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jeudi 1 juillet 2021

L’Exécutif très remonté contre l’ex-Orange après les fadaises servies à la Représentation nationale comme aux Tutelles !

L’Exécutif très remonté contre l’ex-Orange après les fadaises servies à la Représentation nationale comme aux Tutelles !

Cette fois-ci, Roch-Olivier Maistre du CSA qui tweete pour « Liker » les moindres faits et gestes et autres annonces de l’ex-Orange, ne pourra pas dire tout le bien qu’il pense de l’intéressée dont le premier comme le dernier parachutage à France Télés font toujours l’objet de plaintes.

ROM a beau tenter de minimiser la portée du rapport annuel qu’il rend, histoire de préserver « la dame de chez Suez », les écrits du CSA ne laissent guère de doute sur la situation catastrophique dans laquelle France Télés se trouve depuis l’été 2015 et ce en dépit des grossières propagandes ressassées année après année.

ROM 1er et ses conseillers essaient bien de diluer les responsabilités "La spécificité et la légitimité du service public qui a démontré sa capacité à assurer la continuité de ses antennes et à mobiliser une offre en ligne riche, se sont vues confirmées" la phrase qui tue est bien là : « France Télévisions a été davantage touchée par la baisse de ses revenus publicitaires et son déficit en 2020 [FTV, ndlr] provient également du lancement de "Salto" ».

Le Conseil d’enfoncer le clou « Sur un plan financier, après une sensible amélioration, observée en 2018 et 2019, la situation financière globale de l'audiovisuel public a été marquée par une certaine dégradation en 2020. »

Bing et re-bing !

Le régulateur n’évoque pas les quelques 6 millions d’euros versés en 2021 au titre de l’intéressement malgré la situation financière catastrophique car l’exercice concerne l’année dernière. Il se contente d’affirmer que l’ex-Orange aurait fait des économies…et de mettre le contexte en avant pour affirmer : « La contribution à l'audiovisuel public perçue par les trois sociétés suivies par le Conseil (FTV, Radio France, FMM) a diminué de près de 100 millions entre 2018 et 2020 mais que les trois opérateurs publics, pour faire face à la réduction des ressources, ont réalisé des économies et des gains de productivité »….

Taratata…

A France Télés,

le plan global de départs en RCC est un fiasco,

pour distribuer l’intéressement, les millions engloutis par Salto sont traités à part,

les flops niveau programmation n’ont jamais été aussi nombreux,

le soi-disant succès de la dispendieuse "boîte à Culture" la chaîne éphémère sanctuarisée le soir sur le canal 14 de la TNT que quasiment personne ne regarde,

le portail Outremer boudé par les internautes qui n'assure en rien la visibilité des territoires ultramarins, 

les deniers publics partagés entre deux ou trois producteurs en situation de quasi-monopole à France Télés ont explosé,

La vente des divers bâtiments dont le groupe public était propriétaire, n’auront été  qu’un cautère sur une jambe de bois, 

etc….


"Dans l'hypothèse où elles reviendraient à l'équilibre d'exploitation en 2021, chacune des sociétés aura alors accompli à cet horizon la majeure partie des économies prévues" prédit le CSA qui rappelle que "le plan ponctuel de soutien à l'audiovisuel public de 65 M€ (voté en loi de Finances pour 2021), destiné à compenser les pertes subies en 2020, est déjà venu amortir la baisse de 70 M€ de la contribution à l'audiovisuel public".

De fins connaisseurs du secteur, y voient un rapport avec le lâchage par le gouvernement des chaînes télés pour la télévision connectée.

Les groupesTF1, M6 et France Télévisions, ainsi que le service de streaming Salto militaient en effet pour que les opérateurs téléphoniques et les fabricants de téléviseurs rendent leurs services à la demande plus accessibles dans l'espoir de rivaliser avec les plateformes. Le gouvernement vient de leur opposer une fin de non-recevoir.


« La Lettre A » de ce 1er juillet précise d’ailleurs: « Le projet de loi relatif "à la régulation et à la protection de l'accès aux œuvres culturelles à l'ère numérique", discuté en commission mixte paritaire aujourd'hui, ne devrait pas rééquilibrer le rapport de forces sur la télévision connectée entre les chaînes TV et les plateformes vidéo telles que Netflix, Disney + et Amazon Prime. Au grand dam des groupes TF1, M6, France Télévisions, ainsi que de la plateforme Salto - dont les trois sont actionnaires -, qui ont pourtant bataillé pour bénéficier d'un accompagnement du gouvernement sur le sujet. »

Le média spécialisé d’expliquer que « La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a balayé cette proposition qui avait fait l'objet d'un amendement du sénateur Jean-Raymond Hugonet (LR) et visait à assurer une meilleure visibilité pour répondre aux usages de consommation à la demande, les chaînes souhaitaient la mise en place de l’"Hybrid Broadcast BroadbandTV" (HbbTV) pour une diffusion des contenus sur les télévisions connectées, qui allie diffusion hertzienne et internet… »

« La rue de Valois, sous pression de Bercy, a expliqué que la mise en œuvre de la HbbTV risquerait de “déstabiliser le modèle économique" des fournisseurs d'accès à internet (FAI). Roselyne Bachelot s'est également réfugiée, sans plus de précisions, derrière des "problèmes de conformité avec le droit communautaire", soit la règlementation européenne. » surenchérit le titre de presse. 

Le ciel ernottien s’assombrit donc énormément et son hypothétique exfiltration vers la commission européenne n’y changera rien…Il ne manquerait plus que le PNF qui a récemment lancé une enquête préliminaire sur le contrat de 100 millions signés par Ernotte avec la société de Nagui donc Banijay d'où venait Candilis le numérobis de la dame.

mercredi 30 juin 2021

France Télés coupe Fabienne Amiach dans son ultime bulletin météo sur France 3.

France Télés coupe Fabienne Amiach dans son ultime bulletin météo sur France 3.

Ce mardi, la présentatrice météo faisait ses adieux en direct sur France 3 ,après 32 ans de bons et loyaux services.

« Pour moi, c’est fini, je pars. Voilà, c’est fini, je pars. Je suis trop émue… Je pars et c’est tellement émouvant », indiquait-elle, visiblement émue et quasiment au bord des larmes.

Myriam Seurat, Chloé Nabédian et Nathalie Rihouet ont alors débarqué sur le plateau pour lui apporter des bouquets de fleurs. « Tu n’allais pas passer cette épreuve sans nous ! On est là pour toi. On voulait t’accompagner avec les téléspectateurs pour ce moment si particulier et si émouvant. On est toutes très émues avec les techniciens. On voulait juste te dire que tu vas nous manquer, ta bienveillance et tes états de rire », a déclaré Nathalie Rihouet à Fabienne Amiach qui se préparait à les remercier et à faire ses adieux aux téléspectateurs qui assistaient à la scène.

Seulement voilà, la chaîne en décidé autrement en lançant la pub sans attendre un mot de l’intéressée. (vidéo ci-après)

Les réactions sur les réseaux sociaux de fidèles au bulletin météo choqués par cette censure manifeste, ne se sont évidemment pas fait attendre : « Honte au chef d’antenne qui a coupé le message d’au revoir de ses collègues. M. ou Mme vous êtes un mufle. Bien à vous Fabienne et merci », pouvait-on notamment lire sur Twitter.

Son tweet posté avec classe « Mon émotion est grande de vous quitter ce soir ! Mais il faut savoir tourner la page…nous resterons reliés par nos petits messages », en dit long sur le comportement de ces gens qui ne respectent rien.

Fabienne Amiach n’est certes pas la première à être empêchée par la chaîne. Chacun se souvient de son collègue et ami Jean-Marc Souami dégagé de l’antenne par des décideurs abrutis qui le condamnait ainsi sans raison au silence ou encore de Julien Lepers viré du jour au lendemain par Dana Astier qui n’a jamais pu, , lui non plus, dire au revoir à son public.

Ça se passe comme ça dans le monde de « la dame de chez Suez ».


Deux Stéphanie pour le poste de Directeur Régional de Réunion La 1ère…à moins que !

Deux Stéphanie pour le poste de Directeur Régional de Réunion La 1ère…à moins que !

Il n’y a jamais vraiment de hasard à France Télévisions ce monde où cohabitent la terreur, la copinage et l’entre-soi.

Alors que Gora Patel l’actuel Directeur Régional de l’établissement réunionnais de France Télévisions annonce dans un communiqué adressé ce jour à l’ensemble des salariés de Réunion La 1ère qu’il quittera ses fonctions le 31 août prochain, l’entreprise publie opportunément l’interview de Mathieu CHANE-KAYE-BONE le Directeur Régional Océan Indien chez FTP (France Télévisions Publicité) qui tente d’expliquer tant bien que mal les raisons de ce qu’il qualifie de succès. (*) 


Pour faire court, si Réunion La 1ère marche si bien c’est à cause de sa pub donc il faut évidemment à la Station, un spécialiste de la pub…une femme de préférence… Le directeur sortant devrait apprécier !

A France Télés, le choix serait même déjà fait…Il se murmure dans les étages supérieurs du Siège que Stéphanie GAUMONT, nommée en 2019 au poste de Directrice Déléguée en charge de l’International et de l’Outre-mer, tiendrait la corde.

Il y a pourtant une autre Stéphanie, Stéphanie MARTIN sortie du COMEX de France Télévisions en août 2015 après y avoir accédé en peu plus de deux ans auparavant, nommée par l’ex-Orange Secrétaire générale adjointe de France Télévisions et très très proche de Laurence MAYERFLED nommée à l’été dernier DRH groupe en remplacement d’Arnaud LESAUNIER, qui intriguerait tous azimuts, elle aussi, pour récupérer le poste !

Les deux restant probablement persuadées que le très apprécié Directeur en charge de l'établissement de Malakoff Frédéric AYANGMA dont chacun attend la note de FTV qui le désigne mais dont le nom circule également pour prendre la suite, ne les coiffera pas au poteau.

« Il faut une femme » expliquent les entourages de l’une comme de l’autre, affirmant au passage « C’est la politique d’Ernotte ».

C’est vrai que parachutée à France Télés en 2015 – procédure qui fait toujours bien l’objet, depuis près de 6 ans, d’une plainte au Pénal –  « la dame de  chez Suez » au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 déclarait « il y  trop d’hommes blancs de + de 50 ans à France Télés et ça, il va falloir que ça change »mais l’intéressé lui ne fait, en l’occurrence pas partie de la chasse à l'homme déclarée par Ernotte !

Pour faire court, si Réunion La 1ère marche si bien c’est à cause de sa pub donc il faut évidemment à la Station, un spécialiste de la pub…une femme de préférence… Le directeur sortant devrait apprécier !

(*) "Les valeurs, la qualité et la diversité des programmes de Réunion.1 de plus en plus plébiscitées par nos annonceurs.

France Télévisions publicité en charge de la commercialisation des espaces publicitaires de FTV pour l'ensemble des médias TV, RADIO et DIGITAL, nous accompagnent au quotidien afin de valoriser notre offre de programmes auprès des annonceurs.

Au cours du premier semestre 2021, les résultats de la collecte sont particulièrement bons.

Sur un marché publicitaire marquée par la crise sanitaire, les annonceurs plébiscitent de plus en plus Réunion la 1ère et les résultats sur le parrainage sont plus que satisfaisants. Quelles sont les raisons de ce « succès » ?

Il y a effectivement plusieurs facteurs qui expliquent ce nouveau souffle autour du parrainage :

La diversité de l'offre de programmes de Réunion.1 et surtout le beau travail fait par les antennes pour proposer des émissions toujours plus attractives, permettent aujourd'hui à un annonceur quelle que soit son activité, de s'identifier et de trouver le produit adapté qui mettra le plus efficacement sa marque en valeur.

Ces valeurs qui incarnent aujourd'hui Réunion la 1ère sont mieux identifiées par le marché : la proximité, la culture, le sport, le savoir-faire, le patrimoine, le développement durable…

Les annonceurs se reconnaissent et souhaitent de plus en plus se positionner autour de ces valeurs qui sont devenues notre marque de fabrique. 

Autour de nos traditionnelles émissions proposées sur la grille, nous avons également un tissu de producteurs partenaires qui propose à l'antenne de nouveaux concepts, ce qui complète notre offre péi et offre de nombreuses alternatives aux annonceurs.."




mardi 29 juin 2021

Ernotte qui faisait la pub pour Natixis à céder aujourd'hui, va-t-elle acheter des actions à la BPCE ?

Ernotte qui faisait la pub pour Natixis à céder aujourd'hui, va-t-elle acheter des actions à la BPCE ?

Le 24 juin dernier, le blog CGC Média dans son article « Publicités immersives obligatoires pour les salariés de France Télés ! » faisait référence au mail « la direction de France Télés que recevait les salariés, les informant que l’entreprise avait recours à un cabinet extérieur Natixis Interépargne pour s’occuper de l’affectation d’une prime d’intéressement en cas d’éligibilité ».

« La dame de chez Suez » qui n’imagine qu’une chose selon la rumeur insistante, rejoindre la commission européenne à Bruxelles et le commissaire pour la France, faisait donc appel à un groupe privé pour s’occuper de l’éventuelle prime d’intéressement à laquelle nombre de collaborateurs de FTV pourraient prétendre mais allait plus loin.

Elle leur proposait de se tourner vers Natixis afin qu’il organise leur « épargne entreprise » mais aussi qu’il les « aide à constituer un complément de revenu à la retraite, dans un cadre fiscal et social avantageux ». 


Aujourd’hui donc, Natixis fait l’objet d’une OPA et celles et ceux qui sont intéressé pour racheter des titres ont visiblement jusqu’à jeudi 1er juillet pour ce faire (*)…Ernotte et ses thuriféraires vont-ils en profiter pour se laisser tenter ?

Quant aux salariés de France Télés fortement incités à se tourner vers la prestataire au slogan plus qu’évocateur « BEYOND BANKING :  Au-delà du service bancaire, en bon français » – où vont-ils se retrouver s’ils cèdent à l’appel inouï de France Télés ?  A la BPCE l’organe central commun à la Banque populaire et à la Caisse d'épargne française issu de la fusion en 2009 de la Caisse nationale des caisses d’épargne et de la Banque fédérale des banques populaires ?!

(*)







lundi 28 juin 2021

L’ex-Orange annonce la création d’une chaîne allemande existant déjà !!

La « dame de chez Suez » qui ne passe pas un jour sans se faire mousser sur l’Europe annonce à qui veut l’entendre, le lancement « avant la fin de l’année nouveau projet de média supposé tourné vers les plus jeunes et mobilisés vers l’écologie »…

Ernotte sans donner aucun détail sur son financement ou encore la teneur de cette soi-disant chaîne inter-États européens, donne tout de même son nom sous le sceau de la confidence.

Elle s’appellera Phœnix…seul problème c’est que la chaîne Phœnix existe déjà: elle est allemande.

Phoenix (stylisée « phoenix ») est une chaîne de télévision publique allemande créée le 7 avril 1997 et gérée conjointement par l'ARD et la ZDF. Sa programmation se compose de documentaires, de reportages, des journaux, des émissions évènementielles, des talk-shows et des retransmissions des séances du Bundestag.





dimanche 27 juin 2021

Des chiffres et des lettres, façon Ville de Paris ou les bons comptes font les bon(ne)s ami(e)s !

Des chiffres et des lettres, façon Ville de Paris ou les bons comptes font les bon(ne)s ami(e)s !

Alice Coffin la militante féministe et élue EELV de la mairie de Paris qui proposait, il y a quelques jours en séance du conseil de Paris, de compter le nombre de femmes dans les théâtres parisiens avant d'attribuer des subventions, devrait se pencher aussi sur France Télévisions où la sœur de l’adjointe d’Anne Hidalgo à la Ville, a pourtant déclaré « la chasse à l’homme blanc de plus de 50 ans ».

Si la militante féministe devait y compter les postes de femmes au niveau du management à France Télés et ceux des hommes, elle aurait probablement quelques surprises.

Quant à Carine Rolland qui lui a répondu « Nous avons cette discussion de manière récurrente et presque régulière désormais et c’est normal. Ce n’est même pas légitime, c’est normal » ce serait pareil ! (* voir en fin de post le verbatim de l’échange)

« Statistiques de genre dans le théâtre ? » s’interroge Marianne qui y voit là une véritable dérive et poursuit « L'élue municipale écolo Alice Coffin s'est encore illustrée par une demande d'une grande finesse politique lors du Conseil de Paris du 2 juin dernier. Dans une séquence repérée par le compte Twitter « Gauche Républicaine », la militante féministe, après avoir intimé à la salle de lui faire « un peu plus de silence » et s'être excusée pour sa « fatigue », s'exprime sur l'attribution d'une subvention de 620 000 euros au Théâtre de la Bastille. « Depuis un an s'enorgueillit-elle, on s'attache avec le groupe écologiste, particulièrement au sein de la commission Culture, à s'assurer que l'argent public alloué aux établissements culturels ne bénéficie pas qu'à une seule catégorie d'artistes : les hommes. » 

On croirait entendre l’ex-Orange et comme l’écrit le magazine « Le ton est donné, l'ennemi tout désigné. »

« On est train de mettre en pratique des critères idéologiques biologisants », s'insurge Isabelle Barbéris, maître de conférence en arts de la scène et chercheuse au CNRS. « On va assister à un phénomène de surenchère pour le mieux-disant, le plus vertueux car le concept d'intersectionnalité est calibré sur des logiques marketing et donc de comptage… »

Et que va-t-on bien pouvoir compter ensuite? Les hommes et femmes de couleur, celles et ceux issus de différentes confessions ou encore les femmes présentes dans la salle pour savoir si le spectacle doit se jouer !!!

Non mais allo quoi ! Et la Constitution française dans tout ça avec son article 1er : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »?

S’il faut subventionner comme le prône en réponse Carine Rolland « selon des critères de parité » au théâtre, ce n’est guère demain qu’on rejouera, entre autres, les grandes pièces du Répertoire…Mais où va-t-on ?

(*) Verbatim

Alice Coffin

Depuis 1 an on s’attache avec le groupe écologiste, au sein de la commission culture, à s’assurer que l’argent public alloué aux établissements culturels ne bénéficie pas qu'à une seule catégorie d'artistes : les hommes.

Je m’appuie sur la DAC 33 relative au Théâtre de la Bastille mais ces remarques valent aussi pour la DAC 15 sur le Théâtre Paris 14, la DAC 35 ou d’autres. Ce n’est pas concentré que sur le Théâtre de la Bastille.

Par exemple, quelques points de statistiques :

Le Théâtre Paris 14, pour lequel nous votons une subvention pendant ce Conseil et qui compte 2 hommes à ses postes de directeurs, affiche une programmation avec, pour la mise en scène, 8 hommes et 6 femmes - ça passe encore - mais en ce qui concerne les auteurs des œuvres nous aboutissons à un total de 12 hommes et 3 femmes, soit 4/5e d’artistes hommes programmés.

Pour le Théâtre de la Bastille, 4 hommes et un collectif sont à l’affiche.

En ce qui concerne le théâtre des Bouffes du Nord j’avais déjà fait le décompte il y a quelques mois.

Il y a évidemment, dans l’ensemble de ces théâtres, aussi, des femmes programmées et il y en a beaucoup dans les délibérations que nous avons à examiner, je veux saluer ici la Maison du Geste et de l’Image qui avait nommé une directrice en 2018 et qui avait une programmation particulièrement féminine.

Je ne vise personne spécifiquement ici mais je voulais entamer une discussion là-dessus : ce boulot là, d’aller compter, qui est essentiel, d’aller faire des statistiques sur les programmations, c’est du boulot qu’avait fait Aïssa Maiga pendant la cérémonie des Césars en comptant les personnes noires dans la salle, c’est des techniques d’information, et c’est là-dessus que je voudrais attirer l’attention : le décompte, les statistiques sont des techniques dont on a besoin.

Ce travail là, pour nous c’est difficile, on a pas les techniques ni les ressources pour le faire et ce que j’aurais aimé savoir c’est si on pouvait envisager que ces chiffres-là figurent dans les éléments d’informations qui nous sont donnés pour observer les subventions, les délibérations, et que ça soit une information au même titre que d’autres informations qui figurent dans les exposés de motifs. 

Carine Rolland : 

Nous avons cette discussion de manière récurrente et presque régulière désormais et c’est normal. Ce n’est même pas légitime mais c’est normal. 

Il importe : si l’on considère que la culture est au centre de la société et fait partie des leviers que nous voulons utiliser pour la faire avancer et évoluer alors, bien sûr, la question de la parité en fait complètement partie.  

Juste pour les établissements que vous avez cités, la programmation du Théâtre de la Bastille est particulièrement masculine, il faut tout de même préciser que c’est une programmation tronquée, une saison très amputée, à laquelle nous pouvons assister désormais, du fait de la pandémie alors même que le Théâtre de la Bastille devait accueillir de nombreuses metteuses en scène en 2020-2021. Sur le Théâtre 14, même phénomène. À l’année, la programmation est d’ores et déjà paritaire, si ce n’est que nous n’avons cette année que des demi-saisons. Si sur les Bouffes du nord des marges de progression sont encore possibles, je tiens à souligner l’ouverture de saison par une metteuse en scène, Jeanne Candel, qui proposait Le Viol de Lucrèce.

Ces trois précisions étant faites, vous savez que nous travaillons sur une lisibilité plus grande des critères d’attribution des subventions, au titre desquels la parité sera complètement partie prenante des critères. Nous y travaillons à toute force avec la DAC et nous l’aborderons lors du prochain Conseil de Paris. Donc, lors de la prochaine deuxième commission et lors du prochain Conseil de Paris, nous vous ferons des propositions en ce sens et nous aurons donc l’occasion d’avancer. 

samedi 26 juin 2021

Sibyle Veil à Radio France n’a visiblement pas l’intention de se soumettre à la « dame de chez Suez »

Sibyle Veil à Radio France n’a visiblement pas l’intention de se soumettre à la « dame de chez Suez »

Patrice Schumacher, en charge des matinales filmées sur l'ensemble du réseau France 3 qui expliquait, le 7 juin dernier dans les studios de France Bleu Bourgogne, que la radio filmée c’était mieux car plus riche. Comment ?

Voici l’explication de l’intéressé « Nous, on ne veut pas être en mode caméra de surveillance et on veut enrichir tout le propos qui est tenu à la radio. Tout l'éditorial proposé tous les matins par des images fabriquées par les équipes de France 3, par des cartes météo, par des cartes d'info trafic, tout ça en support du propos [radio, ndlr]…Cela a paru d'emblée quelque chose d'assez évident. Une idée un peu dingue où Radio France et France Télés se sont retrouvées début 2019 et ont décidé de lancer des collaborations entre elles maisons avec les matinales ».

Le monsieur déploiement des matinales filmées de la maison ronde a même pris exemple sur les Belges pour justifier son argumentaire « On a regardé ce qui se passe, ce qui se fait ailleurs. Il y a un exemple qu'on prend souvent, ce sont nos amis belges et la RTBF qui fait ça depuis très, très longtemps. Mais en même temps, ce que nous nous faisons ici est très atypique parce que quand vous allez regarder une matinale filmée sur d'autres grandes radios eh bien, en fait, il y a souvent une simple captation en réalité de ce qui se passe en studio, façon caméras de surveillance ».

C’est du lourd ! Faire de la radio télévisée pour, éviter de se retrouver en format caméra de surveillance !! Waou !

Ça c’était il y a une quinzaine de jours. Il fallait bien raconter quelque chose histoire d’amuser la galerie ! Depuis le propos a du plomb dans l’aile. Peu de chance que Patrice Schumacher arrive à convaincre la pédégère de Radio France avec de tels arguments car en réalité, rien ne va réellement plus entre Sibyle Veil et l’ex-Orange.

Voici ce qu’en disait Satellifax, le 18 juin dernier.

« Sibyle Veil et Delphine Ernotte, peinent toujours à trouver un terrain d'entente autour des convergences éditoriales entre France Bleu et France 3.

Le point d'achoppement principal entre les deux femmes demeure le portail commun censé porter sur internet l'actualité locale du service public. Chacune défend sa chapelle, ainsi que ses propres audiences, estimées supérieures pour l'une comme par l'autre (LLA du 05/02/21): Sibyle Veil préconise un site hébergé par France Bleu, et rassemblant l'information produite par les équipes radio et TV, tandis que Delphine Ernotte prêche pour une solution liée à France3.

COUP D'ARRÊT À L'EXPÉRIMENTATION

La mésentente est telle qu'elle bloque les autres rapprochements entre les deux médias du service public, pourtant désormais liés par un contrat d'objectifs et de moyens communs (LLA du 02/11/20). Une expérimentation en cours de lancement dans trois régions restera ainsi lettre morte. Il s'agissait de lancer cet été des programmes communs, qui seraient venus s'additionner aux matinales radio filmées (LLA du 28/07/20). Les trois territoires pilotes auraient eu la possibilité d'adapter des émissions de France Bleu sur la troisième chaîne, ou bien l'inverse. Les équipes auraient également pu créer de nouveaux programmes. En revanche, les matinales France Bleu-France 3, lancées en janvier 2019, continuent de se développer. Ce projet, le plus avancé en matière de synergie, est vu d'un autre œil par les organisations syndicales de la Maison Ronde et de France télévisions…»

Autrement dit Sibyle Veil n’a pas vraiment l’intention de faire avaler par la cheftaine des media européens et endosser avec elle la déliquescence de France Télévisions alors que la radio publique, elle, se porte encore bien.

vendredi 25 juin 2021

Roselyne Bachelot porte Ernotte au pinacle et madame de Rugy encense la responsable des divertissements !

Roselyne Bachelot porte Ernotte au pinacle et madame de Rugy encense la responsable des divertissements !

Il reste 10 mois, 43 semaines ou 302 jours d’ici au 2ème tour de la prochaine élection présidentielle et ils sont encore quelques-uns à vouloir faire oublier les propos d’Emmanuel Macron sur la gouvernance de l’Audiovisuel public qu’il qualifiait de « Honte de La République », en réécrivant chacun à sa manière les aventures de la « dame de chez Suez » et de ses thuriféraires qui ont malgré leurs récits auront abimé la télé publique pour longtemps.

Ne revenons pas sur ROM le Luky Luke du PAF nommé par Jupiter en 2019 qui n’a en commun avec le solitaire cow-boy que de tweeter plus vite que son ombre afin de louer les moindres faits et gestes de l’ex-Orange dont il a organisé à l’été dernier la mascarade de conservation et qui s’agite tous azimuts aujourd’hui pour prendre la présidence de l’ARCOM avant mai 2022.

Ne nous attardons pas non plus sur l’actuelle ministre de la Culture Roselyne Bachelot qui passe la brosse à reluire dès qu’elle le peut à chaque communiqué de propagande publié par la pote de la maire de Paris Anne Hidalgo comme de son ex-dircab, le «Petit Yop» de Cécile Duflot bombardé aux programmes du groupe de télés public qui aurait intégré, selon un bruit qui court – une probable fake-news ! – le cercle rapproché du Chef de l’État !!

Venons-en donc au tout dernier passage de pommade signé Séverine Servat de Rugy la compagne de François de Rugy l'ex-ministre de l'Écologie redevenu député et candidat LaREM au second tour des élections régionales en Pays de la Loire qui chante dans Gala « Les Victoires à l’Eurovision » de la responsable des divertissements de France Télés Alexandra Redde-Amiel venue directement dans les bagages de Candilis depuis Banijay où il est reparti.

« Alexandra Redde-Amiel a porté très haut les candidates françaises et leurs chansons : Valentina a remporté le concours Junior sur un texte écrit par Barbara Pravi. Cette dernière est arrivée deuxième de la compétition le 22 mai » écrit madame de Rugy dans Gala, ajoutant « Quand Delphine Ernotte et son numéro 2 Stéphane Sitbon-Gomez lui confient l’Eurovision, en 2019, elle fonce. "J'ai dit : on va y arriver, on y va pour être premiers". »

« Oubliée, la cohorte de nos échecs hexagonaux dans cette compétition » va-t-elle même jusqu’à écrire, attribuant à l’intéressée « un quasi strike, du jamais vu » qui selon elle « remporte en catégorie Junior, en novembre dernier, une première place avec Valentina, et en catégorie adulte, une deuxième place avec Barbara Pravi, 1,59 m de charisme qu’elle a porté ». On en finit presque par se demander, si ce n’est pas elle qui candidatait au concours !

Et de classer la cheffe de la délégation française au concours de la chanson parmi « Ces destins de femmes qui nous inspirent »…il doit forcément y avoir plus d’une femme illustre mais pas seulement, qui doit se retourner dans sa tombe. 

Ils sont donc encore quelques-uns à imaginer qu’en caressant dans le sens du poil, ils retomberont comme les chats, toujours sur leurs pattes…Rien n’est moins sûr et le PNF en enquête préliminaire visant un voire deux contrats pluriannuels signés par Ernotte avec un animateur-producteur au sein du groupe Banijay, pourrait bien dissiper très vite leurs illusions.

 

jeudi 24 juin 2021

Après Ruth Elkrief, Thomas Misrachi rejoint le groupe TF1.

Après Ruth Elkrief, Thomas Misrachi rejoint le groupe TF1.

Après Ruth Elkrief en fin d’année dernière, Thomas Misrachi figure historique de BFM TV depuis sa création en 2005, rejoint TF1. Il devrait prendre la place d’Eric Brunet qui du lundi au vendredi, de 10H00 à 12H00, présentait « BRUNET DIRECT ». Ce dernier décroche une émission quotidienne d'opinions sur RTL entre 19h15 et 20 heures, à la place de Thomas Sotto qui se consacrera uniquement à France Télévisions.

En effet,  le journaliste de 47 ans coanimera « Télématin » une semaine sur deux avec Julia Vignali transfuge de M6, tout en continuant à présenter  le 20 Heures de France 2 le week-end en l’absence de Laurent Delahousse ainsi que l’émission politique « Vous avez la parole » qui accueillera Francis Letellier à la rentrée.

Ruth Elkrief pour sa part devrait prendre toujours sur LCI les commandes d'une émission quotidienne consacrée à la politique avec en ligne de mire la Présidentielle d’avril 2022. Elle remplacera Darius Rochebin qui, lui, officiera le week-end avec une émission les vendredi, samedi et dimanche soir, entièrement consacrée à l'actualité politique.

Enfin, c’est Stefan Etcheverry qui devrait reprendre la tranche info du matin de BFM TV en compagnie d'Hélène Mannarino qui a annoncé en début de semaine qu'elle quittait Europe 1, où elle présentait le Portrait inattendu dans l'émission Culture Médias.