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mercredi 29 juin 2022

Victorin Lurel Sénateur PS de la Guadeloupe tweete pour soutenir Ronan Ponnet journaliste et salarié protégé menacé par France Télés d'un incroyable licenciement.

Victorin Lurel Sénateur PS de la Guadeloupe tweete pour soutenir Ronan Ponnet journaliste et salarié protégé menacé par France Télés d'un incroyable licenciement.

Hier, sur le compte officiel du Sénateur PS de la Guadeloupe Victorin Lurel, Conseiller Régional, ancien Député, ancien Président de la Région et ancien Ministre des Outremer, on pouvait lire : « Nous apprenons que Ronan Ponnet, convoqué par Augustin Hoareau de Guadeloupe La 1ère pour un entretien, aurait fait l’objet d’une mesure de licenciement. Ses éditos sur la corruption auraient dérangé en haut lieu. Aucune solidarité jusqu’ici. Ne laissons pas faire ».


C’est pour avoir utilisé son droit que tout citoyen a de s’exprimer librement après que Marie-Luce Penchard, candidate sous l’étiquette très floue d’un mouvement se disant proche de la majorité présidentielle dans la quatrième circonscription de Guadeloupe battue largement dès le 1er tour  des Législatives, eut déclaré dans un communiqué « son abandon et sa volonté de faire autrement de la politique, plus transparente, plus honnête, etc… », que Ronan Ponnet est convoqué par le directeur régional (il négocierait son départ) qui a repris la chasse à l'homme blanc de plus de 50 ans sur FTV, déclarée dès septembre 2015 ! 

L’ancienne ministre sous le coup d’une enquête du Parquet National Financier dans une affaire de « concussion, utilisation frauduleuse d’argent public » dans le procès de la CASBT où le nom apparaitrait à plusieurs reprises, n’a visiblement pas apprécié les deux adjectifs utilisés par le citoyen Ponnet sur son compte privé Facebook mais en aucun cas en tant que salarié de France Télés.

Quelques semaines plus tard, le journaliste reçoit une hallucinante convocation à un entretien préalable mentionnant conjointement deux motifs « En vue de votre licenciement » et « pour une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement » qui vicient évidemment la procédure.

 (*)


Victorin Lurel a bien raison de se mobiliser également par courrier (*) comme d’autres le font, à l’instar de cette représentante d’un collectif d’avocats guadeloupéens qui a écrit à Ernotte et son directeur régional :

« Nous, avocats lambda de la Guadeloupe, trouvons inadmissible la décision qui a été prise par votre direction de procéder au licenciement de cet excellent journaliste Monsieur Ronan PONET.

Journaliste que nous côtoyons souvent lors des procès et qui fait preuve d’une réelle distance.

Nous avons cette désagréable impression en Guadeloupe d’être dans une république bananière. Devons-nous tout accepter sous prétexte que nous sommes un simple département d’Outremer ? 

Je ne peux en tant qu’avocate accepter d’entendre cela, nous avons déjà transféré cette information aux autres avocats du barreau dans le but d’une prise de conscience qui nous concerne tous.

Tout ceci ne peut demeurer sous le sceau du secret. »

mardi 28 juin 2022

Compensation de la suppression de l’ex-redevance (la CAP) pour 2023 mais après?

Compensation de la suppression de l’ex-redevance (la CAP) pour 2023 mais après? 

Rien de dit, en fin de compte, que l’annonce du candidat Macron sur la suppression de la CAP destinée soi-disant à redonner du pouvoir d’achat puisse se faire.

« La majorité espère faire passer cette mesure en amendant le budget 2023 mais s’agissant d’une disposition pluriannuelle pour les années à venir, c’est une autre paire de manche » indique ce parlementaire qui ajoute «Au lieu de trouver les 80 milliards que l’Exécutif prévoyait de retirer du budget de l'État pour parvenir au retour des 3% de déficit qu'il avait promis imprudemment à la Commission européenne, il faudra donc en dégager quatre de plus! » 

« Les salariés des médias de l'audiovisuel public, comme France Télévisions et Radio France, le groupe auquel appartient France Bleu, sont appelés à la grève ce mardi 28 juin par leurs syndicats. Ils s'inquiètent de la suppression de la redevance, prévue par le gouvernement. » indique avec l’AFP, France Bleu qui explique pourquoi:

Extrait: 

« Vous l'avez sans doute constaté sur notre site internet ou à la radio, les programmes de votre France Bleu et des autres antennes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture, Mouv, Fip...) sont perturbés ce mardi. Les salariés des médias de l'audiovisuel public sont appelés à la grève par leurs syndicats, réunis en intersyndicale (CGT-CFDT-FO-SNJ-SUD-UNSA-CGC-CFTC). Les antennes des chaînes de France Télévision (France 3, France 2, France 5... ) risquent également d'être perturbées, tout comme France 24, RFI et MCD, Arte et l'Ina. Les salariés sont appelés à cesser le travail pour défendre le financement public de leurs médias, alors que le gouvernement prévoit de supprimer la redevance.

Une manifestation est prévue à midi à Montparnasse à Paris, pour un défilé en direction de l'Assemblée nationale. A l'origine du mouvement, la volonté du gouvernement de supprimer la redevance dès cet automne, pour la remplacer par un budget courant sur plusieurs années. Cette mesure a été proposée pendant la campagne électorale par Emmanuel Macron, pour défendre le pouvoir d'achat des Français. L'exécutif assure que la fin de la redevance n'entraînera pas de baisse des moyens de l'audiovisuel public.

Mais pour les syndicats, cette mesure menace le financement et l'indépendance de l'audiovisuel public, car le financement ne serait pas pérenne et garanti sur la durée. Un autre gouvernement pourrait, par exemple, baisser ce financement dans les années à venir. L'État "doit trouver une alternative pour financer un service public audiovisuel fort", affirme le SNJ Radio France dans un communiqué. "Une alternative pérenne et non sujette aux arbitrages budgétaires annuels pour garantir son indépendance et notamment celle de ses rédactions".

"Supprimer la redevance, ressource affectée, c'est précariser et paupériser l'audiovisuel public en le basculant sur le budget général de l'Etat", donc en le rendant perméable "aux arbitrages et aux pressions politiques incessantes", résument les syndicats dans un communiqué commun.

Les projets de fusion inquiètent (également)

Les syndicats s'inquiètent aussi des projets de fusion dans les médias publics : un rapport du Sénat propose de fusionner France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (RFI et France 24) et l'INA à partir de 2025, pour en faire une société publique unique baptisée France Médias. Le projet prévoit également la fusion entre France 3 et France Bleu, alors que nos deux sites sont déjà réunis dans l'appli et la plateforme "Ici". 

La redevance représente 11,50 euros par mois par foyer 

La redevance est actuellement d'un montant de 138 euros en métropole (soit 11,50 euros par mois) et 88 euros outre-mer. Elle est payée uniquement par les foyers qui possèdent une télévision. Les autres ne la payent pas, même s'ils regardent des programmes de télé sur leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone.

Pour remplacer la redevance, les syndicats réclament, notamment, la "mise en place d'une taxe universelle affectée à l'audiovisuel public", dont "le rendement serait au moins équivalent au montant actuel de la redevance", ainsi qu'un "financement dédié pour lutter contre les fake news". »

Question au Président de la République et à son gouvernement : Pour la télé publique, la Guadeloupe ne serait-elle pas la France et l’Europe ?

Question au Président de la République et à son gouvernement : Pour la télé publique, la Guadeloupe ne serait-elle pas la France et l’Europe ?  


Lettre ouverte

à monsieur Emmanuel Macron Président de la République,

à madame Elisabeth Borne  Première ministre qui a pris "les fonctions de ministre des Outre-mer » depuis le décret du 26 juin dernier indiquant qu’"Il est mis fin aux fonctions de Mme Yaël Braun-Pivet"  qui était ministre des Outre-mer depuis un mois, et devient ce mardi 28 juin, présidente de l'Assemblée nationale. 

à monsieur Éric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux et ministre de la Justice,

à madame Rima Abdul Malak ministre de la Culture, 

et plus largement à l’ensemble du gouvernement...


Si l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) qui reconnaît à tout individu le droit à « la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit », adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1948, est parfaitement adaptée au 21ème  siècle et ses réseaux sociaux, la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du Conseil de l’Europe (CEDH) applicable dans tous les pays membres de l’UE dispose clairement dans l’alinéa premier de l’article 10 de cette Convention, le principe de la liberté d’expression : « Toute personne a droit à la liberté d’expression ».

A France Télévisions, plus particulièrement dans l’établissement Guadeloupe La 1ère cette liberté d’expression dont dispose donc chaque citoyen français qui plus est européen, est remise en cause par le directeur régional monsieur Augustin Hoareau qui agit bien entendu sous l’autorité de Sylvie Gengoul et Delphine Ernotte.

Il vient de convoquer Ronan Ponnet, journaliste apprécié et reconnu de ses pairs, à un entretien préalable en vue de son éventuel licenciement pour s’être exprimé librement sur compte Facebook privé qui ne comporte que son prénom et son nom et ne fait aucune référence à France Télévisions où il travaille.

Le contexte

Après le 1er tour des élections législatives de juin 2022, Marie-Luce Penchard, candidate dans la quatrième circonscription de Guadeloupe, sous l’étiquette très floue d’un mouvement se disant proche de la majorité présidentielle, est battue largement.

Elle annonce alors « son abandon et sa volonté de faire autrement de la politique, plus transparente, plus honnête, etc… » 

« Faire autrement de la politique, plus transparente, plus honnête… » déclare cette ancienne ministre, vice-présidente du conseil régional, visiblement sous le coup d’une enquête du Parquet National Financier dans une affaire de « concussion, utilisation frauduleuse d’argent public » dans le procès de la CASBT où le nom de cette dernière apparaitrait à plusieurs reprises. 

Il n’en fallait évidemment pas plus au citoyen Ponnet électeur de la quatrième circonscription pour s’étrangler comme nombre de ses compatriotes après une telle déclaration !

Au repos, chez lui, devant son ordinateur personnel, après une longue journée de travail qu’il avait passée à couvrir un procès aux Assises, il ne peut que réagir mais pas en tant que journaliste évidemment mais comme simple Français. Sur la page Facebook, de Guadeloupe La 1ère, en lisant à la fois le discours et l’article panégyrique, il ne peut que s’indigner de ce qu’il vient de lire et d’entendre. Sur son compte Facebook privé qui ne comporte que son prénom et son nom sans autre indication, il va alors réagir à chaud ; certes avec deux qualificatifs qui montrent ce qu’il pense de cet "engagement" comme tout un tas de citoyens d’ailleurs...rien d’autre.

Chacun imagine ensuite sans peine l’enchainement sans qu’aucune plainte d’ailleurs n’ait été déposée par madame Penchard contre le citoyen Ponnet ! L’intéressée passant probablement un appel au directeur régional qui va immédiatement mettre à pied le journaliste dans une lettre de convocation à une entretien préalable, ce lundi 27 juin, avec 2 mentions à faire bondir le Garde des Sceaux et qui vicient bien entendu la procédure : La première « En vue de votre licenciement », la seconde « pour une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement » ! Du jamais vu.

Au cours de ce rendez-vous où Ronnan Ponnet est accompagné d’un élu, il lui est fait reproche d’avoir dégradé gravement l’image de l’entreprise Guadeloupe La 1ère en inscrivant ces deux mots sur son compte privé Facebook !

S’il s’est exprimé, c’est à titre personnel et privé, faisant usage de son droit de citoyen à s’exprimer librement dans un état de droit et en Démocratie sur un site internet où les commentaires sont libres, déclare-t-il au directeur rétorque « qu’il représente l’entreprise à tout moment dans sa vie professionnelle comme privée ». 

Bien non…le droit à la déconnexion cela existe comme la libre parole de tout citoyen. Aurait -t-il commis une faute dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail ?  A-t-il dénigré l’entreprise ? L’entreprise a-t-elle quelque chose à lui reprocher professionnellement ? Négatif. 

De tels arguments ne tiendront pas la route, si la commission de discipline qu'il a le droit de saisir dans les trois jours, s'empare du dossier.

Ce n’est, hélas, pas la première fois que France Télévisions s’en prend à Ronan Ponnet, cet homme blanc de plus de 50 ans à qui la guerre a été déclarée depuis septembre 2015.

Ronan Ponnet est un nom. Il dispose d’une certaine notoriété justifiée… et alors ! Parce qu’il travaille pour Guadeloupe La 1ère« il n’existe plus en tant qu’homme, n’a plus la possibilité de penser ou de réagir en tant que tel et devrait être sanctionné pour ça par son employeur » ? Dans un régime totalitaire probablement mais pas en France et en Europe.

Le sort d’un homme qui a toujours défendu la liberté d’expression dans ses convictions comme dans son métier ne peut reposer, monsieur le Président de la République, madame la Première ministre, monsieur le ministre de la Justice et madame la ministre de la Culture, sur une telle idée qu’un être humain fut-il célèbre, serait asservi à son travail 24/24h sans jamais pouvoir penser par lui-même et utiliser des mots pour le dire dans une autre sphère.

Ronan Ponnet n’est évidemment coupable de rien.

Ne laissez pas se reproduire ici, la pitoyable mais aujourd’hui célèbre affaire qui avait frappé le Directeur Régional de Polynésie La 1ère relevé de ses fonctions manu militari en 2019 pour des propos qu’il aurait tenus dans un article de presse et qui en définitif n'étaient pas les siens mais que la direction de France Télés a dû réhabiliter car la parole est encore libre dans notre Pays.

lundi 27 juin 2022

Sibyle Veil l’anti Ernotte….

Après son numéro devant les sénateurs face à qui elle a défendu la fusion des 4 sociétés de l’Audiovisuel public et son désir de la mener à bien, l’ex-Orange qui tentait d’impliquer la patronne de Radio France qui aurait été selon elle sur la même longueur d’ondes, Sibyle Veil a tenu à s’exprimer publiquement pour dire qu’il n’en est rien.

Cette dernière qui estime que « les modèles économiques, fonctionnels et sociaux de la radio et de la télévision sont trop éloignés pour pouvoir être regroupés dans une même structure »  a en effet déclaré «Aussi ne suis-je pas favorable à cette fusion» ?!

À l’évidence, Sibyle Veil qui n’aime pas que l’on parle pour elle, a tenu à faire cette mise au point face à celle qui dès son parachutage à l’été 2015 (dont les conditions sont toujours contestées devant la justice) réclamait « fromage et dessert » mais qui chante systématiquement à la Représentation nationale ses habituelles chansons dont les derniers couplets visent à présent à recréer l’ORTF.







dimanche 26 juin 2022

Souhaitons que Marion animatrice des championnats de France cyclistes, ait vite sa carte de presse d’ici 2024 !

Souhaitons que Marion animatrice des championnats de France cyclistes, ait vite sa carte de presse d’ici 2024 !

Aussi loin qu’elle se rappelle de son enfance, elle a toujours voulu faire ça. « Pour peu que je songeasse à un autre métier, je revenais toujours à celui-ci ». Son père Pascal était sonorisateur et s’occupait de la radio sur le Chrono des Herbiers. « Toute gamine, j’étais éblouie par la voix de Daniel Mangeas ». Mais aucune école ne prépare à ce métier de speaker. « Alors j’ai fait un BTS management ». Peu de personnes peuvent se prévaloir de l’exercer à temps plein. « À part les Daniel Mangeas ou Damien Martin, et moi, seule femme speaker, les autres le font en complément d’une autre activité. Nous ne pouvons être intermittents.

On peut être affiliés animateurs.

Au final, le métier qui se rapproche le plus est celui de journaliste, mais nous n’avons pas de carte de presse” écrit d’elle Jean-Marie Poirier sur le site “Poses vagabondes”.  

Elle, c’est Marion Herault Garnier, elle est ce week-end à l’antenne pour commenter les championnats de France de cyclismeLa petite reine du micro est herbretaise, seule femme française à exercer de façon permanente ce métier dans le cyclisme féminin” poursuit-il, ajoutant “Elle commentait il y a quelques jours Paris-Roubaix femmes en solo…Le nirvana pour celle qui aimerait un jour commenter les jeux olympiques.”

À la différence des journalistes qui sont dix à tendre le micro à l’arrivée d’une course, le speaker est en face à face. Interroger Peter Sagan ou Julian Alaphilippe c’est top. Comme Hinault ou Merckx, des légendes pour toutes celles et ceux qui aiment le vélo” précise encore le portraitiste qui enchérit “Paris n’est pas si loin”…souhaitons que d’ici 2024 l’animatrice intermittente qui adore le vélo, obtienne sa carte de presse.






samedi 25 juin 2022

Ernotte, la fusion elle la veut…Guimier, Copsidas, Sitbon et les autres priés d’avancer!

Après que Delphine Ernotte se soit déclarée partante devant les sénateurs pour mener à bien la fusion la fusion des quatre entreprises de l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Media Monde et l’INA) le mot d’ordre en interne est donné: continuer de faire croire que tout va bien alors que la situation depuis plus de six ans est catastrophique à tous niveaux.
Dans ce projet de fusion qui ne verra probablement jamais le jour, la seule à s’être prononcé pour a demandé aux uns et aux autres de dégonfler artificiellement la masse salariale en supprimant des emplois tous azimuts Comme elle s’y était engagé devant le Parlement à de nombreuses reprises sans jamais y parvenir.

À l’info Laurent Guimier Ce sachant lâché  par la présidence, a tenté son va-tout en supprimer l’intégralité des CDD ce qui lui vaut aujourd’hui entre autres une procédure de défiance émanant des rédactions de France Télévisions. 

Aux finances, Jean Copsidas préfère lui la technique numérique avec l’envoi de SMS aux salariés qui travaillent pour les missions  France et Étranger Le expliquant qu’à partir du mois de juillet c’est une société prestataire extérieur qui va faire leur travail… Sans que les élus aient été consultés,  sans que personnes ait été courant et sans que ça le gène visiblement le moins du monde de mettre tous ces collaborateurs sur la touche. 
( ce qui lui vaut un tract du SNPCA-CGC (*) très factuel qui révèle l’invraisemblable procédé)

Il y a peu, c’était Sitbon-Gomez l’ex-directeur de cabinet de l’ex-Orange qui voulait basculer tout un tas de salariés par des transferts illégaux vers Le Studio FTV.

Nous ne sommes des exécutants, chantent-ils tous en boucle, répétant à l’envi: c’est Ernotte qui pilote….

Le blog CGC Media vous propose de découvrir le communiqué du SNPCA-CGC (ci-après) intitulé : « Externalisation sauvage de la gestion des ordres de missions de la Rédaction. Et après, à qui le tour ? »

A quelques jours des congés d’été et en pleine semaine pour la qualité de vie au travail avec pour thème cette année « en quête de sens au travail », certains salariés du service des missions de l’information ont reçu un texto tardif pour leur signifier que les ordres de missions seront gérés dès la semaine suivante voire dès le lendemain par une société extérieure.

Ce message du soir leur demande de mettre tous leurs dossiers à jour : « ... Je suis en train de mettre en place une prestation pour faire les OM (ordres de missions) sur Concur. ».

Ce service, en grande souffrance depuis des années à cause d’un sous-effectif chronique, apprend donc du jour pour le lendemain qu’une partie de son activité (les ordres de missions) va être sous-traitée, apparemment pour les mois de juillet et aout, mais sans avoir l’assurance que ceci sera temporaire. A cela s’ajoute l’annonce faite hier du transfert (temporaire ?) du restant de l’activité à l’agence de voyage pour la période estivale (l’agence de voyage n’est pas informée et en plus, n’a pas les outils).

Ce collectif de travail, déjà fragilisé, (il a fait l’objet de nombreuses alertes auprès de la médecine du travail et de la DRH sans réelle prise en compte des problèmes récurrents) a appris la nouvelle avec stupeur. L’intérimaire et le CDD appelés en renfort sont en arrêt à cause de conditions de travail au sein du service.

Ce projet, apparemment déjà bien avancé, appelle des demandes d’éclaircissements de la part de la Direction: 

o Cette externalisation a–t-elle fait l’objet d’une information des instances représentatives du personnel (IRP) ?
o Cette externalisation a–t-elle fait l’objet d’un appel d’offre ou d’une mise en concurrence ?
o Cette externalisation est-elle limitée dans le temps ?
o Que deviennent les salariés du service des missions de l’information suite à cette perte d’activité ?
o La direction considère-t-elle que ce mode de communication auprès des salariés est adapté (par texto et la veille pour le lendemain avec obligation de transmettre au prestataire les processus internes)?
o La DSQVT a-t-elle été associée à ce projet pour accompagner les salariés du service ?
o Quand les postes vacants seront-ils comblés, sachant qu’un départ du service est prévu prochainement ce qui augmentera  la charge de travail des salariés restants ?
o Quelles seraient les conséquences sur les autres services de la Rédaction
(Coordination, rédacteurs, JRI, monteurs, preneurs de son, assistants de rédaction...).

Cette annonce a créé un profond malaise auprès des personnels concernés, et est génératrice de risques psychosociaux (risques pour la santé mentale, physique et sociale engendrés par les conditions d'emploi, les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental).

Au moment de rédiger ce document, une salariée du service a été sommée par son « responsable » d’appeler le prestataire (alors qu’elle a une importante masse de dossiers à traiter) pour le former sur les ordres de missions, son responsable restant à ses côtés pour vérifier de la bonne exécution de ses ordres.

Le SNPCA-CGC condamne fermement de telles pratiques d’un autre âge et demande à la Direction de revenir sur sa décision d’externaliser la gestion des ordres de mission et d’enfin recruter en CDI au sein de ce service.

Qualité de vie au travail à France Télévisions, qui y croit encore ?
(*)





vendredi 24 juin 2022

France Télévisions met les salariés sur la touche par SMS!

France Télévisions met les salariés sur la touche par SMS!

quelques jours des congés d’été, certains salariés du service des missions de l’information ont reçu, il y a quelques heures,  un texto de leur direction pour leur signifier que les ordres de missions seront gérés dès la semaine prochaine voire dès ce week-end donc par une société extérieure.



Ce message passé après les heures de travail leur demande de mettre tous leurs dossiers à jour : « … Je suis en train de mettre en place une prestation pour faire les OM (ordres de missions) sur Concur. »

Autrement dit, les personnels concernés déjà en grande souffrance, sont priés de boucler fissa les dossiers en cours pour passer la main au privé (temporairement pour les vacances chante la direction sans la moindre assurance que cela soit!)... 

Il en est même, qui ont dû former par téléphone le prestataire en présence du chef de service qui vérifiait que cela était bien fait.

La casse de l’entreprise publique se poursuit...

Et maintenant à qui le tour?

jeudi 23 juin 2022

Laurent Guimier tweete pour du boulot: impunité maximum ou totale inconscience ?

Laurent Guimier tweete pour du boulot: impunité maximum ou totale inconscience ? 

Le monsieur infos de Lex Orange dont l’un des adjoints pourrait prendre très vite la place à France télévisions, vient d’envoyer un tweet hallucinant cherchant des journalistes-monteurs…avec du taf pour une saison garantie!

Hallucinant.




Alexis Kholer aiguillonne les sénateurs pour se débarrasser de l’Audiovisuel public.

L’article que publie Challenges aujourd’hui, intitulé « La fin de la redevance, un sujet politique explosif » (*) montre combien le Secrétaire général de l’Élysée , est à la manœuvre.

« Le projet [celui piloté par 2 sénateurs LR Roger Karoutchi et Jean-Raymond Hugonet qui ont concocté un scénario début juin, aussi simpliste qu’inefficace visant a ressusciter l’ORTF, ndlr] aurait déjà les faveurs du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler » écrit le magazine.

Il s’y connaît - en tout cas, il en est convaincu - il a siégé une vingtaine de fois tout au plus au Conseil d’Administration de France Télés (2010/2012) en tant que représentant de l’APE ! 

« Une newsroom commune et la fusion de France 3 et de France Bleu sur fond de disette budgétaire avec une budgétisation pluriannuelle » seraient donc la panacée qui permettrait de remettre en cause la gouvernance du secteur, à commencer par celle de France Télévisions ?! 

Totalement hors sol évidemment sur fond de soi-disant gain de pouvoir d’achat avec la suppression de la CAP d’une démagogie à toute épreuve. 

Meme si la chienlit promet de régner a l’Assemblée nationale après le choc du second tour des législatives et que les débats contre la fin de la redevance et le projet kohlerien-sénatorial risquent de s’éterniser, l’appel à la journée de grève du 28 juin est donc maintenu.

(*)


mercredi 22 juin 2022

Emmanuel Macron a déjà perdu sa majorité, va-t-il aussi perdre la République?


Emmanuel Macron a déjà perdu sa majorité, va-t-il aussi perdre la République? 

«Pas une voix pour le RN» exhortait Emmanuel Macron en partance pour l’Ukraine avant le 2eme tour des législatives qui a probablement dû étrangler -enfin, il faut l’espérer - avant d’entendre Céline Calvez la députée Ensemble (ex-LaREM) proposer lundi 20 juin sur France 5 « d’aller chercher des voix du côté du RN »! 

Invitée de l’émission « C ce soir » sur la chaîne de service public, elle a déclaré “Quand on a besoin d’avoir une majorité et si c’est bon pour les Français, on va aller chercher les voix du Rassemblement national”…ce qui a provoqué un tollé général.

Celle qui, selon nos informations, briguerait la présidence de la Commission des affaires culturelles- -HALLUCINANT - devrait être exclue sur les champs pour de tels déclarations mais Aurore Bergé trop qui en coulisses entonne la même chanson, top occupée à fêter sa ridicule désignation, la laissera certainement d’entrée de jeu plomber un peu plus le tout début du quinquennat du Chef de l’Etat qui s’annonce explosif !




La droite sera responsable de la fusion des 4 sociétés de l’audiovisuel public?!

La droite sera responsable de la fusion des 4 sociétés de l’audiovisuel public?!

C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre la toujours ministre de la Culture, ce matin au micro de Léa Salamé.

Alors qu’Emmanuel Macron refusait hier la démission de la Première ministre et de son gouvernement donc, RimaAbdul-Malak a évoqué la possible fusion des entreprises de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et INA) dans un même ensemble comme le préconisait le récent rapport sénatorial concocté par des sénateurs LR.  

Cette dernière n'a en effet pas exclu à la mise en oeuvre d'une telle réforme: "Ce débat aura lieu", a-t-elle ainsi assuré au "Le Parisien" avant d’ajouter "Ce qui m'importe, ce n'est pas le mécano-institutionnel mais les priorités de fond (...) Puis nous discuterons de l'organisation et verrons si cela doit se faire par une fusion ou par des modalités plus souples permettant de développer les synergies".



Rima Abdul-Malak a aussi confirmé l'intention du gouvernement [lequel?] de supprimer la redevance malgré l'absence de majorité absolue à l'Assemblée nationale pour Ensemble, affirmant ainsi pouvoir " trouver des convergences avec beaucoup d'élus de droite et de gauche" en matière de Culture.

Sur l’air de “il n’y a aucune raison d’être inquiet” concernant le futur mode de financement de l'audiovisuel public et les risques qu'il pourrait faire peser sur son indépendance, elle a confirmé que “la future dotation pluriannuelle fixée par le Parlement devrait par "principe" être équivalente au montant perçu par l'audiovisuel public grâce à la redevance” indiquant que “discussions sont en cours sur ce sujet avec l'ARCOM” donc ROM…voilà le secteur pleinement rassuré!!

mardi 21 juin 2022

La SDJ de France 2 dénonce l’absence d’équipe pour suivre Emmanuel Macron en Ukraine!

Le bureau de la SDJ de France 2 dénonce l’absence d’une équipe de France Télés pour le suivre le récent déplacement d’Emmanuel Macron en Ukraine. 


« Pour couvrir ce déplacement pour nos journaux, Agnès Vahramian et son équipe, déjà positionnés en Ukraine afin de traiter le conflit, ont assuré les directs. N'étant pas embarqués dans le cortège présidentiel français, ils ne pouvaient pas avoir accès au Président. 

L'équipe de "C à vous", embarquée quant à elle, devait mettre ses images du "cortège présidentiel" à disposition de notre rédaction. En réalité, un problème de moyens d'envoi pour cette équipe a privé la rédaction nationale d'images "privatives" de ce déplacement. Nous n'avions donc que les rushes du pool de TF1 pour alimenter nos reportages. » dit le communiqué.

« Qui a décidé des équipes présentes sur place, et notamment de l'envoi de reporters "extérieurs" de France 5 plutôt que d'une équipe de la rédaction nationale ? 

Quand la Direction de l'Information a-t-elle été mise au courant de l'organisation et des modalités de ce déplacement, et qu’a-t-elle fait pour exiger que la rédaction nationale soit représentée ?

Comment se fait-il que des images qui devaient nous être fournies par l'équipe de France 5 ne nous soient parvenue que bien après 19 heures jeudi soir, c'est-à-dire très tardivement pour espérer les intégrer dans nos reportages ? » s’interroge la SDJ qui enfonce le clou parlant de décision incompréhensible  «Des équipes de reportages dites "privatives" de différentes chaînes ont également fait partie du "cortège présidentiel" : TF1, BFM TV, ou encore "C à vous" (émission d'une société extérieure, "3e œil productions") sur France 5…mais pas d'équipe de la rédaction nationale de France Télévisions sur cet événement majeur ». 

La rédaction devrait se réunir, ce mardi  21 juin à 14H15 pour entendre les explications de Laurent Guimier très loin d’avoir convaincu.


La fin de La redevance pourrait bien être repoussée !

Comme l’ensemble des OS de l’Audiovisuel, la CGC Média s’oppose à la privatisation de l’Audiovisuel public !

Comme le blog CGC Média a eu l’occasion de l’écrire à de nombreuses reprises, le syndicat s’oppose comme la Fédération UNSA Spectacle et Communication avec qui il a fait liste commune aux élections du Conseil d’Administration de Radio France arrivée 4ème, condamne tout projet de suppression de la redevance audiovisuelle et toute tentative larvée de privatisation, à terme, du service public de l’audiovisuel.

L’analyse de l’UNSA dans son communiqué (*) qui écrit « en effet, la suppression de la Contribution à l’Audiovisuel Public (CAP) entrainerait une insécurité financière du service public, se retrouvant, de fait, à la merci d’une loi de finances dictée par Bercy et votée par le parlement » est on ne peut plus logique.Non à la privatisation de l’Audiovisuel public!

Tout comme la Fédération UNSA Spectacle Communication, la CGC Média qui « dénonce la mesure démagogique de suppression de la redevance audiovisuelle promise, dès cette année, par le gouvernement actuel, prétendument au nom de l’amélioration du pouvoir d’achat », soutient l’appel à la grève des personnels de l’audiovisuel public en lutte pour le maintien d’un service public ambitieux et de qualité et s’associe à l’appel à la grève et la manifestation du 28 juin 2022.

(*)




lundi 20 juin 2022

Préalable du SNJ au CSE Siège de France Télévisions ce 15 juin 2022.

Préalable du SNJ au CSE Siège de France Télévisions ce 15 juin 2022.

Le syndicat de journalistes fait part à juste titre de son « Ras-le-bol » face à cette direction dont le mépris envers las salariés est à son paroxysme. « Nous n’avons jamais réellement cru à l’illusion d’un management bienveillant. Ni au contenant, ni au contenu » écrit d’ailleurs le SNJ qui liste « Un certain nombre d’événements récents nous donnent malheureusement raison... »

Il y est entre autres question de formations soi-disant obligatoires au sein de la Rédaction et ce alors qu’elles ne figurent apparemment pas au plan de formation...pour des collaborateurs que la direction écrit avoir « identifiés » !

Le blog CGC Média vous propos de découvrir la pertinente publication soulignant l’attitude de la direction « forte avec les faibles et faible avec les forts ! »

Extrait :

• Un journaliste écarté de l’antenne de France info pendant la quinzaine de Roland Garros, remplacé par une consœur venant de l’extérieur, sans avoir été prévenu en amont. Ce choix est d’autant plus incompréhensible qu’il intervient à un moment où l’on nous parle de forte contrainte budgétaire. Depuis, la direction de France Info a présenté ses excuses au salarié concerné au cours d'un entretien réclamé par le SNJ.

Des journalistes expérimentés à qui l’on impose des formations de quasi-débutants sous prétexte de lutter contre les castings des éditions. Cette initiative particulièrement humiliante est un aveu, de la part du directeur de l’information et du directeur de la rédaction nationale qui reconnaissent en filigrane (communiqué du 24 mai ici, celui du 31 mai ici) l’existence d’un management pyramidal, et d’une mise à l’écart de certains journalistes. Ce fléau à l’origine de tant de souffrances, voilà donc comment ils souhaitent le traiter, en étant forts avec les faibles, et faibles avec les forts !

Le SNJ aurait préféré que l’on s’en prenne aux méthodes autoritaires de certaines éditions, et notamment du 20h de France2. Mais pour cela, il faudra repasser !

• Autre exemple, une formation qui n’en est pas une autour de l’illustration sonore. Une véritable usine à gaz résumée en quelques pages et qui ne définit en rien le « qui doit faire quoi ». Le SNJ le dit clairement, ce mode de fonctionnement est inadapté à la pratique au quotidien des journalistes et des monteurs. Mais il est vrai que ceux qui décident de notre avenir ne passent pas beaucoup de temps à s’inquiéter de nos conditions de travail, trop occupés qu’ils sont à nous imposer leurs visions éditoriales.

• Enfin, le deux poids deux mesures au registre des sanctions disciplinaires. Il existerait donc pour certains salariés, une deuxième chance. Un cadre, un ex-cadre même, puisqu’il a été sanctionné, vient d’être discrètement détaché quelques semaines pour… encadrer dans une autre rédaction que celle du Siège !

Oubliées les victimes qui lui reprochaient son autoritarisme, ses propos plus que déplacés et son penchant pour la stigmatisation à tour de bras. La tolérance zéro vient donc de s’autodétruire avec la complicité du directeur de la rédaction nationale qui assume cette décision. 

Les élus SNJ demandent maintenant de la présidence qu’elle redéfinisse sa ligne en matière de procédure disciplinaire. Un dispositif qui ne serait sans pitié que pour les petits ? Doit-on considérer que toutes les victimes ne se valent pas ? Le SNJ est engagé dans la lutte contre un certain nombre de comportements qui hélas n’ont toujours pas disparu et reviennent même en force. Management brutal parce que pyramidal, pressions sur les salariés précaires et titulaires, humiliations professionnelles...Oui tout cela est toujours d’actualité ! Nous demandons aux salariés de ne plus l'accepter. Signalements à la médecine du travail, auprès de vos élus, et à la RH, tout doit être fait pour que ces abus d'autorité soient connus puis sanctionnés. Quand on nous parle de respect mutuel, il faudrait déjà que l’exemplarité soit au programme de la part de ceux qui nous dirigent. Pour toutes ces raisons, nous ne sommes pas dupes devant ce concept de management bienveillant. Il ne suffit pas de changer les mots, pour mettre les MAUX sous le tapis...