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mercredi 26 mars 2014

Fabrice Lacroix adjoint d’Ajdari aux Finances de France Télé confirme devant les élus du CE Siège, le foutoir sans nom qui règne dans l’entreprise.

Hallucinant ! Invraisemblable !...Il n’y a sûrement pas assez de qualificatifs pour expliquer la stupeur des élus du CE Siège face aux propos tenus par Fabrice Lacroix a tenus. Peut-être pas l’incrédulité car chacun sait, en interne, le foutoir qui règne dans l’entreprise mais l’étonnement d’entendre enfin un membre de la direction l’avouer et donner un coup de canif à la langue de bois habituelle.
Pour autant la pragmatique déclaration a de quoi surprendre vu la communication systématique mais diamétralement opposée de Pflimlin depuis 2010.

Dans le cadre d’un « point d’échange » inscrit à l’ordre du jour du Comité d’Établissement du Siège de France Télé ainsi rédigé « Point d’échange sur l’information économique des élus du CE Siège, notamment sur le niveau de détails des sujets comme l’état de l’emploi au Siège, l’état de la masse salariale du Siège, l’état des coûts de facturation interne et l’état du coût des émissions confiées à la prestation ainsi que tous les couts de fabrication inhérents », Fabrice Lacroix déclare ainsi « Dans les grosses fusions industrielles telle France Télévisions, il faut des années avant que cela fonctionne ». Fabrice Lacroix d’ajouter «A France Télévisons, il faudra au moins 6 ou 7 ans….alors évidemment, on ne peut pas vous donner les bons chiffres donc vous ne pouvez pas poser les bonnes questions…. »

Sachant que Fabrice Lacroix, transfuge de Radio France commeAjdari son supérieur hiérarchique, a été nommé il y a un peu plus de 18 mois le18 juin 2012, à l’entendre c’est donc mi 2018/2019 que France Télé aurait des chances d’être enfin en ordre de marche !!!
Il ne doit pas se souvenir, en 2010, des déclarations de Pflimlin nommé par Nicolas Sarkozy qui au passage laissait Presstalis, à l’époque, au bord de la liquidation : "Je fais corps avec les choix qui ont été faits et les initiatives qui ont été prises par Carolis et ses équipes dans les différentes antennes es nouveautés qui ont été présentées, intéressantes et fortes"  mais réclamait  une année supplémentaire à l’actionnaire pour « mettre l’entreprise unique sur les rails ». 

« Un an de plus » pour Pflimlin en avril 2012…. « Au moins 6 ou 7 ans de plus » pour Lacroix en mars 2014mais de qui se moque-t-on ?

Dire qu’il y a encore quelques semaines, Ajdari le financier de France Télévisons entendu déjà deux fois en qualité de témoin assisté dans le cadre d’une instruction judiciaire menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, candidat à la présidence de Radio France, laissant FTV l’entreprise dont il avait la charge en plein naufrage, déclarer lors de son audition devant les membres du CSA « l’entreprise est sur les rails et en ordre de marche ». Ajadri qui, soit dit en passant, a clairement manifesté son souhait de quitter l'entreprise, est pourtant toujours là !!!!

Qui sont les victimes de ce foutoir ambiant que devrait se résorber entre 1 et 7 ans selon les différentes versions des intéressés: les salariés évidemment dont les collaborateurs précaires en premier lieu, les 361 dont France Télévisions a décrété illégalement et au doigt mouillé la suppression de leur poste et tous les CDI qui ne sont pas épargnés. 

Dans les faits, voici un florilège de réactions de salariés en colère qui n’arrivent déjà pas dans ce foutoir à être payés pour leur travail : 

- Pourquoi la direction n’envoit-elle plus le Relevé Individuel d'Activité individuel qui permettait  à chacun de vérifier le paiement des vacations dues ?

- Comment vérifier sur les fiches de paie à quoi correspondent les rappels de salaire puisque les dates n’apparaissent  plus? 

- Comment faire en l’occurrence lorsque les heures supplémentaires et heures décalées (vacations après 21h) effectuées sur un même mois (lorsqu’il y en a), ne sont pas payées intégralement ? Cela arrive régulièrement !!!! 

- Comment la direction a-t-elle pu unilatéralement mais surtout illégalement, amputer les rémunérations de certains personnels, notamment les techniciens « primes lumière, prime de tournage, prime de fonction et autres primes habituellement versées liées à l’activité » sous prétexte que pour les CDI elles ont été intégrées au salaire ?  Où est le rapport ?  

- Que deviennent les primes dont « le sort » n'est pas réglé ? Pourquoi par exemple les primes d’astreinte et autres primes de la télé du matin ou de la nuit, sont-elles réduites sans concertation ?

- Les indemnités kilométriques depuis décembre 2013 n'ont pas encore été versés…pourquoi ?

- Pour l'année 2013 et pour beaucoup, les 10èmes de congés payés sont incomplets…pourquoi ? Quant aux feuillets sur les congés, récupérations et autres RTT elle est illisible !!!! Des rumeurs sur un « nouveau » décompte des congés, circulent …exemple un salarié au tableau de service prends 5 jours de congés soit une semaine…il ne reprend le travail que le jeudi suivant car sa semaine de 35 h est planifiée ainsi (soit jeudi, vendredi, samedi, dimanche) la direction imaginerait lui décompter le lundi en plus?!! 

- Comment la direction peut-elle péremptoirement décider d’un traitement différent pour les salariés de France 2 et/ou France 3 sans parler de ceux de France Ô  s’agissant justement de certaines primes récurrentes qui devraient normalement doit être inclues dans notre salaire de base après transposition mais ne le sont toujours pas ? Pour l’heure, certains secteurs et pas d’autres sont amenés face à la grogne à verser ce qu’ils appellent « des primes en attente…. », face à la déprime qui, elle, n’attend pas et touche tout le monde !!!

- Comment la direction dans la bouche de Papet qui a déclaré « avoir des obligations morales de requalification des CDD dit  historiques en CDI » peut-elle les traiter ainsi ? 

- Qu'en est-il du processus d’intégration des intermittents travaillant de longue date (et à l'année) à France Télé et/ou en remplacement des personnes parties (où qui vont partir) à la retraite en 2014? Qu’en est-il également des postes à pourvoir et en attente d’affectation ? Les personnes ne pouvant se payer un avocat doivent-elles attendre que des collègues (moins anciens) ayant engagé des procès soient recrutés à leur place ?  

- Quid des justificatifs des congés au moment où la direction  demande à tous de poser rapidement et en amont leurs congés payés alors que personne ne sait réellement où il en est suite à la modification du système de prise en compte des congés annuels en 2013 et 2014 ? Qui peut dire à présent combien de congés, jours de récupérations et autres RTT, il lui reste exactement dans ce souk ? A quand le retour mensuel de ces justificatifs ? 

- Quid aussi des anciens « bocaux »  d’heures de récupérations et autres heures de CET des chainés ? Comment vont-ils être gérés ?  

- Quid des « coupures indemnisées » (des coupures qui dépassent celle du temps de repas mais pendant lesquelles le salarié ne peu vaquer à ses occupations…pour cause parce soir il travaille réellement, soit il est sur place à disposition de l’employeur) précédemment  rémunérer a 125% mais qui ne sont plus payées janvier 2014 alors qu’elles  qui figurent toujours bien sur les plannings ?   

Les erreurs sur les fiches de paie se multiplient et s’accumulent avec des logiciels et des programmes internes souvent inadaptés face  à des personnels supposés les appliquer qui s’arrachent les cheveux…et  la direction ose encore parler de désorganisation et demander du temps supplémentaire !!!! 

La direction n’a d’ailleurs pas attendu 6 ou 7 ans pour externaliser une bonne partie de la gestion des salariés de l’entreprise (paies comprises) combien de temps faudra-t-il encore pour que le Gouvernement ou le CSA arrêtent le massacre parce que pendant ce temps là, ce sont les salariés qui morflent et disjonctent un peu plus chaque jour… ?

mardi 25 mars 2014

L'escapade "business" en Crimée ne passe décidément pas auprès des salariés de France Télé.

La semaine dernière, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Pujadas, pas la grande "classe"....affaires tout de même d'économies!" dénonçant, après l'article du Canard enchaîné, la différence de traitement  s'agissant des conditions du voyage de la mission "Crimée" entre les équipes de tournage et le staff de la Rédaction, Pujadas en tête.
La direction qui par exemple vient pour faire des économies, de réduire unilatéralement d'environ 30%  le montant des "primes d’astreinte" (versées lorsque les personnels dont les journalistes sont chez eux à disposition de l'employeur), ose prétendre que le surcoût n'était pas si important. Ben voyons.
Aujourd’hui, la SDJ diffuse le communiqué suivant.
"Comme convenu, la SDJ de France 2 s'est faite votre porte-parole auprès de la direction pour dire combien les conditions du voyage de la mission "Crimée" ont été mal perçues par l'ensemble de la rédaction.
Même si les billets "business" n'ont pas entraîné d'importantes dépenses supplémentaires (*), la différence de traitement entre direction-édition et équipes est un message désastreux, révélateur d'un état d'esprit, et ce alors que l'on exige des journalistes d' "être exemplaires", et alors que nos frais de mission ont été revus à la baisse en raison du contexte économique.
Si la direction rappelle que l'ensemble des billets a été acheté à différentes périodes précédant le départ, et que l'avion était complet, elle concède "le manque d'explication et de transparence" dans le management de cet incident.
Elle déclare à la SDJ avoir entendu le message et l'avoir transmis à qui de droit. (¤)
La SDJ restera vigilante et demeure à votre écoute.
Le Bureau de la SDJ France 2."
(*) Pas d'importantes dépenses supplémentaires pour des billets en classe "business" ...prétend la direction! Il faut quand même oser.

Le montant des billets en classe "business" quelque soit la période va du double au triple environ du montant des billets "éco". Puis, si la différence ne représente pas une énorme "dépense supplémentaire" alors pourquoi dans ce cas la direction n'a-t-elle  pas pris des billets "business" pour tout le monde????
(¤) Le message a été transmis à qui de droit....A qui donc?  A Alain Lardière lui-même [directeur des reportages et des moyens de l'information des rédactions nationales de France télévisions]  qui avec Pujadas a bénéficié de la différence de traitement !!!



lundi 24 mars 2014

Ambiance électrique à France Télé sur les plateaux de la soirée « élections municipales 2014 » sur fond d’images « basse définition » du Premier Ministre.

Il n’y a pas que sur les plateaux que l’ambiance était électrique hier. L’entourage du Premier Ministre n’a pas encore compris pourquoi, si les images de Copé, Bayrou et autres ténors de l’opposition avaient été tournées en caméra HD (Haute Définition), l’intervention de Jean-Marc Ayrault avait été tournée, elle, en SD (autrement dit en plus basse définition) !!!!  

La communication lénifiante habituelle de Pflimlin et ses équipes sur l’air de « On est les meilleurs et France Télévisions a été la plus regardée pour la soirée électorale », l’ambiance sur les plateaux particulièrement celui de France 2, assez tendue c’est le moins que l’on puisse dire, ne trompe d’ailleurs personne.

Justement, le téléspectateur ne s’y est pas trompé en choisissant de regarder TF1 proposant comme les chaînes d’info en continu, pour cette soirée spéciale élections présentée par Claire Chazal et Gilles Bouleau qui a séduit 4.364.000 téléspectateurs, soit 17.2% du public.

France 3 pour sa soirée électorale présentée par Carole Gaessler, Francis Letellier, Michel Dumoret, et Stéphane Lippert, est arrivée derrière avec 3.527.000 téléspectateurs soit 16.2% du public.

Quant à France 2 l'édition spéciale assurée par Laurent Delahousse, David Pujadas, Marie Drucker et Nathalie Saint-Cricq, elle arrive en queue de peloton n’ayant réuni que 3.637.000 personnes, soit 14.6% de PDM.

Pflimlin est resté dans son bureau du 8ème étage et sur les studios à part quelques mines réjouies, c’était plutôt « bonjour l’ambiance » avec une mention toute spéciale pour France 2, il faut le redire, où la « franche camaraderie » n’a pas été le sentiment qui se dégageait le plus des deux journalistes présentant habituellement le JT de 20h.

Côté plateaux …repas cette fois-ci pour les collaborateurs, entre autres techniciens qui assuraient l’antenne, là aussi ça a été la soupe à la grimace!

Ils viennent d'ailleurs de recevoir aujourd’hui le mail suivant « Pour éviter une deuxième fois la grogne du premier tour, que voulez vous voir amélioré sur les paniers repas (dans la limite du raisonnable).

Sachant que cela restera des sandwichs, et que le buffet du foyer qui sera ouvert vers 21h30, sera également revu, avec plus de chaud et de consistance.

J'ai besoin d'une réponse pour tout de suite maintenant. @+ »

Pour cause, ils avaient dû se contenter d’un sandwich, d’un fruit et d’une bouteille d’eau et de ce mail «  Bonjour, Merci de transmettre aux personnels de vos secteurs respectifs:

- repas élections : Les personnels bénéficieront d'un panier repas (2 sandwichs, fruit et eau). A la fin du jt prolongé de France 2, sera organisé un buffet dans le foyer pour les personnels ayant travaille en régie et plateau (a partir de 21h15). Même organisation pour France 3, les personnels bénéficieront d'un panier repas. Et un buffet sera également organisé à l'issue de la soirée France 3.

Cordialement »

Imaginez un peu les diverses réactions des intéressés qui pour la plupart sont allés déposer leur « sac repas » devant la porte d’Alain Lardière qui était parti, lui, pour la Spéciale Crimée en "Business" et revenu voila quelques jours. 

«  Il n'y a pas de limite aux économies semble t-il, le personnel c'est vraiment la variable d'ajustement de moindre importance…à ne pas confondre avec la part variable…pour  ma part ça tombe bien je prendrais ma coupure obligatoire de 20 minutes à 19h pour manger ma gamelle… »

ou encore

«  Quel manque de respect pour les personnels qui travaillent au mieux pour assurer ces opérations exceptionnelles que sont les élections et que l'on nourrit avec de simples sandwichs. »

Etc…

vendredi 21 mars 2014

BURNOUT ! Les salariés de France Télévisions craquent les uns après les autres


BURNOUT !

Les salariés de France Télévisions craquent les uns après les autres


La plupart des services de France Télévisions voient un nombre grandissant de salariés en souffrance.  Découragement, sentiment d’injustice, déprime, dépression, maladie.  Nous observons tous autour de nous le développement de telles situations. Cela n’est pas dû au hasard. Chaque histoire de ces salariés en danger permet aisément de détecter les causes de leur état. Elles ont pratiquement toutes pour origine les conséquences de la catastrophique réforme qui a vu la mise en place d’une société unique. Énumérons-les.        

REPOSITIONNEMENTS

C’est la première cause de mal-être. Imposés arbitrairement de par la société unique, les repositionnements ont vu des centaines de salariés dépossédés des responsabilités qu’ils avaient depuis des années, se voyant personnellement remis en cause par leur hiérarchie après des années de bons et loyaux services. (plus de 4.000 collaborateurs hors journalistes ont contesté leur « transposition »)

MANAGEMENT

Pour imposer la réorganisation en cours mise opportunément sur le dos de la société unique (alors même que c’est la direction qui a dénoncé unilatéralement la Convention Collective en vigueur depuis 1984), les différentes directions ont développé un management clairement axé sur la déstabilisation individuelle. Visant, d’une part à détruire la culture d’entreprise des chaînes (alors que Pflimlin avait prôné, notamment lors de  son audition devant les CSA,  son évidente nécessité), d’autre part, à imposer aux salariés « leur repositionnement » en les épuisant psychologiquement. 

EXTERNALISATION 

L’externalisation de pans entiers de services voire de services entiers de l’entreprise n’a pas cessé ces dernières années. Il s’agit évidemment, ni plus ni moins, d’une privatisation rampante, par morceaux de la télévision publique comme l’avait connue en son temps, là encore France Télécom, au nom de soi-disant économies. 
Concrètement, des salariés très qualifiés et très expérimentés voyaient leur activité remise en cause partiellement ou totalement, leur hiérarchie leur faisant sciemment sentir qu’ils étaient devenus inutiles ou qu’ils sont trop payés pour ce qu’il leur restait à faire ! Bonjour le respect de l’être humain, de son travail, de son professionnalisme et de son ancienneté dans l’entreprise !

DÉSORGANISATION

C’est la conséquence partout constatée de la mise en place de ces plans aux forceps pour arriver à donner une existence à la société unique.  Les salariés ne parviennent plus à effectuer normalement leur travail. Essentiellement parce que la transmission des savoirs et les procédures inhérente aux métiers sont battues en brèche par les repositionnements. Et parce que l’empilement hiérarchique de la société unique paralyse la dynamique, la plasticité et la proximité indispensables à la production télévisuelle.

                                                                                                                                        
PRÉCARITÉ

Précarité dans l’activité, en premier lieu pour les intermittents touchés de plein fouet mais également pour nombre de permanents repositionnés.
Précarité aussi dans la rémunération : les négociations en cours, les repositionnements et la mise en place d’un nouveau logiciel de paie ont bon dos pour expliquer des « erreurs », des « oublis » d’éléments de rémunération.  Voilà deux mois (beaucoup plus pour les intermittents) que de nombreux salariés sont pénalisés financièrement avec de graves conséquences dans leur vie personnelle.


L’état de santé général des salariés de France Télévisions est anormalement préoccupant et  cela n’est effectivement pas un hasard au regard de ce qui précède.
Il constitue la conséquence la plus grave de la réforme de 2007. Ni les dirigeants de France Télévisions, ni l’État ne peuvent l’ignorer.

Non seulement cette politique de déstructuration de l’entreprise qui passe par une externalisation à outrance doit, non seulement cesser mais doit s’inverser, c'est-à-dire ramener au sein de la TV publique des activités cédées au privé.

Même chose pour les fusions de services débouchant sur la mise en concurrence de salariés, la perte des savoirs, la bureaucratie opaque et le management déshumanisé.

Enfin, c’est l’architecture même de la société unique France Télévisions, bureaucratique ET « ORTFisée » qui doit être revue.

Mais pour commencer à réparer les dégâts humains, il faudra revoir totalement la gestion des ressources humaines et remettre en place les conditions du dialogue social totalement inexistant à France Télé.





jeudi 20 mars 2014

Le délégué central fo à France Télé se présente comme journaliste aux élections municipales mais pas comme délégué syndical. Un comble!

Le délégué central fo à France Télé se présente comme journaliste aux élections municipales mais pas comme délégué syndical. Un comble !
Depuis quelques jours le blog CGC Média est destinataire de mails indiquant la candidature du délégué central fo à France Télévisions aux élections municipales de 2014. L’intéressé dans sa fiche signalétique facilement consultable sur le site « Vivons Brumath » où il fait campagne pour la mairie (voir ci-après), fait état de sa qualité professionnelle de journaliste.


Voici le début de son texte de présentation :
« Vial Eric
43 ans
Marié
3 enfants
Journaliste
Membre d’une association de parents d’élèves et ancien président de cette même association entre 2005 et 2006.
Ancien entraineur de football des poussins à l’ASS de Strasbourg, puis arbitre de football.
Membre de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Brumath et des environs
Catéchèse pour les enfants de Brumath.
Membre des Amis de la Grotte St-Vit de Saverne qui vise à rénover le lieu de pèlerinage».



Journaliste avez-vous dit ? Ah bon !!!!!

Sachant que pour avoir la carte de Presse dont l’employeur demande du reste l’obtention, il faut au moins que la rémunération ès qualité soit à hauteur de 70% !

Le blog CGC Média dans le souci de transparence que prône Vial, a mené l’enquête.

Sur l’organigramme France 3 régional, point de positionnement en tant que journaliste !!!!





Vial n’apparaît pas non plus dans la liste des salariés journalistes transposés dans le cadre du nouvel accord en vigueur à FTV mais dans la liste des autres personnels non-journalistes (ci-après). Surprenant, non !?





Quant à son mandat de permanent syndical fo à France Télé, où figure-t-il dans ces quelques lignes de présentation ?

Nul part évidemment et pour cause, il viole avec cette candidature les statuts fo qu’il est censé respecter et dont voici le préambule :

"Les Syndicats Force Ouvrière, réunis en Congrès National Constitutif de leur Confédération Générale du Travail, affirment solennellement leur indépendance absolue à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis, groupements ou rassemblements politiques, des sectes philosophiques et, de façon générale, leur irréductible opposition à toute influence extérieure au mouvement syndical.

Ils rappellent l’impérieuse nécessité, pour le syndicalisme, de se déterminer lui-même à l’endroit de tous problèmes de sa compétence dont il juge utile de se saisir ce qui implique qu’il ait la pleine maîtrise de sa structure, de son administration et de ses actes, sur le plan revendicatif et gestionnaire, selon l’esprit ayant inspiré en 1906, le Congrès Confédéral d’Amiens.

Considérant que le syndicalisme ouvrier ne doit pas lier son destin à celui de l’État, ni s’associer à des groupements politiques quelconques, dont l’objectif est la conquête de cet État et l’affermissement de ses privilèges, l’organisation syndicale réalisera son programme et ses perspectives en toute indépendance."

L’indépendance absolue à l’égard du patronat, lorsqu’en deuxième de liste et quatrième de liste, figurent deux responsables DRH (Gestionnaire en ressources humaines et DRH adjointe), c’est quand même assez cocasse !

Cerise sur le gâteau, la profession de foi du délégué fo qui prône « transparence et démocratie »et dont voici également un extrait :

« Je m'engage pour réveiller la ville, offrir une alternative après 30 ans de gestion continue et mettre mes compétences et mon expérience au service des Brumathois.
Je veux placer cette élection sur un vrai principe de démocratie: projet contre projet, personne contre personne.
Vous avez le choix et c’est à vous de décider: quel maire pour la ville ? Quelle liste est capable de faire passer à Brumath un nouveau cap? Qui peut améliorer votre qualité de vie?
J'ai réuni une équipe dynamique et entreprenante. Une équipe qui incarne le renouveau et l’envie d’aller vers l’avant, une équipe composée de véritables spécialistes. Ils sont chacun reconnus professionnellement dans leur domaine de compétence. »

La démocratie, celle que met en avant Eric Vial, exige non le respect des valeurs républicaines mais surtout, au titre de la transparence, l’entière vérité aux concitoyens dont il sollicite les suffrages.

Si« l’ami de la Grotte » et délégué fo est journaliste à France Télé, alors il lui sera aisé de fournir son numéro de carte de Presse pour 2014.

Le blog CGC Média l’attend avec impatience comme les électeurs de Brumath d’ailleurs qui ont le droit de savoir…
Si tel n’était pas le cas, Eric Vial sur le vrai principe de démocratie qu’il affiche, n’aura d’autre choix que démissionner de tous ses mandats syndicaux pour s’être vanté  à la veille d'une élection d’une identité professionnelle qui ne serait donc pas la bonne.








Qui pour l’INA… le conseiller audiovisuel d’Aurélie Filippetti ou le conseiller communication de François Hollande ?

Qui pour l’INA… le conseiller audiovisuel d’Aurélie Filippetti  ou le conseiller communication de François Hollande ?

Kim Pham, actuel conseiller auprèsd'Aurélie Filippetti la ministre de la Culture et de la Communication,  ex directeur général adjoint à France Télévisionschargé de la gestion et de la réorganisation sous Carolis et Cuier mais égalementsous Pflmimlin et Ajdari, serait aussi sur les rangs.

Il y  quelques jours, « Le Figaro » indiquait déjà «Le conseiller en communication de Hollande, qui n'a jamais trouvé sa place à l'Élysée, cherche à quitter la présidence. Il s'est vu rétrograder dans l'organigramme: de coordinateur de la communication présidentielle, il est devenu responsable de la stratégie Internet. Sérillon, qui rêvait de la présidence de Radio France, confiée à Mathieu Gallet, est sur les rangs pour remplacer ce dernier à la tête de l'Institut national de l'audiovisuel (INA). »

mercredi 19 mars 2014

Après Elkabbach, d’autres voix s’élèvent en plus du blog CGC Média pour demander la démission de Pflimlin et son équipe.

Rienà part peut-être reprendre les propos tenus par Pflimlin, entre autres, àThomas Sotto sur Europe 1 le 27 janvier dernier avant les J.O. d’hiver : « L’émission pour tous, la quotidienne de Laurent Ruquier sur France 2, est une émission qui a bien démarré, qui a un concept nouveau, avec notamment l'interaction avec le public, et Laurent est un grand professionnel, en qui j'ai toute confiance …ça va marcher [...]. On est une maison dans laquelle on laisse aux émissions le temps de s'installer. Regardez Plus belle la vie qui a été critiquée pendant six mois et qui est devenue un grand succès. Regardez Midi en France... Donc nous allons évidemment laisser à Laurent Ruquier le temps de s'installer.»
Niveau crédibilité, c’est impressionnant !  
Tout comme du reste s’agissant du remplaçant de Vilamitjana à la  direction des programmes de France 2, Thierry Thuillier qui pour « imposer sa marque » arrêtait le « JITVB » de Sophia Aram pour tout miser sur le tandem Ruquier/Barma ; On allait voir ce qu’on allait voir…ben on a vu !
Quant à l’analyse à laquelle se livre le journaliste qui avant de tenter d’apporter des éléments de réponse, commence tout d’abord par une série d’interrogations toutes aussi légitimes les unes que les autres : «  Après Sophia Aram, Laurent Ruquier est éjecté de l'avant vingt heures de France 2 avec "L'Émission pour tous". Deux échecs d'audience majeurs en six mois sur la chaîne publique : les dirigeants sont-ils en train de couler France télévisions ? Que peuvent le CSA et le gouvernement ? », elle est sans appel.
Le blog CGC Média vous propos de la découvrir ci-après: 
« La logique industrielle a transformé "L'Émission pour tous" en démission pour tous. Laurent Ruquier sur France 2 en acces, c'est fini. La chaîne publique jette l'éponge. De même qu'il existe désormais en politique l'expression "faire une Leonarda", il existera en télévision "faire une Sophia Aram". 
Dans un cas, on transforme en plomb médiatique de l'or politique, dans l'autre, on métamorphose en catastrophe industrielle un animateur à succès, qu'il soit valeur en devenir ou professionnel confirmé. 
Le directeur des programmes de France 2, Thierry Thuillier, avait tout misé sur le tandem Laurent Ruquier/Catherine Barma. Il les avait contraint à bricoler en quelques semaines une émission sans concept, fourre-tout, incohérente et sans identité, le tout en s'attaquant au marché embouteillé des talk-shows de l'avant 20 heures qui, au surplus, ne mobilise que 30% des téléspectateurs de la case. Cette Académie des neuf de l'actualité, desservie par une erreur d'analyse majeure quant au rapport des forces en présence, ne pouvait pas s'imposer. 
L'échec était prévisible, il était même prévu. 
Le « All in » de Thierry Thuillier et France 2, coup de poker reposait sur un bluff, soutenu par une paire de deux. Face au brelan de Caunes/Aphatie/Trapenard sur Canal + et surtout face au full par les as Verdez et Lemoine d'Hanouna sur D8, c'était trop peu. 
Cette démission pour tous va inévitablement lancer le nécessaire débat sur l'état des lieux à France télévisions. 
À ce niveau d'exigence, comment peut-on commettre deux erreurs de programmation majeures en moins de six mois, sur la case stratégique de la chaîne France 2, celle qui est censée assurer le maximum de rentrées publicitaires, d'autant que les mauvaises audiences se cumulent sur France dès 16h30 ? 
Comment s'étonner alors qu'in fine, en bout de chaîne d'audience, le 20h de David Pujadas (déjà handicapé par un présentateur qui ne correspond plus aux attentes des Français, anxiogène et clivant, incarnation de ces élites arrogantes que les téléspectateurs ne supportent plus) en soit durement affecté ?
Beaucoup d'argent perdu car ces deux échecs ont un prix. Ils participent à la chute globale des recettes de publicitaires. Ce manque à gagner s'ajoute, par exemple, à celui engendré par le problème France 4, la chaîne des "nouvelles écritures" censée révolutionner la télévision de l'avenir et chère au numéro deux du groupe Bruno Patino.
Pour 2013, France 4 avait rapporté 10,43 millions d'euros de publicité. En 2014, la prévision serait de … 6,3 millions... Et 4 millions de perdus, encore... Qui s'additionneraient au reste...
Pour cette année 2014, France télévisions vise un objectif de 320 millions d'euros de recettes enfantées par la réclame. Cet objectif peut-il être tenu compte tenu des multiples erreurs de la présidence Pfimlin ? [la réponse est négative, cent fois, mille fois négative…FTV sera loin des 300M€. Le blog CGC Média publiera les chiffres cala miteux de mars 2014, ndlr]
La victoire modeste. Les responsables de France Télévisions en sont réduits, parfois, à tenter de faire passer des vessies pour des lanternes, en ayant recours à des artifices de communication.
En février de cette année, selon encore certains observateurs qui en ont fait part à l'auteur de ces lignes, les recettes publicitaires attendues au préalable auraient été volontairement sous-estimées, le prévisionnel 2014 correspondant au résultat 2013 (moins 5 millions par rapport aux projections officielles). Mais en 2013, il n'y avait pas de JO de Sotchi. En clair, la quinzaine sportive a permis à France télévisions de clamer victoire alors qu'en fait il ne s'agit que d'un petit tour de prestidigitation et de communication.
La vérité, c'est que si France télévisions affichait une part d'audience globale de 30% en 2013, la tendance 2014 (hors les J.O d'hiver) c'est de pencher pour un décrochage de 3 points... Or, à ce niveau, trois points, c'est un gouffre...
La Coupe du quoi ?
Et le pire est peut être à venir. En juin, TF1 diffusera la Coupe du monde de football, avec l'équipe de France redevenue attractive.
Les meilleurs spécialistes du secteur savent que M6 s'est déjà préparée à ce choc d'audience, anticipant son affaire, préparant ses munitions. À France télé, selon eux, c'est morne plaine. Rien ne se passe. Rien ne se prépare. En fin d'année, les plus optimistes de ces observateurs prévoient un manque à gagner de 10% (30 millions) et les plus pessimistes de 15% (45 millions). Ce n'est pas rien...
Car les ressources publicitaires du groupe sont en chute constante. En 2013, prévues à 340 millions, elles dépasseraient à peine les 320 millions. Le service public n'en finit pas de payer la lubie Sarkozy interdisant la publicité sur ses antennes après 20 heures.
Et que dire de la stratégie numérique de France Télévisions, qui coûte 90 millions d'euros par an avec des trafics faiblards et des recettes publicitaires plus que décevantes (0,5% des ressources totales) ?
Ces errements économiques sont le fruit d'une gestion des antennes, surtout de ce joyau de la télévision publique qu'est France 2, menée par des amateurs confirmés, des improvisateurs dangereux et des prestidigitateurs occasionnels. C'est que l'enjeu de ces accidents industriels qui s'accumulent est gigantesque. C'est tout le service public de la télévision qui s'enfonce dans l’œil d'un cyclone qui risque de tout emporter.
L'arbre Ruquier qui cache la forêt France TV
Des milliers d'emplois en jeu. Un patrimoine industriel en déshérence. Une ligne éditoriale sans projet. Une animation des antennes inexistantes. Des animateurs qui prennent en otage la direction de France Télé. L'argent public jeté par les fenêtres à grands coups de millions d'euros. Ce moment où l'on se demande si le CSA ne devrait pas se pencher sur la question essentielle de ce coup de barre permanent qu'est devenue la présidence Pflimlin : la compétence.
L'arbre Ruquier qui tombe, c'est la forêt France télévisions qui ne peut plus se cacher: cinq hauts dirigeants qui ne travaillent pas ensemble. Cent cadres dirigeants qui attendent qu'il se passe quelque chose. Huit cents cadres abandonnés à eux mêmes. Des milliers de salariés en souffrance. Et le CSA et le gouvernement socialiste qui, un jour, seront bien obligés de faire quelque chose. S'il est encore temps.
"Faire une Leonarda", ça se paye cash en politique, mais "faire une Sophia Aram" ne se paye pas à la télévision publique. Pour combien de temps encore ? »

Pujadas, pas la grande "classe"....affaires tout de même d'économies!

Le blog CGC Média vient de prendre connaissance de l'artilce du Canard enchaîné de ce mercredi 19 mars sur la "délégation d'une vingtaine de personnes" de France 2 partie en Ukraine pour sa "spéciale Crimée".
 
Le palmipède révèle que si "les équipes de tournage ont été priées de rejoindre la classe éco, en revanche, Pujadas, son assistante, sa rédactice en chef et Alain Lardière [directeur des reportages et des moyens de l'information des rédactions nationales de France télévisions] , ont pris eux la direction de la classe affaires ".
 
Pujadas et ses heureux compagnons de vol n'ont certes pas eu droit à la grande classe "La Première" mais la classe "affaires" tout de même, ce qui n'est effectivement pas la classe "éco" réservée à la technique...Pas le mêmes valeurs!
 
La conclusion, le blog CGC Média la laisse bien volontiers au Canard en cette période de soi-disant économies à France Télévisons sur fond de plan de départs (361 postes supprimés) : "Les économies, à France 2, c'est un métier"