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mercredi 12 novembre 2014

Tessier-Achard-Schwartz le trio que subissait France Télé en 2005....avec quel duo Schwartz envisage-t-il son ticket de retour?

Depuis quelques jours maintenant le petit monde de l'audiovisuel s'étrangle de la "mission" apparemment confiée à Marc Schwartz, ex dégé adjoint chargé des finances sous le duo Tessier/Achard (respectivement pdg et dg de France Télévisions) d'établir la feuille de route de France Télévisions pour les 5 années à venir après le départ de Pflimlin.

Il y a ceux qui  rigolent en coulisses "on sait qui est derrière", ceux qui se posent la question "comment peut-on à ce point être juge et partie", ceux qui s’inquiètent "c'était déjà la pétaudière à France Télé mais alors là, où va-t-on?" et ceux qui attendent avec impatience le moment où le nom du "missionné" apparaîtra dans un ticket de "gouvernance" (comme numéro 3) en janvier 2015 dans la liste des candidature déclarées pour succéder à Pflimlin et devra s'imposer au CSA!



Le blog CGC Média qui a vivement réagi et ne comprend toujours pas qui a soufflé à l'oreille de qui le nom de Schwartz, a déjà commis deux articles sur le sujet s’interrogeant sur la notion de conflit d'intérêts  induite :

"Marc Schwartz retrouvera-t-il bientôt le poste de directeur financier de France Télé qu'il occupait sous Tessier de 2000 à 2004 ?"

"Conflit d’intérêts majeur en perspective à France Télévisions : Marc Schwartz l’ex collègue de Pflimlin et Tessier nommé pour dresser la feuille de route du groupe audiovisuel public."
 
a retrouvé dans les archives du SNPCA-CGC, 3 publications du 13/04/05, du 18/04/05 et du 3/05/05 sur la mise en place d'ARIANE (1et 2) dispendieux "système de gestion de base de données .." voulu et choisi en 2005 par celui qui se serait probablement  bien vu calife à la place du calife.

L'illustration du tract de l'époque était d'ailleurs assez parlante !
Extraits de ce qu'écrivait sûrement de façon très prémonitoire le syndicat SNPCA-CGC, notamment dans son tract (3/05/05) intitulé "Ariane, l’incompréhensible « machin »  à tuer l’emploi et mettre sur la touche". 

"Le 18 avril [2005 donc] la CGC Audiovisuel dénonçait, au niveau du holding de télévisions publiques, la mise en place du logiciel de gestion « ARIANE »  développé par la société américaine  « ORACLE ».


Il n’y avait sûrement aucun outil français disponible pour que la télé publique où l’État est l’unique actionnaire fasse appel à une société américaine développant des « portails » !!

Le choix du directeur général adjoint de France Télévisions Marc SCHWARTZ validé bien entendu par son directeur général Ghislain ACHARD et, au dessus d’eux, par l’occupant des lieux [Tessier donc] dont le CSA devrait annoncer prochainement le nom de son remplacement, est tout aussi énigmatique qu’indécent.

En effet, avec l’extension de ce logiciel soi-disant de "gestion" à tout le groupe et il faut bien le constater inadapté, où l’Audiovisuel public a recours à des dizaines et dizaines de sociétés extérieures prestataires pour assurer formation application, suivi, etc …qui vivent donc des deniers publics donc de l’argent des contribuables, il n’y a à attendre de cette « usine à gaz » que déconvenues et mises sur la touche.

C’est une dilution des postes à laquelle nous assistons lorsque ce n’est pas leur suppression pure et simple. De nombreux collaborateurs rabaissés, humiliés, dégoûtés, marginalisés jusqu’à la placardisation pour lesquels ces « messieurs » n’ont aucune considération, juste le plus profond mépris...Peu leur importe d'ailleurs, les états d’âmes et le bien être de ceux qu’ils ne voient pas, même lorsqu’ils sont avec eux dans un ascenseur – quand l’un d’entre eux ne dispose pas d’un badge spécial pour lui permettre d’aller du rez-de-chaussée au dernier étage, seul dans la cabine, sans croiser personne et donc sans « gêneur ».

Et l’on vient vous parler de stratégie d’entreprise et d’esprit de groupe.. Tu parles ! La seule chose qui compte finalement, c’est que le salaire de ces « décideurs » augmentent significativement et régulièrement chaque année !

Les personnels précédemment responsables de la logistique en interne, qu’il s’agisse de France 3, France 2 ou encore France Télévisions se retrouvent devant de jeunes voire de très jeunes « formateurs » pendant une journée ou deux, normalement chargés de donner les explications nécessaires mais dont la pédagogie, c’est le moins que l’on puisse dire, n’est pas le fort
Ces collaborateurs livrés à eux-mêmes en ressortent encore plus sceptiques qu’à leur entrée.

Pour faire simple ARIANE c’est CALIFE [outil précédent de gestion intégrée] en pire puissance 10...Pour une « technologie visant à concilier plus de simplicité et de puissance » (lu dans la brochure ORACLE), le moins qui puisse être dit, c’est que c’est un vrai ratage. 

Et les millions que cela a coûté !! 

Avec CALIFE l’outil de gestion pour la commande de fournitures aussi bien à France 2 qu’à France 3, les caractéristiques des produits n’étaient déjà pas évidentes mais avec ARIANE c’est kafkaïen.

En gros et pour faire court:
Chacun des « assistants »(*) pourra entrer directement sur le logiciel [(*) « assistant » : comprenez quiconque aura une demande « logistique » à formuler]. 
Le « super U »(*),  au dessus de l’assistant, donnera son approbation [(*) « super  utilisateur » - qui, lui, sait ! – il validera].
Le directeur approuve le « super U » qui aura approuvé « l’assistant ». Et la boucle est bouclée !!

Plus aseptisé et plus impersonnel, c’est difficile !

Bilan de l’opération : plus de relations humaines ! Les uns et les autres évoluent dans un ensemble démoralisé et démotivé au plus haut point.   

Et dire que France 3 pour justifier en premier son recours à « ORACLE », écrivait que ce « portail d’entreprise répondait à une contrainte politique » (sic), dans le cadre du Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM), entre autres sujets sur la notion « d’effectif constant » que le holding n’a pas hésité à piétiner et n’a jamais respecté sur cette dernière mandature (voir tract CGC du 7/02/2005 : « France Télévisions : une hausse d’1/4 des effectifs permanents avec 11.500 salariés »), ils ont bon dos les politiques !


La CGC Audiovisuel dénonce ce climat insoutenable sur lequel certains préfèrent fermer les yeux.... Mais quel intérêt, celui et ceux qui ont décidé de  « sa mise en application » avaient-ils donc à promouvoir ce produit ?... Et si l’intéressé et tous ceux qui l’ont suivi, étaient enfin mis sur orbite et allaient voir définitivement  ailleurs comment dépenser abondamment l’argent des contribuables !"

PRÉMONITOIRE, c'était bien le mot....et l'actionnaire n'a rien trouvé de mieux, presque 10 ans jour pour jour,  que de  PÉTER l'histoire comme un "éternel recommencement" !!! 

Autrement dit, prendre les mêmes (le même, en l'occurrence) et  recommencer....Au bout du compte, c'est toujours le contribuable qui paie la note.











mardi 11 novembre 2014

Marc Schwartz retrouvera-t-il bientôt le poste de directeur financier de France Télé qu'il occupait sous Tessier de 2000 à 2004 ?

Marc Schwartz retrouvera-t-il bientôt le poste de directeur financier de France Télé qu'il occupait sous Tessier de 2000 à 2004 ?
 
Fabrice Lacroix l’ex-adjoint d’Ajdari qu’il a remplacé lorsque ce dernier est devenu l’ex dircab de Filipetti et pour quelques semaines seulement de Fleur Pellerin (il devrait, selon nos informations, basculer vers les services de contrôle du ministère : la DGMIC), a sûrement des cheveux à se faire !  
 
Pourquoi ?
 
Tout d’abord parce l’invraisemblable « mission » que gouvernement a décidé de confier à Marc Schwartz, d’établir la feuille de route de France Télévisions pour la période 2015-2020, si elle l’empêche d’être candidat au poste de président du groupe audiovisuel public (il ne pouvait tout de même pas y avoir pensé en se rasant…lui qui s’est laissé pousser la barbe !!!!) ne l’empêche pas d’imaginer son retour comme directeur général chargé des finances, poste  qu’il occupa sous Tessier de 2000 à 2004 et qu’occupe actuellement Lacroix.
 
Lacroix comme nombre de spécialistes de la télé publique, ne doit sûrement  pas s’empêcher de penser : décidément on prend les mêmes et on recommence !
 
Quant à la notion de conflits d’intérêts dont le Chef de l’État ne veut pas entendre parler,  comme l’a redit le blog CGC Média, rappelant la collaboration Pflimlin/Schwartz, ce dernier  revenant à l'automne 2010 sous l'étiquette « Mazars » pour auditer le groupe et construire le COM (avec les résultats que l'on sait), il y franchement de quoi se poser des questions.
 
Mais enfin, pourquoi l’État charge-t-il celui qui indirectement a échoué - Il  aura, en effet, fallu conclure un avenant au COM - véritable constat d'échec - quelques mois après sa signature tant les objectifs fixés conjointement par Pflimlin et Schwartz n'avaient pas été tenus! - de remettre, en quelque sorte, le couvert et ce alors même que le CSA va lancer la procédure visant à remplacer Pflimlin ?
 
Ces interrogations méritaient bien un 2ème papier sur le blog CGC Médias....
 
Combien de temps encore, les contribuables/téléspectateurs vont-ils accepter de financer cet interminable et consternant  jeu de chaises musicales ??
 
 

Suffit-il de claironner qu'un prérapport n'est pas encore adopté pour tirer un trait sur 4 ans et demi de débacle totale?

Dans un article du 5 novembre dernier, signé par les deux journalistes de Libération Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos et intitulé "Pflimlin : fin de mandat, début de mandale" , visiblement les deux coauteurs expliquent que même s'il y a eu fuite "Il serait tout de même très étonnant qu’une fois amendé et adopté, ce rapport soit laudateur à l’endroit de Pflimlin. D'ailleurs dans son communiqué publié mercredi (7/11) après la fuite chez BFM Business, le CSA ne dément d’ailleurs pas le contenu du brûlot qui a incendié les hauts étages de France Télévisions, où on a enchaîné les «réunions de crise»."
 
Le blog CGC Média vous propose de le découvrir.

lundi 10 novembre 2014

Conflit d’intérêts majeur en perspective à France Télévisions : Marc Schwartz l’ex collègue de Pflimlin et Tessier nommé pour dresser la feuille de route du groupe audiovisuel public.

Conflit d’intérêts majeur en perspective à France Télévisions : Marc Schwartz l’ex collègue de Pflimlin et Tessier nommé pour dresser la feuille de route du groupe audiovisuel public.
Hallucinant, surréaliste, invraisemblable voire irresponsable…il n’y a certainement de mot assez fort pour qualifier la toute « dernière » de l’État actionnaire : « confier une mission à Marc Schwartz l’ancien collègue de Tessier et Pflimlin visant à dessiner la feuille de route du groupe audiovisuel public pour la période 2015-2020 ».
La semaine dernière, alors même que le rapport sur les 4 ans de mandature Pflimlin à France Télévisions qu’allait diffuser le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel)  fuitait dans la Presse le 4 novembre dernier, BFM Business qui en diffusait les bonnes feuilles, en publie aujourd’hui l’intégralité le gouvernement suivant François Hollande qui l’a semble-t-il annoncé le 2 octobre dernier lors du colloque organisé par l’instance de régulation, n’a rien trouvé de mieux que de nommer l’ex directeur financier de France Télé sous Tessier entre 2000 et 2004, également ex collègue de Pflimlin qui était à l’époque dégé de France 3.  
Dire que dans ses différentes interventions en tant que candidat à la Présidence de la République, François Hollande déclarait vouloir «prévenir les conflits d’intérêts en instaurant l’obligation de s’abstenir de participer à une décision publique en cas d’intérêts liés à la question abordée» !!!! Et des « intérêts liés à la question abordée », il faut dire que Schwartz en a visiblement des tas.
Cela aurait autant de sens que de transférer Ajdari de son poste de directeur de cabinet de la ministre de la Culture à la DGMIC direction générale des médias et des industries culturelles parce qu'il a été lui aussi le financier de France Télé!!!!!
Sur cette « mission », il semble que Marc Schwartz était injoignable !!!!!!

1°) Qui est revenu à l'automne 2010 sous l'étiquette Mazars pour auditer le groupe et construire le COM...avec les résultats que l'on sait?  Marc Schwartz, évidemment.

Il  aura même fallu signer un avenant au COM - véritable constat d'échec - quelques mois après, tant les objectifs fixés conjointement par Pflimlin et Schwartz n'avaient pas été tenus!
  
2°) Le blog CGC Média, à plusieurs reprises a dénoncé les centaines de millions engloutis dans le logiciel « Ariane » (Ariane 1 et comme si cela ne suffisait pas Ariane 2) mis en place à France Télé et voulu par Marc Schwartz.

Voilà ce qu’écrivait le blog, le 30 novembre 2011, dans un article intitulé « Pflimlin-Tessier, le chaînon manquant ou comment boucler la boucle à France Télévisions » : « Selon nos informations, c’est aussi le retour de Marc Schwartz ex « directeur général adjoint chargé, sous Tessier, des chantiers transversaux et du développement des synergies du groupe France Télévisions » (de 2004 à août 2005) via le cabinet Mazars qu’il a rejoint et avec lequel Pflimlin travaille…Petit détail en passant, Marc Schwartz c’est le promoteur du « logiciel de gestion global » :ARIANE (personne ne connaît la véritable terminologie) qui a déjà coûté plusieurs dizaines de millions d’euros sans que les résultats soient au rendez-vous, c’est le moins que l’on puisse dire (certains utilisateurs en sont même revenus au papier et au travail manuel)

Extrait du tract du SNPCA-CGC diffusé le 18 avril 2006 « C'est peut-être ce qui a inspiré Marc Schwartz directeur général adjoint de France Télévisions holding à qui l'on doit la mise en place sur les deux chaînes du groupe, du système "Ariane" logiciel de gestion développé par la société américaine "Oracle".
Depuis l'arrivée à France 2 et France 3 de ce « système de gestion de données intégrées » (comme dit la brochure) particulièrement inadapté au regard de l'activité des deux chaînes de télévision publique, c'est n'importe quoiEt les millions que ça a couté !!!! Quel intérêt celui et ceux qui ont décidé de sa mise en application avaient-ils donc à promouvoir ce produit sans compter tous les salariés qui devaient partir en formation via les dizaines et dizaines de société prestataires qui gravitent autour du « logiciel révolutionnaire »… »

3°) C’est Schwartz aussi (directeur général en charge des finances de la holding France télévisions) qui en 2004-2005 ne voulait pas « Viastella » tout comme Pflimlin alors nommé directeur général de France 3 par Tessier....alors que ledit Pflimlin le donnait en exemple à l’été 2012 dans une demi-page dans « Les Échos » avec deux articles à la suite intitulés : « La réforme de France 3 à la rentrée s'annonce déjà sous haute tension » et « ViaStella, le laboratoire de France Télévisions en Corse ».
4°) C’est Schwartz qui scellé le sort de Presstalis que Pflimlin laissait à l’été 2010 en situation de quasi faillite avant d’être nommé par Nicolas Sarkozy à France Télévisions.
Presstalis «Sans aucune  trésorerie alors...une société en état de dépôt de bilan virtuel...des fonds négatifs qui s’élevaient alors pour 2009 à 70 millions d’euros , la moitié étant directement imputée aux NMPP, l’autre à Transport Presse (structure juridique spécialisée dans les arrangements de barème des quotidiens.) » …une entreprise qui même pour qui sa banque refusait le moindre prêt car elle «ne possédait aucune visibilité avec des perspectives demeurant particulièrement inquiétantes » et pour laquelle les contribuables ont dû mettre la main à la poche. Le blog de la CGC Médias sur le sujet, a publié de nombreux articles, entre autres celui intitulé: « France Télévisions en voie de Presstalisation ?! » .  
Le blog CGC Média écrivait également « Il est curieux que, l’Élysée  ait choisi, à l’été 2010 à France Télé, celui qui en 4 ans (depuis 2006) allait amener Presstalis au bord du gouffre et le contribuable à payer la note. »

5°) C’est Schwartz toujours, à qui David Kessler ex conseiller culture de François Hollande à l’Elysée (qui avait un temps été donné comme potentiel candidat à la présidence du groupe) avait élaboré sa lettre de mission en tant qu’associé du cabinet Mazars pour  jouer les médiateurs dans l’épineux dossier Google…dossier qui avait fait s’étrangler « Le Canard enchaîné » sur « la facture salée de  450.000 euros le cabinet d'audit Mazars aurait envoyé à l'Etat, à Google et aux éditeurs de presse : 150 000 euros à l'Etat, 150 000 à Google et la même chose aux éditeurs de presse. »  
Etc…
Comment l’Élysée et Matignon ont-ils donc pu choisir Marc Schwartz le quasi « vice-président » de FTV  (La traduction de « Senior Executive » y avait-il inscrit sur son profil Linkedin d’alors)  qui sous Tessier le mentor de Pflimlin (voir l’article du blog CGC Média du 25 juillet 2012 « Marc Schwartz, l’ex «vice-président» de France Télévisions, scelle le sort de Presstalis laissée par Pflimlin ») pour se charger d’un « dossier » dans lequel il ne peut être à l’évidence que juge et partie????

Il n’y avait probablement pas d’autre énarque à la Cour des Comptes que Marc Schwartz vient de retrouver après son passage chez Mazars, pour « élaborer » sa « vision de la télé publique » ces 5 prochaines années ?!
L’État chercherait à  torpiller le rapport du CSA et à empiéter sur ses compétences dans le cadre de la procédure de nomination du remplaçant de Pflimlin qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Marc Schwartz tout énarque de la Cour des comptes qu’il est, ne peut pas ne serait-ce que pour sa proximité avec Pflimlin, Tessier, Kessler et tant d’autres, ne peut pas être éthiquement et déontologiquement chargé de cette mission, c’est on ne peut plus clair.

Marc Schwartz , à l’instar d’un magistrat, d’un juge ou d’un avocat qui aurait de près ou de loin des « intérêts » dans une affaire dont il pourrait s’occuper, doit en être déchargé.

jeudi 6 novembre 2014

Pflimlin cartonne Olivier Schrameck et pilonne le CSA qu’il ne voit « ni rigoureux, ni transparent, ni compétent, ni partial…et ne respectant pas la lettre et l’esprit de la loi»

Pflimlin cartonne Olivier Schrameck et pilonne le CSA qu’il ne voit « ni rigoureux, ni transparent, ni compétent, ni partial…et ne respectant pas la lettre et l’esprit de la loi» (dixit l’intéressé- voir l’intégralité du message en fin de post)
 
Dans un message adressé en interne à tous ses sujets  À tous les collaborateurs ») Pflimlin l’ubuesque roi du PAF s’en prend vertement au CSA et à ses membres.
 
Alors que plusieurs média, notamment « L’express », « Les Echos » ou encore « BFM Business » avant-hier, ont publié des extraits du rapport extrêmement sévère et particulièrement étayé que s’apprête à rendre l’autorité de régulation sur la catastrophique mandature de Pflimlin,  ce dernier envoie donc un courriel à tous ceux qui sont sous ses ordres « chacun d'entre vous sous ma présidence »  où il s’en prend vertement à l’instance.
 
« Dans un contexte de mutation numérique des médias, dans une époque de crise où la société française est déstabilisée, nous avons besoin d'un régulateur rigoureux, transparent et compétent, qui évalue France Télévisions en toute impartialité et l'aide à progresser, ainsi que le prévoient la lettre et l'esprit de la loi de 2013 relative à l'indépendance de l'audiovisuel public. » balance Pflimlin. 
 
Comme si les phrases qu’il aligne n’étaient déjà pas assez vexatoires, il en rajoute une couche « Ce document méconnait chacune de nos antennes ainsi que nos organisations, émet des affirmations erronées ou caricaturales et relève également d'une ingérence dans l'information. ».

Autrement dit « le document » celui que Pflimlin qualifie dès le début de son mail à savoir le « document préparatoire du CSA sur le bilan de son mandat. » est  « caricatural, fait d’affirmations erronées et relève de l’ingérence…» !
 
Ils vont adorer au CSA !!!!     

Et d’ajouter «En toute hypothèse, déjà confrontée à une fusion des plus complexes et à la crise de son financement, France Télévisions n’aurait pu accepter une mise en cause aussi éloignée de la réalité et aussi peu étayée… Ces jugements de valeur sont déconnectés de la relation de nos chaînes avec les Français. »
 
Pflimlin a donc sommé le Conseil de démentir le document qui ne peut correspondre évidemment pas à son expression «J'ai pris connaissance par la presse des extraits d'un document préparatoire du CSA sur le bilan de mon mandat. Convaincu qu’il ne pouvait correspondre à ce que veut exprimer le Conseil, j'ai demandé à celui-ci un démenti. »
 
Surréaliste.

Pflimlin va même jusqu’à remettre en cause le CSA lui-même, son rôle vis-à-vis de l’Etat et des parlementaires, ses méthodes mais aussi de l’accuser d’entretenir en son sein une véritable zizanie !

Lisez plutôt ça ne s'invente pas...les bras vous en tombent : « [Ce document] S’il avait reflété, même partiellement, la position du CSA, il aurait révélé un profond déficit méthodologique et posé la question du rôle de l'instance vis-à-vis de notre entreprise relativement à celui de notre actionnaire et des élus du peuple français à qui nous avons également des comptes à rendre. »

Hallucinant !!!!

Donc, selon les propos de celui que Sarkozy nommait à FTV en 2010: Le Conseil (l’autorité de régulation ou « régulateur »), que Pflimlin aurait voulu « rigoureux, transparent, compétent » (ce qu’il ne serait donc pas selon la formulation de  l’auteur) « ne peut en aucun cas diffuser un tel document si peu étayé et aussi éloigné de la réalité  qui ne reflète en rien ce qu’il voudrait exprimer » (un CSA qui ne sait pas ce qu’il dit et qui ne travaille pas franchement ses rapports, en somme !) sauf à transgresser « la lettre et l'esprit de la loi de 2013 relative à l'indépendance de l'audiovisuel public ».

Olivier Schrameck et les membres du CSA qui osent porter des «jugements de valeur déconnectés de la relation des chaînes de France Télé avec les Français » (un peu comme si le CSA et ses membres venaient de Mars et n’avaient aucune notion de ce que les citoyens de ce Pays qui vont payer 3€ de plus de redevance peuvent espérer de leur télé publique !), apprécieront de se voir ainsi tancés par Pflimlin et surtout d’être traités de la sorte !

 
Dans quelques jours, Pflimlin verra bien si l’Instance qu’il remet en cause tout au long de sa consternante missive et ne transforme pas "ce document ne saurait préjuger ou faire préjuger de sa position collégiale" en « document final » quasiment le même à la virgule près !!!!!
 
Chacun se souvient encore, l'année dernière, de la tentative de caviardage du précédent rapport, révélée par "Le Canard enchaîné"  où "Marc El Nouchi, EX directeur général AUJOURD'HUI  auprès d'Olivier Schrameck qui  [visiblement] aurait voulu corriger en dernière minute, hors assemblée plénière le texte de 19 pages...France Télé lui ayant soufflé d'adoucir le texte." (dixit )
 
 
 
Pflimlin n’aura alors d’autre issue après avoir tant malmené, raillé et moqué l’Instance et ses travaux auprès des quelques 11.000 salariés du groupe, que de quitter l’entreprise qui dans son ensemble n’a surement jamais connu pire mandature et n’aspire en définitive qu’à une chose : qu’il s’en aille le plus rapidement possible.

(l’intégralité du message)
 
Message de Rémy Pflimlin
"À tous les collaborateurs,
J'ai pris connaissance par la presse des extraits d'un document préparatoire du CSA sur le bilan de mon mandat. Convaincu qu’il ne pouvait correspondre à ce que veut exprimer le Conseil, j'ai demandé à celui-ci un démenti.
 
Je prends acte du communiqué publié depuis par le CSA qui indique que ce document ne saurait préjuger ou faire préjuger de sa position collégiale.
 
En toute hypothèse, déjà confrontée à une fusion des plus complexes et à la crise de son financement, France Télévisions n’aurait pu accepter une mise en cause aussi éloignée de la réalité et aussi peu étayée.
 
Dans un contexte de mutation numérique des médias, dans une époque de crise où la société française est déstabilisée, nous avons besoin d'un régulateur rigoureux, transparent et compétent, qui évalue France Télévisions en toute impartialité et l'aide à progresser, ainsi que le prévoient la lettre et l'esprit de la loi de 2013 relative à l'indépendance de l'audiovisuel public.
 
À l'évidence, beaucoup de choses n'ont pas été encore faites et restent à faire pour améliorer le fonctionnement et l'exercice des missions de France Télévisions.
 
Pour autant, ce qui a été relayé dans les médias n'est en aucun cas le reflet de la réalité de notre maison, du travail de chacun d'entre vous sous ma présidence et de la transformation que nous opérons de l'entreprise, ni le reflet des réalités du secteur.
 
Ces jugements de valeur sont déconnectés de la relation de nos chaînes avec les Français.
 
Ceux-ci nous ont maintenu leur confiance ces dernières années et ont une appréciation qualitative de nos programmes incomparable avec celle qu’ils ont des chaînes privées.
 
Ce document méconnait chacune de nos antennes ainsi que nos organisations, émet des affirmations erronées ou caricaturales et relève également d'une ingérence dans l'information.
 
S’il avait reflété, même partiellement, la position du CSA, il aurait révélé un profond déficit méthodologique et posé la question du rôle de l'instance vis-à-vis de notre entreprise relativement à celui de notre actionnaire et des élus du peuple français à qui nous avons également des comptes à rendre.
 
France Télévisions est au rendez-vous des grands enjeux qui lui permettront de construire son futur : la révolution numérique, l'information, la différence et la richesse des programmes par rapport à l'offre privée, la modernisation de ses structures sociales ainsi que de sa gestion.
 
Je ne manquerai pas de vous tenir informés dans les semaines qui viennent de nos contacts avec le CSA - avec lequel au demeurant les échanges quotidiens restent tout à fait constructifs - avec le législateur qui s'apprête à voter notre budget et avec notre actionnaire dans la perspective de la définition de la feuille de route de la télévision publique pour les années qui viennent."

mercredi 5 novembre 2014

Ce n'est ni France Télé, ni ses salariés qui se feraient "épingler", c'est la catastrophe industrielle dont Pflimlin et ses lieutenants sont seuls responsables.

L'Express va-t-il devoir se coltiner un nouveau "droit de réponse" dont Pflimlin est coutumier?
 
 Avec le "Immédias" du titre de Presse, ce matin, intitulé "Le missile du CSA sur Rémy Pflimlin",  rien n'est moins sûr.   

C’est un document comme une lettre recommandée qui vous sèche au saut du lit. Une pierre tombale jetée sur le bilan d’un PDG vacillant. Un pavé qui éclabousse  le mandat de celui qui en privé disait encore il y a quelques jours dans le Figaro s’interroger sur son éventuelle candidature à sa reconduction à la tête des chaines publiques:  Rémy Pflimlin. Rédigée  d’une plume trempée dans un produit défoliant par l’un des membres du CSA en charge du dossier, la journaliste Sylvie Pierre-Brossolette, cette note censée préfigurer le volumineux rapport que s’apprête à publier le CSA sur France Télévisions, s’apparente ainsi à une fin de non-recevoir pour un patron sortant, dont le bilan est tout bonnement étrillé.

A bon entendeur: en faisant fuiter ce document le CSA prend de vitesse Fleur Pellerin et le gouvernement, où l’on travaille également à ce dossier. Signe ici que l’institution présidée par Olivier Schrameck n’entend pas passer sous les fourches caudines du politique, dont elle souhaite farouchement (et heureusement) s’affranchir.   

Passés quelques zakouskis, destinés à nuancer le propos, en façade, l’essentiel de ce document  est un réquisitoire sévère. Sous le crépis d’une introduction qui se veut anesthésiante, une charge au canon.
   
Le CSA pointe ainsi du doigt dans l’ordre :

Une qualité de programmes (hors information) qui, à l’exception de quelques réalisations heureuses, ne permet pas de différencier assez l’offre de France Télévisions de celle des chaines privées.
Un manque d’audace dans le choix des programmes, notamment dans le renouvellement de la fiction qui explique en partie
L’incapacité à enrayer le vieillissement et l’érosion de l’audience.
Une ambition trop limitée en matière de programmes culturels qui se sont trouvés relégués à des horaires tardifs, voire nocturnes
L’émiettement  de la contribution de France Télévisions au secteur de la création qui ne lui permet pas déstructurer l’industrie de programmes en vue de jouer un rôle national et international à la hauteur des sommes investies.
L’échec d’une claire identification, à part  France 5, des lignes éditoriales des chaines du groupe. France 2 a régulièrement empiété sur les spécificités de farce 3  se livrant ainsi à une concurrence stérile au lieu de conquérir de nouveaux publics.
L’enlisement  de la reforme de France 3 qui constitue un enjeu éditorial et budgétaire majeur pour France Télévisions
Une Entreprise marquée par une instabilité des posters de direction, une illisibilité des responsabilité  un manque d’ambition dans la maitrise des couts , notamment sur les moyens internes de production, l’éthique et la transparences sont à revoir dans l’entreprise.  
Voilà pour le passif. S’ensuit une liste de dix objectifs destinés à baliser le cap que devra suivre le successeur de Rémy Pflimlin, sa feuille de route. Dix travaux d’Hercule :

Un impératif de qualité à concrétiser ; le périmètre des chaines à optimiser ; la lancinante question de France 3 à régler ;les dépenses de production à rationaliser ;la stratégie numérique à déployer ; l’éthique à développer; le management à améliorer ; le contrôle financier à renforcer ; les synergies à organiser ; le financement à pérenniser. 


Roboratif!"

 Pflimlin pensait peut-être encore faire "illusions."... il va devoir les perdre !