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mardi 21 juin 2016

France Télévisions - Pôle Sud-Est - Antenne d'Auvergne: nouvelle plainte d'un salarié au pénal et silence assourdissant de la direction sur le fichage.



France Télévisions - Pôle Sud-Est - Antenne d'Auvergne: nouvelle plainte d'un salarié au pénal et  silence assourdissant de la direction sur le fichage. 

Le 23 mai dernier, aux prud'hommes de Clermont-Ferrand, l'avocat de France Télévisions déclarait à l’audience de conciliation "qu'aucune fiche secrète ne serait restituée pour cause de destruction". 

Alors même qu’une ordonnance du TGI avait fait interdiction à France Télévisions de détruire les fiches établies à l’insu des salariés, l’entreprise par la voix de son conseil  indiquait tout bonnement s’être assise sur la décision de Justice et avoir fait disparaître les fiches qui selon l’ex Orange n’avaient jamais existé ! 

Comment se fait-il alors que depuis près d’un mois le blog CGC Média qui publie chaque jour l’une d’entre elles, en a été destinataire comme l’ont d’ailleurs été selon nos témoignages deux syndicats de France Télé qui n’ont pas comme la CFDT, le CGC, le SNJ et Sud  porté l’affaire devant les tribunaux ?!

Le tandem cgt/fo qui avait crié au scandale puis s’était contenté d’une déclaration de la direction s’engageant à restituer lesdites fiches – ce qui n’a jamais été fait bien sûr – s’est bien gardé d’engager quelque procédure que ce soit ! Cela ne surprendra évidemment plus personne.

Quant à la direction qui a probablement compris que l’ensemble de ces fiches nominatives que publie chaque jour le blog CGC Média allait finir entre les mains de juges d’une juridiction pénale, rien… aucune réaction. A une première exception près, un rédacteur-en-chef adjoint de l'antenne d'Auvergne qui s'est désolidarisé de cette hiérarchie "ficheuse" et de son propre rédacteur-en-chef.

Ce cadre chamaliérois de déclarer sur le blog CGC Médias  qu'il « ne cautionnait pas le fichage "maladroit" à France Télévisions » comme il avait, du reste nié l’utilisation du mot "sauvage" entendu à l'endroit d'un salarié tout juste arrivé de l'établissement de France Télévisions en Guyane (devant témoin…l'affaire est aux Prud'hommes). 

Il a même indiqué que tout cela était faux et que jamais l’incident n’aurait eu lieu ! Manque de chance pour lui, il vient de faire l'objet (ainsi que plusieurs cadres du pôle Sud-Est) d'une nouvelle plainte au Pénal pour organisation de travail dissimulé et harcèlement avec semble-t-il une témoignage très embarrassant donc. 

La Justice appréciera…

C’est assez curieux de voir qu’en son temps, France Télévisions quelle que soient ses chaînes, avait commis de nombreux reportages sur ce qui s’était passé à Orange, à savoir les quelques 22.000 démissions et les 27 suicides (il semble que dans le procès qui doit intervenir prochainement et qui met en cause intuitu personæ des ex dirigeants du groupe de téléphonie, il seraient plus de trente) et qu’aujourd’hui sur ce système de fichage à grande échelle mis en place par le Siège [propos tenus dans le pôle Sud-Est de Patrick Labarrière] que ce soit silence radio !

A part cela, les mal notés vont toujours aussi mal tandis que l'encadrement auvergnat se déchire désormais sur la place publique avec un risque évident de contagion.  La réunion de crise, organisée récemment à Chamalières autour du directeur de pôle, Patrick Labarrière, n’a pas changé grand-chose à l'affaire…à part peut-être que le ver est maintenant dans le fruit. 

Eh oui…ils ne se tiennent visiblement pas tous les coudes dans la région! L’Omerta n’est apparemment plus de mise. L’une des questions les plus urgentes n’est plus comment savoir traiter ce dossier pourri mais combien se sont en réalité désolidarisé et ne « marchent plus » !   

Restent ceux qui subissent le climat délétère au quotidien et les représailles, ces salariés en souffrance qui n'arrivent plus pour certains à mettre un pied au boulot, ceux qui ont peur de ce qui peut encore leur tomber sur la tête et ceux qui à l’évidence font partie de l'encadrement mais tentent donc de s'en démarquer. 

La situation est explosive. Le SNPCA-CGC et plusieurs autres organisations syndicales (CFDT, SNJ, SUD)  - redisons-le -  continuent de pointer la situation régnant à France Télévisions en général et à France 3 Auvergne en particulier d’où tout est parti. Les cas de souffrance au travail sont purement et simplement ignorés par l'encadrement et la direction. Et ce, quelle que soit leur gravité.

Pendant ce temps, certains de ceux qui ont « fichés » continuent de s’en fiche…pourtant mis en cause, ils poursuivent leurs activités en toute impunité jusqu’à aller à poster des vidéos complaisantes faites en compagnie de politiques (de tous bords) tournées au téléphone portable et diffusées sur les réseaux sociaux, histoire de se rassurer sur leur « intouchabilité » !

Voilà à quoi en est arrivée la télé de service public. Fichage, flagornerie et indifférence…. Indifférence au mal-être de ceux qui ont osé se plaindre et qui ne trouvent bien logiquement plus la force de se présenter devant leurs « bourreaux ». 

Voici donc une 25ème fiche:
 



lundi 20 juin 2016

Une 24ème fiche secrète pour l'ex Orange de plus en plus décriée tous azimuts

Chose promise, chose due. Le blog CGC Média publie une 24ème fiche parmi toutes celles "qui n’existaient pas" (dixit l'ex Orange) mais qu'elle annonçait pourtant avoir détruites s'asseyant sur une décision de Justice le lui interdisant!

En marge des fiches, il semble que quelques licenciements individuels soient prévus...histoire de réduire un peu les effectifs en prévision de recrutements extérieurs pour la chaîne d'info en continu dont le financement n'est apparemment pas assuré!

Les comptes à dormir debout de l'ex Orange contesté par le CCE de France Télé évoquant "le droit d'alerte"



Avis du CCE sur les comptes 2015.

Pour l’année 2015, la direction affiche un résultat net tout juste à l’équilibre, mais par le seul fait d’éléments exceptionnels : notamment un remboursement d’impôts ou une reprise de reprise de provision sur le PDV.

Cet affichage masque en réalité un déséquilibre structurel, puisque le résultat d’exploitation est largement négatif.

L’équilibre de la balance ne peut durablement se faire par les économies sur les programmes (39,1 M€ rien que sur l’année 2015) et sur les effectifs.

A l’occasion de l’examen de ce point et dans le cadre du débat sur les orientations stratégiques et sur la négociation du contrat d’objectifs et de moyens de France Télévisions, les élus constatent à ce jour une impasse financière de l’ordre de 100 M€, nets des économies que l’entreprise devra réaliser, si elle veut continuer à assurer l’ensemble de ses missions et ses développements dans la création et l’espace numérique.

Pour répondre à ce besoin de financement, et en l’absence de réforme urgente de la redevance, les projections ne mettent en avant à ce jour qu’une source crédible de financement: le retour d’un écran de publicité après 20h.

En l’absence de cette ressource, le modèle de France Télévisions restera structurellement déséquilibré et l’État prendra la responsabilité d’une réduction des missions et du périmètre de France Télévisions, avec toutes ses conséquences en termes d’emploi et d’implantations territoriales, en région et dans les outremers.

Face à ce risque, les élus n’excluent pas de recourir au droit d’alerte économique et, le cas échéant, ils appelleront leurs organisations syndicales à prendre leurs responsabilités.