- Une procédure au Pénal en entrave
- Une procédure en référé devant le TGI
En effet, depuis le 30 septembre 2009 que le SNPCA-CGC est revenu par lettre AR sur la prorogation des mandats qui prenaient normalement fin sur place le 19 juin 2009, la direction de France Télévisions n'a cessé d' enfumer l'intersyndicale CGC, CFDT, SUD et SNJ en expliquant qu'elle attendait une réponse de la DDTE suite à une relance du 9 septembre.
A considérer même que la relance de France Télévisions ait eu pour conséquence d'interrompre le décompte de 4 mois après la signature des accords du 24 avril pour que la prorogation tombe de fait (ce qui n'est bien entendu pas le cas) la DDTE après avoir pourtant déjà répondu le 29 juin suite a une précédente demande formulée le 27 avril puis réitérée le 4 juin, a répondu à la nouvelle saisine de RFO Martinique le 19 octobre 2009.
La direction ayant indiqué qu'elle attendait cette réponse pour engager le processus électoral, s'est bien gardée de communiquer cette réponse qui a été faite le 19 octobre 2009 et dont nous avons eu communication par le Directeur départemental de travail Monsieur Jean-Paul Trognon.
Même si la direction refuse de prendre en compte la suspension de la prorogation des mandats que le SNPCA-CGC a faite avec effet au 1er octobre, depuis le 19 octobre, elle a volontairement pris soin de ne pas communiquer ce document. Au pire les mandats sont donc tombés le 19 octobre.
Il s'agit pour le SNPCA-CGC d'une véritable entrave.
Cet "omission" de la direction a une conséquence sur la tenue du CCE des 12 et 13 novembre. L'ordre du jour a été signé le 26 octobre par le représentant de RFO Martinique que plusieurs syndicats ont contesté à la séance précédente et dont on peut considérer à juste titre que la décision du 19 octobre 2009 de la DDTE prive de mandat depuis.
L'intersyndicale CGC, CFDT, SUD et SNJ ne peut laisser se tenir plus avant ces violations du droit et de la loi permanentes.
Le SNPCA-CGC dans sa requête « visant à faire annuler les élections à Radio France » devant le T.I de Paris 16ème pointe ceux chargés de les organiser
Le Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel-CFE-CGC dont l’audience est fixée au 24 novembre 2009, entend faire annuler les élections Radio France mais aussi les protocoles préélectoraux.
La requête souligne les manquements inexcusables de ceux qui étaient chargés d’organiser les élections dans l’entreprise. Ceux qui en dépit des règles élémentaires et des dispositions du Code du travail donc de la loi mais aussi d’une décision de la DDTE ont cru pouvoir « prendre tout ceci à la légère » devront rendre des comptes à quelque niveau que ce soit.
Depuis le 26 mars date du premier protocole signé par Jean-Paul Cluzel toujours Pdg de Radio, le moins que l’on puisse dire c’est que ceux qui lui ont survécu et ont expliqué à Jean-Luc Hees que « tout allait bien », les ont accumulés. En agissant de la sorte, ils auront entraîné bien malgré lui le Pdg nouvellement désigné par le Chef de l’Etat dans une abracadabrantesque aventure. Les documents fournis par l’entreprise le prouvent de façon incontestable.
Si comme le SNPCA-CFE-CGC en est persuadé, au regard des trop nombreux dysfonctionnements avérés, le Tribunal d’Instance annule les élections à Radio France mais aussi les protocoles préélectoraux, les responsables de ce « cirque sans nom » devront en tirer toutes les conséquences, ne serait-ce qu’au niveau de l’énorme surcoût que cela représentera…à moins que le PDG ne soit amené à les tirer pour eux !
P.S : Nous apprenons que la CFTC a aussi déposé une demande voire plusieurs demandes en annulation (sur environ une dizaine de manquements constatés) le jour même où les auditeurs apprennent le retour attendu du très regretté "Tribunal des Flagrant Délires"...à la différence qu'en lieu et place des talentueux Claude Villers, Pierre Desproges et Luis Régo... les protagonistes appartiennent bien à Radio France.
mercredi 28 octobre 2009
COMMUNIQUÉ: France Télévisions à genoux devant l’UCSA-CGT !
Depuis 8 jours, le conseiller auprès du directeur régional chargé des finances et des Ressources Humaines à RFO Wallis, a été expulsé de la station par un petit nombre d’agents suite à une motion reçue en main propre par la direction le mardi 20 octobre 2009 à 16h15. Une motion écrite non pas sur un papier syndical mais sur un papier à en-tête de l’établissement France Télévisions RFO Wallis et Futuna…En bas de page le cachet de la direction prouvant la remise du texte.
Quid de la situation après tout ce temps ? Alors que le cadre administratif interdit de site reste chez lui, la direction ne fait rien. Pire, sur le papier à lettre de France Télévisions, semble-t-il présenté une « poignée de mécontents » se revendiquant de la CSA (autrement dit de la CGT puisque la CSA n’existe plus depuis son absorption par la CGT), la direction valide le texte et se plie aux diktats de l’organisation syndicale.
Qui sont-ils ceux qui s’autorisent à juger qu’un salarié est moins bon qu’eux et n’a plus le droit de venir travailler? Le droit au travail dans notre République est un droit fondamental. Qui sont ces donneurs de leçons, hors la loi, que la direction laisse faire, qui s’érigent en procureurs et font en sorte de faire supporter au personnel de la station, le risque de ne pas être payé à la fin du mois?
France Télévisions au mépris des lois de République dans son incompréhensible « réorganisation » vise-t-elle à laisser certains « dits syndicalistes » réinstaurer les tribunaux populaires ?
Voyez le tract de la CGC Wallis intitulé : « Y EN A MARRE »

mardi 27 octobre 2009
France Télévisons continue sa propagande de désinformation
Dernier bulletin de propagande en cours "une charte de bonne conduite a été élaborée sur la base des réflexions menées par un groupe de travail composé de représentants du CHSCT, des directions opérationnelles, des assistantes sociales, du cabinet médical et de la DRH." écrit France Télévisons .
Et de poursuivre: "Cette charte a pour objectif de constituer une référence des valeurs comportementales essentielles : écoute, dialogue, respect, courtoisie, loyauté… afin de combattre les incivilités constatées dans l’entreprise. Elle n’a pas vocation à remplacer le règlement intérieur."
Un nouvel exemple de cette communication mensongère qui pour l'occasion et dès les premières lignes semble impliquer le CHS-CT (lequel d'ailleurs ?) alors que celui de France 2 ne l'a pas validé...linstance va du reste communiquer sur le pourquoi du refus.
Quant à la "promotion des valeurs portées par la charte, pour lesquelles la direction générale nomme unilatéralement des référents dans chaque direction ayant pour rôle, en sus de leurs fonctions habituelles, l' écoute des salariés, l'identification des situations de stress, le relais vers les acteurs professionnels en capacité d’apporter les solutions les plus adaptées, force de propositions…" ...chacun appréciera la langue de bois que connaissent bien nos amies les mouches.
Vu le contexte…(la phrase à la mode à France Télévisions)

Réveillez-vous. Ne vous laissez pas endormir par ceux qui pensent vous manipuler en vous expliquant que « vu le contexte, il est urgent d’aboutir…. »
Le SNPCA-CGC le dit et l’écrit depuis le 2ème semestre 2007, la durée de survivance de la Convention Collective de l’Audiovisuel est bien de 3 ans, contrairement à ce que la direction et le tandem CGT/FO qui chantent la même chanson et le répètent à loisir.
C’est faux et ils le savent pertinemment….il est du reste curieux de constater que les représentants de cet improbable duo n’ont pas à Radio France, à RFI ou à l’INA la même analyse. Les conventions n’ont jamais été dénoncées et qu’il s’agisse même de leur « mise en cause » comme le martèlent Carolis et consort ; les dispositions du Code du travail (ancienne comme nouvelle formule) sont claires, entre autre l’article L.2261-14 qui dispose que : « Lorsque l'application d'une convention ou d'un accord est mise en cause dans une entreprise déterminée en raison notamment d'une fusion, d'une cession, d'une scission ou d'un changement d'activité, cette convention ou cet accord continue de produire effet jusqu'à l'entrée en vigueur de la convention ou de l'accord qui lui est substitué ou, à défaut, pendant une durée d'un an à compter de l'expiration du délai de préavis prévu à l'article L. 2261-9, sauf clause prévoyant une durée supérieure. »
La direction et le tandem CGT/FO peuvent bien chaque jour, dire et redire qu’il faut se dépêcher et qu’il ne reste que quelques mois, c’est faux et archi-faux. La Justice que Carolis nous invitait jeudi dernier à saisir en la matière, est de toute façon saisie et ne pourra – si tant est que les conventions soient tombées (ce qui est très très loin d’être sûr) que constater que les textes disent bien 3 ans.
Cerise sur le gâteau, le rapport n°1801 du député UMP Patrice Martin-Lalande dernier paragraphe du chapitre 3 du titre B de la deuxième partie où il est écrit : « Il est par ailleurs précisé qu’à défaut d’accord sur un nouveau texte à la date d’expiration de la convention, celle-ci continue à produire ses effets pendant une période de trois ans au-delà de sa date de validité… »
Il n’y a donc pas péril en la demeure et quand certains se battent pour vous, SNPCA-CGC en tête, pour que vous conserviez vos droits et votre couverture conventionnelle le plus longtemps possible et au moins jusqu’en 2012, ne paniquez pas en vous disant : « si rien n’est négocié on n’aura rien »….A ceux qui désinforment en écrivant « Négociations de la nouvelle convention collective : c’est parti ! » , nous affirmons que rien n’est parti….qu’une première réunion technique sur le « sujet » devrait avoir lieu uniquement le 26 novembre et que des documents seraient remis le 17 décembre.
Tout ça, c’est un peu comme le soi-disant plan de départs volontaires où l’on pousse dehors le seniors avec peanuts…en tout cas environ 3 fois moins que dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi qui lui dit son nom. Le SNPCA-CGC va dans les jours prochains éditer un petit dossier technique sur l’embrouille.
dimanche 25 octobre 2009
France Télévisions : l’insupportable cogestion avec la CGT
Vendredi 23 octobre, la direction convoquait les organisations syndicales à une nouvelle réunion organisée dans l’urgence suite à la réunion de la veille, où Carolis sommé de s’expliquer avait lancé devant une trentaine de personnes : «Je n’ai jamais dit que le 7 juin nous aurions fini…de toute façon il faudra faire vivre l’accord».
Aux questions posées à la direction par les représentants du SNPCA-CGC, c’est la CGT qui répond à sa place et lorsque ce n’est pas la CGT c’est son allié FO qui prend la place !
Cette cogestion flagrante est insupportable. Une poignée de membres du bureau politique de la CGT de France télé décide alors que la « base » s’interroge de plus en plus et comprend de moins en moins.
L’entreprise finalement dirigée conjointement depuis des décennies, s’accommode parfaitement de ces pratiques où direction et CGT marchent main dans la main; CGT à qui la direction fait signer tous les accords possibles et imaginables....Dernier exemple en date, en dépit de la jurisprudence qui veut "que le chef d'entreprise ne peut unilatéralement modifier les modalités d'organisation et de déroulement d'un accord écrit", la CGT a annoncé le 22 donc qu'elle allait signer l'avenant à l'accord de méthodologie qu'elle a parafé avec FO afin de modifier illégalement a posteriori le calendrier.
De fait, plus personne n’est dupe sur la communication de la CGT (avec ses alliés de FO) qui est exactement la même que celle de France Télévisions martèle à toute occasion : « il y a une réforme en cours, il convient de la laisser aller à son terme ». Il n’y a pour l’heure pas le plus petit démarrage d’embryon de quoi que ce soit mais voila le message distillé à tous vents par Carolis et que certains reprennent, aujourd’hui, à leur compte.
Alors que de l’aveu même de celui qui véhicule fallacieusement ce propos, le calendrier n’est pas tenable, il ne l’a jamais été (réunion du 22/10), la CGT continue de venir en appui de la direction dans toutes les réunions même s’il elle fait mine de dire le contraire dans ses papiers.
La CGT ose même préciser autour de la table "bien sûr, nous aurions préféré ne pas avoir à signer de nouveaux textes (conventionnels, ndlr)...mais maintenant que nous y sommes contraints, il faut aller vite".
La tactique est rôdée. Quand ce n'est pas la CGT qui donne des leçons aux autres syndicats qui ne sont pas d'accord avec elle, c'est la direction.
Exemple, dans les 2 contentieux électoraux déposés il y a 2 ou 3 mois, celui de Toulouse et celui de Marseille, pour l’un c’est la direction qui remet des conclusions et des pièces à la dernière minute et obtient un 2ème renvoi gagnant ainsi du temps, dans l’autre c’est l’avocat de la CGT.
Depuis des années, les directions successives ont toujours joué le jeu de la CGT sur l’air du « maintien de la paix sociale ». Un mythe en vérité.
Certains en arrivent aujourd’hui à vanter les mérite de tel ou tel dirigeant en justifiant sa nomination ou sa reconduction par « regardez comment ça se passe avec la CGT …plutôt bien, non ! ».
On en arriverait même à croire que les nominations de patrons d’entreprises doivent avoir l’aval de la CGT et pas seulement dans l’audiovisuel public! Que si le choix de tel ou tel ne plaisait pas, la CGT actionnerait les leviers qu’elle dit détenir toujours.
Souvenez-vous ce qui s’est passé sur ce dossier GDF-Suez, Le Chef de l’État avait suivi l’avis de sa ministre Christine Lagarde, et non celui de son conseiller spécial. Qu’elles en étaient les raisons, certainement pas celles avancées par les présidents des deux sociétés concernées mais plus vraisemblablement évidemment des considérations politiques. Il était semble-t-il acquis à l’idée de rompre avec la funeste cogestion, pratiquée, de fait, depuis soixante ans dans notre pays, qui aboutit au fait que l’essentiel du secteur public est dirigé conjointement par une « caste » de hauts fonctionnaires et un petit groupe de « chefs » syndicalistes adoubés. [Cette cogestion à la française ne profite réellement qu’à un très petit nombre mais en aucun cas à une majorité de salariés.]
La CGC Médias ne peut croire que ces vieux clichés soient encore de mise en 2009. La CGC Médias ne peut croire que quelques conseilleurs (loin d’être les payeurs) continuent de prôner un système de cogestion où les menaces de rompre la paix sociale influeraient sur les choix des décideurs!
Quant à la stratégie d’un petit noyau cégétiste de tout absorber en gagnant à chaque fois du terrain sur les « concurrents » imaginant même jusqu’à leur disparition [ Carolis ne raillait-il pas à la réunion du 22/10, « On ne sera peut-être plus aussi nombreux autour de la table suite à la loi du 20 août 2008 »], la CGC Médias la combattra avec la plus grande force.
Que beaucoup s’interrogent, à présent, à la C.S.A sur la pertinence qu’il y avait pour Confédération des Syndicats Autonomes représentée au sein de RFO, à se trouver absorbée par la CGT dans un ensemble appelé UCSA-CGT remplaçant désormais le syndicat, c’est inévitable.
Que soient passés majoritaires à FO ceux qui pensent que l’alliance scellée avec la CGT est contre productive mais surtout à l’inverse de leurs idées, là aussi c’est presque normal…il faut dire qu’à l’origine, la CGT-FO « est apparue sous ce sigle en 1948 à l’initiative de militant(e)s refusant l’emprise du parti communiste sur la CGT née 1895 ». Ainsi lorsque les derniers sympathisants FO (allias CGT-FO donc) découvriront qu’un de leurs délégués syndciaux rejoint la CGT (tout court) il ne faudra le considérer, en réalité, que comme un retour aux sources.
A la CGC Médias, nous continuons de croire que pour la télé publique:
- le changement doit effectivement rompre avec cette insupportable cogestion pratiquée, de fait, depuis plus de 50 ans, notamment, dans l’audiovisuel public.
- le choix du Chef de l’Etat ne peut se faire en fonction de telles considérations.
- personne, en l’occurrence, ne parlera ou ne choisira à sa place.
vendredi 23 octobre 2009
Après France Télécom, Baltazar pensait bien renouveler l'opération à France Télévisions mais voila...
jeudi 22 octobre 2009
Aux représentants des syndicats qui réclament: dialogue et respect, Carolis qui avoue ne pas pouvoir tenir le calendrier, répond : Justice.
Ce jeudi 22 octobre 2009, après qu’unanimement les syndicats aient refusé voila une dizaine de jours de poursuivre quelque discussion que ce soit (discussion qui n’ont pas commencé contrairement à ce que est prétendu partout) tant que Carolis ne viendrait pas s’expliquer, la séance qui a duré de 15h30 à environ 18h30, fut la preuve si besoin était de ce que la CGC Médias affirme depuis des mois, le calendrier n’est pas tenable, il ne l’a jamais été.
Après plusieurs déclarations faites par les uns et les autres, un des représentants du SNJ précise que ne serait-ce que pour les accords d’entreprises, "il manque beaucoup de protocoles dans les documents fournis par la direction". Cela commence bien.
Après quoi, Carolis entonne (sans répondre) la rengaine habituelle « je souhaite un dialogue social loyal, franc, respectueux et transparent et ce de façon pérenne »…Et hop, en route pour le grand voyage au pays des contes de fée !
Et d’ajouter avec un cynisme sans borne : « la méthode de travail que j’ai proposée le 17/06 a permis de faire un état des lieux comparatif des accords dans les sociétés et élaborer un certain nombre de principes qu’il va falloir préciser». (méthode validée par le tandem CGT/FO)
Pour la transparence et le respect, chacun appréciera notamment le délégué SNJ qui venait juste de dire qu’il manquait « beaucoup de protocoles dans les documents fournis par la direction ».
Quant au dialogue et au respect des textes comme de ceux qui les défendent, le délégué CGC qui rappelle que « comme il est écrit dans la Convention Collective de l’Audiovisuel, le délai de survivance est de 3 ans », Carolis répond « La Justice parlera » et de maintenir que « la lecture juridique et humaine de ce dossier c’est 15 mois, point ! ».
Bel exemple de dialogue, au syndicat qui parle respect des textes et des dispositions du Code du travail, Carolis oppose la Justice qu’il n’a qu’à saisir !
Comble du cynisme et du mépris qui transpire en permanence, Carolis va même jusqu’à ironiser en lançant : « on ne peut pas mettre trois ans à négocier la convention sociale de notre entreprise, ce n’est pas humain»….Parce que Carolis, lui, il sait ce qui est humain lorsqu’il met en avant son plan social à bas coût avec lequel il espère bien dégager, au seul motif de leur âge, près d’un millier de salariés justement les plus âgés !
Mais de projet de texte, il n’est jamais question. Lorsqu’une fois encore plusieurs délégués syndicaux, entre autres ceux de la CGC, revendiquent le cas échéant de partir des textes conventionnels, Carolis cassant assène « On ne sera peut-être plus aussi nombreux autour de la table suite à la loi du 20 août 2008 ». Encore un bel exemple de dialogue loyal, franc et respectueux !
Et pour enfoncer le clou et moquer définitivement l’auditoire, il avance: « Il faut partir de 4 textes qui seront proposés au fur et à mesure (contrat de travail, classifications et rémunérations, GRH - gestion des ressources humaines - et dialogue social) et qu’on pourra comparer point par point à la convention collective [la référence au point abordé sera faite par la direction] ».
Que de vains mots, tout particulièrement lorsque le directeur des relations sociales dit « de toute façon, ce que nous voulons ou ne voulons pas, rassurez-vous, on vous le dira ».
Cerise sur le gâteau, lorsqu’à la quasi unanimité (la déléguée FO, elle, est sur autre chose, elle affirme que « tous les salariés ne sont pas contents du paritarisme mais qu’on n’a pas trouvé mieux » !...comprenne qui pourra) les syndicats doutent de la faisabilité de ce processus en 6 ou 7 mois, Carolis avoue devant une vingtaine de délégués syndicaux : « il est certain que le 7 juin nous n’aurons pas fini mais il faudra faire vivre l’accord ». CQFD.
Face à une telle mise en scène, il est évident que Le SNPCA-CGC n’est pas dupe et ne le sera jamais.
Si quelques uns – toujours les mêmes – croient encore faire prendre des vessies pour des lanternes aux salariés, en sortant tel ou tel ignoble papier « leur assurant que le plan est bon pour eux… » ou bien en leur martelant « que la réorganisation est une véritable chance pour nos entreprises », ils se mettent le doigt dans l’œil et ils verront au finish comment ces mêmes salariés leur feront payer cet enfumage permanent !
mercredi 21 octobre 2009
La direction de France Télévisions prête à transgresser la loi avec l’appui à nouveau du tandem CGT/FO !
Le 16 octobre 2009, en début d’après midi, la direction tenait absolument à remettre en main propre à l’ensemble des délégués syndicaux centraux (fallacieusement datée de la veille), avec notamment la rédaction suivante : « Les cabinets d’expertises tous représentés, ont adhéré a cette nouvelle proposition [décaler la remise du rapport prévu le 16 octobre au 26 octobre 2009 soit 10 jours plus tard…quelle farce, ndlr] La direction approuve ce nouveau calendrier et pour souci de cohérence dans le calendrier de remise des différents rapports…nous proposons un avenant à l’accord du 10 juillet 2009 intégrant les modifications de ce calendrier ».
Ce courrier les intéressés l’ont reçu lundi matin par recommandé AR soit plus de 48h après que l’accord ait été de facto rendu caduc.
C’est quand même du grand n’importe quoi et la direction le sait pertinemment. Il est utile de rappeler que « le calendrier » est partie intégrante de l’accord collectif. Alors lorsque la direction écrit qu’elle « approuve ce nouveau calendrier », elle prend les destinataires de son courrier pour des billes. Quand bien même, la direction approuverait, il est hors de question pour quiconque de signer a posteriori un avenant à un accord dont la nullité et la caducité ne font aucun doute.
C’est l’accord entier du fait de son "unicité" comme se sont plu à le marteler Carolis et Maisonneuve qui est caduc.
Il ne peut logiquement pas se trouver une organisation syndicale qui connait les lois et la jurisprudence, pour aller signer a posteriori donc, un avenant à un quelconque accord alors qu’une des dispositions de ce dernier n’a pas été respectée.
A moins une fois de plus que le tandem CGT/FO qui a signé ledit accord de méthodologie n’aille une fois encore offrir sa signature style bureau d’enregistrement !
En la matière, le non respect d’un accord et de ses dispositions entraîne, de fait, sa caducité. Pour s’en convaincre, il suffit de relire justement les propos tenus par Carolis et Maisonneuve lors d’une des dernières séances du CCE suite à leur audition devant des parlementaires (à noter que sur les images de leur audition récente devant les sénateurs, on constate nettement que Maisonneuve est à l’extrémité de la table, très en retrait)
René Maisonneuve l’a dit clairement devant une trentaine de témoins: «De toute façon le calendrier est partie intégrante de l’accord et qu’il est hors de question de revenir sur cet accord ».
Extrait :
L’un des élus CGC interpelle Carolis: « Vous avez répété, avant-hier, devant les parlementaires que la nouvelle organisation de l’entreprise unique sera bien effective au 4 janvier 2010 grâce à un accord de méthodologie signé par les partenaires sociaux. » [ça c’est ce qui dit Carolis car l’accord n’est signé que par le tandem CGT/FO], je tiens à rappeler que cet accord de méthodologie a été légitimement rejeté par ce CCE notamment en raison du calendrier. »
L’élu CGC poursuit : « Pourtant, il a été présenté une nouvelle fois et validé dans des conditions auxquelles nous nous opposons….cet accord a été présenté aux organisations syndicales et n’a pas été validé entre autres par toutes pour cette raison….Hier autour de cette table les élus du CCE et les syndicats favorables à cet accord ont émis des doutes sur ce calendrier et le niveau d’information indiquant que sur cette nouvelle « organisation » le niveau d’information n’est toujours pas satisfaisant. Ce qui me conduit officiellement au nom du SNPCA-CGC à vous demander de renoncer a ce calendrier et donc a la date butoir du 4 janvier dans l’intérêt de l’entreprise et des salariés »
Carolis ne répond pas et passe directement la parole à René Maisonneuve : « Il est hors de question de revenir sur cet accord ».
Nouvel intervention de l’élu CGC : « Il ne s’agit pas de l’accord dans son ensemble mais de la chronologie et du calendrier »
René Maisonneuve répond: «De toute façon le calendrier est partie intégrante de l’accord et qu’il est hors de question de revenir sur cet accord » [autrement dit de le dénoncer, ndlr]
Carolis reprend la parole et clôt le débat : « Il est hors de question de revenir sur cet accord ou même son calendrier ».
C'est bien la direction de France Télévisions qui dans son appel à signatures écrivait "pour souci de cohérence" ....Décidément cette direction n'en rate pas une.
lundi 19 octobre 2009
France Télévisions : une lettre en forme d’aveu mais surtout en constat d’échec.

Le 8 octobre 2009, les élus du CCE transitoire de France Télévisions ont voté à l’unanimité 4 motions contre la direction. La première d’entre elles constatait que :
« Les seuls documents remis par la direction aux élus sont le projet d’organisation étaient datés du 10 avril 2009 et les tableaux de correspondance datés du 12 juin 2009.
Le point « information préalable à la consultation sur le projet de nouvelle organisation de France Télévisions » était donc retiré.
Les élus rappelaient enfin à la direction qu’elle « est engagée par les dispositions légales d’information du CCE, complétées par un accord de méthodologie. La direction n’a donc pas d’autre choix que d’apporter tous les documents nécessaires à l’éclairage des élus et répondre à toutes les questions qui lui seront posées ainsi que des contre-propositions éventuelles. »
Et c’est bien de ce cynique accord de méthodologie signé par le tandem CGT/FO rejoint dans la foulée par la CFTC, qu’il est aujourd’hui question.
Alors que l’intersyndicale CFDT, SNPCA-CGC, SUD et SNJ qui conteste la régularité de ce CCE a refusé de signer ce texte indécent avec le calendrier qui y est attaché, tous les délégués syndicaux centraux ont reçu de la direction un courrier leur demandant de signer, à présent, un avenant visant à constater que le calendrier de l’accord n’est pas tenu.
Quel spectacle affligeant. La direction propose en effet le 16 octobre après midi une lettre (fallacieusement datée de la veille), avec la phrase suivante : « Les CHSCT de France 2, France 3, France 4, France 5, FTV sa et FTVI ont proposé de reporter la date de remise des rapports des experts mandatés par les CHSCT au 26 octobre… »
Seulement voila, l’accord de méthodologie signé par le tandem CGT/FO rejoint dans la foulée par la CFTC (il faut le dire te le redire) le prévoit bien noir sur blanc au 16 octobre. L’accord de méthodologie est donc caduc.
Nous avons interrogé ce jour la CFTC qui nous a indiqué ne pas avoir signé cet avenant ; dont acte.
Il serait donc hautement contradictoire de voir la CGT voter une motion qui dénonce les pratiques et la méthode d’une direction et qui dit en AG et en séance que « son calendrier n’est pas tenable » pour aller ensuite en toute illégalité, signer cet avenant véritable aveu de la direction mais surtout constat d’échec flagrant.
Qui a intérêt à salir et discréditer certains membres du CSA ?
La CGC Médias a une bonne idée de la réponse. Ces derniers jours ont été pour le syndicat, l’occasion de se poser des questions quant au traitement d’une polémique lancée par Emmanuel Beretta sur le site du Point.
Bel exemple de démocratie qu’il donne ici et qui voudrait qu’un « accusé ne soit pas coupable aux yeux de la Justice tant qu’il n’est pas jugé comme tel » mais que deux de ses ex confrères journalistes, livrés à la vindicte médiatico-populaire, le soient sans possibilité de se défendre.
Le pouce baissé comme au temps des empereurs…démocratie oblige !
Certains vont même dans leur papier s’interroger sur le fait de savoir « si la solution n’est pas de s’adresser à Patrick de Carolis qui pourrait les démissionner».
La démocratie vaut pour tous…elle a besoin de plusieurs avis comme un patient a besoin de plusieurs avis médicaux, ou comme un lecteur a besoin de plusieurs points de vue ou un téléspectateur de plusieurs journaux pour se faire une idée…c’est vrai.
Comme l’indiquait Claude Gueneau, journaliste SNJ-CGT au service économique et social de France 3 : "la démocratie a besoin de plusieurs journaux sur la télévision publique: nous n'avons pas le même regard qu'à France 2, c'est la spécificité du Figaro par rapport au Monde". CQFD
Claude Gueneau journaliste SNJ-CGT parle si bien de la démocratie, de ce qu’elle doit être, notamment en matière de télé publique donc par ricochet en matière d’autorité audiovisuelle qu’est le CSA, que tout le monde ne peut qu’être d’accord.
De ces principes et de cette rigueur morale indispensable, nous allons pouvoir ainsi reparler avec lui….à suivre.
samedi 17 octobre 2009
Le Calendrier que Carolis croit encore le sien, ne peut plus en aucun cas être celui de l’entreprise, après le rapport explosif de la Cour des comptes
La CGC Médias rend hommage à Philippe Séguin et à la Cour des comptes qui pointent « l'instabilité chronique du pilotage stratégique » de France Télévisions
À l'examen des comptes de France Télévisions, la Cour des comptes dans son rapport sans concession, indique que « les dérives financières du groupe audiovisuel datent de 2007, soit bien avant l'annonce du 8 janvier 2008 de l'arrêt de la publicité faite par le Président de la République »…ce que n’a cessé d’écrire la CGC Médias depuis l’été 2007.
La Cour d’enfoncer le clou: « depuis le trou s'est accentué »... ce qui vient contredire la danse de saingui que Patrick de Carolis est allé interprétée devant les sénateurs de la commission des finances, le 6 octobre dernier.
Carolis s’y est félicité de ce que que son groupe "flirterait avec l'équilibre sans doute dès cette année".
67,8 millions d'euros en 2009 selon Carolis, loin de la perte de 137 millions de 2008 mais de toute façon loin de l'équilibre et loin du rapport de la Cour des comptes!
Et la Cour toujours au regard des chiffres, examinant ainsi la période 2005-2008, de pointer «l'instabilité chronique du pilotage stratégique» qui fait de France Télévisions un groupe incohérent»...
2005 c’est justement l’année où arrive Carolis à France Télévisions. C’est donc totalement sous son mandat que la Cour qui ne mâche pas ses mots décrit "un groupe incohérent du fait de l'instabilité chronique du pilotage stratégique"… la CGC Médias qui a écrit des dizaines et des dizaines de papiers sur tout ceci, ne pourrait dire mieux.
Et la Cour d’ajouter encore "Aujourd'hui, France Télévisions est une "entreprise fragilisée" tout à la fois par la baisse de son audience de cinq points en quatre ans, par une situation financière préoccupante fin 2008 (perte de 138 millions d'euros sans prévision de retour à l'équilibre avant 2011 dixit la Cour) et par une refonte de ses missions et de son organisation".
La Cour questionne même la stratégie d'un «bouquet offensif» de cinq chaînes (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO). « Objectifs contradictoires [selon la Cour], la réforme de 2009 n'a pas levé toutes les ambiguïtés »….
C’est le moins que l’on puisse dire « pas levé toutes les ambiguïtés »; si la Cour des Comptes avait réalisé que lorsque le Président de la République entendait « entreprise unique pour France Télévisions [comme le présentait Carolis puis la commission Copé] », il n’imaginait sûrement pas qu’il serait par la suite abusé avec une entreprise unique qui ne regroupe que les chaînes et l’ex structure holding - France télévisions de conserver l’intégralité de la quarantaine de filiales en dehors - elle aurait été dix fois plus virulente.
Pour couronner le tout, la Cour des comptes « doute de la capacité du groupe public à mener à bien son nouveau plan de départs volontaires de 900 personnes »… ce que n’a cessé d’écrire, là aussi, la CGC Médias depuis le printemps 2007 où le syndicat révélait ce premier plan de900 départs– fiasco total par la suite – qu’avait déjà servi France Télé.
La cour des comptes juge même « que les objectifs de réduction des effectifs seront difficiles à atteindre ». Elle souligne notamment qu'«encore en 2008, pour les seules sociétés France 3 et RFO, « la masse salariale représentait respectivement 27,6 % et 56 % des charges d'exploitation totales».
Le constat édifiant est clair: en quelques 6 mois, ceux qui ont généré depuis 2005 une situation si catastrophique (installant l'instabilité chronique du pilotage stratégique marqué par les dérives financières) et qui s’apprêteraient à en installer une autre plus chaotique encore sur l’air de « après moi(nous) le déluge », ne sont plus en capacité de pratiquer en si peu de temps l’impératif virage à 90°.
Tout aussi problématique, comment imaginer laisser s’engager sur les contrats à venir annuels ou pluriannuels ou sur une réorganisation tout autant incompréhensible qu’incomprise à la quelle personne ne croit à commencer par la Cour, qui laisseront pieds et poings liés, sans aucune marge de manœuvre, celui qui va présider pour 5 ans au destinées de la télé publique ?
Le Président de la République qui a la lecture du rapport de la Cour en prendra inévitablement conscience – ce que pourtant la CGC Médias avait tant de fois mis en avant –ne pourra pas laisser la télé publique s’enfoncer plus avant dans une pseudo réforme interne qui plombera le suivant et ne fera que plonger toujours plus profondément l’entreprise dans le stress et la démotivation qui la ronge jour après jour depuis 2007 à la mode de France Télécom.
L’intenable calendrier mis fallacieusement en avant à l’Elysée comme au Parlement par Carolis [il n’ y a qu’à voir comment il a pensé endormir dernièrement les sénateurs] doit être dénoncé.
Autrement dit, le Calendrier que Carolis croit encore le sien, ne peut plus en aucun cas être celui de l’entreprise.
La CGC Médias attend donc le plus pragmatiquement et logiquement qui soit que le Président de la République indique maintenant qui devra mener la réforme pour les 5 ans à venir.
