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mercredi 3 novembre 2010

La CGC Médias va dans les heures qui viennent réagir après l'article de Médiapart qui révèle la scandaleuse cabale montée contre le syndicat

Nous avons découvert avec consternation, ce 3 novembre au matin, l'article de Médiapart intitulé: "A Canal+, l’anti-syndicalisme, c’est en clair".

Notre organisation syndicale entend réagir le plus fermement qui soit après cet aricle. La CGC Médias l'a d'ores et déjà transmis comme une séries de documents y étant liés, à son avocat Maître Pierre-Olivier Lambert.
De plus, tant au niveau fédéral qu'au niveau confédéral, la CGC va demander à être reçu le plus rapidemment qui soit par le PDG de Vivendi qui détient 80 % de Canal+ France (via Groupe Canal+, filiale à 100 %).

Voici donc un long extrait de l'article publié sur Médiapart qui nous a fait bondir.

http://www.mediapart.fr/journal/france/021110/canal-l-anti-syndicalisme-c-est-en-clair

"A Canal+, l’anti-syndicalisme, c’est en clair

Mise à pied et licenciement du syndicaliste Sylvain Thibon

Les polémiques sur le secret entourant les négociations entre Orange et Canal+ n'ont donc pas fait les affaires de cette dernière société. Alors que Bertrand Méheut pouvait raisonnablement penser que l'affaire était en passe d'être bouclée à son avantage, et de surcroît dans des conditions financièrement très avantageuses pour lui, tout s'est soudainement compliqué. Ce qui était conçu comme une bonne affaire entre amis est devenue une polémique publique; et très sagement, le patron de France Telecom, Stéphane Richard a compris que le jeu de la négociation devait être plus ouvert. Nous indiquions même que plusieurs syndicats dans les groupes en négociation étudiaient la possibilité d'engager une procédure judiciaire pour délit d'entrave.

Bertrand Méheut a-t-il donc craint que l'affaire ne lui échappe et en a-t-il éprouvé du ressentiment? Ou a-t-il voulu intimider les représentants du personnels de sa maison? En tout cas, c'est dans ce contexte qu'est intervenue la procédure qui vise Sylvain Thibon. Délégué syndical central de la CFE-CGC, élu au comit d'entreprise et délégué du personnel, il a été convoqué a un entretien préalable à son licenciement, le 4 novembre, par la direction des ressources humaines de Canal+.

Procédure exceptionnelle et donc d'autant plus choquante, la direction du groupe a par ailleurs décidé la mise à pied immédiate du dirigeant syndical, qui travaille à Canal+ depuis sa fondation. L'affaire est désormais de notoriété publique au sein de Canal+ car Sylvain Thibon, compte tenu de son mandat syndical, est au terme du droit social un salarié protégé. Un comité d'entreprise extraordinaire a donc été convoqué pour le lendemain, vendredi 5 novembre, avec un seul point à son ordre du jour : le licenciement du responsable syndical.

L'aspect le plus stupéfiant de cette affaire, c'est que nous ne connaissions pas Sylvain Thibon quand nous avions écrit cette enquête. Par un journaliste de Canal+, nous avions juste obtenu une copie d'une newsletter que la CGC avait adressée à ses adhérents au sein de l'entreprise, et nous l'avions donné à télécharger dans l'article. Mais en vérité, cette newsletter n'apportait aucune information véritablement importante. Et, dans le cours de notre article, nous n'en avons fait qu'une très brève mention. De surcroît, selon nos informations, Sylvain Thibon n'est pas l'auteur du document incriminé.

Avant que Mediapart n'en fasse mention, la direction de Canal+ n'a d'ailleurs elle-même aucunement prêté attention à ce courrier de la CGC. Alors qu'elle en connaissait l'existence, elle n'a pas jugé utile d'en faire grief à Sylvain Thibon. En revanche, les ennuis du syndicaliste ont commencé quand Mediapart a révélé que les négociations entre Orange et Canal+ s'avéraient plus complexes que prévu. Sylvain Thibon apparaît donc comme le bouc émissaire d'une affaire à laquelle il est totalement étranger. C'est de toute évidence l'article de Mediapart qui fait perdre son calme à Bertrand Méheut, et c'est un syndicaliste étranger à l'affaire qui en a fait les frais.

C'est une décision tout à la fois grave et choquante : le PDG de Canal+, Bertrand Méheut a pris la responsabilité de faire convoquer jeudi 4 novembre, un syndicaliste connu de son entreprise, Sylvain Thibon, délégué syndical central de la CFE-CGC, à un entretien préalable à son licenciement. Il est reproché au responsable syndical d'avoir divulgué des informations confidentielles, qui seraient venues nourrir une enquête de Mediapart sur les négociations secrètes entourant la vente par France Telecom de sa filiale Orange Cinéma Séries. Le grief est pourtant fallacieux. Car en réalité si nous ne connaissions pas ce syndicaliste avant que cette très injuste sanction ne lui soit infligée, nous devons admettre que nous avons malgré tout bénéficié d'une « fuite » au sein de Canal+.

Et compte tenu de ces circonstances invraisemblables, nous nous sentons dans l'obligation de contrevenir à titre exceptionnel à nos règles déontologiques et de dire, pour rétablir la vérité, quelle a été cette source, qui nous a parlé : c'est le... PDG de Canal+ en personne !

En quelque sorte, le dirigeant syndical se voit infliger une très grave sanction, alors qu'il n'a pris aucune part aux informations mises en ligne par Mediapart. Et celui qui a pris cette décision est Bertrand Méheut, qui sous le registre du « off », nous a parlé, et s'est donc, lui, exonéré des règles de confidentialité auxquelles sont astreints les membres du comité d'entreprise. Ubuesque et révoltant, donc ! Celui qui n'a rien dit est lourdement puni par celui... qui a parlé ! .....

La suiteL'article à l'origine de cette affaire est celui que Mediapart a mis en ligne le 20 octobre dernier sous le titre Orange : le cadeau de Stéphane Richard à Vivendi.... Lisez la suite sur Médiapart.fr

copyright Médiapart.fr

dimanche 24 octobre 2010

Motion de défiance à France 3 Alsace...voila le titre de l'article de Libération du 14/10/10

Lisez l'article de Libération du 14 octobre 2010, intitulé: "Motion de défiance à France 3 Alsace"

Une motion de défiance visant "l'équipe managériale du pôle nord-est" de France 3 circule depuis mardi dans les locaux de France 3 Alsace, dont le siège est à Strasbourg. Jeudi, elle avait été signée par "environ 80 personnes sur un effectif d'un peu moins de 200 personnes", selon l'un des membres de l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT, FO et SNJ.
La motion de défiance entend "porter à l'attention de la direction générale de France Télévisions la situation désespérée dans laquelle (se trouvent les salariés)" : "Depuis plusieurs mois, la situation des personnels n'a cessé de se détériorer sur le plan professionnel et psychologique, au point de mettre en danger la santé mentale et physique de chacun", y est-il écrit.

Les salariés de France 3 Alsace, qui avaient observé un mouvement de grève fin septembre, ont été touchés dans la foulée par
le suicide du médecin du travail qui intervenait dans l'entreprise. Ils contestent les conditions de la réorganisation du travail mise en œuvre depuis le début de l'année.

Lundi, à Paris, une réunion entre le directeur du pôle nord-est (sept antennes régionales au total) et les syndicats n'a débouché sur aucune avancée, selon ces derniers. Mardi, à Strasbourg, une réunion consacrée à l'antenne Alsace a été un peu plus positive, selon un membre de l'intersyndicale.
Un préavis de grève de 24 heures a cependant été déposé pour l'ensemble des antennes du pôle pour le 20 octobre. Parmi les revendications communes figurent "l'arrêt de la mise en place de la nouvelle organisation", le développement d'une "concertation pour permettre une planification humaine des activités" et une "redéfinition des actions à mettre en œuvre dans le cadre de la prévention des risques psycho-sociaux".

T.C.
copyright Libération


jeudi 21 octobre 2010

Extrait d’un document confidentiel du bureau de la CGT France Télé qui prouve qu’elle roule toujours pour Carolis et contre les salariés.

Extrait d’un document confidentiel du bureau de la CGT France Télé qui prouve qu’elle roule toujours pour Carolis et contre les salariés.

Dans un document confidentiel de 6 pages signé en date du 15 septembre 2010 par Marc Chauvelot, intitulé « compte rendu du Bureau national du SNRT-CGT France télévisions 14 septembre 2010 » (qui a été transmis à de très nombreux élus), le syndicat prône non seulement le maintien de la réorganisation de Patrick de Carolis avec son illégal « fonctionogramme » mais réclame aussi son accélération.

Surréaliste…Voila, entre autres ce qu’écrivent ces gens qui voudraient faire croire qu’ils sont contre la réorganisation : « La solution ce n’est évidemment pas le retour en arrière mais l’ajustement et l’accélération du mouvement pour stabiliser les choses. »

Il est clair, si certains en doutaient, que la CGT de France Télévisions non contente d’avoir accompagné tout au long du mandat Carolis sa réforme jusqu’à la rendre applicable avec leur avis au CCE de décembre 2009, veut maintenant l’accélérer quitte à augmenter la souffrance au travail que dénoncent 3 expertises, celle de la médecine du travail, celui du cabinet Sextant et dernier en date celui de Cédaet.

Cédaet dont la CGT écrit, le plus invraisemblablement qui soit, « ce rapport produit par un cabinet d’expertise choisi par les CHSCT parisiens, concerne à la fois les déménagements et la réorganisation de façon plus générale, il est certes accablant pour France télévisions….Il comporte un certain nombre de recommandations intéressantes.».

Voila comment la CGT voit la souffrance au travail et la prévention des risques psychosociaux, "un certain nombre de recommandations intéressantes".

Le seul risque que voit la CGT à poursuivre et amplifier la réorganisation Carolis, là aussi vous ne rêvez pas c’est écrit, « que la volonté d’autonomie des chaînes ne reprenne le dessus et n’entrave les tentatives de coordination, notamment pour le global média. »

Cerise sur le gâteau, la CGT France Télé a refusé, ce 21 octobre 2010 de voter en CCE une motion unanime (sans les élus CGT donc) qui prend acte de ce que « Le schéma de la nouvelle direction met fin à l’organisation matricielle par domaines et rend de ce fait caduc le « fonctionogramme » de l’équipe précédente. » !!!!

Comment, du reste, aurait-elle pu adopter un tel texte, lorsqu'elle écrit encore : « Le cap de l’entreprise unique serait donc globalement maintenu. Le retour à l’identité des chaînes est purement éditorial ».

Et d’aller jusqu’à accuser les organisations syndicales qui les contrent, de créer le climat anxiogène : « C’est cet "entre deux" qui est anxiogène. Et c’est sa prolongation indéfinie qui brouille les collectifs de travail et casse les repères…Cela ne remet pas en cause l’organisation en entreprise unique, contrairement aux vœux de certains syndicats qui forcent de façon démagogique sur l’anxiété des personnels coincés entre deux organisations, l’ancienne et la nouvelle. »

A vomir…Le peu de salariés qui les croyait encore appréciera…

Qu’ils aillent d’ailleurs demander au SNRT-CGT de leur faire lire cet édifiant et accablant compte-rendu dont nous publions un extrait en bas de post.

Résolution adoptée en CCE de France Télévisions du 21/10/10...avec 11 voix "POUR" elle est unanime, la CGT a refusé de prendre part au vote.

Ce jeudi 21 octobre 2010, l'ensemble des 11 élus du CCE à l'exception des élus CGT qui ont refusé de prendre part au vote, ont donc adopté à l'unanimité la résolution suivante:

"Le point 3 de l’ordre du jour intitulé « information-consultation sur les modifications liées à la présidence et aux directions générales déléguées adjointes de France Télévisions et les rattachements afférant » ne peut s’entendre que comme la première étape d’un processus global qui doit comporter, comme la direction s’y est engagée, d’autres informations et consultations, à chaque étape du projet et à tous les niveaux (CCE, CE, CHSCT).

La déclinaison de chaque direction, département et service devra faire l’objet d’une information consultation des instances concernées.

Les élus prennent acte de ce nouveau schéma de directions :

- Le Secrétariat général
-
La direction générale déléguée à l'organisation, au dialogue social et aux ressources humaines
-
La Direction générale déléguée à la gestion, aux finances et aux moyens de France télévisions
-
La Direction générale déléguée aux programmes
-
Direction générale déléguée au numérique et à la stratégie
-
Direction générale adjointe des rédactions et des magazines d'information
-
Direction des chaînes

Ce schéma met fin à l’organisation matricielle par domaines et rend de ce fait caduc le « fonctionogramme » de l’équipe précédente."

Alors que les arrêts de travail explosent et que la souffrance des salariés augmente de jour en jour, la direction de FTV piétine

Le climat est explosif à France Télévisions, l'atmosphère irrespirable, ordre et contre ordre se multiplient, les arrêts maladie explosent (pas de 2 ou 3 jours mais bien de plusieurs semaines voire de quelques mois) comme l'écrit clairement le rapport de la médecine du travail présenté en CE et les salariés qui tiennent "physiquement le coup" ne comprennent plus rien à cette réorganisation foutoir qui a déjà conduit 2 salariés à se suicider et deux autres à tenter de le faire.

C'est dans un tel contexte et alors que le Sénat publie un rapport sur "la souffrance au travail et les risques psychosociaux" intitulé : "Le mal-être au travail : passer du diagnostic à l'action" que 2 nouvelles motions ont encore été votées au CCE du 20 octobre 2010.

Ci-après, la motion sur la situation du pôle Nord-Est qui est aujourd'hui constatée un peu partout dans la quasi totalité des établissements de France Télé....un mot résume la situation : LE SOUK.


mercredi 20 octobre 2010

Elections des IRPS à AUDIENS: la CFE-CGC gagne 2 sièges avec 3 administrateurs au lieu de 1 précédément

Résultats aux IRPS de AUDIENS : la CFE-CGC gagne 2 sièges : 3 administrateurs CFE-CGC au lieu de 1 précédément.

La Fédération CFE-CGC de la Culture, de la Comminication avec les syndciats concernés, entre autres SNAPS, SNCAMTC, SNCTPP, SNELD...ont la plaisir de publier les résulats obtenus aux IRPS de AUDIENS.

Grâce notamment à Jean-Louis UGOLINI et Charles-Pierre DEHONDT (SPEP à MEDIAS 2000) , Jean-Claude FORTE, Gildas FLOHIC et Marc LIEVRE (FCCS) qui ont travaillé à l'élaboration du matériel de cette campagne électorale, avec l'appui technique de Pierre JEAN et Roland DUSSERT du service communication Confédéral, les résultats sont parlants.

Très bon résultat pour la CFE-CGC qui progresse de façon très significative en obtenant :.

- 15, 16% pour la section Spectacle - 3ème organisation. (A noter que FO et la CFTC n'ont pas obtenu le seuil pour avoir un administrateur)

- 21, 61 % pour la section Presse et autres activités (A noter que FO a fait liste commune avec le SNJ).

Au final la CFE-CGC obtient en sièges : 3 postes d'Administrateurs contre 1 administrateur précédemment.

Encore bravo à touts celles et tous ceux qui ont permis cette forte progression.

mardi 19 octobre 2010

Le SNPCA-CGC a lu en séance du CCE de France Télé ce 20 octobre 2010, une dernière alerte avant mise en demeure.

Dernière alerte

Le 16 septembre 2010, le SNPCA-CGC lisait une déclaration en séance du CCE dénonçant l’hypercentralisation fondement de la réorganisation voulue par Patrick de Carolis avec les conséquences particulièrement néfastes qu’elle avait depuis des mois sur l’ensemble des personnels.

Le SNPCA-CGC avait cru être entendu suite aux déclarations du Président Rémy PFLIMLIN sur l’arrêt de cette hypercentralisation et le retour à des repères culturels que chacun avait dans sa chaîne d’origine. Tel n’est visiblement pas le cas.

Preuve en est que la direction s’entête à mettre de façon unilatérale un point à l’ordre du jour concernant la mise en place temporaire de la réorganisation sur quatre secteurs de France Télévisions, notamment celui de l’informatique où ont eu lieu les deux récentes tentatives de suicide.

Ceci n’est pas acceptable, surtout depuis que la direction a annoncé à la Presse qu’elle mettait en œuvre une direction des risques sociaux.

En l’occurrence, le SNPCA-CGC rappelle à l’employeur ses obligations sécuritaires pour protéger la santé physique et mentale de ses salariés visées dans les articles L.4121-1 et suivants du Code du Travail.

Après les avis négatifs du CCE, les avis négatifs rendus par plusieurs CHS-CT, les rapports Sextant, Cedaet, celui de la médecine du travail, les deux suicides et les deux tentatives de suicide, le SNPCA-CGC met en demeure la direction de se conformer à la Loi.

Le SNPCA-CGC ne cesse de répéter depuis des mois que cette réorganisation et son « fonctionnogramme » ne reposent sur aucun fondement légal.

Le SNPCA-CGC exige donc le gel immédiat de la « désorganisation » concoctée par Patrick de Carolis avec ses méthodes de management ainsi que ses conséquences sur l’emploi et les conditions de travail contre lesquelles, encore aujourd’hui le pôle Nord-Est est en grève.

Le SNPCA-CGC ne peut imaginer qu’à l’instar de Patrick de Carolis, la direction en restant sourde à la souffrance des salariés et au malaise ambiant, pousse le syndicat à aller en Justice afin d’engager une procédure en référé devant le TGI de Paris pour exiger l’arrêt de la mise en place de ladite réorganisation car les éléments cités précédemment, principalement l’article L.4121-1 et suivants sont de nature à démontrer les fautes inexcusables de l’employeur.

jeudi 14 octobre 2010

Le cabinet conseil choisi unilatéralement par la direction de France Télé pour les risques psychosociaux forme au soleil.

Mais où est passé le responsable du cabinet JLO Conseil nommé unilatéralement par la direction de France Télévisions concernant la gestion risques psychosociaux après les 2 derniers suicides, l'un au Siège, l'autre en Alsace et les deux récentes tentatives à Paris?

Réponse. N'essayez pas de le joindre, il est parti former en Polynésie sur les dits risques psychosociaux...et à cause du décalage horaire, il ne pourra vous parler.

Quant à la travée au 1er étage du siège à France Télé (côté France3) où il est supposé officier lorsqu'il n'est pas aux antipodes, elle est loin d'être incitative puisque mitoyenne du bureau de "l'observatrice sociale pour la direction" (donc cloison style feuille de papier à cigarette)....bonjour la confidentialité!!!

mercredi 13 octobre 2010

Le parquet a reçu en date du 8 octobre 2010 la plainte suite au suicide de Marie-Magdeleine Gresse.

Nouveau suicide à France Télévisions celui d'un médecin du travail: le parquet a reçu une plainte.

2 suicides et 2 tentatives à France Télévisions, combien d’autres en faudra-t-il ?

Dépêche AFP du 13/10/10:

STRASBOURG - Une plainte contre X pour harcèlement moral a été déposée auprès du parquet de Strasbourg par les proches d'une femme médecin du travail qui s'est suicidée fin septembre, a-t-on appris mercredi auprès du procureur de la République adjoint, Claude Palpacuer.

Le parquet ouvrira "vraisemblablement" une enquête mais doit encore prendre connaissance des pièces jointes à la plainte et de l'enquête déjà conduite par les policiers, a-t-il précisé.

Le cabinet Hincker et associés avait annoncé le 1er octobre son intention de déposer plainte contre X au nom de la famille du Dr Marie-Magdeleine Gressé, retrouvée morte à 59 ans à son domicile le 28 septembre. Le médecin, salariée de l'association Alsace santé au travail (AST 67), intervenait pour son employeur à France 3 Alsace, Arte et la Caisse primaire d'assurance maladie.

La défunte avait laissé près d'elle et à sa famille un courrier dans laquelle elle disait qu'ainsi elle ne serait plus "soumise à la torture" de son employeur, et demandait que "la justice terrestre mette en prison les meurtriers d'AST 67".

Le docteur Gressé, qui avait cessé le travail début septembre, avait en outre constitué un dossier visant à faire reconnaître la dépression dont elle souffrait comme un accident du travail consécutif au "harcèlement moral perpétré par (son) employeur".

Elle se plaignait notamment de sa surcharge de travail, encore alourdie en septembre, et de la dégradation de ses conditions de travail.

Contacté par l'AFP, le directeur d'AST 67 Christian Deschamps a nié toute pression de l'association sur la défunte et affirmé que c'était elle qui s'était proposée pour assumer de nouvelles attributions.

La plainte vise aussi des faits de discrimination syndicale et discrimination liée à l'âge.

Le Syndicat national des professionnels de la santé au travail, le Syndicat national des radios et télévisions CGT du groupe France Télévisions, le Syndicat national des médias CFDT et le Syndicat national des personnels de la communication et de l'audiovisuel SNPCA-CGC se sont joints à la plainte.

(©AFP / 13 octobre 2010 14h36)

lundi 11 octobre 2010

"Ambiance délétère" à France TV Télévision ....lisez l'article du JDD du 8/10/10

Lisez l'article du JDD publié le 8 octobre 2010 intitulé: "Ambiance délétère à France TV Télévision"

"Des rédactions en grève, des tentatives de suicide, des salariés déprimés et inquiets pour leur avenir… Il ne fait pas bon travailler à France Télévisions en ce moment. A peine arrivé, Rémy Pflimlin, P-DG du groupe, doit faire face à une situation de crise, générée par la réorganisation du groupe engagée par Patrick de Carolis avant lui. LeJDD.fr a tenté d'en savoir plus.

"Aujourd'hui, il y a une grande détresse humaine à France Télévisions, et tous les rapports le prouvent." Un membre du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) du groupe, qui s'est longuement confié au JDD.fr -"surtout ne dites pas mon nom svp…", a répété la source une bonne dizaine de fois…-, est en colère.
Très en colère. En moins de quatre mois, deux salariés se sont suicidés*, et deux autres ont tenté de mettre fin à leurs jours. En régions, les grèves se multiplient. Et la situation est loin de s'apaiser. En cause, selon le personnel et les syndicats, la réorganisation du groupe engagée suite à la loi du 7 mars 2009.

Constituée jusque-là d'une quarantaine de sociétés, France Télévisions est désormais une entreprise unique, avec des services unifiés. Première conséquence: "Les gens doivent apprendre à travailler ensemble, alors qu'avant ils étaient en concurrence. Donc tout le monde se regarde en chien de faïence", explique notre source, qui rappelle "le complexe de supériorité de France 2, et d'infériorité de France 3." Difficile dans ces conditions de travailler efficacement, d'autant qu'il y a "beaucoup de doublons, avec des gens qui n'ont pas de missions définies, donc qui ne font rien. Il y a même des coquilles vides dans la hiérarchie! D'où le sentiment de déprime et d'abandon…"

La direction reconnaît "l'existence d'un malaise"

Une sensation accentuée par le fait que "les salariés ont été très peu concertés sur cette grande réforme" et que, pendant des mois "on a vécu au gré des rumeurs, lues ici ou là", confie un autre salarié du groupe au JDD.fr. "On a évidemment dénoncé ce climat à la direction, s'emporte un cadre du syndicat CGC, joint au téléphone. Elle n'a pas réagi. Nous demandons purement et simplement l'abandon de cette réforme 'carolisienne'". Ils devront pourtant faire avec.

Reste que la direction -qui a refusé de répondre à nos questions- est sortie de son silence, bien consciente que le mutisme observé par le passé n'était plus tenable.


Suite à la révélation par un blog de la rédaction du Monde des deux tentatives de suicide, le groupe a en effet annoncé la création d'une direction de la prévention des risques du travail. "Une nouvelle fumisterie", raille un journaliste de France 2, toujours sous couvert d'anonymat. Rémy Pflimlin et ses équipes se sont également adressés aux salariés dans un communiqué. Ils y reconnaissent "l'existence d'un malaise" et d'une "inquiétude". "C'est bien la preuve qu'ils ont conscience que tous les signaux sont au rouge", conclut le membre du CHSCT.

Rémy Pflimlin déçoit les salariés

Comme pour tout déménagement dans une entreprise d'au moins 50 salariés, le CHSCT a été sollicité. "Nous n'avions pas les capacités de faire cet audit, donc on a mandaté un cabinet d'expertise indépendant, qui a rendu un rapport de 230 pages. Ce document est sur la table de la direction. Il est accablant, à tous les niveaux!", assure notre source. "Et il y en a eu cinq avec les mêmes conclusions", enchérit la CGC, qui accuse Patrick de Carolis d'avoir "créé une usine à gaz, que personne ne comprend, avec une seule idée en tête: 'Comme personne ne comprend rien à part moi, il faut me reconduire à la présidence de France Télévisions'." Raté.

Présenté comme un homme de consensus, Rémy Pflimlin, qui connaît bien la boutique, était très attendu. Il déçoit. "Il aurait pu se désolidariser tout de suite de ce micmac incompréhensible lancé par Carolis", avance un journaliste de France 3. "Repartir sur des bases saines, c'était compliqué, mais possible. Il a choisi la facilité", glisse un autre. Et histoire de perdre le peu de crédit qu'il lui restait, Rémy Pflimlin - nommé par le chef de l'Etat , rappelons-le- s'est fendu d'une attaque contre Mediapart digne des Estrosi, Bertrand ou autre Morano. "Ce qu'il a dit sur l'affaire Bettencourt et sur Mediapart, c'est surréaliste. Encore une ou deux boulettes de ce genre et les rédactions vont s'enflammer!, menace notre source du CHSCT. De toute façon, depuis l'affaire du off de France 3, nous avons tous l'intime conviction que Sarkozy veut notre tête…"

*Des enquêtes sont actuellement en cours pour déterminer l'éventuelle responsabilité de France Télévisions dans ces décès."

vendredi 8 octobre 2010

PRÉAVIS DE GRÈVE déposé à France Télévisions pour le 12 octobre

PRÉAVIS DE GRÈVE déposé à France Télévisions par le SNPCA-CGC pour le 12 octobre 2010.

Rémy Pflimlin ne peut plus promouvoir la réorganisation Carolis sinon le SNPCA-CGC appellera les salariés à faire valoir leur droit de retrait

Rémy Pflimlin ne peut plus promouvoir la réorganisation Carolis comme il le faisait encore voila quelques semaines....Il ne peut nier à présent les 2 suicides, l'un à France 2, l'autre à France 3, le décès d'un salarié à RFO qui pose nombre d'interrogations, les 2 tentatives de suicides également qui suivirent.

Les courbettes envers son prédécesseur qu'il remerciait publiquement pour "l'acquis considérable du travail qu’il avait mené, à savoir transformer France Télévisions, auparavant constituée de plusieurs sociétés, en entreprise unique", il faut en finir.

Les déclarations de solidarité avec Carolis : "Je fais corps avec les choix qui ont été faits et les initiatives qui ont été prises dans les différentes antennes, [par Carolis et ses équipes donc] les nouveautés qui ont été présentées, je les trouve intéressantes, fortes" là aussi il faut en finir.

Non, il ne s'agit pas comme voudrait le faire croire la direction dans les interviews qu'elle donne à la Presse, d'un simple "malaise qui serait dû à la nouvelle organisation de France Télévions".

Il s'agit de l'illégale, l'absurde, l'incompréhensible, la traumatisante et venimeuse réorganisation de l'équipe précédente, hypercentralisatrice et imposée à marche forcée depuis l'avis de la seule CGT rendu au CCE de décembre 2009, véritable passeport donné alors à Carolis pour mettre en oeuvre la casse organisée de l'audiovisuel public avec retour à un schéma style ORTF.

C'est bien cette réorganisation du "bon élève" Carolis (formule utilisée il y a encore quelques semaines par un indéfectible soutien cégétiste) qui génère cette très inquiétante atmosphère et dont la CGT dans son compte rendu de bureau du 14 septembre dernier (page 4 du chapitre 2 « Réorganisation. Quels ajustements ?»:« La solution n’est évidemment pas le retour en arrière mais l’ajustement et l’accélération du mouvement pour stabiliser les choses. ») demande l'accélération.

Cette réorganisation carolisienne que l'actuelle direction a de facto rendue caduque par les propos de Rémy Pflimmlin qui déclarait vouloir revenir sur l'hypercentralisation et ceux de son premier lieutenant qui indiquait à la Presse, il y quelques jours "vouloir redonner de la responsabilité aux chaînes...avec en urgence, d'avoir un vrai système où les liens hiérarchiques seront clairs et compréhensibles" mais qu'elle essaie de mettre en œuvre "temporairement" faute de pouvoir présenter pour l'instant quoique ce soit d'autre.

La loi du 5 mars 2009 a certes réformé l'audiovisuel public a transformé France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO), en soi-disant "entreprise unique" (ce qui est totalement faux puisque auparavant constitué de plus de quarante sociétés, seules les chaînes et la structure holding en font partie, la quarantaine de filiales en est exclue) mais n'a pas dit comment.

C'est bien la structure Carolis qui est en cause : grèves à France 3 Champagne-Ardenne, Bourgogne et France-Comté le 1er octobre, à France 3 Alsace le 24 septembre, 3 rapports sans appel de la médecine du travail, du cabinet Sextant ou encore du cabinet Cédaet demandé par le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), et avec laquelle il faut en finir.

Il n'est plus question d'essayer de mettre en œuvre et surtout pas temporairement un tel machin qui engendre tant d'incompréhension, de stress, de danger et qui amène chaque jour un peu plus une dégradation extrême des conditions de travail.

Le SNPCA-CGC attend donc la lettre très officielle de Rémy Pflimlin qu'il devra adresser, en début de semaines prochaines, aux membres du CCE et à l'ensemble des organisations syndicales.

Si tel n'était pas le cas le SNPCA-CGC appellerait comme le Code du travail et la loi le prévoient, l'ensemble des salariés à faire valoir leur droit de retrait face à ce danger psychique et physiologique évident.

mercredi 6 octobre 2010

« La maison brûle » et Rémy Pflimlin nomme en urgence une directrice à l’université FTV et un directeur à l’innovation.

« La maison brûle » et Rémy Pflimlin nomme en urgence une directrice à l’université FTV et un directeur à l’innovation.

Il n’y avait rien de plus urgent à faire que de nommer ces deux nouveaux directeurs ! Ah! évidemment, il y a des priorités dans la vie d’une société !

Dès sa nomination, Rémy Pflimlin avait suscité l’espoir en affirmant sa volonté de revenir sur la folle hypercentralisation de la société unique imposée par Carolis. Qu’en est-il aujourd’hui? Rien. Tout continue malgré les annonces à la presse qui pour l’heure ne restent que des annonces.

Dans tous les services, les chefs désignés par l’ancienne direction pour mettre en place le « combinat » (*) télévisuel poursuivent implacablement leur besogne dans le cadre de ce "fonctionnogramme" illégal que l’ancienne équipe a pondu et que l’actuelle voudrait mettre en place, ne serait-ce que « partiellement et de façon temporaire ». (dixit la direction)

La CGT demande d’ailleurs la même chose : « La solution n’est évidemment pas le retour en arrière mais l’ajustement et l’accélération du mouvement pour stabiliser les choses. »

Non, il ne s’agit pas d’une erreur de retranscription, cette phrase figure à la page 4 du chapitre 2 « Réorganisation. Quels ajustements ?» dans le compte rendu du bureau du SNRT-CGT tenu le 14 septembre.

C’est donc bien l’accélération de la réorganisation carolisienne permise grâce au vote de la seule CGT au CCE de décembre 2009 contre les syndicats de l’alliance syndicale SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud insuffisamment informés et refusant alors de rendre un quelconque avis, que réclame la CGT pour stabiliser!!!!!

Pour stabiliser quoi ? Alors que dans le plus grand foutoir des centaines de salariés de France Télévisions se voient sommer d’accepter des repositionnements remettant en cause leur métier, leur expérience, leur environnement professionnel, leurs conditions de travail, leur vie sociale et leur santé, la CGT totalement déconnectée de la réalité demande d’accélérer pour stabiliser.

Cette politique inhumaine débouche aujourd’hui sur des drames que les organisations syndicales opposées à la réorganisation Carolis avaient annoncés il y a déjà plusieurs mois. Qu’en pensent ceux qui aujourd’hui encore la soutiennent ?

Comment les femmes et les hommes qui ont soutenus un temps ceux qui la soutiennent, se sent-ils à présent?

La nouvelle direction a annoncé « des aménagements de l’organisation » et « une pause concernant les déménagements, hormis ceux visant à améliorer les conditions de travail des salariés ». De qui se moque-t-on ?

Ainsi il ne s’agirait que de petits problèmes de déménagements, de maladresses dans l’application de la réorganisation !?...

La gravité des drames auxquels nous assistons aujourd’hui ne prouve-t-elle pas le caractère organiquement nocif de cette réorganisation ?

Combien faudra-t-il de suicides ou de tentatives pour que Rémy Pflimlin suspende la réorganisation de son prédécesseur, pour qu’il exige par écrit des chefs de service la remise à plat de tous les repositionnements, l’arrêt immédiat des pressions sur les salariés ?

Ce sont des vies qui sont en jeu, celle de vos collègues comme la vôtre.

Si la réorganisation n’est pas immédiatement stoppée en vue de sa remise en question, il appartiendra aux organisations de donner aux salariés tous les moyens d’amener la direction à le faire.

(*) « combinats » : regroupements régionaux de grandes industries en URSS réputés pour leur gigantisme ingérable et inhumain.

lundi 4 octobre 2010

Un témoignage après la disparition de Nathalie survenue en juillet 2009

Suite au différents posts que nous avions publiés après la disparition de Natahalie survenue en juillet 2009, nous avons reçu plusieurs mails dont un qui nous touche particulièrement.

Nous voulions vous faire partager la fin de ce mail: "Malgré la douleur encore très présente, j'ai été touchée par l'hommage que vous lui avez rendu au fil des pages de votre blog et je tenais à vous le faire savoir. "

Merci pour elle...son rire, sa joie de vivre, sa bonne humeur, tout cela nous manque énormément. Nous pensons toujours à elle.

dimanche 3 octobre 2010

L'alliance syndicale SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud qui craint de nouveaux suicides, réclame l'arrêt de la réforme Carolis permise par le seul vote CGT*.




L'alliance syndicale SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud qui craint de nouveaux suicides, réclame l'arrêt de la réforme Carolis permise par le seul vote CGT depuis le CCE de décembre 2009.

* Rappel:
La mise en place de cette réforme a été permise en décembre 2009 grâce à l'avis rendu en CCE par la seule CGT alors que l'ensemble des CE d'établissements et des CHSCT n'avaient pas été consultés comme le prévoyait pourtant l'accord de méthodologie signé là encore par la CGT avec ses alliés de FO.

Il est utile de se souvenir de la déclaration de Carolis après ce vote : "Je salue la qualité du dialogue social, nourri et intense, qui a prévalu tout au long de la procédure d’information et de consultation sur le projet de nouvelle organisation de France Télévisions.
Cet avis clôt le processus d’information-consultation engagé en avril dernier et permettra le début du déploiement de la nouvelle organisation à compter du 4 janvier, selon les modalités et le calendrier prévu »

Ce n'est donc pas "la difficulté que les salariés auraient à s'adaper à l'entreprise unique" qui est vraiment le sujet...personne n'imagine aujourd'hui remettre en cause la loi du 7 mars 2009 consacrant la disparition juridique des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO pour ne former qu'une entreprise France Télévisions mais bel et bien la manière dont Carolis, Duhamel, Cuier et consort mais surtout René Maisonneuve ont mis une pagaille sans nom et un climat de stress et de souffrance au travail qui dégénère aujourd'hui.

Il semble évident que le but des intéressés n'était ni d'associer les salariés à leur souk organisé, ni de les associer à une quelconque réflexion sur la pertinence de cette pitoyable réorganisation mais certainement de tout faire pour tenter de rester et assurer la reconduction du pdg sortant en embrouillant et d'emmêlant volontairement les choses afin de rester, tout cela sur l'air de "ils n'y aura pas de choix, les choses seront tellement compliquées que nous serons les seuls à pouvoir les démêler et les poursuivre....personne d'autre ne le pourra donc " !

Avec sa réorganisation style usine à gaz où personne ne sait plus qui fait quoi, absurde et faisant montre d'une impréparation sans égal, Carolis et ses équipes ont tout fait pour que règne en interne un chaos indescriptible.

Lorsque Marie-Magdeleine GRESSE médecin du travail à France 3 Alsace parle de "torture" et dénonce"les pressions de l'employeur" mis en cause dans un écrit qu'elle a laissé après avoir décidé d'en finir, elle sait de quoi elle parle.

Ce ne sont donc pas les "déménagements" qu'il convient de geler (la direction revient même au macrozoning) mais cette réorganisation Carolisienne illégale, anxiogène, dévastatrice et source de toutes les souffrances comme le disent et l'écrivent rapport après rapport, la médecine du travail, le cabinet Sextant ou encore le cabinet Cédaet et que réclame depuis des mois l'alliance SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud (avant même décembre 2009, point de départ du foutoir permis avec le seul vote de la CGT en CCE).

vendredi 1 octobre 2010

Après 2 suicides et 2 tentatives, la direction de France Télé toujours dans le flou!






"Pour répondre aux interrogations et à l'inquiétude exprimées dans le contexte de changement actuel par une partie des collaborateurs de l'entreprise, la direction s'engage à rechercher activement des solutions..." écrit la direction.
Ce n'est malheureusement pas "une partie des collaborateurs de l'entreprise qui s'inquiète et s'interroge" , c'est l'ensemble des salariés (quelque soit leur lieu géographique d'activité) qui via l'alliance SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud dénonce depuis des mois la réorganisation absurde, incohérente à laquelle les personnels n'ont jamais été associés et qui est en plus illégale.
Il est clair que si le principe de réorganisation a été consacré par le seul avis rendu par la CGT au CCE de décembre 2009, l'organigramme qui s'y rattache n'a jamais été soumis à la moindre consultation en totale entrave pénale.

Carolis pour éviter de respecter les textes et donc la loi, a même inventé un néologisme débile: " le fonctionnogramme" qui ne repose, faut-il le redire, sur aucun fondement légal.

La direction parle ensuite de "plusieurs évènements graves survenus ces derniers jours" en évoquant sans le dire clairement les déjà 2 suicides (dernier en date celui de Marie-Magdeleine GRESSE médecin du travail à France 3 Alsace *) et autant de tentatives , "des gestes de désespoir de deux collaborateurs et le contexte professionnel dans lequel ils se situent"...

Ele ajoute vouloir "se placer sur le terrain de recherche active de solutions et non sur celui de la dénégation"...certes mais cela fait des mois que l'alliance SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud alerte, prévient et exige l'arrêt de cette réforme Carolisienne anxiogène, dévastatrice et souce de toutes les souffrances ( comme le disent et l'écrivent rapport après rapport, la médecine du travail, le cabinet Sextant ou encore le cabinet Cédaet.

Alors "créer une direction de la prévention des risques au travail directement rattachée au directeur général délégué aux ressources humaines et faire appel à un cabinet extérieur pour une aide visant à péconiser des actions à court et à moyen terme", tandis que le direction s'est assise sur les 3 différents rapports cités précédemment, cela ne manquera pas d'apparaître comme une provocation supplémentaire surtout lorsque la direction indique vouloir " faire vite pour proposer le plus rapidement possible des aménagements de l'organisation" (celle de Carolis donc) et pour ce faire "permettre une consultation rapide des instances (les élus du CCE) sur ces évolutions".
C'est quand même incroyable de proposer "de faire appel à un cabinet extérieur pour péconiser des actions à court et à moyen terme" et dans le même temps sans attendre justement ses préconisations, indiquer qu'il " faut faire vite pour proposer le plus rapidement possible des aménagements de l'organisation et permettre une consultation rapide des instances sur ces évolutions" (le 19 octobre donc, soit dans une quinzaine de jours) !

Petit détail qui a son importance également, contrairement à ce qu'écrit la direction "les élus du CCE n'ont jamais accepté de reporter à l'unanimité la date du prochain CCE au 19 octobre pour permettre une consultation rapide des instances sur ces évolutions attendues" mais pour un simple problème de calendrier et d'emploi du temps du président sans avec la situation (et cela a été décidé, il y a plusieurs semaines).

Ce que demandent les salariés, tout comme l'alliance syndciale SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud qui se fait au CCE l'écho de leur mal être, de leurs souffrances et de la pression insoutenable qu'ils subissent au quotidien, c'est en toute logique: l'arrêt immédiat de la réorganistaion Carolis dans l'attente des préconisations du cabinet extérieur qui sera choisi mais également le temps que l'actuelle direction discute avec les partenaires sociaux loyalement et en toute transparence (pas comme précédemment) de la pertinence des modifications à apporter dans le cadre de l'entreprise unique.


*








mercredi 29 septembre 2010

Deux suicides et au moins 2 tentatives à France Télévisions, face au traumatisme vécu par les salariés, le SNPCA-CGC va appeler au droit de retrait

La quarantaine à peine, depuis une vingtaine d'année à France Télévisions, la troisième semaine de juillet, , elle se défenestrait sans laisser la moindre note ou le moindre mot sur son geste.

La direction d'alors avait tout fait pour que cela ne s'ébruite pas. Quelques semaines auparavant c'était un collaborateur de RFO revenu de Saint Pierre et Miquelon mais sans réelle affectation qui décédait. Là aussi, la direction d'alors avait pris soin de faire le silence sur ce décès en expliquant qu'il n'avait rien à voir avec la situation professionnelle du malheureux.

Ce mercredi 29 septembre 2010, nouveau décès, nouveau suicide, cette fois-ci à France 3 Alsace. Il s'agit ni plus ni moins du médecin du travail qui selon nos informations a laissé une lettre qui explique son geste et qui met en cause l'inhumaine réorganisation de FTV voulue par Carolis et qui n'a toujours pas été officiellement gelée par la nouvelle équipe.

Ce n'est pas faute d'avoir alerté et tiré le signal d'alarme...mais nos avertissements sont restés lettre morte.

Souffrance au travail, mal être constant pour une majorité de salariés totalement mis devant le fait accompli, stress permanent, mise sous pression des responsables hiérarchique comme de leurs collaborateurs directs....tout cela décrit et dénoncé dans 3 rapports sans appel sur cette minable et incohérente réorganisation.

Courant septembre ce sont deux nouvelles tentatives de suicide, un collaborateur de France 5 et encore un de France 2....tout cela sans compter la recrudescence d'arrêts maladies pour état dépressifs et de visites systématiques aux permanences médicales et ce quelque soit la région et la chaîne.

Les CHSCT sont saisis, des enquêtes sont supposées être en cours et pourtant tout continue comme avant et France Télévisions qui a signé un accord sur la prévention des risques sociaux continue de prôner l'omerta. Ce n'est plus tenable pour les femmes et les hommes qui souffrent partout...il convient à présent de tout geler en attendant la nouvelle organisation annoncée par Rémy Pflimlin et promise pour décembre.

C'est pourquoi le SNPCA-CGC invite les organisations syndicales à décider dans les jours qui viennent de proposer aux salariés de faire valoir leur droit de retrait. (*)

(*) "Le salarié confronté à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, (qu'il s'agisse de l'aspect physique ou psychique) a le droit d’arrêter son travail et, si nécessaire, de quitter les lieux pour se mettre en sécurité. L’employeur ou les représentants du personnel doivent en être informés. Ce droit de retrait est un droit protégé. La décision du salarié ne doit cependant pas créer pour d’autres personnes une nouvelle situation de danger grave et imminent.

A savoir
Face à un danger grave, imminent et inévitable, l’employeur doit prendre les mesures et donner les instructions nécessaires pour permettre aux salariés d’arrêter leur activité et de se mettre en sécurité en quittant immédiatement le lieu de travail."

A l'instar de ce qu'a déclaré Stéphane Richard, directeur général de France Télécom face à une situation similaire, notamment "remettre l’humain au coeur de l’entreprise et en finir avec l’hypercentralisation" (ce qu'avait annoncé Rémy Pflimlin lors de ses auditions devant les parlementaires et le CSA), le successeur de Carolis doit prendre formellement les mêmes engagements et en finir avec l'absurde, irrationnelle et dévastatrice réorganisation de Carolis.

Réorganisation et planification à France Télé, 4 semaines après la nomination du nouveau PDG rien n'a changé

Quatre semaines après la nomination de Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions et son pragmatisme annoncé quant à l’organisation de cette entreprise, force est de constater que rien n’a changé.

Le SNPCA-CGC constate que les spasmes de la folle réorganisation à marche forcée datée du 4 Janvier 2010 continuent de faire des ravages dans l’entreprise.
Derniers dommages collatéraux en date : les informations dans les CE de pôle sur les prévisions d’activité et de planning à un an et le fameux triangle strasbourgeois des Bermudes.

En effet les élus des CE dans les pôles viennent d’apprendre l’existence d’une démarche centrale et concertée pour faire des prévisions d'absences sur un an.
Outre les arguments de bon sens mettant en perspective cette prévision annuelle avec le caractère imprévisible des grilles de programme à cette échéance, les élus apprennent également par les documents communiqués par la Direction, que ces processus de prévision découlent de la réorganisation du 4 Janvier.

Malheureusement il n’a jamais été question de prévision d’activité dans la consultation biaisée qui a mené à cette réorganisation !
De plus il s’avère que même à Dijon, laboratoire de ces processus d’organisation, la direction, pas folle, est revenue à une planification sur six mois.

Le SNPCA-CGC dénonce cette tentative d’annualisation par la petite porte du temps de travail !

Pendant ce temps à Strasbourg, les représentants syndicaux assistent médusés à des prises de positions ubuesques sur la planification. A Strasbourg elle se fera non pas à 1 an, 6 mois ou 4 mois mais pas du tout.

Les prévisions de planification pour les salariés : y a plus !

Mais ce n’est pas fini : la Direction tente de faire passer le préavis de grève du 24 Septembre pour une attaque contre Rémy Pflimlin !
Nous tenons à rassurer le Président de France Télévisions : même si cela ne saurait tarder ce temps n’est pas encore venu.

Autre manoeuvre ubuesque : une communication par mail aux salariés où la Direction se plaint de représentants syndicaux qui font des propositions ! Et oui c’est trop dur la vie, si maintenant les organisations syndicales font des propositions, où va le monde !!!

Le SNPCA-CGC se demande quelle météorite est tombée sur la tête des responsables strasbourgeois et leur hiérarchie ?
Peut-être faut-il y voir l’absence de RH de proximité ? Poste occupé depuis de nombreux mois par un consultant privé. Cas unique à France Télévisions.
Ou faut-il y voir d’autres dégâts de cette organisation matricielle ou bien que tout soit centralisé, le bras droit de l’entreprise est incapable de savoir ce que fait le bras gauche.

Au vu de ces situations le SNPCA-CGC exige que la Direction générale fasse un point avec les organisations syndicales sur les processus et les outils de planification au sein de France Télévisions et puisqu’elle a entamé
une information de sa démarche concertée dans les CE, qu’elle effectue, si cette mise en place est toujours d’actualité, une information au niveau du CCE.

mardi 28 septembre 2010

Rémy Pflimlin re-signe avec la société de Bastien Millot conseil de Jean-François Copé

Proche, très proche de Jean-François Copé dont il fut directeur de campagne aux élections régionales de 2004 en Île de France avant d'être nommé, en décembre 2004, directeur-adjoint de cabinet au ministère délégué du budget et de la réforme de l'État, Bastien Millot, l'ancien dircom de Patrick de Carolis devenu chroniqueur sur Europe 1 et qui est depuis 2008 en congé sabbatique de France Télévisions, vient de re-signer avec Rémy Pflimlin un nouveau contrat pour la boîte qu'il a créé à son départ.

En effet, à l'automne 2008, Bastien Millot quitte France Télévisions pour créer Bygmalion, groupe spécialisé dans le conseil, l’image et la communication, qui accompagne aussi bien les institutions publiques que des entreprises.

Il déclare alors "je vais donc me mettre en congés de toutes mes activités : directeur de la communication, PDGde la filiale de production MFP et de FTS (les services généraux) le tout cumulé à France Télévisions et j'abandonnerai aussi la vice-présidence de la Fondation d'entreprise FTV".

Congés sabbatiques ...et sitôt "parti" il signe avec France Télévisions (qu'il quitte) un contrat pour sa boîte de lobbying, ce même contrat que Rémy Pflimlin vient donc de re-signer.

Le nouveau président de France Télévisions a dû comprendre tout l'intérêt qu'il avait à s'attacher comme son prédécesseur les bons offices de celui sur lequel s'appuie Jean-François Copé, à qui la société Bygmalion dirigée par son ami Bastien Millot donc, assure les conseils.

Curieux de reconduire la relation contractuelle entre France Télévisions et un collaborateur en congé sabbatique lorsqu'on sait que l'entreprise rechigne à signer aujourd'hui le moindre congé sans solde!!!! Dans la rubrique : égalité de traitement pour tous, c'est édifiant.

Cerise sur le gâteau, France Télévisions embauche dans le plus grand secret, l'assistante de Bastien Millot qui l'avait suivi lorsqu'il a créé justrement sa société de lobbying Bigmalion et qui revient donc.

Encore plus drôle de voir Rémy Pflimlin re-signer avec celui qui participe régulièrement à des émissions télévisées de décryptage de l’information et assure également une chronique quotidienne dans l'émission de Jean-Marc Morandini et qui ce matin raillait copieusement le groupe et ses animateurs, en expliquant entre autres que "France Télé ne mettrait pas tout l'argent de la redevance dans ses plateaux...."

C'est à l'occasion de la présentation d'un livre qualifié d'explosif sur la radio que et mettant en lumière les "petits sectrets" intitulé "France Télévisions off the record" ("L'histoire secrète d'une télé sous influence") que Bastien Millot, un temps très court conseiller régional UMP de Picardie (Il aurait démissionné du parti du président peu après son élection afin que "ses chroniques sur Europe 1 ne puissent être imputées sur le temps de la majorité"!) a balancé sur les animateurs.

Homme de confiance de Carolis (dixit l'intéressé), l'un des membres de sa garde rapprochée (au même titre que Camille Pascal, secrétaire général ou Damien Cuier, directeur général en charge des finances et des ressources humaines qui lui aussi travaillait pour Jean-François Copé ), l'ancien dircom de Patrick de Carolis va donc pouvoir grâce à la télé publique dont il est en congé, augementer considérablement le chiffre d'affaire de sa société.

Et dire que l'auteur du livre précité dénonçait ce matin, les millions dépensés par France Télévisions pour des sociétés extérieures....Bastien Millot n'a pas du se sentir concerné!

PS: A ce sujet, lisez l'article du magazine de presse "Le Point": "De Patrick de Carolis à Rémy Pflimlin, un homme réussit à faire la passe de deux. Il s’agit de Bastien Millot le patron de Bygmalion, société spécialisé dans le lobbying, proche de Jean-François Copé.

Bastien Millot avait permis à Patrick de Carolis de tisser des liens avec l’UMP à l’Assemblée Nationale face aux offensives de TF1 sur le pactole de la pub, Rémy Pflimlin a compris tout l’intérêt de reconduire les relations contractuelles entre France Télévisions et Bygmalion."

lundi 27 septembre 2010

France 3 Alsace en grève pour dénoncer la dégradation du climat social né de la réorganisation Carolis

Vendredi 24 septembre 2010, la chaîne régionale France 3 Alsace n'a pas diffusé ses programmes en raison d'une grève des personnels qui dénoncent la dégradation du climat social depuis une réforme de l'organisation interne de la chaîne début 2010.

Ce conflit est survenu alors même que le successeur de Carolis, Rémy Pflimlin, était en visite cette semaine à Strasbourg dans la région dont il est originaire.

Cette grève d'une journée (qui n'est qu'une preuve supplémentaire du ras-le-bol général) a touché aussi bien les journalistes que les techniciens ou encore les personnels administratifs. Cette très forte mobilisation est la traduction du stress permanent dans lequel baignent au quotidien les collaborateurs sur place mais plus largement partout à France Télévisions.

"Les personnels ne demandent pas la lune et pas non plus des augmentations de salaire; ils en ont assez d'une gestion quotidienne où l'aspect humain ne compte plus", indiquait à l'AFP un représentant du SNJ.

"Toutes les semaines, des gens craquent nerveusement, fondent en larmes dans les couloirs", ajoutait-il dénonçant entre autres " l'impossibilité pour les salariés d'organiser leur vie personnelle, faute de connaître suffisamment à l'avance leur emploi du temps".

Selon les grévistes, les problèmes sont nés de l’organisation interne par "pôles" géographiques, voulue par Carolis et mise en place à France 3 au début de l'année après que la CGT, seul syndicat à avoir rendu son avis au CCE de décembre 2009, ait ainsi permis à cette vaste pétaudière de s’installer.

La CGT qui ne manque pas d’air, en affirmant dans une de ses récentes propagandes que si les salariés sont en souffrance, qu’ils craquent nerveusement en plus d’être totalement démotivés jusqu’à commettre l’irréparable…c’est à cause de certains syndicats (ils visent là l’alliance CFDT, CGC et SNJ) qui entretiennent un tel climat et maintiennent le personnel dans la peur.

Il faut quand même oser alors que 3 rapports, celui de la médecine du travail, celui du cabinat Sextant pour France 3 siège ainsi que celui du cabinet Cédaet pour les CHSCT, vont dans le même sens et mettent en avant ces problèmes que soulèvent les salariés et pour lesquels ceux de FRANCE 3 Alsace étaient en grève.

Quant à la réorganisation carolisienne "confuse et mal préparée" à laquelle s’opposent une immense majorité de salarié, ils l’ont voté à la CGT ....pas étonnant qu’ils essaient vainement de rejeter leur faute sur les autres.
Il convient d’ailleurs pour éventer la supercherie de citer ici une phrase tirée d’un écrit cégétiste (qui fait actuellement l’objet d’une plainte au pénal) où il est écrit noir sur blanc pour donner le change : «Dans un contexte ultra compliqué (restructuration bordélique, inquiétudes dans tous les secteurs, manœuvres de déstabilisation permanentes, rivalités syndicales exacerbées), nous sommes parvenus à asseoir notre vision alternative de l'entreprise… »

A ce stade, il n’est pas inutile de rappeler que c’est ce même Rémy Pflimlin, qui jugeait la nouvelle organisation interne du groupe décidée avant son arrivée à la tête de l'entreprise et pour laquelle, il avait indiqué vouloir "la regarder de près et en faire un diagnostic …".

Il est grand temps qu'il diagnostique et mette un terme à cette hyper centralisation illégale, ridicule, absurde, incohérente, dangereuse et suicidaire qu'il a lui même désavouée en nommant à son arrivée des "représentants pour chacune des chaînes" et qu'il dise enfin dans les semaines qui viennent quelle sera sa stratégie pour le groupe.