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mercredi 15 décembre 2010

La direction de France Télévisions déclare la guerre aux syndicats.

La direction de France Télévisions déclare la guerre aux syndicats.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps. A peine 4 mois que l’équipe Carolis a plié bagage après avoir mis un capharnaüm sans nom au sein de l’entreprise et le contexte s’est depuis dégradé à vitesse grand V. Mais France Télévisions n’est pas Presstalis et toutes celles et ceux qui défendent au quotidien les droits et intérêts des personnels, ne laisseront pas la situation des ex NMPP à deux doigts du dépôt de bilan il y a tout juste quelques mois, s’exporter au sein de la télé publique.

A peine donc 4 mois pour que le successeur de Carolis voit voter à l’unanimité des votants du CCE, le 13 décembre, un « droit d’alerte » puis le lendemain, se retrouve sous le coup d’un mandat express confié à l’avocat de l’instance pour le traduire pour entrave en Correctionnel.

Aujourd’hui en totale illégalité et en parfaite violation du droit, la direction a décidé de déclarer la guerre aux syndicats en faisant constater par huissier, ce 15 décembre 2010, l’absence d’élus soi-disant convoqués à poursuivre les séances des 13 et 14 décembre (par mail et par bulletin de communication interne). La direction a choisi de piétiner les droits élémentaires des salariés et de leurs représentants.

Le but pour la direction : « constater l’absence d’élus, ce faisant prétendre que le CCE a été normalement convoqué mais qu’il ne peut se tenir de facto et qu’ainsi donc les consultations prévues sont réputées avoir eu lieu »

Il s’agit bien là, redisons-le d’une véritable déclaration de guerre à l’encontre des syndicats et des représentants du personnels.

L’ordre du jour du CCE fixe clairement les 2 réunions de l’instance aux 13 et 14 décembre 2010.

Il n’est pas question d’une convocation pour le 15 décembre. Pire encore, une bonne partie des représentants du personnel au CCE issus des établissements ultramarins de RFO n’ont pas prévu de rester plus de 2 jours (pourquoi le feraient-ils ?) et ont organisé leur séjour à une dizaine de jours des fêtes, en conséquence. Nombreux sont ceux qui sont à des milliers de kilomètres du siège et doivent justement programmer leur voyage : billet d’avion AR et hébergement. La direction pense peut-être que changer un billet d’avion pour la Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna, Cayenne, la Martinique, la Guadeloupe ou tout autre DOM et TOM en claquant des doigts (certaines destinations ne bénéficient pas de vols quotidiens) ; que les élus n’ont pas de vie de famille, de planification professionnelle et qu’ils sont corvéables à merci.

La direction n’en a cure…elle indiquait du reste ce matin à quelques syndicalistes qui la prévenaient du risque qu’elle encourrait à tenir cette réunion hors la loi : « on fera avec ceux qui seront là ».

Pas plus la direction n’a-t-elle tenu compte de la lettre du Secrétaire du CCE (lui-même venant de Guadeloupe) qui écrivait « J'ai reçu, de même que tous les élus du CCE, une convocation pour un CCE à 15 H ce jour. Il me semble, pour vous l'avoir déjà dit, que ce ne serait pas possible dans la mesure où les élus du CCE n'ont pas été convoqués dans les délais et qu'ils ne peuvent donc être détachés pour cette séance. Nous pourrions donc envisager la reprise du CCE, les 19 et 20 janvier, tout en tenant compte, bien sûr, des demandes faites lors de la séance du 14 décembre. »

Cerise sur le gâteau, ce 15 décembre 2010 à la même heure, se tenait le CE de France 2 où deux représentants au CCE siègent également.

Face à ces graves atteintes au Code du travail et aux lois de notre République, aux manquements aux principes légaux qui nous régissent, face à ce mépris évident des salariés et de leurs représentants, la direction qui affirme devant les parlementaires « privilégier le dialogue social » mais fait le contraire chaque jour qui passe, préfère donc le conflit à la négociation. La direction ne laisse d’autres choix aux syndicats, une fois encore que de saisir la Justice…ce qu’ils sont contraints de faire.

mardi 14 décembre 2010

Rémy Pflimlin : Une réforme au pas de charge à France Télévisions contre les salariés mais pour satisfaire les parlementaires.

Rémy Pflimlin : Une réforme au pas de charge à France Télévisions contre les salariés mais pour satisfaire les parlementaires.

Ce 14 décembre, alors même que Rémy PFLIMLIN le vielle sonnait le tocsin et rameutait tout un chacun en toute hâte pour lui sortir les documents destinés à son audition devant les parlementaires de la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale, il a indiqué devant cette dernière que "les économies que doit faire l'entreprise unique France Télévisions seront faites".

Selon lui, la réorganisation du groupe audiovisuel public voulue par son prédécesseur Carolis, sera « accélérée ».

"Les économies que doit faire l'entreprise unique France Télévisions, nous les ferons, à travers la direction des moyens des antennes ", a martelé Rémy Pflimlin. "Les négociations sur les achats de programmes continueront à être mutualisées et centralisées, via un guichet unique", a-t-il insisté.

Devant les parlementaires, le nouveau pdg de France Télévisions a également affirmé «Pas question de détricoter cette entreprise unique telle que l'a voulu la loi de décembre 2009 ». Personne ne le lui a demandé d’ailleurs, pas plus les syndicats que les salariés totalement démotivés et déstabilisés. Mais le passage à l’entreprise unique n’implique en rien, la précipitation, le foutoir et encore la navigation à vue. C’est du reste, pourquoi les représentants des salariés au CCE CGC, CFDT, SNJ et SUD à qui Rémy Pflimlin tient un discours diamétralement opposé à celui qu’il tient aux politiques, ont voté un droit d’alerte à France Télévisions

Comment croire alors que Rémy Pflimlin ne cesse de redire depuis 4 mois, sa volonté de redonner leur identité à chacune des chaînes du groupe, en insistant notamment sur la mission de proximité de France 3 dont l'audience ne cesse de se déliter (10 % environ de part d'audience en moyenne annuelle) contre 14% pour France 2, que sa nouvelle organisation bâtie sur un retour au fonctionnement vertical des chaînes pourrait-t-elle cohabiter avec la centralisation outrancière à l’horizontal flanquée d’une piteuse organisation matricielle qui ne marche dans aucune entreprise en France que l’équipe sortante avait tenté de mettre en place ?

Alors son audition sur l'exécution du Contrat d'objectifs et de moyens par la commission des Affaires culturelles et la commission des Finances de l'Assemblée nationale avec en filigrane la « réorganisation du groupe audiovisuel public » et les économies d’échelle, elle est à cent mille lieues des inquiétudes des salariés.

Que le « dégé » de France 3 François Guilbeau précise devant les députés que "les créneaux régionaux seront élargis dès le premier trimestre 2011" ou encore qu’"un nouveau programme quotidien à la mi-journée, d'une durée de 1h40 serait lancé fin janvier, en direct d'une région", n’y changera rien.

Carolis avait vendu au gouvernement le fait que l’ensemble des personnels le soutienne et attende avec impatience sa réforme qu’il était « urgent » de mettre en œuvre; les faits ont montré qu’il n’en était rien et que tout cela n’était que bobards. Cette précipitation autiste et péremptoire sans aucun respect des salariés, a eu raison de celui qui n’en avait cure.

Il y donc fort à penser que le copié-collé qu’essaie d’imposer son successeur, unilatéralement et à marche forcée comme il y a quelques semaines, n’ait maintenant plus aucune chance de passer et que cette fois-ci les salariés qui voient leur entreprise tomber au plus bas manifestent plus clairement leur hostilité à cette casse organisée sur leur dos.

L'organisation matricielle à France Télé : "4 au cube" (4 fois plus de responsables donc 4 fois plus de problèmes donc ça marche 4 fois moins bien.)

L'organisation matricielle à France Télé: 4 fois plus de responsables donc 4 fois plus de problèmes....donc ça marche 4 fois moins bien.

La direction de France Télévisions voudrait faire fi du droit d'alerte voté en CEE par les élus des syndicats CFDT – SNJ – SUD – CGC qui s’associent d'ailleurs au texte.

En continuant de vouloir consulter les élus sur l'organisation qui fait justement l'objet de ce droit d'alerte, la direction entend laisser le fonctionogramme illégal et incohérent de l'équipe sortante s'installer insidieusement. Autrement dit, s'accrocher coûte que coûte à la réorganisation carolisienne qui nous a rebattu les oreilles pendant des mois avec son organisation matricielle (dit aussi séquençage matriciel ou encore matriçage) qui a crée environ 4 fois plus de "responsables" donc 4 fois plus de problèmes....pour un résultat 4 fois moindre; plus personne ne sait dans ce système qui fait quoi.

C'est justement parce que l'ensemble des syndicats CGC CFDT – SNJ – SUD qui ont voté ce texte, avaient les plus grandes craintes sur la viabilité de l'entreprise, tant au niveau de l'emploi, que de l'organisation, de la stratégie, du financement ou encore de sa politique de programmes...qu'ils ont décidé d'avoir recours à un cabinet d'expertise, le cabinet Sextant, pour qu'il analyse de façon indépendante et sereine la situation (aujourd'hui explosive).

Demander aux élus du CCE de se prononcer sur la poursuite de cette réorganisation "horizontale" avec son "sacrosaint" séquençage matriciel ( qui ne marche dans aucune entreprise en France) alors que les annonces de retour à la verticalité et l'autonomie des chaînes annoncé par Rémy Pflimlin, sans attendre même que le cabinet d'expert mandaté pour présenter son rapport sur le droit d'alerte l'ait rendu, cela n'a juridiquement aucun sens et caractériserait à l'évidence le délit d'entrave dont se rendrait coupable la direction en s'entêtant.

lundi 13 décembre 2010

Droit d'alerte voté au CCE de France Télévisions...la cgt refuse de se prononcer et dénonce une parodie de réunion.

Après donc la motion préalable votée à l'unanimité des membres du CCE (les cégétistes ayant quitté la salle....sauf 1), le vote formel du droit d'alerte est donc intervenu faisant lecture d'une motion s'y rapportant.

Pour les représentants de la cgt sur place qui n'ont voté aucune des deux motions, ni celle préalable , ni celle liée au droit d'alerte, il s'agissait soi-disant d'une parodie de démocratie et donc une parodie de CCE...et ils savent de quoi ils parlent lorsqu'ils parlent de parodie de démocratie lorsqu'ils s'expriment.

Rappelons que les représentants de la cgt ont "normalement" été élus pour représenter et défendre l'intérêt de tous les personnels, non de quelques uns et encore moins de quelques adhérents ou sympathisants de tel ou tel secteur ou telle ou telle filière.

Que pendant plus d'un an, elle a accompagné la réforme Carolis avec son cortège d'inepties...qu'à cause de l'avis rendu en décembre, a permis à la direction "amie" de mettre en oeuvre dès décembre 2009 ce que la cgt qualifiait dans un écrit, il y a peu, de "bordel" ou encore "d'usine à gaz" et que fait aujourd'hui que i vous demandez : "qui est responsable de ceci ou cela" et que vous le trouvez vous avez un bol monstre.

Aujourd'hui avec l'accompagnement de la réorganisation Carolis par la cgt, les gens sont soit:

- 1°) pas encore responsable parce l'ancien organigramme n'a jamais été adopté,

- 2°) ex responsable en terme d'organigramme précédent donc finalement plus puisque le "fonctionnogramme" est malgré tout mis en œuvre

- 3°)voire presque responsable...si le projet était allé à son terme, ils le seraient mais là ils vous adressent à leur prédécesseur qui tout le monde l'aura compris n'est plus responsable en fonction du 2°)

Merci qui?

Alors le numéro de "syndicaliste outragé" dénonçant le "dénie de démocratie" et cette "parodie du droit", il y a bien longtemps qu'il ne trompe plus personne. La cgt est même allé jusqu'à impliquer dans cette parodie de "décision et de réunion" le bulletin professionnel d'informations média publié à 7h30 précise Satellifax (c'est la cgt qui le dit) et qui aurait annoncé le jour même, en exclusivité, "le vote du droit d'alerte". [ à l'heure où nous publions cet article, nous n'en avons pas encore connaissance].

Quel argument minable et tellement bidon. Satellifax publiait un article après le CCE de novembre où il était indiqué que la direction avait demandé un délai pour répondre aux questions du CCE liées au droit d'alerte....et que faute de réponses pertinentes à ces questions, il était fort probable que ce dernier soit voté en décembre 2010.

voici donc le texte de la motion liée au droit d'alerte adoptée à l'unanimité des membres du CCE (la cgt refusant de prendre part au vote)

Motion droit d'alerte

Après lexamen des réponses apportées par la direction aux questions écrites posées par les élus lors du CCE des 18 et 19 novembre 2010, les représentants du CCE constatent :

- Absence d'un organigramme détaillé correspondant à la situation actuelle dans les

établissements ainsi que d'un organigramme cible

- Pas de précisions sur les liens hiérarchiques et les liens fonctionnels

- Absence d'un calendrier détaillé des différentes phases de la mise en place de

l'organisation proposée par la direction.

- Absence de localisation géographique pour l’ensemble des services et d'un

calendrier d'information consultation des CHSCT et des Comités d’établissements.

- Aucune information concernant la méthode sur les diagnostics partagés avec les

« collaborateurs » auxquels la direction fait référence

- Pour chaque directeur délégué, directeur adjoint et directeur des chaines, aucune

information sur les feuilles de route et les objectifs, et pas de calendrier de ;

consultations des instances concernées par ce point.

- Sur l'emploi, la direction n'apporte aucune réponse précise et chiffrée sur l'état des

lieux, ni données qualitatives, quantitatives, ni fiches de postes ni perspectives

d'emplois par service et par établissement. Aucune réponse non plus sur les

conditions de travail.

- Aucune précision sur le détail des coûts de transition, notamment sur la partie

Ressources Humaines.

- Pas de précision sur les enveloppes globales financières des investissements SI

et les conséquences sur l'emploi de la mise en place de ces nouveaux outils de

gestion.

- Aucune information sur les investissements générés par la convergence annoncée

de tous les matériels techniques, pas d’indication sur les priorités en matière

d’investissements. Pas d’audit, pas d’état des lieux du parc de caméras de

reportage existant.

- Par ailleurs, différentes questions ont été posées oralement lors du dernier CCE,

dans le cadre de l’article L-2323.78 du code du travail, et sont toujours sans

réponse.

Les élus du CCE constatent donc que les réponses de la direction n'ont pas apaisé les inquiétudes exprimées sur la situation économique et l'emploi.

Le Comité central d’entreprise décide donc de recourir à l’assistance du cabinet Sextant Expertise, expert-comptable, en vue d’exercer son droit d’alerte, dans le cadre des articles L 2323-78 et suivants et L 2325-35 et suivants du Code du Travail.

Paris, le 13 décembre 2010

Motion votée par les 10 élus présents.

Les syndicats CFDT – SNJ – SUD – CGC s’associent.

Lisez le dernier article de Satellifax à ce sujet:

FRANCE TELEVISIONS / CCE : vote hier du droit d'alerte

Les élus de l’intersyndicale (CFDT, SNJ, Sud, CGC) de France Télévisions ont voté hier une motion de droit d’alerte, comme c'était prévisible (nos informations d’hier).

Ils critiquent entre autres l’absence d’un organigramme détaillé, celle d’un calendrier détaillé « des différentes phases de la mise en place de l'organisation proposée par la direction » ou encore l’absence d’information « concernant la méthode sur les diagnostics partagés avec les « collaborateurs » auxquels la direction fait référence », ou encore l’absence d’information sur les investissements générés par la convergence annoncée de tous les matériels techniques. Les élus du CCE, jugeant donc que « les réponses de la direction n'ont pas apaisé les inquiétudes exprimées sur la situation économique et l'emploi », ont décidé de recourir à l’assistance du cabinet Sextant Expertise, expert-comptable, en vue d’exercer leur droit d’alerte.

La CGT de son côté a refusé de participer à « cette parodie de CCE », critiquant l’absence du pdg Rémy Pflimlin et des « vrais problèmes » pas à l’ordre du jour, comme « le déclin des programmes régionaux de France 3 », « l’immense déception de TNT outre-mer », la question des moyens dans le virage du global média et du tout numérique, le financement, avec notamment « la remise en cause des économies sur les contrats avec les producteurs privés que l’on pouvait attendre du guichet unique ».

Motion préalable adoptée au CCE de France Télévisions qui a commencé par mettre en rogne la cgt....

Ce lundi 13 décembre au matin, les élus du CCE de France Télévisions ont adopté une motion préalable au vote du droit d'alerte qui était inscrit depuis novembre 2010 et au regard duquel la direction avait souhaité obtenir un délai pour pouvoir répondre à la série de questions que se posaient ensemble les élus CGC, CFDT, SNJ et SUD publiée sur notre blog dès le 24 novembre.

Les élus CGC, CFDT, SNJ et SUD y déploraient "l’inconséquence manifestée par la direction de France Télévisions en matière d’information du CCE et de ses commissions".

Et dire qu'il y a encore quelques semaines dans un tract de la cgt sonnant comme un "oukase" à l'endroit de la direction de France Télévisions...(attention, il y a 2012...si vous ne voulez pas faire avec nous...gare à l'échéance!), le donneurs de leçon démocratiques avaient la culot d'écrire que les syndicats CGC, CFDT, SNJ et SUD "développaient le tapis rouge à Rémy Pflimlin".

Il fallait quand même oser...la cgt qui a accompagné la réforme Carolis jusqu'à sa validation en décembre 2009 par l'avis qu'elle rendait, validant également par la suite l'espèce de machin truc générateur de souffrances, de stress, d'inquiétudes et d'angoisses : le fonctionnogramme.

Ils ne sont pas à une contradiction près, les cégétistes qui ont par le même occasion raillé une fois encore l'absence du pdg puis dénoncé ensuite "une parodie l'instance" avant de claquer la porte...en prenant soin d'éviter ainsi soigneusement de voter le droit d'alerte.

Voici le texte de cette motion:


Motion préalable

Les représentants élus du Comité Central d'Entreprise déplorent l’inconséquence manifestée par la direction de France Télévisions en matière d’information du CCE et de ses commissions.

La direction n’a pas honoré l’engagement pris au moment de l’élaboration de l’ordre du jour de cette réunion du CCE de fournir des documents détaillés sur son projet d’organisation, service par service.

Les membres du CCE constatent que la direction n'a pas répondu sérieusement aux demandes des différentes commissions de travail du CCE et du CCE lui-même:

· non respect des délais de transmission des documents

· pas de documents pertinents

· pas d'informations précises

· pas ou peu d'interlocuteurs habilités à répondre aux questions des représentants des salariés, comme l'ont d'ailleurs reconnu eux-mêmes certains cadres dirigeants de l’entreprise.

Le refus de répondre à ces demandes légitimes ne peut que perturber le dialogue social et entraver le travail du CCE. Si les membres du CCE veulent mettre un terme rapidement aux effets néfastes de la réforme mise en œuvre depuis le 4 janvier 2010, ils ne sauraient pour autant cautionner une organisation alternative sans en mesurer précisément les contours et les impacts.

Le CCE exerce sa mission dans un esprit constructif et responsable : mettre un terme à la souffrance des salariés impose de faire preuve de pragmatisme, pas de complaisance.

Au cours de la séance du 21 octobre 2010, par une résolution, le CCE a pris acte d’un nouveau schéma de direction, qui ne peut s’entendre que comme la première étape d’un processus global dans l'attente d'une consultation loyale et sincère sur les modifications de structures.

Aujourd’hui, par l’inconsistance des documents fournis, la direction démontre sa volonté d’empêcher le CCE d’exercer réellement ses prérogatives.

Par conséquent, les représentants du CCE exigent que la direction réponde dès maintenant aux différentes questions écrites qu'ils ont posées sur la situation économique et l'emploi, dans le cadre de l'article L-2323.78 du code du travail. Le point n°12 figurant à l’ordre du jour doit être examiné en premier lieu dès l’ouverture de ce CCE.

Motion votée à l'unanimité des élus (puisque les cégétistes étaient partis...sauf leur représentant syndical laissé là en "observateur" mais qui ne se priva pas de participer à l'ensemble des points)

mardi 7 décembre 2010

La CGC Médias mise au pied du mur par la cgt !

La CGC Médias mise au pied du mur par la cgt !

Dans deux mails adressés par un élu cégétiste du CCE de France Télévisions aux membres de la CGC mais plus largement aux membres du bureau et aux autres élus, la CGC Médias mais aussi ses alliés de la CFDT, du SNJ et de Sud sont enjoints de cartonner le nouveau PDG au prochain CCE.

Dans un premier écrit, l’élu cgt à peine méprisant proposait au Secrétaire de l’Instance « d’amener un jeu de cartes pour faire une belote ? » (sic) …ce dernier ironisait en indiquant « Et on prépare quoi ? Ni ordre du jour ni document ! ».

Il n’est pas inutile d’expliquer à cet élu de la cgt que la convocation au CCE ( a fortiori celle de la préparatoire pour laquelle rien pas précisé) avec les dates de réunions peut-être distincte de l’ordre du jour. En l’occurrence, l’ordre du jour étant encore à ce moment là dans l’attente d’un retour pour signature de la présidence, il était donc logique d’adresser les deux documents l’un après l’autre.

Quant au deuxième mail, suite au droit d’alerte soumis à consultation des élus du CCE et pour lequel la direction a demandé un délai afin, normalement, de répondre aux questions posées, il est clair que l’élu cgt s’impatiente, en devient presque agressif et pousse l’ensemble des élus du CCE à prendre leurs responsabilités, d’arrêter de perdre du temps et de s’opposer à « l’usine à gaz Pflimlin ».

Chacun peut ainsi découvrir dans son texte que « l'usine à gaz Pflimlin est contraire à la loi »…[où sont-ils donc les beaux jours de la formidable réorganisation Carolis, elle, probablement plus en phase avec la cgt d’ailleurs plus qu’avec la loi ?]

Voici le texte du mail impatient : « De plus en plus de critiques sont publiées sur l'usine à gaz Pflimlin, contraire à la loi, et le CCE il fait quoi à part rendre des avis ? Quelles sont les contre propositions ? Où sont les expertises qui permettrait s'éclairer les élus sur la réorg Pflimlin ?

L'avis à la hussarde du CCE d'octobre vient de permette à Sled de sabrer d'un seul trait coté jardin, coté cuisine, coté maison, Direct chez vous et Ce soir ou jamais ! Et il n'y a pas de point sur les grilles à l'ordre du jour du CCE ! Qu'il est loin le temps des commissions ad'hoc... »

En conclusion et en précisant que contrairement à la cgt qui, elle, a bel et bien rendu un avis en décembre 2009 pour permettre à Carolis de mettre en œuvre son illégale réorganisation assortie de son fonctionogramme tout autant hors la loi, les élus CGC, CFDT, SNJ et SUD ENSEMBLE qui n’ont jamais rendu d’avis depuis le départ du « regretté sortant » contrairement aux allégations mensongères du cégétiste, n’ont pas l’intention de voir revenir par la fenêtre des bouts voire des pans entiers de la « restructuration » Carolis sortis par la porte alors qu’ils s’y sont opposée tout comme ils l’ont, eux, combattue depuis le début.

Christine Ockrent : « Le Président de la République aurait choisi son camp » !

Christine Ockrent : « Le Président de la République aurait choisi son camp » !

Vendredi 3 décembre, Christine Ockrent confirme qu’elle serait avec le Président de la République dans l’avion à destination de Bengalore qui l’amène pour un voyage officiel de 4 jours en Inde.

Selon le conseiller présidentiel de l’Élysée, Christine Ockrent fait partie du voyage à sa demande pour signer contrat de joint venture au nom de France 24 avec une télévision locale.

En revanche pour l’intéressée, sa présence à bord prouverait que « Le Président de la République aurait choisi son camp. » …autrement dit dans le « scandale du système d’espionnage interne à France 24 », qui fait la une de Marianne cette semaine, suite à l’entretien préalable au licenciement de Candice Marchal (38 ans), sûrement la plus proche collaboratrice de Christine Ockrent, la première qu’elle a embauchée à France 24 – entretien conduit par Alain de Pouzilhac le PDG avec la directrice des ressources humaines et concernant la découverte sur son ordinateur de 2,5 millions de documents piratés provenant du parc d’ordinateurs de la holding du groupe AEF (Audiovisuel extérieur français), qui chapeaute RFI, France 24 et TV5 Monde – « le Président de la République aurait donc choisi son camp » [celui de Christine Ockrent la DG et non celui d’Alain de Pouzilhac le PDG ] !!!!!

Le scandale du système d’espionnage interne à France 24 qui remonte apparemment jusqu’à 2008 et fait également l’objet d’une plainte déposée par le PDG de la holding du groupe AEF (Audiovisuel extérieur français), est loin d’être terminé.

Ce n’est certainement pas le licenciement de la proche collaboratrice de la directrice générale arrivée semble-t-il à sa convocation qui a duré environ 1h30 en voiture avec chauffeur celui de Christine Ockrent (ce dernier l'avait attendue jusqu'à sa sortie), qui éteindra l’incendie. Et ce n’est pas non plus les déclarations de la directrice déléguée à tous les médias qui s’est vigoureusement désolidarisé de Candice Marchal après lui avoir pourtant « laissé sa voiture avec chauffeur », qui ralentiront la Justice.

La sanction pour l'entreprise tombera lundi. Il est inévitable après la saisine de la juridiction pénale et au regard de la nature des informations volées, à savoir 2,5 millions de documents piratés, constituant un délit celui d’« intrusion » dans un système informatique donc le fait de subtiliser des données privées à l’insu des utilisateurs, que l’instruction ne fait que commencer.

Pour la salariée dont la carrière professionnelle risque fort d’être chaotique et qui a tout d’abord nié avant de se rétracter en précisant que « le piratage informatique n’avait commencé qu’en septembre 2010 » - ce qui semble bien peu probable compte tenu de la date de nombreux, quelles étaient finalement les motivations ? En quoi les informations de « nature stratégique et confidentielle » sur l’entreprise contenues dans ces documents pouvaient concerner le sort d’une assistante travaillant exclusivement pour France 24 dans des tâches liées aux diverses activités de Christine Ockrent ? Combien de mails adressés à Christine Ockrent liés à tout ceci ?

Enfin, la question que devront inévitablement se poser les enquêteurs de police, combien de documents piratés sur l’ordinateur de son ex patronne désolidarisée ?

lundi 6 décembre 2010

Lisez l'article CGC concernant les aveux de la collaboratrice de Christine Ockrent...2,5millions de fichiers détournés ples tard !

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Après avoir scrupuleusement respecté la présomption d’innocence dont bénéficie théoriquement toute personne en France, nous nous permettons désormais de citer nommément Candice Marchal, « Responsable des Coordinations » de France 24, cette dernière ayant avoué, lors de son entretien préalable au licenciement ce vendredi 3 décembre, être à l’origine du piratage informatique organisé dont est victime l’Audiovisuel extérieur de la France depuis 2008.

C’est donc de sa propre initiative et parce qu’elle craignait pour son poste (sic) qu’elle aurait, avec l’aide d’un prestataire en infogérance recruté par Christine Ockrent, orchestré cette vaste opération d’espionnage de la -presque- totalité des cadres dirigeants de l’AEF.

Un réflexe somme toute bien naturel en pareille circonstance. Quel salarié n’a jamais détourné 2,5 millions de fichiers confidentiels pendant deux ans pour savoir ce que son patron pense de lui ?

Sans préjuger de la pertinence de cette ligne de défense, nous nous interrogeons cependant sur les nombreuses coïncidences qui émaillent cette affaire et laissent au contraire à penser que Candice Marchal était bel et bien en service commandé.

Mais qui, au sein de l’AEF, pourrait bien avoir eu intérêt à détourner ce genre d’informations ? Des rumeurs persistantes dans la presse évoquent notre Directrice générale déléguée, avec qui Candice collabore étroitement depuis plus d'une dizaine d'années.

Christine Ockrent, qui sait bien que la rigueur et l'honnêteté ne sont pas les qualités premières du journaliste français, ne tarde pas à apporter un démenti catégorique dans les Echos :

« Je ne suis pour rien dans cette affaire. Il est absurde de penser que le numéro deux du groupe fait de l'espionnage. »

Paul Valéry disait que le réel ne peut s’exprimer que par l’absurde... Seule l’enquête dira ce qu’il en est ; on peut néanmoins se prendre à espérer qu’elle ne s’arrêtera pas à la coupable désignée...

La plainte déposée par l'AEF : pages 1 2 3

Pour voir le texte de la plainte déposée par l'AEF ou d'autres publications, rendez-vous sur le site CGC de France 24 en cliquant sur le lien du titre.