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mercredi 4 septembre 2013

Le SNPCA-CGC propose un projet de courrier aux salariés de France Télévisions qui reçoivent leur transposition.


Nombreux sont les salariés de France Télévisons qui commencent à recevoir, le plus souvent en main propre, la proposition d'avenant à leur contrat de travail.

Tout un tas d'entre eux, soit ne comprennent pas pourquoi ils se retrouvent positionnés sur tel ou tel Groupe et/ou tel ou tel Niveau, soit ne sont tout simplement pas d'accord avec ce nouveau positionnement. C'est pourquoi, le SNPCA-CGC propose un modèle de courrier (que chacun personnalisera bien évidemment) à  adresser à leur RH.

Le voici donc: 

Exemple de lettre à l’employeur en cas de désaccord de positionnement


Vos coordonnées


 


Les
coordonnées de
votre responsable RH

Lieu, Date
 
Objet : Demande d’explications concernant mon positionnement dans la grille salariale. 

Madame, Monsieur,

En date du .2013, une proposition d’avenant à mon contrat de travail vient de m’être remise en main propre (si c’est le cas) où figure  donc la proposition de transposition dans le nouveau dispositif de l’accord collectif France Télévisions.

Avant tout, je souhaite comprendre les
raisons qui ont conduit à opter pour un tel positionnement pour être sur(e) qu’elles correspondent bien à la fonction qui est la mienne dans le cadre de mon contrat de travail.

Je vous demande donc le plus rapidement possible un rendez-vous afin que vous m’en exposiez le plus clairement qui soit les motifs pour que, le cas échéant, je puisse en toute connaissance faire ou non une contre proposition.

Je ne suis pas pour l’heure persuadé(e) que ce projet d’avenant qui me positionne en Groupe …Niveau…soit pertinent et réponde bien à la réalité des fonctions qui sont les miennes et que je tiens ici à rappeler ………(expliquez en quoi elles consistent et pourquoi vous pensez qu'elles se situent dans un autre Groupe et/ou un autre Niveau) 


C’est seulement fort de ces explications, que je serai en mesure de signer cet avenant ou de vous proposer un positionnement plus conforme.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

 Signature


Copies : 
Chef de service
(Éventuellement) un élu du personnel ou une organisation syndicale.




Incontestable et essentielle victoire de Maître Roger Koskas contre France Télévisions.


Incontestable et essentielle victoire de Maître Roger Koskas qui intervenait dans l'intérêt des salariés contre France Télévisions.

Le 2 août dernier, le blog CGC Média qui publiait un article au titre plus que parlant, intitulé "France Télévisions a encore perdu et Roger Koskas pour la CGC a encore gagné"...  rendait un grand coup de chapeau bien mérité à l'avocat intervenant pour la CFDT et le SNPCA-CGC.

Cette extraordinaire victoire de Maître Roger Koskas qui intervenait après que France Télévisions a contesté les dispositions de l'Accord National Interprofessionnel étendu du 17 mars 1975 (France Télévisions avait contesté ces désignations) ne lui étaient pas applicables car signé par le CNPF (Confédération Nationale du Patronat Français) aujourd’hui MEDEF dans une affaire de désignations par chacune des deux organisations d'un représentant syndical au CHSCT, a déjà un retentissement extraordinaire.

Ce jugement est d'une portée fondamentale. Il va bien évidemment au delà des ces désignations qui sont donc parfaitement valables en vertu du jugement de la Cour d'Appel qui précise que les sociétés qui se déclareraient non signataires d'"un accord interprofessionnel" dont l'extension a pourtant été prononcée par arrêt de l'autorité administrative, pour ne pas l'appliquer appliquer seraient donc dans l'illégalité et  "pas conforme à la lettre et à l'esprit des dispositions légales sur l'application des accords collectifs".
 
Autrement dit et par exemple, comment France Télévisions qui dans le cadre d'une rupture conventionnelle du contrat de travail, refusait d'accorder au salarié licencié de facto, les indemnités plus favorables de départ prévues dans les différents accords d'entreprise, sous prétexte que la lettre de la Direction Générale du Travail qui le prévoyait n'aurait visé que les signataires du MEDEF dont FTV n'est pas adhérente, pourrait-il continuer à procéder de la sorte???????
La réponse depuis le 3 septembre est donné par la Cour d'Appel de Versailles, France Télévisions ne le peut plus...il serait plus juste de dire, France Télévisions ne le pouvait pas.

France télévisions qui, à tort, s'appuyait sur une analyse erronée donc d'un courrier de Jean-Denis Combrexelle à la tête de la Direction générale du Travail (la Direction des relations du travail devenue DGT en 2006)  qui précisait que "la rupture conventionnelle issue d'un accord entre le patronat (MEDEF donc) et quatre syndicats (dont la CFDT et la CFE-CGC), nécessitant un accord du salarié et de l'employeur, ouvrant droit à des indemnités pour le salarié ces dernières devaient être au moins équivalentes aux indemnités de licenciement ...", ne pourra donc plus donner moins que les indemnités de licenciement conventionnelles au salarié partant comme cela a été le cas à de très nombreuses reprise au prétexte que n'étant pas adhérent du MEDEF cette règle ne lui aurait pas été applicable.


C'est fini....Quant à tous ceux qui ont quitté l'entreprise dans de telles conditions moindres que celles que valide aujourd'hui et par ricochet la Justice, ils pourront donc la saisir pour obtenir que leur soit bien versées des indemnité conventionnelles de licenciement et non une somme forfaitaire globale ne correspondant à rien.

Chacun se doute que France Télévisions qui ne l'entendait toujours pas de cette oreille, en prétextant ne pouvoir appliquer le jugement de la Cour d'Appel, avait même cru devoir saisir la Cour de Cassation dans le cadre d'une procédure en "urgence" dont elle a également été déboutée étant renvoyée sur le fond.

La Cour d'Appel de Versailles qui vient de statuer de façon incontestable, adresse ainsi un ultime camouflet lourd de sens à France Télévisions (valable au moins pour toutes les autres entreprises du secteur) grâce à Maître Roger Koskas.
Bravo.













Pflimlin et sa garde rapprochée mis à mal dans un dossier explosif du Parisien "Série noire à France Télévisions"

Sans commentaire (enfin juste un: le contribuable payeur appréciera!), le blog CGC vous laisse découvrir le dossier du supplément magasine du Parisien intitulé "Série noire à France Télévisions"








Pflimlin/Patino/Vilamitjana creusent le trou abyssal de France Télévisions en laissant filer le Loto sur TF1!

Selon l'article de TVmag intitulé "Exclusif : Le Loto revient sut TF1 en janvier 2014" (voir ci après ou en cliquant sur le lien)

Selon le magazine Tv Mag,"La Française des Jeux, premier annonceur de la régie pub de France Télévisions en 2013 avec près de 5 millions d'euros par an, a décidé de ne pas renouveler le contrat.
"La Française des Jeux ne serait pas satisfaite de son traitement par la chaîne publique, notamment en raison d'un manque de régularité dans la programmation qui ne correspondrait pas au cahier des charges".

Ce sont donc, après un chiffre d'affaires en chute libre depuis l'arrivée de Daniel Saada mis à la tête de la régie publicitaire par Pflimlin le 29 août 2012 qui plonge d'au moins 100M€ comme le révélait le blog CGC Média dans son article "France Télé Publicité post Santini, une première bougie d’anniversaire à 100 millions d’euros pour Daniel Saada" plusieurs millions qui s'envolent et viennent creuser le trou abyssal que Pflimlin et son équipe ne cessent de creuser.


Comment Pflimlin et Saada qui semble-t-il ont traité le dossier ensemble - les commerciaux de FTP n'y auraient pas eu accès - ont-ils pu laisser filer ce GROS dossier pour lequel France Télévisions touche(ait) une douzaine de millions d'investissement pub qui selon toute vraisemblance pourraient bien se retrouver sur TF1?

A l'Élysée, dans les Ministères de Tutelles, au CSA, chacun se dit très inquiet....à juste titre mais quand l'inquiétude laissera-t-elle place à la raison et fera qu'un déficit qui flirte avec les 300M€ ne passe à 500M€ et/ou plus que les contribuables devront combler au bout du compte?

Découvrez l'article:

"Après consultation, la Française des jeux a décidé de retirer ses tirages hebdomadaires de la grille de France 2.

Selon nos informations exclusives, les tirages du Loto diffusés sur France 2 depuis octobre 2008 quittent la chaîne pour se retrouver dès janvier 2014 sur TF1. La Française des Jeux, premier annonceur de la régie pub de France télévisions en 2013 (près de 5 millions d'euros par an), a décidé de ne pas renouveler le contrat.  On murmure que l'entreprise ne serait pas satisfaite de son traitement par la chaîne publique, notamment en raison d'un manque de régularité dans la programmation qui ne correspondrait pas au cahier des charges. 

En ces temps difficiles pour France télévisions, le départ du tirage du Loto n'est pas une bonne nouvelle. Certains observateurs estiment que cette perte sèche de ressources ne serait que l'illustration du décalage existant entre le pilotage de l'antenne et les exigences d'une régie soumise à celles de ses annonceurs.


Pour la Française des jeux, cette migration vers TF1 s'applique par une triple volonté :augmenter le nombre de contacts avec les téléspectateurs dans une période de baisse du nombre de joueurs, toucher davantage la tranche des 25-45 ans sur laquelle la Une est meilleure que France 2 et fêter en 2014, le retour de l'Euromillion sur l'antenne qui l'avait lancé.
Si  le tirage du Loto et son budget quittent bien France 2, cela ne devrait pas remettre en question les autres investissements publicitaires importants de la Française des jeux sur les chaînes publiques.
A noter que le tirage du Loto donne droit à trois rendez-vous par semaine auxquels il convient d'ajouter quelques rares tirages le vendredi lors de Super Loto pour des événements comme le vendredi 13"

mardi 3 septembre 2013

Le duel n'aura pas lieu après le départ de Pflimlin...le Président du CSA a tranché


Juste avant les grandes vacances (22 juillet), Alexis Delcambre signait dans "Le Monde" un portrait du Secrétaire Général de France Télé également numéro 2 chargé des finances, intitulé "Martin Ajdari, l'énarque qui compose avec l'Etat pour France Télévisions".




Quelques semaines auparavant plusieurs titres de Presse avaient consacré une quasi pleine page au nouveau numéro 2 de France Télé en charge des programmes Bruno Patino que "Le Monde"  malmenait, cette fois-ci, dans un récent article. "L'Express " le qualifiait dernièrement de "Zorro" à la tête des programmes de France Télévisions.
C'est justement de  "L'Express " (article en bas de post) qu'il est aujourd'hui question. Il est peu probable que ni Martin Ajdari, ni Bruno Patino n'aient apprécié le petit article de la semaine dernière sur la succession de Pflimlin.

Deux enseignements sont à tirer à la lecture de ce court article, c'est que:

1)° le Président du CSA  est déjà à la recherche du successeur de Pflimlin dont le départ est donc inéluctable.
2°) Que s'il pensait avoir en interne le profil voulu, il ne chercherait plus....


Et dire qu’Aurélie Filippetti déclarait, « France Télévisions doit faire des économies sur les coûts de diffusion » …COM on en est loin avec l’avenant que l’État a négocié !

Le blog CGC avait d’ailleurs publié à la même date, un document interne à France Télévisions qui détaillait ces économies pour la période de 2009 à 2012 (ci-après) économies de coûts de diffusion liés à l’extinction de l’analogique dont Pflimlin a bien bénéficié et pour lesquelles il n’est pas pour grand-chose !
 


Dans le projet d’avenant au COM (version du 7 août)  qu’a publié la semaine dernière « BFMBusiness.com » (en fichier joint à télécharger sur l’article), à la toute dernière page du document co-négocié avec l’actionnaire, dans un tableau microscopique (voir le document agrandi et grandeur réelle ci-dessous) intitulé « Autres dépenses du diffuseur » figure sous la ligne « Coûts techniques de diffusion :  99M€ », une autre ligne :

-  Autres charges du diffuseur    : 351M€




351 millions d’euros, ce n’est pas une petite somme….A quoi peut bien correspondre ce montant qui représente pas moins de 3,5 fois les « coûts techniques de diffusion » ? 

La Ministre aura peut-être eu une explication lors de son déjeuner avec Pflimlin !





lundi 2 septembre 2013

Pflimlin attend beaucoup de son déjeuner avec Aurélie Filippetti demain.



Pflimlin attend beaucoup de son déjeuner avec Aurélie Filippetti demain.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Pflimlin doit normalement déjeuner avec la Ministre Aurélie Filppetti, ce mardi 3 septembre (ça se dit assez en interne), histoire probablement de voir avec elle les derniers ajustements du COM....Ce COM Contrat d’Objectifs et de Moyens dont « BFMBusiness.com » publiait jeudi dernier sur son site la version du 7 août (en fichier joint à télécharger sur l’article)  dont Pflimlin avait  lu aux journalistes des pans entiers (sans qu’ils le sachent réellement)  au palais de Tokyo lors de sa conf de rentrée !

Parlerons-t-il des soi-disant 600 départs que Pflimlin y a annoncé et qu’il présente comme une demande de l’État  actionnaire, rien n’est moins sûr ?
Chacun se demande finalement après l’article du Figaro de ce matin intitulé « Jean-Luc Hees : «La seule chose que je demande à l'État, c'est de ne pas toucher à l'emploi», si son homologue de Radio France dont le mandat en mars prochain, s’ils ont les mêmes interlocuteurs !!!!! Jean-Luc Hees qui rappelle que « Chaque année, Radio France qui dépense une grande énergie pour améliorer la productivité des antennes, promet à l’État de faire plus avec les mêmes moyens » et qui déclare « La seule chose que je demande à l'État, c'est de ne pas toucher à l'emploi. Nous avons 4619 emplois équivalent temps plein et je me suis engagé auprès du personnel à conserver ce volume ».

Pflimlin attend peut-être le feu vert de la Ministre en forme de donnant-donnant après les proposinadmissibles qu’il a tenus à « Métro » en totale entrave (délit pénal) à un journaliste sur le « plan ciblé » (hors la loi soit dit en passant) qu’il entend mettre en place ? 

Les voici : "Ce plan de départ sera lié à une organisation nouvelle, autrement dit ciblé sur un certain nombre de catégories ou de profils. On doit passer de plans généraux qui ne permettent pas de réorganiser - les postes sont souvent remplacés - à des plans ciblés. Le plan va être présenté à un comité central d'entreprise."

Un plan qui cible certains collaborateurs triés « par catégories professionnelles et/ou profils » - qui n’est donc plus basé sur le volontariat – il a vu jouer ça où Pflimlin ?????

vendredi 30 août 2013

Nouvel et énième échec pour le trio Pflimlin/Patino/Vilamitjana qui arrête « Le cube » de Nagui !


Nouveau et énième constat d’échec pour le trio d’apprentis programmateurs de France Télé Pflimlin/Patino/Vilamitjana ! Lancé le 1er juillet dernier et animé par Nagui, « Le Cube » adaptation du jeu britannique « The Cube », animé par Nagui devrait donc s’arrêter ce 30 août 2013. 

Selon nos informations Nagui ne décolèrerait pas ! Chacun peut aisément imaginer les répercussions, à commencer par les annonceurs publicitaires d’avant 20h qui en ont ras la casquette d’être tirés à hue et à dia comme cela en permanence.

A ce rythme-là, ce ne sont pas 100 millions d’euros qui vont manquer mais 120 millions voire plus…et dire que les dirigeants de France Télé osent prôner la « diversification des recettes » !!!!! 

Il est temps d’arrêter le massacre.  

jeudi 29 août 2013

Après «Libé », « Télérama » en remet une couche sur la pseudo conf de rentrée de France Télé, en vilipendant certes Pflimlin mais plus particulièrement Patino.




Dans un papier signé Emilie Gavoille « Rentrée morose à  France Télévisions », Télérama décrit comme ses confrères de la Presse à l’unanimité comme le faisait le blog CGC Média, la pseudo conf de rentrée que Pflimlin avait organisée au palais de Tokyo. « Bonjour tristesse ! » lance le magasine télé…la formule est assez parlante sans qu’il y ait besoin d’en rajouter.  

« C’est seul, devant un écran où défilait une grande photo de famille censée compenser l'absence des animateurs et la présence plutôt discrète des patrons de chaînes – que Rémy Pflimlin s'est livré à la figure imposée du bilan et des perspectives » est-il encore écrit…car il n’y avait effectivement point d’animateurs, de présentateurs et autres vedettes des chaînes du groupe à ce triste spectacle.

La journaliste d’ajouter « La star de la matinée : le contexte économique difficile » en précisant que « les journalistes présents dans l'auditorium n'avaient rien de très inédit à se mettre sous la dent. » ...
eh oui ! une fois encore Pflimlin a joué les victimes et fait de grandes phrases pour comme toujours tenter de se dédouaner en jouant les victimes « Merci d’être venus pour ce point sur la situation de l’entreprise qui intervient dans un moment particulier, celui du développement d’une crise économique forte… d’un contexte financier très dégradé… », tout en pointant du doigt « l’agressivité de la concurrence, l’arrivée des nouvelles chaînes de la TNT entraînant un bouleversement du paysage médiatique avec, entre autres, les acquisitions de Canal + [D8 & D17] rentrant dans le "clair"…». 

Le pompon revient quand même au numéro 2 de France Télé, Bruno Patino, que Télérama éreinte pour l’occasion « Dernier à s'exprimer – sur l'effort de développement numérique à poursuivre –, Bruno Patino a assuré le peu de spectacle de cette conférence plutôt austère. Déclarant qu'il fallait que France Télévisions sorte " parfois (…) de sa zone de confort ", le directeur délégué aux programmes, aux antennes et aux développements numériques du groupe a associé le geste à la parole, contraint d'improviser quelques minutes pour meubler un petit bug technique. C'est vous dire si on a ri... ».  

Ce serait effectivement risible si tout cela était une fiction télé (et encore !) mais malheureusement ce consternant spectacle est la réalité que paient les contribuables avec leur redevance augmentée cette année de 6€
et avec cela Pflimlin vient vous parler d’exemplarité et de ces valeurs qui constituent pour France Télévisons un élément essentiel du lien social entre les français « Tout cela me donne à penser que nous avons plus que jamais besoin d’un audiovisuel public fort, de référence en terme d’information, d’un véhicule de diffusion la création et surtout d’un média de proximité qui permette le lien entre tous nos concitoyens…autour de valeurs que nous défendons : universalité, diversité, d’indépendance, de transparence et d’innovation ». 

Ce que ne dit pas Télérama, c’est que cette présentation que Pflimlin a faite aux journalistes, n’était en réalité que le préambule de la version du 7 août 2013 du projet d’avenant au COM dont il a lu, au palais de Tokyo des pans entiers, soufflant ainsi la politesse à la Ministre qui n’aura de fait plus grand chose à en dire et que « BFMBusiness.com » révélait ce 29 août sur son site. (en fichier joint à télécharger sur l’article).  

(voir la page en bas de post juste avant l’article de Télérama)


« Rentrée morose à France Télévisions

Rentrée télé | Les nouveaux programmes ayant été annoncés avant l'été, à la conférence de presse, ça parlait réorganisation sociale et austérité. Bonjour tristesse…
Le -

 
« Bon, t'en as pensé quoi ? Un peu décevant, non ? – Ouais, il était pas dedans ». Hasard malheureux du calendrier, ce mardi matin 27 août, c'est moins la grille de rentrée des chaînes de l'audiovisuel public qu'on commentait en attendant le début de la conférence annuelle de rentrée de France Télévisions, que les débuts mi-figue mi-raisin d'Antoine de Caunes, la veille, aux manettes du Grand Journal de Canal +. 

Et pour cause : les différentes antennes du groupe ayant cette année présenté leur rentrée avant même de partir en vacances – l'essentiel des nouveautés avait été annoncé début juillet – les journalistes présents dans l'auditorium n'avaient rien de très inédit à se mettre sous la dent.
C'est seul, devant un écran où défilait une grande photo de famille censée compenser l'absence des animateurs et la présence plutôt discrète des patrons de chaînes – que Rémy Pflimlin s'est livré à la figure imposée du bilan et des perspectives. En commençant par un rapide satisfecit, relatif aux bonnes audiences estivales du sport et des concerts diffusés sur les différentes antennes du groupe. L'occasion étant trop belle, il n'a manqué de rappeler aux amateurs de culture, qui s'étaient émus, en juin, de la suppression de plusieurs émissions, le lancement de plusieurs formats musicaux inédits rassemblés sous le titre d'Alcaline, en marge de la reconduction d'un certain nombre de rendez-vous déjà existants (Le Ring sur France Ô, Monte le Son !, sur France 4). 

La star de la matinée : le contexte économique difficile 

Baisse des recettes publicitaires, économies imposées par l'Etat, montée en puissance de la concurrence avec l'élargissement de la TNT... La star de la matinée, néanmoins, c'était lui, le contexte économique difficile auquel est confronté le groupe. C'est donc par des rappels abondant aux contraintes financières que le P-DG du groupe, secondé par quelques-uns de ses adjoints (Bruno Patino, le numéro 2 du groupe, Patrice Papet pour les ressources humaines, l'artisan du COM (contrat d'objectif et de moyens) Martin Ajdari et le directeur de l'information Thierry Thuillier) a précisé quelques grandes orientations du groupe, dont la réajustement de l'identité de France 4, qui devrait devenir la chaîne dédiée à la jeunesse et à l'innovation télévisuelle à partir de janvier 2014.

Principal chantier de Thierry Thuillier, le rapprochement des rédactions de France 2 et France 3 interviendra, lui, à l'horizon 2015. Pour l'heure, le patron de l'information s'est fixé un objectif plus proche : procéder à la « montée en gamme » du Grand Soir 3 – « plus de convivialité et plus d'audace ». Vantant le succès global des rendez-vous d'information et distingué la fréquentation en hausse sur le site francetvinfo.fr(10 millions de visiteurs uniques et 50 millions de vidéos vues par mois en moyenne), Thierry Thuillier a réaffirmé la place de l'investigation à l'antenne, félicitant au passage la réussite de l'excellent Cash Investigation, un magazine produit en externe... 

Plan de départs volontaires

C'est à Patrice Papet, moins connu du grand public, mais non moins influent sur l'avenir du groupe audiovisuel public dont il est le DRH, que l'on doit la principale annonce de la matinée : l'ouverture en juin 2014, d'un plan de départs volontaires qui devrait concerner 600 postes, dans le cadre du grand chantier de réorganisation et de« rénovation » du cadre social de l'entreprise.

Dernier à s'exprimer – sur l'effort de développement numérique à poursuivre –, Bruno Patino a assuré le peu de spectacle de cette conférence plutôt austère. Déclarant qu'il fallait que France Télévisions sorte « parfois (…) de sa zone de confort », le directeur délégué aux programmes, aux antennes et aux développements numériques du groupe a associé le geste à la parole, contraint d'improviser quelques minutes pour meubler un petit bug technique. C'est vous dire si on a ri... 

La rentrée de France Télévisions : Bonjour tristesse !


Emilie Gavoille »