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mercredi 27 mars 2013

Patino n’a rien trouvé d’autre pour France Télé que le retour du radio-crochet et l’arrivée du roman-photo.

Dans une interview qu’il a donnée mardi 26 mars à « Libération », Patino qui ne répond pas à la question des journalistes « Quelles émissions vont s’arrêter ? » mais préfère ironiser « Je ne vais pas vous donner une liste », a quand même indiqué ce qu’il prévoyait.

Comme il le clame haut et fort (et il sait de quoi il parle) « Mon boulot, c’est de faire que l’économie ne l’emporte pas sur l’éditorial car chaque patron a reçu son budget et sait très bien qu’il doit faire des choix. », Patino a visiblement choisi : ce sera le retour du radio-crochet et l’arrivée du roman-photoc’est lui qui le dit.

A la question « Monter en gamme, ça veut dire que vous supprimez totalement les émissions de scripted reality ? » il va, en quelques lignes, dire blanc et noir juste après : « Je refuse d’être sur une position de principe en ayant des interdits sur la façon d’écrire des histoires. Il ne faut pas se laisser piéger par la sémantique : il n’y a aucun format interdit sur le service public… » [comprenez, la scripted reality a donc sa place sur le service public !] 

Et d’ajouter « En revanche, certaines façons de les faire [les histoires donc !] n’y ont pas leur place. » [comprenez, la scripted reality telle qu’elle est n’a donc pas sa place sur le service public !] 

Et de synthétiser tout ça « En clair, on va demander aux gens qui en créent [des histoires de scripted reality n’ont pas leur place en l’état mais l’auront demain une fois réécrites par ceux qui créent ces programmes !] de la faire différemment. » 

Il fallait simplement y penser !!!! C’est donc pour cela que Patino a déjà programmé sur France 2, en remplacement de Julien Courbet soi-disant trop cher, un « Plus belle la vie »mais pas français, allemand ! 

Après "Les feux de l'amour", intitulé « Le tourbillon de l’amour », l’action de cette série allemande style roman-photo des années 60 se situe dans un hôtel cinq étoiles. La série qui dispose déjà d’un stock confortable d’épisodes de cinquante minutes chacun : près de 2.000 sont déjà disponibles (c’est vous dire !),  suit le quotidien des employés et des clients de l’établissement. 

La création française a de quoi se réjouir avec ce choix « européen » de Patino et Vilamitjana ! 

Deuxième scoop de programmation toujours dans l’interview de « Libé »…après le roman/photo-vidéo, le retour du radio-crochet.

Les journalistes qui comme le blog CGC Média sont semble-t-il restés sur leur faim et n’ont guère compris les finesses de langage Patino, ont quand même souhaité renouveler différemment leur question « Vous interdisez-vous la télé-réalité ? ». Et là, ils n’ont pas dû été déçus « Je ne sais même plus ce que c’est, la télé-réalité. » Voilà pourquoi, il disait un peu tout et son contraire juste avantil n’y a pas de honte à dire qu’on ne sait pas.  

La suite est presque cohérente. Comme il ne sait pas, il improvise un peu « Evidemment, on ne fera pas Carré Viiip ou les Anges de la télé-réalité. Mais « The Voice », par exemple, ce n’est pas du tout indigne sur le service public. » 

Patino qui dit « ne pas se souvenir de Pierre Desgraupes mais  de Marcel Jullian [avant Desgraupes donc…étonnant et paradoxal !] au moment où grâce à ce dernier, Antenne 2 était totalement de son époque. », fait donc un deuxième vœu : une émission type «  The Voice » pas du tout indigne du service public et qui y a toute sa place ». 

Ben on y est arrivé. Quelle audace !

Patino qui affirme péremptoirement « Moi, je crois aux prises de risques » souhaite donc une sorte de télé-crochet, où la chaîne qui le diffusera, France 2 par exemple mettra les petits plats dans les grands : un nouvel animateur, un jury composé de célébrités,  une diffusion le samedi soir en prime-time – histoire de ! - et une grande finale prévue en direct avec vote des téléspectateurs !!! 

C’est top. Super idée…il faut bien le reconnaître. Il ne reste plus qu’à lui trouver un nom audacieux un peu anglicisant genre Sing…quelque chose ! 

Attendez, que personne ne bouge !  Quoi ? C’est  déjà vu ou déjà fait !!!!! Vous plaisantez ?
Non. La dernière semaine de septembre 2011, Claude-Yves Robin ex dégé de France 2 était viré peu de temps après avoir lancé un grand programme de rentrée: « Sing-Off 100% Vocal. » (le télé-crochet qui n'a pas franchement rencontré son public et qui a fait un bide, si nos souvenirs sont bons) 

C’est ballot ! Patino qui tenait là pour son interview une idée force...Il pourra toujours se rabattre sur l’éternel « bestiaire » lui qui déclare « Je crois plus à des émissions de divertissement et d’humour qui sont imprégnées de culture et de connaissance plutôt qu’à des cases réservées comme dans des zoos à la culture et à la connaissance. »… 

ou encore « Continuer à lancer des trucs, imaginer de nouveaux programmes, faire venir de nouveaux visages. » avec pourquoi pas, une émission parrainée par Optic 2000 en résonnance à ses propos « Il y a la rémanence rétinienne, ce qui reste de nos programmes : c’est ce qui va distinguer ce qui est le service public de ce qui ne l’est pas. » !!!!!

Ne victimisez pas plus Pflimlin, il le fait suffisamment comme ça lui-même !

Ne victimisez pas plus Pflimlin, il le fait suffisamment comme ça  lui-même !
Le 2 avril  prochain, les patrons de télévision et de radios privés TF1, M6, NRJ, Nextradio TV, RTL, Europe 1... sont conviés à l'Élysée le 2 avril par François Hollande.
Nicolas de Tavernost, patron de M6 déclaré lors d'un déjeuner avec l'Association des journalistes médias, ce 26 mars : « Nous allons demander à ce que l'État confirme son engagement de maintenir la suppression de la publicité après 20h sur le service public, et de supprimer la publicité avant 20h en 2016, comme il l'avait prévu dans la loi » en ajoutant « En Europe, les services publics télévisuels ont pas ou peu de publicité ».
Les auteurs du courrier estiment qu’une éventuelle réouverture de la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques (...) est un « sujet de préoccupation majeure qui ne ferait qu'amplifier de manière durable la crise que notre secteur affronte ».
Pourquoi une telle démarche ? Parce qu’en période de crise la manne publicitaire qui était de 100 - si on la compare à un gros gâteau – aurait fondu d’environ 10% et ce alors même qu’il y a plus de convives autour de la table (les 6 nouvelles chaînes de la TNT gratuite) justement pour partager ce qui reste du gâteau.
Mais ce n’est pas si simple; ce n’est pas parce une grande majorité d’entreprises y compris les très gosses qui la subissent également, ont réduit leur budget pub que les contribuables français doivent continuer de compenser.
Cette rencontre fait probablement suite à une lettre qui a été envoyée le 20 février dernier par huit acteurs du secteur  (RTL, NRJ, Numéro 23, L'Equipe, Lagardère, TF1, M6 et NextRadioTV) à François Hollande dont « Les Echos » ont eu copie amis surtout aux dernière déclarations de Pflimlin qui avait laissé entendre dans la presse que les difficultés économiques de France Télé pourraient être en partie surmontées si l'Etat autorisait un retour même partiel de la publicité sur les chaînes publiques après 20h
D’abord l’idée ne vient pas de Pflimlin mais ensuite comme le dit parfaitement Martine Martinel dans son rapport parlementaire, les prévisions de recettes publicitaires mises en avant par Pfimlin étaient «  hypocrites et insincères »…Demandez le donc à Philippe Santini et Christophe Scherer, respectivement numéro 1 et 2 de le régie, virés depuis !
Le responsable de tout ce souk, c’est bien Pflimlin comme c’était déjà lui chez Pressatlis, société de diffusion de la presse parisienne, toujours au bord de la faillite et que les contribuables ont déjà dû recapitaliser.
Oui messieurs, si Pflimlin fait aujourd’hui votre unanimité contre lui, rassurez-vous, il fait également l’unanimité contre lui, tout d’abord à France Télévisions, côté salariés tous remontés contre le foutoir qui règne à tous les niveaux mais aussi  côté politiques et pouvoirs publics qui unanimement constatent la catastrophe industrielle et économique dont il est responsable avec sa garde rapprochée.
De grâce, messieurs les patrons de l’audiovisuel privé, ne victimisez pas plus Pflimlin, il le fait suffisamment comme ça  lui-même et pensez au sort de ces 11.000 femmes et hommes inquiets qu’il imagine entraîner avec lui dans sa chute !

mardi 26 mars 2013

Patino a perdu une nouvelle occasion de se taire !


Patino a perdu une nouvelle occasion de se taire !
Dans une interview qu’il donne à Libération ce 26 mars, Patino répond sur un deux pages aux questions de Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos.
Sa photo qui occupe quasiment toute la première page du journal, façon« vous m’avez surpris, je ne m’y attendais pas » ou encore style Claude Vega aux plus belles heures des émissions d’humour de la télé encore en noir et blanc,

est sous-titrée en gras et gros « Mais enfin, il ne s’agit pas d’éteindre la lumière ! ».

Cette interview ne nous apprend rien car à presque chaque question le « monsieur programmes de Pflimlin » botte en touche. Les propos y sonnent creux :

« Je ne vais pas vous donner la liste des programmes supprimés… » [on ne saura donc jamais lesquels !]
« J’ai quelques idées assez précises sur ce qu’on doit être éditorialement parlant… »[on ne saura jamais non plus lesquelles!]
« Il faut faire des choix ambitieux… »[on ne saura pas non plus lesquels!]
« Il faut innover et créer…continuer plus que jamais à lancer des trucs…» [enfin bon sang de bois, lesquels!]
« La télé c’est 3h30 par jour mais il y a tous les autres écrans et là vous me voyez arriver avec mes gros sabots… » [pas vraiment non ! Pourquoi on devrait et ces 3h30 de télé par jour auxquelles il fait référence, comment compte-t-il les occuper ? Avec quels programmes ? Mystère, on ne saura pas non plus lesquels!]

C’est consternant de platitude.

Le plus énorme, c’est la phénoménale boulette que fait Patino dans cet exercice de questions/réponses dès le départ.

A la question « Vous arrivez à ce poste d’homme de programmes - fonction qui paraît-il manquait à Rémy Pflimlin - dans un contexte économique difficile. Comment fait-on des programmes et dans quels conditions ? »

Patino qui commence par dire« On ne va pas se mentir » [croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer…voilà le lecteur prévenu !] va justement enchaîner avec le plus gros bobard qui soit « Le plan d’économies entériné vendredi 22 mars lors du conseil d’administration par Rémy Pflimlin, va toucher tout le monde et impacter tous les programmes. Enfin il ne s’agit pas d’éteindre la lumière ! »

Aucun « plan d’économies » n’a été « entériné vendredi lors du conseil d’administration » comme l’indiquait le blog CGC Média et pour cause…Pflimlin n’a rien soumis au vote des administrateurs ; Patino devrait le savoir !!!! Crédibilité quand tu nous tiens !

En le faisant Pflimlin risquait d’être mis en minorité avec un vote contre et donc par voie de conséquence de devoir démissionner immédiatement.

Pflimlin n’a sûrement pas oublié les propos et les prises de position de Christophe BAUX PDG de La Monnaie de Paris et administrateur de France Télévisions qui s’était déjà illustré l’année dernière avec sa phrase choc "Les comptes sont mauvais…si France Télévisions continue comme ça, dans six mois, les caisses seront vides et qui: « souhaite qu'effectivement le processus menant à un futur COM soit mieux maîtrisé et plus transparent à l'égard du Conseil que ne l'a été le précédent.
Il rappelle s’être abstenu lors du COM précédent. Il précise que si les choses ne changent pas dans la méthode, il ne s’abstiendra pas pour le prochain COM et votera  contre.
Il militera auprès d'autres administrateurs pour qu'il y ait un vote contre assez large.
Il note que cela s'est déjà vu dans ce Conseil il y a quelques mois, que l'État soit mis en minorité. Ce qui a été fait peut se refaire. Il indique enfin, le faire un peu comme un avertissement solennel : il faut que le Conseil d'administration soit impliqué dans la stratégie et donc dans la définition du COM. Cela ne peut pas être un document qui arrive en conseil comme cela, tout ficelé et discuté dans les couloirs ministériels. »

Il était donc prévenu Pflimlin !

Alors quand il va raconter à Libé « sans se mentir »que « Le plan d’économies a été entériné vendredi [22 mars]lors du conseil d’administration… », il a encore et encore perdu là une occasion de se taire Patino !

Redisons-le au « numéro 2 » comme au « numéro 1 » du reste, le Conseil d’Administration « n’a entériné aucun plan d’économies vendredi 22 mars lors de la séance du conseil» …d’ailleurs lequel des scenarii auraient-ils entériné ? La version 1,2,3, 4 ou 4bis, à moins qu’il ne sortît à la dernière minute un « plan patchwork » un peu fourre-tout.

Pflimlin n’a donc obtenu aucun mandat pour mettre en place l’un d’entre eux ou un autre du reste…n’en déplaise à Patino.

Est-il bien utile dès lors de perdre son temps à lire le restant de l’interview avec un tel démarrage ???

En ce qui concerne le blog CGC Média comme une majorité de ses lecteurs, la décision est prise: Il s’agit effectivement d’éteindre la lumière, de poser l’interview de Patino par "Libé" et de passer à autre chose ! 







Pflimlin chargé de trouver la place des femmes à France Télé…Patino donne le « la » !


Le 1er mars, Aurélie Filippetti a annoncé la création d’un comité d’une trentaine de personnes pour «suivre l'évolution de la place des femmes» dans la culture et les médias. 

C’est un bilan défavorable de la situation des femmes dans la culture et les médias qu’a dressé la ministre de la Culture et de la Communication lors d’une conférence de Presse : «La situation des femmes reste extrêmement défavorable, qu'il s'agisse des femmes dirigeantes des établissements culturels, des femmes qui sont dans les programmations artistiques».  

Face au «constat très amer» (ce sont ces mots), plusieurs objectifs ont été fixés au nouveau comité dont l’action sera notamment guidée par les données de l’Observatoire de l’égalité.

Pflimlin aux côtés de représentants de l’administration du ministère, mais aussi de Sylvie Pierre-Brossolette membre du CSA, d’élus, de représentants d'associations, de dirigeants d'institutions culturelles comme Catherine Blondeau la directrice du théâtre grand T à Nantes, de Véronique Cayla la présidente d’Arte, d’experts comme Brigitte Grésy, experte médias/stéréotypes et des artistes et auteurs parmi lesquels la plasticienne Sophie Calle, la journaliste Caroline Fourest, l’écrivaine Anne-Marie Garat ou encore la réalisatrice et auteure Marjane Satrapi, est nommé pour réfléchir à l’évolution  de la place et de l’image des femmes dans la culture et les médias !

Surréaliste ! 

La place de la femme à France Télé, il l’a récemment trouvé. Il n’y avait qu’une femme aux « responsabilités » à France Télévisions en tant que directrice des programmes du groupe (également directrice de France 4), Pflimlin l’a viré pour la remplacer par Patino.

Le dessin qu’a adressé Emmanuelle Guilbart à de très nombreux collaborateurs en guise de  « mot de départ » illustre bien « la place de la femme » selon Pflimlin.


Patino qui a donc pris la place d’Emmanuelle Guilbart, a d'ailleurs donné le « la », la semaine dernière, en réunissant l’ensemble des conseillers de programmes et des directeurs de programmes.

A Sandrine Roustan, la seule femme (directrice des programmes de France 4) aux côté de ses collègues masculins et devant toute l’assemblée, alors qu’elle avait le micro et était prête à parler, Patino l’en a empêché en lui coupant à deux reprises la parole…avant de terminer son speech par « Messieurs vous pouvez regagner vos places » !

Non seulement nombre de participants ont fait savoir au sortir de la réunion qu’ils étaient choqués mais personne n’a trouvé à en parler à Patino qui immédiatement après la réunion s’était éclipsé.

Il n’y a donc aucun souci à se faire, Pflimlin aidé de Patino pour l’occasion, devraient vite – très vite – proposer à la ministre de la Culture et de la Communication "une place pour les femmes à France Télévisions" !


lundi 25 mars 2013

Pflimlin et sa drôle de conception du partage…une fois de plus il met en cause l’État et joue les victimes.



Dans un article du 20 mars dernier « Pflimlin voudrait pousser l’État à la faute en utilisant son Conseil d’Administration qu’il ne s’y prendrait pas autrement ! », soit deux jours avant la tenue de l’instance vendredi 22, le blog CGC Média révélait les 4,5 scenarii que Pflimlin présenterait aux administrateurs.

Le but pour Pflimlin : obtenir un mandat pour mettre en place l’un d’entre eux…lequel d’ailleurs ? La version 1,2,3, 4 ou 4bis, à moins qu’il ne sortît à la dernière minute un « plan patchwork » un peu fourre-tout.

Seulement voilà, son plan éventé par le blog CGC dès l’avant-veille, il était risqué pour Pflimlin de soumettre aux administrateurs pour approbation quoi que ce soit, au risque d’être mis en minorité et de devoir en tirer la seule conséquence logique qui s’impose en pareil cas : la démission.

C’est d’autant plus probable que dans une communication interne de parfaite propagande dont il est coutumier, Pflimlin indique aux salariés : « partager avec le Conseil d’Administration la nécessité, en tout état de cause, d’engager à court terme les premières mesures fondant le retour des comptes de France Télévisions à l’équilibre. »

Si Pflimlin avait partagé avec les administrateurs la moindre mise en place de premières mesures, ces derniers lui auraient donné mandat  or il n’en a pas! Comment imaginer ces femmes et ces hommes, administrateurs du Conseil à qui Pflimlin présente plusieurs scénarii et qui  devraient se prononcer sur des mesures génériques sans savoir finalement lesquelles seront retenues ?

L’habillage verbeux habituel de Pflimlin « Dans un environnement économique et concurrentiel particulièrement difficile, France Télévisions engage une nouvelle étape de sa transformation et doit définir les conditions d’un retour durable de ses comptes à l’équilibre en 2015. » en ajoutant pour faire un peu plus langue de bois « Cette étape passe par l’affirmation de ses priorités stratégiques et l’équité des efforts auxquels tous seront invités. » ne changera rien à l’affaire.

Quant à l’éternel refrain sur la responsabilité de l’État « Bien que les négociations conduites depuis la fin de l’automne avec l’État sur certains points sur l’avenant au contrat d’objectifs et de moyens (COM) de l’entreprise, restent à finaliser alors que les perspectives en matière de ressources publiques et publicitaires se traduisent par une dégradation de plus de 10% en 2015 par rapport au COM conclu en 2011, et que son budget pour 2013 [de France Télé] a été voté en perte de 42 M€. [ça c’est pas de la faute de l’actionnaire ! ndlr], il est éculé et prend l’eau et tire chaque jour un peu plus l’entreprise vers le fond.

Selon Pflimlin « La direction sera conduite dans ce cadre à présenter, dès le Comité Central d’Entreprise d’avril, les dispositions relatives à l’emploi, incluant la perspective d’un plan de départs volontaires dont le principe avait été porté à la connaissance des instances représentatives du personnel et des collaborateurs à l’automne 2012 qui se traduiront entre autres se traduiront dans les prochaines semaines par la renégociation ou l’arrêt de nombreux contrats, concernant les programmes ainsi que d’autres dépenses. » Foutaise.

De quel cadre Pflimlin parle-t-il ? De celui que ni les administrateurs, ni l’État, ne lui ont confié !!!!! Quand le processus d’information/consultation sur les soi-disant « dispositions relatives à l’emploi, incluant la perspective d’un plan de départs volontaires dont le principe » qui auraient  « été porté à la connaissance des instances représentatives du personnel et des collaborateurs à l’automne 2012 » alors que seule la Presse en a été informée, a-t-il été engagé ? Dans les rêves de Pflimlin qui les prend surement pour des réalités.

Le pompon, c’est lorsque Pflimlin écrit « Ces efforts qui concerneront tous les secteurs de l’entreprise [à part le numérique de Patino où 60M€ sont sanctuarisé, ndlr] s’appuieront tant sur les gains de productivité interne que sur une démarche de renégociation de l’ensemble des contrats de France Télévisions. » Quelle mascarade !

Patino qui selon Pflimlin aurait,  « le 21 mars, décliné ses orientations aux équipes des antennes nationales, sur le plan éditorial, s’agissant notamment de la pleine intégration de la stratégie numérique au cœur de la démarche éditoriale des programmes, du renouvellement de l’offre de création et particulièrement de fiction, ainsi que du repositionnement de France 4. ». Tu parles !
S’agissant de cette dernière (France 4) et de sa directrice des programmes Sandrine Roustan à qui Patino n’a jamais laissé la parole, lui préférant Boris Razon (le monsieur nouvelles écritures), il y a beaucoup à dire mais cela fera l’objet d’un article dédié.
de l’entreprise
Il n’y a plus aucune cohérence à France Télé entre le pseudo «projet de transformation » dont parle Pflimlin qui prévoirait « le partage des efforts dans un souci d’équité entre les différentes missions de l’entreprise, au siège comme en région, comme entre ses collaborateurs et ses partenaires extérieurs, qui tous contribuent au service rendu par France Télévisions à la collectivité… L’unité et la solidarité au sein de l’entreprise étant à ce prix » et les « orientations que l’État lui aurait demandé de mettre en œuvre». Sinon pourquoi n’aurait-il toujours pas obtenu un mandat clair de son C.A. et un avenant au COM déjà signé !?????

Il n’existe aucune entreprise en France a fortiori dont l’État est propriétaire où le dirigeant nommé par son Chef, soit en tel décalage et dans un tel bras de fer.

Le Président de la République va-t-il tolérer encore longtemps une telle situation aussi catastrophique dans laquelle se retrouvent pris en tenaille les salariés ?