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dimanche 23 mai 2021

Le système de télévote à l’Eurovision 2021 interpelle plus que tout !

Le système de télévote à l’Eurovision 2021 interpelle plus que tout ! 

La 65ème édition du Concours Eurovision de la chanson diffusé cette année depuis Rotterdam aux Pays-Bas - à la suite de l'annulation de l’édition 2020 pour cause de pandémie au Covid-19 - n’a pas fini de faire parler.

Laissons la polémique concernant le groupe italien Måneskin qui avec sa chanson Zitti e buoni a remporté le concours qu’elle ne l’avait plus décroché depuis 1990, pour évoquer les télévotes.

Le show de reprise s’il a tenu toutes ses promesses avec un spectacle époustouflant salué par l’ensemble des 39 Pays à se prononcer, a en effet laissé plus d’un téléspectateur les bras ballants mais plus encore un public de l’Ahoy Arena très en colère, sifflant copieusement dès l’annonce des points attribués (en l’occurrence non-attribués) à 4 candidats en bas de tableau.

L’Anglais James Newman, l’Allemand Jendrik, l’Espagnol Blas Canto et le Néerlandais Jeangu Macrooy (du Pays hôte) n’ont en effet, pas obtenu le moindre point du public !

Il suffisait d’ailleurs de voir à l’antenne la gêne des deux présentateurs annonçant quatre reprises : le public a(urait) attribué « zéro point »…A croire que pas un coup de téléphone n’aurait été passé pour ces derniers dans les plus de 200 millions de téléspectateurs qui ont suivi le show ?! très très peu probable.

"Depuis que le système de vote additionne les votes du public à ceux du jury, il est quasiment impossible de repartir avec un zéro pointé de l’Eurovision", note du reste 20 Minutes, à ce sujet

« Une succession loufoque d’annonces » écrit la RTBF Info qui parle « d’une forme de honte » et cite le quotidien.

Chacun avait quasiment l’impression que les jeux étaient faits ! Le candidat suisse expliquant pour sa part que sa place de premier au classement des jurés des 39 Pays, était pour lui une véritable reconnaissance devant la candidate française Barbara Pravi tout de Dior vêtue.

A-t-on jamais vu un président de France Télévisions se mettre ainsi en avant pour ce télé-crochet comme le montre le tweet de Paris Match ?? (*)

(*)


Il se murmure que depuis l’arrivée de l’ex-Orange à l’UER, le système de comptage de votes par téléphone que personne ne comprend vraiment, aurait encore été modifié.

Qu’en est-il ?

Voici comment, le 1er avril 2019, le site « eFR12 » tentait d’expliquer les modalités des télévotes (¤) qui n’avaient dès lors aucune raison de changer, l’édition 2020 n’ayant pas eu lieu…redisons-le ! 

Il n'est pas certain qu'après ces quelques lignes, que quelqu'un y comprenne réellement quelque chose!

(¤) « Après plusieurs jours de rumeurs et d’interrogations, l’UER a confirmé discrètement que la présentation des résultats du concours en finale allait être modifié. L’occasion de voir dans cet article comment la manière de voter dans le concours a évolué du premier concours en 1956 à nos jours.

Ce samedi matin, l’UER a modifié la page du site officiel de l’Eurovision concernant le vote en finale du concours. Si le vote du jury restera le même que les années précédentes, la modification vient du côté du vote du public. Désormais, les points du télévote seront donnés selon le classement du vote du jury et pas selon le classement du vote du télévote. Par exemple, dans le cas du concours 2018, au lieu d’avoir l’annonce des points du télévote de l’Australie (dernière au télévote) puis du Portugal (avant-dernière au télévote) et ainsi de suite jusqu’aux premiers du télévote, l’Italie (3e), Chypre (2e) et Israël (1er), c’est les points du télévote pour l’Ukraine (dernier du vote du jury) qui auraient été annoncé en premier suivi de ceux du Portugal (avant-dernière au jury) et ainsi de suite jusqu’à l’Autriche (gagnante du vote du jury)... 

Si ce changement est sans doute fait pour apporter encore plus de suspense et de dramatique dans l’annonce des résultats, ce n’est pas la première fois que le concours connait des modifications dans le système de vote, loin de là. Depuis le début de concours en 1956, les règles concernant les points attribués, qui les attribuent, que faire en cas d’égalité sont modifiés de manière régulière.

Du premier concours en 1956 jusqu’en 1996, ce sont uniquement des jurés qui déterminaient les résultats, les moyens technologiques de l’époque n’étant pas suffisant pour ouvrir le vote au public.

En 1956, chacun des 7 pays participants (sauf le Luxembourg dont le vote a été fait par les jurés suisses) a envoyé sur place deux jurés qui donnait deux points à leur chanson préférée (y compris celle de leur pays).
Dès l’année suivante, le système fut modifié pour que les résultats soient annoncés en direct et que les jurys (qui passe de deux à dix jurés par pays) ne puissent pas voter pour leur propre pays. Ici, chaque juré (non professionnel dès 1959) donnait un point à sa chanson préférée.

En 1962, chacun des 10 jurés de chaque pays donnait cinq votes à ses trois meilleures chansons préférées. La chanson favorite du jury national recevait 3 points, la seconde 2 points et la troisième 1 point. Ce système durera que cette année-là en raison sans doute du nombre de pays (4 (Autriche, Belgique, Espagne et Pays-Bas)) ayant reçu aucun point.
En 1963 donc, un nouveau système a été appliqué avec un jury national qui double en membres (de 10 à 20) et où chaque jury donnait de 1 (5e meilleure chanson) à 5 points (meilleure chanson) à son top 5. Nouvelle modification l’année d’après où chaque juré avait trois votes qu’ils distribuaient à leur top 1, 2 ou 3 selon leux choix. Après addition des votes, chaque jury donnait cinq, trois et un point à son top 10, 6 et 3 points si tous les jurés ont voté uniquement pour deux chansons différentes et 9 points si tous les jurés ont voté pour la même chanson. Notons qu’en 1965, le jury a été réduit à 10 membres.

Ce système est resté en place jusqu’en 1967 où le système de 1957 à 1961 a fait son retour avec comme modification, le fait que la moitié des membres de chaque jury devaient avoir moins de 30 ans. Disparu en 1971, il est revenu en 1974 pour la dernière fois.

Entre 1971 et 1973, un nouveau système fut mis en place avec deux jurés (un de moins de 25 ans et un de plus de 25 ans) envoyés sur place qui attribuaient une note entre 1 et 5 pour chaque chanson, note annoncée par les jurés durant les résultats. Ce système fut appliqué pour répondre au boycott de certains pays nordiques en 1970 à la suite de la victoire de 4 pays ex-aequo (France, Royaume-Uni, Espagne et Pays-Bas) l’année précédente. Aussi en 1970, un premier système de départage d’égalité fut mis en place (et a duré jusqu’en 1988) (uniquement pour la première place) où les chansons à égalité devaient être interprétées à nouveau et l’instauration d’un second vote où chaque jury devait choisir sa chanson préférée.

En 1975, l’UER trouve enfin le bon système de points puisqu’il s’agit de celui qui encore en place avec les 12 points pour la meilleure chanson, puis 10 et de 8 à 1 points pour le reste du top 10. A cette époque là, c’est onze jurés (6 de moins de 26 ans, 5 de plus de 26 ans) qui permettaient d’élaborer le classement de chaque pays. Quelques modifications mineures ont eu lieu par la suite : à partir de 1980, les points sont lus du 1 aux 12 points et non plus selon l’ordre de passage des chansons en compétition comme auparavant, en 1988, le nombre de jurés passe de onze à seize par pays. La même année, le règlement fut modifié en ce qui concerne l’égalité pour la première place avec le départage qui est fait par rapport au plus grand nombre de 12 points, puis de 10 points et ainsi de suite. Évidemment, ce système a été appliqué en 1991 lors de l’égalité entre Carola (Suède) et Amina (France) pour la victoire avec à la fin, la victoire de la Suède grâce au plus grand nombre de 10 points.

La technologie évoluant, en 1994, le porte-parole est visible à l’écran grâce aux liaisons satellite et n’est plus contacté par téléphone puis en 1997, le télévote est testé dans cinq pays (Allemagne, Autriche, Royaume-Uni, Suède et Suisse) avant d’être généralisé à l’ensemble des pays dès l’année suivante dans une volonté de l’UER de rajeunir l’image du concours. Un jury par pays de 5 professionnels reste cependant en place et est utilisé en cas de problème technique avec le télévote. Notons qu’en 2001 et 2002, le pays participant pouvait choisir entre un système 100 % télévote ou un système 50 % jury/50 % télévote (par téléphone puis par SMS aussi dès 2002). En 2006, pour gagner du temps en raison du nombre de pays votants, les points de 1 à 7 sont directement affichés et plus annoncés.

En 2008 et 2009, suite au résultat de la demi-finale de 2007 (à 28 participants (!)) qui a vu se qualifier majoritairement que des pays de l’Est, l’UER modifie le système de votes pour les demi-finales : les 9 chansons les plus aimées du télévote sont qualifiés ainsi qu’une dixième sauvé par les jurys (qui n’est pas nécessairement celle qui arrivé 10e au télévote). En 2009, le système actuel de vote (50 % télévote / 50 % jury de 5 professionnels) est mis en place avec la moyenne des deux classements (top 10 uniquement jusqu’en 2012 puis l’ensemble du classement) qui est utilisé pour obtenir le classement final par pays. Également, le départage est également modifié avec l’utilisation du départage pour toutes les places du classement et le plus grand nombre de pays qui a voté pour la chanson qui devient prioritaire par rapport au nombre de 12, 10… points obtenus. Ce système est appliqué pour les demi-finales dès 2010. Également, le télévote est ouvert dès le début de l’émission cette année là et la suivante et non pas après l’ensemble des prestations.

Enfin, le dernier grand changement date de 2016 où le vote du jury et le vote du public (prioritaire en cas d’égalité) sont désormais comptabilisés séparément et non plus combinés en un seul classement ce qui fait qu’un pays peut donner jusqu’à 24 points (12 points du jury + 12 points du télévote) à une même chanson."

samedi 22 mai 2021

La « dame de Suez » n’est pas la seule à fréquenter le 8ème arrondissement et ses palaces en plein couvre-feu !

La « dame de Suez » n’est pas la seule à fréquenter le 8ème arrondissement et ses palaces en plein couvre-feu !

Fin avril, le blog CGC Média relayait l’invraisemblable épisode du Bristol que Le Monde et Le Nouvel économiste confirmaient tous deux, où Ernotte alors que restos étaient fermés -  le couvre-feu étant alors toujours vigueur à 19h -  participait à ce diner organisé à 21h, préparé et servi par un chef trois étoiles dans la chambre d’un hôtel de Luxe 5 étoiles(*)

Elle n’est visiblement pas la seule à faire de discrets soupers fins. Selon « Les indiscrets » de l’Express, le père et la fille Lepen auraient, eux aussi, diné dans le 8ème arrondissement de la Capitale.

Le sujet principal selon le magazine : Éric Zemmour chroniqueur de CNews depuis un peu plus de 18 mois dans l'émission « Face à l'info » et ses velléités de candidater à la magistrature suprême !

Extrait :

« Marine Le Pen demande de l’aide à papa pour contrer Zemmour

Dîner le 5 mai dans un appartement élégant du 8 e arrondissement autour de Jean-Marie Le Pen. Trônant dans un fauteuil Louis XV, le « Menhir », âgé de 93 ans, y commente l’actualité et raconte, tout à trac, la visite de Marine, la veille. Une rencontre entre un père et sa fille ? Après les considérations sur le mauvais temps, la famille et les chats, la candidate à la présidentielle aborde le vrai motif de sa visite : Éric Zemmour, craint-elle, poussé par Sarah Knafo, une haute fonctionnaire intime du polémiste, voudrait tenter sa chance en 2022.

Le patriarche qui voit régulièrement Zemmour, est chargé par sa fille de l’en dissuader… » 

(*)

vendredi 21 mai 2021

France Télévisions "vend" les images d'Emmanuel Macron…parbleu, les caisses sont vides !

France Télévisions "vend" les images d'Emmanuel Macron…parbleu, les caisses sont vides !

 

France Télévisions est un média de Service public – il n’est pas inutile de la rappeler – financé avec environ 2,5 milliards d'euros (cette année) dont les  téléspectateurs-contribuables français s’acquittent chaque année via le paiement de  la taxe sur l’audiovisuel (l’ex-redevance)

Il est courant d’appeler l’État « l’actionnaire » bien qu’il n’y ait pas réellement d’actions au sens boursier du terme puisque ce sont les Français qui en sont propriétaires à 100%. Le Président de la République en est donc le garant, le cas échéant Emmanuel Macron jusqu’en mai 2022.

Canal 32 est une chaîne de télévision généraliste locale française privée de Troyes et du département de l'Aube visible localement sur la TNT et partout en France pour les possesseurs de box donc une petite structure.

Son directeur Fabrice Schlosser, vient de publier une tribune pas piquée des vers, au sous-titre édifiant « Bienvenue en Absurdie » et au titre qui l’est encore plus « Quand France Télévisions demande 2000 € à Canal 32 pour envoyer des vidéos du président de la République ».

« 2376 € TTC pour être précis, afin de pouvoir récupérer les images qui, en quelque sorte, appartiennent à tous les médias... et à tous les Français ! » écrit-il indiquant qu’il a refusé de payer une telle somme pour un déplacement du Chef de l’État qui a probablement oublié ses propos sur la gouvernance de France Télés qu’il qualifiait de « Honte de la République » et qui annonçait le big bang de la télé publique !!

Le blog CGC Média vous propose donc de découvrir comment « la dame de Suez »  et ses thuriféraires ont "privatisé" les images d'Emmanuel Macron, en les rendant accessibles seulement à des médias qui peuvent se permettre de telles dépenses quotidiennes (2376 € TTC donc) »


Extrait :

"Nous allons vous raconter une histoire exemplaire sur l'évolution de notre société et des médias. Restez avec nous, ça vaut le détour !

Comme toute visite officielle du gouvernement, la venue d'Emmanuel Macron dans l'Aube aujourd'hui implique un protocole. Au niveau des médias audiovisuels, la tradition veut que les déplacements du président ne soient pas perturbés par une nuée de caméras, un essaim de journalistes parfois trop compliqué à gérer. Aussi est organisé ce qu'on appelle dans le jargon un " pool" : une chaine de télévision est habilitée à enregistrer l'évènement pour le compte de toutes les autres, et doit restituer les images à tous les médias accrédités.

Il y a quelques années, la solidarité entre médias amenait à une restitution des vidéos sans contrepartie. Et puis sont arrivés des demandes de frais techniques (quelques centaines d'euros). Mais l'inflation semble forte dans le monde des médias...Ainsi, durant la visite d'Emmanuel Macron dans l'Aube aujourd'hui, c'est France Télévisions qui a été seule habilitée à organiser ce fameux "pool" et à enregistrer des images pour l'ensemble des télévisions.

 Nous avons été surpris par la demande du secteur public : tout bonnement, France Télévisions a demandé à Canal 32 la somme de 2376 € TTC, pour pouvoir récupérer les images qui, en quelque sorte, appartiennent à tous les médias... et à tous les Français !

D'une certaine manière, en agissant ainsi, France Télévisions a "privatisé" les images d'Emmanuel Macron, en les rendant accessibles seulement à des médias qui peuvent se permettre de telles dépenses quotidiennes. Nous avons joint France Télévisions : nous avons essuyé un refus de négocier et d'évoquer notre cas dès la première minute de discussion.

Cette manière de faire en dit long sur le système médiatique qui est en train de s'organiser. Même les déplacements du président de la République ont une valeur marchande, réservée à des "happy few" qui peuvent se permettre de les acheter. Un tel système en dit beaucoup sur notre société.

Les pouvoirs publics feraient bien de prendre conscience de l'image que cela renvoie de nos institutions. Pour notre part, nous avons décidé de ne pas payer cette somme de 2376 €, considérant que les images d'une visite d'un président de la République dans l'Aube avaient une grande valeur d'information, mais pas une valeur marchande…


La demande de France Télévisions ne nous a pas semblé éthique.

 Cette histoire doit amener chacun à réfléchir sur la société dans laquelle nous vivons, à l'heure où il est plus facile de voler une image du président sur son smartphone que de permettre à une rédaction locale, ancrée dans son territoire, de faire son travail journalistique."

jeudi 20 mai 2021

Après la « Bravitude » de Ségolène Royal, les députés ont eu droit à la « Découvrabilité » d’Ernotte !

Après la « Bravitude » de Ségolène Royal, les députés ont eu droit à la « Découvrabilité » d’Ernotte !

Une fois encore l’ex-Orange a tenté d’enfumer les députés qui représentent, faut-il la rappeler, non pas seulement leurs électeurs mais la Nation tout entière.

Raconter des salades à un ou plusieurs députés, c’est donc baratiner la Nation tout entière !

Avec son préambule langue de bois et clichés en pagaille que le blog CGC Média a eu entre les mains et qu’elle a lu sur sa tablette, ressassant comme de coutume son exercice d’autosatisfaction permanent, elle n’a cessé d’enchainer les banalités de la note qu’elle avait devant elle, affirmant que « les engagements précis et chiffrés (*) » en matière de visibilité des Outre-mer « sont  tenus ». Tu parles Charles !

Chacun des membres de Représentation nationale pour la délégation aux Outre-mer présidée par monsieur Olivier Serva accompagnée de mesdames Karine Lebon, Maina Sage, Justine Benin et de messieurs. Stéphane Claireaux et Raphaël Gérard, tous en visioconférence, pouvait s’en rendre compte.

Les élus du peuple ne vont pas en croire leurs oreilles lorsqu’ils vont entendre « la harangueuse de gouvernements européens » leur parler « de manière générale d'évènementalisation des antennes de France Télévisions et d'éditorialisation de l’offre pour une "Découvrabilité" (pas un très beau mot, dit-elle) axe pour nous qui est prioritaire, qu'on est en train de mener en ce moment »

« La première chose que je peux vous dire, c'est que les engagements précis et chiffrés sont tenus » affirmé tout de go la « dame de Suez » virtuellement flanquée de Sylvie Gengoul et de Philippe Denoyer.

Des « engagements chiffrés et précis » indique-t-elle ! Mais qu’elle en est la source ?

 

La délégation en inspectant les quelques feuillets que leur a fait passer Ernotte auraient pu constater que la source était…Devinez.. France Télévisions évidemment.

 

Une belle application de l’adage « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ».

Dès lors, les députés auront compris malgré les quelques amabilités et œillades que leur a lancé par l’ex-Orange par écrans interposés, comment ils se sont fait balader tout du long.

Le président Serva dans sa courte introduction l’avait dès le début subodoré.

« Depuis la disparition à l'été 2020 de la chaîne France Ô qui nous a tous désolés et nous y sommes d'ailleurs opposés par l'adoption d'une motion à la délégation outre-mer qui n'a hélas pas été suivi d'effet, vous nous direz, comment les chaînes publiques ont tenté de compenser cette absence et quelles actions ont été mises en place pour améliorer la visibilité des Outre-mer auprès de nos compatriotes de l'Hexagone…

Alors que la suppression de France Ô devait s'accompagner par la mise en place d'une offre numérique forte, force est de constater que la promesse n'est pas tenue à ce jour.

Certes la plate-forme Outre-mer Première gagne en fréquence grâce à une augmentation des contributions des Premières et des utilisateurs mais le projet demeure sous-développé à ce jour. Il n'y a pas assez d'exposition pour la plate-forme sur le linéaire qui permettrait une interconnexion des plates-formes mais aussi d'attirer un public non-averti.

Ce sujet ne sera pas le seul et pour ma part, je souhaiterais également que vous évoquiez la question du partage des recettes publicitaires en Outre-mer, entre le secteur public plus puissant et le pôle d'envergure qui est en train de se constituer autour de TF1 et M6. [dont Ernotte s’est félicitée en séance devant les élus…on croit rêver, ndlr] »

Le blog CGC Média qui va faire grâce à ses lecteurs de l’intégralité du speech ernottien, a sélectionné quelques moments chois qui montrent l’enfumage imaginé mais aussi la vacuité du propos. (¤ l’intégralité en fin de post)

Pour tenter de démontrer qu’elle serait pleinement impliquée, l’ex-Orange d’entrée de jeu décrète: c’est « un sujet qui me tient personnellement très à cœur ! ». Voilà, ça c’est fait.

Après une litanie de poncifs et un verbiage creux sur ce qui a(aurait) été fait depuis la décision du gouvernement de fermer France Ô, la « dame du Bristol » assène « Il y a 25 engagements extrêmement concrets et chiffrés que l'on mesure dont on rend compte au comité de suivi à intervalles réguliers.

Déjà première chose que je peux vous dire, c'est que les engagements précis et chiffrés sont tenus. »

Comme ces chiffres sont fabriqués à France Télévisions, chacun imagine dès lors la portée du propos !!!

 Les parlementaires qui auront droit au dicton humoristique de l’ex-Orange « Comme on dit chez-nous: "Le soleil ne se couche jamais sur France Télévisions entre Saint-Pierre-et-Miquelon Wallis-et-Futuna"! »vont donc découvrir atterrés une succession d’affirmations  totalement gratuites et bidons (tout à mettre au conditionnel bien entendu) :

-  Le portail, c'est 1,5 millions de visites par mois en moyenne...

- La chaîne de télévision (Les  Premières qui demeurent des médias locaux de référence) rassemble chaque jour un ultramarin sur deux et les radios pratiquement 500 000 auditeurs ce sont des audiences exceptionnelles…

- Entre 2019 et 2020, des premiers résultats qui sont en très forte hausse avec une augmentation de 55 % les sujets ultramarins dans les JT de France 2 (le 13H et le 20H)…

- Chaque matin France 3 qui diffuse un JT consacrée à l'Outre-mer, rassemble un large public : environ 200 000 téléspectateurs ce qui est plus que l'ancien JT du soir de France Ô… 

- "franceinfo" et ses duplex - On avait équipé toutes les stations d'équipements [équipé d’équipements, c’est joli !, ndlr] - qui permettent de faire des duplex de manière extrêmement simple avec toutes les stations ultramarines pour pouvoir se déporter tout de suite là où se passe l'action et qui fonctionne vraiment bien…entre autres le 10 mai dernier, la cérémonie de commémoration des 20 ans de la loi Taubira…  

Pour l’anecdote elle est loin d’être anodine et afin que les députés de la délégation comprennent bien de quels chiffres on parle, le compteur du portail au moment où Emmanuel Macron déposait la gerbe enregistrait moins de 170 connexions seulement… n’en déplaise à l’administratrice de Suez.



L'un des principaux engagements du pacte, c'est de rendre l'Outre-mer visible mais aux heures de grande écoute. En 2018 pour mémoire, on avait à peu près 8 programmes ultramarins en première partie de soirée sur un an. On a multiplié par 3 en 2020 dont la moitié sur France 2 et on constate que cette dynamique continue à s'amplifier puisqu'on a déjà 20 programmes en première partie de soirée depuis le début 21…

En conclusion l’ex-Orange, toussant quelques fois pour masquer un problème de déchiffrage du texte, lâchera « C’est un vrai mouvement sincère qui s’est engagé, pas un mouvement intellectuel mais un mouvement de l'esprit et du cœur.

C'est cela au fond qui est important parce que c'est cela qui fait que notre culture d'entreprise au sein de France Télévisions va vraiment évoluer pour s'ouvrir et pour être beaucoup plus nationale et être ouverte, englobante et dans la nuance aussi d'ailleurs qu'elle ne l'était par le passé»

L’intéressé a probablement dû éteindre sa connexion internet, en se disant qu’elle avait été bonne et convaincante !!

Verbatim :

Le président de la commission d'abord :

« Depuis la disparition à l'été 2020 de la chaîne France Ô qui nous a tous désolés et nous y sommes d'ailleurs opposés par l'adoption d'une motion à la délégation outre-mer qui n'a hélas pas été suivi d'effet, vous nous direz, comment les chaînes publiques ont tenté de compenser cette absence et quelles actions ont été mises en place pour améliorer la visibilité des Outre-mer auprès de nos compatriotes de l'Hexagone…

Cependant les engagements pris dans le cadre du pacte de visibilité ce sont traduits par la normalisation de la visibilité sur les chaînes du groupe de France Télévisions comme l'a indiqué entre autres, le député Raphaël Gérard au comité de suivi. Par exemple, une meilleure intégration dans les programmes notamment dans l'information où les Outre-mer, ne sont plus exclusivement traités sous l'angle de la catastrophe ou de la carte postale et font l'objet de sujets dédiés. Une meilleure intégration des équipes Les Premières dans les équipes de Rédaction. Cette normalisation s'explique par le portage et l'appropriation du sujet par le top management de France Télévisions qui a saisi potentiel en matière d'audience pour promouvoir la visibilité des outre-mer.

Pour autant, on peut constater que la question des cases diffusion demeureOn a pu observer une concentration des programmes issus de France Ô sur Culturebox ce qui montre l'excellence des contenus produits par la chaîne mais également la difficulté qu'il y a parfois à identifier les créneaux de diffusion sur les autres chaînes, notamment aux heures de grande audience.

Alors que la suppression de France Ô devait s'accompagner par la mise en place d'une offre numérique forte, force est de constater que la promesse n'est pas tenue à ce jour. Certes la plate-forme Outre-mer Première gagne en fréquence grâce à une augmentation des contributions des Premières et des utilisateurs. Le projet demeure sous-développé à ce jour. Il n'y a pas assez d'exposition pour la plate-forme sur le linéaire qui permettrait une interconnexion des plates-formes mais aussi d'attirer un public non-averti. Mais ce sujet ne sera pas le seul et pour ma part je souhaiterais également que vous évoquiez la question du partage des recettes publicitaires en Outre-mer, entre le secteur public plus puissant et le pôle d'envergure qui est en train de se constituer autour de TF1 et M6. Restera-t-il une place pour les médias indépendants ultra marins qui sont à ce titre extrêmement inquiets »

Ernotte ensuite:

« L'entreprise a engagé depuis deux ans c'est-à-dire la décision du gouvernement de fermer France Ô, un vaste plan de transformation qui touche toute l'entreprise pour renforcer la visibilité des outre-mer sur la totalité de nos antennes.

Ce mouvement il suit deux grands axes.

D'abord le développement de notre offre de proximité qui a une capacité à être plus performante encore dans nos différents territoires avec télévision, radio et Web...Ça c'est vrai en Outre-mer. C'est d'ailleurs le modèle ultramarin que nous essayons de développer sur les régions hexagonales sans oublier le site de Malakoff qui a une fonction très particulière et très centrale.

Deuxième point, c'est l'accroissement de la représentativité, de la diversité française dans toutes ses composantes pour que nous soyons beaucoup plus le reflet de nos téléspectateurs, de la société, des sujets qui la traversent encore plus chaque jour. Et puis je suis convaincue que France Télévision doit assurer une forme de continuité territoriale, en donnant à voir tous les habitants, tous les territoires y compris et peut-être et surtout ce qui sont les plus éloignés du centre parisien qui a tendance à tout aspirer. C'est le sens du pacte de visibilité qui comme vous le savez a été conçu avec les différents ministères Culture et Outre-mer qui ont tous deux porté ce pacte sur les fonts baptismaux.

C'est important. Ça ne veut pas dire du tout que nous sommes au bout du chemin ; je n'y crois pas du tout et je pense qu'on est dans un chemin de progrès. Et dans ce chemin de progrès, c'est vrai que la démarche de dialogue permanent avec vous et avec le public est très importante pour nous aider à progresser. Je voudrais faire un point sur Les Premières qui sont des médias globaux. 

Il y a 25 engagements extrêmement concrets et chiffrés que l'on mesure dont on rend compte au comité de suivi à intervalles réguliers.

Déjà première chose que je peux vous dire, c'est que les engagements précis et chiffrés sont tenus.

 

C'est une composante très importante de France Télévisions et comme on dit chez-nous: "Le soleil ne se couche jamais sur France Télévisions entre Saint-Pierre-et-Miquelon Wallis-et-Futuna"!

On a beaucoup transformé ces chaînes qui était des médias qui vivaient leur vie côte à côte, en un média global où on a mixé de plus en plus les compétences entre radio télé et Web sans pour autant nier la différence qu'il y a et les spécificités qui existent pour la télé et la radio. Pour nous ce qui est important c'est que les Premières demeurent des médias locaux de référence et je rappelle que la chaîne de télévision rassemble chaque jour un ultramarin sur deux et les radios pratiquement 500 000 auditeurs ce sont des audiences exceptionnelles qui montre que la relation est très forte, en fait entre nos publics et les chaînes ultramarines.

Au-delà de ça, les stations sont les poumons pour le secteur audiovisuel local, elles financent des programmes de flux, des magazines, des documentaires, des fictions qui sont produites localement et dans l'accord passé globalement avec le secteur de la création nous avons dédié un certain nombre d'investissements à la création ultramarine qui sont sanctuarisés et ont été sanctuarisées en dépit de l'arrêt de France Ô. Nous souhaitons particulièrement accompagner le développement de la production documentaires, notamment à travers deux festivals le FIFO extrêmement bien installé et le FIFAC plus récent, rejoints par un troisième dans l'océan indien qui dès que l'épidémie sera passée, nous permettra de passer à l'action parce que pour nous c'est important de faire éclore, pas de faire éclore mais d'être là pour accompagner des talent qui sont importants Outre-mer pour donner ensuite une exposition nationale et internationale.

L'objectif du pacte pour nous, c'est la richesse de tous nos territoires irrigue l'ensemble de nos offres nationale et que l'Outre-mer ne se retrouve plus à la périphérie mais au cœur de nos propositions éditoriales pour toucher et pour parler au plus grand nombre de Français.

Depuis deux ans c'est une transformation - vous l'avez dit monsieur le président - qui est assez profonde parce qu'elle touche tout France Télévisions. Il a fallu d'une certaine façon que tout le monde acquiert ce réflexe outremer. Ce n'est pas une formule, ce sont des objectifs très concrets que nous mettons en œuvre. Cet acquis-la il est dur à quantifier parce que ça fait partie du changement culturel dans cette maison mais pour moi c'est peut-être le plus important pour continuer à progresser et poursuivre le mouvement qu'on a enclenché, parvenir au stade suivant qui est la véritable normalisation de l'Outre-mer.

Concrètement ça veut dire que l'ensemble de nos unités de programme, nos journalistes accordent désormais une attention toute particulière à la représentation des Outre-mer et c'est vraiment cette mobilisation de tous les jours, de toutes les strates de l'entreprise qui permet de tenir nos objectifs du pacte de visibilité.

L'information bien sûr est fondamentale. La place accordée à l'Outre-mer dans les JT doit permettre de connaître comme vous le disiez, pas uniquement des sujets de catastrophes et de cartes postales mais vraiment toute l'actualité propre aux territoires, tout en, à la fois rendre compte de ce qui est particulier mais aussi de ce qui est commun dans la représentation en tant que partie intégrante du territoire national.

Pour la rentrée des classes, la crise sanitaire ou la réouverture des lieux de culture, il n'y a pas de raison...qu'ils ne soient pas traités aussi bien à Marseille, à Pointe-à-Pitre, à Cayenne ou en banlieue parisienne. Pour répondre à cette ambition-là on a systématisé la présence d'un référent outre-mer dans toutes les conférences de Rédaction - pour donner un ordre d'idée, pour le journal de 20 heures sur France 2, il y a deux conférences de rédaction dans une journée : le matin pour définir et dégrossir les sujets et l'après-midi pour affiner et faire le conducteur du soir - donc dans ces conférences de rédaction qui sont très très opérationnelles, il y a un référent systématique outre-mer.

C'est comme ça qu'on a des premiers résultats qui sont en très forte hausse - entre 2019 et 2020 on a augmenté de 55 % les sujets dans les JT de France 2 (le 13 heures et le 20 heures). C'est donc à peu près trois sujets par semaine en moyenne pour vous donner un ordre d'idée.

Il y a aussi des rendez-vous spécialement dédiés à l'Outre-mer qui ont été créé à l'instar de France 3 qui diffuse chaque matin un JT qui est consacrée à l'Outre-mer et qui rassemble un large public: environ 200 000 téléspectateurs ce qui est plus que l'ancien JT du soir de France Ô.

Notre chaîne info "franceinfo" qui relaie depuis sa création, si je puis dire l'actualité ultramarine. On avait équipé toutes les stations d'équipements qui permettent de faire des duplex de manière extrêmement simple avec toutes les stations ultramarines pour pouvoir se déporter tout de suite là où se passe l'action et ça fonctionne vraiment bien. C'est d'ailleurs un des marqueurs de "franceinfo". On a été les seuls par exemple à couvrir le référendum en Nouvelle-Calédonie cet automne ou encore plus récemment, le 10 mai dernier, la cérémonie de commémoration des 20 ans de la loi Taubira. Voilà c'est un marqueur de "franceinfo" auquel on tient énormément.

De manière plus globale, on veille aussi à développer les échanges, à renforcer les liens entre les Rédactions nationales les Rédactions ultramarines parce qu'il y a beaucoup de talents dans nos équipes d'outre-mer. Je citerai le cas relativement récent de Karine Baste-Regis qui a démarré sur Martinique La Première qui ensuite a rejoint "franceinfo" pour y tenir la Matinale de France Info pendant un certain temps et qui, voilà, est maintenant joker d'Anne-Sophie Lapix au 20H et réussit extrêmement bien. Ce sont vraiment des filières de montée en visibilité de talents que nous avons dans toutes les équipes de France Télévision qui est assez importante.

L'un des principaux engagements du pacte c'est de rendre l'Outre-mer visible mais aux heures de grande écoute. Donc en 2018 pour mémoire, on avait à peu près 8 programmes ultramarins en première partie de soirée sur un an. On a multiplié par 3 en 2020 dont la moitié sur France 2 et on constate que cette dynamique continue à s'amplifier puisqu'on a déjà 20 programmes en première partie de soirée depuis le début 21 donc forcément si on continue à ce rythme on sera plutôt encore un doublement qu'autre chose !

On voit que ça progresse énormément. Il y a des fictions par exemple "Tropiques criminels" dont la saison 3 est en tournage à la Martinique qui a beaucoup de succès et vous parliez tout à l'heure de Culturebox; c'est vrai que Culturebox au départ - on a appris hier par un tweet du président de la République qu'on allait pouvoir poursuivre cette aventure Culturebox - mais au départ ça a été conçu comme une chaîne éphémère pour accompagner l'absence de lieux culturels liés au confinement. C'était une chaîne éphémère de trois mois. Il nous a paru comme très important que dès le début, même si c'était une chaîne éphémère, que toute l'actualité culturelle et notamment, on sait la richesse des outre-mer en matière culturelle et donc c'est pour ça qu'on a et je pense que c'est une bonne chose, été très très attentifs à mettre en avant les arts et les artistes ultramarins: de Kassav au chanteur lyrique Fabrice di Falco. [Elle dira, du au passage, ndlr]

Sans compter, une soirée spéciale sur autour de la mémoire de l'esclavage ce dimanche avec plusieurs documentaires et concerts d'artistes ultramarins. Documentaires aussi et magazines. Je retiendrai peut-être deux exemples assez récents, un numéro spécial d'" Échappées belles" qui était consacré à la Martinique et puis un numéro de "Secrets d'Histoire" consacré à la Toussaint Louverture - on sait que c'est une figure très très importante qu'on n’a pas assez explorée, dont on n'a pas assez rendu compte de manière générale - ça ne veut pas dire qu'on va s'arrêter là donc je pense que c'était important d'y consacrer un "Secrets d'Histoire".

Donc voilà des exemples de notre mobilisation qui se poursuit d'ailleurs dans le cadre du mois des mémoires, en partenariat avec la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.

Vous savez aussi qu'on a un temps fort par an. On essaie de manière générale d'évènementaliser plus les antennes de France Télévisions et c'est dans cet état d'esprit qu'on a chaque année de sanctuariser un temps qu'est la semaine "cœur outremer" parce qu'on sait qu'en concentrant sur une semaine, on fait aussi émerger des prises de conscience et une visibilité auprès de nos publics qui est importante. Donc pendant cette semaine, on a des documentaires, de la musique, des magazines. Elle a eu lieu en octobre 2020 décalée à cause de la pandémie en 2020 et elle a permis de toucher 30 millions de téléspectateurs soit quand même près d'un Français sur deux. Donc c'est assez massif. C'est une programmation qui ne concentre pas à elle seule toute l'esprit ultramarin mais qui permet aux gens de donner une fois par an un très gros coup de projecteur sur l'Outre-mer. Nos engagements se poursuivent, sur le numérique aussi. Vous avez parlé du nouveau portail numérique La Première qui se développe extrêmement bien et qui va continuer à se développer mais c'est un beau démarrage. En tout cas, il fait beaucoup mieux que les portails antérieurs. C'est vraiment une porte d'entrée pour nous et on n'y trouve des sujets d'informations, un live tenu par les stations ultramarines 24 heures sur 24, des programmes de radio, des programmes de TV les Premières et même le son de nos différents territoires. Donc, c'est 1,5 millions de visites par mois en moyenne et on va continuer à travailler au développement du portail, travailler sur son ergonomie et puis on faire mieux connaître tout l'éventail de son offre parce qu'il reste encore un peu perçu comme un site d'information et pas assez comme un site où on peut aussi trouver tout un éventail de genres et de manières d'aborder les Outre-mer.

Donc ce chantier de la "Découvrabilité" ce n'est pas un très beau mot et d'éditorialisation de notre offre est un axe pour nous qui est prioritaire, qu'on est en train de mener en ce moment. C'est d'ailleurs un des grands thèmes qu'on a souhaité mettre en partage avec le conseil consultatif des programmes. C'est le thème de cette année et  notre ambition c'est de travailler avec eux pour continuer à adapter nos offres du mieux qu'on peut aux attentes de nos publics et les échanges avec ce conseil consultatif ont été très fructueux.

Voilà je suis aussi très contente que le travail qu'on est entamé à France Télévisions trouve d’autres prolongements dans les autres entreprises de l'audiovisuel public.

Donc ça fait longtemps que les équipes de Malakoff fournissent en sujets de radio ultramarin les chaînes de Radio France, RFI tous les jours et vous savez aussi que depuis le mois de mars France 24 diffuse chaque semaine un magazine sur l'actualité ultramarine préparé par les équipes de Malakoff Ce qui permet de faire rayonner les Outre-mer là pour le coup en dehors du territoire national, dans le monde entier et notamment dans les pays qui sont limitrophes de chacun des territoires. Cette coopération est un axé prioritaire mais qui devient de plus en plus sur France Télévisions grâce a notre force dans les territoires ultramarins, un poumon qui vient alimenter finalement les pactes de visibilité qui vont être discutés par la ministre avec les autres entreprises de l'audiovisuel public.

Vous dire aussi qu'au-delà des chiffres, des engagements, etc... moi ce que je ressens depuis le début depuis qu'on s'est engagé dans cette transformation importante, c'est qu'il y a un vrai mouvement sincère, pas un mouvement intellectuel mais un mouvement de l'esprit et du cœur. C'est cela au fond qui est important parce que c'est cela qui fait que notre culture d'entreprise au sein de France Télévisions va vraiment évoluer pour s'ouvrir et pour être beaucoup plus nationale et ouverte englobante et dans la nuance aussi d'ailleurs qu'elle ne l'était par le passé. 

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mercredi 19 mai 2021

Nicolas de Tavernost devrait son nouveau poste à l’ex-dircab d’Ernotte ravi d’avoir joué comme cette dernière: "les marieurs" !!

Nicolas de Tavernost devrait son nouveau poste à l’ex-dircab d’Ernotte ravi d’avoir joué comme cette dernière: "les marieurs" !!

Si l’actuel président du directoire du groupe M6 a écouté Europe 1 ce matin, il n’a sûrement pas dû en revenir. 

L’ex-dircab d’Ernotte y a, en effet, déclaré « Je suis toujours content quand nos collègues et concurrents sont heureux » avant de se réjouir que « France Télévisions ait pu incarner "les marieurs" entre les deux groupes privés, en créant avec eux la plateforme de streaming Salto qui a joué selon lui un rôle précurseur à cette union ».

Il a fait d’ailleurs bien rire sur le plateau lorsqu’il a enchéri « France Télévisons devrait même être récompensée, vu que c’est une idée à l’origine de Delphine Ernotte de mettre ensemble TF1 et M6 et de créer une vraie "Équipe de France". Donc après cette rencontre à 3, ils ont souhaité poursuivre par un mariage à deux…ça fait toujours plaisir quand des amis se mettent ensemble ».

Totalement perché, celui qui explique vivre un « jour heureux » avec « ce nouveau groupe » né de la fusion entre TF1 et M6, ose même se mettre en avant alors qu’il n’y est évidemment pour rien, en ramenant tout à lui : « c'est plutôt une bonne nouvelle et une saine émulation », a-t-il ajouté, assurant que certes ce géant du privé formerait « une belle équipe » face aux Gafa mais surtout face à « un service public conquérant, fort et robuste ».

Autrement dit, cette nouvelle entité va devoir s’accrocher face aux Gafa mais surtout face à une entreprise de télé publique France Télés « conquérante et forte ».

 

Non mais allo, quoi !! 




Les équilibres budgétaires bidons de l’ex-Orange faits sur les travaux du bâtiment donc la sécurité des personnels !

Les équilibres budgétaires bidons de l’ex-Orange faits sur les travaux du bâtiment donc la sécurité des personnels !

Le Canard enchaîné de ce mercredi 19 mai en dit long comme de coutume.

Après l’arrêt de nombreux chantiers sur le bâtiment ordonné par la Préfecture de Paris pour non-respect de certaines règles et non à cause de la crise sanitaire comme a tenté de le faire croire « la convive du Bristol » dans un communiqué racontant  qu’« un retour plus rapide des salariés sur site n’était pas prévu car les travaux d'aménagement du siège avaient  été stoppés pendant la crise » (Tu parles Charles !), la palmipède s’est penché sur un rapport d’expertise des plus éclairant…Et pour cause.

Le palmipède révèle que « L’expertise des systèmes d’éclairage des six studios de France Télés, qui vient d’être menée à la demande du comité social et économique (CSE) du groupe public, est des plus éclairantes sur la sécurité.

Dans son pré-rapport, le cabinet Technologia fait état de découvertes étonnantes, à commencer par la suppression (en 2017) du service de maintenance desdits systèmes d’éclairage.

Il écrit : « Lors de la visite des installations, le 12 avril, et malgré les de- mandes, il ne nous a pas été présenté un seul plan du système électrique, pas plus que les rapports de contrôles obligatoires (...). L’ensemble de la documentation technique des installations des plateaux a disparu. »

Et les experts d’insister : "Au vu de l’état extérieur des matériels (...), l’affirmation selon laquelle ces matériels ne seraient plus maintenus depuis 2017 est l’hypothèse la plus plausible." »

L’hebdomadaire satirique de conclure ironiquement « Si ça pouvait permettre aux émissions de France Télés de faire enfin des étincelles »

L’ex-Orange peut bien pâmer devant les tweets d’Emmanuel Macron (*) et les reprendre à son compte pour souligner une illusoire connivence, lorsque le prochain président de la République découvrira l’ampleur des dégâts, il sera trop tard.

(*) A moins d’un an de l’élection présidentielle, le tweet sur le maintien du canal 14 de la TNT à la télé publique, n’a rien à voir avec un quelconque geste qu’il ferait pour la « dame de Suez » mais au fait qu’il n’est pas question dans les mois qui viennent de se mettre à dos le monde de la Culture et celui de l’Enseignement…si tant est que ce ne soit pas déjà le cas !

Il n'a seulement qu'un million d'électeurs d'Outre-mer qui lui pardonnent pas,  malgré ses promesses,  la suppression de France Ô du canal 19 de la TNT.