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lundi 21 septembre 2015

Comment l’ex Orange Delphine Ernotte peut-elle encore faire illusion?

Certes, le CSA a publié le 24 avril, sur son site, les 28 pages d’un document très aéré – il faut bien le constater – intitulé « projet stratégique de Delphine Ernotte Cunci pour France Télévisions » que l’ex Orange a soutenu dans des conditions éprouvantes (« au bord des larmes » à l’oral, selon elle) devant un jury « impitoyable » mais personne ne peut croire que « L'alliance des quatre, Nathalie Sonnac,  Nicolas Curien, Sylvie Pierre-Brossolette et Olivier Schrameck » [dixit « l’Opinion » avec son feuilleton de l’été en 5 actes signé Cyril Lacarrière : "Qui veut gagner France Télévisions (4/5)."] », ait pu craquer pour ça !  

Alors même que Marc Schwartz rendait son volumineux rapport de 148 pages et qu’elle y a effectivement eu accès et s’en serait inspiré pour élaborer ses « 3 chapitres et sa conclusion », ses déclarations intempestives prouvent évidemment le contraire.

Certains osent même prétendre, hier soir encore dans une rubrique média sur « France info », qu’ « elle n’aurait pas été au courant de la situation financière de France Télévisions avant de s’y installer » !? FAUX, ARCHI FAUX, bien entendu.

Ce que montre, en réalité, les propos et autres annonces faites depuis près de trois semaines par  celle que "Schrameck an co" propulsait le 23 avril dernier pour remplacer Pflimlin, c’est qu’elle ne connaissait absolument rien au dossier. 

En fait, si elle avait pris le temps de lire le rapport Schwartz sur l'avenir de France Télévisions publié bien avant son audition que le CSA a dû prendre le temps de décortiquer, elle aurait pu éviter de se fourvoyer aussi lourdement et l’instance de se ridiculiser de la sorte.

A ce niveau de responsabilité – pour un groupe de plus de 10.000 personnes - cela n'est tolérable pour personne : ni pour l'État actionnaire, ni les salariés, ni les acteurs privés qui dépendent du groupe.

Est-ce pour convenir « d’éléments de langage » communs qu’Olivier Schrameck l’actuel président du CSA a été reçu en catimini, mercredi dernier, par l’ex conseiller de Cécile Dufflot Stéphane Sitbon-Gomez parachuté dircab [un poste qui n’existait pas dans l’organigramme et qui dans la situation de faillite que connaît France Télé, est estimé à environ 200.000€ par an] et raccompagné par l’ex dga/drh du groupe Patrice Papet sur le départ mais toujours « conseiller spécial » pour quelques semaines une fois ses indemnités négociées [on parle de la somme exorbitante de 900.000€…alors que, né en janvier 1951, il y a belle lurette qu’il aurait pu faire valoir ses droits à retraite !] 

Ou pour inviter, celle qui ne l’a pas reçu, à plus de prudence concernant la situation de France Télé ou bien pour aborder les discussions qui vont intervenir autour du COM que Delphine Ernotte n’évoque qu’en 2 maigres lignes (page 11)  « la feuille de route sera déterminée par les enjeux quantitatifs et qualitatifs issus du contrat d’objectifs et de moyens avec l’État qui constitueront des intangibles » ?

En tout cas, tout ça n’est pas très courant et « peu protocolaire » à moins de compléter la chanson « Quand un vicomte…. » avec un nouveau couplet « Quand un dircab rencontre un autre dircab, qu’est-ce qu’ils se racontent ?... »

Chacun aurait pu imaginer que celui qui a un peu « géré la France » comme directeur de cabinet de Lionel Jospin aurait plus de considération de la part de l’ex Orange qu’il poussé jusqu’au 23 avril avec trois autres de ses collègues…Bien non.

Quant à ce document publié par l’instance, s’il ne nous renseigne guère sur le COM (Contrat d'Objectifs et de Moyens) – ossature pourtant fondamentale qui fixe  les relations France Télé/Actionnaire –  que l’ex Orange aura peut-être le temps de signer avec l'État, il semble que cela s’annonce mal.

Il semblerait, en effet que Delphine Ernotte ait cru que l'État avait les poches profondes et qu'elle allait avoir "fromage et dessert" (élargissement de la redevance et retour de la pub) au menu. Seulement voilà, elle a depuis compris que ce n’était pas le cas.

Manque d'analyse ou défaut de connaissance du secteur…ou les deux ? 

Qu’elle soit passée totalement à côté est une chose mais que le quatre membres du CSA ne l’ai pas relevé, cela confine au tragi-comique. 

- Comment a-t-elle pu (et quatre membres du CSA avec elle) ignorer que le lancement d'une nouvelle chaîne d'info en continu nécessiterait un budget supplémentaire conséquent ? 

- Comment pouvait-elle ignorer le rapport Schwartz dans lequel il est explicitement indiqué "qu'une stabilisation en valeur des moyens affectés à l'ensemble de l'audiovisuel public sur la période 2015-2017 a été décidée". Ce rapport qui indique pourtant clairement que la loi de programmation des finances publiques prévoit la poursuite de l'ajustement structurel devant permettre à la France de respecter ses engagements en matière de déficits publics. 

- Comment pouvait-elle penser sérieusement (et quatre membres du CSA avec elle) que la fête allait continuer et que l'État n'était plus à un déficit près ? 

Amateurisme, incompétence ou ignorance ? Cela pose quand même de sérieuses questions sur les critères d'appréciation du projet qui a été porté le CSA !?

Mais ce n'est pas fini, le même rapport Schwartz indique dans plusieurs graphiques (*), que non seulement les recettes publiques de France Télévisions ont augmenté substantiellement sur la décennie écoulée (+23%), fermant donc la porte à de nouvelles augmentations de redevances, ou pire d'élargissement d'assiette jugé injuste pour les plus jeunes) mais qu'en outre les charges décaissables ont fortement augmentées sur la même période. 

Au rang de ces charges, l'incroyable augmentation des programmes achetés (que le blog CGC avait déjà dénoncé dans l'analyse des comptes 2014) : Une augmentation de près de 210 M€ !!

Cette augmentation qui traduit la politique entamée par de Carolis en 2005 et poursuivie à outrance par Pflimlin à grands coups  (et/ou coûts) de  transfert d'activité interne vers les sociétés de production privée. Un véritable appauvrissement du groupe dont l’ex Orange a fait fi en remerciant notamment Pflimlin pour le travail accompli !

Alors que le rapport de M. Scwhartz pointe avec pertinence les responsabilités de la faillite du système actuel sur la mauvaise gestion du budget de France Télévisions (et non de ses recettes), indiquant au passage que la BBC encaisse 1,5 Milliards d'euros du produit de la vente de ses droits, alors que France Télévisions, du fait des décrets Tasca, en fait cadeau aux producteurs (alors qu'elle finance plus de 70 % des œuvres produites), la Pingaud’s girl s'acharne à vouloir trouver des solutions de "régime" qui pointe clairement du doigt les salariés et qui dessine un avenir rempli de charrettes.

Ce serait donc sur l’ignorance totale des enjeux et des opportunités que qu’elle aurait  été choisie par un CSA coupé en deux; placée à la tête d'une entreprise pour jouer un jeu de poker menteur avec l'État perdu d'avance et pour expliquer aux salariés ensuite, qu'ils devront se serrer la ceinture et passer à la trappe, pour que se poursuive le petit jeu de tiroir-caisse et de transfert de droits vers le privé ?!

Comment certains ont-ils même pu imaginer que cela continue sans opposition ?

Pauvre télévisions publique qui se retrouve placée ici sur un programme insensé et indigent, en total décalage avec les presque 150 pages du rapport d'une commission interministérielle pourtant très clair qui n'a visiblement pas été lu ou alors pas compris...ce qui est encore plus grave!

(*)
 
 
 
 

vendredi 18 septembre 2015

France Télévisions: une entreprise au bord de l'explosion et de la faillite qui, depuis fin août, part en quenouille.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l'article d'"e-alsace" publié, hier jeudi 17 septembre, intitulé "Pauvre télévision publique"  qui détaille assez bien ce qui se passe depuis fin août à France Télévisions.
 
Carolis, le mis en examen, l'avait déjà bien esquintée...Pflimlin le témoin assisté nommé récemment conseiller d'État "en service extraordinaire" par François Hollande sur proposition de Christiane Taubira, la plaçait dans une situation de la faillite....depuis la fin août, c'est chienlit à tous les étages.
 
"L'ambiance est de plus en plus malsaine au sein de France Télévisions" écrit  Francis Guthleben qui détaille "Voici ce qui s'est passé ces derniers jours "
 
On se souvient que 60% des 10.000 salariés de France Télévisions ont fait l'objet de fiches d'évaluations secrètes.
 
Après avoir nié les faits, la direction du groupe public a fini par les reconnaître.
 
Hier, 16 septembre, la direction a envoyé un message aux managers avec la mention suivante : "Afin que chaque collaborateur puisse avoir légitimement accès à son éventuelle évaluation, la direction va définir, en concertation avec les organisations syndicales, les modalités pratiques d'une restitution formalisée".
 
On vous laisse imaginer le climat détestable qui va s'installer à France Télévisions lorsque les salariés demanderont des comptes à leurs supérieurs qui ont pu rédiger des observations pas forcément flatteuses à leur égard. Au-delà des remarques, les fiches comportent aussi un classement : I pour "insuffisant", C pour "conforme aux attentes", B pour "va au-delà des attentes".
 
Parallèlement, ce jeudi 17 septembre, après avoir été saisie par les syndicats CGC, CFDT et SNJ de France Télévisions, la chambre des requêtes du tribunal de grande instance de Paris a rendu une ordonnance pour "faire défense à la société France Télévisions de détruire les documents d'évaluations individuelles".
Jamais un président de la télévision publique ne s'était trouvé face à une procédure judiciaire le concernant, moins d'un mois après son arrivée.

Visite discrète

Par ailleurs, la procédure engagée il y a quelques jours par les syndicats CFDT et CGC de France Télévisions pour obtenir du Conseil supérieur de l'audiovisuel l'ensemble des documents qui ont conduit à la désignation de Delphine Ernotte semble agiter également le milieu audiovisuel parisien.
 
Le Blog CGC des Médias révèle qu'Olivier Schrameck a été de passage au siège de France Télévisions ce 16 septembre pour un rendez-vous avec le directeur de cabinet de Delphine Ernotte.

L'histoire ne dit pas quel était leur sujet de conversation.

Et quel avenir...

Les salariés de France Télévisions sont sonnés par ces différentes affaires. Ils sont aussi profondément inquiets pour leur avenir après l'annonce par la présidente de la mise en oeuvre d'un nouveau plan d'économie. Elle a justifié ce plan par les arbitrages de l'Etat qui l'empêchent de disposer de nouvelles recettes conséquentes en provenance de la redevance et de la publicité.
 
Delphine Ernotte s'est bien gardée de faire un lien avec l'état des comptes laissé par son prédécesseur Rémy Pflimlin. Rappelons que l'ancien président, nommé au Conseil d'Etat par le chef de l'Etat et la ministre de la Justice, est à l'abri de toutes les rumeurs et de tous les scandales derrière les épais murs du Palais Royal.

Il y a fort à parier que les prochaines semaines seront tendues à France Télévisions avec un climat social explosif. Tout le monde a en tête les 24 jours de grève qu'a connu Radio France ce printemps."

jeudi 17 septembre 2015

Vu à la télé...Olivier Schrameck reçu discrètement par Stéphane Sitbon-Gomez.

C'est le conseiller d'Ernotte Patrice Papet (sur le départ) qui a été vu dans le hall de France Télé raccompagnant le président du CSA Olivier Schrameck de son rendrez-vous avec le dircab de l'ex Orange Stéphane Sitbon-Gomez.
Sur ce que se sont dit les deux hommes, Papet n'a pas pipé mot.

"Ficheur-price" en partenariat sur France Télé...un lamentable signal adressé par Ernotte aux personnels.

"Ficheur-price" - en français "le prix du ficheur" - vient d'être décerné, ce jeudi 17 septembre, à Cécile Lefèvre qui a mis en œuvre ce système de "revue de personnel" au sein de l’établissement Malakoff de France Télévisions: 

"Sur proposition d’Arnaud Lesaunier, directeur général délégué aux ressources humaines et à l’organisation, Delphine Ernotte Cunci, nomme : 

Cécile Lefèvre, directrice des ressources humaines du Siège (hors filière technique).
Laurent Benhayoun, directeur des ressources humaines du réseau Outre-mer 1ère et de France Ô. (pour remplacer cette dernière, ndlr) 

Ces nominations prennent effet à compter du 12 octobre 2015." 

Formidable hasard du calendrier, c'est le jour même où la Justice saisie par voie de référé initiée par trois organisations syndicales la CGC, la CFDT et le SNJ, rend une ordonnance faisant  INTERDICTION à France Télévisions "de détruire les fiches faites sur le salariés"  (*ordonnance en fin de post) qu'Arnaud Lesaunier sous couvert de Delphine Ernotte nomme Cécile Lefèvre  pour le remplacer à la RH siège, la promotrice des fiches pour le  réseau Outre-mer 1ère et de France Ô.



Quel lamentable signal adressé aux salariés... 

Quant à cette affaire de fichage dont Delphine Ernotte est devenue pénalement responsable, elle n'a pas fini de faire couler d'encre et n'en est qu'à ses débuts concernant notamment les procédures près le TGI et à la CNIL.

Ils sont nombreux après trois semaines seulement à s'interroger sur le manque de discernement de celle qui a d'abord nié l'existence d'un tel système  au micro de Patrick Cohen sur Inter le 4 septembre dernier « personne n’est fiché à France Télévisions » avant de reconnaître finalement avoir été au courant puis d'en annoncer sa destruction dans les colonnes du Monde (14/09/15).



Celle que "Schrameck and co" mettaient sur orbite le 23 avril dernier, s'est enferrée dans ses contradictions et ses mensonges mais pire, au lieu d'avoir ordonné une enquête interne, promeut celles et ceux qui en sont à l'origine à commencer par son conseiller Patrice Papet en train de négocier ses indemnités de départ. 

L'écœurement pour les personnels est à son comble...."parce qu'en plus, il va toucher un gros chèque ?....c'est honteux !"

L'ex Orange qui manque visiblement de repères, aurait dû prendre connaissance du "Repères" intitulé "Éléments d'explication communiqués sur le dispositif de revue de personnel" qu'elle a publié le 16 septembre dernier, adressé aux managers et immédiatement transmis à la Justice, comporte ses propres aveux.

Extrait: 

Suite à l'interpellation d'une organisation syndicale, la direction a organisé le 9 septembre dernier une réunion avec l'ensemble des organisations syndicales représentatives pour clarifier le processus de revue de personnel mis en place à France Télévisions.

Cette revue de personnel, en cours de déploiement, avait pour objectif de faciliter l'élaboration de plans d'actions de développement de compétences et/ou de carrière au regard de l'appréciation de situations de travail individuelles et collectives.

Ce dispositif, couramment mis en œuvre dans d'autres entreprises, a été entaché dès son lancement à France Télévisions par un défaut d'information et de consultation des instances représentatives du personnel, et par l'absence d'une campagne de communication spécifique sur le sujet envers les salariés.

C'est pourquoi ce dispositif est abandonné. [attention "abandonné pas parce que "ça pue", non...parce que c'était pas "réglo", ndlr]

En outre, la direction a rappelé l'inutilité des documents préparatoires ou notes personnelles qui pourraient encore subsister et a invité à leur destruction....








La Justice vient de faire INTERDICTION à France Télévisions "de détruire les fiches faites sur les salariés"

EXCLUSIF:

La Justice vient de faire INTERDICTION à France Télévisions  "de détruire les fiches faites sur les salariés" par voie d'ordonnance (* ordonnance en fin de post)



Ernotte est donc depuis quelques minutes pénalement responsable de leur destruction et en portera la responsabilité.

Cette demande par voie de référé initiée par trois organisations syndicales la CGC, la CFDT et le SNJ vient donc d'être entendue.

Elle intervient après les nouvelles révélations du "Canard enchaîné" de ce 16 septembre qui font froid dans le dos qui montrent à quel point celle que "Schrameck and co "parachutait le 23 avril dernier pour remplacer Pflimlin qui s'est impliquée dans ce dossier le plus bêtement qui soit en ordonnant la destruction de ces fiches après qu'elle ait balancé l'énorme bobard au micro de Patrick Cohen sur Inter le 4 septembre dernier « personne n’est fiché à France Télévisions ».




(*) 




mercredi 16 septembre 2015

Lacroix ne décolère pas...il n'est quasiment pas sur la photo!

Le 12 septembre dernier, l'Obs publiait un article intitulé "France Télévisions : la garde rapprochée de Delphine Ernotte Cunci".
Une photo illustrait le commentaire "Après quatre longs mois de cohabitation forcée avec son prédécesseur, Rémy Pflimlin, la voilà désormais PDG de France Télévisions. Pour manœuvrer ce gigantesque paquebot, la nouvelle timonière de l’audiovisuel public a déjà constitué sa garde rapprochée. Focus sur cet état-major..."

Cette photo la voici.... 
Fabrice Lacroix l'argentier d'une entreprise en faillite n'y figure quasiment pas. Juste un œil, un sourcil, quelques poils de barbe, un bout d'épaule et un bras qui dépassent ....de quoi  mettre en rogne "le tronqué"! 

Le blog CGC Média qui avait récemment sorti la même photo twittée et retwittée des centaines de fois sur les réseaux sociaux dans un article intitulé "Combien seront encore sur la photo dans quelques mois"  tient à récupérer la "coupe" en publiant la bonne photo en "grand".



Rodolphe Belmer pourrait prochainement rendre son tablier de France télé

Selon nos informations Rodolphe Belmer  chaudement encouragé à rejoindre France Télévisions pour "épauler" celle que "Schrameck and co" sortait d'un chapeau le 23 avril dernier, ne serait plus très chaud pour rester.
 
Alors que l'ex Orange l'a chargé d’une mission de "conseiller",  l'ancien directeur général de Canal+ pourrait très prochainement rendre son tablier.
 
Face à la déferlante de déclarations intempestives, de bourdes en tout genre, de faux-pas récurrents, d'annonces à l'emporte-pièce, d'effarantes  communications la dernière en date celle faite au micro d'Inter pour nier un système de fichage organisé sous Pflimlin avant de le reconnaître sans sanctionner ceux qui en sont à l'origine (ambiance France Télécom/Orange avec des salariés sous pressions, 22.000 démissions et 27 suicides)....l'homme pourrait laisser seuls à seuls Sitbon-Gomez , Pingaud et sa Pingaud's girl attendre l'inévitable explosion.

Le confondateur de Bygmalion, Bastien Millot déjà mis en examen avec Carolis, vient de l’être à nouveau dans le volet politique.

La nouvelle s’est répandue, ce mardi 15 septembre dans toute la Presse « Bastien Millot, cofondateur de la société Bygmalion, a été mis à nouveau en examen pour "complicité de financement illégal de campagne" ».
 
C’est la chaîne d’info de la TNT « iTélé »  qui était la première à « Mardi soir, la justice a mis en examen Bastien Millot, le cofondateur de la société, pour "complicité de financement illégal de campagne" après des heures et des heures d'auditions et d'enquête ».
 
Le JDD sur son site comptabilise pour sa part, le nombre de mis en examen dans ce dossier « Treize personnes sont mises en examen. Parmi elles, outre M. Millot, trois anciens cadres de Bygmalion, Guy Alvès, Franck Attal et Sébastien Borivent. Ces derniers reconnaissent avoir eu connaissance de la fraude, ce que Bastien Millot a toujours contesté. Ses trois anciens associés le mettent pourtant en cause. »
 
LePoint indique notamment « Franck Attal, patron d'Event and Cie, a expliqué aux juges que le directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux, l'avait sollicité fin mars-début avril 2012 pour lui annoncer qu'il fallait recourir à un système frauduleux de ventilation des dépenses de campagne sur l'UMP, ce que Jérôme Lavrilleux conteste, situant le recours à la fraude à après la présidentielle. Selon une source proche du dossier, Franck Attal a assuré avoir alors prévenu Sébastien Borivent, qui, à son tour, en aurait fait part aux deux patrons de Bygmalion, Bastien Millot et Guy Alvès. D'après cette source, Sébastien Borivent a affirmé aux magistrats que Bastien Millot, aujourd'hui avocat, avait donné son "feu vert" à l'opération. »
 
Et d’ajouter « Bastien Millot est mis en examen dans une autre affaire concernant des soupçons de favoritisme sur des contrats payés par France Télévisions à Bygmalion. »

Le blog CGC Média tient à rappeler qui est Sébastien Borivent pour France Télévisions.

Dans son article du 14/11/14  "Sébastien Borivent, l’ex secrétaire général de FTD,  auditeur interne à France Télé mais aussi directeur général adjoint de Bygmalion mis à son tour en examen" nous indiquions "Nul doute que Sébastien Borivent, l’ancien cadre de France Télévisons qui a été pendant deux ans chargé d’auditer en interne France Télévisions de 2006 à 2008 (un comble tout de même !) avant de devenir l’année suivante Secrétaire  Général de France Télévisions Distribution toujours sous Carolis et son bras droit Millot,  mis en examen pour complicité de «faux et usage de faux» assorti d’un contrôle judiciaire qui lui interdit notamment de rencontrer les autres protagonistes du dossier, va devoir également répondre du rôle qu’il a joué, cette fois-ci, dans le volet France Télévisions"...

Après les mois perdus de demandes de "démise en examen et d'annulation de l'instruction" déposées par Carolis, Millot, Bygmalion et Camille Pascal qui ont finalement abouti à une confirmation en appel de la chambre de l'instruction de toute la procédure et de ses actes (*), le volet télé devrait repartir de plus belle.
 
 (*) Extrait de la décision rendue en appel par la chambre de l'instruction.
 
Toutes les mises en examen sont confirmées et l'instruction judiciaire se poursuit :
 
"Considérant quant au délit de favoritisme reproché, Patrick de Carolis ne peut soutenir avec pertinence que la délégation de pouvoir signée en faveur de Camille Pascal l'exonérerait de toute responsabilité pénale, que les relations antérieures à la signature des contrats en cause, entre lui et Bastien Millot, la persistance d'une proximité entre eux, 2005 et 2008, et certaines déclarations des protagonistes, laisse penser que Patrick Carolis au plus haut niveau de la hiérarchie du pouvoir adjudicateur a eu l'initiative et a pris la décision de faire conclure ses marchés et de les renouveler;

Qu'ultérieurement il n'a pu être tenu à l'écart de l'exécution de ces contrats, les prestations lui étant, en priorité, voire exclusivement destinées, le rôle de Camille Pascal étant de veiller à leur bonne exécution matérielle, que même si factuellement Patrick de Carolis n'a pas été de signataire desdits contrats pour le compte de France Télévisions, il les a initiés au bénéfice d'une personne qu'il connaissait et qu'il a favorisée et en a suivi l'exécution, la présidence de France Télévisions en ayant le bénéfice et en assurant le paiement, cette délégation de pouvoirs ne saurait l'exonérer de sa responsabilité pénale, que dès lors existent à l'encontre de Patrick de Carolis des indices graves ou concordants suffisants en l'état pour justifier sa mise en examen qui ne sera pas annulée, l'appréciation de l'existence de l'élément intentionnel relevant de la compétence du juge de fond."



Nouvelles révélations du Canard sur le fichage à grande échelle des salariés de France Télé nié publiquement par l'énorme mensonge d'Ernotte le 4 septembre dernier.

Le scandale est d'ampleur. Les nouvelles révélations du "Canard enchaîné" de ce 16 septembre font froid dans le dos et montrent à quel point celle que "Schrameck and co "parachutait le 23 avril dernier pour remplacer Pflimlin couvre  toutes celles (particulièrement) et ceux qui ont  mis en place ce dispositif de flicage à grande échelle.
 
 
Ben voyons...c'est se foutre du monde.
 
Il est clair que Patrice Papet qui est en train de négocier son départ imaginant plusieurs centaines de milliers d'euros d'indemnités à la clé mais également celle qu'il a fait venir pour le seconder Murielle Berretti-Charles visée par la plainte déposé par le SNPCA-CGC actuellement instruite par le juge Renaud Van Ruymbeke, mais aussi Olivia Venner la grande ordonnatrice ("l'envoyée spéciale" dit le Canard) avec Cécile Lefèvre pour Malakoff de tout ce système aidées en tout cela par Frédéric Mautret le bras armé de Murielle ex délégué CFTC à Wolters Kluwer là où ils sévissaient tous deux avant et Benjamin Maurice qui lui a plus ou moins  sont succédé aux "social" doivent quitter l'entreprise sans délai et sans rien.
 
Les salariés qui n'ont évidemment plus aucune confiance en ces gens, attendent leur démission pure et simple...sinon leur licenciement pour fautes lourdes et inqualifiables.
 
Il sera temps dans les semaines qui viennent d'établir qui de leurs collègues (encore là) ont également trempé dans tout ceci, une fois déposées la plainte pénale et la saisine de la CNIL qui sont en route initiées par la CFDT, le SNPCA-CGC et à n'en pas douter le SNJ.
 
Extrait du Canard:
 
"L'opération démarre en banlieue, à Malakoff, par le siège de France Ô et des chaînes de l'outre-mer (où la DRH n'est autre que Cécile Lefèvre dont le blog CGC Média poinatit dès hier les responsabilités, ndlr). Le déploiement se poursuit dans les stations de France 3 puis à France 2.
 
Parfois, l'envoyée spéciale Olivia Venner est à la peine. "À France 2, cela a été compliqué avec la direction de l'info. Elle s'et heurtée à des gens qui refusaient le système et savaient que ces grilles allaient rejoindre la direction centrale et servir à gérer les promotions internes" raconte un des intéressés.
 
Jeudi dernier après l'intervention de sa pédégée le nouveau grand chef du personnel Arnaud Lesaunier a conclu avec cette consigne expresse aux cadrex malgré les menaces de poursuites judiciaires de la CFDT : "les documents existants seront détruits (...) ne gardez aucun document contenant des annotations personnelles sur les collaborateurs.
 
Papet comme ses anciens collègues juraient d'ailleurs la semaine dernière, tous en chœur ,qu'il n'avait jamais été question de faire remonter et de centraliser les fiches nominatives au siège de France Télé. Un nouveau bobard : en 2014, Olivia Venner, ancienne des milieux industriels chargée du "développement managérial" du groupe, se rend discrètement dans l'ensemble des chaînes et dans les régions pour distribuer aux dirigeants de la grille de natation et leur expliquer comment les remplir.
 
Avant de repasser quelques mois plus tard ramasser les copies pour les archives ensuite à Paris. Le tout sous la direction de Muriel Charles, directrice générale chargée du "dialogue social" (sic)
 
Bonne idée après le fichage illégal, la destruction de preuves"
 

mardi 15 septembre 2015

L'affaire des fiches à France télé, loin d'être fini....Cécile Lefèvre mouille Michel Kops devant les élus du personnel.



Cécile Lefèvre interpellée par les élus sur le fichage des salariés à France Télévisions et plus particulièrement ceux de France Ô établissement de Malakoff, mouille Michel Kops.

Cécile Lefèvre actuelle DRH de France Ô et Outremer 1ère (France Télé) depuis janvier 2013 après un poste de « responsable réglementation et relations sociales » toujours à France Télévisions (de mai 2006 – février 2011 soit 4 ans 10 mois) et un bref passage de mois de deux ans dans la filiale du groupe TV5, aux questions de élus sur le fichage des salariés indique que cela concernait les services de Michel Kops donc aurait visé plutôt des techniciens…de ce qu’elle en savait !!!!!

Hallucinant….celle qui devrait être nommée directrice Général Délégué RH & Organisation au Siège de France Télévisions à la place d’Arnaud Lesaunier lui-même promu pour succéder à Papet sur le départ, précise donc que c’est Michel Kops qui vient pourtant d’être nommé par l’ex Orange directeur du réseau Outre-mer 1ere de France Télévisions, qui serait finalement l’homme du système…qui n’existait pas comme l’avait rappelé Delphine Ernotte, le 4 septembre dernier, au micro de France Inter !!!!

Incompréhensible….Est-ce parce que Michel Kops se serait vu signifier, il y a quelques jours par celle qui l’a pourtant confirmé le retrait de « sa tutelle sur France Ô »….Allez savoir !?

Toujours est-il que Cécile Lefèvre qui en réunion s’est emportée contre ces syndicats qui demandent des comptes sur ces fiches de salariés mais ne seraient pas restés jusqu’au bout des 5 heures à celle du 9 septembre dernier qu’elle animait (*) comme l’a fait le duo FO/CGT, a redit « ne pas avoir connaissance de fiches et donc ne pas savoir à quoi ça ressemble » !!!!! 

(*) A la réunion en question du 9/09 à laquelle ne participait pas Delphine Ernotte, étaient présents pour la direction : Murielle Berretti-Charles, Cécile Lefevre, Olivia Venner, Arnaud Lesaunier, Samuel Bignon, Olivier Godard et Benjamin Maurice. 

Elle a même enchéri comme si cela ne suffisait pas grâce aux seuls élément de langage qu’a trouvé la direction pour tenter de minimiser le dispositif qu’il ne s’agissait là que d'« une revue du personnel - dispositif classique dans les entreprises -  qui restait un bon outil peut-être pas assez expliqué aux IRP mais très utile » ! 

« Dispositif »  dont Arnaud Lesaunier, à cette même réunion, annonçait non pas la destruction mais la suspension pour « vice de forme » : « Après étude, la décision d’abandonner le dispositif,  d’invalider l’outil a été prise parce qu’il le processus d’info/consult des IRP n’avait pas été respecté », en ajoutant ne pas comprendre  «  qu’il n’y ait justement pas eu de consultation » !!!!

Mais au fait lorsque « le dispositif des fiches, le bon et utile outil » a été présenté en CODIR notamment à Malakoff sous forme d’un document en 4 feuillets projeté devant l’ensemble des « managers » qui croyez-vous qui s’y soit collé ?! …Cécile Lefèvre qui dit « ne pas avoir connaissance de fiches et donc ne pas savoir à quoi ça ressemble » !!!!!