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jeudi 18 juin 2015

France Télévisions sur abonnement et payante (en plus de la redevance de presque 3 milliards/an) !

Comment avait-il appelé cela Philippe Kiffer dans Libé, revenant sur la sortie de chapeau du CSA le 23 avril dernier?   "Une affaire qui égratigne un peu plus une institution où règne l'entre-soi et la connivence". Il ne croyait peut-être pas si bien dire. Toute la Presse unanime se demande depuis un mois et trois semaines pourquoi et comment quatre des huit membres du CSA ont pu œuvrer en amont pour que sorte du chapeau le 23 avril dernier quelqu'un qui ne connait rien à la télé ?!

Une partie de la réponse se trouve probablement dans l'excellent article de Pascal Lechevallier pour Digital Home Révolution publié ce j
Molotov, la révolution de la distribution TV en OTT" (*) qui vient en écho à celui posté sur le site « Techcrunch.com», ce 19 juin 2015 par Romain Dillet « Comment une équipe d'entrepreneurs accomplis pour révolutionner votre expérience en matière de télévision. »

(*) OTT (pour over-the-top content), consiste à délivrer des contenus audiovisuels via le Web.... Beaucoup d’idées reçues circulent à propos de ce principe et l’arrivée sur le marché européen de sociétés de contenus comme Netflix n’a fait qu’accentuer ces ambiguïtés.

CQFD...Voila donc la finalité:  la télé diffusée par le WEB.

Ainsi donc, très discrètement, Pierre Lescure qui voit d'un très bon œil l'arrivée de Delphine Ernotte,  avait en fait depuis 18 mois des ambitions secrètes : lancer un Netflix à la francaise, regroupant tous les droits des acteurs TV actuels, France TV, TF1, M6,  
L'instance de régulation lui aurait sur le sujet donné son feu vert, l'autorisant ainsi à faire main basse sur les droits de rediffusion en streaming sur internet de la TNT française.
Ben voyons ! 

Curieux que personne n'y ait pensé avant lui, non ? L'autoproclamé calife du Numérique à France télé Patino et son grand vizir Scherer, n'y auraient-ils pas pensé ? Tu parles

Donc on voit bien les choses se mettre en place: une TV publique qui finance des milliers de programmes à coup de milliards, et qui tombent ensuite dans les petites mains potelées d'une bande de petits malins qui vont offrir des abonnements payants pour visualiser ces contenus (déjà financés par la redevance donc le contribuable ou la pub, encore le contribuable).
 
On comprend mieux l'intérêt pour tout ce petit monde d'avoir en place quelqu'un (ou quelqu'une) qui aille dans leur sens lorsqu'il faudra ensuite négocier un contrat de sous licence pour les droits des programmes de l'énorme portefeuille de France télévisions. 
 
Et qui touche au passage ?...

Voici l’article:

"Jean David Blanc et Pierre Lescure se sont associés pour lancer un service de distribution TV innovant. Première étape aujourd’hui avec la déclaration du service au CSA. En attendant le lancement officiel à l’automne.
Par Pascal Lechevallier pour Digital Home Révolution |

Molotov sera disponible sur tous les terminaux de la maison - D.R.

D’AlloCiné, à Canal, en passant par TF1.
 
L’équipe des fondateurs de Molotov n’est pas novice en matière de TV. JeanDavid Blanc est le fondateur d’AlloCiné, mais depuis des années il investit dans des start-up en dehors du secteur des médias ; il a  aussi consacré beaucoup de temps à Molotov. A ses côtés, Pierre Lescure, qui, des Enfants du Rock à Canal + a marqué de son empreinte les 30 dernières années de la TV française. JeanDavid Blanc a musclé son duo de départ avec l’arrivée de Jean-Marc Denoual qui était précédemment directeur de la distribution des chaînes thématiques payantes du groupe TF1 et de Kevin Kuipers qu’il a connu chez AlloCiné et qui a ensuite été cofondateur de Gamekult et de Senscritique. Web, Programmes, Distribution, Business, tous les métiers sont réunis pour mettre Molotov sur orbite.
Les fondateurs de Molotov - De gauche à droite : K.Kuipers, P.Lescure, JD.Blanc, JM.Denoual - D.R.
 
Libérer la TV
Pour l’ancien patron de Canal + et pour le fondateur d’AlloCiné, la richesse de l’offre TV est mal valorisée : « un vrai gâchis quand on sait que les chaînes investissent chaque année pour la seule TNT gratuite près de 3 milliards d’euros dans les programmes. » 

Pour l’instant, le mystère reste entier autour de ce nouveau service: un nom explosif pour un service OTT qui devrait offrir un cocktail de programmes TV très vaste.

En dehors de l’équipe de développeurs qui travaille depuis bientôt deux ans sur le projet, très peu de personnes ont eu l’opportunité de voir comment fonctionnait Molotov. Selon les rares informations qui ont filtré, Molotov offrirait une navigation très innovante au sein d’un portail qui agrège toute la richesse de l’offre TV.  Molotov souhaite profiter de la puissance d’internet et des capacités de l’OTT pour offrir aux internautes une nouvelle expérience de la télévision.

Molotov libère les programmes TV du carcan du petit écran, Molotov offre aux chaînes un espace diffusion entièrement repensé. Imaginez qu’en moins de 3 secondes, n’importe quel téléspectateur ou internaute, jeune ou vieux, puisse accéder à 100% des programmes de ses chaînes TV préférées, sur le terminal de son choix, sans avoir à zapper, sans avoir à jongler entre 5 interfaces, 3 applications et 10 mots de passe.

A l’heure du «mobile first» et des SmartTV, Molotov veut faire bouger les lignes de la distribution de la télévision mais surtout de sa consommation en permettant aux téléspectateurs et aux internautes d’accéder aux milliers de programmes disponibles d’une manière innovante.


Difficile d’en savoir plus pour le moment, si ce n’est que Molotov aura le statut officiel de distributeur de chaînes de télévision, ce qui le place non seulement en concurrence avec les FAI, mais lui impose aussi toutes les contraintes réglementaires et fiscales liées à ce statut. Un modèle de distribution disruptif pour un cadre réglementaire conservateur !
 
Rendez-vous à la rentrée pour un test en grandeur nature au moment de son lancement.


L’alliance pro-direction « cgt/fo » au grand jour à France Télévisions.



L’alliance pro-direction « cgt/fo » au grand jour à France Télévisions.



Dans le cadre du 2ème tour des élections professionnelles qui auront lieu le 6 juillet prochain au siège de France Télévisions – en pleine période de vacances et en plein Tour de France, soit dit en passant – la cgt et fo fidèles alliées de la direction, viennent de concrétiser leur union au grand jour.



Pour reprendre les termes mêmes d’un tract de la cgt qui fustigeait comme de coutume, les autres syndicats qui ne pensent pas comme eux, « C’est le mariage de la carpe et du lapin » !



Le binôme cgt/fo devient donc monobloc et ne fait pour l’occasion plus qu’un, s’agissant du collège ouvrier/employés. Cela dit, le véritable intitulé de fo n’est-il pas cgt-fo !  



Ce n’est donc pas une surprise mais cela dit, il se pourrait bien que bon nombre de leurs adhérents comme ceux de fo d’ailleurs qui ont toujours refusé une telle union et qui en ont plus que raz-le-bol des rendez-vous secrets, des petits arrangements entre amis, du sectarisme et de l’opacité, décident que cette fois-ci trop c’est trop.



Rappelons-le à ce sujet les propos de la cgt venant au secours de Marc Chauvelot (*) qui confirmait sa rencontre secrète avec Delphine Ernotte après qu’« Atlantico » et « Médiapart » l’ait révélée et ceux d’Eric Vial (¤) venant en appui au précédent, éructant au passage contre « des journalistes peu scrupuleux » lors d’une hallucinante déclaration faite au CCE où il confirmait une rencontre identique.



(¤)"….Demain ce sera le site « Mediapart » ou un autre qui révélera in extenso des entretiens de l'audition de « la nouvelle présidente du CSA » mettant directement en cause parfois des camarades d’autres syndicats comme ceux de la cgt alors qu’au fond qui y a-t-il de choquant à ce que des syndicats  rencontrent des candidats au poste de PDG de France Télévisions....."D'ailleurs nous espérons ne pas révéler un scoop en disant que nous à fo France Télévisions, nous avons également rencontré certains autres candidats à leur demande, rencontré certains hauts-fonctionnaires du CSA à leur demande et qu'il arrive heureusement régulièrement que les Tutelles nous consultent…."



(*) « La cgt FTV a rencontré Delphine Ernotte. Elle précise avoir d'ailleurs rencontré à leur demande tous les candidats qui le souhaitaientla petite dizaine de candidats rencontrés en respectant la plus stricte neutralité et la confidentialité des lors qu’elle était demandée.»

mercredi 17 juin 2015

Et dire que la loi prévoyait explicitement la sélection d'un(e) professionnel(le) du secteur pour France Télé.



"Le Canard enchaîné" en a remis une louche aujourd'hui....Décidément voila des "consultations" qui se passent bien mal comme elles se passent du reste de commentaires.

"Delphine Ernotte, nouvelle pédégère de France Télés, continue ses fameuses “consultations”, avant de prendre ses fonctions, le 22 août. 

Un des derniers à avoir bénéficié de cette faveur est le patron des sports de la chaîne, Daniel Bilalian, qui a fort apprécié. Le vieux briscard est revenu de son déjeuner estomaqué et a confié ses impressions à quelques copains de la chaîne: “J'en ai vu des patrons mais un comme ça, qui ne connaît rien à rien, alors là c'est quelque chose. Il faut tout lui expliquer, les images, les coûts, les reportages, une vraie débutante.” 

Avec des consultations comme ça, elle va vite apprendre."

Chacun comprend mieux pourquoi Didier Quillot comme le SNPCA-CGC et la CFDT contestent en Justice les conditions de désignation pour la présidence de France Télévisions que la Presse unanime a qualifié de "mascarade".

Les fo-sses in-fos de l'alliée de la direction de France Télé

Dans un document digne des plus invraisemblables propagandes des années d'après guerre, l'un des deux syndicats alliés de la direction indique le plus faussement qui soit "Pour les 3 années à venir, il n'y aurait pour France Télévisions que 3 syndicats confédérés chargés de négocier tous les accords d'entreprise fo, cgt et  CFDT".

Ben voyons...il ne suffit pas d'écrire des fadaises pour qu'elles deviennent vérité !

Citons à cet effet, Talleyrand "tout ce qui est excessif est insignifiant" et publions deux documents parlants concernant ces élections professionnelles intervenus au Siège de France Télévisions qu'auraient soi-disant remportées les alliés de la direction (la direction quelle qu'elle soit)

1° doc) Le tract du SNJ  "LE SNJ REPRÉSENTATIF ET CONFIANT" 


Extrait :
"POUR LE SECOND TOUR

Faute de quorum, il y aura (sauf pour les DP de Malakoff et de Vaise) un second tour de scrutin.
L'enjeu de ce premier tour pour notre organisation syndicale était bien le calcul de la représentativité. Une disposition inique de la loi du 28 août 2008, qui a pour seul but de faire disparaître les syndicats autonomes.
Et bien c'est encore raté pour les ennemis du "collège journalistes", car nous avons à nouveau réussi notre pari, grâce au vote des salariés. Avec 13,55% des voix sur le collège cadres (collège sur lequel est calculée notre représentativité), le SNJ reste bel et bien dans la course, pour faire entendre votre voix dans l'entreprise...."


2° doc) Le nombre de votants par collège établi par la direction de France Télévisions

1er tour des élections au C.E. "titulaires" utile pour établir les 10% minimum nécessaires à la Représentativité et où le SNPCA-CGC est à  17,34%.


Double camouflet pour Olivier Schramek..le Conseil d'Etat annule les décisions du CSA refusant le passage en TNT gratuit pour LCI et Paris Première

Le blog CGC Média l'avait laissé entendre ce matin dans un article intitulé "Schrameck convoque le CSA ce mercredi à 9h30...anticipe-t-il le désaveu du Conseil d’État et va-t-il annoncer au Conseil sa démission?", le Conseil d’État annule (*) non pas une comme cela était prévisible pour Paris Première mais les deux décisions du CSA sous présidence Schrameck donc de refuser le passage sur la TNT gratuite de leur passage en gratuit.

Comme le rappelait le blog CGC Média, ce n'est que le début des ennuis pour Schrameck au regard des affaires se multiplient et enflent au CSA depuis qu'Olivier Schrameck y a été nommé président par François Hollande en janvier 2013: "Mathieu Gallet à Radio France, aujourd'hui sous le coup d'une enquête préliminaire pour les contrats passés notamment ceux avec Denis Pingaud le même qui conseille Delphine Ernotte sortie du chapeau pour France Télévisions le 23 avril dernier dont l'opacité du processus de désignation fait l'objet de 3 plaintes en Justice et deux recours au Conseil d'État mais encore et surtout la scandaleuse vente de la fréquence du domaine public "Numéro 23" la chaîne TNT de son ami Pascal Houzelot pour près de 90 millions d'euros...." 

(*) Dépêche AFP - Paris, 17 juin 2015

Le Conseil d'État a annulé pour erreur de procédure les deux décisions du CSA refusant le passage en diffusion gratuite des chaînes LCI (groupe TF1) et Paris Première (groupe M6), a annoncé le Conseil mercredi.

Au lieu d'avoir publié les études d'impact requises avant ses décisions de refus, comme prévu par la loi, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a tout publié le même jour, le 29 juillet 2014, note le Conseil d'État.
"Ces deux décisions ont donc été adoptées à la suite d'une procédure irrégulière", souligne le Conseil d'État.
Le CSA devra se prononcer de nouveau sur les demandes de LCI et de Paris Première, et pour cette dernière dans les six mois, la chaîne ayant présenté une demande en ce sens, précise le Conseil.
En juillet 2014, le CSA avait refusé en bloc la demande de passage sur la TNT gratuite des chaînes payantes LCI (groupe TF1), Paris Première (M6) et Planète+ (Canal+), invoquant un marché publicitaire trop faible. LCI et Paris Première avaient alors saisi le Conseil d'État. 
C'était la première fois que le CSA appliquait la loi de novembre 2013 lui donnant le pouvoir de faire passer une chaîne en gratuit.
Cette annulation sur un point de procédure est une surprise, car la plupart des analystes et les acteurs concernés attendaient une décision sur le fond.
Fin mai, le rapporteur du Conseil d'État n'avait pas évoqué ce point de procédure, mais avait jugé sur le fond que l'analyse économique du CSA à l'origine du refus de la gratuité de Paris Première était incorrecte. Le rapporteur avait en revanche validé cette analyse pour LCI.
Le CSA a "pris acte de cette décision" dans un communiqué, tout en soulignant que l'interprétation du texte de loi par le Conseil d'État était différente de celle de son rapporteur et que le travaux parlementaires n'avaient pas précisé ce point de calendrier.

leb-tup/dab/er
 

Schrameck convoque le CSA ce mercredi à 9h30...anticipe-t-il le désaveu du Conseil d'Etat et va-t-il annoncer au Conseil sa démission?

Alors que les affaires se multiplient et enflent au CSA depuis qu'Olivier Schrameck y a été nommé président par François Hollande en janvier 2013 "Mathieu Gallet à Radio France, aujourd'hui sous le coup d'une enquête préliminaire pour les contrats passés notamment ceux avec Denis Pingaud le même qui conseille Delphine Ernotte sortie du chapeau pour France Télévisions le 23 avril dernier dont l'opacité du processus de désignation fait l'objet de 3 plaintes en Justice et deux recours au Conseil d'État mais encore et surtout la scandaleuse vente de la fréquence du domaine public "Numéro 23" la chaîne TNT de son ami Pascal Houzelot pour près de 90 millions d'euros...." c'est ce mercredi  vers 14H30 que le Conseil d'État annoncera sa décision sur les recours des chaînes LCI (groupe TF1) et Paris Première (groupe M6) qui demandaient leur passage en gratuit et que le CSA sous l'impulsion de Schrameck avait refusé.
 
Si le Conseil d'État suit l'avis de son rapporteur rendu le 29 mai, il devrait rejeter  le recours de LCI mais accepter celui de Paris Première. Le CSA pourrait donc être contraint de réexaminer le dossier Paris Première et d'accepter la gratuité de la chaîne, qui deviendrait alors une des chaînes de la TNT gratuite nationale.
 
En effet, le rapporteur du Conseil d'État avait jugé incorrecte l'analyse économique du CSA pour motiver son refus de la gratuité de Paris Première mais l'avait validé pour LCI. TF1 a déjà fait savoir qu'en cas de refus, il redemanderait à nouveau dans de très brefs délais au CSA un passage en clair pour sa chaîne d'info.
 
Ce serait pour Schrameck un premier gros camouflet qui pourrait bien n'être finalement que le début d'une série de  nombreuses déconvenues à venir...à moins qu'il n'ait décidé pour les éviter d'annoncer dès aujourd'hui "son retrait de la vie médiatico-régulatrice" !!!!!

mardi 16 juin 2015

La DIRRECTE retoque le P.S.E (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) présenté par Canal+.



Le 12 juin dernier la DIRRECTE a rejeté le P.S.E (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) présenté par  Canal+.

L'instance, à titre liminaire a rappelé l'article L.1233–48 du code du travail sur l'obligation d'information préalable de la DIRRECTE au plus tard la date de la première réunion du CA. Cette obligation qui n'a pas été respectée, n'a donc pas permis à la DIRRECTE de formuler les observations nécessaires.

En conséquence, elle retoque donc le P.S.E.

Comment Françoise Miquel, la contrôleuse financière pour France Télévisions rattachée à Bercy a-t-elle rencontrée et aidée Delphine Ernotte ?


Comment Françoise Miquel, la contrôleuse financière pour France Télévisions rattachée à Bercy a-t-elle rencontrée et aidée Delphine Ernotte ? 

La question a même été plus au moins posée à la direction lors du dernier CCE de France Télévisions, suite à l'article du "Canard enchaîné": "La pétroleuse de Bercy qui rêve de flinguer 1.222 postes à France Télé" concernant "une étude confidentielle de la contrôleuse d'État qui suggérait un sérieux coup de torchon avec 1.222 départs...." sur le pourquoi, le comment et à qui la communication de données internes avait été faite !!!

"Le Canard" d'ajouter "Delphine Ernotte, la future pédégère qui débarquera au mois d'août, réputée pour aimer les charrettes a les faveurs de Miquel".

Tout le monde ne se souvient peut-être pas des quelques lignes que BFM Business publiait le 24 avril dernier dans son article « histoire secrète d’une nomination » sur la « tournée des popotes » en amont de la sortie de chapeau, la veille, que le CSA « mettait en musique » pour la présidence de France Télévisons.

Extrait:

« …Notre candidate va aussi voir Vincent Meslet, directeur éditorial d'Arte après avoir effectué toute sa carrière à France Télévisions. Mais ce professionnel réputé préférera se rallier à une autre candidate, Nathalie Collin. Contacté, l'intéressé confirme juste avoir répondu aux questions de "certains candidats", et dit n'avoir "aucune intention" de rejoindre l'équipe Ernotte.  
Enfin, la tournée de Delphine Ernotte aurait aussi inclus la contrôleuse financière de France Télévisions Françoise Miquel, le producteur Thomas Anargyros, et même le ministre de l'économie Emmanuel Macron (contactés, aucun d'eux n'a répondu). » 

Françoise Miquel citée par Nathalie Sonnac, le 14 janvier dernier, devant la Commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée Nationale qui l’auditionnait s’agissant de sa nomination aux fonctions de membre du CSA par le Président de l’Assemblée nationale.

Extrait:

« Durant ces deux dernières années, j’ai créé au sein de mon université une chaire d’enseignement et de recherche consacrée à l’audiovisuel et au numérique et ai fondé avec Christophe Nobileau, président du groupe de production Telfrance et Françoise Miquel, chef de la mission Audiovisuel public au contrôle général économique et financier, un groupe de réflexion sur cette thématique, qui compte entre autres membres René Bonnell, Claude-Yves Robin ou Emmanuel Chain…. »





La Justice saisie de 3 plaintes dont celles du SNPCA-CGC et de la CFDT avec constitution de partie civile, concernant des irrégularités dans la procédure de désignation à la présidence de France Télévisions, sera a même avec la nomination d'un juge d’instruction  et des interrogatoires sous serment de faire toute la lumière sur ce que la Presse unanime a qualifié de "mascarade".

France Télévisions signe une convention obsèques…pour la subclaquante « Les coutures ont lâché [sans jeu de mot]...c’est le moment Ketchup » !

France Télévisions signe une convention obsèques…pour la subclaquante « Les coutures ont lâché [sans jeu de mot]... c’est le moment Ketchup » ! 

Il s’était réjoui le 23 avril dernier, Eric Scherer que Patino son copain de Sciences Po  nommait en 2011 comme « directeur de la prospective, de la stratégie numérique et des relations internationales liées aux nouveaux médias à France Télévisions » du changement à la tête de France Télé… 

Aujourd'hui, il se lâche...le télé d'hier est morte. 

Après avoir, fin 2014, dans un article du site « digitaltveurope.net » intitulé « 4K can help TV take on “the new barbarians” says France Télévisions »  que la blog CGC Média a traduit pour ses lecteurs « Pour France Télévisions, la 4K peut aider la télé à prendre le pas sur «les nouveaux barbares» », qualifié NETFLIX devant un parterre de journalistes au MIPCOM, de « new barbarians » [en français dans le texte les «néo-barbares ou nouveaux barbares»], voila qu’il récidive. 

Eric Scherer le néo "stratège numérique" de Patino vient dans un pompeux «Cahier de Tendances Printemps–Eté »  [2015]  dresser les « 10 enjeux pour la TV, et les 10 fiches »  [offertes en bonus!]

Selon le "sachant", la télé est donc morte…voila donc la nouvelle direction de France Télévisions.
La télé publique telle que  le téléspectateur la connaissait vivrait donc ses dernières heures : « La TV bascule – et pourrait bien se dissoudre – dans l’Internet vidéo mondial qui explose et est en train de l’absorber. » !!!!!!
Le blog CGC média vous propose de découvrir le scénario que Patino et Scherer ont prévu après le 22 août lorsque Pflimlin sera parti.
Juste avant de commencer la lecture du document, un mot de prévention est somme toute nécessaire : Tous ceux qui n’évoluent pas de microcosme télévisuel très parisien et un peu « branchouille », peuvent s’épargner sans problème la lecture de ce qui va suivre.
Attention, pour le peu qui reste – à qui Scherer va même jusqu’à souhaiter « Bonne lecture ! »  - c’est parti:
« A la télévision, le changement, c’est maintenant.
Toujours dominant, ce média vit aujourd'hui le « moment Ketchup » de sa transformation numérique : côté production, diffusion et surtout consommation d’infos et de divertissements, tout déboule brusquement, en même temps. Les coutures ont lâché. Tout change avec rapidité, avec ampleur.
Confrontée à la plus grande transformation de son histoire, la TV bascule –-et pourrait bien se dissoudre-- dans l’Internet vidéo mondial qui explose et est en train de l’absorber.

Des plaques tectoniques bouleversent le paysage et modifient les frontières de ce qu’on appelait jusqu’ici la télévision, redéfinie désormais par la manière dont on la regarde.

Nous avons relevé 10 enjeux de transformation majeurs à relever. Pour les expliciter, vous trouverez 10 fiches détaillées et chiffrées en début de cette édition Printemps-Eté de notre cahier de Tendances <http://blog.francetvinfo.fr/meta-media/files/2015/06/MetaMediaFTV9_SCREEN-2.pdf> sur la révolution numérique des médias et du journalisme. 
La traque des nouveaux usages est comme toujours assurée, de même que l'apparition de modèles et médias nouveaux, comme la réalité virtuelle, synonyme d'immersion et de téléportation en d'autres lieux.


Bruno Patino, Directeur général délégué aux programmes, aux antennes et aux développements numériques de France Télévisions, présente cette 9ème édition:
« La télévision bouge !



Si Apple abandonne son projet de téléviseur, si la BBC pense que les jeunes ne reviendront pas devant le poste, si CNN se met à diffuser sur Snapchat, c’est sans doute qu’il se passe quelque chose de majeur dans la bonne vieille télévision.

 Tout simplement le basculement rapide, décisif, vers une diffusion en ligne qui privilégie – et c’est la bonne nouvelle-- la vidéo (80 à 90% du trafic Internet d’ici trois ans selon Cisco), des usages mobiles massifs et une consommation à la demande.

 Donc de nouvelles expériences télévisuelles de plus en plus personnalisées et immersives, pour des contenus et des œuvres qui s’écrivent de manière différente. Contenus renouvelés, contextes modernes, audiences mondiales avides d’images de qualité et de sens sont autant de défis et d’opportunités pour nous. Et alors qu’arrivent encore de nouvelles technologies, voire des médias nouveaux, liés à la réalité augmentée et la réalité virtuelle, le service public -- France Télévisions en tout premier lieu -- doit continuer d’être à la pointe de l’innovation pour servir et accompagner ses concitoyens dans leur nouvelle vie connectée. » 
Bonne lecture ! » 

Voila qui devrait transcender Boris Razon et Stéphane Sitbon-Gomez les deux coauteurs de cette fiction « flop » (gaudriole estimée à 1 million d’euros) d’euro diffusée sur France 4 et intitulée « Anarchy ». 

Les français vont enfin pouvoir dire merci à François !

lundi 15 juin 2015

L'un des deux dossiers qui pourrait entraîner Olivier Scharmeck à la démission!

Comme l'avait prévu le site "Lyon Capitale" sous la plume de Didier Maïsto, "l'amendement" sénatorial déposé par la sénatrice UDI Catherine Morin-Desailly qui prévoyait de faire passer de 5 à 20 % la taxe due à l’État en cas de revente d'un canal (attribué gratuitement, il faut le redire) et que semblait vouloir soutenir Fleur Pellerin, ne verra donc pas le jour. 

Il a été supprimé de la loi Macron.

Le journaliste qui l'avait laissé entendre, ajoutant que "cet amendement n'aurait de toute façon servi à rien en pratique car de toute façon pas rétroactif..." avait donc vu juste.
 
Autrement dit, les propositions de texte "pas pour de vrai" et/ou les trucs de "spin doctor" pour feindre l'indignation devant la représentation nationale, ça marche un temps mais pas longtemps.

"Lyon Capitale" sort donc un nouvel article ce lundi 15 juin sur le feuilleton "Numéro 23/Houzelot/Schrameck": "Numéro 23 : la volte-face du Gouvernement" (en bas de post)

Quant au livre DYNAMITE - nom prédestiné en matière de TNT"TNT, UN SCANDALE D'ÉTAT",  il sera dans tous les kiosques, maisons de la presse et Relay le 24 juin prochain juste après la Fête de la Musique et le solstice d'été et le même jour que la Saint Jean XXIII.
 

"L’amendement déposé par la sénatrice UDI Catherine Morin-Desailly, qui proposait de faire passer de 5 à 20 % la taxe due à l’État en cas de revente d’un canal de la TNT, a été supprimé de la loi Macron. Cette disposition virtuelle, au demeurant assez décalée et inefficace, n’aura été pour Fleur Pellerin qu’un motif d’agitation, histoire de jouer l’indignation face à une spéculation annoncée, à partir d’une ressource publique gratuite. 

Difficile en effet de sanctionner sonami le lobbyiste Pascal Houzelot, qu’elle vient de faire chevalier des Arts et des Lettres et qui l’invite régulièrement dans ses dîners mondains.

On allait voir ce qu’on allait voir et enfin comprendre ce qu’on avait lu. Fleur Pellerin ne pouvait accepter la revente de Numéro 23, lanterne rouge de la TNT qui diffuse des émissions de tatouage et de maquillage façon mutants, pour la somme astronomique de 90 millions d’euros au groupe d’Alain Weill (RMC, BFM), alors même qu’il s’agissait d’une ressource publique gratuite, et se disait favorable à l’amendement sénatorial.

Las, “la commission spéciale chargée d’examiner le texte en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale a décidé de supprimer cette disposition, ce qui revient dans les faits à avaliser les conditions de vente de Numéro 23”, a indiqué dans un communiqué Catherine Morin-Desailly. Pour la sénatrice, “il est encore temps pour la majorité de revenir sur ce choix d’ici le débat en séance publique à l’Assemblée nationale et de maintenir le quadruplement de la taxe adoptée par le Sénat”.

Comme le chantait Jacques Higelin, “c’est dur aujourd’hui peut-être, demain ce sera vachement mieux”. Ah, demain… Demain tout sera plus beau, tout sera plus facile, demain on rasera gratis, la diversité ne sera pas oubliée, les handicapés non plus, demain le soleil brillera et la culture sera florissante. 
Mais, en attendant demain, Matignon et Bercy déroulent implacablement leur plan, de la façon que nous avions expliquée depuis plusieurs mois : dans un projet de loi “à venir”, la disposition défendue par la sénatrice sera “ré-introduite” – c’est précisément ce qu’indique le cabinet du Premier ministre. Mais attention, le calendrier est si dense que ce projet de loi fumeux ne pourra pas être discuté… avant l’automne, ce qui, dans l’esprit de Matignon, laisserait au CSA le temps d’avaliser tranquillement la vente de Numéro 23 au groupe Next Radio d’Alain Weill, dans la torpeur de l’été.

L’exception “culturelle”

On a connu Nicolas Sarkozy, lequel faisait voter des lois en fonction des chiens écrasés du jour. On voit aujourd’hui à l’œuvre le trio Valls-Macron-Pellerin qui, feignant de s’indigner d’une situation devant les Français, choisit de l’entériner en catimini pour s’en indigner de nouveau… un jour. Un jour ou l’autre. Un beau jour. Ou sera-ce une nuit ? Quand ? Ça dépendra du calendrier. Mais, promis, l’ennemi c’est toujours “la finance” et l’exception est toujours “culturelle”. Bref, des styles différents mais des comportements identiques : “Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rira…” Ou encore : “Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais.”

Cette opération de revente (aujourd’hui qualifiée de “fraude” par les patrons de TF1, M6 et Canal+) vient de très loin. En effet, dès le 25 janvier 2012, soit deux mois avant la compétition officielle, nous connaissions déjà les noms des futurs lauréats des six chaînes TNT et avions alerté sur le fait que Numéro 23 avait été conçue et attribuée dans le seul but d’être revendue. Appelons cela un débit d’initiés. Avec, au centre de l’affaire, un Russe qui entend bien en avoir pour son argent. Za zdorovie !"

Lire également dans la même "collection":



Delphine Ernotte reçue en fin de semaine dernière au CSA par Olivier Schrameck !



Delphine Ernotte reçue en fin de semaine dernière au CSA par Olivier Schrameck !

Vendredi dernier (12/06/15), après que le SNPCA-CGC ait confirmé le dépôt d’un recours au Conseil d’Etat s’appuyant sur "le manque d'impartialité du CSA et l'opacité de la procédure de nomination", doublé d’une plainte avec constitution de partie civile dénonçant les conditions de la nomination à la présidence de France Télévisions, après que Didier Quillot qui n’avait même pas été retenu dans la short-list ait, lui aussi une semaine plus tôt, saisi le parquet et que la CFDT ait annoncé avoir fait de même, Olivier Schrameck recevait semble-t-il très discrètement Delphine Ernotte.

Quel était le but de cette nouvelle rencontre ?

Etait-ce pour parler des conséquences de ces plaintes avec notamment la convocation de divers protagonistes, en particulier les témoignages sous serment des membres de l’instance et/ou de la commission d’enquête parlementaire au Sénat qui veut entendre dans les mêmes conditions ces derniers.

"Les conseillers du CSA, jusque-là tenus en laisse courte par un devoir de réserve mais surtout par les menaces de leur président (Olivier Schrameck), pourront enfin, dans le cadre de l'information judiciaire que nous sollicitons, soulager leur conscience et retrouver leur honneur" précisait la CFDT qui ajoutait dans son communiqué "Le CSA s'est joué des citoyens-contribuables et des salariés de FTV à l'occasion de la nomination de la nouvelle présidente de France Télévisions".

Il semble que le rendez-vous Ernotte/Scharmeck ne soir pas le seul prévu. Le président du CSA a souhaité voir jeudi prochain l’ensemble des organisations syndicales présentes au CSA.

Il y a fort à parier que l’air du complot, de la déstabilisation et des attaques extérieures contre l’instance soient le thème…tout comme il l’avait été devant les sages à l’occasion des tours de vote qui avaient conduit à la décision contestée du 23 avril.