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vendredi 26 septembre 2014

La déclaration du SNPCA-CGC lue au CE Siège de France Télé a jeté un froid!



A l'heure où la situation à France Télévisions n'a jamais été aussi catastrophique à tous les niveaux: perte de crédibilité, d'identité, audiences en baisse régulière, déroute financière (l'entreprise est au bord de la faillite voire déjà en plein dedans!), mal-être global des personnels (burnout) dont une large majorité ont vu leur contrat de travail transposé en dépit du bon sens, etc... où l'atmosphère est irrespirable dans un  climat fin de règne où prime le sauve-qui-peut général, le SNPCA-CGC a lu ce vendredi 26 septembre au CE Siège de France Télévisions, la déclaration suivante:


Où est le patron de France Télévisions ?



Y a-t-il encore un capitaine à la barre du vaisseau France Télévisions ? Apparemment pas si on en juge la situation de l'entreprise ?!...Y-a-t il même un patron à FTV ??

Où est le capitaine de cette entreprise quand on découvre qu'elle est en quasi faillite

Où est le capitaine de FTV quand l'une de ses chaînes - la chaîne phare ! - sert la soupe quarante minutes à un certes ex président de la République mais simple candidat aux primaires de son parti ? Parce qu'il ne se passe sans doute rien d'autre en France et dans le monde ? Ebola ...L'Ukraine...L'environnement...Le terrorisme.... La crise sociale ?

Où est le capitaine de FTV dans le cadre de la mise en œuvre du C.D.E. (Centre de Diffusion et d'Echanges)  ? Quelle réussite... !!! On en reparlera....

Où est le capitaine dans la construction de notre avenir, notamment la TV connectée ? Le numérique? Le développement de la V.O.D.?!?...

Où est le capitaine de FTV pendant que France Ô se meurt ?!?...ou plutôt que la direction voudrait faire mourir ?!?..

Où est le capitaine de FTV pour l'info sur France Ô ? Pas moins de 12 arrêts maladie longue durée... sur une quarantaine de journalistes ?!? Parce que la direction qui n'a plus que le mot "économies" à la bouche, refuse de prendre des CDD en remplacement?

Où est le capitaine de FTV dans la gestion du dossier AITV ?!?

Où est le capitaine de FTV dans cette entreprise où les salariés anesthésiés se pressent de ne surtout rien faire, histoire de laisser venir la vague fatale en espérant qu'elle frappera la plage voisine ?

Où est le patron de FTV quand arrive un nouveau ministre en charge de cette entreprise ? Sinon pour demander l'augmentation de la redevance et l'extension du périmètre de collecte aux PC, Smartphones autre tablettes.

Où est le capitaine de FTV alors  que les salariés attendent désespérément un cap ??? Où est le capitaine du navire FTV ?

Comme il n'y a pas de patron, les sous-chefs n'assument rien et font payer la base? Les soutiers trinquent car personne n'assume rien !!!!

Tout cela sans compter le désespoir qui s'est installé en interne et les nombreux appels au secours!

Où madame la présidente du Comité d'établissement (c'est sa dernière séance ce jour), où?  Vous allez surement répondre: "mais oui il y a bien un capitaine à la barre..."!!!!

Alors non, ça ne vous dérange pas, ça ne vous pose pas de problème que le navire file droit vers la falaise...vers les rochers ?!?

Vous voulez peut-être couler avec ce navire et son soi-disant capitaine, Pas l'équipage Madame la  Présidente... Pas l'équipage !!!!




jeudi 25 septembre 2014

Pflimlin confondrait-il 2014 avec 2017 ?



Pflimlin confondrait-il 2014 avec 2017 ?

Ce 25 septembre 2015 au matin, le CSA réuni en plénière a examiné la requête d’Yves Jégo député de la 3e circonscription de Seine-et-Marne et ex-président par intérim de l’UDI, qui s’est agacé de la durée de l’entretien que France 2 avait accordé à celui  des candidats à la présidence de l’UMP qui avait nommé Pflimlin à l’été 2010.

Yves Jégo qui avait demandé à l’instance «l’équité pour l’UDI » a donc reçu un courrier/réponse qui indique notamment  qu’« en raison du caractère exceptionnel de l’émission considérée, le Conseil entend signaler au président de France Télévisions qu’il lui incombe de veiller avec une particulière attention au respect par la chaine des équilibres dans les temps d’expression et les modes d’exposition des divers  courants politiques, en prenant compte les personnalités qui aspirent à les représenter ».
L’Express sous la plume de Renaud Revel dans un article intitulé « Sarko-show sur France 2: Le CSA répond à Yves Jego » s’interroge également sur les conditions de l’interview. L’express de préciser « La démarche d’Yves Jego est d’autant plus recevable que le déploiement d’attentions et de moyens pour le battu de la dernière présidentielle fut proprement démesuré. » 

Yves Jégo comme Renaud Revel s’étrangleraient beaucoup plus s’ils savaient ce qui s’est passé en coulisses ce week-end des journées du patrimoine.nul doute que l’histoire sorte très vite maintenant ! 

L’Express donne déjà une bonne idée de ce qui s’est passé dans l’heure qui a précédé cette tribune offerte par France Télé :

« Plus de 40 minutes d’une interview sanctuarisée, une arrivée dans les studios de France Télévisions devant un parterre de cadres en révérence, un PDG en maitre de cérémonie, ou liftier, c’est selon, Rémy Pflimlin : tout avait été réuni pour que le retour au premier plan de l’ancien chef de l’Etat prenne une résonnance toute particulière…. On l’attendait. On avait dressé un imaginaire trépied sur lequel on ne doutait pas qu’il grimperait pour vaticiner à nos oreilles éblouies. Et qui, pour ne rien rater de ses prophéties, s’ouvriraient comme des pavillons : 45 minutes pour tout savoir. »

Le magazine interloqué comme beaucoup de téléspectateurs/contribuables l’ont été, pose une première question « Pourquoi ce traitement de faveur ? D’anciens Présidents de la République, tels VGE ou Jacques Chirac, ont-ils bénéficié d’un tel déploiement d’attentions quand ils eurent quitté l’Elysée ? Je ne crois pas. »

Avant de passer à la deuxième question qui fait mal, concernant Pflimlin et ses lieutenants : « Trainait-il dans le subconscient des responsables de France Télés l’idée d’un retour programmé de « Sarko » en 2017 ? Et si oui, y avait-il chez eux l’impérieuse obligation de ne pas injurier l’avenir? »

Le magazine d’ajouter style bombe atomique « Tout cela n’est pas très clair et pose problème. On ne déroule pas de la sorte le tapis rouge à un homme que le suffrage universel a rejeté. Une chaine de télévision, qui plus est de service public, n’a pas à faire la courte échelle à un dirigeant politique en quête d’exonération.  Elle ne peut se faire la complice d’une entreprise de communication montée de toute pièce par un homme qui avait décidé de la date de son intervention. » 

Ces questions que relaie le blog CGC Média, bon nombre de média et de syndicats comme notamment le SNJ  se les posent.

Le SNJ qui s’est aussi interrogé sur le fait que « Trois médias – Libération, France Inter et France 3 - s'étaient mis d'accord pour publier l'information en même temps sur la synthèse qu’avait rendu les enquêteurs dans l'affaire de trafic d'influence où l’invité du JT de France 2 a été mis en garde à vue, le 1er juillet dernier, quelques minutes avant le 19/20 de France 3 décidait de passer le sujet  à la trappe, le remplaçant par un reportage sur les locaux de campagne de l'ancien président de la République » n’a pas dû en croire ses yeux en lisant la soi-disant réponse de France Télé sur le pourquoi du comment !

Si tout ceci n’était pas si invraisemblable, l’espèce de justification de la direction  prêterait à sourire :

Philippe Panis, le directeur de la rédaction de France 3, interrogé par « Arrêt sur Images » a  nié toute censure et précise qu « il n'y avait pas d'éléments nouveaux dans le pré-montage » du sujet… « Les verbatim dans le sujet, on les avait dans Le Monde dès le mois de juillet », explique-t-il en précisant que "la veille, un sujet consacré aux affaires avait été diffusé dans le "19/20" ; avant de poursuivre « J'ai lu les papiers, ça permet plus facilement de décrire une ambiance que dans un sujet de deux minutes. Les papiers de Libé et d'Inter, à la télévision, cela ferait des sujets de 13 ou 15 minutes", ajoute-t-il en regrettant "qu'il n'y ait pas une meilleure synergie" entre la chaîne et le site France TV Info, qui aurait pu publier de larges extraits des PV d'audition. »

Pascal Golomer,  le directeur délégué à l'information de France Télévisions qui a adressé ce matin un courrier aux journalistes et collaborateurs des rédactions du groupe dans lequel il dénonce de la manière "ferme les accusations de censure" suite à la non-diffusion de ce reportage, leur explique  que "La rédaction en chef du 19/20 a jugé - en toute indépendance - que ce sujet tel qu'il lui a été présenté ne révélait pas suffisamment d''informations nouvelles par rapport à ce qui avait déjà été rendu public ces derniers mois." 

Mais s’« il  n’y avait pas suffisamment d''informations nouvelles par rapport à ce qui avait déjà été rendu public ces derniers mois." et que « Les papiers de Libé et d'Inter, à la télévision, cela ferait des sujets de 13 ou 15 minutes »....d’où le passage à la trappe de ce sujet de 2/3 minutes !!!!...
Pourquoi alors avoir en conférence de Rédaction avoir validé sa fabrication et son passage dans le JT ?????

mardi 23 septembre 2014

A France Télé « censure et tapis rouge » dénonce le SNJ…Pflimlin en bout de course accueille le candidat à la présidence de l’UMP en grande pompe.

A France Télé « censure et tapis rouge » dénonce le SNJ…Pflimlin en bout de course accueille le candidat à la présidence de l’UMP en grande pompe.

Dans un tout récent post « Si François Hollande avait besoin d’un dessin, le voilà servi ! », le blog CGC Média s’étranglait sur les quarante minutes d’antenne du JT du 20h à 20h40 que France 2 réservait à celui qui à l’été 2010 nommait directement Pflimlin à France Télé. 

Voici qu’aujourd’hui un bon nombre de média enfonce le clou, à commencer par « Médiapart » qui titre ce 23 septembre dans un article des « indignés du PAF » : « Affaires # Sarkozy: un cas manifeste de censure à France Télévisions ».

Le blog CGC Média partage bien évidemment l’avis de toutes celles et ceux qui s’indignent d’un pareil traitement, à commencer donc par le SNJ qui commence ainsi son dernier tract « 45 minutes offertes, dans le JT de 20h00 de France 2 ce dimanche 21 septembre 2014, à l’ancien président de la République qui est candidat à la présidence de ... son parti.
Le Service Public est vraiment bon prince !
Un véritable tapis rouge a été déroulé sous les pas de cet "invité" vraiment très spécial puisque c’est lui-même qui a nommé le PDG qui l’a accueilli à son arrivée. »

Pourquoi aujourd’hui cette nouvelle salve plus que justifiée ? 

Il suffit pour le comprendre de prendre connaissance de l’article mis en ligne par « Médiapart » :

« A France Télévisions, on ne diffuse pas forcément des informations trop dérangeantes. Même si on a les éléments, avec les preuves et tout ce qu'il faut pour faire un "sujet", on préfère ne rien dire. Et attendre que les autres "sortent" le scoop...

Exemple tout chaud qui date de cette fin d'après-midi (NDLA: Lundi 22/09) avec un dossier brûlant pour l'ex-chef de l'État (qui, rappelons-le était sur le service public ce dimanche)...

Sur France Inter, dans le journal de 19h, Lundi 22/09/2014: "Ce qu'a dit Sarkozy en garde à vue"
(...) "France Inter, France 3 et Libération ont eu accès au compte rendu de la garde à vue de Nicolas Sarkozy, le 1er juillet dernier, dans les locaux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la police judiciaire, à Nanterre."

http://www.franceinter.fr/dossier-ce-qua-dit-sarkozy-en-garde-a-vue

Sur le site de Libé à 19h, Lundi 22/09/2014: "Ecoutes de Sarkozy, un rapport accablant"

"(...) Libération, France 3 et France Inter ont eu accès au rapport de synthèse des policiers chargés de l’enquête et à plusieurs procès-verbaux d’audition, dont celui de Nicolas Sarkozy"

http://www.liberation.fr/societe/2014/09/22/ecoutes-de-sarkozy-un-rapport-accablant_1106187

Ainsi donc, le service public a eu accès au rapport de synthèse explosif... Seulement voilà. Vous avez regardé les JTs de FTV? Il n'y a rien eu sur le sujet à l'antenne. Il a fallu attendre 21h10 sur le site FranceTVInfo: Ecoutes de Sarkozy : "Libération" publie un rapport qui incrimine l'ancien chef d'État... 

http://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/sarkozy-sur-ecoute/nicolas-sarkozy-coupable-de-trafic-d-influence-selon-la-police-judiciaire_700721.html 

Selon nos informations, le sujet aurait dû passer à 19h30. Mais, depuis Bygmalion, c'est simple, la hiérarchisation de l'information a des clés (codées) que seuls certains maîtrisent.

Vive l'info!

Pour les Indignés du PAF
Philippe Guihéneuf


Sur le même sujet...

Sur le site du SNJ (Syndicat National des Journalistes): "Censure et tapis rouge"

lundi 22 septembre 2014

Si François Hollande avait besoin d’un dessin, le voilà servi !

Dimanche 21 septembre au soir, pas de JT de 20 h sur « La Deux »…non ! France 2 a accordé plus de quarante minutes d’antenne à celui qui nommait Pflimlin à l’été 2010.
« Le Monde » sous la plume d’Alexis Delcambre s’interroge, à juste titre, aujourd’hui : « France 2 en a-t-elle trop fait ? »

« Le Monde » n’est pas seul à s’interroger. Les réactions majoritairement indignées sont très nombreuses sur les réseaux sociaux. Yves Jégo, candidat à la présidence de l’UDI depuis le départ de Jean-Louis Borloo a d’ailleurs écrit un courrier à Olivier Schrameck président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA)  qu’il a également transmis à l’AFP : « Ce bouleversement des programmes habituels de la chaîne amirale du service public n’est pas sans poser des questions aux règles de l’équité de traitement entre les différents partis politiques de notre représentation nationale ».

Yves Jégo dénonce cet « ostracisme (…) sur les chaînes de télévision et plus particulièrement sur les chaînes du service public » et demande officiellement  à Olivier Schrameck de « bien vouloir intervenir auprès des responsables de France 2 afin que les candidats à la présidence de l’UDI bénéficient d’un traitement équivalent de la part de la rédaction de France 2 dans les prochains journaux de 20 heures »…. autrement dit, de bien vouloir dire au trio Pflimlin/Patino/Thuillier qu’il consacre quasiment trois quarts d’heure dès 20h à quiconque briguera la présidence d’une formation politique.

Selon le quotidien, le CSA devrait étudier cette requête lors de sa prochaine séance plénière, le 24 septembre prochain.

Sans attendre le résultat, Le Monde s’est arrêté ce jour dans son édition internet, sur les questions que pose une telle exposition qui n’a du reste pas convaincu plus de 3 téléspectateurs sur 4 quel que soit le niveau d’audience avancé.

Quant à l’argument qui voudrait qu’aucun « média n’aurait refusé une telle interview consacrant le retour d’un ancien président dans l’arène…»,  il ne tient pas la route une seule seconde...

Imaginons la tête du Président de la République, à qui le trio de programmateurs à FTV Pflimlin/Patino/Thuillier, ira expliquer qu’une chaîne télé de service publique payée avec l’argent du contribuable fait de cette invraisemblable tribune « un événement politique »  majeur !!!!

Si François Hollande avait besoin d’un dessin, le voilà servi !

vendredi 19 septembre 2014

Saada va faire son mickey à Disneyand.


Ne cherchez pas les personnels de la régie pub de France Télévisions, ce vendredi. Ils sont tous en séminaire à Disneyland.

Le but de ce séminaire pour Saada: annoncer une énième et nouvelle organisation de la régie pub après le départ rapide de Chantal Gabay-Benayer, qui allait remplacer Christophe Scherer ex Directeur des systèmes d’information de France Télévisions Publicité qui faisait en quelque sorte office de numéro  2 de la régie pub sous Santini  viré  par Pflimlin/Saada qui avait débuté sa carrière en 1985 dans l’industrie chimique donc sans aucune compétence réelle en télé, en media et encore moins en digital... pas plus qu'en matière de gestion publicitaire, non plus de planning agence, etc....

Alors que les recettes publicitaires de France Télévisions continuent leur dégringolade malgré l'intérim de Saada pour remplacer un autre viré, Olivier Douffiagues, ex directeur commercial de France Télévisons Publicité, il fallait au moins un colloque organisationnel  au pays des rêves et des fées tant le sens des réalités fait défaut!

Sur France Télévisons, le juge est une homme....cela n'a pas échappé au Canard enchaîné.

Si c'est sur Tf1, "le juge est une femme" sur France Télévisons, le juge est un homme, il s'appelle Renaud Van Ruymbeke et instruit la plainte déposée par le SNPCA-CGC pour au moins "délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts".

Le Canard enchaîné (*) de ce mercredi, ironise sur la pub que France Télévisions en fait sur sa plaquette de communication mais également sur son site internet.

(*) Déjà diffusé sur France 3 Bretagne en avril, le documentaire "Renaud Van Ruymbeke, au nom de la loi" à été rediffusé sur l'antenne nationale de la Trois lundi soir (15 septembre). 

Ironie de l'histoire: les interviews du juge avaient été enregistrées au printemps 2013 juste avant qu'il soit chargé du volet France Télés de l'affaire. Depuis, l'actuel pédégé du  groupe, Rémy Pflimlin, a été placé sous le statut de témoin assisté par le même Van Ruymbeke ce qui n'a pas dissuadé France 3 de poursuivre les diffusions, bien au contraire. Sur le site Internet de la chaîne, le docu était présenté avec ces éloges : "Calme, cultivé, l’œil et l'esprit vif, le rire facile sous une allure austère, la parole franche. Voilà l'homme. Intègre, méthodique, méticuleux, juste, déterminé, incorruptible. Voici le juge", annonçait la chaîne qui ajoutait : "C'est un homme simple, abordable par quiconque, que l'on peut croiser dans la rue ou le métro."

 Et même dans son bureau, comme aurait pu en témoigner le patron de France Télés !


Qui pour remplacer Pflimlin?


"La Lettre A" dans son numéro 1652 du 18 septembre 2014 publie un article intitulé « Le bal des prétendants à France Télévisions ». (*)
La lettre spécialisée donne les noms de quelques potentiels candidats pour succéder  à Rémy Pflimlin à la tête de France Télé, entreprise qu’il laissera comme Presstalis à l'été 2010 en situation de quasi faillite avec des pertes cumulées dépassant la moitié des capitaux propres de l’entreprise  

Bien évidemment cette liste n'est pas exhaustive et les semaines qui viennent pourraient encore la voir s'étoffer mais dès maintenant le blog CGC Média, a souhaité y rajouté trois autres noms:

Alexandre Michelin actuel dégé de Microsoft Online Media and Publishing EMEA (Europe Moyen-Orient et Afrique) qui n’a laissé un très bon souvenir après son passage rapide sur France 5 (18 mois de février 2004 à septembre 2006) qui semble-t-il s’agite beaucoup en coulisses

Martin Ajdari, toujours directeur de cabinet au ministère de la Culture, ex dégé en charge des finances toujours placé pour l’heure par le juge Renaud Van Ruymbeke sous statut de témoin assisté comme Pflimlin dans le cadre de l’instruction judiciaire qu’il mène après la plainte déposée par le SNPCA-CGC, candidat évincé par le CSA à la présidence de Radio France qui pourrait se murmure-t-il, même si l'hypothèse est peu crédible, vouloir succéder à celui dont il fut le secrétaire général à FTV !   
Christophe Beaux PDG de la Monnaie de Paris mais également l’une des administrateurs de France Télévisions  qui n’a pas hésité à pointer à plusieurs reprises et publiquement, ce qui n’allait pas au sein du groupe de télé publique dont il se dit qu'il y réfléchirait.

Voici donc les noms que livrait ce jeudi, "La Lettre A" :
(*)
A quelques mois de l'échéance, les paris sont ouverts sur les possibles candidats à la présidence du groupe France Télévisions.
Rémy Pflimlin n'en démord pas : il ne voit aucune raison pour ne pas être candidat à sa propre succession à la tête de France Télévisions. Ni son statut de témoin assisté dans l'affaire Bygmalion, ni les difficultés financières du groupe public, ni le malaise au sein des rédactions, n'entament son optimisme. Son mandat prend fin à l'été prochain mais la désignation de son successeur se précisera au premier trimestre 2015.
Dans cette atmosphère de fin de règne, les ambitions s'aiguisent.

En interne les aspirants candidats ne manquent pas. En tête Bruno Patino DG délégué aux programmes et Thierry Thuillier DG délégué à l'information et patron de France 2. Mais alors que le premier joue la carte de la discrétion ces dernières semaines, le second multiplie les initiatives.
En dehors du groupe d'autres font valoir leurs atouts. Aux côtés des candidats officieux comme Emmanuelle Hoog patron de l'AFP, le PDG de Coyote Didier Quillot est aussi sur les rangs activant régulièrement une équipe d'experts pour peaufiner son programme.

Christopher Baldelli président du directoire de RTL, s'affiche comme un bon connaisseur du groupe public (il a dirigé France 2) qu'il a quitté en 2006, il y a suffisamment longtemps pour ne pas se voir reprocher l'actuel bilan. Éternel postulant Pascal Josephe ex dirigeant de France 2 et de TF1 et (ex) président du cabinet conseil IMCA a aussi manifesté son intérêt pour le poste.
Sans compter l'inévitable alibi féminin la patronne de France médias monde Marie-Christine Saragosse dont le nom circule régulièrement.


Cet article intervient après le confidentiel publié il y a quelques jours dans l'Express qui dit:

jeudi 18 septembre 2014

Son statut de témoin assisté débouche sur une mise en examen...

Son statut de témoin assisté débouche sur une mise en examen.

« Vous êtes prêts, mains sur le buzzer ; je vous rappelle que vous avez 40 secondes au maximum pour répondre » lance chaque soir Julien Lepers vers 18h 15 sur France 3 dans « Question pour un champion. »
Attention c’est parti:
Dans le cadre d’une convocation judiciaire, j’ai été entendue  en tant que témoin assisté.
Au sortir de la première audition, j’ai indiqué à la Presse « me remettre immédiatement au travail » mais aussi qu’« aucune charge n'avait été retenue contre moi»...
«Le Conseil d'Administration que je préside en a été informé mais me soutient  (...) ».
Plusieurs personnes sont déjà mises en examen dans le dossier instruit par la Justice.
Du statut de témoin assisté, je passe pourtant en quelques semaines à celui de mise en examen…

Je suis, je suis, je suis…mais si vous le savez….je suis ?

Vous avez trouvé ?

Pour nos lecteurs assidus, le blog CGC Média laisse un tout petit plus de temps et donnera la réponse à la question dans un très prochain post.

mardi 16 septembre 2014

La télé du duo Pflimlin/Patino totalement déconnectée du réel !

La télé du duo Pflimlin/Patino totalement déconnectée du réel !

Qu’allait donc bien faire le sympathique Cyril Féraud dans cette invraisemblable retape ? Dans un spot  diffusé sur les chaînes de France Télévisions, l’animateur  détaille les soi-disant engagements du groupe en matière de vie privée sur Internet. Il s’approche de l’écran qu’il toque comme si le téléspectateur derrière allait l’inviter à rentrer et joue le porteur de fausses « bonnes nouvelles »: «À France Télévisions, on vous fait une promesse: on ne donne pas vos informations personnelles, on ne les vend pas et on les protège (pas touche) ».
Ben voyons…comme si de grands groupes n’avaient pas été dernièrement victimes de failles de sécurité exposant leurs clients à un risque d'usurpation d'identité !!!! 

Voici le texte avec lequel Cyril Féraud vous rassure au nom de France Télé :
« Vous êtes là oui ben ça tombe bien parce que j'ai quelque chose à vous explique.
Nous à France Télévisions ce qu'on aime c'est passer du temps avec vous. Et pour que ça se passe encore mieux il faut apprendre à bien se connaître.

Surtout savoir qui vous êtes et ce que vous aimez pour vous proposer les contenus que vous attendez. Voilà pourquoi lorsque vous vous vous inscrivez sur nos sites Internet ou sur nos applications, on vous demande parfois, votre nom, votre e-mail et d'autres détails comme vos préférences. Bon je vous rassure ça va pas non plus jusqu'à la couleur de votre pyjama !

Soyez tranquilles, vous ne serez pas inondés d'e-mails que vous n'avez pas envie de recevoir. À France Télévisions, on vous fait cette promesse: On ne donne pas vos informations, on ne les vend pas et on les protège (pas touche).

Et si un jour vous voulez les récupérer, il suffit de nous le dire et à on les efface. Vous l'avez compris, vous maîtrisez totalement les informations que vous nous donnez et là-dessus vous pouvez nous faire confiance. »

Quant à l’article de « m.business.lesechos.fr » de ce lundi 15 septembre, avec l’improbable photo en pied style narcissique avec reverb dans la glace d’un Patino dos au mur – probablement un signe prémonitoire (en réalité, il semble s’agir d’un radiateur, éteint espérons-le !)il laisse interdit celui qui s’y connait un peu et ne trompe personne.
Le titre de l’article même «Télé connectée : France Télévisions préserve son capital confiance » est tout aussi déconcertant. Comme si le soi-disant « capital confiance de la télé connectée à France Télévisions » avait été menacé ?!
A part flatter l’égo de l’intéressé avec un florilège de mots clefs « numérique, data, fibre, etc… » destinés à masquer la réalité d’un grand néant,  c’est une fois de plus du vent et rien d’autre.
L’article va jusqu’à comparer Netflix la plateforme de vidéo à la demande qui lance depuis le Luxembourg son activité en France aujourd'hui pour moins de 8€ par mois à France Télévisions qui se « préparerait en cultivant sa fibre numérique » !
Quelle mascarade.

« Je serai attentif à l'arrivée de Netflix », a claironné, un brin égotique, Patino le Numérobis  de FTV lors des  Rencontres de l'Udecam qui se sont tenues début septembre.

Et d’ajouter « Avec le numérique, nous devenons un média de précision » où les informations que recueille France Télé auprès des "internautes" et "mobinautes" qui utilisent ses services en ligne, sites ou applications du groupe permettraient à l'heure de l'analyse des données d'affiner pour chaque spectateur leurs propositions de programme !!!!

Comme si la télé n’était plus qu’à la carte et que le téléspectateur décide finalement de ce qu’il veut voir (envolée la notion de cahier des charges) !

Pensant peut-être mieux faire gober tant de salades sur « le capital confiance »   - après Netflix c’est Darty avec qui il faut rivaliser ! - dans un communiqué/propagande dont France Télé est coutumier où Pflimlin/Patino affirment gratuitement que « 10,8 millions de visiteurs uniques en juillet dernier ont vu (auraient) 123 millions de vidéos » le groupe s'adresse donc directement à ces quelques « télénautes » (téléspectateurs qui regarderaient les programmes du groupe par Internet, via la télévision à la demande ou les contenus 100 % Web), en leur promettant « France Télévisions s'engage à protéger vos données numériques ».

Alors que France Télévisions était  financièrement au bord de la faillite fin 2013 et devraient l’être fin 2014, tout est bon pour essayer de détourner l’attention des téléspectateurs/contribuables, des politiques, du CSA, des pouvoirs publics, des Tutelles en leur faisant croire que France Télé serait en marche vers la télé du futur où le contenu n’aurait plus aucune importance tant en aurait le contenant (le diffuseur)…tout du moins le pensent-ils !  

Foutaise que tout cela.

Personne n’est dupe avec cette campagne aussi vaine que ridicule…si Patino et Pflimlin croient faire peur à Netflix avec « leur vigilance et leur pseudo capital confiance », ils se fourrent le doigt dans l’œil.

lundi 15 septembre 2014

Le SNPCA-CGC va dans un premier temps saisir la Commission de déontologie du barreau de Paris dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalion.

Le SNPCA-CGC va dans un premier temps saisir la Commission de déontologie du barreau de Paris dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalion.
  • Le 3 juillet, Pflimlin était convoqué par le juge Renaud Van Ruymbeke en tant que témoin assisté dans la plainte déposée par le SNPCA-CGC partie civile aux côté à présent de la CFDT et du SNJ qui se sont également constitué.
  • Le 4 juillet, un coup de téléphone à l'AFP donnait lieu à une dépêche indiquant que France Télévisions (personne morale) en tant que société allait aussi se constituer partie civile dès le 10 juillet lors du Conseil d'Administration .
  • Le 7 juillet, sans attendre donc la réunion de son Conseil d'Administration Pflimlin décidait donc de se constituer partie civile au nom de France Télé estimant sûrement que les membres de son Conseil avait été "informés", ne serait-ce que par la dépêche AFP largement reprise par l'ensemble des média et donc  qu'il en avaient parlés!
  • Le 10 juillet, la constitution de partie civile n'est semble-t-il pas à l'ordre du jour de la séance du Conseil d'Administration...tout juste "l'annonce" serait-t-elle faite en fin de séance dans le  cadre des questions diverses apparemment SANS LE MOINDRE VOTE OU LA MOINDRE DÉLIBÉRATION DES ADMINISTRATEURS DU C.A qui croient peut-être à tort que c'est pour avoir accès au dossier judiciaire qu'on se retrouve témoin assisté !!!!!!

  • Le 11 juillet, une semaine après l'audition de Pflimlin, Marianne révèle que "le maire-adjoint à la Rénovation urbaine et au Cadre de vie de Saint-Quentin, Monique Bry, a travaillé pendant trois ans pour la société de communication Bygmalion, fondée par le Saint-Quentinois Bastien Millot... La presque septuagénaire a indiqué "avoir travaillé pour eux [Millot et Alvès les patrons de Bygmalion, ndlr] dans le cadre d’un contrat avec France Télévisions pour lequel elle était censée répondre aux courriers des téléspectateurs". Cette  collaboration n’aurait pas été connue du député-maire de Saint-Quentin Xavier Bertrand qui s’étonne dans l’hebdomadaire:   «J’ignorais tout de l’activité de Madame Bry, c’est incroyable! Je l’ai convoquée immédiatement dans mon bureau pour lui demander les conditions exactes de cette collaboration.»" 


 s'interroge tout comme le SNPCA-CGC sur le conflit d'intérêt flagrant qui existe entre se placer comme "victime" alors qu'on est soi-même visé par une plainte... Le SNPCA-CGC qui va dans un premier temps saisir la Commission de déontologie du barreau de Paris pour que le cabinet d'avocats qui défend  en même temps des mis en examens dans ce volet de la plainte et France Télé partie civile, soit déchargé du dossier au motif qu'on ne peut être juge et partie!!!!!!

Le blog CGC Média propose à ses lecteurs de découvrir l'article en question:

(*) "France Télévisions peut-elle être victime et coupable, dans l'affaire Bygmalion ? L’enquête menée par le juge Renaud Van Ruymbeke suite à la plainte déposée par la CGC Média suit son cours. Le PDG de France Télé, Rémy Pflimlin, est toujours témoin assisté dans cette affaire pour laquelle Patrick de Carolis a été mis en examen. Situation étrange, comme le souligne Charlie Hebdo. (voir fin de post)

A la fois victime et coupable ? La situation à France Télévisions est cocasse. Entendu par le juge Van Ruymbeke début juillet comme témoin assisté dans l’affaire Bygmalion – France Télévisions s’est potentiellement rendue coupable de favoritisme en facturant des prestations à l’agence de communication fondée par Bastien Millot – Rémy Pflimlin, l’actuel PDG, a décidé que son groupe se porterait partie civile. Comme le raconte Charlie Hebdo dans son édition de la semaine (disponible en kiosque), Pflimlin a fait savoir au juge le 7 juillet que "si un délit de favoritisme avait été commis, la société France Télévisions en serait la victime dans la mesure où elle aurait été privée de la pleine efficacité des procédures liées à la commande publique".

Si Pflimlin est toujours témoin assisté, un statut entre le témoin simple qui n’a rien fait et le mis en examen, ce statut peut évoluer du jour au lendemain sur décision du juge. Du coup, s’interroge le journaliste de Charlie Laurent Léger, si "l’enquête débouche sur un procès, il faudra que ces messieurs se dédoublent pour être à la fois assis sur le banc des prévenus et celui de la partie civile…"
Autre cocasserie soulignée cette fois-ci par Marianne hier sur son site : dans la plaquette publiée par France 3 à destination des annonceurs, la chaîne vante un documentaire qui sera diffusé lundi 22 septembre à 23h05 consacré… au juge Van Ruymbeke, "l’un des juges anti-corruption les plus écoutés en Europe, et l’un des plus respectés des barreaux. Homme simple, intègre, que le pouvoir a toujours cherché à atteindre".

(article de Charlie Hebdo du 10 09 14)