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mercredi 9 décembre 2020

France Télés se lance dans la télé-prédiction au grand DAM de la télé pour tous !

France Télés se lance dans la télé-prédiction au grand DAM de la télé pour tous !

A peine le méga contrat avec Capgemini était-il signé à France Télés que l’un comme l’autre communiquait concomitamment sur cette nouvelle supposée d’une importance cruciale !

Voilà comment le site de l’entreprise de conseil (*) présente la chose : « Paris, le 7 décembre 2020 – France Télévisions confie à Capgemini le développement de son département « Data et Intelligence Artificielle » reposant sur la solution DAM (Data Asset Management) de la start-up française Perfect Memory avec pour objectif de poursuivre la modernisation de ses outils de production et de diffusion des programmes TV… »

« L’essor des outils d’intelligence artificielle (IA) apporte aujourd’hui une plus-value importante dans la classification des contenus audiovisuels » poursuit le communiqué qui ajoute « La quinzaine d’experts en data du département « DaIA » a pour objectif de fournir un travail de veille, tester les solutions d’IA et de réaliser des preuves de concept pour ensuite intégrer ces outils dans les workflows de fabrication de France Télévisions. »

Chouette pour Lucienne Beaujon de Meurthe-et Moselle qui regarde la télé dans son salon avec sa famille comme une énorme majorité de Français, en est toute secouée. Elle est heureuse d’apprendre que la redevance (taxe audiovisuelle) qu’elle paie chaque année va servir à "tester les solutions d’IA mais aussi à réaliser des preuves de concept pour ensuite intégrer ces outils dans les workflows de fabrication de France Télévisions avec un travail de veille" !

Elle trépigne de joie à l’idée de voir cette nouvelle dépense servir à « la prédiction des audiences au-delà des outils de mesure traditionnels, ou à l’élaboration d’outils d’aide à la décision au service des programmes et de l’information ».

Elle qui pensait que Médiamétrie mesurait les audiences en fonction du nombre de téléspectateurs devant les programmes de chaque chaine, découvre que France Télés grâce à Capgemin et Perfect Memory, va faire de la prédiction d’audiencesTout cela avec « la quinzaine d’experts en data du département "DaIA" » dont ce sera l’objectif ! Waouuuuu !

Sa copine Gisèle Rouleau n’en revient pas non plus ! Elle ne comprend pas tout mais de savoir que « ce duo data et intelligence artificielle permettra à France Télés (indument qualifié au passage de premier groupe audiovisuel français !) de tirer parti des données générées par plus de 500 000 programmes actifs », la voilà tout esbaudie !

Tirer parti des données générées (peu importe par quoi et comment d’ailleurs !) elle n’est pas peu fière. Elle participe avec ses datas ainsi collectées, à « la mise en œuvre de nouveaux services (une navigation plus lisible, des recommandations plus pertinentes, une recherche plus exhaustive au sein de milliers de programmes disponibles à tout instant…) derrière lesquels la qualité et la richesse des données descriptives des programmes jouent un rôle-clé ».

Elles pourraient même se prendre un p’tit vin-cuit pour fêter ça car de réaliser que : 

L’utilisation de la data et de l’intelligence artificielle concernent, par exemple, la prédiction des audiences au-delà des outils de mesure traditionnels, ou l’élaboration d’outils d’aide à la décision au service des programmes et de l’information.

Pourtant, aussi pragmatiques soient-elles, une question les taraude si l’utilisation de la data et de l’IA permettent l’élaboration d’outils d’aide à la décision au service des programmes et de l’information, à quoi servent donc des directeurs d’antennes, de programmes et de l’information ?

Frédéric Brochard, le directeur des Technologies à France Télévisions leur livre sa vérité !

« Meilleure efficacité de nos process, aide à la décision pour nos programmes et nos antennes, meilleurs outils de recherche pour nos journalistes, meilleure exposition de nos contenus, sont autant de leviers que ce département a en charge d’identifier et de développer »  explique-t-il en se mettant en avant :« J’ai souhaité créer dès 2019 un département Data et Intelligence Artificielle pour fédérer et dynamiser les initiatives de l’entreprise autour de ces sujets de transformation et de modernisation cruciaux pour nous ».

Tiens Lucienne j’te r’sert un p’tit vin-cuit ! La bouteille est sur la tablette de la cuisine évidemment (pas numérique ; elles n’en ont pas comme une immense majorité de leur copines !)

(Voir l’intégralité de l’article dont sont tirés in extenso tous ces hallucinants extraits, en cliquant ici)

mardi 8 décembre 2020

L’antenne de Public Sénat pour la campagne d’Emmanuel Kessler !

L’antenne de Public Sénat pour la campagne d’Emmanuel Kessler !

Avec des audiences proches du zéro, un manque de stratégie criant et des micmacs en veux tu en voilà, Emmanuel Kessler le très controversé Président de Public Sénat se verrait bien en Février prochain être à nouveau candidat afin d’être renommé par les sénateurs pour un 3ème mandat !

Pour ce faire, il tente visiblement d’embarquer dans son entreprise, certains titres de la PQR avec une émission qui, selon nos informations, serait baptisée « ExtraLocal » et devrait très vite se retrouver à l’antenne de la chaîne de la Haute assemblée qui coûte quand même 17 millions d’euros/an aux contribuables français.

Le 6 décembre dernier, le blog CGC Média relayait l’article publié 3 jours plus tôt par Stratégies avec l’AFP annonçant que « Quatre groupes de presse quotidienne régionale (PQR) mutualisaient leurs forces dans le domaine de l'audiovisuel en s'unissant pour créer Territoires TV…Pour l'heure, les partenaires prévoient le lancement en février d'une émission politique hebdomadaire dont le pilote sera réalisé le 16 décembre à Bordeaux. Devraient suivre rapidement une émission dédiée à la gastronomie puis au fil de l'année prochaine des programmes consacrés au « made in France », à la santé et aux questions environnementales et de mobilité. »

Le blog CGC Média de s’interroger : « Il semble que l’émission politique qu’évoque Stratégies pose déjà quelques questions sur les conditions de sa prochaine diffusion !

Madame Clothilde Massari directrice générale de TV Tours, l’une des chaines faisant selon nos informations partie de l’entité « Territoires TV » est également membre du conseil d’Administration de Public Sénat or c’est sur Public Sénat que l’émission issue de cette entité nouvellement créée pourrait bien être diffusée !...» (lire l’intégralité sur le blog)

Avec une audience pour la chaîne calculée par Médiametrie proche de zéro (¤) sur quoi Emmanuel Kessler pourrait bien s’appuyer à part la notoriété de l’institution ?

Tout faire pour montrer à l’actionnaire le Sénat (avec une majorité à Droite) qu’il travaille activement avec le concours de la PQR…particulièrement dans le contexte des élections régionales et départementales en vue…Très récemment plusieurs collaborateurs s’étaient ouvertement interrogés sur la surexposition médiatique réservée  de deux ou trois sénateurs du groupe LR au Sénat sur la chaîne !  

(¤) Des audiences catastrophiques sur la TNT :

Les audiences de la chaine sont si faibles que Public Sénat se refuse à les communiquer. A titre d’exemple, la consultation des chiffres de la matinale politique de la chaîne « Bonjour chez vous » entre 7h30 et 9h affiche des données dramatiques. Ce sont bien souvent moins de 800 personnes qui regardent ce rendez-vous piloté par Albert Ripamonti le directeur de la Rédaction et Oriane Mancini très proche de ce dernier mais surtout très contestée en interne. Aucune autre chaîne de la TNT sur ce créneau n’atteint de telles abysses !

Le mois dernier la SDJ de la chaîne a pourtant déjà soulevé un drôle de lièvre s’agissant de l’attribution à une figure de la droite l’ancien ministre Yves Jego d’une émission dont les contours et le financement posaient déjà des problèmes (Voir VSD, OZAP (*),  etc...).

(*) Extrait d’Ozap/Pure médias « L'ancien secrétaire d'Etat présente une nouvelle émission mensuelle »

« Une arrivée qui ne fait pas l'unanimité. Mardi soir, à 22h, les téléspectateurs de Public Sénat ont pu découvrir une nouvelle émission, baptisée "Cocorico", et présentée par un certain Yves Jégo, ancien député et secrétaire d'Etat sous le gouvernement Fillon entre 2008 et 2009. Un programme d'une quinzaine de minutes destiné à vanter le savoir-faire français avec visites d'entreprises et interviews de dirigeants. Le premier numéro a ainsi vu l'ancien responsable politique, à la tête depuis dix ans de la certification "Origine France Garantie", partir à la découverte de la société Iveco Bus, basée en Ardèche. Deux numéros ont été diffusés à la suite… ».

L’émotion est donc la même aujourd’hui sinon plus vive avec l’arrivée de cette nouvelle émission « ExtraLocal » proposée par Territoires TV pour laquelle, toujours selon nos informations, la Rédaction de Public Sénat ne pourra en aucun cas intervertir dans cette émission !

Que vont donc penser la SDJ et le CDJL (le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation) de cette nouvelle trouvaille d’Emmanuel Kessler en pleine campagne pour obtenir un 3ème mandat ?

Ces derniers mais pas qu'eux, devraient probablement apprécier !







 

 

lundi 7 décembre 2020

ROM s’agite pour l’ARCOM.

ROM s’agite pour l’ARCOM.

Selon nos informations, Roch-Olivier Maistre nommé en janvier 2019 par Emmanuel Macron pour remplacer Schrameck au CSA, s’agiterait tous azimuts pour obtenir la présidence de l’ARCOM la putative Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, future autorité administrative indépendante française qui était supposée naître de la fusion du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi).

Des rendez-vous il en prévoit…tout d’abord avec Jean Castex le Premier ministre à qui il veut expliquer pourquoi il faut aller vite quitte pour faire aboutir ce chantier dont il se voit déjà à la présidence…il l’a fait savoir au président du Sénat Gérard Larcher et nul doute qu’il en touchera deux mots au président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand.

Il faut faire vite, quitte à adosser discrètement ce petit morceau de la loi sur l’audiovisuel abandonnée sine die à un autre projet de texte législatif...il serait probablement le seul au CSA à sauver sa tête malgré les assurances données aux autres membres du Conseil !

Alors oui, il gesticule notre ROM. 

Sur les cendres fumantes des deux chaînes de la TNT de France Télés mis en avant par sa grande amie l'ex-Orange: France Ô ex-canal 19 de la TNT supprimée le 1er septembre dernier et  France 4 dont l’arrêt de mort a été fixé au 20 août 2021, il vient de lancer ce vendredi 4 décembre une consultation publique relative à la numérotation des chaînes de la TNT en métropole et dans les outre-mer, selon le décret du 14 août 2020 portant modification du cahier des charges de la société France Télévisions, précise l’autorité dans un communiqué.

Satellifax tente aujourd’hui d’en préciser les contours :

« L’arrêt de France Ô a laissé vacant le numéro 19 en métropole (et 6 à 8 selon les territoires dans les outre-mer) et celui de France 4 rendrait vacant le numéro 14 en métropole et un numéro compris entre 4 et 6 dans les outre-mer, selon les territoires.

La numérotation des chaînes dans le plan de services est stratégique et le sujet fait débat depuis l’annonce du gouvernement, mi-2018, de fermer les deux chaînes. Que doivent devenir les numéros 14 et 19 ?

L’option la plus souvent évoquée, sous la pression de LCI et de franceinfo, actuellement positionnées en bout de TNT (canaux 26 et 27), est de regrouper les quatre chaînes d ’information (canaux 14 à 17).

Une autre hypothèse serait que franceinfo, qui fait partie comme France 4 du service public, récupère son numéro 14. Du côté de BFM TV, qui dispose du meilleur emplacement (le canal numéro 15, juste devant CNews), on plaide au contraire pour une numérotation dans laquelle l’ordre actuel des chaînes serait conservé. Il a également été suggéré de créer une organisation par blocs thématiques.

Le statu quo ou une renumérotation en 4 scénarios.

C’est au CSA qu’il reviendra de trancher. Afin de l’éclairer dans sa prise de décision, le Conseil a élaboré plusieurs scénarios, dont l’intérêt et l’expertise de la faisabilité juridique doivent être approfondis, et invite les acteurs du secteur à les commenter. Les contributions à cette consultation doivent être adressées au CSA au plus tard le 1er février 2021.

Deux grandes options sont présentées :

- le statu quo ou scénario A qui ne prévoit pas de renumérotation. Il serait possible de laisser en l’état la situation actuelle depuis l’arrêt de France Ô. Le cas n’est pas nouveau sur certains territoires, précise le Conseil.

- une renumérotation ou scénario B, ce qui constituerait une première pour les chaînes en clair de la TNT, souligne le CSA. Cette option B repose sur plusieurs sous-scénarios.

Tirages au sort successifs (B1) : le numéro vacant (ou les numéros) serait affecté par tirages au sort successifs parmi les chaînes dont le numéro est supérieur au plus petit numéro vacant.

Réattribution au(x) dernier(s) service(s) de la numérotation actuelle (B2) : l’idée est de minimiser le nombre de chaînes changeant de numéro. La ou les chaînes occupant le(s) dernier(s) numéro(s) du plan de service serai(en)t déplacées vers le(s) numéro(s) laissé(s) vacant(s). Les autres chaînes ne changeraient pas de numéro.

• Décalage des numéros vers le bas (B3) : les chaînes situées après un numéro laissé vacant seraient simplement décalées vers le numéro inférieur à celui qu ’elles occupent. Cette option rétablit la continuité de l’offre de programmes, sans modifier l’ordre actuel.

• Regroupement des chaînes par blocs thématiques (B4) : ce scénario nécessite de définir les thématiques et les modalités de classement des blocs entre eux, mais aussi des chaînes au sein d ’un même bloc. Le CSA évoque une variante consistant à construire un ou plusieurs blocs thématiques, sans chercher à affecter l’ensemble des chaînes à l’un de ces blocs. Un scénario qui se rapproche de la logique des plans de service des distributeurs sur les réseaux autres que ceux de TNT, souligne le régulateur.

La problématique France 4

Enfin, autre problématique soulevée dans cette consultation : le cas de France 4.

L’exécutif a reporté d ’un an l’arrêt de la chaîne, désormais prévu le 20 août 2021 (Satellifax du 17 août). Une décision qui ne fait pas l’unanimité en haut lieu et qui pourrait éventuellement être amenée à évoluer. Rappelons que les députés viennent de créer une mission flash sur l’offre jeunesse du service public audiovisuel (Satellifax du 2 décembre). Dans ce contexte, le CSA interroge : « Faut-il attendre qu’il soit statué définitivement sur le sort de France 4 avant de procéder à l’opération de renumérotation, ou faut-il procéder à une première renumérotation à brève échéance, puis, le cas échéant, à une seconde après l ’arrêt éventuel de France 4 ? ».

 

 

à consultation publique sur la numérotation des chaînes de la TNT : plusieurs scénarios

  

 

Roch-Olivier Maistre se prend sûrement pour ce qu’il n’est pas !

Alors qu’avait lieu ce dimanche, le second référendum d'autodétermination pour l’indépendance a Nouvelle-Calédonie pour lequel, selon les résultats définitifs, le «non» à l'indépendance arrive en tête à 53,26%, celui qui se voit déjà président de l’ARCOM (*) – il en est convaincu et aurait même eu des assurances dès la troisième semaine de de juillet  ! – vient de twitter une nouvelle et énième fois pour encenser l’ex-Orange dont la récent maintien fait l’objet aujourd’hui d’une requête en annulation.  

Le remplaçant de Schrameck vient en effet de se féliciter de "la belle initiative du service public de couvrir en direct de scrutin à fort enjeu"...soit dit en passant, justement une des une missions du Service Public !

C'est un peu comme si l'intéressé s'était félicité, il y a peu que France Télés ait couvert les Sénatoriales ou encore les Municipales...Autrement dit, parler pour ne rien dire !

Il faut bien essayer d'exister - redisons-le - aux yeux du Premier Ministre et du Chef de l'État pour être nommé à la tête

 

Comme il l’avait annoncé cet été, le CSA a ouvert vendredi 4 décembre une consultation publique relative à la numérotation des chaînes de la TNT en métropole et dans les outre-mer. Cette décision fait suite à l’arrêt de France Ô intervenu le 1er septembre 2020, et le cas échéant, à celui de France 4, prévu le 20 août 2021, selon le décret du 14 août 2020 portant modification du cahier des charges de la société France Télévisions, précise l’autorité dans un communiqué.

L’arrêt de France Ô a laissé vacant le numéro 19 en métropole (et 6 à 8 selon les territoires dans les outre-mer) et celui de France 4 rendrait vacant le numéro 14 en métropole et un numéro compris entre 4 et 6 dans les outre-mer, selon les territoires.

La numérotation des chaînes dans le plan de services est stratégique et le sujet fait débat depuis l’annonce du gouvernement, mi-2018, de fermer les deux chaînes. Que doivent devenir les numéros 14 et 19 ? L’option la plus souvent évoquée, sous la pression de LCI et de franceinfo, actuellement positionnées en bout de TNT (canaux 26 et 27), est de regrouper les quatre chaînes d ’information (canaux 14 à 17). Une autre hypothèse serait que franceinfo, qui fait partie comme France 4 du service public, récupère son numéro 14. Du côté de BFM TV, qui dispose du meilleur emplacement (le canal numéro 15, juste devant CNews), on plaide au contraire pour une numérotation dans laquelle l’ordre actuel des chaînes serait conservé. Il a également été suggéré de créer une organisation par blocs thématiques.

Le statu quo ou une renumérotation en 4 scénarios.

C’est au CSA qu’il reviendra de trancher. Afin de l’éclairer dans sa prise de décision, le Conseil a élaboré plusieurs scénarios, dont l’intérêt et l’expertise de la faisabilité juridique doivent être approfondis, et invite les acteurs du secteur à les commenter. Les contributions à cette consultation doivent être adressées au CSA au plus tard le 1er février 2021.

Deux grandes options sont présentées :

- le statu quo ou scénario A qui ne prévoit pas de renumérotation. Il serait possible de laisser en l’état la situation actuelle depuis l’arrêt de France Ô. Le cas n’est pas nouveau sur certains territoires, précise le Conseil.

- une renumérotation ou scénario B, ce qui constituerait une première pour les chaînes en clair de la TNT, souligne le CSA. Cette option B repose sur plusieurs sous-scénarios.

Tirages au sort successifs (B1) : le numéro vacant (ou les numéros) serait affecté par tirages au sort successifs parmi les chaînes dont le numéro est supérieur au plus petit numéro vacant.

Réattribution au(x) dernier(s) service(s) de la numérotation actuelle (B2) : l’idée est de minimiser le nombre de chaînes changeant de numéro. La ou les chaînes occupant le(s) dernier(s) numéro(s) du plan de service serai(en)t déplacées vers le(s) numéro(s) laissé(s) vacant(s). Les autres chaînes ne changeraient pas de numéro.

• Décalage des numéros vers le bas (B3) : les chaînes situées après un numéro laissé vacant seraient simplement décalées vers le numéro inférieur à celui qu ’elles occupent. Cette option rétablit la continuité de l’offre de programmes, sans modifier l’ordre actuel.

• Regroupement des chaînes par blocs thématiques (B4) : ce scénario nécessite de définir les thématiques et les modalités de classement des blocs entre eux, mais aussi des chaînes au sein d ’un même bloc. Le CSA évoque une variante consistant à construire un ou plusieurs blocs thématiques, sans chercher à affecter l’ensemble des chaînes à l’un de ces blocs. Un scénario qui se rapproche de la logique des plans de service des distributeurs sur les réseaux autres que ceux de TNT, souligne le régulateur.

La problématique France 4

Enfin, autre problématique soulevée dans cette consultation : le cas de France 4. L’exécutif a reporté d ’un an l’arrêt de la chaîne, désormais prévu le 20 août 2021 (Satellifax du 17 août). Une décision qui ne fait pas l’unanimité en haut lieu et qui pourrait éventuellement être amenée à évoluer. Rappelons que les députés viennent de créer une mission flash sur l’offre jeunesse du service public audiovisuel (Satellifax du 2 décembre). Dans ce contexte, le CSA interroge : « Faut-il attendre qu’il soit statué définitivement sur le sort de France 4 avant de procéder à l’opération de renumérotation, ou faut-il procéder à une première renumérotation à brève échéance, puis, le cas échéant, à une seconde après l ’arrêt éventuel de France 4 ? ».

dimanche 6 décembre 2020

Quatre groupes de la PQR mutualisent leurs forces pour créer « Territoires TV ».

Quatre groupes de la PQR mutualisent leurs forces pour créer « Territoires TV ».

« Quatre groupes de presse quotidienne régionale (PQR) mutualisent leurs forces dans le domaine de l'audiovisuel en s'unissant sous la marque Territoires TV » indiquait ce 3 décembre Stratégies avec l’AFP.

« La Voix du NordLe TélégrammeSud-Ouest et La Nouvelle République du Centre-Ouest«derniers groupes de PQR» à posséder au total six chaînes de télévision locales, se fédèrent pour «produire, éditer et distribuer des programmes communs», a exposé lors d'une présentation Patrick Venries, directeur général de Sud-Ouest et président de Territoires TV. Cette alliance, rare entre éditeurs de la presse régionale, vise à revaloriser «un potentiel insuffisamment utilisé», renchérit Hubert Coudurier, directeur de l'information du quotidien breton Le Télégramme et également vice-président de Territoires TV. » précise Stratégies qui ajoute « Une émission politique hebdomadaire devrait notamment être lancée dès le mois de février » (*)

« La PQR est pourvoyeuse d'informations pour les médias nationaux mais est constamment pillée », déplore Hubert Coudurier, aussi président de Tébéo (Télé Bretagne Ouest). Entre « les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) d'un côté, BFM, France 3 de l'autre, nous, on ne retire rien », estime-t-il. L'enjeu principal de cette alliance ? « Garder le contrôle des données vidéos » que produisent les différentes entités de ces groupes de PQR et qui génèrent des revenus, explique Gilles Camouilly, ancien directeur de l'antenne et des programmes de France Ô, qui opère comme consultant sur le projet. » poursuit le titre de presse.

« Pour y parvenir, les quatre groupes vont procéder par étapes, la première consistant à faire converger leurs rédactions pour alimenter mutuellement leurs sites d'information et leurs chaînes de télévision locales. Les partenaires de Territoires TV comptent également créer une régie télé commune placée dans le giron de la régie 366, qui gère actuellement l'ensemble des offres de la PQR pour les annonceurs.

À terme, l'objectif est de créer une plateforme de diffusion en ligne de l'ensemble des contenus régionaux des participants. Pour l'heure, les partenaires prévoient le lancement en février d'une émission politique hebdomadaire (*) dont le pilote sera réalisé le 16 décembre à Bordeaux. Devraient suivre rapidement une émission dédiée à la gastronomie puis au fil de l'année prochaine des programmes consacrés au « made in France », à la santé et aux questions environnementales et de mobilité. » conclut l’article.

(*) Il semble que l’émission politique qu’évoque Stratégies pose déjà quelques questions sur les conditions de sa prochaine  diffusion !

Madame Clothilde Massari directrice générale de TV Tours, l’une des chaines faisant selon nos informations partie de l’entité « Territoires TV » est également membre du conseil d’Administration de Public Sénat or c’est sur Public Sénat que émission issue de cette entité nouvellement créée pourrait bien être diffusée !

La question du financement pourrait aussi se poser. 

Les collectivités locales, régions, conseils départementaux ou métropoles qui participent aux financements de ces chaînes, ont-elles été au courant dudit projet qui se ferait avec Public Senat dont l’actionnaire est évidemment le Sénat (aujourd’hui majoritairement à Droite) et justement des chaînes de télévision locales partenaires de l’entité « Territoires TV » qui bénéficient, elles, d’argent public pour leurs financements au travers de COM (contrats d’objectifs et de moyens) ?

D’autres question notamment sur d’éventuels conflits d’intérêts pourraient également voir le jour…

La transparence devra être la règle absolue en la matière.  



samedi 5 décembre 2020

Les journalistes de l’audiovisuel dénoncent une tentative sournoise de musèlement de la Presse !

Les journalistes de l’audiovisuel dénoncent une tentative sournoise de musèlement de la Presse !

A l’origine de cette mobilisation : les conventions de tournage supposées « protéger la sécurité de personnes ou d’institutions dans des cas très spécifiques » ! Ces conventions de tournage devraient être établies entre les équipes de tournage et les institutions qui les accueillent et visent, par exemple, à préciser qui ou quoi flouter. « La profession dénonce des tournages soumis à des conventions de plus en plus intrusives de la part des institutions » sous-titre Le Monde.

« Lorsqu’on a reçu une convention de tournage, on a commencé à s’appeler les uns et les autres. C’est rarissime. En quelques heures, tout le monde a répondu présent. Samedi 28 novembre, les directeurs de l’information des chaînes de télévision, les présentateurs, producteurs, rédacteurs en chef de magazines d’information, les sociétés de journalistes et diverses instances représentatives ont collectivement dit "stop"» explique Elise Lucet dans les colonnes du quotidien.

 « Les tentatives de contrôle de nos tournages par les pouvoirs publics (police, justice, administration pénitentiaire, gendarmerie notamment) n’ont jamais été aussi pressantes (…). En exigeant une validation de nos reportages, les pouvoirs publics veulent s’octroyer un droit à la censure. » s’alarment les journalistes dans une tribune publiée sur le site de Franceinfo.

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder un vase qui se remplissait silencieusement explique encore Élise Lucet qui ajoute « Respecter l’anonymat d’agents du ministère de la défense, dissimuler les caméras de surveillance dans les établissements pénitentiaires, évidemment, tout cela est déontologiquement acceptable mais il y a clairement là une dérive avec ces dernières années, l’apparition progressive de nouveaux alinéas, de demandes de plus en plus intrusives, qui constituent des entraves à notre métier. »

« Les récentes conditions réclamées par le service de la communication de la police nationale, à l’occasion d’un reportage à venir pour « Envoyé spécial », ont constitué une sorte de Rubicon. Cette fois, il était exigé de « visionner l’émission dans sa version définitive avant première diffusion, dans un délai permettant une éventuelle modification » enchérit la présentatrice et rédactrice en chef des magazines de France 2 « Envoyé spécial » et « Cash investigation ».

Cela ressemble bien à une velléité de contrôle éditorial quasi-total.

Le ministère de l’intérieur a semble-t-il proposé une médiation ! Il aurait en effet été peu conseillé de s’en remettre au trio de FTV Laurent Guimier, le monsieur info de l’ex-Orange et son ex-dircab Sitbon Gomez pour plaider la cause des journalistes de l’audiovisuel public comme l’a rappelé le 23 novembre dernier le blog CGC Média dans son article « Le principe de protection des sources piétiné par la direction de France Télés ! »

Les propos de la direction de France Télés tenus au CSE d’octobre (tenu le 17/10) avaient choqué : « Les élus sont effarés lorsqu'ils entendent la direction expliquer qu'elle peut et qu'elle a déjà donné sur commission rogatoire des relevés de facture d'appels et SMS à la police...."



vendredi 4 décembre 2020

L’ex-Orange et son ex-dircab en prennent pour leur grade sur C8 avec leur réveillon de la Saint-Sylvestre au château de Versailles.

L’ex-Orange et son ex-dircab en prennent pour leur grade sur C8 avec leur réveillon de la Saint-Sylvestre au château de Versailles.

« On a vécu une année où les gens, les artistes n’ont pas pu travailler, il y'a plein de gens qui se retrouvent dans la merde (...) et eux [France TV, ndlr] ils vont faire une soirée, le service public, au château de Versailles. Ils tendent le bâton pour se faire battre. (...) C'est inadmissiblea lancé Cyril Hanouna dans TPMP ce jeudi 3 décembre.

 

Cyril Hanouna qui recevait, ce soir-là sur le plateau de Touche Pas à Mon Poste, son grand copain Patrick Sébastien qui sera sur TF1 pour la dernière soirée de l'année, a renchéri « C'est une connerie », enfonçant bien le clou « J'adore Stéphane Bern mais là, est-ce que c'est le moment de faire le réveillon à Versailles ? ».

 

« La soirée du 31 décembre sera royale » claironnent la poignée de celles et ceux qui encensent l’ex-Orange en permanence.  « Elle sera animée par Stéphane Bern en direct du célèbre château de Versailles,  haut lieu de la culture et de l'histoire française, privé de ses visiteurs depuis de nombreux mois comme bien d'autres lieux culturels » écrit notamment Voici.

 

L’histoire ne dit pas si, dans ce contexte épidémique où « ces fêtes de fin d’année ne seront certainement pas comme les autres cette année » – on vous l’a dit et répété –il faudra pour assister à l’émission royale, deux postes de télés : un dans la cuisine pour les grands-parents mais aussi les enfants et l’autre au salon avec le « restant de la famille » !

 

C’est peut-être ici la « logique du “reach”» dont Sitbon-Gomez qui n’a plus que ce mot-là à la bouche, nous rebat en permanence les oreilles, à moins que ce ne soit juste une coïncidence sachant qu’à Franc Télés , « ils ne sont  sommes pas ‘’data driven’’ avec une offre éditoriale qui ne repose pas sur des algorithmes ! » (dixit le même)

jeudi 3 décembre 2020

France Télés : du sous-sous Netflix et de la sous-traitance en pagaille !

France Télés : du sous-sous Netflix et de la sous-traitance en pagaille !

Voilà la télé à la carte qu’une poignée d’acolytes naviguant avec aisance au royaume de l’entregent, ont décidé pour les Français…La télé big bang que leur avait annoncé Emmanuel Macron ?

Plus les interviews se succèdent et plus elles sont tout aussi prétentieuses que médiocres, pleines d’expressions et d’anglicismes pompeux qui ne montrent qu'une chose, c’est que ces gens n’ont rien compris…à part claquer le fric du contribuable avec quelques boites de prod en situation de quasi-monopole face à des téléspectateurs perdus qui se détournent évidemment la télé publique. (quelque soient les explications vaseuses!) 

Ces soi-disant sachants affirment sans sourciller que « Netflix est la menace numéro un » et qu’il convient dès lors de concurrencer la plateforme américaine qui compte 9 millions d’abonnés dans l ’Hexagone et trois utilisateurs par compte, soit près de 30 millions de Français susceptibles de la regarder pour un tarif très abordable au regard de l’importance de son catalogue.

« Franceinfo : » relayait cette semaine – on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! –  la consternante propagande que l’ex dircab d’Ernotte saupoudre un peu partout, histoire d’exister et de jouer les pseudos avant-gardistes en déclarant clairement Netflix comme son principal concurrent !

L’Association des journalistes des médias (AJM) qui recevait récemment le remplaçant de Candilis ne s’y est pas trompée, en moquant dans son sous-titre « My tailor is “reach” » ce que l’intéressé tente de faire passer pour un supposée stratégie avec ses formules à l’emporte-pièces du style : « Il faut passer d’une logique dépuré de part d’audience à une logique de “reach”».

L’ex-collaborateur de la Verte Cécile Dufflot va jusqu’à expliquer à la première personne « Je ceci, Je cela…. » comment le contribuable français devrait dorénavant consommer à la carte.

« C’est une approche très différente…ne plus se demander combien de téléspectateurs ont regardé mon prime du soir, mais combien de Français, parmi la totalité de la population, j’ai réussi à toucher avec l ’ensemble de mes offres, linéaires comme numériques. Une grande partie des Français paie la redevance et notre objectif est d’être le plus utile possible à ces citoyens avec qui nous avons un lien. [Quelle démagogie ! ndlr]. 

Depuis la rentrée, France TV touche toutes les semaines 81 % des Français. Cela ne m’empêche évidemment pas de regarder les audiences, mais c’est très important, parce que cela prouve que notre groupe remplit son rôle. En termes de logique éditoriale, cela veut dire que certains programmes vont peut-être toucher une partie plus réduite du public, ce qui donnera une part d’audience traditionnelle plus restreinte, mais ils vont permettre en revanche de toucher une frange de la population qui sinon ne vient pas sur nos antennes. Il faut avoir une approche plus globale parce que le contexte actuel est hyperconcurrentiel, avec des offres qui viennent de partout. » chante encore l’ex- directeur de campagne d'Eva Joly.

Si vous n’avez presque rien compris c’est normal…et comme si cela ne suffisait pas, il ajoute pour essayer d’étaler sa science « Notre offre éditoriale ne repose pas sur des algorithmes - nous ne sommes pas « data driven (*) »  -  mais sur un lien beaucoup plus fort et direct avec notre audience. Nous ne produisons certes pas de séries de niche mais nous avons maintenant l’ambition, notamment à travers france.tv, de toucher des publics plus spécifiques. Je pense que le public est en train de changer : un public un peu plus âgé peut désormais se retrouver sur des séries de plateformes, et un public plus jeune se re trouver sur les programmes de France 2 (par exemple). Evidemment, nous avons encore des progrès énormes à faire, mais toutes les chaînes sont en train de se mettre aux standards du marché. »

(*) Le Data Driven, également appelée Data-Driven Marketing, se base sur une approche qui consiste à prendre des décisions stratégiques sur la base d'une analyse et d'une interprétation des données. L'approche Data Driven permet d'examiner et d'organiser la data dans le but de mieux cerner ses consommateurs et ses clients.

« Franceinfo : » devenue en quelques sorte le nouvel organe de propagande interne, porte ainsi la parole de ce club très fermé de néo-stratégistes: « Stéphane Sitbon-Gomez qui entend "sortir du sentiers battus" pour concurrencer Netflix, "menace numéro 1" des chaînes traditionnelles, prépare une adaptation en série de "La peste", célèbre roman d'Albert Camus » et d’enchérir « Depuis six mois, "toutes les plateformes voulaient adapter" ce monument de la littérature française, qui a bénéficié d'un fort regain d'intérêt avec la pandémie de coronavirus, a souligné le directeur des antennes et des programmes de France Télévisions lors d'une visioconférence avec l' AJM. » 

Une commande à Georges-Marc Benamou, l'un des anciens conseillers de Nicolas Sarkozy qu’il virait peu de temps après l’avoir nommé et suite à son bouquin sur les coulisses du Pouvoir….mais « Franceinfo : » ne l’indique cependant pas « Cette série, confiée à Siècle Productions et au scénariste Gilles Taurand, sera diffusée sur France 2, son format étant encore en phase de développement comme l’a précisé Stéphane Sitbon-Gomez déclarant que "C'est une audace à laquelle on croit, dans le contexte qu'on vit actuellement à la fois de montée des radicalités de toutes parts" et de crise sanitaire » !

Pas plus « Franceinfo : » n’indique-t-elle que Siècle Productions ne compte apparemment qu’1 à 2 salariés dont probablement Georges-Marc Benamou qui en vingt ans a commis sept productions, la plus récente étant qu’il a réalisée « Les vies d'Albert Camus » diffusée en région Sud Provence le 29/01/2020 sur France 3 - à minuit – avec la présence sur place pour le pince-fesses d’avant-première Sitbon Gomez (cf site région Provence alpes cotes d'Azur).

Quant à "l’audace" qu'il y aurait à se lancer dans un telle série "dans le contexte qu'on vit actuellement de montée des radicalités de toutes parts" et à la fois de crise sanitaire » pour concurrencer Netflix qui n’y aurait pas encore pensé, l’ex-dircab de l’ex-Orange va devoir revoir sa copie.

Netflix ne l’a, en effet, pas attendu sur le sujet, avec « L'Autre Côté » (La Valla, littéralement « La Clôture ») série télévisée de science-fiction espagnole diffusée depuis le au sujet d’un virus qui envahit la planète sur fond de radicalisation !!