Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

jeudi 15 octobre 2015

Pellerin vs Bloche...deux visions pour une discrète recapitalisation de France Télévisions.



Pellerin vs Bloche...deux visions pour une discrète recapitalisation de France Télévisions.

Tout d’abord en préalable, il convient de rappeler la situation financière de France Télévisions SA qui se retrouve quasiment en faillite comme ne cesse de le redire le blog CGC Média depuis environ trois ans, à savoir des pertes cumulées depuis l'arrivée de Rémy Pflimlin avec  Martin Ajdari aux finances de 2010 à 2014 et Fabrice Lacroix ensuite, qui ont atteint un point de non-retour avec quelques 206 M€ en 2014 proches des 250M€ en 2015 et qui correspondent à plus de la moitié du capital social de l’entreprise.

Comment faire pour boucher ce trou et enrayer temporairement la faillite ? La "taxe télécoms" que diable.

Cette taxe dite aussi  "taxe Copé", qui passera de 0,9% à 1,2% du chiffre d'affaires des groupes Bouygues Telecom, SFR, Orange et Free qui rapporte 220 M€ par an mais qui ne va pas semble-t-il à l'audiovisuel.

Fleur Pellerin voulait une augmentation de la taxe de 0,3% dont le produit aurait été affecté intégralement  à FTV, soit 75M€.

Patrick Bloche propose, quant à lui, d'affecter une partie des 220 M€ soit 140M€ à FTV sans augmentation pour les télécoms.

Ce sont donc deux propositions différentes avec évidement des conséquences différentes mais en filigrane un même but combler le trou abyssal de quelques 250M€ (aujourd’hui).

Si on rajoute la hausse de redevance +1 € à horizon 2016, ce sera encore 25 M€  de plus dans le panier.

Donc au total :

- version Bloche, c'est une manne de 165M€ par an en plus.

- version Pellerin c'est une manne de 125 M€...

De quoi combler les trous en somme ! (sans jeu de mot).

Mais en apparence seulement. Il de toute façon il va falloir repasser à la caisse probablement en début d’année prochaine (dans un peu plus de deux mois) pour tous les investissements qui auraient du être fait par l’équipe Pflimlin et ne l’ont pas été pour ne pas alourdir le trou….par exemple, les caméras de reportage HD (On vient finalement d'annoncer la nouvelle) Idem pour les DSNG et les régies Fly ? Et les bancs de montage Avid ? etc…

L'addition risque d’être très lourde...

Sans compter + les 40M€ et quelques (fourchette basse) de passage à la HD sur la TNT et les 25 M€ de glissement de charges de personnel qui n’incluent pas les procédures prud’homales et autres procès…

Sans compter non plus  l'amortissement des indiffusables « nanars »….

Une fois ces 165M€ ou 125M€ injectés pour boucher les 250M€ de pertes cumulées fin 2015, c’est bien plus de 50M€ qui manqueront. Tout sera très vite à refaire.

Un nouveau COM actera, une fois encore la situation, malgré le rapport Schwartz  et reine ne sera réglé.

Philippe Verdier attend des explications de son employeur France Télévisions.

Philippe Verdier, auteur de deux lettres ouvertes, l'une à François Hollande, l'autre à Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-ministre de l’écologie de Nicolas Sarkozy, qui avait réagi sur Canal+ de manière générale  à ceux appelés "climatosceptiques", en faisant  un parallèle entre « ceux qui disent “en fait, que le changement climatique n’existe pas ou que ce n’est pas grave, que c’est formidable, qu'on ira plus souvent à la plage” et que c'est bon pour le tourisme » et « ces gens » de l’industrie du tabac ou de l’industrie de l’amiante qui "pendant des décennies ont nié le danger", a confirmé hier sur RTL (14/10/15) bien avoir reçu « un courrier lui  demandant de ne pas venir ».
 
«C’est une décision de France Télévisions, je ne suis pas en congé», a ajouté le présentateur météo qui devait retourner à l’antenne lundi après la promo de son livre  qui conteste l’idée d’un consensus scientifique sur le climat (Ring éditions) et  dénonce un "scandale planétaire" à propos du réchauffement climatique. 
 
Son tweet après l'émission "J'attends une décision et surtout des explications de la direction de France Télé" a été twitté et retwitté.
 
Philippe Verdier estime que c'est la « liberté d’expression » qui est en cause. Il a tout à fait le droit, à quelques semaines de la COP21 la conférence prévue fin 2015 à Paris-Le Bourget avec à la clé un accord mondial pour limiter le réchauffement, de mettre en cause la probité des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui regroupe pourtant des spécialistes du monde entier et fait référence !
 
« Je me suis mis sur la route de la COP21, qui est un bulldozer, voilà le résultat », enchérissait-il.

La direction de France Télé qui a bien évidemment écouté l'émission, rappelle quant à elle, le "principe déontologique" qui interdit aux salariés de s’exprimer de leur propre chef publiquement en engageant la responsabilité de l’entreprise.
 
Deux positions qui semblent bien peu conciliables.
 
 
 

Pour Schrameck, les demandes du SNPCA-CGC et de la CFDT faites au CSA concernant la présidence de France Télé, c'est le CADA de ses soucis

Avant-hier un journaliste twittait que le CSA avait finalement adressé des documents au Conseil du SNPCA-CGC et de la CFDT concernant les demandes qui avaient été faites le 14 septembre dernier.
 
Le tweet était ainsi repris hier dans Satellifax (ci-après) rappelant que le CSA avait jusqu'au 14 octobre pour répondre à la demande comme le prévoit la loi.
 
 
 
Nous sommes le 15 octobre et contrairement à ce que laissait entendre l'auteur du tweet, le cabinet engagé dans cette procédure n'avait, hier soir (dernier jour), rien reçu du tout....
 
Les avocats ont donc mandat d'engager la deuxième étape du dispositif en saisissant la CADA qui a 15 jours pour reprendre totalement ou partiellement les demandes des deux syndicats - en imaginant que des documents arrivassent entre temps ! - et contraindre le CSA à respecter les dispositions légales en matière de transparence et de transmission.
 
 
 
 
 

mercredi 14 octobre 2015

Le CSA a retiré l’autorisation de diffusion accordée le 3 juillet 2012 à Numéro 23

Dans un communiqué (fin d'article) diffusé ce mercredi 14 octobre, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, réuni en assemblée plénière, a donc décidé d’"abroger l’autorisation de diffusion accordée le 3 juillet 2012 à la société Diversité TV pour l’exploitation de sa chaîne Numéro 23".

Ce faisant,  le CSA rejette  le projet de cession de Numéro 23 au groupe NextRadio TV qui n'a plus lieu d'être du fait de l'abrogation  de son autorisation d'émettre à partir du 30 juin 2016.

La chaîne "Numéro 23" que Pascal Houzelot avait imaginé revendre pour un montant de 90 millions d'euros à Alain Weill est donc interdite....dans tous les sens du terme!

Il "a cherché avant tout à valoriser à son profit l'autorisation obtenue" alors que la fréquence publique lui avait été attribuée gratuitement" constate l'instance qui ajoute "la planification d'"une cession rapide" de la chaîne, est "en contradiction avec les objectifs - qu'elle n'a que très partiellement  respectés -  pourtant affirmés dans sa candidature".

Alain Weill et par ricochet Patrick Drahi sont donc privés de leur future fréquence.....Les deux réunions à huis-clos que relataient "Le Canard enchaîné" du jour n'auront rien fait pour "la cause"!

C'est la première fois en France que le CSA retire une fréquence d'émettre ...face au tollé d'indignations que l'annonce de la vente avait provoqué, pouvait-il en être autrement !,





 
 
 

Après viré de l'antenne, Pierre Nicolas "homme blanc de plus de 50 ans" viré tout court de France Télé et pour faute grave ! Ça coûte moins cher...

Souvenez-vous, le 28 novembre 2014, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Viré de l'antenne de Midi-Pyrénées comme un moins que rien avant le départ de Pflimlin"
 
 
A l'époque, les poux que France Télévisions lui avaient vainement cherché dans la tête, tournaient autour d'un soi-disant PV que la chaîne aurait reçu majoré alors même qu'il n'en avait jamais été informé par elle et pour lequel  le service des amendes de Toulouse avait justement  la main levée immédiate constatant que Pierre Nicolas n’avait effectivement pas été « informé en temps et en heure de cette contravention ».
 
Pierre Nicolas allait, à l'époque, découvrir avec stupeur une toute nouvelle "méthode managériale": la technique du PV fantôme". Il s'en sortira mais - chacun peut l'imaginer - particulièrement affecté.
 
Ce sont les téléspectateurs de la région quelque peu orphelins qu'ils croisaient chaque jour dans la rue et qui lui adressaient des centaines de témoignages de sympathie qui l'ont probablement aidé à tenir malgré la placardisation dont et il victime et qui rappelons-le relève du harcèlement.... mais il arrive un moment où trop c'est trop.
 

Il découvre que depuis des mois et des mois, sa direction sans le prévenir lui enlève chaque semaine un jour de ses congés ou récup pour combler sa semaine....il demandera des explications sur le retrait des ces jours dont il devait pouvoir disposer librement voire leur réintégration.....peine perdue.
 
Las, il y a quelques jours disposant de suffisamment de jours de repos, de congés et autres RTT pour aller jusqu'à la retraite qu'il annonce ne plus pouvoir faire autrement que de prendre (mars 2016) , il déposera une demande d'absence en ce sens.
 
Il n'y mettra peut-être pas les formes mais chacun peut imaginer qu'un homme à terre comme il l'est depuis de nombreux mois qui décide malgré lui de tirer un trait sur l'entreprise qu'il a servie loyalement et fidèlement pendant 35 ans, faut-il le redire, peut ressentir!
 
La direction n'allait bien évidemment pas en rester là....Quoi, il s'en irait comme ça?! Impensable.
 
Le 12 octobre 2015, Pierre Nicolas allait recevoir une lettre recommandée AR lui indiquant en gros, que la faute grave était retenue pour son licenciement.  
 
"Monsieur,
 
Nous vous informons que nous envisageons à votre égard une mesure de licenciement pour faute grave.
 
En application de l'article L1232-2 du Code du travail ne vous convions à un entretien au cours duquel nous vous exposerons les motifs de la mesure envisagée et recevrons aux explications sur les faits qui vous sont reprochés".
 
Des méthodes d'une autre époque, d'un autre lieu et d'une autre boîte....tout cela fait une peu téléphoné!



 

"Le Canard enchaîné" enfonce le clou sur la communication du trio "cgt-fo-direction" concernant la pseudo restitution des fiches

"Le Canard enchaîné" de ce mercredi 14 octobre, ne s'y est bien évidemment pas trompé. La communication conjointe de la direction avec le tandem fo-cgt qui seul a signé le relevé de conclusions sur la soi-disant restitution des fiches de salariéssuite à une réunion attrape-nigaud qui ne trompe personne.

Le numéro 127 du magasine interne "REPÈRES" du 8/10/15 destiné aux "managers", était pourtant assez clair "Vous pourrez à cette occasion faire le choix de remettre ce document écrit s'il est susceptible d'être communiqué en l'état".

C'est tout bonnement se foutre du monde..

Voilà donc ce que le tandem fo-cgt a signé avec ses amis de la direction....C'est la direction qui choisi de remettre le document ou pas....sous conditions, notamment qu'il soit s'il est susceptible de l'être en l'état....

Comme ironise "Le Canard"...uniquement le 29 février voire la semaine des quatre jeudi? 

Découvrez à ce sujet l’article du Canard: 

"Après un mois de tergiversations dans l'affaire du fichage de salariés à France télé, la direction a claironné, lundi 12, que les intéressés pourraient enfin avoir accès à leur fiche personnelle. Mais elle a pris soin de mettre en place un dispositif de restitution des plus simples: Il faudra attendre de pouvoir solliciter, "à l'occasion de l'entretien annuel" d'évaluation, un autre entretien "avec le manager ayant réalisé l'exercice". Lequel "pourra remettre les documents" après avoir de son côté, "sollicité un représentant de la fonction ressources humaines pour assister à l'entretien". 

Et ça n'est valable que tous les 29 février."
 


mardi 13 octobre 2015

L'ex médiateur de linfo Jean-Claude Allanic adresse sa lettre d'homme blanc de plus de 50 ans à Delphine E.

Le 2 octobre dernier après les hallucinantes déclarations au micro de Jean-Pierre Elkabbach, l’ex médiateur de l’info à France Télé Jean-Claude Allanic adresse une lettre à celle qui affirmait sur Europe 1 « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change ».
 
Le blog CGC Média vous propose de découvrir in extenso cette lettre "scud":
 
Lettre d'un homme blanc de plus de 50 ans à Delphine E.
 
« Les femmes ne sont pas une race à part. Comme les hommes, il leur arrive de dire un peu n’importe quoi. Et, l’âge ne change rien à l’affaire. Ce n’est pas Nadine Morano, 51 ans, qui me contredira. Pas plus que Delphine Ernotte, 49 ans, qui  voit trop de blancs de plus de 50 ans   (elle n’a pas dit de culture judéo-chrétienne) sur les antennes publiques. Moi, homme blanc de  plus de 50 ans, je suis choqué par cet  insidieux racisme phallophobe et gérontophobe. 
 
Les propos de la toute fraîche présidente de France Télévisions mériteraient  d’être au moins aussi débattus que ceux de la blonde et aryenne* députée européenne.
 
Le sexe autrefois dit dominant serait-il bon pour la retraite avant même l’âge de l’andropause ? Les jeunes journalistes mâles seraient-ils plus performants ?  On ne parle, évidemment, que de pratiques et de connaissances professionnelles. En arrivant dans son bureau de l’esplanade Henri de France, Delphine Ernotte aurait-elle perçue comme une ambiance de maison de retraite ? Envisage-t-elle d’abaisser l’âge de la retraite de 65 à 50 ans pour les journalistes du service public ?
 
Elle veut « des femmes, des jeunes, de toutes origines » pour « résonner » avec le  public. En soi, ce n’est pas choquant  … même si on pourrait lui faire remarquer que la population française est, comme dirait  une certaine Nadine, majoritairement blanche et vieillissante. Regarde-t-elle les chaînes qu’elle dirige ?
 
Bref état des lieux en commençant par France 2. Au petit matin,  ça commence mal avec le vieillard de 63 ans qui présente « Télématin » ; on remarquera que Leymergie est entouré d’une bande de plus ou moins jeunots de toutes conditions et de tous sexes et on notera que les deux présentateurs des journaux  Sophie Le Saint et Nathanaël de Rincquesin ont respectivement 47 et 43 ans. Passons au « 13 heures » où l’on retrouve Elise Lucet,  52 ans puis au « 20 heures » avec David Pujadas, beau brun de 50 ans (issu de l’immigration ibérique comme Valls et Hidalgo – ouf !) supplée par  Julien Bugier, autre beau brun ténébreux  de 33 ans. Et en prime  le week-end : le sémillant Laurent Delahousse, 46 ans,  et sa sémillante « joker »  Marie Drucker, 40 ans (nièce, il est vrai d’un dinosaure qui fut autrefois le gendre rêvé). Du côté des magazines, place majoritairement aux femmes avec Anne-Sophie Lapix, Françoise Joly et Guilaine Chenu.
 
Constat similaire sur la 3 où les trois principaux journaux nationaux sont présentés par  Carole Gaessler, Patricia Loison et Catherine Matausch.
 
Où sont passés les hommes blancs de 50 ans ?
 
Là où madame Ernotte a raison, c’est lorsqu’elle ne voit pas suffisamment de minorités « visibles ». Mais à quoi rime ce rejet des hommes blancs pour justifier un nécessaire accès de tous à toutes les fonctions ? On ne combat pas une exclusion par une autre -  pour être clair, un racisme par un autre. Au lieu de procéder par anathèmes, faîtes preuve d’audace : embauchez les jeunes talents issus  des écoles de journalismes – désormais, le milieu ne se reproduit plus en circuit fermé comme à l’ENA – pour en faire les présentateurs et les grands reporters de demain. Réembauchez l’excellent Rachid Arhab ! Ne laissez pas partir sur TF1 des reporters de valeur comme Patrick Fandio sous prétexte que le contrôleur d’Etat interdit d’augmenter un salaire de plus de 7,5%  et qu’il faut l’accord des commissions paritaires pour « retenir » un salarié convoité par la concurrence.
 
Je suppose, madame la présidente de France Télévisions,  que vous n’avez pas été choisie par le CSA (et, si j’ai bien compris, aussi par le président de la République) parce que vous étiez une ménagère de moins de 50 ans mais pour vos qualités reconnues et vos capacités managériales. Vous auriez été tout aussi légitime, quelle que soit la couleur de votre peau,  si vous aviez 60 ans (patience, ça arrivera !). Ou si vous étiez  de sexe masculin.
 
La vraie bonne question qui se pose est celle des compétences. Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, l’expérience des « vieux » et le dynamisme des « jeunes » ne sont pas antagonistes ; ils sont complémentaires. Une rédaction performante  s’appuie sur une pyramide des âges faisant la part du sang neuf et des «rides ». Comme vous-même, je suppose, vous vous êtes entourée  de collaborateurs, jeunes et moins jeunes, d’origines diverses et ne venant  pas seulement des cabinets ministériels et des partis politiques.
 
Sans rancune, je vous souhaite bonne chance. Et, croyez-en mon expérience pour avoir côtoyé une dizaine de patrons de la télé en trente ans : dans votre métier, on se fait vite des cheveux blancs !
 
*Pourvu que je ne sois pas traité de raciste !

Le président d’Orange change de couleur.


Le président d’Orange change de couleur.

Il est de plus en plus vert Stéphane Richard. Il ne pensait pas en voyant partir d’Orange celle que « Schrameck and co » propulsait à la télé sans aucune connaissance du secteur, qu’il la retrouverait sur sa route et celle de l’entreprise qu’il dirige.

Il s’était déjà exprimé concernant l’augmentation de la "taxe télécoms", dite "taxe Copé", qui passe de 0,9% à 1,2% du chiffre d'affaires des groupes Bouygues Telecom, SFR, Orange et Free, dénonçant à l'AFP une "forme de mépris" pour l'industrie des télécoms de la part du gouvernement pour renflouer l'audiovisuel public en 2016 mais il a dû s’étrangler en apprenant que deux députés Patrick Bloche, et Jean-Marie Beffara venaient de oser un amendement qui propose de revoir à la hausse le montant issu de cette taxe.

« La Delphine » comme il l’avait appelé il y a peu, n’a pas fini de le faire payer…Pas sûr, au final, que Stéphane Richard se laisse faire et mette genou à terre devant celle qui se rappelle ainsi à son bon souvenir !

lundi 12 octobre 2015

Premier préavis de grève pour Delphine Ernotte.

Ce lundi 12 octobre vers 18h30, les syndicats CFDT Médias FTV, SNPCA-CGC,  SNJ FTV et SNRT-CGT ont déposé un préavis de grève appelant les journalistes de la Rédaction de France 2 à cesser le travail de manière indéterminée à partir du mardi 3 novembre 2015.
 
Las, les JRI  qui ne cessent d'interpeller leur hiérarchie sur l'avenir de leur service - en vain - s'étaient réunis le 8 octobre dernier pour décider de l'action à mener. Le silence de cette  direction de l'information qui "fait prendre à leur service et à leur métier une pente qu'il estiment dangereuse" a eu raison de leur patience.

Les faits :

Officiellement le poste de rédacteur en chef du service JRI est vacant depuis le 1er septembre et la direction de l'information sait clairement depuis le mois de juin que le poste est à pourvoir.
 
Elle a affirmé, par mail du 29 juin, qu'elle recevrait les candidats courant septembre mais rien! Aucun des 6 candidats n'a obtenu de rendez-vous.

Depuis des mois, la direction retarde le comblement de ce poste, laissant les adjoints de ce service débordés et les JRI sans réel interlocuteur. La manœuvre est claire: laisser pourrir la situation jusqu'à la fusion à marche forcée des services JRI France2/ France3. Ce que refusent les JRI.
Dernier épisode, un mail nocturne en fin de semaine, du directeur de l'information annonçant la mise en consultation du poste de Rédacteur en Chef, preuve que le processus n'avait pas été enclenché.

Depuis la rentrée, pour des raisons d'économies, le recours aux pigistes-CDD afin de remplacer les absences maladies ou renforcer le service dans ses missions, est désormais interdit ou extrêmement réduit, ce qui le place de fait en sous-effectif.

Pour répondre aux nombreux objectifs de la rédaction, beaucoup d'entre eux travaillent régulièrement 6 jours sur 7/semaine. La priorité est bien sûr de répondre aux besoins de l'info du jour, là où ils sont délibérément à cantonnés. Désormais, les magazines externalisent leurs moyens en ayant recours à des OPV (opérateurs de prise de vue) de maisons de production privées, des professionnels qui ne sont pas journalistes. Pour la première fois dans l'histoire de "Complément d'Enquête", récemment, un rédacteur maison a fait son reportage avec un OPV extérieur. Le message envoyé est clair, vous serez cantonnés exclusivement à "l'info" 13h/20h.
Ce qui veut dire aussi, que la direction de l'info n'hésiterait pas à confier la réalisation exclusive des grands reportages labellisés France 2, magazines d'enquête et d'investigation à des non-permanents extérieurs à l'entreprise ou à des producteurs privés. Où est la logique éditoriale, la transparence et la sécurité que due aux téléspectateurs... où passe l'argent de la redevance ?
 
Cette pratique donne corps à la rumeur de cabinets d'audit qui travailleraient à l'externalisation complète de tous les magazines d'information de France Télévisions.
 
Est-il possible d'imaginer un groupe de 2600 journalistes qui ne produise pas ses magazines ? Pour certains visiblement oui !

Depuis plusieurs mois, la direction oppose des impératifs de rigueur budgétaire. Pourtant sur le terrain, lorsqu'il s'agit de faire fabriquer des sujets, pour les éditions de 13h et 20h notamment, à la chaine, par de multiples équipes et par petits bouts, 
cette dernière ne regarde pas à la dépense Une pratique couteuse, déresponsabilisante et qui revient à utiliser les reporters de terrain comme des auxiliaires de l'information ou des prestataires de service.

 Autre indice inquiétant: la commande de 144 "TV U-PACKS" (systèmes de transmission 3G/4G) transformant le JRI en cadreur, comme sur les chaines tout info.
Il semble encore nécessaire de rappeler que le JRI est un journaliste, que son métier, sa vocation, sa mission et son champ d'exercice, définis par des textes, sont de réaliser des reportages. Qu'il est plus utile et plus rentable en tournage, que planté à côté de son pied de caméra à cadrer un journaliste en plateau. Cette mission ne peut donc unilatéralement lui être imposée. Enfin, le débat sur les émissions d'ondes 3G/4G n'est pas clos mais contourné par la direction de l'info qui ne tient pas ses engagements vis-à-vis du CHSCT que l'ensemble des salariés concernés invite à se saisir de nouveau du dossier.

Plus personne ne supporte ce manque de considération surtout lorsque très souvent, beaucoup de JRI sont amenés à faire bien plus que les 11h conventionnelles de tournage par jour ! De plus, lors des missions de plusieurs jours, personne ne connaît les amplitudes horaires des équipes, les 13h de travail sont alors régulièrement dépassées. Et chacun fait alors passer régulièrement l'intérêt de la société, du tournage avant son confort, sa famille, sa santé et même le droit du travail... Pourtant il semble que pour la direction, ce ne soit jamais assez, et que, pour ceux qui voient l'info en dépêches, en chiffres et en sms depuis leur bureau, les JRI sont un troupeau d'herbivores dociles, sur lequel il y a toujours un peu de gras à prélever.

Une partie des JRI est physiquement usée. Au sein de France Télévision le taux d'absentéisme (arrêts maladie + accidents de travail) est de 4%, alors qu'il pointe à 10% dans le service JRI de France 2. La réalité, c'est donc qu'en moyenne, leur carrière professionnelle se retrouve gérée par la médecine du travail.
Pour toutes ces raisons les Journalistes Reporters d'Images, soucieux avant tout de la qualité de l'information et de la bonne utilisation des deniers publics, demandent:

La nomination pour leur service d'un rédacteur en chef proche de ce service et partageant ses valeurs professionnelles et humaines.

Le respect des textes concernant la durée maximale quotidienne et hebdomadaire de travail et des temps de repos. L'accumulation des charges de travail étant responsable de l'usure physique des  JRI et d'une forte augmentation des arrêts maladie dans le service.

- La non-externalisation des magazines d'information de la rédaction et la garantie de la participation des JRI du service à toutes les émissions d'information de France 2.
- Le respect de la définition de la fonction de journaliste et donc l'abandon du recours aux TV U-Packs pour les directs et envoi d'éléments de sujets.
- Le maintien ou l'intégration au planning de nos collègues CDD et pigistes afin d'assurer le bon fonctionnement du service.
- Le comblement des postes disparus au fil du temps et qui sont à la base du sous-effectif chronique du service.

Les JRI de France 2 réaffirment  être un service pivot de la Rédaction et pour rappeler à la direction de l'information que la télévision c'est d'abord de l'image qui a du sens,  ils se déclarent prêts  à poser les caméras."

 

dimanche 11 octobre 2015

C’est bidon…Tout prouve que Delphine Ernotte n’a pas découvert la campagne sexiste diffusée sur France 3 contrairement à ce qu’a publié « Le Point ».

C’est bidon…Tout prouve que Delphine Ernotte n’a pas découvert la campagne sexiste diffusée sur France 3 (* images en fin de post) contrairement à ce qu’a publié « Le Point ».


"Contacté par Le Point.fr, un membre de l'entourage de Delphine Ernotte révèle que la présidente a découvert ladite campagne par hasard, à la suite de nombreuses critiques qui ont fleuri sur la Toile. "Elle ne l'avait pas vue ! Elle a trouvé que ça pouvait vraiment être mal interprété du grand public et a donc demandé qu'elle soit retirée." écrivait le titre de presse le 7 octobre dernier.  Allons donc!


Elle n’aurait pas su l’ex Orange qu'elle avait commandé une campagne sur la place des femmes destinée à être diffusée trois semaines sur France 3 ?!...Consternant. Ben voyons!


Le  blog CGC Média vous propose de découvrir comment tout cela s’est passé malgré le nouveau déni du milieu de semaine [il semble d’ailleurs que le déni soit depuis six semaines la grande spécialité à France Télé]


Voici donc la chronologie concernant la campagne sexiste du tandem Ernotte/Hastier qui a ridiculisé les femmes sur France 3.


Dana Hastier directrice "féministe" de France 3, pour se faire bien voir de sa celle qui la promouvait à la tête de France 3 il y a peu, l’a informé « en douceur » après ses propos au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, le 23 septembre dernier « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change »,  que la majorité de l'encadrement de l'antenne sur la chaîne, était en réalité féminin


C'est le cas depuis plusieurs années.


Seulement, l'occasion était trop belle de faire croire que l'arrivée de la nouvelle équipe était enfin en train de donner aux femmes leur juste place.


Elle lui a donc proposé de commander un film  publicitaire pour annoncer aux français qui « n’allaient pas en revenir », que le pouvoir à France 3 était désormais entre les mains des femmes.


Ernotte qui ne rate pas une occasion depuis le 22 août de se prendre les pieds dans le tapis, a plongé à nouveau et  s'est précipitée pour donner son accord. 


Dana Hastier a par conséquent demandé à Laurent Sauvage le directeur artistique de lancer le chantier. C'est ainsi que plusieurs sociétés ont été consultées (il fallait bien plusieurs têtes pensantes pour pondre un tel « chef-d’œuvre »).


Finalement deux projets ont été retenus et proposés à Dana Hastier. Cette dernière  qui ne supporte guère la moindre contradiction, a donc choisi la proposition des  "Télécréateurs", une société qui facture fort cher son talent créatif.


C'est dan ces conditions que le film a été produit (donc financé) puis diffusé. 


La suite, est connue. Les téléspectateurs ou plutôt les téléspectatrices ont pu découvrir médusés le film « promotionnel » imprégné d'un profond machisme dans le droit fil des images caricaturales qui accablent les femmes. 


C'est même à se demander comment une femme, en l'occurrence celle qui dirige depuis peu France 3, a pu laisser passer un tel clip ?! 


Le document  a été accueilli avec une indignation collective massive, notamment des associations féminines  qui a conduit Pascale Boistard, Secrétaire d'État chargée des Droits des Femmes à protester auprès de celle que « Schrameck and co » propulsait à France télé le 23 avril.


Ernotte n'a eu d'autre choix que téléphoner à la « dame d'Acier » de France 3 pour lui demander de retirer sans délai ce brûlot déshonorant de l'antenne.


Celle qui se déplace déjà à grands bruits de casseroles (le déni du fichage des salariés, l’homme blanc trop présent à la télé…) n'avait pas besoin de cette nouvelle et énième polémique preuve supplémentaire de l'incompétence collective.


Dana Hastier qui sablait le champagne, 23 avril en fin d’après-midi et qui s'est d'ailleurs longtemps présentée comme la chouchoute de la nouvelle arrivante et sa principale inspiratrice, a tenté de résister en lui rappelant qu’elle avait déclaré que les patron(ne)s des chaînes avaient tout pouvoir chez eux… Alors !

Alors, ça n’a pas marché....ça a même passablement plombé l'ambiance déjà très tendue!

Personne n’est venu à la rescousse de "madame France 3" qui n'hésite pas à rapper son indéfectible amitié avec David Kessler et l'admiration qu’elle a pour Denis Pingaud le conseiller de Gallet…et d'Ernotte.

Qui peut croire, au bout du compte, qu'Ernotte n'ait  pas eu l'occasion de voir « ce travail d’orfèvre» qu’elle a grassement payé avec l’argent de la redevance parti en fumée avant sa mise à l’antenne !? Qui ?

Que l'initiative soit celle de Dana Hastier… Soit ! Mais s’en désolidariser à la moindre bourde au motif que les directeurs de chaînes auraient une liberté de manœuvrer...c'est pathétique. Chacun constate, de plus, que ce n’est pas le cas. 

Enfin, reste une question majeure qui intéresse chacun des contribuables français : « Combien de centaines de milliers d’euros, le couple Ernotte/Hastier a-t-il jeté par le fenêtre ? » 

(*)